Architecture - bâtiment - construction, 1 juin 1962, Juin
Œw S:i:i:SW:Ï! CANADIAN INDEX TD PERIODICALS AND DOCUMENTARY FILMS.sjm-1.44 ÜBSUE OF INDEX, EX.2 OiUÙ /•^ J T R U C T A T N T O N “'v~".AY 'vt-N.¦ : ¦ ' ¦ ¦ MM ;¦ : ¦ ¦ ¦.: ¦ : fjgHÜP» Mmes* ****** % SK?5T > ______ RJUL REGLABLE DE FIXATION SYSTEME RÉSOUD LES DIFFICULTÉS DE LA POSE DES RAMPES PARTIE INTÉGRANTE DE LA D'APPUI EN DEVENANT CHARPENTE DE L'ESCALIER ASSURANCE D'UNE RIGIDITE PARFAITE RÉDUCTION DES FRAIS DE MAIN-D'ŒUVRE ÉLIMINATION DES BRIS DE MAÇONNERIE ALIGNEMENT POSITIF DES BARREAUX I - v WËm S ' _ Jf; : " /*J /u nn r/r rt/l N REQUEST PENNSYLVAN IA A V A L A B L E GENERAL CATALOG OF COMPLETE COPYRIGHT 1 9 6 2 BY BLUMCRAFT OF PITTSBURGH B L U M C R A F T • 460 ME L WOOD STREET, PITTSBURGH 13 .Ac :-"V 'v H- ! * € •Sa» : • .v ’ .•, .• : .V T^0& \ ¦ ¦ SHR “Le confort par l’isolation” grâce à STYROSPAN* Le Styrospan est un matériau de construction aux applications très variées.Il est constitué de polystyrène possédant un pouvoir isolant efficace et durable — Ce pouvoir isolant provient de sa structure faite de cellules minuscules ne communiquant pas entre elles et obtenues par expansion.La chaleur, le froid et l’humidité ne peuvent traverser le Styrospan.Il constitue un isolant procurant un confort incomparable.Le Styrospan est fabriqué pour permettre avant tout la rapidité et la facilité de pose.Il est léger, rigide, durable, facile à manier et à appliquer; il conserve ses propriétés.Le matériau idéal pour les fondations, les planchers et les murs.L’isolant rigide Styrospan est fourni sous forme de panneaux en deux qualités, régulière et ignifuge (satisfaisant à l’essai ASTM D635-56T concernant les plastiques ignifuges).Que vous posiez le Styrospan dans un mur creux, ou que vous l’utilisiez comme base de plâtrage (voir ci-contre à droite), cet isolant vous donnera toute satisfaction.Insolfoam Limited est le distributeur de Styrofoam, Styrospan, Roofmate, Saraloy et autres produits connexes en mousse.Les spécialistes des produits Insulfoam se feront un plaisir de vous rendre visite, quand vous le désirerez, pour vous apporter leur assistance technique dans le choix ou la pose de ces produits.Pour tous renseignements, écrivez, téléphonez ou venez nous rendre visite: STYROSPAN PLATRE — MORTIER DE CIMENT ADHÉSIF MUR DE MAÇONNERIE "¦Marque déposée appartenant à Dow Chemical o‘ Canada Limited INSULFOAM LIMITED 547 ST.ROCH ST.MONTREAL .GRANBY, QUE.EN TETE POUR LES ISOLANTS EN MOUSSE 6 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CDNSTRUCTIDN •V \v Directeur des travaux: lonel Rudberg, Rudberg Management Limited Architectes: Greenspoon, Freedlander & Dunne Architectes-conseils: Skidmore, Owings & Merrill Coordonnateurs, installations mécaniques et électriques: André Alschet et Associés Entrepreneurs généraux: Anglin-Norcross (Quebec) Ltd.Entrepreneurs en plomberie et chauffage: S.Engel & Son Ltd, de concept moderne pour l’édifice C-l-L Le plus nouveau des gratte-ciel de Montréal — l'imposant édifice C-l-L — est un bel exemple des réalisations architecturales contemporaines au Canada.De plus en plus, on construit en hauteur en se souciant particulièrement de l’aspect pratique et de l’élégance des immeubles.Sis sur le boulevard Dorchester, l'édifice C-l-L dresse ses 34 étages d'aluminium et de verre au centre d'une large place.Les piliers sont espacés de 42 pieds, ce qui dégage complètement l'espace intérieur.Toutes les installations mécaniques sont logées sur deux étages supérieurs — le lOième et le 33ième.L’édifice C-l-L est en somme le fruit du concept le plus moderne en fait de construction d'immeuble, d’utilisation maximum de l'espace et de mise à profit des meilleurs matériaux de construction disponibles, comme le prouve le choix des soupapes Jenkins pour tous les systèmes de plomberie, de chauffage et de climatisation.Jenkins Bros.Limited, Lachine, P.Q.EN VENTE PARTOUT CHEZ LES PRINCIPAUX DISTRIBUTEURS JENKINS LOOK FOR THF JENKINS DIAMOND VALVE S ^e*%Aonâ tire* MONTREAL.JUIN 1962 */*?*# T* S~'S~ 4.X.3.g.3.XX£ X •¦dfrîfcTT ÎS : = SS B - ~ « £ aaat a = B s amawti Wf¥¥¥r'tfW¥fWWfWW¥f¥W^ sasais iilll?iiiiiii: iiiilli: iiiiil i m «fill T”* — » * » üliiligfiiii «iliiisp ^HissIIllililiiif {! lt9«««Rgi f„ilNHNHît 'fttfpMfffttff , r I ; s >¦» * ; fl a 0 Î* It ”';***»* w « 4 8 * * * |D»i ^ * ti ttti »«mw tfnmi »si»ss Spécial quatre-dans-un pour fenêtres et murs Un seul matériau, le Bloc de Verre, offre ces avantages importants pour les murs et fenêtres: décoration, avec isolation, avec contrôle de la lumière diurne, avec frais d'entretien les moins élevés.Seul les blocs de verre PC offrent tant de valeur pour un immeuble, tel l’Ecole Central Park, Dundas, Ontario, illustrée à gauche.Décoration — grand choix de modèles et de dimension, blocs de verre de couleur, blocs modulaires sculptés, en plus des 4" x 12".Isolation tion thermique égale celle des blocs de ciment de 12", ce qui signifie frais moins élevés de chauffage et de climatisation, élimine les courants d'air et la poussière.Lumière diurne contrôlée — laisse pénétrer une lumière sans éclat, élimine les ombres et les endroits obscurs.Frais d'entretien peu élevés — la pluie les tient propres.Demandez notre catalogue : Pittsburgh Corning Corporation, Dépt BC-62, 3333 boul.Cavendish, Montréal, Qué.Vendus par Canadian Pittsburgh Industries Ltd.— la valeur de l'isola- PITTS BURGH ARCHITECTUR E-BATIMENT- CONSTRUCTION ir • '.«3 Les tentures avec xvOVcinâ sont durables et résistent au fendillement Seules les tentures à chaîne Rovana offrent autant d’avantages tangibles—de duree—beauté— économie.EN VOICI LES AVANTAGES: S8 résistance permanente aux flammes ¦ résistance au craquelage, aux éraflures et au fendillage B lavables à la main ou à la laveuse S net-toyables à sec H couleurs fixes H variété des motifs B résistance aux dissolvants et produits chimiques S à l’épreuve de la moisissure ¦ sans odeurs B non allergènes B résistance à l’altération B prix raisonnables.Département des fibres textiles DOW CHEMICAL OF CANADA, LIMITED SARNIA, ONTARIO *Marque déposée de Dow Chemical of Canada, Limited MONTRÉAL, JUIN 1962 Vos clients devront être au courant des tentures résistant aux flammes et d’entretien facile .avec Rovana.Postez ce bon pour obtenir tous les renseignements sur Rovana.A: Département des fibres textiles Dow Chemical of Canada, Limited, Sarnia, Ontario Veuillez m’envoyer le dossier Rovana (R.A.I.C.File No.28-D-l ) NOM .NOM DE LA MAISON.ADRESSE. hS3Sw *«««« rggpmni ble soit imposant ou modeste, le reux ou restreint — RUSSWIN peut vous four lerîe de porte dont vous avez besoin.Un vast< dèles, finis et usages vous est possible grâce ensembles serrure-poignée RUSSWIN, tous .fai d'une sécurité maximum alliée À une élégance a quincail distants ***¦«*«»! ***¦•!¦»* •«Ill «mai maai '««¦¦¦« «O •••üd-P.'«Il» ¦Him,,,, ji-! ” -y — wwm«/ ARCHITECTURE-BATI MENT-CD N STR U CT ID PILZM MARIE Des serrures et poignées de marque dignes du projet Place Pille Marie grâce à l’élégant modèle VILLE MARIE et au durable STE-ADELE conçus par les spécialistes en serrurerie du Canada — RUSSWIN.Promoteurs Webb & Knapp (Canada) Limited Architectes I.M.Pei & Associates, Madison Avenue, New York 17 Architectes Associés Affleck, Desbarats, Di-makopoulos, Lebensold, Michaud & Sise Entrepreneurs généraux Foundation Company of Canada Limited, Montréal Quincaillerie vendue par J.Pascal Hardware Company Limited, Mtl Le représentant RUSSWIN de votre localité se fera un plaisir de discuter avec vous de vos exigences en fait de quincaillerie de porte.Ou écrive! à la Division des Serrures RUSSWIN Belleville, International Hardware Company of Canada Limited, Belleville, Ontario, afin de connaître le nom du dépositaire RUSSWIN de votre localité.en sûreté avec USSWIN Serrures de portes Russwîn du rez-chaussée à l’appentis Tout comme dans un nombre sans cesse croissant d’immeubles remarquables au Canada, vous remarquerez que les serrures et la quincaillerie de porte RUSSWIN furent installées dans tout le magnifique projet Place Ville Marie.Un plus grand nombre d’architectes, constructeurs et entrepreneurs du Canada se tournent vers les serrures et la quincaillerie de porte RUSSWIN lorsque les spécifications exigent durabilité à bon coût combinée à beauté fonctionnelle, deux avantages typiques de la quincaillerie de porte RUSSWIN la seule marque installée dans la Place Ville Marie.RUSSWIN BELLEVILLE LOCK DIVISION BELLEVILLE, ONT.MONTREAL, JUIN 1962 11 •sam Traitant des dormants avec ! sec- 6 opp|;que ceou ou par trempa, Pouvez commander v( deia fraité à votre me dea' Pour charpente.'ees' revêtements e* en bois, clôtures, qu* ^6rSes de Poteaux9, t de menuiserie, etc S! °P-ra9e exféne -SA No cTa 2.1.°UX ' Traitant des chassis avec "Pento; ,Ut OU OU tion traités st indiqué.marchands u bois de , traité de di- ordinaires.Le pression a est propre et la peinture Répond au) Exigez-ies pul bois de constru sous pression De nombreux ont en stock d' construction mensions .bois traité sous I |/XV OSMOSE' l apte à recevoir I il est ignifuge.I normes CSA.POUT on les ouvrages en exigez les bois traités à L'OSMOSE 'Osmose SOUS pression avec Bois traite 'Prolongez leur durée de 3 à 5 fois” Si le bois que vous utilisez dans vos travaux est exposé à l’humidité, il peut s’altérer et pourrir.La peinture seule ne peut le protéger efficacement.Prolongez sa durée avec les préservatifs OSMOSE ou PENTOX.Conservez ce guide pratique pour vous y référer au besoin: Pour traiter LE BOIS VERT AU CHANTIER exigez OSMOSE Pour traiter LE BOIS SEC AU CHANTIER °U À L’USINE exigez PENTOX r 25 ANS ' “OSMOSE’’ appliqué sur le bois vert, au chantier par trempage ou par badigeonnage a prouvé son efficacité pour la protection des poteaux, piquets, glissoirs, charpentes de pont, traverses, bacs, barrages, etc.D’EXPERIENCE DANS LA PRÉSERVATION DU BOIS WOOD PRESERVING COMPANY OF CANADA LTD.1080 AVENUE PRATT, MONTRÉAL, P.O.TRURO • TORONTO • WINNIPEG • EDMONTON • VANCOUVER VOS OUVRAGES EN BOIS DURERONT-ILS LONGTEMPS?12 ARCHITECTUR E-E3ATIM ENT-C ?NSTRUCTIDN iâi li| ills Sa Si !{ n« un ü 5i^i£ ïiSsifiF ________ ___ MBir ¦•IZUS&fe.UN ETAGE OU QUARANTE-QUATRE Le verre et le métal CPI élargissent les horizons des constructeurs modernes L’altière beauté de l’immeuble Crucift i Place Ville-Marie, se dresse à plus de : quarante étages—la plus vaste réalisation du Commonwealth en fait i de mur-rideau.Pour cet extérieur en !i: et en métal, Canadian Pittsburgh foui et pose 2,000,000 de livres d’aluminiiii une superficie de plus de 13 acres et: demi de nouvelle glace polie “gris so i! qui absorbe la chaleur et réduit l’éblouissement.Architectes: I.M.Pei & Associates, Nev | Architectes-conseils: Affleck-Desbarat: : Dim a kopoulos-Lebensold-Michaud-Sise, Montréal.FAÇADES A VUE DÉGAGÉE ^ Le lustré du verre Carrara, ^ avoisinant le cadre d’aluminium aluminite Pittco, donne à cette pharmacie un ton d’élégance spacieuse conforme au concept moderne de l’aménagement des pharmacies.MURS-RIDEAUX EN BLOCS DE VERRE P.C.Les blocs de verre de couleur ^ P.C.judicieusement incorporés à ce mur extérieur du Séminaire du Sacré-Coeur, à Delaware (Ont.), y ajoutent un coloris dynamique.Les blocs se présentent en douze teintes et en trois dimensions: 6" ca.et 8" ca.dans la façon Decora, et 4" x 12//, une nouvelle dimension.Ainsi, on peut varier les modules en multiples de 4".Architectes: Blackwell & Hagerty, London (Ont.) L’AGENCEMENT DE MUR-RIDEAU PITTCO aà Les châssis, formés de sections ^ tubulaires en acier au carbone soudées à l’électricité, sont assemblés à l’usine et arrivent à pied d’oeuvre en dimensions atteignant jusqu’à 20 pi.ca., selon les modules prescrits.Cet agencement prévoit une installation sous pression, ce qui dispense de tout mastic.Thorne Warehouse, Saint John, N.B.Architectes: Ross, Fish, Duschenes & Barrett.LA COULEUR ANIME LES ENTRÉES PITTCO Les entrées Pittco s’animent ^ désormais de couleur.Un émail W de porcelaine introduit dans le retrait des portes et encadrements les avive de couleur en permanence.Trente couleurs de base, qu’on peut assortir, permettent une vaste gamme de motifs.Grille en aluminium pour mur rideau cruciform d’édifice Fabriqué pour CPI par Vampco Products, Ltd.HL UNE SEULE.UN SEUL CONTRAT.ENTIÈRE RESPONSABILITE CANADIAN PITTSBURGH INDUSTRIES LIMITED MIROIRS PEACOCK • GLACE GRISE • GLACE POLIE • VE! DÉCORATIF • VERRE À VITRE PENNVERNON • PEINTURES PINCEAUX PITTSBURGH • MOUSTIQUAIRES EN FIBERGLAI PANNEAUX TRANSLUCIDES ALSYNITE • SPANDRELITE ÉMAIL DE PORCELAINE • TWINDOW • FOAMGLAS • BLC DE VERRE P-C • PORTES COULISSANTES EN VERRE • .MOIRES DE SALLES DE BAIN • JALOUSIES • FAÇADES ENTRÉES • MÉTAL PITTCO • CARRARA • VERRE TRE/v HERCULITE • TABLEAU NUCITE Éditorial, Quelques-uns de nos lecteurs nous ont semblé manifestement contester la teneur de l'un de nos éditoriaux, dans lequel le rôle par nous assigné à l'architecte semblait apparemment porter préjudice à la profession d'ingénieur.Que nos lecteurs se rassurent ! Nous n’entendons nullement nous immiscer dans les affaires intérieures des associations professionnelles, prendre part à des querelles, et encore moins prendre parti pour l'un ou l’autre clan.Notre point de vue se place strictement au-dessus desdits clans et n'est donné qu au nom de l'Architecture, avec un grand A.Le but de notre effort est uniquement de faire connaître l'architecture du Québec en publiant des articles sur les œuvres qui nous paraissent les plus représentatives, et que nous jugeons en toute objectivité.Et nous estimons que pour juger le plus équitablement de ces œuvres, en observateurs réfléchis et désintéressés, nous devons adopter le point de vue du plus grand usager de l’architecture, c’est-à-dire l’homme, l'homme de la rue, l’homme en général, et à travers notre optique, nous voulons exprimer ses sentiments, et montrer l’influence de cet art sur sa sensibilité.Nous, écrivains d’architecture, mais non point architectes ou ingénieurs, entendons bien demeurer au-dessus des querelles de clocher, et livrer notre message en toute impartialité.Ce ne sera donc strictement qu'au nom de Vesthétique et du bon goût que nous espérerons voir confier l’ordonnance de nos horizons urbains et Vorganisation de notre espace vital à d’authentiques artistes auxquels la connaissance approfondie et la pratique courante des lois fondamentales qui régissent rapports et proportions confèrent, au plus haut degré, le sens de la plastique.Dans un autre de nos éditoriaux, nous réclamions la formation d’un institut de la z-t construction où seraient formés conjointement des architectes et spécialistes en sciences structurales et mécaniques, des urbanistes, des architectes paysagistes, des constructeurs et spécialistes en bâtiment, et qui ac-quéreraient, en plus de la formation propre à leur spécialité, l'esprit d'équipe indispensable aux grandes réalisations.Dans ce que nous pourrions appeler la grande architecture, c’est-à-dire celle des édifices importants, qui doivent rester pour les générations futures les témoignages de notre temps, les architectes, à la recherche de formes nouvelles et pour satisfaire leur goût de l'invention, imaginent le plus souvent des solutions hardies, voire même audacieuses.Et nous savons très bien que l’ingénieur est indispensable à la réalisation de leur idée.C’est lui qui a étendu considérablement le champ d’application du béton, devenu matériau noble.C’est lui qui a mis au point les structures nouvelles, les poutres précontraintes, grâce auxquelles les colonnes ont été supprimées dans les salles de grandes dimensions, vaisseaux d’église, gymnases, théâtres, etc.C’est l’ingénieur encore qui a, par ses recherches, apporté de nouvelles solutions aux services mécaniques et électriques, ce qui a permis de modifier sensiblement les conceptions architecturales.Il est, du reste, bien difficile de dire si les techniques modernes que nous devons aux travaux de nos ingénieurs suggèrent de nouvelles formes à nos architectes ou si, au contraire, l'imagination de ces derniers stimule les facultés inventives des ingénieurs.Nous pensons que l’émulation naît du travail en équipe et nous souhaitons que la collaboration entre architectes et ingénieurs, assistés de tous les spécialistes du bâtiment, sera de plus en plus étroite pour le plus grand bien de l’architecture.Jacques VARRY / MONTREAL, JUIN 1962 21 mSm-.MESSAGE DE L’A.A.P.Q.FEU, MONSIEUR C.DAVIS GOODMAN, ARCHITECTE Tous, nous avons perdu un ami.Vous, mon collègue architecte, qui de près ou de loin avez suivi les activités de votre association, vous avez connu C.Davis Goodman.Peut-être, avez-vous constaté avec émerveillement son dévouement inlassable pour son association professionnelle.Peut-être vous êtes-vous interrogé sur ses motifs.Peut-être ne connaissiez-vous de lui que le nom.Peut-être vous a-t-il rabroué, soit au comité de pratique professionnelle, soit même dans son propre bureau, pour certaines de vos activités “en marge’’ du code d’éthique .Peut-être .La liste, cher collègue, serait longue, si elle était complète.Nous, qui l’avons connu de près, depuis huit ans, nous pouvons affirmer que C.Davis Goodman était d'abord et avant toute autre chose, un homme de cœur, un homme dévoué, un homme sincère, un homme honnête.Il était aussi un homme “engagé”.Le sens qu’il a donné à sa vie est exemplaire pour nous tous.Deux motifs l’animaient : sa famille, sa profession.L’énergie extraordinaire dépensée par cet homme, au service de l’A.A.P.Q., n’a pas de parallèle.C’est pour toutes ces raisons, et pour d’autres encore, que sa disparition laisse un vide que nous ne pourrons combler.C’est monsieur Georges de Varennes, ancien vice-président de notre association, qui, en 1953, sut distinguer ces qualités chez lui.Il l’invita donc à porter sa candidature lors de l’élection du conseil.Depuis ce temps, monsieur Goodman a été successivement réélu à chaque année.En février 1962, il fut élu au poste de premier vice-président.À ce titre, et comme président du comité de pratique professionnelle, il fut inlassable.Les architectes de religion juive, dont l’apport architectural à Montréal, fait honneur à notre association, avaient en lui, un représentant digne.Je dirai que personnellement, je pleure la perte de monsieur C.Davis Goodman, comme celle d’un conseiller et d’un ami.Il a su m’encourager à “persévérer” alors que, pour diverses raisons, et à diverses reprises, je voulais “tout lâcher”.Monsieur Goodman a, nous ne l’avons appris qu’après sa mort, payé durant toute la durée de la guerre, le salaire à un de ses dessinateurs, bien que ce dernier se trouvât alors au front.De plus, il a défrayé le coût des études de quelques étudiants à l’école d'Architecture de McGill.Monsieur Goodman avait foi en notre profession.Il y a consacré toute sa vie.Je ne puis vous faire sentir, hé'as, à quel point, son décès nous laisse un sentiment de perte.Je veux, toutefois, cher collègue, vous citer ce confrère en exemple.En votre nom, je veux encore une fois, assurer sa famille, sa femme, ses enfants, de nos condoléances les plus sincères.Nous avons de lui, le souvenir d’un homme droit, d’un homme de cœur.P a a (- C).répanier, architecte.Président de l’A.A.P.Q.22 ARCHITECTUR E-S AT IM ENT-CDNSTRUCTION MESSAGE FROM THE P.Q.A.A THE LATE, MR.C.DAVIS GOODMAN, ARCHITECT Q>V,w All of us have lost a friend.You, my colleague in architecture, who closely or remotely has followed the activities of your association, have known C.Davis Goodman.Perhaps, have you noted in wonderment his tireless devotion for his professional association.Perhaps, have you questioned his motives.Perhaps you knew him by name only.Perhaps he was abrupt with you, whether in the committee of professional practice or even in his own office, in connection with some of your activities “incompatible” with the code of ethics .Perhaps .The list, my dear colleague, would be a long one, if it were to be made complète.For us, who have lived close to him for eight years, we can give the assurance that C.Davis Goodman was first and foremost a generous man, a devoted man, a sincere man, an honest man.He was also a “dedicated” man.The meaning he gave to his life should be proposed as an example to all of us.He was prompted by two motives : his family, his profession.The extraordinary vigour devoted to the service of the P.Q.A.A.has yet no parallel.For all those reasons, and many others, his passing will leave a gap never to be filled.It was Mr.Georges de Varennes, former Vice-President of our Association, who, in 1953, recognized his exceptional qualities.He invited him to run for election to the council.Ever since that time, Mr.Good- man was successively re-elected each year.In February 1962, he was elected first Vice-President.In that capacity, and as President of the committee of professional practice, he was tireless.Architects of jewish extraction, whose architectural contribution in Montreal is a credit to our Association, had in him a most dignified representative.Personally, I will say that I grieve the passing of Mr.C.Davis Goodman, as a councillor and as a friend.He found the encouraging words that made me “persevere” when, for various reasons, and at various times, I was ready to “drop everything”.Mr.Goodman has, we found that out only after his death, paid for the duration of the war, the salary of one of his draftsmen who had enlisted and was oversea.Moreover, he paid also the cost of the studies of some students at the McGill Architectural School.Mr.Goodman believed in our profession.He dedicated his whole life to it.Unfortunately, it is impossible for me to let you understand to what extent his passing leaves us with the feeling of a serious loss.However, dear colleague, I want to set this confrere as an example.On your behalf, I want once again, to convey to his family, his wife, his children, our most sincere condolances.We will remember him as a straightforward man, a generous man.O.Orepanier, architect.President of the P.Q.A.A.MONTREAL, JUIN 1962 PRODUCT» of CAM»DA cent RAC illii-M GENERAL MOTORS PRODUCTS OF CANADA LTD ?-r Ï* * sm Perspective generale.XEAlift^P°,S (/{ô-uJ Ap DÉPÔT DE PIÈCES DÉTACHÉES (p V cU/L-O ^ p GENERAL MOTORS PRODUCTS OF CANADA À POINTE-CLAIRE Détail de façade.Architecte : A.Leslie Perry Ingénieurs-Conseil : (Méc.) M.R.Stone, (Elect.) W.G.Siebrasse Entrepreneurs : Angus Robertson Photographies : Alain llPIgP» Parmi les constructions qui se élevées récemment sur les terrains du parc industriel de Pointe-Claire, 'l’immeuble de la “General Motors Products of Canada Limited”, vient nettement en tête pour la grandeur, avec 242,000 pieds carrés de surface.Cette puissante compagnie avait demandé à l’archi-tetete : — un vaste entrepôt pour pièces détachées d’automobiles et de camions; -— des bureaux vastes et bien éclairés; — un type de bâtiment offrant le maximum de souplesse d’utilisation et pouvant, d’autre part, être ultérieurement agrandi.Le principe adopté est eélui de l’entrepôt rectangulaire, a un seul niveau et dont le petit côté, orienté au nord-ouest, en bordure du nouveau boulevard Métropolitain, constitue la façade principale.'C’est sur cette partie frontale que s’ouvre 'l’entrée principale qui donne accès à la division des bureaux, exprimée à l’extérieur par un mur rideau.Le bureau général, 'qui s’étend sur 175 pieds, reçoit son éclairage diurne des cloisons vitrées qui le séparent des bureaux particuliers alignés à l’intérieur du mur rideau.Des tubes fluorescents dont la lumière est réfléchie par la tuile acoustique du plafond suspendu, assurent le complément d’éclairage.De la tuile de vinyl disposée en damier recouvre le plancher.La salle ou se réunit le conseil d’administration, la salle de comptabilité électronique, équipée de machines I.B.M., et la salle des fichiers, complètent cette partie administrative, avec la cafétéria, attenante à une salle à manger privée et les locaux sanitaires qui ont tous été groupés au même endroit.Sur le côté Nord-Est sont aménagés le centre d’entraînement professionnel, avec quatre salles de cours, le quai de chargement des camions, pour l’expédition et la livraison des pièces, fermé par quatre portes roulantes, et enfin, la salle des services mécaniques contenant notamment les chaudières et l’incinérateur.L’entrepôt proprement dit occupe l’espace restant, presqu’entièrement aménagé de casiers métalliques de rangement, à trois étages, entre lesquels des wagonnets, actionnés par une chaîne sans fin sous le plancher, assurent une circulation permanente pour le transport des pièces, d’un service à l’autre.Le fond de l’entrepôt, au sud-ouest, se termine par une voie pouvant recevoir plusieurs wagons de chemin de fer et sur laquelle se ferme une porte roulante.L’éclairage est donné par des lanterneaux d’environ la moitié de la hauteur des murs, sur toute leur longueur, et par des tubes fluorescents.Comme il est d’usage pour ce genre de construction, la structure est en acier; les matériaux sont : la brique, pour les murs extérieurs, le terra cotta plastifié pour les Cloisons des bureaux et les blocs de béton pour l’intérieur des murs de l’entrepôt où le sol est en ciment lissé.Chauffage et ventilation sont combinés dans les bureaux; l’entrepôt est équipé d’une climatisation contrôlée.Elévation nord-ouest,, prise du nouveau boulevard Métropolitain, en construction.¦({8*1.motos S PRODUCTS Of CANADA CTO, “3ST 5.A », n„ •«* mm | — Aspect de l'un des bureaux particuliers qui entourent le bureau général.Le bureau général, qui s'étend sur 175 pieds de long.A gauche, à la hauteur de la pendule : le vestibule d'entrée 1 3 — Un coin de I entrepot.A gauche : les casiers metal liques de rangement au centre : les wagonnets automatiques pour le transport des pièces; à droite : I quai de chargement et la ligne de chemin de fer.H 1 — vestibule 2 — bureaux 3 — bureau général 4 — salle de comptabilité et machines I.B.M.5 — salle de classement 6 — salle du conseil d'administration 7 — cafétéria et salle manger privée 8 — centre d entrainement professionel 9 — salle de classe 10 — quai d'expédition 11 — salle des services mécaniques et incinérateur 12 — entrepôt général 13 — réception n n n 6 1 ARCH ITECTU RE-BATI MENT-CD N STR ü CTI ?N «II -^sspnln jsstssfe Æ'î-iy #:™2 y.^.* y~ >fr- - ¦»•; jhilretihissi fl.! MM! I *«ÎH| pfe?"* W1MM t> ! SaiSil ¦ "¦» »'•'- V (J 5 y A/1 b C L\J o~^/oj USINE DE MÉLANGE Si \ DE BARDHAL LUBRICANTS (CANADA) LTD A POINTE-CLAIRE Architectes : Des Rochers et Dumont Ingénieurs-Conseils : (Struct.) J.M.Marceau & Associés (Méc.et elect.) Gendron Lefebvre & Associés Décoration (enseignes) : Compass Advertising & Display Corp.Entrepreneurs : J.Sorrentino F holographies : Alain M» Üii BÀRpÀHL LUBRICANTS ( CANADA ) LIMITED «Xe Vii- * :1V m* -«m 1 — Vue d'ensemble de l'élévation sud-est, pri- se du nouveau boulevard Métropolitain.2 — Les réservoirs extérieurs, dissimulés en façade par un écran.3 — Le bloc des bureaux et le vestibule d'en- trée.1 Plan du rez-de-chaussee SL 'Lirip ÎO tftklllL OFF 21 - À*>1» U - iUUUU is îiaiTtit vLt 23 - iWTUUlHbtl ritiuct 17— A^»U«T3 MONTREAL, JUIN 1962 arasas «¦Hfi nMBMBI San—jg.1 :éss^c®^ fcrt •" «.¦„ 1 «“sÈÜ-^seS ti3i • V-î’ : i * ’5?; -11 ilr mm:- si * &xÊ2ï>Æ 1SSZ-?Ï&S& V /Rfc72V/’*H n TMÇNAlSÏ lr~c: VCvnjyRs Si'ti£Au ssllz- =?= •5 i/f*.MONTREAL, JUIN 1962 L’une des choses les plus importantes réclamées par le programme de cette belle petite usine était une liberté totale dans les divisions intérieures.D’un étage, la structure apparente supporte le bâtiment, sans aucune colonne de soutènement à l’intérieur, les murs délimitant seulement l’espace.Les piliers, de béton précontraint, affectent la forme d’un portique, ou mieux, d’un fronton, comme dans les temples grecs.Sur ceux-ci reposent les poutres du toit, avec un joint de soutènement en acier les séparant.Les dalles du toit sont maintenues sur les poutres qui forment un T à leur partie supérieure, (voir photo ci-contre) En réalité, cette expression architecturale, issue de l’articulation de l’appareil structural apparent, n’est faite que pour être mises en valeur dans le cadre qui l’entoure.L’usine est libérée sur les quatre côtés par l’espace libre d’un parc verdoyant : c’est à notre avis surtout cela qui donne sa stabilité au bâtiment.Il s’intégre avec élégance dans un milieu aéré et large, et la pureté de sa ligne n’en est que plus apparente.Il était donc normal que le parti fût strict, sans être austère.La touche héllène d’équilibre et de force y est discernable, et n’a jamais été mieux adaptée à une réalisation essentiellement utilitaire.La façade est, au sol, un mur-rideau, en verre serti d’aluminium, ce qui donne une clarté intérieure maximum, avantagée encore par les cloisonnements intérieurs.Un système de chauffage par eau complète raménagement intérieur.P.S.33 / tffir a’ I’ I * mm Le bureau général, amplement éclairé grace aux grandes baies vitrées qui composent les élévations latérales.Un coin de l'entrepôt.L'éclairage diurne est assuré par des châssis métalliques vitrés qui emplissent les intervalles entre les poutres précontraintes, à la limite supérieure des murs.Aspect du magasin d'exposition du côté de la réception.Le remplissage de la structure est entièrement vitré. Schéma d'un joint typique, Coupe transversale d'une poutre, au centre.£ ^ Ifici J é'éiai::J S it J SI- : il! J HH Entrepôt V a Architecte ; Erwin Bamberger Montréal „ Entrepreneur : Louis Donolo Inc.Ingénieurs-Conseils : (Méc.) J.fEolofski (Elect.) IE.G.Siebrasse Photographies : Marcel Corbeau ib ?[ iTTüni h !Lif inul ?ni juni il ?I ?[ ?qpnagnnnDDn ipcdCnnDDDoa DDC JPULIUDDDI )?! anc !?( IHQnagqqqqnHPnqt !?! V+.-A ¦ Ù' itiL .tv ¦H mm\ wjg 'taw*rff Vue d'ensemble de l'entrepôt, prise de le rue Graveline.Elévation est.99999994 Tr-.’ vçSEïJ 1 !3! Pllr prm* : mil lit.rapfe ; I Cwki I Vue de l'arrière montrant notamment les quais de chargement des camions et l'entrée de la voie de chemin de fer.Cet élégant immeuble est situé rue Graveline, dans le secteur industriel de Montréal, qui s’étend en bordure de la Côte de Liesse.Le programme comprenait environ 30,000 pieds carrés d’entrepôt et 2,000 pieds carrés de bureaux; un quai intérieur pour le chargement des camions et un hangar pour wagons, à l’aboutissement de la voie de chemin de fer; enfin, l’éventualité d’agrandissements ultérieurs.Le parti adopté par l’architecte est réalisé par un immeuble de forme rectangulaire, à un seul niveau, conçu de façon à donner une grande liberté de circulation et à faciliter les opérations de contrôle.En raison de la nature périssable des marchandises à entreposer, l’idée d’un sous-sol a été écartée mais reste envisagée pour l’avenir lorsque l’immeuble sera agrandi et, à cet effet, les mure touchant à la future extension ont été construits plus profondément.Le sol n’a posé aucun problème particulier pour le coulage des dalles de plancher mais il a fallu, par endroits, verser une quantité considérable 'de terre pour mettre le sol au niveau de la voie d’accès et de la voie de chemin de fer.La structure d’acier exposée à l’extérieur utilise des poutres à croisillons, de portée suffisante pour réduire le nombre 'des colonnes intérieures au strict minimum.L’habillage extérieur des murs, sauf pour le hangar de la voie de chemin de fer, est fait au moyen de briques longues de 18 pouces, posées suivant un dessin original, qui confèrent à ces grandes surfaces une texture agréable.Les plafonds sont faits de dalles légères préfabriquées, dissimulées dans les bureaux par un plafond suspendu en tuile acoustique, où sont encastrés les sources d’éclairage fluorescent.Des fenêtres d’acier perçant la partie supérieure des murs de l’entrepôt et du hangar, donnent l’éclairage du jour à ces services.Dans les bureaux les fenêtres sont en aluminium et contiennent une double glace thermique.Les services mécaniques comprennent une climatisation totale pour les bureaux et une combinaison chauffage-ventilation dans l’entrepôt qui contient également une chambre froide pour denrées périssables.Terminons en indiquant que le prix de revient de cette construction s’élève à $7.00 le pied carré bâti, y compris les travaux d’aménagement extérieur.MONTREAL, JUIN 1962 37 3153 9473 Réception Bureau privé Bureau général Salle I.B.M.Voûte Hommes Femmes Classement Salle à manger Camions Chambre froide Expéditeur Hangar Entrepôt J i—¦ mW i fê 1 > K iM l ¦J* i’iiK "-ji *V m0m Hi 1 — L entrepot du cote du quai de chargement des camions.2 — Le petit hall de réception, élégamment décoré.3 — Un autre aspect de l'entrepôt, près du quai de charge ment des wagons de chemin de fer.4 — Le bureau general et, au fond, la salle a droite : la voûte. Avenue Foch, vue de le Porte Océane.Au fond, l'hôtel de ville.• *«*.4*, I: '•iCr U ümS' o-^> '•h -V EN EftiANCE URBANISME ET RECONSTRUCTION AU HAVRE Article de : Jacques Andrieu et Jacques Buchot Le 18 juin 1541, François I, de retour d’Italie, donnait ordre au Siennois Jérôme Belarmato “de faire construire et édifier la dite vile (du Havre), port et havre et les décorer et orner tant de fortifications que de beaux édifices, grandes rues et maisons faites et bâties sélon un dessein qui a été par nous ordonné”.C’était la première tentative, en France, d’urbanisme intelligent.La réalisation fut, pour l’époque," üne réussite.Comme au XVIème siècle, le Havre peut, en 1961, se targuer d’être la seule vile française construite selon un plan d’urbanisme cohérent : c’est un rare privilège ! Vue d’ensemble Cette cohérence, le passager du transatlantique, dès son arrivée en rade, est étonné de la 'découvrir dans l’harmonie qui se dégage des plans verticaux brisant, à emplacements déterminés, la masse horizontale de la ville.La vocation maritime de la cité est nettement exprimée dans l’ordonnance des ensembles architecturaux qui s’ouvrent sur la mer par la monumentale “Porte Océane”.Proche de cette porte s’érige un immense phare, clocher de l’église Saint-Joseph.Dans l’avant-port, à 50 mètres des flancs du navire, à proximité du radar et du sémaphore, le Musée-Maison de la Culture est incorporé au paysage portuaire : un monumental Signal, oeuvre du sculpteur Adam pointe sa proue vers le chenal d’entrée et 'dirige son oeil vers le large.A 100 mètres à droite, l’ensemble d’immeubles surmonté de deux tours massives du “Front de Mer-Sud” est une autre porte ouvrant la ville sur le port.Ces impressions seront confirmées par une promenade dans la ville qui révélera, même au profane, une unité et un plan d’ensemble, des réussites architecturales certaines.L’unité est obtenue, malgré et peut-être à cause de la diversité des expressions architecturales, par la répartition des immeubles, leur dimensions, leur orientation.Elle est obtenue aussi par la mise en valeur, l’intégration des monuments dans ces bâtiments d’habitation.La place de l’Hôtql de ville entourée du groupe d’îlots construit par A.Perret est remarquable à cet égard.Pour le visiteur l’ensemble Porte Océane, Avenue Foch, Place de l’Hôtel de Vile, et celui formé par la rue de Paris bordée de portiques et le Front de Mer-Sud sont les perspectives les plus admirées.Cette première vision du Havre entraîne, dès l’abord, une remarque.Quantité d’autres villes européennes ont été détruites partiellement durant la dernière guerre.Reconstruites, aucune ne laisse déceler un tel souci d’unité.Le visiteur y est le plus souvent favorablement impressionné dans la périphérie de la ville par de remarquables ensembles architecturaux et urbanistiques.Mais dès qu’il pénètre dans le 'centre, il s’étonne de rencontrer encore quelques parcelles abandonnées, un tracé de voies ne répondant pas à la vie moderne, des immeubles disparates.Le Havre est bien un cas particulier, une ville pilote.C’est pourquoi il est intéressant non seulement d’envisager ses réalisations mais aussi, connaissant l’ampleur des destructions causées par la guerre, de rechercher les moyens mis en oeuvre et les difficultés rencontrées par 1 équipe chargée de la reconstruction.Les destructions Le Havre subit 156 bombardements dont les plus terribles furent oeux de septembre 1944 durant lesquels 11,000 tonnes de bombes explosives et incendiaires furent envoyées sur la ville.Après ces bombardements, le 12 septembre 1944, jour de la libération de la ville, 5,000 civils avaient été tués, 80,000 étaient sinistrés, 10,000 immeubles étaient anéantis, 2,500,000 mètres carrés de planchers détruits.Il ne restait du centre de la ville ( 150 ha) que les entonnoirs formés par des bombes et des amas de pierrailles.Le port était le plus détruit du continent : 300 épaves l’encombraient, 17.5 km de quais étaient inutilisables, les 6/7 des hangars étaient en ruines, toutes les écluses, ponts et grues hors d’usage.Projets de l’équipe Perret — plan de 1946 — Résultats Le Maître Auguste Perret (décédé en 1954) fut chargé, en qualité d’Architecte en Chef, d’étudier un plan de reconstruction.Nous ne rappellerons que pour mémoire que A.Perret était dès cette époque connu mondialement comme premier utilisateur du béton dans l’architecture.Il s’entoura d’une équipe de dix-sept architectes.Monsieur J.Tournant, actuellement responsable des services de l’urbanisme, s’occupa du remembrement et du plan-masse.Les principes de base de l’équipe Perret partaient de IWbanisme, mais pris dans son contexte : architecture et moyens de construction économique et rapide.Ils rejoignaient curieusement ceux de Bellarmato : le problème ne se ramenait pas simplement à un plan de voirie et de remembrement mais, comme l’écrit M.J.Tournant, ‘les : .Eglise St-Joseph haalttatiRgteâfc tracés devaient être revus en fonction des impératifs de l’esthétique et du bâtiment”.Du point de vue de l’urbanisme pris dans son sens étroit, il était prévu de surélever toutes les voies et de raccorder par un viaduc la ville haute et la ville basse.Faute de crédits, ces projets révolutionnaires pour l’époque ne furent pas appliqués.L’ensemble des autres projets de l’équipe Perret fut adopté dans sa quasi-intégralité et mis en application à partir du plan définitif élaboré en 1946.Selon ce plan, la reconstruction s’est faite par îlots, après (mise au point du plan-masse, base du système.En maquette, “les volumes furent étudiés dans leur implantation et dans leurs masses, en fonction de l’ensoleillement et de l’aspect architectural.” (J.Tournant) Les rues sont orthogonales, surtout pour une raison d’économie et leur tracé est adapté au quadrillage à trame constante fait, en plan, sur la surface des îlots, les travées de 6,24 mètres de façade se retrouvant en profondeur (réemploi des coffrages en béton armé).Des espaces verts ont été réservés.Certaines parties de la ville ont des constructions adaptées au climat : immeubles continus le long du boulevard François I et resserrement des deux immeubles élevés formant la “Porte Océane” pour faire une protection contre le vent, portiques rue de Paris, centre commercial.La densité de la population a été unifiée et se tient aux alentours de 700 habitants à l’hectare d’îlot, ce qui a permis de reloger approximativement le même nombre MONTRÉAL, JUIN 1962 41 .p'ftfM'} vr/ HBTf irT iw !«&•*'& Wilt* 4' ¦* Square St-Roch.d’habitants qu’avant guerre, sur une surface identique.(En 1939, elle atteignait 1,160 par hectare dans le quartier Saint-François, le plus peuplé, et parfois même 2,600 dans certains îlots pour descendre à 407 dans le quartier de la bourse et à 380 dans le quartier Saint-Michel.) Les “zones” prévues devaient aboutir à des constructions continues dans la ville, à des constructions 'discontinues en banlieue (très touchée par les bombardements).Mais, d’une part, les constructions continues, dans le plan-masse, furent conçues de telle façon que air et soleil pénètrent sans entrave, ce qui exclue la disposition couramment admise d’immeubles bordant les rues sans solution de continuité.D’autre part, au milieu des constructions discontinues en banlieue, dans un souci d’unifier la densité, ont été insérés des immeubles : construits en bandes espacées ils sont intégrées de telle façon dans ces zones qu’ils ne rompent pas leur unité.La zone industrielle crée entre l’ancien canal Vauban (en voie de comblement pour l’élargissement à 30 mètres d’une des rares voies d’accès) et le canal de Tanoarville est en expansion.Enfin, dans la zone du port, de gigantesques travaux ont abouti non seulement à une remise en état quasi-totale des quais et installations, mais â une amélioration considérable des conditions de transit.D’autre part, toujours d’après ce plan, pour le restant de la vile, des voies à grande circulation sont en cours d’aménagement à partir du goulot d’accès resserré entre la falaise et le canal de Tancarville.Les liaisons entre la ville haute et la ville basse ont été améliorées : tunnel à double voie, création plus à l’est d’une grande avenue à partir du goulot d’étranglement.Tels sont, en gros, les points essentiels de ce plan.De nombreuses difficultés durent être surmontées pour qu’il pût être appliqué.Difficultés rencontrées Une difficulté technique, d’abord.Les immeubles et monuments de grande hauteur (Hôtel de Ville et Eglise Saint-Joseph) que Perret avait prévus pour rompre la monotonie 'du relief exigeaient des fondations solides, d’autant plus que les tempêtes au Havre sont fréquentes : il fallait prévoir une résistance à des vents soufflant à plus de 120 km/heure.Or, le sous-sol est constitué par des alluvions sabla-limoneuses instables reposant sur un banc de marne du kimméridgien.La ville neuve, d’autre part, est à une très faible hauteur au-dessus du niveau des hautes marées et la nappe d’eau souterraine est à deux mètres environ du sol.Il fallait donc prévoir des fondations sur pieux battus qui atteignent souvent vingt mètres de profondeur et des cuvelages étanches pour les sous-sols des immeubles.Cependant, le problème le plus important n’était pas d’ordre technique, mais humain, et était posé dans les principes mêmes du plan-masse adopté.Il fallait que les immeubles à reconstruire jouissent d’un ensoleillement maximum.Pour atteindre ce but, après la première expérience des immeubles de la place de l’Hôtel de Ville, la densité de population fut estimé optimale entre 700 et 750 à l’hectare.Ces deux principes s’appliquaient dans le plan-masse de base.Dans ces conditions, il était impossible de laisser au propriétaire l’initiative de la construction à réaliser et les parcelles d’avant 1939 ne pouvaient être conservées.Un remembrement classique eût été inefficace, sans parler des difficultés inhérentes aux expropriations et des spéculations qu’il eût entraînées.42 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION Les promoteurs du plan, après entente avec les anciens propriétaires, répartirent le sol en PARTS DE TERRAIN D’ILOT INDIVIS ENTRE LES PROPRIETAIRES: le remembrement fut ainsi fait par COPROPRIETE.Il faut louer l’esprit révolutionnaire dont firent preuve les havrais qui acceptèrent une solution qui allait à l’encontre d’habitudes ancestrales particulièrement bien ancrées en Normandie : celles de la propriété.Le remembrement ainsi fait libérait des surfaces importantes (I/3) qui furent d’une part employées à créer des espaces verts et qui servirent d’autre part à construire (et non à REconstruire) des immeubles financés par l’état, H.L.M.(Habitations à Loyer Modéré) pour la plupart, et des immeubles construits par coopérative, inclus bien entendu dans le plan-masse.Telles furent les difficultés et les solutions originales apportées à ces problèmes qui pouvaient sembler, dès l’abord, impossibles à résoudre.Problèmes actuels.Vues sur l’avenir 01 ______ Le Havre ainsi reconstruite, si remarquable que soit le résultat, s’interroge encore sur son devenir.La reconstruction est pratiquement terminée, mais deux problèmes restent.Celui de l’imbrication de la vile neuve dans le restant de la ville, d’abord.La partie détruite, bien qu’étant avant la guerre le “centre” de la vile,, a une position excentrique, en bordure de la mer; d’où une coupure entre la ville neuve et la vile ancienne et une osmose entre les populations des peux parties.Du fait de l’unification de la densité, un certain nombre de commerces végètent, la loi obligeant les propriétaires à reloger leurs locataires commerçants à leur ancien emplacement.Le deuxième problème est celui de la construction.Une partie de la population résidant dans la vile ancienne est mal logée.Or, Je Havre est en expansion et, resserrée entre la mer et la falaise, ne peut s’étendre qu’en banlieue très excentrique.Une solution devra, dans un avenir proche, être envisagée : celle qui devraient adopter nombre de viles anciennes dans lesquelles les conditions d’habitat et l’urbanisme ne répondent plus à la vie moderne; cele qui a été expérimentée dans la vile neuve, la copropriété.Il faudra démolr pour reconstruire en améliorant urbanisme et habitat.Pour l’état comme pour le propriétaire, la copropriété n’aurait qu’avantages.L’état n’aurait à payer que) la construction nouvele rendue au propriétaire, le terrain étant remis en copropriété, au leu de payer le prix du terrain, de l’immeuble à détruire et de la construction nouvelle.Le propriétaire n’aurait ni à subir une expropriation ni à se préoccuper des recherches de terrain et des formalités nécessaires à la construction.L’expérience vaut d’être imitée Le Havre est un exemple unique de reconstruction d’une partie d’une vile de 50,000 habitants appartenant à 10,000 propriétaires en copropriété.QUELQUES REALISATIONS ARCHITECTURALES La porte oeéane Efle tient une position-dé dans le plan-masse.Conçue pour être vue du large elle constitue aussi, esthétiquement parlant, l’achèvement de l’avenue Foch, Champs Elysées MONTREAL, JUIN 1962 •ft tu -m 5T ' ¦ V • havrais, plus large de quelques décimètres que les Champs-Elysées de Paris.Le côté nord se caractérise par une préfabrication totale en usine (procédé “Portiques”).La construction s’est faite sur pieux, le sol de fondation se trouvant à 12 mètres au-dessous des caves.Des dispositifs spéciaux valent d’être notés : des boîtes à sable en béton armé sont placées sous tous les appuis au niveau du plancher haut du deuxième sous-sol rendu indéformable, pour corriger les effets du tassement En fin de tassement, au niveau définitif, sera injecté du lait de ciment dans le sable des boîtes.L’Hôtel de Ville et son cadre d’immeubles L’Hôtel de Ville fut conçu par Perret et réalisé par M.J.Tournant.Sa tour constitue une des masses verticales prévues.Elle a 72 mètres de haut et repose sur pieux battus de 20 mètres.Le corps central a 22 mètres de haut et la façade comporte 32 colonnes de 13 mètres coulées en une seule opération.L’ossature est en béton armé, l’édifice en béton bouchardé.Les immeubles d’Etat faisant face à FHôtei de Ville ont été les première reconstruits.L’équipe Perret en est l’architecte.Ils ont servi de base pour l’étude de la densité optima et en quelque sorte de modèle pour les autres îlots.Ils sont formés de bâtiments de trois étages reliant six bâtiments, masses verticales de onze étages, dans l’axe nord - sud.Outre les conditions d’ensoleillement et l’aspect architectural recherchés, les appartements ont été conçus pour diminuer le travail de la maîtresse de maison.Les architectes des autres îlots, avec des appartements agencés différemment ont atteint le même but.Eglise Saint-Josepli Oeuvre de Perret également, de conception très hardie, elle se présente sous la forme d’un parallélipipède droit de 40.6 m.de large, 64.6 m.de long, 12 m.de haut, duquel émerge le clocher, immense phare de 106 mètres de hauteur et de 16 mètres de diamètre, de base octogonale.Le passage du plan carré au plan octogonal se fait par l’intermédiaire d une nervuration, ceinturée en haut et en bas par du béton pré-contraint.La tour repose sur quatre rotules; les nervures ou bracons partent des rotules et atteignent, accouplées, les angles supérieurs du bloc de base.L’ensemble est supporté par 71 pieux de 15 mètres de fiche.La surface au sol est de 2,000 mètres carrés, le volume intérieur de 50,000 mètres cubes, la surface des vitraux de 7,500 mètres carrés.A l’intérieur, la charpente est laissée apparente; elle dirige invinciblement les regards vers l’intérieur de la tour qui s’élève vertigineusement au centre de la nef.Les vitraux en verre antique, soufflé à la bouche comme au moyen-âge distribuent à l’intérieur de la nef et du clocher de riches colorations qui magnifient ce que pourrait avoir d’un peu froid le gris du béton.Musée — maison de la culture Joyau de la reconstruction havraise, son inauguration, le 24 juin 1961 par le Ministre des Affaires Culturelles, M.André Malraux, a marqué le couronnement des longs et persévérants efforts de son Directeur — Conservateur actuél, Monsieur Reynold Arnould.C’est aux architectes, MM.Audigier et Lagneau que revient l’honneur d’avoir su réaliser exactement, dans les moindres détails, ce qu’avait conçu M.Arnould, 'de tele façon que “le Conservateur puisse composer son exposition en im acte créateur et non d’adaptation à un cadre déterminé” (G.Lagneau), de telle façon aussi que le Musée soit “un foyer d’Art, d’éducation et de culture au service de la communauté” (R.Arnould).Pour que ce programme puisse, sans entrave matérielle, être suivi, les Architectes durent oeuvrer en partant d’un principe cher à R.Arnould : la flexibilité.La surface utile de 4,840 mètres carrés peut être utilisée en variant à volonté l’espace, le volume et l’éclairement.La flexibilité en espace et volume est obtenue par un ensemble d’écrans, de panneaux mobiles, de rideaux, dont la trame de fixation est en sol et en plafond.La flexibilité de l’éclairage est donnée par le jeu de stores à 44 ARCHITECTUR E- B ATI M EN T-CONSTRUCTION Musée.Maison de la Culture.Signal, sémaphore et radar. lamelles et de panneaux pleins en façade, par un ensemble de panneaux mobiles opaques, semi-opaques ou translucides sur le quadrillage du plafond, la lumière provenant alors des six pans inclinés en verre armé de la toiture, protégé par un paralum horizontal en lames d’aluminium couronnant l’ensemble de l’édifice.Ce système de panneaux mobiles et de stores ne laisse pénétrer que des rayons dif-fractés : le soleil ne peut ni gêner le visiteur ni abîmer les oeuvres exposées.L’éclairage artificiel est basé lui aussi sur le jeu des panneaux mobiles des plafonds, de telle façon qu’il soit exactement l’équivalent d’un éclairage diurne normal.Cette “flexibilité” conditionne l’Architecture du Musée, véritable cage de verre à partir du plancher du rez-de-chaussée haut dont la structure est constituée de profilés d’acier et croisiions de contreventement d’acier, les ossatures et la menuiserie étant en aluminium traité anodi-quement.Les planchers sont en dallettes de béton avec chappe d’incorporation de chauffage par le sol ; les plafonds sont suspendus à la charpente par câbles d’acier.“La fonction du Musée, écrit M.R.Arnould, n’est pas seulement de conserver, de présenter des oeuvres d’art, elle est de provoquer les sensibilités, de promouvoir une meilleure compréhension du génie humain, d’éduquer.” Outre les possibilités merveilleuses de présentation offertes dans le cadre du Musée, la Maison de la Culture justifie son appellation par plusieurs innovations : des ateliers d’art réservés aux étudiants leur permettent d’y travailler librement, conseillés par le Conservateur (1er Prix de Rome) ; un club, lieu de repos avec bar est aménagé à l’étage; une salle de conférence, au rez-de-chaussée bas, permet la projection de films d’art; toute la surface utile du Musée peut-être très rapidement et par deux ou trois personnes, transformée en une grande sale de spectacle (plus de 500 places) où peuvent être projetés des films (cabine d’opérateur et appareils installés en permanence), où peuvent avoir lieu débats, théâtre, concerts de musique enregistrée en stéréophonie (une importante discothèque est déjà en place, de fonds et de prêt), ou concerts en direct.Cette formule est unique en Europe et peut-être dans le monde ; il valait de terminer ce rapide tour d’horizon des réalisations havraises par cette Maison, centre culturel et artistique, apport précieux sur le plan spirituel à la rénovation de la ville.Musée.Maison de la Culture, intérieur, MONTREAL, JUIN 1962 45 POINT T CONSIDÉRATIONS SUR LES PRÉROGATIVES DES CLIENTS, DES INGÉNIEURS ET DES ARCHITECTES DANS LE DOMAINE DU BÂTIMENT par Georges P.Côté, Ing.P.Evolution du bâtiment Le domaine du bâtiment a bien évolué à travers les âges, mais l’évolution s’est précipitée depuis les dernières 25 années.Nos édifices contemporains sont plus compliqués qu’autrefois, parce qu’ils doivent répondre à des besoins de plus en plus variés et complexes.Il est impossible à un seul homme, y mettrait-il toute sa vie, d’assimiler toutes les connaissances requises pour exceller dans toutes les sphères qui composent l’art et la science de construire des édifices.® Complexité, Compétence, Réforme C’est tellement vrai que depuis longtemps les architectes confient aux ingénieurs qui en ont fait une carrière, les travaux de structure, de mécanique et d’électricité.Il y a plus encore.Les ingénieurs, sachant combien est vaste le domaine de chacune des spécialités, ont depuis longtemps opté pour l’une ou l’autre de ces spécialités.Je ne connais pas un seul ingénieur qui se dise à la fois spécialiste en structure, en mécanique, et en électricité.Pourtant, il existe encore des architectes qui osent revendiquer cette compétence.Sans doute, plusieurs ingénieurs connaissent très bien ces domaines différents, d’aucuns sont experts dans plus d’une spécialité, mais aucun ne revendique le titre d’expert dans toutes ces spécialités à la fois.Des études d’ingénieurs s’occupent souvent d’un seul de ces domaines, et si certaines études offrent des services en plus d’un domaine, il y a invariablement des ingénieurs qui s’occupent d’une spécialité en particulier.Un ingénieur en mécanique, s’il veut devenir très compétent, a un champ si vaste qu’il doit y consacrer toute son énergie.Un ingénieur en électricité se trouve devant la même situation.Il en est de même pour celui qui s’occupe de la structure.Il faut dès lors accepter qu’un seul homme ne puisse se dire très compétent à la fois en architecture, en structure, en mécanique et en électricité.Par ailleurs, il est désirable que celui qui est le plus compétent dans un domaine se voit confier par la société le soin et le droit exclusif d’exercer sa profession dans ce domaine.C’est le cas de tous les métiers.Comme l’ingénieur qui a choisi d’exercer sa profession dans le domaine du bâtiment est celui qui est le plus compétent, le mieux qualifié, parce qu’il y consacre toute son énergie, il semble juste de conclure que la société doit lui confier le droit exclusif de travailler aux travaux de structure, de mécanique et d’électricité.Ce n’est pas ce qui existe malheureusement.C’était bien pire avant l’an 1959, alors que l’ingénieur n’avait même pas un droit concurrent avec celui de l’architecte.Heureusement, cette situation a été corrigée, mais la situation présente a encore besoin d’améliorations aussi marquées, e L’architecture aux architectes Je défendrai avec force que nous, ingénieurs, devons laisser l’architecture aux architectes, même si dans la plupart des provinces du Canada, dans 48 sur les 50 états américains, et dans plusieurs pays européens et latins par surcroît, les ingénieurs ont le droit de faire de l’architecture.Je crois que les architectes, parce qu’ils y consacrent toute leur énergie, sont les plus compétents dans leur domaine.Même les ingénieurs ne peuvent devenir experts en tout.Je ne fais pas de restrictions.Je ne dis pas qu’il faille laisser l’architecture aux architectes seulement quand on a affaire à des édifices compliqués, ou de grande envergure.L’architecte a besoin pour alimenter son bureau de tous les travaux d’architecture.Il ne peut pas maintenir son étude en opération seulement avec des projets que personne autre que lui ne saurait mener à bonne fin.D’ailleurs les lois doivent être générales, comme il en sera question plus loin.© Les travaux de génie aux ingénieurs Il semble qu’on devrait raisonner dans le même sens quand on parle du domaine de l’Ingénieur.Un ingénieur en bâtiment ne peut pas monter une bonne étude, faire de la recherche, organiser une bonne équipe de travail seulement avec des édifices compliqués où pas un autre que lui ne saurait calculer et dessiner la structure, la mécanique et l’électricité.L’ingénieur a besoin lui aussi de compter que de temps à autre, il aura des projets moins compliqués, de plus petite envergure, afin de maintenir son étude en marche et d’être prêt à rendre les meilleurs services à la société lorsque des problèmes compliqués se présenteront.Il est anormal que les ingénieurs se demandent à tout bout de champ si les architectes auront le bon plaisir de leur confier les travaux de structure, de mécanique et d’électricité, ou s’ils ne décideront pas plutôt d’essayer de tout faire, ou de confier ces travaux de génie à des gens non qualifiés, ou non-compétents, ou à-demi compétents, ou à des gens intéressés à vendre des matériaux.Compétence relative, Compétence totale, Généralité des lois L’architecte admet en pratique, sinon en principe, que d’autres que lui puissent faire de l’architecture.En effet, il y a des personnes qui exécutent des plans et devis de résidence d’une façon notoire.Souvent ce sont des dessinateurs à l’emploi des architectes.Ils ont acquis par la pratique une “certaine compétence”.Est-ce que les architectes les en empêchent ?.Non, et personne ne fait de reproches à ces dessinateurs quand le travail de ces derniers est acceptable.Les architectes tolèrent cette situation, mais ils ne toléreraient pas que la loi fut amendée pour permettre à d’autres personnes de faire de l’architecture, et avec raison, ca sans dire.Certains dessinateurs brillants, travaillant pour des architectes, après avoir travaillé pendant plusieurs années en collaboration très étroite avec leur patron, s’ils ont eu le souci d’étudier d’eux-mêmes, pourraient faire très bien certains travaux d’architecture.On peut dire que ces personnes ont acquis une “certaine compétence”.Mais où pourrait-on poser des limites ?.Comme les limites sont impossibles à définir, il faut que la loi soit générale, qu’elle couvre toute l’architecture.Les architectes sont heureux de réaliser que leurs dessinateurs finissent par acquérir une certaine compétence.Les ingénieurs aussi, et même nous essayons de faire en sorte que nos dessinateurs en apprennent de plus en plus.Il faut donc reconnaître qu’il y a compétence totale et compétence relative.Ajoutons ceci pour ne pas être mal compris.Si certaines personnes ayant travaillé pendant longtemps avec un architecte ou un ingénieur peuvent acquérir une “certaine compétence”, il reste que l’architecte ou l’ingénieur sera toujours le plus compétent pour solutionner des problèmes ou apprécier différentes solutions, chacun dans son domaine, à cause de sa formation respective plus complète.Notons très bien que la loi ne peut pas tenir compte de la compétence relative d’une personne non-membre d’un corps professionnel et de la complexité relative d’un problème donné.La loi doit s’étendre à tous les cas sans exception, afin de ne pas créer de chicane pour chaque cas particulier.C’est vrai pour l’architecture, c’est vrai pour le génie.Que “certains” architectes aient une compétence relative dans les travaux de structure, de mécanique et d’électricité, je l’admets.Mais admettons aussi que “certains” ingénieurs, qui passent leur vie à s’occuper exclusivement du domaine du ^ 6 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION bâtiment, peuvent eux aussi acquérir une certaine compétence en architecture.Et pourtant je soutiens que les ingénieurs ne doivent pas faire de l’architecture.Je m’expliquerais mal que les architectes, comme groupe, pourraient raisonner autrement.Les ingénieurs sont les seuls parfaitement compétents pour des travaux compliqués de structure, de mécanique et d’électricité, et tous l’admettent, même les architectes.Il faut que dans le cas des ingénieurs, la loi soit générale.Autrement, comment pourrait-on établir des limites ?.Comme les limites sont impossibles à définir, la loi doit couvrir tous les cas.La société a définitivement besoin des ingénieurs spécialisés en bâtiment lorsqu’il s’agit d’hôpitaux, de centrales thermiques, d’écoles, d’écoles spécialisées, d’édifices commerciaux de grande envergure, et l’énumération est fort incomplète.Il s’ensuit que la société a le devoir de faire en sorte que les ingénieurs en bâtiment aient des droits exclusifs qui leur permettent de vivre, de s’épanouir, d’améliorer leurs connaissances, afin qu’ils rendent les meilleurs services possible à la communauté, et afin de protéger la société dans tous les cas particuliers.faut pour cela que les ingénieurs soient reconnus comme des partenaires, et que les architectes acceptent d’être critiqués, et seulement quelques-uns de ces derniers s’y plient de bonne grâce.Il me semble que l’architecte et l’ingénieur doivent faire leur travail si bien que ce dernier soit défendable en tout temps et devant n’importe quel expert.Les ingénieurs n’ont pas peur de la discussion : ils y sont tellement habitués.II serait normal que les architectes s’y habituent eux aussi.Quand c’est une grande entreprise qui construit, il y a des réunions entre client, architectes et ingénieurs, et tout le monde y va de sa suggestion.C’est un travail d’équipe, et si chacun est compétent, libre et sans attache, franc dans la discussion, le client aura le plus beau, le meilleur, le plus à point au coût le moins élevé possible.Quand le client n’a pas la compétence de participer à de telles discussions, il a le recours de s’y faire représenter par un conseiller professionnel, ingénieur ou architecte, autre que l’architecte et les ingénieurs retenus pour le projet.Plusieurs clients se prévalent de cette prérogative et c’est très heureux.sion du marchandage, car l’architecte pourrait faire miroiter la possibilité d’un autre contrat.Le tarif actuel des ingénieurs est de 6% pour les travaux inférieurs à cent mille dollars.Les architectes ne veulent pas payer autant, sous prétexte qu’ils reçoivent moins.La société profite du fait que des ingénieurs se spécialisent dans le bâtiment.Si les ingénieurs restent sous la tutelle de l’architecte, si c’est l’architecte qui peut décider seul quels ingénieurs il retiendra, l’ingénieur peut être lésé dans ses droits.Il ne peut même pas faire des représentations à son client éventuel.Prenons le cas d’une commission scolaire, ou du gouvernement provincial ou de tout corps public : si c’est l’architecte qui retient l’ingénieur, le travail sera mal réparti, certains ingénieurs auront trop de travail, d’autres pas assez.Il est normal qu’un corps public régularise le montant de travail que chaque bureau d’ingénieurs obtiendra, et ce corps public saura bien trouver qui est compétent, travailleur, et à la hauteur de la tâche qu’on veut confier.Les architectes ont eu des droits exclusifs Le grand patron On entend souvent dire ceci : “c’est l’architecte qui est le grand patron”, etc.Je pense plutôt que lorsqu’on parle de réalisation d’édifiices contemporains, il s’agit d’un travail d’équipe où chacun est à la hauteur de sa tâche et où chacun se sent respecté.Le grand patron à mon point de vue c’est le client.C’est lui qui décide de construire ou non, de construire grand ou petit, luxueusement ou modestement.C’est lui qui défraie les honoraires et le coût de la construction.Je concède, et je soutiens même, que l’architecte, à condition qu’il remplisse pleinement son rôle, doit être le chef de l’équipe dans la construction d’édifices et qu’il doit être rémunéré équitablement pour son rôle.Mais je n’ai entendu aucun argument qui tienne debout quand quelqu’un soutient que l’architecte doit être le seul et unique responsable vis-à-vis le client.• Architecte, ingénieur, client et travail Nos corps publics et nos grandes entreprises ont pris l’habitude, lorsqu’ils projettent de construire, d’engager eux-mêmes et souvent au même moment un architecte, un ingénieur en structure et un ingénieur (ou une étude) en mécanique-électricité.Je suis bien certain que les résultats sont aussi bons, la plupart du temps meilleurs, que si les clients engageaient un architecte omnipotent qui lui, à son tour, retiendrait les services d’ingénieurs.J’affirme, au risque de froisser les plus susceptibles, que les ingénieurs sont capables de faire des suggestions utiles aux architectes.Et je pense que les architectes doivent recevoir ces recommandations avec largeur de vue.Les architectes ne sont pas gênés pour, non seulement suggérer, mais parfois imposer leur point de vue à l’ingénieur.Et dans les cas où les suggestions améliorent l’ouvrage ou en réduisent le coût, je trouve que c’est nécessaire qu’il en soit ainsi.Les ingénieurs sont eux aussi capables de faire des suggestions pertinentes, en vue d’améliorer une partie de l’ouvrage de l’architecte, ou d’en réduire le coût.Et c’est le client qui en bénéficie.Seulement, il La situation actuelle Dans les conditions créées par la législation actuelle, la position de l’ingénieur est intenable.Je ne connais aucune autre profession (voir même aucun métier) qui se sente en tutelle comme celle des ingénieurs qui exercent dans le domaine du bâtiment.Les ingénieurs ont l’impression de danser au bout d’un manège de cordes.Ils ne sont pas libres.L’architecte n’aime pas que son client choisisse lui-même ses ingénieurs, mais ce n’est pas justifiable.Si un client est capable de choisir un architecte parmi ceux qui s’offrent à lui, il est capable aussi de choisir ses ingénieurs.Ce n’est pas tout d’un coup qu’un client choisit un architecte.Il s’informe, il consulte et il finit par faire un choix que lui, le client considère toujours comme judicieux, au moment où le choix se fait.Et l’architecte choisi trouve toujours que son client a eu un fort bon jugement.Le client peut faire la même chose et avoir un aussi bon jugement quand il s’agit des ingénieurs.Souvent, il pourra même prendre conseil de l’architecte, ou des architectes qui offrent leurs sendees.Le client peut consulter, en plus des architectes, des ingénieurs, des entrepreneurs de plusieurs métiers, d’autres personnes qui ont construit auparavant, et c’est ce qui se fait en pratique.Quand l’ingénieur est retenu par le client, il peut se faire payer plus vite parfois, et ne pas avoir à souffrir des délais causés par toutes sortes de raison.Exemple : certains architectes sont extrêmement lents à envoyer leurs comptes d’honoraires, parfois à dessein pour ne pas trop encaisser dans la même année.Ça ne fait pas nécessairement l’affaire de l’ingénieur.Les ingénieurs peuvent être soumis au marchandage soit par un client, soit par un architecte.L’ingénieur n’a pas le droit d’accepter du travail à des taux inférieurs à ceux définis.Mais il est plus facile de résister aux offres tronquées des clients, car en général ils n’offrent pas du travail à tous les mois.D’autant plus qu’il est plus facile de signer des contrats avec les clients qu’avec les architectes.Quand l’ingénieur travaille pour un architecte, il est extrêmement rare qu’un contrat écrit soit préparé.Aux règlements des comptes, l’ingénieur peut plus facilement être soumis à la pres- Les architectes ont eu longtemps le droit exclusif de faire des plans et devis de structure, de mécanique et d’électricité, c’est-à-dire jusqu’à il y a l’année 1959.Qu’est-ce qui s’est passé pendant cette période.Les architectes, ne pouvant pas concevoir et calculer de tels travaux, ont été les responsables du fait que des compagnies se sont immiscées dans ces domaines.Ce sont les architectes qui à cause de leur incapacité ont dû se diriger vers les compagnies, soit en oe qui concerne les structures d’acier, les systèmes de chauffage, les chaufferies, les systèmes de distribution et de transformation d’énergie électrique, les systèmes de signalisation, de communications, de diffusion de musique, etc.Les architectes n’ont pas su déployer tous les efforts requis pour convaincre leurs clients que ces derniers auraient dû payer en plus pour les travaux d’ingénieurs.Et ne voulant pas eux-mêmes payer à même leurs honoraires, ils ont fait faire des structures de béton sans honoraires mais à frais indirects pour le client, ils ont encouragé des compagnies d’acier de structure, des maisons commerciales, etc.Jamais les architectes eux-mêmes n’ont essayé'd’enrayer la pratique illégale dans le domaine de la mécanique-électricité.Ils l’ont encouragée.Ce sont les ingénieurs qui depuis cinq ans ont pris l’initiative d’arrêter les irrégularités dans la vente d’acier d’armature.Ce sont les ingénieurs seuls qui depuis toujours s’efforcent d’arrêter la pratique illégale en ce qui concerne les domaines de mécanique et d’électricité.Quand dans une région, il n’y avait que des compagnies industrielles ou commerciales qui faisaient des plans de structure, de mécanique ou d’électricité, et qu’un ingénieur avait le cran de s’installer en pratique privée, l’ingénieur risquait beaucoup à cause des déficiences des lois existantes.Pendant longtemps des ingénieurs ont dû subir la concurrence de ces établissements commerciaux, et ils la subissent encore malheureusement.Ce sont les ingénieurs, et eux seuls, qui sont allés convaincre les clients qu’il valait mieux retenir un ingénieur conseil qui prendrait des décisions libres, et qu’il valait mieux avoir des plans et devis pour pouvoir demander des soumissions et profiter du jeu de la concurrence.Ce sont les ingénieurs seuls qui ont fait comprendre aux clients que le coût des honoraires des ingénieurs était de beaucoup inférieur aux frais indirects chargés 47 MONTRÉAL, JUIN 1962 par If,-s compagnies vendant leurs matériaux.On avait confié -aux architectes, -avec le privilège -exclusif qu’ils -avaient, le soin de surveiller la pratique -dans l’intérêt public.Les architectes ont failli à la tâche.En conséquence, il est éminemment nécessaire -pour le bien public que le droit exclusif de faire des plans et -devis de structure, -de mécanique et -d’électricité soit donné aux ingénieurs qui seuls ont la compétence parfaite dans ces -domaines et qui seuls sauront faire respecter -la loi pour le plus grand bien du public.La Corporation des Ingénieurs pourra alors piieux surveiller la pratique du génie daps ces domaines particuliers.\ rVQejcX Y" vti/vô Il semble que si on pouvait réunir tous les architectes de notre Province, et si chacun -d’eux pouvait exprimer sa juste pensée librement, la plupart serait en faveur de laisser les travaux de génie aux ingénieurs.C’est ce qui ressort des conversations que plusieurs ingénieurs ont eues avec plusieurs architectes.» Conclusion Il découle de toute cette discussion que les lois gouvernant la conception et la réalisation des édifices, ont besoin -de réformes urgentes dans le plus grand intérêt de la société.MON OPINION.par J.'L.Lalonde, architecte, A.D.B.A.Je formule le vœu que les architectes et ingénieurs d-e cette -province réalisent à la fin qu’ils ont chacun leurs domaines et -leurs prérogatives propres à eux.Qu’architectes et ingénieurs se dévouent totalement au champ qui -leur est réservé, que chacun s’efforce de devenir très compétent dans sa discipline, que les associations professionnelles fassent en sorte que leurs membres soient tous excellents, que chacun enfin veuille fournir la somme de travail requis de lui, le bien commun sera mieux servi, nos édifices seront mieux faits, nous continuerons d’avancer dans le chemin du progrès, nous dépasserons ce que nous avons fait jusqu’ici.“The architect thinks that he is a world maker because he can design things sometimes brillanlly; this is not true, the main things are the ones behind the design” (J.L.Sert; assemblée annuelle de TA.A.P.Q.) Lorsqu’un architecte parle à d’autres architectes, ou lorsqu’il écrit un article pour une revue professionnelle, il sent le besoin de réaffirmer que -l’architecte, pour survivre, doit redevenir le maître-d’oeuvre, ou doit continuer de l’être.Et presque toujours il se trouve un ingénieur, habituellement spécialiste en structure pour -lui contester cette affirmation.Les derniers numéros d’Architecture, et encore celui-ci nous ont permis de -lire des textes du président de l’A.A.P.Q., M.Paul Trépanier et la ou les réponses de M.Georges Côté, Ing.P.; -tous -deux reprennent cette vieille querelle, sans doûte amicalement, de la responsabilité de l’architecte et -de l’ingénieur, dans l’oeuvre architecturale.Je ne prétendrai pas régler -1-e différent, ce serait vraiment trop beau, mais j’aimerais commenter le rôle de chacun de nous dans la société où nous vivons et essayer d’en déduire de quelle façon nous pouvons le plus contribuer à donner à notre milieu un caractère convenable.Je crois qu’i-1 faut d’-abord -définir ce qu’on entend -par architecture, car il y a certainement confusion sur les termes dans les textes de MM.Trépanier et Côté.Le premier parle d’architecture proprement dite et il me semble que le second pense esthétique en écrivant architecture.L’architecture c’est toujours l’art et la science de bâtir, mais c’est -aussi un service à la société, à une société -elle-même mal -définie, qui se cherche un modus vivendi et notre oeuvre -architecturale ne sera valable que si elle contribue à établir -les normes de vie des hommes -de notre époque.Lorsqu’au sièéle dernier les besoins de l’espèce étaient assez bien déterminés, on divisait l’architecture en grandes catégories, répondant à ces -besoins.Depuis ce qu’il est convenu -de nommer la révolution industrielle, ces catégories ne suffisent plus.Les besoins des hommes sont devenus beaucoup plus complexes.Il faut prévoir : les usines, -les bureaux -pour la gouverne des usines, les établissements commerciaux pour la -distribution des produits -des usines les entrepôts pour les conserver, et surtout il faut organiser toute notre oeuvre pour utiliser le produit des usines.La variété des “abris” est devenue très grande, la relation des jonctions extrêmement complexe, et “l’art” de -bâtir très savant.Et -depuis un siècle l’architecture piétine parce que la société piétine.On remet -continuellement -en question les besoins réels des hommes; on se -demande si les solutions proposées répondent à des problèmes bien établis, et si nos connaissances particulières ne seront pas toujours en recul d’une déoad-e sur l’avancement de la société.Peut-on alors se qualifier de maître-d’oeuvre ?Cette conclusion est un peu forcée, mais, je crois qu’elle résulte de cette définition, un peu échevelée peut-être de “l’architecture”.Les programmes ne sont pas définis, -les moyens d’exécution sont mal adaptés et les -exigences technologiques sont si complexes que l’art et la science de bâtir ne peuvent plus suffire.En architecture, comme dans -tous -les domaines de l’activité humaine, le surhomme n’est plus possible.Le Corbusier est un artiste qui a su dominer la science.Mies Van Der Rohe -est un artisan qui est parvenu jusqu’à la poésie; ni l’un ni l’-autre n’a fait oeuvre architecturale.Les espaces harmonieux, c’est -le résultat; -le but c’est l’homme et ses besoins.Il semblerait que je me range du côté de M.Côté, (sans jeu -de mots).En effet je suis d’accord avec lui lorsqu’il écrit “qu’i-1 est impossible à un seul homme d’assimiler toutes -les connaissances requises pour exceller dans toutes les sphères qui -composent -l’-art et la science de construire des édifices”.Mais je ne suis plus d’accord lorsqu’il limite la collaboration à celle de l’architecte -et de l’ingénieur.Je crois que toute oeuvre -architecturale est le résultat des efforts -d’une quantité d’individus tous -aussi qualifiés les uns que les autres pour être le coordinateur, du moins en théorie.Il y -a le client, souvent avec sa “machine” de financiers, statisticiens, sociologues; il y a l’urbaniste, qui saura situer l’ouvrage dans un contexte organisationnel; il y -a l’architecte, les ingénieurs de diverses disciplines, qui mettront -en oeuvre, -avec la collaboration de l’entrepreneur; il y a -aussi l’architecte paysagiste, le décorateur ensemblier, le “industrial designer”, l’artiste même qu’une récente loi -provinciale vient de reconnaître comme un participant à l’oeuvre architecturale.Qui sera Je maître d’oeuvre ?La puissance et l’importance de chacun dépendra de la nature de l’oeuvre, mais jamais l’un -d’eux n’en sera le maître; il pourra être -l’élément catalysant ou -le coordonnateur, mais pas le maître, ce serait au détriment de l’oeuvre.Que celui qui aura le -plus de responsabilité à cause de la nature du -projet soit le coordonnateur (l'ingénieur s’i-1 s’agit d’un pont ou d’une usine, l’architecte s’il s’agit d’un édifice public etc .), c’est normal; en fait, celui dont la personnalité sera la plus transcendante aura toujours le dernier mot.Que ce soit l’architecte, ou l’ingénieur ou le olient, et qu’il se qualifie de maître-d’oeuvre, je n’y vois -pas d’inconvénient, à condition qu’il découvre cette vérité “après” l’oeuvre.Mon expérience, quoique limitée m’a appris que -l’oeuvre la mieux réussie est celle que tout le monde s’approprie; le client, l’architecte, l’ingénieur, même le constructeur.Le véritable maître, cette fois, jouant un peu sur le sens des mots, c’est l’usager, surtout s’il est conscient de ce qui l’entoure.Pour terminer, j’aimerais rélever une phrase du texte de M.Trépanier qui dit que l’architecte est le seul dont Entraînement professionnel vise à en faire un “coordonnateur” Je ne suis pas assez au courant de la formation des ingénieurs dans les grandes écoles du Québec pour commenter cette -assertion, mais j’ai constaté que d’une façon générale, nous, les architectes, avec nos -déficiences souvent soulignées, avons un certain mépris des formules toutes faites, alors qu’il est assez rare de rencontrer un ingénieur qui remette les “recettes” en question.Je conclus qu’un -peu plus d’humilité -de notre part, et une plus grande curiosité de la part des ingénieurs, ne -pourraient être que bénéficiables à “l’architecture”.N,B.— J’aimerais préciser que si je suis personnellement d’accord avec le principe de collaboration entière, et dès le début, entre architectes et ingénieurs, que M.Côté préconise, je crois que son second texte, publié dans ces pages, n’ajoute rien à la discussion; bien au contraire puisqu’il cherche à démontrer que l’ingénieur a des prérogatives exclusives dès qu’il s’agit de structure ou d’électricité.N’est-ce pas rechercher pour vous ce que vous reprochez aux autres ?Ou doit-on y voir un plaidoyer en faveur du bill de la Corporation des Ingénieurs.Un plaidoyer virulent, mais pas très habile.4B ARCHITECTURE-BÂTI MENT-CD N STR U CTI ON NOUVELLES et COMMUNIQUÉS Promotions à l’A.A.P.Q.A la suite du décès de M.C.Davis Goodman, M.Jean Damphousse, A.D.B.A.devient premier vice-president de l’association, alors que M.Gilles Marchand, A.D.B.A.a désormais le rang de secrétaire honoraire.M.Jean Damphousse premier vice-président M.Gilles Marchand secrétaire honoraire Nouveaux dignitaires de l’Institut Royal d’architecture du Canada Elus lors de la 55ème assemblée annuelle, qui s’est tenue à Vancouver, du 30 mai dernier au 2 juin.Assis, de gauche à droite : R.C.Betts, Montréal, secrétaire honoraire; Dr F.Bruce Brown, Toronto, vice-président; John L.Davies, Vancouver, président; R.Elliott, Ottawa, directeur administratif; M.Holdham, Ottawa, secrétaire.Debout, de gauche à droite : Gordon Arnott, Regina; J.W.Strutt, Ottawa; C.-A.E.Fowler, Halifax; Harland Steele, Toronto, président sortant de charge; M.James Searle, Winnipeg; G.Venue, Québec: M.F.J.Nobbs, Montréal; M.G.E.Wilson, Toronto.“College of Fellows” Voici les membres de l’Institut Royal d’Architecture du Canada qui ont reçu la distinction de fellow, lors de la 55ème Assemblée Annuelle; debout, de gauche à droite : M.F.Allan, Toronto; P.T.M.Ba-rott, Montréal; C.-D.Campbell, Victoria; L.V.Gallaher, Fort William; Professor W.Gerson, University of B.C.; F.M.Poison, Vancouver et J.M.Strutt, Ottawa.Assis de gauche à droite : Sir William Holford, Londres, président de l’Institut Royal des Architectes britanniques, fellow honoraire; J.Y.Mc Carter, Vancouver, doyen du Collège; H.H.G.Moody, Winnipeg, Chancelier; Dr.F.Bruce Brown, registraire, Toronto; Harland Steele, président sortant de 1T.R.A.C., Toronto et Professeur H.Ingham Ashworth, Sydney, président de l’Institut Royal Australien des Architectes, fellow' honoraire.Il a été, d’autre part, annoncé que M.Gérard Venne, de Québec, succède au Dr Browm, dans les fonctions de registraire, alors que M.Earl Morgan, de Toronto, président de l’Association des Architectes de l’Ontario, devient doyen du Collège, en remplacement de M.J.Y.Mc Carter.-M-~M~ VS „ p.V üagfi kbk ¦ » .49 MONTREAL, JUIN 1962 FABRIQUÉS AU QUÉBEC ZleduuMaU.Trade Mark Reg’d.Chaufferettes, Éventails Réfrigérateurs No 1614AT CONVECTEURS Thin Line PLINTHES Chauffage Radiant Concentré INTÉRIEUR OU EXTÉRIEUR Les rayons concentrés de cette chaufferette réchauffent les personnes et les objets, et non pas les murs et Fair environnant.Voilà pourquoi ce genre de_ chauffage est très économique et, grâce à sa chaleur instantanée, son usage est recommandé pour les pièces peu employées.Ce genre de chauffage est salubre et naturel, réchauffe comme le soleil ou la chaleur d’un foyer.• Radiant O Anti-corrosif Disponibles de 30" à 108" de longueur.Capacités de 500 à 3,000 watts.120 et 240 volts.Entièrement à l’épreuve du feu et silencieux.Les éléments de chauffe sont garantis pour 5 ans.Disponibles avec ou sans thermostat.Détails complets dans le catalogue général.CHAUFFERETTES INDIVIDUELLES Modèle à hélice illustré Apparence moderne Entière protection Installation facile Filage de sécurité Coût bas Rayons salubres du soleil VENTILATEURS EN MÉTAL REPOUSSE Capacités de 1500 à 60000 watts.Voltage jusqu’à 575 volts, selon spécifications.Chaufferettes à hélice ou souffleur pour divers emplois industriels.ELECTRO MAID Unité combinée 3 dans 1 Réfrigérateur — 5 pi.cubes Cuisinière — 3 feux Evier — Acier inoxydable Véritable économie d’espace.Ensemble complet idéal pour les maisons d’appartements et motels.Primée en 1955 par le National Design Award.Un des item que nous fabriquons au Canada, un item vraiment versatile.Notre ligne de ventilateurs, illustrés partiellement ci-contre, est renommée et distribuée d'un océan à l'autre.Canadian Armature Works est au service des Canadiens depuis plus de 25 ans.Nous sommes toujours heureux de coopérer avec les architectes et leurs consultants pour tout projet.Demandez notre circulaire 113FG pour détails de rendement et renseignements complets sur les modèles.Ventilateur industriel de toit MODÈLE UNO Ventilateur centrifuge mural MODÈLE S Ventilateur axial de toit MODÈLE A Ventilateur centrifuge de toit MODÈLE C Demandez, sur votre en-tête de lettre, une copie de notre catalogue sur notre ligne complète de produits.CANADIAN ARMATURE WORKS INCh^sr) 6595 ST.URBAIN ST.MONTREAL • 5 ?ARCHITECTURE-BATIMENT-CONSTRUCTION r:X3?r\ -'*^éîs '“**»&** fer j 'T~ '£ ^T>.¦ V : ;% -5 i M STlTi'l / / ADRESSE VILLE___ PROV.___ Indiquer les brochures que vous désirez recevoir: ?TUILES POUR ?FLORTILE PLAFONDS Q REVÊTEMENTS ?BARDEAUX EXTÉRIEURS ebout, Pompéi! 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En effet, insonorisantes, ces tuiles assourdissent les bruits.Pour les plafonds, les murs et les planchers, exigez toujours BP.BUILDING PRODUCTS LIMITED Boîte postale 6063, Montréal (Québec) NOM FERME- PORTES Pour les installations où la qualité doit passer avant le prix, LCN offre aux architectes un assortiment complet de ferme-porte.Ces équipements, qui permettent un contrôle absolu des portes, sont garantis pour deux ans et inspectés par des représentants LCN.Notez bien que tous les ferme-porte LCN sont munis d’un contrôle hydraulique de ralentissement.Notre catalogue illustré No 16 vous sera envoyé gracieusement sur demande.Ecrivez à: LCN Closers of Canada Ltd., P.O.Box 100, Port Credit, Ontario.(RAIC/AIA No.27-B) 62.4F • Ferme-porte dissimulé en hauteur.Action simple, pour portes à charnières, centrées ou décentrées.Modèle dissimulé en hauteur et de conception Classique.Mécanisme installé dans le montant supérieur et le haut de la porte.Le bras de levier disparaît dans le retrait du butoir de la porte, lorsque celle-ci est fermée.Peut s'utiliser avec portes intérieures ou extérieures en bois ou en métal, de d'épaisseur ou plus.Ouverture jusqu'à 180°.(Série 200) Ferme-porte dissimulé en hauteur.Action simple, bras posé en surface, pour portes à charnières, centrées ou décentrées.Mécanisme installé dans le montant supérieur et le haut de la porte, mais avec double bras de levier apparent pour une meilleure fermeture.La porte peut s’ouvrir à 180° lorsque le montant le permet.Offert avec bras d'attache normal, bras d’attache d'arrêt, ou bras d’attache à fusible, approuvé par les assureurs.(Série 500) • Ferme-porte dissimulé dans la porte.Action simple, pour portes intérieures avec charnières normales.Choix de deux modèles-types pour portes de bois ou de métal.Contrôle invisible des portes pour un prix légèrement supérieur à celui des ferme-porte apparents.Très apprécié dans les bureaux, les écoles, les hôpitaux et les édifices industriels ou religieux.(Série 300) Ferme-porte dissimulé en hauteur.Double# action.Ferme-porte puissants conçus pour contrôle complet crémaillère-pignon sur n'importe quelle porte à double action, intérieure ou extérieure.Ils font merveille dans les restaurants et les hôpitaux, où les nettoyages fréquents peuvent détériorer les ferme-porte à niveau du plancher, (Série 600) • Ferme-porte “doux” appliqué en surface.Pour portes intérieures ou extérieures de 2'2" à 5'0" de large.Vis d’ajustement indéréglable, puissance de fermeture variable, base adaptable pour surface irrégulière.Ferme-porte spéciaux, disponibles comme suit: cabine de téléphone, modèle à fermeture retardée, etc.Offert en laqué brun prêt à peindre pour assortir à la porte et aux montants, ou peint si désiré.(Série 4000) Ferme-porte dissimulé au plancher.Action # simple.Ce ferme-porte au plancher LCN contrôle aussi bien les portes intérieures ou extérieures.Peut être réglé ou réparé sans que la porte soit mise hors-service.La porte ne pèse pas sur le piston.Convient aux portes avec ou sans seuil, et pour les portes à charnières, centrées ou décentrées.(Numbers 2, 4, 6.) 2472 Bibliothèque et Archives nationales Québec Architecture, Bâtiment, Construction Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 De Ul®* au-dessus de zéro à S® ’ au-dessous.en 4 heures ! IlV^vvv- 1111111 II4 EST FABRIQUÉE AU CANADA PAR DUPLATE CANADA LIMITED et vendue exclusivement par Canadian Pittsburgh Industries Limited Dans cette dure épreuve qui comporte plusieurs cycles de quatre heures, les fenêtres doivent subir sans broncher de brusques changements de température allant de 130° au-dessus de zéro à 30° au-dessous! De plus, au cours de chaque cycle, on vaporise de l’eau sur les vitrages pendant 10 minutes ! Une double fenêtre qui peut résister à ce traitement sans s’embrumer, givrer ni perdre son étanchéité résistera nécessairement à n’importe quelle température habituelle ! Et ce n’est là que l’une des épreuves auxquelles les fenêtres Twindow * sont soumises en cours de fabrication pour leur assurer un service exempt d’ennuis.La Twindow est de fabrication solide, avec gorge en acier inoxydable, à l’épreuve de la corrosion, qui retient sous pression constante le joint d’étanchéité afin d’assurer un service durable, exempt de tout ennui.La Twindow est garantie pour 5 ans par Canadian Pittsburgh Industries Limited, une compagnie renommée, ayant à son crédit des milliers d’installations de fenêtres Twindow au Canada.Utilisez- la Twindow en toutes circonstances.Acceptée par la CMHC (No 1002), elle est offerte en verre poli ou en verre à vitre, en dimensions standard ou sur mesures.En cas de clarté éblouissante ou de chaleur extrême, la Twindow peut être obtenue en verre thermo-absorbant qui atténue l’éblouissement, de teinte verte Solex*, ou neutre Solagray* ou Graylite*.Pourquoi ne pas profiter, dans vos projets de construction, des nombreux avantages et économies de coût qu’offre la Twindow?Pour recevoir notre brochure illustrée, "Deux modèles de Twindow”, veuillez poster la carte-réponse affranchie.*Marque déposée Un technicien vérifie la courbe de température pendant les tests de changements brusques des conditions atmosphériques.Installation de Twindow à Vaérogare internationale de Montréal, à Dorval.architectes: Illsley, Templeton & Archibald, Larose & Larose, Associated Architects entrepreneurs Generaux: The Foundation Company of Canada Limited entrepreneurs en vitrages: Canadian Pittsburgh Industries Limited MONTREAL, JUIN 1962 55 iss® S?»*- :ÿ£SM ïggsd r^iv •&P 5Sc5^j?mæ £&&& fc***i:i *1 £**
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