Architecture - bâtiment - construction, 1 novembre 1962, Novembre
•ni !'I III ü SnSiii^S «SïlïBÈ IMMEUBLES DE BUREAUX MONTRÉAL NOVEMBRE 1962 ni1 h RJUL SYSTEME REGLABLE DE FIXATIO RAMPE DE L ASSURANCE D'UNE RIGIDITÉ PARFAITE REDUCTION DES FRAIS DE MAIN-D'ŒUVRE ELIMINATION DES BRIS DE MAÇONNERIE POSITIF DES BARREAUX ALIGNEMENT * ' - ¦ ¦ mm ÿ'ftl |WÆ g» mm SS: k ÜÉ /*7 /u m7 r/r fJj/l GENERAI CATALOG OF COMPLETE COPYRIGHT 1 9 6 2 BY BLUMCRAFT OF PITTSBURGH U M C R A F T REQUEST AVAILABLE < 460 MELWOOD STREET, PITTSBURGH 13 PENNSYLVAN IA IL EST POUSSÉ NON PAS TIRÉ Oildraulic • • L’ASCENSEUR CHOISI PD U R LE MARYMDUNT CDLLEGE teîuaK P ‘ H Collège Marymount, Ste-Foy, Québec.— ARCHITECTES : Gaston Amyot et Edouard Fiset.ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX : Cimota Construction Corp.Ltd.L'Ascenseur à passagers Rotary Oildraulic vendu et installé par Alpin Elevators Co.Ltd.I ES ascenseurs modernes Rotary Oildraulic, en har-monie parfaite avec l’architecture contemporaine, s’installent dans un nombre sans cesse croissant de nouveaux immeubles dans le Québec.Etant poussé du bas par un puissant piston-plongeur, l’Ascenseur Rotary Oildraulic n’exige aucun appentis pour moteurs.La toiture présente alors une ligne libre de toute obstruction.Le piston-plongeur supporte le poids total de la cabine, ainsi la conception du puits ne se fait qu’en prévision de poussées latérales légères.En plus d’économies dans la construction, la flexibilité de l’emplacement des moteurs permet d’employer l’espace intérieur en vue d’un rendement maximum.Au propriétaire, les Ascenseurs Rotary procurent les avantages d’un fonctionnement efficace et économique.Des charges de 100,000 livres ou plus sont possibles dans les installations à grand rendement pour le fret.Postez le coupon cbdessous à la succursale de Montréal de Dover Products pour une copie de notre catalogue ou obtenir de l’aide pour vos plans et devis.Les Ascenseurs Rotary Oildraulic pour passagers et marchandises sont fabriqués au Canada par DOVER PRODUCTS CORPORATION OF CANADA, LTD.- DIVISION DES ASCENSEURS Chatham, Toronto, Montréal, Calgary POSTEZ POUR CATALOGUE Dover Products Corporation of Quebec, Ltd., 5950, chemin de la Côte des Neiges, Montréal 26, Qué.Veuillez me poster vos catalogues sur les Ascenseurs Rotary Oildraulic pour passagers et marchandises: Nom_______ Société__________________________________________________ Adresse________________________________________ MILITE BLOC LEGER À BASE DE PIERRE PONCE le bloc de pierre ponce à NOUVELLE TEXTURE La compagnie Miron Ltée vous offre un nouveau matériau ayant de nombreux avantages sur les produits présentement sur le marché.Parmi ses nombreuses qualités vous trouverez qu’il est: LE PLUS LÉGER*LE PLUS PÂLE*LE PLUS ISOLANT*LE PLUS RÉSISTANT AU FEU Le nouveau bloc de pierre ponce MIROLITE est disponible dans toutes les couleurs pastelles.Pour plus de renseignements, adressez-vous à: LA COMPAGNIE MIRON LTÉE 2201 est, rue Jarry, Montréal 38, P.Q.Tél.RA.7-2811 ARCHITECTURE-BATIMENT-CdNSTRUCTIDN BÂTIMENT • CONSTRUCTION Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.CONSEILS D'AVISEURS ARCHITECTES — Paul-H.Lapointe, M.R.A.I.C., dir.technique Louis-N.Audet, F.R.A.I.C.— Ernest Denon-court, B.A.A.— Léonce Desgagné, A.D.B.A.— Jean Damphousse, A.D.B.A.— Georges de Varennes, B.A.A., F.R.A.I.C.— Roland Dumais, A.D.B.A.— Gaston Gagnier, A.D.B.A.—- J.-Y.Langlois, A.D.B.A.— Eugène Larose, B.A.A., F.R.A.I.C.— Lucien Mainguy, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— J.C.Meadowcroft, F.R.A.I.C.— Henri Mercier, A.D.B.A., F.R.A.I.C.— Pierre Morency, A.D.B.A., M.Arch., F.R.A.I.C.— Maurice Payette, A.D.B.A., F.R.A.I.C.—- Lucien Sarra-Boumet, B.A.A.INGÉNIEURS — Vol.17 — No 199 NOVEMBRE 19 6 2 SOMMAIRE Éditorial 21 Jacques Varry, rédacteur Message de l'A.A.P.Ç.22 Gérard-O.Beaulieu, Ing.P., prof., Ecole Polytechnique — Armand-E.Bourbeau, Ing.P.— Ignace Brouillet, Ing.P.— Henri Gaudefroy, Ing.P., dir., Ecole Polytechnique — Paul.E.Morissette, Ing.P., dir., adjoint, Travaux Publics, Ville de Montréal — L.Nadeau, Ing.P.— C.Lome Wiggs, Ing.P.CONSTRUCTEURS — Jacques Boileau, vice-prés., Damien Boileau Limitée — L.-Èlzéar Dansereau, prés., Métropole Electric Inc.— Fernand Cuay, vice-prés., J.-L.Guay Ltée — Gaston Jouven, dir.gén., A.Janin Cie Ltée —- René Thomas, président, Collet Frères Ltée.Gilles Marchand, secrétaire honoraire Message from the P.Q.A.A.23 Gilles Marchand, Honorary Secretary Immeubles de bureaux 24 à 39 Immeuble de la Standard Life Durnford, Bolton, Chadwick & Ellwood, architectes Services mécaniques et électriques de la Place Ville Marie article technique traduit et adapté, d'après Monroe Kert, ingénieur-conseil CONSEILLER JURIDIQUE — Me Bernard Sarrazin, c.r.Protection des immeubles de la Place Vile Marie contre les vibrations d'après J.E.Brett, ingénieur-conseil ADMINISTRATION — Eugène Charbonneau Claude Beauchamp éditeur gérant-général RÉDACTION — Jacques Varry Patrick Schupp Jacques Andrieu rédacteur en chef rédacteur-adjoint Europe PUBLICITÉ — B.A.Matthews, J.A.R.DesRosiers Marc A.Girard Fred R.Jones & Son Babineau, Montréal Toronto Chicago Jacques Charbonneau Pierre Rocray production secrétariat En Europe La reconstruction de Berlin Ouest 40 à 46 article de notre correspondant Jacques Andrieu Nouvelles et Communiqués Projet d'étudiant Un club universitaire et immeuble à bureaux 47 48 Jean-Pierre Lapointe, élève de 4ème année, Ecole d'Archîtecture de Montréal Page frontispice Angle sud-ouest de l’immeuble de la Standard Life, rue Sherbrooke.classifiée dans le “Canadian Index to Periodicals and Documentary Films’Canadian Library Association, Éditeurs: Eugène Charbonneau & Fils, 1448, rue Beaudry, Montréal 24, Canada, Tél.: 525-2528.— Aussi éditeurs de: "Le Fournisseur des Institutions Religieuses" et "Le Bijoutier" — À Toronto: 169 Yonge Street, Room 301, Tél.: EM.3-7737 —- États-Unis: Fred R.Jones & Son, 205 West Wacker Drive, Chicago.* Imprimeurs: Paradis-Vincent Limitée, Montréal.* Abonnements: Pour les architectes, ingénieurs et constructeurs du Canada, des États-Unis et de la Grande-Bretagne: $6.00 par année.Toute autre personne, $12.00 par année.Tous les autres pays: $12.00 par année.* Droits d'Auteurs : Tous droits de reproduction et d'adaptation réservés pour tous pays.* Tirage certifié: Membre de la Canadian Circulations Audit Board.* Membre de la Business Newspapers Association of Canada.MONTREAL, NOVEMBRE 1962 5 Architecte : Peter Dickenson Architectes associés : Ross, Fish, Duchesne & Barrett Clifford & Lawrie Ingénieurs : M.S.Yolles Associates Entrepreneurs généraux : Perinî Ltd.A.FAUSTIN CIE LTÉE Spécialistes en beaux travaux en bronze, en acier inoxydable, en aluminium et en fer forgé, sont heureux de vous montrer le magnifique escalier hélicoïdal en acier inoxydable fabriqué et installé au nouvel immeuble de la Banque Canadienne Impériale de Commerce, boulevard Dorchester, Montréal.Cet escalier, unique au monde, a été conçu comme une plaque solide en acier inoxydable de I V2 pouce d'épaisseur, 4 pieds de largeur avec des rainures de 3/s de pouce de largeur et '/s de pouce de profondeur sur les deux surfaces et d'environ 40 pieds de longueur, pliée pour obtenir l'effet spectaculaire d'un délicat ruban, quand en fait cet escalier pèse au-delà de 16,000 livres.Ce travail impossible a été réalisé dans nos ateliers avec la haute compétence et la détermination de nos artisans.6 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION PLUS DE CIMENT à MAÇONNERIE .UTILISÉ POUR LES MURS INTÉRIEURS DE L'ÉDIFICE DE LA BANQUE ROYALE DU CANADA, PLACE VILLE-MARIE, EST DU CIMENT ST-LAURENT.Pour un mortier supérieur.mm if fiI é*l**4* wk'llkhik* j «"¦ r/tsiish&iiiit* hsuiteUitel 1 c' ¦iMïÉMà /.y/;;»;;; S00*m ésSisil^t U ,ïïw**/riî«* tl'ÎNil'fe;- f t 'l ift fini .Pi &&&&& -3sg$SS î*»**-' ^ S.^"S ; " m S» ON EXIGE LE ENTREPRENEURS EN MAÇONNERIE: REGENT CONSTRUCTION LTD , MONTREAL CIMENT À MAÇONNERIE ST-LAURENT CIMENTS DU ST-LAURENT Usines et stations de distribution à: QUÉBEC - MONTRÉAL - OTTAWA - CLARKSON - LONDON - FORT WILLIAM c&Hee c.OU sT MONTREAL, NOVEMBRE 1962 *7 p: i i h^o***,* :.r *"'*«**«, '"*«« ,u" :.Hfct’ .¦¦«., ["•«««Ml,,,, [«¦••««MHh,, Ujomh hîfHIâi nn f p Hiii.mm iiiir iiiiri.Mtmr ma, iijj i rrnTP g rf||j •«¦¦¦mu i ïWIMIRVIiiiih I1’ wnaai 00 iitnaniniiii liiiiiiinmi : lllll ¦BfflsH iMWIll" Ivans ! ï 1 if: >rsm 1 wiisii |inii3 n IHRi i H |KBWn( lemm 113 Hill ARCHITECTURE-BATIM ENT-CDNSTRUCTIDN Propriétaires-promoteurs : Webb & Knapp (Canada) Ltd.Architectes et urbanistes : I.M.Pei & Associates Architectes associés : Affleclc-Desbarats-Dimakopoulos-Michaud-Sise Ingénieurs (méc.) : Jas.Keith & Associates Ingénieurs conseils (méc.) : Consentinï Associates Entrepreneurs généraux : The Foundation Company of Canada Limited Sous-entrepreneurs (méc.) : John Colford Contracting Co.Ltd., et Kerby Saunders (Canada) Ltd.(Contrat en participation) POUR LA : 'V?â UN CLIMAT SUPÉRIEUR À LA NATURE MÊME ! lie) ij ; j La Place Ville-Marie, le plus grand complexe l'Ifl “i commercial au Canada, comprend un gratte-cid Ipfli i de 42 étages, quatre pavillons de banque, une galerie pour des douzaines de boutiques élégantes, ainsi qu’une spacieuse plaza entourée d’autres boutiques de goût, de restaurants et d’un immeuble à bureaux.Le cruciforme seul contient iy2 million de pieds carrés d’espace locatif et peut recevoir plus de 10,000 -employés.Les promoteurs avisés de la Place Ville-Marie n’ont pas mesquiné pour le confort, car un Système de Contrôle Johnson, spécialement conçu, dirige une vaste gamme d’appareils d’un débit de deux millions de pieds d’air parfaitement climatisé à la minute.Plus de 1,800 thermostats et des milliers d’autres contrôles Johnson assurent im climat ambiant idéal à l’année longue pour les visiteurs et les employés.Même la galerie des boutiques jouit de ce confort.En outre, grâce à un Centre de Contrôle Johnson conçu pour ces exigences précises, la surveillance et le contrôle coordonnés de tout le système ne requièrent qu’un seul préposé — une caractéristique qui se traduit par des économies de temps et de frais d’opération aussi bien que par confort maximum.Les principaux immeubles du monde, grands ou petits, font confiance au rendement sans égal et aux caractéristiques économiques des Systèmes de Contrôle Johnson.Lorsque vous préparez des plans pour un nouvel immeuble, discutez des avantages des Systèmes Johnson avec le représentant Johnson de votre localité.johnsonbcontrol SYSTÈMES |||(-l| AUTOMATIQUES EN CROISSANCE AVEC LE CANADA DEPUIS 1912 Johnson Controls Ltd.— Bureaux à Calgary, Edmonton.Halifax, Hamilton, London, Montréal, Ottawa, Québec, Regina, Toronto, Vancouver et Winnipeg.MONTREAL, NOVEMBRE 1B6Z 9 “VOUS A VEZ UNE ALLURE QU! ME PLAÎT BEAUCOUP!’’ "Vous dites ca pour me flatter!” ***-'•¦*>' r:; Kï«gkr-j-*£;.- * *a» ** ¦ ^ft***- * "*- > «t» K c>».< ièÉÉ^Jtâi E» Ces briques ne sont pas comme les autres! Ce sont des briques Cooksville-Laprairie, produit de DOMTAB Construction Materials Ltd.ST-JEAN (N.B.) • MONTRÉAL • TORONTO • WINNIPEG • SASKATOON • EDMONTON • VANCOUVER LE PANNEAU * v i n ï < \ K r.' i« i r f v Ü .i * N I - m ijf J k K k S L \ P ! , • >• 'r'* ' ^ÊË&SiÊ POUR PLAFONDS i * * ''i • + *T.M.Reg’d, mimm.Extrêmement insonorisant .incombustible .facile à entretenir .entièrement lavable .et offert à prix concurrentiel.Le panneau Fiberglas Sonocor possède des propriétés insonorisantes exceptionnelles et il est incombustible.Pourtant, il ne coûte pas plus cher que certains carreaux de plafond en carton pâte.Sa surface blanche grenelée possède un chic inimitable.Elle ne prend ni la poussière, ni la saleté, se lave facilement et n’exige jamais de peinture.Étant essentiellement constitué d’une planche de Fiberglas A.F.à faible densité, le Sonocor est assez souple pour ne pas se laisser endommager facilement par les objets contondants ou pointus.Il est offert en dimensions de 24" X 24" ou 24" X 48" pour faux plafonds à suspension en “T”.Pour renseignements complets, adressez-vous à : 10 price STREET, TORONTO, ONTARIO CANADA LIMITED MONTREAL, NOVEMBRE 1962 11 * il II II c a k h üBUttHu!! o a ti h n, mmiï iïjj kl 1 i iïB i; Ê8È*** ¦¦¦¦¦¦H Les Laboratoires de Recherches et de Développement Northern Electric COMPANY LIMITED OTTAWA, ONT.sont INSONORISÉS avec ACOUSTI-CELOTEX CANE TILE dans les laboratoires CELTONE dans l'immeuble de l'administration METAL PAN dans les salles de repos Les produits d’insonorisation Acousti-Celotex se présentent dans une grande variété de matériaux, de textures, de dessins et de couleurs afin de satisfaire vos besoins en acoustique et en décoration.ENTREPRENEUR EN ACOUSTIQUE — Dominion Sound Equipments Limited est l’entrepreneur en acoustique le plus important au Canada avec vingt-cinq ans d’expérience dans ce domaine très spécialisé.Dominion Sound Equipments Limited est là pour vous servir.CLOISONS Systèmes de cloisons NESLO CLIP-GRIP.Murs blancs à panneaux amovibles PLAFONDS TRANSLUCIDES Les plafonds en LUMICEL et ACOUSTI-LUX donnent une brillance douce et diffusent uniformément la lumière, permettant ainsi un éclairage parfait.DOMINION SOUND EQUIPMENTS LIMITED Succursales: Halifax, Saint-Jean, Montréal, Ottawa, Toronto, Hamilton, London, North Bay, Winnipeg, Régina, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Vancouver.ARCHITECTES-CONSEIL : Watson Balharrie, Ottawa, Ont.ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX : Doran Construction Company (I960) Limited, Ottawa, Ont.ARCHITECTES : Bland, LeMoyne & Edwards et Charles-E.Trudeau, Montréal, Qué.12 ARCH ITECTU R E-BATIM ENT-CONSTRUCTION •r m m W'« -Y S'; ^*_f ifor™££ il!**£xà&ygiê.IpSsas: '%.' &1T*v ¦***'.feàÈf , / SpS*P idRpWfcaS «Qiwï warn Spécifiez la tuile de remplissage en argile aux CARACTÉRISTIQUES ÉPROUVÉES Isolation maximum à la chaleur, au froid et aux bruits .Expansion minimum attribuable à la chaleur et à l’humidité .Résistance remarquable au feu.Voilà quelques-unes des caractéristiques éprouvées de la tuile de remplissage en argile, le matériau de construction le plus honoré et le plus éprouvé au monde.Pour des économies générales, facilité de manutention et liberté de conception, choisissez parmi un vaste assortiment de panneresses, de boutisses et d’unités d’obturation, avec surfaces unies, rayées ou texturées dans une gamme de couleurs naturelles pour les intérieurs plâtrés, peinturés ou bruts.CLAY BRICK AND TILE INSTITUTE 4824 YONSE STREET, WILLOWDALE, ONTARIO Une organisation nationale au service de tous les Canadiens grâce à la connaissance, à des recherches et au développement de matériaux de qualité pour la construction moderne.MONTREAL, NOVEMBRE 1962 L’apparence at les qualités de Siporex ne sont égalées par aucune autre toiture “SIPOREX” est unique.C'est le seul matériau pour toiture qui produit cette impression de pureté de lignes, auquel s'ajoutent tous les avantages suivants: Légers, de texture cellulaire, les éléments "SIPOREX” préfabriqués et autoclavés pour toiture s'érigent économiquement et vite.Ils sont isolants par eux-mêmes.La résistance au feu de ce remarquable matériau va de pair avec les autres genres de béton.Il s'adapte aisément à des formes variées .et concepts peu usités.Aussi, vous pouvez concevoir une toiture en "SIPOREX" qui sera propre et dégagée.La couleur gris-clair de "SIPOREX” semble générer de la clarté et élargir l’espace; on a presque l'impression de respirer plus à l'aise.Au lieu d'un encombrement de poutrelles, les plafonds deviennent spacieux et nets, tandis que les supports nécessaires apportent un contraste vivide et accentuent sa texture plaisamment rugueuse.Grande résistance au feu, léger, hautement isolant, versatile d'application et d'aspect attrayant.le fout dans un seul matériau.Obtenez de plus amples détails en écrivant à Siporex Limited,3285,boulevard Cavendish, Montréal (P.Q.) 4259AF LIMITED MONTRÉAL - QUÉBEC-TORONTO - OTTAWA Division de Dominion Tar & Chemical Company, Limited (avec support) ’; iax*****»*t U»1 iîîîiîTï5xifnîiî}î“i;iî;i'ii!nîPλiîîil .f* »« inriTIr,*^ ."fUr/'Miiî I - ¦ » v i * r « | » i IJ'Uii.r: l****ti ,i;.urTiiTtrjnuI }L(.f D»til; IXi* .TffriiM *u » iiiM • ‘ ¦'***»,; piTlTiUi Min*** 1 > * I ¦ I - ! X S ».i 1 * » s 1 *1 * * -l * ' : Î : ¦ t£ rMA *1*1 r I * J r i ,,in Ml1 v ¦ ; -.Wr^KUÎÎ'»' JJ ifi'r i .I à » i, tï.< i «.1 A i ilUu, ,1 if ;;LL rpiTir|Tï t v kiV ’V^ulan », Vi /^if::,*4î.T,i>*•: sÿx&mimt il^m lM;ï{«8Rÿil3[iI}i*i.îî?H ?!® ltUlr,:L II’ f * * 1 4 », * » Hi *:Hr *** 1 l"r " ** i i ’ J | * • - :« ’ * * ¦* * j.ik ¦» ,Jt.i p.'V Les tentures avec RovanË résistent aux flammes en permanence Seules les tentures à chaîne Rovana offrent autant d’avantages tangibles—de durée—beauté—économie.EN VOICI LES AVANTAGES: ¦ résistance permanente aux flammes H résistance au craquelage, aux éraflures et au fendillage ¦ lavables à la main ou à la laveuse B net-toyables à sec B couleurs fixes ¦ variété des motifs B résistance aux dissolvants et produits chimiques ¦ à l’épreuve de la moisissure ¦ sans odeurs fil non allergènes B résistance à l’altération SB prix raisonnables.Département des fibres textiles DOW CHEMICAL OF CANADA, LIMITED SARNIA, ONTARIO *Marque déposée de Dow Chemical of Canada, Limited DOW Vos clients devront être au courant des tentures résistant aux flammes et d’entretien facile .avec Rovana.Postez ce bon pour obtenir tous les renseignements sur Rovana.A: Département des fibres textiles Dow Chemical of Canada, Limited, Sarnia, Ontario Veuillez m'envoyer le dossier Rovana (R.A.I.C.File No 28-D-l ) NOM.NOM DE LA MAISON.ADRESSE.DR 293F 16 ARCHITECTU RE-BATI M ENT-CD N5TRUCTIDN CORBIN “ EN ACIER INOXYDABLE d'une beauté durable MONTEREY 831 x Rosette 83605.Procurable également avec Rosette Carrée 85104.Chez Corbin, naturellement ! 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S-''- UN SOUS-SOL PARFAITEMENT SEC au nouveau Lion’s Gate Hospital.et une partie du mérite en revient au tuyau de drainage perforé NO-CO-RODE Posé à la base des fondations du nouveau Lion’s Gate Hospital, de Vancouver, le tuyau perforé NO-CO-RODE draine rapidement les eaux de surface.Les tuyaux longs et légers, en fibre et bitume, sont percés de deux rangées de trous de Yi", centrés sur 4 pouces et séparés de 120° pour assurer une infiltration uniforme.Le tuyau NO-CO-RODE ne se corrode ni ne se désintègre.Le tassement du sol ne le fait pas craquer.Exigez donc le tuyau NO-CO-RODE avec ses raccords se posant en un clin d’œil.Il est léger; il se pose rapi- dement et facilement.Les accessoires simples et les joints en croix assurent un drainage constant, sans obstruction.Les architectes du nouveau Lion’s Gate Hospital étaient Underwood, McKinley et Cameron; l’entrepreneur général, Perrini Pacific Inc.Le NO-CO-RODE est un produit entièrement canadien, fabriqué à Cornwall, Ont.Pour plus de détails, écrivez à DOMTAR Construction Materials Ltd., 1, Place Ville-Marie, Montréal 2, (P.Q.) Construction Materials Ltd.SAINT JOHN (N.-B.) • MONTRÉAL • TORONTO • WINNIPEG • SASKATOON • EDMONTON • CALGARY» VANCOUVER service COUVERTURE COMPLET VOICI TROIS EXEMPLES FRAPPANTS DE COUVERTURES STRATIFIÉES SPÉCIALES PAR DOMTAR CONSTRUCTION MATERIALS LTD.¦ TUILE DE CARRIERE, 24" x 24" X 1" -JOINTS SCELLÉS SABLE 4 Ep.DE FEUTRE No 15 ENDUITES DE GOUDRON UNE Ep.DE COTON IMPRÉGNÉ DE GOUDRON k*- ISOLANT A TOITURE KB DONNACONA DE 2" 2 Ep.DE FEUTRE GOUDRONNÉ No 15 ET COUPE-VAPEUR BITUMÉ BASE EN DALLES DE BÉTON PRÉCOULÉ 2 COUCHES D'EMULSION ‘ DE BITUME ANTIACIDE £ 1" DE MASTIC DOMTAR POUR -SURFACES DE CIRCULATION, PRÉPARÉ À FROID .3 Ep.DE GLASFAB.COLLÉES AVEC UNE ÉMULSION .D’ASPHALTE V> -A'ff.' O; FEUILLE DE BASE #45 COLLÉE A LA DALLE AVEC DU CIMENT N.I.S.f DALLES DE BETON PRÉCOULÉ COUVERTURE STRATIFIEE— -COUCHES ALTERNÉES DE BITUME ET DE FEUTRE GOUDRONNÉ -BITUME EPANDU -ISOLANT ADHESIF POUR "REFLECTO-BARRIER” f POUTRE ' ^1 "REFLECTO-BARRIER" À CHEVAUCHEMENT DE 2" “I ACIER FOND INCOMBUSTIBLE y SUR UNE TOITURE ASSEZ FORTE POUR SUPPORTER UN HÉLICOPTÈRE.Le schéma ci-contre illustre l’emploi de matériaux Murray-Brantford pour couvertures stratifiées, dans le traitement spécial d’une aire d’atterrissage sur le toit de l’hôpital Ste-Justine à Montréal.COUVREURS: Philibert Bédard, Ltée.ENTREPRENEURS GÉNÉRAUX: Damien Boileau, Ltée.ARCHITECTE: Henri S.Labelle.UNE COUVERTURE DE CENTRALE Voici un schéma de la couverture spéciale permettant de circuler sur la centrale de l’Hydro-Québec, à Carillon, construite avec des matériaux pour couvertures stratifiées Murray-Brantford.COUVREURS: Simard et Frères, Enr.ENTREPRENEUR GÉNÉRAL: Hydro-Québec.INGÉNIEURS: Shawinigan Engineering Co.Ltd.POUR RÉDUIRE LES RISQUES D’INCENDIE Les coupe-vapeur adhésifs et en pellicule de vinyle, ajoutés à d’autres couches de matériaux incombustibles et non-toxiques, permettent une grande variété de couvertures stratifiées utilisant l’ensemble Murray-Brantford de coupe-vapeur ininflammables “Reflecto-Barrier” avec diverses combinaisons de pellicules pour couvertures stratifiées.VOUS TROUVEREZ CES SPÉCIFICATIONS ET BEAUCOUP D'AUTRES, EN DÉTAIL, DANS LE CAHIER DES CHARGES POUR COUVERTURES STRATIFIÉES DE MURRAY-BRANTFORD.Pour plus de renseignements, écrivez à: 1, Place Ville-Marie, Montréal 2 (P.Q.) f a OÜW.TA.Construction Materials Ltd.SAINT JOHN (N.-B.) .MONTRÉAL • TORONTO • WINNIPEG • SASKATOON .EDMONTON • CALGARY .VANCOUVER ^ Éditorial La Galerie de l’Étable nous présente actuellement une exposition sur tarchitecture scolaire, organisée en collaboration, par ïAssociation des Architectes de la Province de Québec et les Jeunes Associés du Musée des Beaux-Arts de Montréal.Le titre de cette manifestation est pour les Canadiens de langue anglaise : "Changing school”, qu’on a traduit imparfaitement il nous semble, pour ceux de langue française, par '‘l’École en transition”.L’architecture scolaire de notre époque nous paraît suffisamment valable et conséquente pour témoigner dignement de notre société et n ôtre pas seulement une formule provisoire, servant de lien entre les conceptions traditionnelles du passé et celles très problématiques de l’avenir.Ceci dit, l’exposition en question ne nous offre qu’un choix vraiment restreint d’œuvres architecturales et parmi ce petit comité, figurent seulement quatre firmes d’architectes du Québec, alors que la représentation américaine comprend une dizaine de noms.Nous ne savons pas à quelle échelle les participations ont été sollicitées ni comment s’est opérée la sélection des œuvres offertes, et nous nous demandons sur quels critères discriminatoires se sont basés les membres du jury.Mais cette participation étrangère nous parait exagérée si l’on considère que cette exposition n’a et ne peut avoir qu’un intérêt strictement local.Ne peut-on perdre l habitude de dépendre de nos voisins ?Ne sommes-nous pas assez sûrs de nous-mêmes pour décréter que les écoles que font nos architectes sont celles qui conviennent le mieux à nos étudiants, sans avoir à citer en exemple ce qui se fait de l autre côté de la frontière ?Et pourtant, le domaine de la construction scolaire est chez nous un des plus intéressants et des plus variés et nous offre un choix important de belles compositions architecturales.Nous devons à quelques jeunes architectes, pleins de talent, d’enthousiasme et de foi dans leur mission, considérés à juste titre comme les chefs de file de la nouvelle génération, d’authentiques chefs-d’œuvre, si nous convenons d’appeler ainsi des écoles qui répondent aux normes les plus rigoureuses de technique, de rationnalisme et de personnalité souvent teintée de régionalisme par l’emploi de matériaux locaux.Et aucun de ces architectes dont dépend chez nous le sort du bâtiment scolaire n’est représenté à la galerie de l’Étable ! Nous n’insinuons nullement que les photographies et maquettes présentées soient inintéressantes, loin de là.Elles sont presque toutes signées de noms prestigieux : Eero Saarinen, Mies Van der Rohe, Yamasaki Minoru, pour ne citer que ceux-là parmi les étrangers et, de même, les quatre participants canadiens jouissent d’une incontestable réputation, établie depuis longtemps.Et ceci nous donne précisément l’impression qu’on a misé sur des noms sûrs et éprouvés.Le bâtiment scolaire demande plus que de la perfection technique et plus que de l’audace dans sa conception architecturale.Il lui faut un peu d’aventure pour être du côté de la jeunesse.Vis à vis des solutions qu’apportent les grands maîtres au problème de l’école et que nous présente la galerie de l’Étable, nous aurions aimé voir celles, parfois plus passionnantes, de la nouvelle vague.Jacques VARRY MONTREAL, NOVEMBRE 1962 21 MESSAGE DE L’A.A.P.Q.LE TEMPS N'EST PLUS AUX IMPONDÉRABLES 1967 — Exposition internationale — Décision magistrale qui confirmera Montréal comme métropole du Canada, définitivement.L’on ne pense plus accroissement rapide mais bond gigantesque dépassant la progression historique.Montréal se veut de 1ère nucléaire, mais par des travaux pacifiques revalorisant la dignité de l’homme.Cette décision pour la Cité doit engendrer de prodigieuses transformations dans toutes les disciplines.Les architectes en sont ravis et pour cause malgré l’incrédulité de plusieurs.Simple cogitation il y a un mois, réalité aujourd’hui, c’est immédiatement qu’il importe de mettre tous les rouages en action.Il faut franchir en l’espace de quatre ans une période de croissance normale de plus de vingt ans.Si Montréal doit profiter pleinement de l’exposition internationale, il lui faut rajeunir son visage, revaloriser son patrimoine et procéder sans retard à la réalisation d’une planification d’ensemble, non seulement pour l’épate de l’étranger mais surtout pour le bien-être de sa population.La construction d’un centre permanent des grandes expositions devrait s’accompagner de la rénovation des quartiers insalubres; la multiplication des hôtels qui placera Montréal dans la liste des grandes villes-congrès de l’Amérique du Nord ne devrait pas faire oublier la nécessité d’exploiter et d’agrandir au maximum les espaces de verdure et des parcs; l’aménagement de la Cité administrative devrait suivre l’impulsion déjà donnée à la réalisation de la Place des Arts.Devant l'ampleur de cette perspective, les architectes sont conscients du rôle important et responsable qu’ils ont à jouer; même dans cette course contre la montre, leur enthousiasme surexcite leur activité.Ils félicitent les autorités qui ont rendu possible ce projet transcendant et ils souhaitent réaliser au maximum leur contribution pour que le visage architectural de Montréal en 1967 soit vraiment le reflet de notre société et une source d’inspiration pour les générations à venir.ÇitL WarcLnl Secrétaire honoraire de l'A.A.P.Q.ARCHITECTURE-BATIMENT-CONSTRUCTION MESSAGE FROM THE P.Q.A.A.GONE IS THE TIME FOR IMPONDERABLES 1967 — World Fair — A masterful decision which will definitely confirm Montreal as the Canadian Metropolis.One does not think anymore in terms of rapid increase but rather of gigantic leaps outstripping any historical past progression.Montreal wants to be at the nuclear time, but through peaceful undertakings meant to revalorize the dignity of man.Where the Metropolis is concerned, this decision will foster prodigious transformations in every discipline.In spite of obvious disbelief in some circles, architects are simply delighted by the prospect.The mere cogitation of last month is the reality of today and we must not waste a moment to get things moving.In the relatively short space of four years, we must cram the normal growth of more than twenty years.If Montreal is to profit in every way by the International Fair, she must rejuvenate her appearance, revalorize her heritage, and proceed, without delay, to the realization of a master plan, not with the aim of stunning the visitors, but with a specially designed plan for the welfare of her population.The construction of a permanent centre for large fairs should be accompanied by the renovation of unsanitary wards; the increase in the number of hotels, which will put Montreal on the list of large convention-cities of North America, should not make one oblivious of the necessity of exploiting and expanding to a maximum green areas and parks; the planning of the Administrative City should enjoy the same impetu as that already given to the realization of Place des Arts.Faced with the scope of such undertakings, architects are conscious of the important and responsible part they will have to play; in this race against time, their enthusiasm stimulates their activities.They congratulate the proper authorities for making possible such a transcending project, and they wish to contribute the maximum of their efforts so that the architectural face of Montreal, in 1967, truly reflects our society and be a source of inspiration for the coming generations.(jiKei 7 Ijci rchan cl,_4rcl itect.Honorary Secretary o[ the P.Q.A.A.MONTREAL, NOVEMBRE 1962 •-/ M \ » , - :3E MHE ARCHITECTU RE-BATIM ENT-CC3 N STRUCTIDN Jé IMMEUBLES BUREAUX ¦¦¦¦ ST AND AR LIFE BROOKE EST mm - Architectes : Durnjord, Bolton, Chadwick & Ellwood Décorateurs des bureaux : Jacques S.Guillon & Associés Entrepreneurs : E.G.M.Cape & Company (1956) Ltd.Parmi les immeubles-tour à usage de bureaux, récemment édifiés à Montréal, celui-ci est le seul à ne pas suivre la tendance actuelle du mur rideau de verre et d’aluminium.La rue Sherbrooke, où il s’élève, à l’intersection de la rue de la Montagne devait en effet, lui imposer un style particulier, qui s’harmonise avec son entourage et ne brise pas l’unité qui donne à la fois tant de charme et de personnalité à cette artère montréalaise.Le souci des architectes de ne pas interrompre le rythme des pleins et des vides qui animent les immeubles voisins, leur a fait adopter un module unique de fenêtre, dont le thème se répète invariablement tout au long des façades.La trame de ces façades souligne l’accent vertical de l’édifice, par le jeu des jambages ininterrompus et mis en valeur par Ile traitement spécial du granit de revêtement, strié et bouchardé, contrastant avec celui des allèges, qui est poli.Au faîte de l’immeuble, et sur deux étages, un meneau supplémentaire s’inscrit entre les jambages; cette variante de dessin exprime à merveille une fonction différente : celle des services mécaniques.Le réseau plus serré de la trame qui couronne ainsi le faîte de l’édifice, le “termine” d’une façon rationnelle et élégante.La Standard Life ayant choisi d’occuper les étages inférieurs et de loger le conseil d’administration au premier étage, sa présence a été soulignée dans le portique de deux hauteurs d’étage, par un balcon qui, en plus de sa fonction représentative, cumule celle d’abriter l’entrée principale.Ingénieurs-Conseils : (Struct.) de Stein & Associés (Méc.et électr.) IFiggs, Waljord, Frost & Lindsay Photographies : Neil Newton Associated Commercial Photographers Ltd.On a pris soin d’élever cette tour de vingt étages, suffisamment en retrait de l’alignement, pour qu’on puisse en apprécier les proportions et pour avoir, en façade, l’espace d’une terrasse, dont la décoration est l’œuvre de l’architecte-paysagiste Mrs.Laura McTavish.Cet immeuble, dont l’expression plastique est un symbole de prestige et de distinction est divisé suivant des plans clairs et logiques.Il offre environ 200,000 pieds carrés de surface utile, dont un quart est occupé par le siège social de la compagnie propriétaire.Chaque étage type renferme 12,000 pieds carrés, dont 12.5% sont réservés aux sendees.Les ascenseurs, les escaliers, halls d’étage et les locaux sanitaires sont logés dans le noyau central.Les fondations comportent des semelles de béton aimé qui reposent sur le roc.L’ossature est réalisée au moyen de colonnes et poutres maîtresses d’acier enrobées de béton et de poutres secondaires d’acier enrobées d’isolant soufflé.Au nombre des matériaux, rappelons le granit rouge clair, provenant du Lac St-Jean et de St-Jovite; le dessous de la marquise est recouvert de dalles de travertin préfabriquées; les menuiseries sont en aluminium anodisé gris, avec une variante pour le rez-de-chaussée où elles sont gris et noir.Les fenêtres comportent des verres doubles sauf au ez-de-chaussée.L’immeuble est intégralement climatisé et l’on a prévu un appoint de chauffage par convecteurs à eau chaude.Jacques Varry 25 MONTREAL, NOVEMBRE 1962 Sur la page de gauche : Vue d'ensemble de l'immeuble, prise du haut de l'édifice Holt Renfrew, rue Sherbrooke.Ci-contre : Détail de l'entrée, pris de la terrasse. ^EU —~ 1 — Cafétéria et salon des employés de la Standard Life, au 5ème étage.2 — Secrétariat du conseil d'administration, au 1er étage.3 — Aspect du hall d'entrée dont les murs sont revêtus de granit et de plastique stratifié.Le plafond suspendu est en aluminium anodîsé et cuivre rouge.Plan du 1er étage 1 — Hall 2 — Salle du conseil 3 — Bureau 4 — Secrétaire 5 — Secrétariat ARCH ITEGTU R E“B ATI M ENT-C ?N STR U CTI ?N Plan de l'étage type I — Hall 26 Plan du rez-de-chaussée 2 — Accès à la rampe 3 — Services 4 — Café 5 — Agence 6 — Place gn UTCüi llgliggiBlI ¦¦¦¦¦¦¦¦¦H mm r-x.¦ U»*I* «IM .HMij k» rt m X tu u%» pru.*T! ¦' -1 ARCHITECTURE-BATIMENT-CDNSTRUCTION e»*r.* **A« :Crqy: i®l firsfi Bflfi naa * * lJjj ¦ AjUgfl IH 81 1 g"B Jr > I» » » n^™*^-*** I -jjjfeii P itU (RP* 31 i U'-i £//â| [ I W£.W- w.-M.J [¦ 1610 Services mécaniques et électriques de LA PLACE VILLE MARIE d’après M.Monroe Kert, ingénieur-conseil La complexité des problèmes soulevés par la mise en place des services mécaniques et électriques de la Place Ville Marie, et l’intérêt qu’une étude de ces problèmes peut présenter pour nos lecteurs, nous a conduit à consacrer la totalité de notre espace éditorial ci l’aspect technique de cette importante réalisation plutôt qu’à son aspect purement architectural.Le complexe commercial de la Place Ville-Marie est situé en plein centre de Montréal.Il couvre une surface de sept acres d’un vaste terrain appartenant aux Chemins de Fer Nationaux au nord du boulevard Dorchester.Délimité par ce boulevard, les rues Cath-cart, Mansfield et Université, il sert de joint entre la gare des Chemins de Fer, et l’Hôtel Reine Elizabeth, qui s’intégrent ainsi dans ce vaste ensemble.Conçu dès 1913, à l’époque de la construction du tunnel sous le Mont-Royal, le projet devint une réalité en 1955, grâce à l’esprit progressiste de la direction des Chemins de Fer Nationaux, par l’acceptation des plans présentés par Webb et Knapp (Canada), et préparés par le bureau d’architectes et d’urbanistes I.M.Pei et Assoc.Il comprend principalement deux étages souterrains de garages et d’entrepôts, une galerie de boutiques, une plaza en partie bordée de boutiques elle aussi, l’immeuble à bureaux de 40 étages de la Banque Royale du Canada, quatre pavillons d’angle, l’immeuble à bureaux Cathcart, avec boutiques au niveau de la plaza.La construction d’un autre immeuble, comprenant 13 étages de bureaux est également projetée, en bordure de la rue Mansfield.Les chiffres suivants donnent une idée de l’ampleur du projet : Coût total : $90 millions — Montant des sendees mécaniques, $13 millions — Montant des services électriques, $6.5 millions — Espace pour bureaux, 1,800,000 p.c.— Espace réservé à la Banque, 100,000 p.c.— Espace de magasins, 200,000 p.c.— Espace de garages, entrepôts et services, 450,000 p.c.— Main-d ’œuvre totale, 2,100 personnes — Main-d’œuvre des sous-traitants des services mécaniques, 500 personnes — Main-d’œuvre des sous-traitants des services électriques, 125 personnes — Personnel des bureaux de dessin, 200 personnes.Le plan directeur et d’architecture préliminaire fut réalisé en 1955, celui des études et des plans préliminaires d’ingénieurs en novembre 1957, la remise des contrats généraux fut faite en avril 1958, le début des travaux des services mécaniques en mai 1960, et la fin des travaux fut prévue pour l’été 1962.Brève description des immeubles principaux : Le plus grand immeuble du projet est celui, à bureaux, de la Banque Royale du Canada.Le hall d’entrée, qui s’ouvre sur la Plaza, a une hauteur de 50 pieds.L’étage situé à la base de l’immeuble contient une partie des services mécaniques, et sa hauteur équivaut à celles de deux étages de bureaux réunis.L’immeuble-tour comprend 40 étages de bureaux, et deux étages de penthouses où sont logés d’autres services mécaniques et électriques.Une tour d’observation de trois étages émerge des penthouses, au-dessus du noyau central.Le centre du plan du cruciforme constitue un noyau naturellement destiné à contenir, outre les services mécaniques et électriques, les ascenseurs, les escaliers et les locaux sanitaires.Les ailes offrent de larges espa- ces à bureaux, d’une flexibilité maximum, puisqu’elles sont sans colonne ou pilier, avec une portée de 50 pieds dans un sens, et de 25 dans l’autre.A l’extérieur, et sur 15 pieds, le pourtour de l’immeuble est en porte-à-faux, également sans colonnes.Les murs extérieurs sont constitués par un mur-rideau préfabriqué en aluminium, avec une simple vitrerie.L’ossature principale est en acier, et entièrement à l’épreuve du feu.Les bureaux ont un système de planchers “Q” en métal, avec revêtement de béton.Ce système de planchers sert de canalisation pour les fils du téléphone, d’interphone et d’électricité.Les plafonds sont constitués de panneaux de métal avec noyau acoustique; les appareils d’éclairage et les diffuseurs sont encastrés.Trente-deux ascenseurs situés dans le noyau central desservent l’immeuble ; leurs mouvements sont systématiquement coordonnés pour répondre à toutes les demandes.Ils sont automatiques, entièrement contrôlés, et ne nécessitent aucun opérateur.La surface de chaque étage est approximativement de 40,000 pieds carrés.Les pavilons de la Banque Royale sont situés au-dessus du niveau de la Plaza, en bas du cruciforme.Ces pavillons, avec une superficie totale d’environ 100,000 pieds carrés, contiennent les salles bancaires du siège de la Banque Royale, ainsi que des locaux pour le personnel, vestiaires, salles d’assemblées, cafétéria et cuisine.Les pavillons ont des murs en pierre à chaux et chacun d’eux a neuf dômes de 20 pieds au carré, pour la lumière du jour.MONTREAL, NOVEMBRE 1962 29 *v i 3D ARCHITECTURE-B ATI MENT- CONSTRUCTION Services de vapeur : Suivant 'les termes du bail emphy-théotique, les Chemins de Fer Nationaux fournissent toute la vapeur nécessaire pour le projet Ville-Marie.Les installations comprennent trois chaudières de 90,000 livres, à 400 Ibs/p.c., auxquelles il convient d’ajouter une autre chaudière de 110,000 lbs., ainsi qu’un générateur de 1,000 kws destiné à fournir du courant de secours.Le système générateur de vapeur est distant de 5,000 pieds de la salle de mécanique du projet Ville-Marie.De nouveaux conduits de vapeur et d’eau de condensation ont été ajoutés entre l’installation et la salle des sendees mécaniques des Chemins Trois convertisseurs de vapeur et deux échangeurs de refroidissement d'eau à eau, à l'étage inférieur mécanique.La plaza dont le niveau est à 124 pieds est accessible de toutes les rues en bordure.Les quatre espaces situés sous les pavillons, au niveau de la plaza, sont réservés au commerce de détail.Quatre escaliers conduisent de la plaza à la galerie des boutiques.L’immeuble Cathcart, sur la plaza, contiendra 33,000 p.c.d’espace de boutiques.Des terrains de stationnement pour, respectivement, 1,500 voitures, sont aménagés aux niveaux de 92 pieds et de 101 pieds, et sont accessibles de la rue Cathcart.Un accès souterrain automobile relie la rue Cathcart à l'Hôtel Reine Elizabeth et à la Gare Centrale.L’entrée des camions se fait par la rue East, au niveau de 110 pieds, sur le côté sud de l’emplacement.Ce niveau de 110 p.est essentiellement une galerie de boutiques, avec quai de chargement pour camions et entrepôts de marchandises, cinémas, restaurant et cafétéria.Les niveaux de 92 et 101 pieds sont principalement des espaces de garages et d’entrepôts.Les quais et les voies des Chemins de Fer Nationaux sont situés à l’élévation 69, sous l’immeuble de la Banque Royale.Les réservoirs d’eau, les salles de services électriques et de ventilation sont également logées à ce niveau.L’immeuble Cathcart est divisé en deux sections : est et ouest.Les boutiques sont situées au niveau de la plaza et les trois étages contiennent des espaces à bureaux.Une extention de trois étages est également projetée.L’immeuble possède une structure à l’épreuve du feu, des planchers système “Q”, des murs en pierre à chaux, et des fenêtres à une seule vitre.Les surfaces de planchers sont : à l’est 33,750 p.c., et à l’ouest 11,250.de Fer Nationaux, située sous la Gare Centrale.C’est le point de distribution central pour la gare, le service des voies, l’immeuble de la gare, l’immeuble de l’aviation internationale, l’Hôtel Reine Elizabeth et le complexe Ville-Marie.Des compteurs ont été installés sur tous les conduits.Un nouveau conduit de vapeur de dix pouces, en plus d’un de six pouces, de secours, de même qu’un autre de six pouces pour le retour de l’eau condensée ont été installés dans le tunnel depuis la salle de mécanique de la gare centrale jusqu’à celle située au niveau de 92 pieds.Une partie de ce tunnel existait déjà : on a dû construire l’autre partie.Les charges que l’ancrage des conduits de vapeur faisait supporter au tunnel étaient trop lourdes pour la structure et les modifications nécessaires s’avéraient trop onéreuses.On a donc utilisé des joints d’expansion du type charnière ne demandant que trois ancrages pour une distance de 1,000 pieds.Les conduites du service de vapeur sont au niveau de 92 pieds, et la pression est réduite de 32Ô lbs./p.c., plus ou moins, à 125 lbs./p.c.pour usage général, et ensuite à 30 'lbs./p.c.pour les besoins de la ventilation et du chauffage.Des valves de sécurité avec des orifices d’évacuation s’ouvrant à l’air libre montent jusqu’à l’étage mécanique inférieur de l’immeuble de la Banque Royale.Les services de vapeur sont fournis aux garages, aux boutiques, aux quatre pavillons d’angle, à l’immeuble cruciforme et à celui de la rue Cathcart, de même qu’aux bureaux de la firme Alcan.Un conduit spécial de vapeur a été installé pour la fourniture aux boutiques, et les services seront étendus au fur et à mesure de l’occupation des locaux.Un conduit de Vue d'un système d'alimentation d'air primaire typique (un système identique par aile desservant 20 étages chacun). vapeur de 125 lbs./p.c.monte du niveau de 92 pieds jusqu’à celui de 700 pieds de l’immeuble de la Banque Royale, et dessert l’étage mécanique inférieur, ainsi que les premier et deuxième penthouses qui logent les services mécaniques, pour la ventilation, la climatisation de l’air, le chauffage des eaux domestiques et le turbo-généra-teur qui fournit le courant de secours.Etant donné les problèmes que posaient l’ancrage et le guidage du conduit, le tuyau qui s’élève verticalement de l’étage mécanique inférieur, à l’élévation de 180 pieds jusqu’à l’élévation de 700 pieds, n’a aucun joint d’expansion vertical, mais seulement un joint d’expansion universel horizontal, à la partie supérieure.La totalité de l’eau condensée est retournée vers des réservoirs et des pompes situées à des niveaux plus bas et déversée dans le réservoir principal.L’eau condensée provenant des niveaux supérieurs s’écoule également dans ce réservoir; ensuite, cette eau retourne par gravité vers le réservoir des Chemins de Fer Nationaux, adjacent à la salle de mécanique, dans la gare, puis est ensuite refoulée vers l'installation.Des compteurs mesurent la quantité et la température de l’eau condensée.La vapeur est utilisée directement pour la ventilation et les serpentins du conditionnement d’air, les convecteurs, les radiateurs, les ventilateurs à air chaud et les appareils de chauffage.Lorsque la vapeur est utilisée dans les cuisines, des échange-chaleur sont utilisés, de façon à éviter toute contamination des aliments à cause du traitement nécessaire de l’eau pour les chaudières.Systèmes d’écoulement des eaux domestiques et des eaux de pluie : Immeuble de la Banque Royale : L'écoulement principal des eaux domestiques provient de deux rangées sanitaires situées dans le noyau central à chaque étage.Chaque rangée contient huit toilettes, trois urinoirs, sept lavabos, et est desservie par une colonne de chute de huit pouces, et un évent de dix pouces.D’autres parties comme la tour d’observation, les étages des machines, les vestiaires, ont un système individuel d’écoulement qui se branche sur les colonnes de chute du noyau central.Ces colonnes centrales traversent chaque étage verticalement et atteignent le sommet où elles s’ouvrent à l’air libre au-dessus du toit principal.Leur base est reliée aux deux égouts horizontaux de 12 pouces qui reçoivent également les écoulements des eaux domestiques des pavillons de banque, puis vont vers le mur de l’immeuble où les égouts sont réunis à ceux des eaux de pluie provenant des pavillons de banque, pour ensuite rejoindre l’égout de la ville de 5 pieds de diamètre, situé rue Université.Il y a dans chaque aile une colonne de chute de six pouces, avec évents de huit pouces.Les pavillons de banque : Un système séparé de colonnes de chute et de renvoi et d’évents équipe chaque pavillon, pour les services des locaux sanitaires, les écoulements et les déchets de la cafétéria.Les égouts sont groupés avec ceux de l’immeuble de la Banque Royale, au-dessus du niveau de la rue, et rejoignent ensuite la rue Université.Immeuble Cathcart Est : Les services sanitaires sont groupés en deux rangées comprenant six lavabos, six toilettes, deux urinoirs, avec une colon- ne et un évent de six pouces.Ces écoulements sont joints à l’eau de pluie, à la base, et dirigés vers la rue Université.Galerie des boutiques et niveaux des garages : L’ensemble des écoulements de ces niveaux est recueilli dans des bassins, puis pompés dans des drains domestiques, et s’écoulent ensuite par gravité dans l’égout de la ville.Les eaux usées provenant des niveaux de garage au-dessous de 110 pieds, s’écoulent par gravité dans des drains situés en-dessous des voies de chemins de fer, au travers de fosses in-terceptrices d’essence et d’huile, puis dans les drains du C.N.R.pour aller enfin se déverser dans les égouts de la Ville, situés rue Saint-Antoine.Les colonnes de chute installées entre l’élévation de 90 pieds et le niveau de 69 pieds sont isolées et tracés avec câ- bles électriques de chauffage, ces espaces n’étant pas eux-mêmes chauffés.Drainage (les eaux de pluie : Le système de drainage des eaux de pluie comprend des drains sur le toit, des conduites pluviales et des drains de cours conçus pour conduire les eaux de pluie depuis le toit et la plaza jusqu’aux égouts combinés de la ville passant rues Université et Mansfield.U immeuble de la Banque Royale : Des conduites pluviales de six pouces, du toit, aboutissent à deux drains d’eau de pluie horizontaux, de 10 pouces, puis sont dirigés directement vers le mur extérieur de l’immeuble, où ils sont combinés pour devenir un égout de 12 pouces, se raccordant à l’égout de la Ville situé rue Université.Vue d'un transformateur 12 KVA, 2,300 V, et démarreur pour une machine hermétique de 2,000 tonnes.Les pavillons de banque : Les drains principaux venant des pavillons de banque sont dimensionnés pour recevoir également les eaux de pluie venant des murs de l’immeuble cruciforme, qui se répandent sur les toits des pavillons de banque.Les drains d’eau de pluie des pavillons aboutissent à cinq drains de 12 pouces et un drain de 10 pouces, qui se joignent près du mur extérieur de l’immeuble, et vont ensuite rejoindre l’égout de 5 pieds situé sous la rue Université.Les drainages des eaux de pluie et des eaux domestiques venant de l’immeuble de la Banque Royale et des pavillons nécessitent un total de quatre égouts de 15 pouces et des drains de 12 pouces combinés, se déversant rue Université.Pour limiter la surcharge dans l’égout de la rue, les branchements sont à un minimum de 10 pieds les uns des autres.I- '.-vj-v.- MONTRÉAL, NOVEMBRE 1962 31 Drainage de la plaza : Le drainage de la plaza est recueilli dans des fosses doublées de métal, puis conduits par des tuyaux dans les égouts de la Vûle, rues Université et Mansfield.Le système de drainage de la plaza est aussi dimensionné pour prendre l’eau de pluie qui s’écoule des murs de l’immeuble.Trois fosses doublées de métal, et spécialement conçues, sont utilisées pour faire fondre la neige : celle-ci est ramassée manuellement, et jetée dans ces fosses; les gaz d’un brûleur à l’huile sont amenés par un conduit jusqu’aux fosses, où ils font fondre la neige : l’eau s’écoule alors dans un collecteur, où elle est aspirée par pompage dans un système de drainage.Pour le système de drainage des eaux de pluie et des eaux domestiques de l’immeuble de la Banque Royale, on a utilisé des tuyaux filetés en acier galvanisé avec garnitures en fonte, posés en retrait.Dans certains endroits où la pression statique ne pouvait excéder 50 lbs./p.c., on a utilisé des canalisations souterraines en fonte très épaisse.Systèmes de fourniture d’eau domestique : La fourniture d’eau domestique est assurée par la Ville au moyen de deux canalisations de 8 pouces passant rue Université, dont on utilise normalement une seule.L’eau est emmagasinée dans un réservoir de béton de 500,000 gallons situé au niveau des voies.Le réservoir est divisé en deux sections de façon à permettre le nettoyage et l’entretien, et chaque section est divisée elle-même en trois compartiments, de façon à limiter les risques de fuites d’eau au niveau des voies du C.N.R., dans le cas où surviendrait un défaut de fonctionnement.Trois pompes de 500 gai.amér./min.contre 350 lbs./p.c.et une pompe de 100 gai.amér./min.contre 350 lbs./p.c.pompent l’eau de ce réservoir pour les besoins de l’immeuble de la Banque Royale.L’immeuble Cathcart est alimenté par trois pompes de 250 gai.amér./ min.contre 125 lbs./p.c.à commande électrique directe, qui aspirent l’eau du réservoir.Les réservoirs d’eau chaude pour le service de l’immeuble Cathcart sont chauffés à la vapeur, et situés au niveau de 101 pieds.L’alimentation d’eau de l’immeuble de la Banque Royale comprend trois systèmes : un réservoir pour la partie inférieure, un réservoir pour la partie élevée, et un système hydropneumatique pour les étages les plus élevés, la tour d’observation et les penthouses.Le réservoir inférieur est situé au 27ème étage.Sa capacité est de 17,000 gal./amér., soit 10,000 pour l’eau d’usage domestique, et 7,000 pour la protection contre l’incendie.Il est divisé en deux sections également pour nettoyage et entretien.Les canalisations sont installées au plafond du 23ème étage.Les chaudières d’eau à usage domestique sont logées à l’étage inférieur, de même que les pompes pour le retour d’eau chaude.Le réservoir domestique pour les étages élevés est situé au deuxième penthouse mécanique.Comme l’autre réservoir, sa ca-cacité est de 17,000 gallons amér.Les conduites de distribution sont posées aux plafonds des 41ème étage et premier penthouse.Les chaudières pour l’eau chaude domestique, ainsi que les pompes, pour la partie élevée de l’immeuble, se trouvent au 27ème étage.Les niveaux les plus élevés sont desservis par deux pompes de 400 gai.amér./min.et une de 50 gai.amér./ Vue des pompes d'eau secondaires des étages inférieurs situés à l'étage mécanique inférieur, aile ouest.32 min.contre 60 lbs./p.c.à système hydropneumatique.Des compteurs sont branchés sur le circuit de l’eau servant aux tours de refroidissement.Là où l’on dépasse 60 Ibs./p.c.de pression statique, des circuits réducteurs ont été utilisés.Une colonne d’eau dessert chaque aile de l’immeuble de la Banque Royale, pour l’usage des occupants, avec eau chaude, froide et retour de circulation, commandés par robinets à chaque étage.Les pavillons de la banque, ainsi que les bas niveaux de 92, 101 et 110 pieds sont alimentés directement par le service de la Vile, avec des réservoirs d’eau chaude séparés.L’eau est préchauffée par un serpentin installé dans le réservoir principal qui recueille l’eau condensée en retour.Le garage est alimenté en eau par un service séparé, avec compteur.Une dérivation d’eau chaude et froide au plafond du niveau de 101 pieds assure l’alimentation des magasins.Des compteurs seront posés au fur et à mesure des besoins.Toute la tuyauterie de 4 pouces et au-dessous est en cuivre de type K.Les dimensions plus grandes sont en acier galvanisé.Protection contre l’incendie : Afin d’assurer la sécurité publique et de sauvegarder les intérêts de la Ville, du propriétaire et des Chemins de Fer Nationaux, on a mis en place un dispositif très important de protection contre les incendies.La structure de base est à l’épreuve du feu, suivant les règlements de la Ville et des assurances.Des études de détail ont été faites du secteur des voies, à cause des dangers que peuvent présenter les quais de chargement de trains, les locomotives Diesel, les trains électriques, les câbles caténaires et les branchements aux nombreux immeubles.Le secteur des voies est ventilé de façon à évacuer les fumées d’échappement des moteurs Diesel, et le tunnel sous le Mont-Royal aboutit au nord de la propriété.Les quais de chemins de fer sont surmontés d’une conduite sèche et de gicleurs automatiques.Des gicleurs ont également été installés dans les espaces situés sous l’immeuble de la Banque Royale, aux niveaux de 92, 101 et 110 pieds.Le secteur des voies est aéré au moyen de 500 pieds carrés de cheminées traversant verticalement l’immeuble Cathcart.La propriété est entièrement protégée au moyen de bouches et de tuyaux d’incendie.On a créé une route pour les voitures de pompiers, avec accès rue Saint-Antoine, au niveau des voies.Des facilités ont été réalisées, de façon à ce que les pompiers puissent diriger leurs tuyaux sur les voies, au niveau de la rue.L’eau est prise d’abord rues Université et Mansfield, au moyen de raccor- ARCHITECTURE-BATIMENT-CO nstructign Mau» 19 h ü » ma Systèmes de chauffage, de climatisation de l’air et de ventilation : deuxième fourniture d’eau est donnée par le grand réservoir situé au niveau des voies.Deux pompes à incendie de 750 gai.amér./min.contre 350 lbs./ p.c.ont été prévues : l’une est électrique, avec un moteur à vitesse variable, et l’autre Diesel.Les pompes sont mises en service à la main, grâce à un dispositif de signaux, dont les stations sont situées près de chaque bouche d’incendie, à chaque étage.Un système de code électrique contrôle l’ensemble des dispositifs de protection et donne l’alarme à un tableau indicateur situé dans le hall d’entrée et dans le bureau de contrôle logé dans le penthouse de l’immeuble.Une brigade spéciale de protection contre l’incendie est de sendee en permanence.Vue des pompes d'eau primaires et pompes d'eau secondaires des étages supérieurs au second penthouse, aile ouest.dements de 8 pouces, avec des doubles soupapes d’alarme et de contrôle en bronze.Une dérivation de 8 pouces parcourt les niveaux inférieurs, et les soupapes d’alarme, de même que les raccordements de tuyaux d’incendie, sont branchés sur cette dérivation.Les bouches d’eau extérieures et les raccordements de pompe pour les charges du haut et du bas, se trouvent au niveau de 124 pieds.Une seconde fourniture d’eau est assurée par le réservoir de 500,000 gallons.Deux pompes de 2,000 gai.amér./min.contre 100 lbs./p.c., une électrique et l’autre Diesel assurent le service pour les niveaux inférieurs.La pression est maintenue sur la dérivation de protection au moyen d’une pompe de surpression de 25 gai.amér./min.contre 100 lbs./p.c.La pompe est actionnée automatiquement par la chute de la pression de l’eau.La pompe Diesel est mise en route manuellement.La protection de l’immeuble de la Banque Royale comprend des bouches d’incendie et des stations de tuyaux d’incendie dans des armoires, ainsi que des extincteurs.Lesdites bouches sont situées dans le noyau central, ainsi que les stations de tuyaux contenant des tuyaux de 1 pouce !/>, raccordés au moyen de réducteurs à des soupapes de 2 pouces 1/2- On limite la pression dans le tuyau d’un pouce l/2 de premier secours au moyen d’orifices.La première fourniture d’eau pour l’immeuble de la Banque Royale est assurée par les deux réservoirs de 17,000 gallons déjà mentionnés, dont une quantité de 7,000 gallons est réservée à la protection contre l’incendie.La La construction du projet de la Place Ville-Marie nécessitait un système de ventilation du secteur des voies de chemin de fer, étant donné l’utilisation des locomotives Diesel.L’air frais est pris de la rue de la Gauchetière par un réseau de conduite aspirant l’air vicié au niveau des voies, qui le décharge dans les cheminées d’évacuation de fumée en cas d’incendie, sur le toit de l’immeuble Cathcart.Ce matériel a été fourni par les Chemins de Fer Nationaux, qui en ont également assuré l’installation, avec la collaboration de leurs ingénieurs-conseils, des architectes et des ingénieurs de la Place Ville-Marie.La ventilation du garage et des entrepôts est réalisée en aspirant l’air de l’extérieur au travers de filtres et de réchaufîeurs, et en le rejetant sur le toit de l’immeuble Cathcart.Les recommandations de la Ville concernant les espaces de garages stipulent que la concentration en monoxyde de carbone ne doit pas y exéder 150 ppm.si l’on séjourne très peu de temps, et 100 ppm.si les périodes sont plus étendues.D’après notre expérience, avec des types de garages semblables, quatre à six changements d’air de à Ya piexd cube/min.par p.c.de surface sont suffisants pour satisfaire aux règlements de la Ville.Des dispositions ont été prises pour assurer la recirculation de l’air pour le chauffage, durant la nuit, des espaces de garage qui ne sont pas utilisés.Un échantillon de monoxyde de carbone sera prélevé pour s’assurer que les normes ont été respectées.La rampe joignant la rue Cathcart, le garage, la gare des Chemins de Fer Nationaux et l’hôtel Reine Elizabeth Vue d'un panneau de contrôle central au second penthouse.MONTREAL, NOVEMBRE 1962 33 Vue d'une machine hermétique de 2,000 tonnes au second penthouse, aile ouest.est mécaniquement ventilée, avec alimentation et rejet d’air.Les entrées de la rampe et du quai de chargement des camions, où les portes doivent rester longtemps ouvertes, sont chauffées et protégées par des rideaux d’air.Les salles de transformateurs, celles des générateurs Diesél de secours, le magasin de peinture, les salles de pompe et ventilateurs sur le toit, sont munies de divers systèmes de prise et de rejet d’air.La galerie des boutiques est climatisée.Deux tours de refroidissement, chacune ayant une capacité de 1,800 gai.amér./min.de 95, 85 et 75° F ont été installées sur le toit de l’immeuble Cathcart.Chaque magasin aura son propre appareil de climatisation.La salle de cinéma et le restaurant seront climatisés, en se servant de l’installation de réfrigération de la rue Cathcart, située au niveau des voies.L’air vicié du restaurant sera rejeté à l’extérieur, à l’étage mécanique inférieur.Les pavillons de la Banque Royale, des magasins de vente au détail sous les pavillons et l’immeuble de la Banque Royale sont complètement climatisés pour maintenir toute l’année les mêmes conditions de confort.Chaque pavillon de banque renferme deux salles de ventilateurs contenant des filtres secs à haute efficacité, des réchauffeurs et des refroidisseurs à serpentin, des ventilateurs d’arrivée et de retour.La prise d’air extérieur et l’expulsion de l’air usé se font au niveau du soffite sous les pavillons de banque.De l’air est amené sous chacun des dômes du plafond pour éviter l’accumulation de fumée et la stagnation de l’air.Dans le pavillon qui renferme la cafeteria et la cuisine, l’air est amené dans la cafétéria et se rend ensuite dans la cuisine en passant par un plafond perforé.L’air est alors aspiré dans des hottes avec conduits d’acier d’un huitième de pouce, soudés et isolés avec 2 pouces de magnésium et enfin expulsé dans l’atmosphère à l’étage mécanique inférieur.Les magasins de vente au détail sous l’immeuble de la Banque Royale, au niveau de la plaza, seront équipés d’appareils individuels de climatisation du type éventail d’alimentation avec serpentin de chauffage et refroidissement et éventail de retour.Des études préliminaires étendues ont été faites sur les différents procédés de climatisation de l’immeuble de la Banque Royale : doubles conduits, système à air sous le plancher, postes individuels à chaque étage, système de distribution de haute, moyenne et basse pression d’air, avec appareils inducteurs aux fenêtres.Des espaces pour appareils de remplacement en bas, en haut et dans les étages intermédiaires ont été considérés.Différents systèmes de distribution d’air et d’eau comportant l’un et l’autre des conduites et des tuyaux horizontaux et verticaux ont été analysés.H a été finalement décidé d’assurer le maximum de flexibilité pour la location.C’est ainsi que des salles de machines ont été installées en haut et en bas, sans aucun étage entier de mécanique intermédiaire (on trouve seulement divers espaces minimum essentiels pour les machineries d’ascenseurs et les réservoirs d’eau).Le conduit d’air et les colonnes montantes d’eau sont situées dans le noyau central, avec des canalisations horizontales à chaque étage.L’immeuble est essentiellement partagé en deux sections : l’étage des machines inférieur desservant les vingt étages du bas, et les penthouses supérieurs desservant les vingt étages du haut.Des études et essais ont été réa- lisés concernant l’emploi de vitres simples ou doubles, pour savoir ce qui était le plus économique.D’après les résultats, il a été finalement convenu que de simples vitres seraient satisfaisantes et répondraient aux diverses exigences imposées, c’est-à-dire un système d’induction avec unité sous chaque fenêtre.L’encadrement de cette imité a une hauteur d'un pied et avec les fenêtres au module de 5 pieds sur 7, les grandes vitres fournissent aux occupants une vue sans obstacle sur la ville.Le réseau de canalisations sous les fenêtres est conçu de façon à permettre le dé-p'acement facile des soupapes de contrôle, pour répondre aux besoins d’utilisation.Les unités d’induction sont commandées par thermostat et soupapes de contrôle réglables selon les besoins des occupants.La surface de climatisation de la périphérie s’étend jusqu’à 15 pieds à l’intérieur des murs.Des essais ont été également faits à l’Université de Pennsylvanie sur le mur-rideau et la vitre avec unité d’induction pour se rendre compte des limites du contrôle d’humidité et du bon fonctionnement de l’ensemble du système.L’installation intérieure de chaque aile comprend, pour l’alimentation de l’air : une colonne montante de distribution à moyenne pression, située dans le noyau central, et une canalisation avec réducteur de pression, trappe anti-son, et réchauffeur à vapeur; pour le retour et dans chaque aile, une trappe anti-son.L’espace dans le plafond est utilisé dans la plupart des cas comme plenum de retour, avec branchements sur la colonne montante du noyau central.Le système périphérique a été complètement installé avec la base de l’immeuble, et soupapes et thermostats ont été combinés selon les besoins des occupants.Le réseau intérieur pour la base de l’immeuble qui se termine au noyau central avec l’assemblée de réduction de pression et des trappes antison a été étendu pour répondre aux besoins individuels des occupants.Les principaux groupes de ventilateurs sont situés à l’étage mécanique inférieur ainsi qu’aux premier et deuxième penthouses mécaniques.L’alimentation d’air primaire est assurée par seize ventilateurs, deux par aile et pour vingt étages, chacun brassant 23,400 pieds cube à la minute.L’air intérieur est fourni par 8 ventilateurs brassant chacun 80,000 à 92,000 pieds cube/min., un par aile et pour vingt étages, avec des éventails de retour et d’évacuation pour chasser l’air vicié.Des filtres agglomérateurs électrostatiques sont utilisés sur toute l’étendue de l’installation.Afin de réduire sensiblement l’effet dû à la hauteur du bâtiment, et empêcher le gel des serpentins à l’étage mécanique inférieur, les entrées d’air ont été pourvues de 34 ARCHITECTUR E*B ATI M ENT-CD NSTRUCTION portes du type “garage” qui assurent une fermeture plus efficace.Des systèmes d’évacuation ont été prévus pour les diverses utilisations des occupants, ainsi que pour les salles de toilette et des transformateurs.Les salles des moteurs d’ascenseurs sont équipés d’appareils individuels d’éventails de recirculation et serpentins de refroidissement, situés dans les espaces mêmes.Les halls d’entrée sont climatisés au moyen de ventilateurs placés à l’étage mécanique inférieur.De l’air chaud est amené aux fenêtres par le canal intérieur des meneaux verticaux, et les portes sont pourvues d’un chauffage spécial.Divers systèmes pour les vestiaires, les salles de service et les tours d’observation sont situés dans le premier penthouse mécanique.L’eau refroidie alimentant le bâtiment de la Banque Royale, les quadrants, les boutiques au niveau de l'a plaza, la tour d’observation, les halls d’entrée et les salles des moteurs d’ascenseurs, est fournie par les services de réfrigération placés dans l’aile ouest du second penthouse.Les tours de refroidissement se trouvent dans l’aile nord du premier penthouse.Trois machines hermétiques de 2,000 tonnes chacune fournissent de l’eau froide à 42° F.Les moteurs sont de 2,300 V./3/60.Une tour de refroidissement à trois cellules de 18,200 gai.amér.à 95°, 85° et 75° F.a l’une de ses cellules hivemisée.5 pompes font circuler de l’eau primaire à raison de 3,600 gai.amér.contre 108 pieds de hauteur de refoulement, avec 125 hp 550 V./3/60.5 pompes font circuler l’eau des condensateurs à raison de 3,600 gai.amér.contre 108 pieds de hauteur de refoulement, avec 125 HP 550 V./3/60 et cinq autres faisant circuler de l’eau primaire à raison de 2,500 gai.amér.contre 125 pieds de hauteur de refoulement, avec des moteurs de 100 HP 530 V./3/60 à 1,750 RPM sont utilisés pour le cycle de réfrigération.Deux convertisseurs de vapeur et trois pompes pour l’eau secondaire des systèmes de chauffage périphériques sont utilisés dans le second penthouse, de même qu’à l’étage inférieur des services mécaniques.Les pompes fonctionnent à 2,100 gai.amér.contre 88 pieds de hauteur de refoulement, avec des moteurs de 75 HP 550 V./3/60 à 1,750 RPM.Pour éliminer la haute pression statique sur les systèmes d’induction pour les 20 étages inférieurs de cruciforme, deux échangeurs de refroidissement d’eau à eau, fonctionnant à 2,100 gai.amér.de 53 à 57° F.ont été installés.Comme de nombreux locataires ont réclamé l’utilisation vingt-quatre heures par jour, pendant toute Tannée, de l’air climatisé, des unités indépendantes comprenant ventilateur-serpentin et compresseur sont utilisés selon la demande; le propriétaire a fourni un système d’eau à condensateur hivernisé, de 200 tonnes, aces conduites desservant l’immeuble.Le bâtiment de la rue Cathcart est confortablement olimatisé par un système d’induction à la périphérie.Il y a une unité par fenêtre.Le système à air et à eau de ce bâtiment est plus conventionnel, et utilise des conduits horizontaux et colonnes verticales.Le ventilateur et le serpentin, les convecteurs et les pompes à eau secondaires se trouvent dans les penthouses sur le toit.La machine à réfrigérer hermétique de 540 tonnes à 550 V./3/60 se trouve au niveau des rails de chemin de fer.Au même niveau, une autre machine hermétique de 400 tonnes dessert le cinéma et le restaurant et, par un raccord en croix, est reliée au cruciforme afin de desservir les charges de nuit ou hivemisées.Les boutiques de la plaza, dans le bâtiment Cathcart, posséderont des unités de ventilateur-serpentin avec compresseur, et le propriétaire fournira les services de la tour de refroidissement pour les unités.Un traitement par l’acide et l’eau de polyphosphates est fourni pour toutes les tours de refroidissement.Les contrôles : Des contrôles à air sont utilisés dans tout le projet, avec la transmission constante des températures exactes au panneau oentral de contrôle.Des unités à ventilateur séparées sont commandées par des contrôles secondaires tel que spécifié.Les panneaux centraux sont situés dans le garage, et le bureau du concierge du bâtiment, dans le deuxième penthouse.Pompes et ventilateurs peuvent être arrêtés et mis en marche de là.Tous les systèmes d’alarme sont groupés en 96 points sur un panneau indicateur.Des températures critiques seront rectifiées à distance, et enfin le débit de la vapeur, sa consommation, le débit de l’eau et la force électrique sont enregistrés sur le panneau.Contrôle des vibrations : Le contrôle des bruits et vibrations fut soigneusement vérifié, suivant en cela les stipulations de MM.Boit, Be-ranek et Newman, techniciens en acoustique.On apporta surtout un soin particulier dans le choix du matériel : les canalisations sont isolées selon spécifications; pompes et ventilateurs sont montés sur des bases de ciment avec des isolateurs à ressort; la tuyauterie est suspendue par des crochets à ressorts et les ventilateurs ont des raccords flexibles aux tuyauteries.Les pompes auront les mêmes selon spécifications.Les services électriques : Le service Hydro parvient à Ville-Marie de la sous-station du boulevard Dorchester dans un potentiel de 12 KV/3/60.Les artères d’amenée viennent de la rue Université et descendent à l’interrupteur principal et au panneau de contrôle au niveau de 69 pieds.Des artères de 12 KV s’embranchent vers l’étage mécanique inférieur du bâtiment de la Banque Royale, jusqu’au second penthouse où ils alimentent deux rangées de transformateurs 3-1.666 kva de 12 KV 550/3/60, l’une affectée au propriétaire, et l’autre aux locataires dans chaque sous-station principale.Des artères de 550/3/60 desservent les étages de la Banque Royale, et 2 transformateurs à noyau sec de 75 kva de 550/120/208/3/60 desservent les niveaux inférieurs pour les locataires, à tous les étages, qui possèdent tous leur compteur.Les artères directes montent pour alimenter les transformateurs des appareils à réfrigération dans le second penthouse, de 12 KV, 2,300 V et 2,000 kva chacun.Les sous-stations desservent les niveaux inférieurs, le garage et les bâtiments Cathcart à 12 KV/550 avec noyau sec de 550/120/208 comme spécifié.Le système devait être installé de façon à offrir une facilité de mesurage pour l’installation de compteurs indiquant les larges besoins du propriétaire et des petits locataires.Un circuit de secours pour les niveaux inférieurs est fourni par un générateur Diesel de 500 kva, et, pour le bâtiment de la Banque Royale, par un turbo-générateur de 1,000 kva situé dans le second penthouse.Un système téléphonique interne de 200 lignes, avec système de protection contre le feu et clés de débrayage intercommunicantes pour les pompes à incendie ont été installées.Le potentiel électrique total, en action, a été estimé à 36,000 kva.Crédits : Réalisateurs : Webb & Knapp (Canada) Ltd.— Directeur de la construction : Q.L.Carlson — Architectes et urbanistes : I.M.Pei et associés — Associé en fonction : H.N.Cobb - Architectes associés : Affleck, Des- barats, Dimakopoulos, Lenbensold, Mi-chaud & Sise — Ingénieurs-conseils pour la mécanique et l’électricité : Jas.Keith & Assoc.— Conseillers : Co-sentini & Assoc.— Ingénieurs en structure : Brett, Ouellette et Blauer — Conseillers : Severud, Elstad, Krue-gel & Assoc.— Entrepreneurs généraux : Foundation Company of Canada Ltd.— Sous-entrepreneur en électricité : Canadian Constock Company Ltd.— Sous-entrepreneurs en mécanique : Colford, Kirby et Saunders.(Traduction et adaptation : J.Varry) MONTRÉAL, NOVEMBRE 196Z 35 Protection des Immeubles de LA PLACE VILLE MARIE contre LES VIBRATIONS d’après J.E.lirait, ingénieur-conseil Le complexe commercial Place Ville-Marie est le résultat de quatre ans de travail pour la préparation des plans et l’exécution des diverses phases de la construction.Ces phases de la construction s’expliquent de la façon suivante : 1ère phase : L’immeuble de la Banque Royale du Canada, tour cruciforme de 42 étages, avec plaza et niveaux inférieurs d’une surface approximative de 93,000 pi.ca.2ème phase : Les niveaux inférieurs sur le reste de l’emplacement, comprenant un espace de 250,000 pi.ca., ainsi que l’immeuble Cathcart, de trois étages, et l’immeuble projeté Mansfield, de 10 étages.L’emplacement du projet couvre une grande partie du centre de triage de la Gare Centrale des Chemins de Fer Nationaux, dans le cœur de Montréal.La Fig.1 démontre la corrélation entre les immeubles du projet et les principales structures adjacentes.A cause de la nature prestigieuse de ce projet, on jugea à propos d’étudier plus profondément que jamais auparavant les causes et le contrôle du bruit et de la vibration émanant d’un centre de triage.Nous espérons que les résultats que nous avons obtenus pourront s’a- vérer utiles en d’autres circonstances analogues.Bruit et vibration Le mouvement des trains peut se propager dans un immeuble sous la forme d’une vibration excessive, ou d’un bruit, ou les deux.Le mot vibration indique une “vibration” née de la charpente laquelle, selon son intensité, sera “sentie” par les occupants.Le terme “bruit” signifie une vibration “entendue” plutôt que “sentie”.L’analyse complète des effets créés lors du bref passage d’un convoi s’avère difficile (pratiquement impossible) et, pour remédier à cet inconvénient, nous avons eu recours à des enregistrements sur bandes magnétiques de tous ces effets pour analyse ultérieure de l’intensité de la vibration et du bruit en regard de la nature de la fréquence obtenue.Méthode courante Depuis déjà quelque tempe, les chemins de fer nord-américains se servent d’amortisseurs-iso’ants composés de plomb et d’amiante pour réduire le bruit et la vibration dans les gares.L’amortisseur est composé de 2 cou- ches d’amiante de %" d’épaisseur, séparées par une feuille d’acier galvanisé de 1/16" d’épaisseur et entièrement recouvertes de plomb en feuille de l/g" d’épaisseur.Selon l’usage prévu, l’amiante employée peut varier d’un carton ignifuge à un panneau rigide.L’amortisseur est pré-comprimé sous une pression de 200 livres po.ca.et possède une charge portante de 600 à 1,000 livres po.ca.suivant le genre d’amiante.De tels amortisseurs-isolants avec panneaux en ciment-amiante furent installés dans les fondations de l’Hôtel Reine Elizabeth.Le programme Les conseils en acoustique entreprirent des études appropriées sur les lieux mêmes en février 1959 afin d’obtenir des données sur l’engendrement et la diffusion du bruit et de la vibration émanant du centre de triage aux immeubles projetés.La manœuvre de plus de 200 convois fut enregistrée sur bandes magnétiques en divers endroits afin de vérifier la valeur statistique des résultats en ce qui concerne les nombreuses variantes du problème.Une analyse ultérieure des enregistrements détermina le niveau de vibration et de bruit dans chacune des bandes de fréquence.36 ARCHITECTURE-BATI MENT-CCD N STR U CTI ON IL J) IL I IL CATHCART STREET WEST EAST CATHCART BUILDING BUILDING ! ! ROYAL BANK OF CANADA I ' 8UILDING I I I , « .i i ! ! I \\ \\ i i 1 BRIDGE BOULEVARD IESTER DORCH QUEEN ELIZ ABETH HOTEL 1 ' I ' ! STATION I I RAILWAYS ! I JTRAL CANADIAN NATIONAL ! I ' l’N'O np S0IOA sap neasaj a| |upjjuodj 'uoijeiueidwi.p (a uonan+is ap ua|j — | -By Les variantes ci-après énoncées affectent l’engendrement de ces perturbations : a) La vitesse des convois, à l’arrivée ou au départ du quai ou en marche dans le centre de triage.b) Matériel roulant : La distribution du poids sur les essieus des locomotives, produit des niveaux d’énergie supérieurs à ceux des voitures plus légères.c) La largeur des raccords de rail : Le bruit émanant des raccords de rail atteint un niveau si élevé que des mesures correctives s’imposèrent.d) Aiguillages et pointes-de-cœur : Les pointes-de-cœur simples s’avérèrent comme étant la plus sérieuse source de bruit et de vibration de tout le projet.Ballast : Le fait que l’empierrement de 2 pouces sur la roche de fond ait été entièrement gelé influença les données jusqu’à un certain point, bien qu’aucune étude qualitative ne fut entreprise pour déterminer l’influence de ce facteur.On procéda à l’étude de la transmission du bruit et de la vibration en ce qui concerne les distances verticale et horizontale des voies et la présence ou l’absence d’amortisseurs-isolants dans les immeubles voisins.Le programme consistait en l’étude des effets suivants : a) Vibration émanant de la cour de triage et transmise par le soi'.b) Vibration émanant de la cour de triage et transmise dans la charpente isolée de l’hôtel Reine Elizabeth et la charpente non-isolée du pont de la rue Dorchester, c) Bruit radié dans la charpente de l’hôtel et du pont.Mesurages Tel que signalé précédemment, des mesurages étendus furent entrepris pour évaluer la part individuelle des nombreux facteurs de bruit et de vibration auxquels serait soumis le complexe.L’hôtel, isolé à la vibration, le pont, non-isolé, et le va-et-vient dans le centre de triage rendirent possible la création de normes de références ainsi que le calcul des données nécessaires en passant de la structure existante aux immeubles mêmes du projet.Les niveaux peu élevés de son à basse fréquence se discernent plus facilement que la sensation éprouvée au bruit qui résulte de la vibration correspondante.Voilà pourquoi les études se portèrent plutôt sur les niveaux de bruit que sur les niveaux de vibration.Effet de la hauteur au-dessus du niveau des rails Les niveaux de bruit radié résultant de la manœuvre des convois en marche aux quais, sur rails conventionnels, sans aiguillage, furent enregistrés en divers endroits de l’hôtel à différents étages.La valeur acoustique variait à chaque endroit et l’on constata ainsi la diminution des niveaux de bruits provenant du centre de triage en rapport avec la hauteur des immeubles.Voir Fig.2.Effet de la vitesse L’effet de la vitesse s’est avéré plus difficile à évaluer.Les différences appréciables dans le rythme d’accélération des convois, les dispositions variées des aiguillages et la diversité du matériel roulant compliquèrent le calcul de cet effet.Nous avons remarqué que les niveaux de la vibration enregistrés près des quais augmentaient modérément avec la vitesse durant le temps requis pour le passage d’un convoi, de la locomotive au dernier wagon, devant le poste de mesurage.Nous avons constaté que les convois qui circulent à la vitesse du centre de triage sont sensiblement plus bruyants que ceux qui circulent à la vitesse des quais et les convois qui stoppent ou démarrent sont quelque peu moins bruyants que ceux qui circulent à la vitesse des quais.Raccords des rails et aiguillages Le mesurage des niveaux de bruit provenant de la voie ferrée donnèrent des résultats intéressants.Le passage d une roue sur un raccord de rail semblait quelque peu plus bruyant que celui d’une roue sur rail ordinaire.La soudure de la voie ferrée peut donc avoir des conséquences importantes.Le passage d’une roue sur le vide d’une pointe de cœur simple semblait Fig.2 — Décroissement des niveaux de bruit, en rapport avec la hauteur des immeubles.37 être au moins trois fois plus bruyant que celui du passage d’une roue sur un raccord de rails.Ce facteur prend donc une grande importance.Nous en avons conclu que l’installation de pointes de cœur mobiles pallierait en grande partie à cette augmentation du bruit.Effet de la distance L’amortissement naturel de la vibration en rapport avec la distance prenait une véritable signification pour le projet.Au cours d’une journée de travail, la manœuvre des convois se produit généralement sur des voies très espacées, réduisant ainsi la pression du bruit sur tout point donné de l’immeuble.Efficacité des amortisseurs-isolants D’un point de vue scientifique, la détermination de l’efficacité des amortisseurs-isolants composés de plomb et d’amiante prenait un aspect des plus intéressants puisque nous ne pouvions pas nous procurer de données techniques sur leur caractéristiques d’amortissement.Trois colonnes non-isolées de la structure du pont et trois colonnes adjacentes isolées de la structure de l’hôtel s’avérèrent un emplacement satisfaisant pour cette étude.Ces colonnes sont situées à proximité de la voie No 7, près de l’extrémité ouest du centre de triage.En général, les mesurages ont confirmé l’efficacité de ce genre d’amortisseurs quoique certains des résultats furent inattendus.NCA-70 NCA-BO NCA-50 NCA- 40 < 30 NCA-30 lu 90 S 70 NC-70 NC-60 O 50 NC-50 NC- 40 NC-30 NC-20 20 75 150 300 600 1200 2400 4800 75 150 300 600 1200 2400 4800 10000 FREQUENCY BAND - CYCLES PER SECOND Fig.3 — Courbes caractéristiques des bruits.Fig.4 — Réactions humaines aux vibrations.EXCEEDINGLY DISAGREEABLE, VERY UNCOMFORTABLE, PAINFUL,UNBEARABLE DISAGREEABLE, UNPLEASANT STRONGLY PERCEPTIBLE, SLIGHTLY DISAGREEABLE, DISTURBING DISTINCTLY PERCEPTIBLE (NOT UNCOMFORTABLE) BARELY PERCEPTIBLE JUST NOTICEABLE IMPERCEPTIBLE, NOT NOTICEABLE TO 0.1 CPS 8 100 • 10 FREQUENCY, CPS Au niveau de la voie ferrée La première série de mesurages fut effectuée près du niveau des voies ferrées afin de déterminer le comportement de la vibration dans le sens horizontal de chacune des six colonnes au passage de convois sur des voies à distance différentes.Nous avons découvert que les résultats ne suivaient pas de modules établi et méritaient d’être soulignés particulièrement.Comparés à ceux des colonnes non-isolées, les niveaux de vibration des colonnes isolées dans la bande de 20-75 cps se révélèrent légèrement inférieurs à de courtes distances et notamment plus bas à de grandes distances.Dans la bande supérieure, de 75-150 cps, les niveaux de vibration de la colonne isolée étaient légèrement plus élevés que ceux de la colonne non-isOlée à de courtes distances.En ce qui concerne les longues distances, nous avons obtenu des résultats comparables à ceux de la première bande de fréquence.Ce résultat révèle 3 B ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION que la fréquence naturelle de l’amor-tisseur-isolant se trouve dans la bande de fréquence de 75-150 cps.Les amortisseurs-isolants semblaient moins efficaces dans les hautes fréquences.Ainsi, la différence de niveaux de vibration, dans la bande de fréquence de 150-300 cps, était faible pour les courtes distances et seulement modérée pour une distance de 200 pieds; dans la bande de fréquence de 600 à 1,200 cps, les différences de niveaux s’avérèrent minimes dans la gamme complète des distances.Ce facteur ne fut pas jugé sérieux pour le projet car presque toute l’énergie émanant de la vibration du centre de triage se concentre dans les fréquences inférieures à 300 cps et parce que la structure normale d’un immeuble absorbe facilement l’énergie des fréquences supérieures.Aux niveaux plus élevés On mesura ensuite la vibration dans le sens vertical dans ces six colonnes à des niveaux plus élevés.Les niveaux de vibration se révélèrent modérément inférieurs dans la bande de 20-75 cps, considérablement plus bas dans la bande de 150-300 cps et légèrement inférieurs dans la bande de 300-600 cps, pour la colonne isolée à comparer à la colonne non-isolée.Ces données furent enregistrées au niveau du premier étage sur les voies lors du passage d’un convoi de banlieusards sur la voie No 7.De même, on nota des différences légèrement inférieures lors du passage d’une locomotive diesel de manœuvre sur la voie No 11 à une distance latérale de 100 pieds.Ces résultats ont indiqué que ces amortisseurs-isolants apportaient une certaine diminution de la vibration et du bruit transmis par la structure.Nous avons assumé, aux fins de con- ception, que l’isolation d’une colonne offrait une diminution de bruit et de vibration.Les mesurages démontrèrent que l’efficacité isolante de l’amortisseur se trouve entre 2 db et 12 db, selon la distance, la fréquence et d’autres facteurs.Nous avons choisi une valeur moyenne de 8 db pour la conception de ce projet.Nous mettons les lecteurs en garde contre l’utilisation de cette donnée pour d’autres projets sans études plus approfondies.Les différences dans l’espacement des colonnes, la composition de l’amortisseur, les détails de la charpente et la géométrie ne représentant que quelques-uns des nombreux facteurs qui peuvent influencer cette donnée numérique.Recommandations A la suite de nos études, nous avons exprimé les recommandations suivantes : a) Amortisseurs-isolants : Des amortisseurs-isolants furent installés entre le grillage des colonnes et la partie supérieure de la base pour la plupart des colonnes du projet.Quelques-unes, éloignées des voies et supportant des surfaces normalement bruyantes, n’exigèrent pas d’amortisseurs-isolants.Des panneaux ciment-amiante servirent pour les amortisseurs-isolants sous l’immeuble de la Banque Royale.Cet immeuble est situé à une extrémité des voies à circulation plus rapide.Pour les amortisseurs-isolants plus directement au-dessus des voies à circulation rapide, on employa un carton ignifuge en amiante.Quoique la valeur isolante du carton ignifuge soit sans doute supérieure, ce carton fut conçu en fonction de charges de compression de 600 liv.po.ca., à com- parer aux 900 liv.pô.ca.du panneau ciment-amiante.Soulignons que les surfaces verticales et supérieures des bases, les grillages et les colonnes jusqu’au niveau des quais de la gare furent recouverts de deux couches de liège d’un pouce chacune.On appliqua ensuite 4 pouces de béton sur le liège.Les surfaces de la base et les grillages des colonnes entièrement sous les voies furent isolées à l’aide d’amortisseurs composés de plomb et d’amiante à la place du liège.b) Pointe de cœur à double ressort : Nous avons recommandé que les pointes de cœur à vide, la source du bruit la plus remarquée, soient remplacées par des pointes de cœur beaucoup plus silencieuses à double ressorts.c) Soudure de la voie ferrée : Suivant les déductions de nos calculs, toute la voie ferrée du centre de triage a été soudée.d) Séparation du projet : Afin d’éviter la transmission de sources secondaires de vibration, nous avons recommandé de séparer la charpente du projet de celles des immeubles adjacents.Les passages des piétons et des véhicules ont été garnis de joints residents à l’endroit de la séparation.Conclusions Les études qui viennent d’être décrites, offrent une solution logique à un problème extrêmement complexe.Les données que nous avions soumises aux architectes ont été appliquées lors de la construction.Nous souhaitons que cet article puisse aider ceux qui travaillent dans le même domaine.Détail de l'isolation Base de béton I Colonne 2 couches de liège de un pouce Billette Béton Grillage Amortisseur isolant en plomb de un pouce MONTREAL, NOVEMBRE 1962 39 j;
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