Architecture - bâtiment - construction, 1 janvier 1965, Janvier
ooz.1 xs 3Aomoineiu 6SI*»flV une VIER 196 «nns • • • • ¦» • • • • • • RHOVYL* -le tissu de décoration waV AV/*’ W WÀw, VAV VàVj i w'ÀV aYffîSYis wAVj.vAv r .aftsv, ^ 1 CS/Î> VAv >y ’.v LES HÔTELS LES AUDITORIUMS idéal pour LES IMMEUBLES D'AFFAIRES ENCORE LES MAISONS TOUJOURS LES MAISONS RHOVYL, c’est la nouvelle fibre synthétique lavable, infroissable et défroissable, ininflammable, imputrescible, qui sèche en un clin d'œil, aux coloris grand teint, qui résiste tout à fait à la lumière et aux rayons du soleil; c'est la nouvelle chlorofibre française qui n'a ni l'air ni la texture du synthétique, qui tombe bien et dure plus longtemps.Veuillez vous rappeler cette petite phrase "courte" quand vous décorerez un intérieur.RHOVYL Représentants exclusifs au Canada QUEBEC OVERSEAS TRADING COMPANY, 4857 avenue Lacombe, Montréal, P.Q.RE.7-6989 ?Marque déposée 100% chlorure de polyvlnyle \ Éï&i etoee y Voici comment les ascenseurs Oildraulic peuvent réaliser des économies pour vos clients lors d une construction Lorsque vous spécifiez les ascenseurs Oildraulic de Dover, vous réalisez des économies appréciables lors de la construction d’un nouvel immeuble.Soulignons: 1.Aucun appentis coûteux, et désagréable à l’oeil, pour la machinerie des ascenseurs (et vous obtenez toute liberté de conception pour la ligne du toit).2.Vous disposez les moteurs compacts à l’endroit qui vous convient, bien souvent avec les autres appareils mécaniques.3.Les murs du puits peuvent être plus légers puisqu’ils ne portent pas l’ascenseur.L’efficacité des ascenseurs Oildraulic n’a pas d’égale dans les immeubles jusqu’à sept étages.Le dispositif Oildraulic’s Controller de Dover, un appareil que ne vous offre aucun autre ascenseur hydraulique, vous procure des départs sans heurts et des arrêts précis, même à une vitesse de 200 pieds à la minute.Leur opération automatique avec systèmes de contrôle conforme aux exigences de l’achalandage de tout immeuble donne à vos clients un moyen de transport vertical efficace, rapide et peu coûteux.Si vous consultez le représentant des ascenseurs Oildraulic dès l’élaboration des premières esquisses, vous pourrez réaliser un immeuble dans les limites du budget de votre client.Nous vous aiderons pour vos plans et spécifications afin que vous obteniez le moyen de transport vertical le plus pratique.Téléphonez ou écrivez-nous.USD, DOVER PRODUCTS CORPORATION OF OUEBEC, LTD.Montréal 26.Que.Vente, installation et service dans tout le Canada.MONTREAL, JANVIER 1965 Assembler un immeuble de 15 étages tmw évidemment AVEC LE BÉTON PRÉFABRIQUÉ FAIT DE CIMENT “CANADA”! Avantages: Réduction de 15% sur le coût et exécution des travaux deux fois plus rapidement.Les soins méticuleux mis à dresser les plans, devis et l’utilisation de toutes les possibilités des éléments en béton préfabriqué ont permis à MJL Construction Ltd.d'assembler cet immeuble de 15 étages et 112 appartements, propriété de Peter Vida Inc., en un temps record.Voici quelques faits et données remarquables à propos de “Sussex House’’, construit à Montréal.Pour la construction de cet immeuble, on fit usage de 1,043 éléments divers de béton préfabriqué variantde colonnes de12tonnes à des balcons de 600 Ibs.-Chaque élément a été préalablement numéroté et codé à la peinture pour déterminer l'ordre de l'assemblage - Sussex House est l’immeuble le plus élevé de l'Amérique du Nord entièrement construit d’éléments de béton préfabriqué - La piscine sur le toit fut construite de trois vastes sections de béton préfabriqué.Responsables des travaux: Francon Ltd.— fournisseur d'éléments de béton préfabriqué et précontraint; Fish, Melamed, Croft & Grainger — architectes; Blauer Horvath Taylor Associates — ingénieurs-conseils en structure; MJL Construction Ltd.— entrepreneurs-généraux.CANADA CEMENT COMPANY, LIMITED IMMEUBLE CANADA CEMENT, PLACE PHILLIPS, MONTREAL, P.Q.BUREAUX DES VENTES: Moncton • Québec • Montréal • Ottawa • Toronto Winnipeg • Regina • Saskatoon • Calgary • Edmonton ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION Rédacteur Jacques Varry, B.A.Rédacteur-Europe Jacques Andrieu Adjointe à la rédaction Jacqueline Dionne COMITE CONSULTATIF DE REDACTION Directeur technique — Paul-H.Lapointe, M.R.A.I.C.Architectes — Louis N.Audet, F.R.A.I.C., André Blouin, D.P.L.G.F., Jean Dam-phousse, A.D.B.A.Ernest Denoncourt, B.A.A., Léonce Desgagné, A.D.B.A., Georges de Varennes, F.R.A.I.C., Ronald Dumais, A.D.B.A., Gaston Gagnier, A.D.B.A., J.-Y.Langlois, A.D.B.A., Eugène Larose, F.R.A.I.C., Lucien Main-guy, F.R.A.I.C., Henri Mercier, F.R.A.I.C., Pierre Morency, F.R.A.I.C., Maurice Payette, F.R.A.I.C., Lucien Sarra-Bournet, B.A.A.Urbaniste — Georges Robert.ingénieurs —• Gérard-O.Beaulieu, Ing.P., Armand-E.Bourbeau, Ing.P., Ignace Brouillet, Ing.P., Henri Gaudefroy, Ing.P., Paul-E.Morissette, Ing.P., G.Lome Wiggs, Ing.P.Constructeurs — Jacques Boileau, Fernand Guay, René Thomas.Conseiller juridique -— Me Bernard Sara-zin, c.r.Editeur Charles Shewell Editeur conseil Eugène Charbonneau Gérant pour le Québec Claude Beauchamp Tirage George Rubinstein Production James Miller Vice-président G.W.Funston et Gérant (Région est) Vice-président Aubrey Joel Publicité Québec — J.P.H.Hall 1061, rue St-Alexandre, Montréal, Qué.Tél.: 868-2641 Ontario — D.H.Young 1450 Don Mills Road, Don Mills, Ont.Tél.: 444-6641 Vancouver — Ross Curtis 1485 Ottawa Ave., West Vancouver, B.C.Tél.: 922-1955 BÂTIMENT • CONSTRUCTION Le Ministère des Postes, à Ottawa, a autorisé l’affranchissement en numéraire et l’envoi comme objet de deuxième classe de la présente publication.VOLUME 20 — NUMÉRO 225 — JANVIER 1965 S O M M A 1 R E fs Une Maison Familiale, Laterrière-Chicoutimi 11-15 architectes : Desgagné et Côté Résidence des Soeurs Hospitalières, Hôtel-Dieu 16-19 N-D de l'Assomption, Jonquière 16-19 architectes : St-Gelais, Tremblay et Tremblay Projet Lauréat du Concours pour le Pavillon du Québec à l'Exposition mondiale 20-23 architectes : Papineau, Gérin-Lajoie, Le Blanc Projets Lauréats du Concours pour le Conservatoire du Québec 1er prix, architecte: Victor Prus 24-27 2e prix, architectes: Poulin et Ayotte 28-30 Projet d'Habitation Collective Y 67 31-34 architectes : Papineau, Gérin-Lajoie, Le Blanc Architecte associé : Luc Durand Chronique de l'Urbanisme 35-36 Triangle d’or et désert québécois Californie — Dillenbeck and Gallavan Inc.3376 West First Street, Los Angeles 4.Tél.: 385-3991 Royaume-Uni et Europe — Paul Wilson Southam Advertising Services 40-43 Fleet St., London E.C.4, England Bibliographie 36 Nouvelles et Communiqués 38 Page frontispice: Composition d’André Brassard ARCHITECTURE-Bâtiment-Contsruction, 1061, rue St-Alexandre, Montréal, est publié par Southam Business Publications Limited, Don Mills, Ont.Président du Conseil: St.Clair Balfour; Président et directeur exécutif: James A.Daly.— Abonnements: Canada: $6.00 par année; Etats-Unis: $10.00 par année; autres pays: $25.00 par année.— Imprimé au Canada par Wallace Press (1962) Ltd., Montréal.— Membre de la Canadian Circulations Audit Board.Inc.Membre de la Business Newspapers Association of Canada.Classé dans l'index de périodiques canadiens.Tous droits réservés pour tous pays.i h 4-1 n MONTRÉAL, JANVIER 1965 5 mmt ¦¦+**'**¦, Æs } ¦ ~ % .-a I* V Ces briques ne sont pas comme les autres! Ce sont des briques Cooksville-Laprairie, produit de Al O AI 'XTA.Jbl Construction Materials Ltd.ST-JEAN (N.-B.) • MONTRÉAL • TORONTO • WINNIPEG • SASKATOON • EDMONTON • VANCOUVER “VOUS A VEZ UNE ALLURE QU! ME PLAÎT BEAUCOUP!’’ "Vous dites ca j» pour me flatter!” ¦Ob» üüÉijjjy ¦ s ' l\1 >‘-4' §||ï!* * •iiM „ .f?* ¦> =é: mi fUMs , Jî'îr^is.-; s Sé« %;•; = ?MONTRÉAL, JANVIER 1965 Immeuble de la Banque de Commerce Canadienne Impériale Peter Dickinson, architecte Ross, Fish, Duschenes & Barrett, architectes surveillants G.Granek & Associates, ingénieurs-conseils pour la construction mécanique English & Mould (Quebec) Ltd., entrepreneurs— installations mécaniques J.S.Mitchell & Co.Ltd., grossiste Crane Canada Limited, fabricant d'installations de plomberie Vous obtiendrez toujours une sûreté de fonctionnement qui durera aussi longtemps que l’immeuble lui-même, en employant les robinets de vidange Delany.Et de plus, leur coût initial est modique.Notre brochure ADM 6413 vous fournit tous les détails à ce sujet.Crane Canada Limited, C.P.70, Montréal.Durabilité |li> «I®?LACIER, MATÉRIAU D'AVANT-GARDE.tient la vedette au nouveau siège social de Dofasco Planchers mixtes à plate-forme en acier cellulaire La plate-forme en acier cellulaire a été soudée aux poutres au moyen de goujons Nelson.Une dalle de trois pouces de béton a été coulée par-dessus.La charge du plancher repose sur la plate-forme d'acier.La couche de béton agit comme membrure de compression.Murs-rideaux en acier Ces murs-rideaux sont émaillés sur chaque face et englobent un isolant thermique.Les panneaux d'allèges sont en tôle d'acier revêtu d'émail porcelaine du côté extérieur, et d'émail cuit du côté intérieur.Les deux pouces d'isolant compris entre les deux parois équivalent à peu près à 10 pouces de maçonnerie.L'épaisseur relativement faible de ce mur (seulement 314 pouces) permet de gagner de l'espace à l'intérieur.D'autre part, un mur-rideau de ce genre ne pesant que 1 2 livres par pied carré, on a pu réduire l’importance de la charpente et des fondations.Pilotis en acier L édifice devant s'élever sur un terrain remblayé, on l'a bâti sur pilotis.136 cylindres d'acier ont été enfoncë's à 70 pieds environ, jusqu'au roc, et remplis de béton.Les pilotis en acier s'enfoncent aisément et il est facile d'en vérifier la rectitude par simple visée à l'intérieur du cylindre.Poutres en tôle forte d'acier Les poutres de 42 pouces de hauteur, en tôle d'acier, sont perforées de manière à recevoir les conduites de chauffage et les canalisations d'eau et d'électricité.L'épaisseur du plancher est réduite au minimum.Revêtement extérieur en acier Les murs du rez-de-chaussée sont en blocs de béton recouverts de panneaux en acier à revêtement en émail porcelaine.Les panneaux de 4'4" x 9'8" sont stratifiés sur un contre-plaqué de %" doublé lui-même d'acier galvanisé.Ces panneaux ont un très bel aspect.Ils sont fixés dans le béton par attaches en acier inoxydable.Blocs de béton à revêtement d'acier Avant ou après la pose des blocs, ceux-ci reçoivent des parements en acier préfabriqués, collés.Certains parements d'acier reçoivent un revêtement d'émail cuit avant d'être posés, d'autres sont peints sur place.On peut obtenir une variété infinie de couleurs et de finis.Le revêtement d'acier est particulièrement résistant et l'ensemble est moins coûteux que les blocs vernissés ou les carreaux vitrifiés. ?POUTRES PERFORÉES EN ACIER ?FAÇADE-RIDEAU EN ACIER AVEC ISOLANT ?BLOCS DE CIMENT À REVÊTEMENT D'ACIER ¦ INNOVATIONS DANS L'EMPLOI DE L'ACIER Plafonds en acier On trouve dans l'édifice Dofasco les plus grands panneaux en acier perforé jamais fabriqués: ils mesurent 4'8" x 4'8".Les appareils d'éclairage et de climatisation sont logés sous ces plafonds suspendus.Ce type d'installation permet une réduction sensible des frais d'entretien: les panneaux étant articulés donnent libre accès aux appareils.Cloisons en acier L'aménagement pratique de l'intérieur et sa division en bureaux ont été assurés grâce à des cloisons préfabriquées en acier.Ces éléments de cloison, correspondant à des modules standard de construction, sont interchangeables selon toutes les nécessités.Dans les bureaux du personnel, les cloisons préfabriquées ont reçu un revêtement d'émail cuit, n'exigeant presque pas d'entretien.Dans les bureaux de la direction, les cloisons sont revêtues de matériaux divers.Mobilier de bureaux en acier Par leurs avantages pratiques et leur pureté de lignes, les meubles en acier s'intégrent à merveille dans l'ensemble de la construction.De plus, ils assurent un long service avec un minimum d’entretien.L'acier, matériau adaptable entre tous L'écran en acier ouvragé qui décore le hall des bureaux de direction illustre de manière saisissante la vaste diversité djemplois auxquels se prête l'acier.Sans rival pour la résistance, il ajoute une incontestable note d'élégance au nouveau siège social de Dofasco.Le nouveau siège social de Dofasco est l'un des immeubles les plus modernes existant actuellement.Ses avantages fonctionnels et sa sobre beauté proviennent en grande partie de l'emploi judicieux de l'acier.Cet édifice est mieux encore que le centre nerveux d'un complexe sidérurgique en plein essor: il constitue une démonstration pratique de tout ce que l'architecture moderne peut attendre de l'acier.Ecrivez-nous pour recevoir notre brochure en couleurs de 32 pages décrivant plus en détail les nouvelles techniques auxquelles l'acier se prête.DE HAMILTON 6 Ces 42 étages seront plus propres grâce aux grillages gratte-pieds BOLAR Il »{;;; «èü! p ‘••S S* £&g£s5 iBiw.mimm^gNnSii !SSh«'",,,,b!Î! "»hS "» JbISiinibihW»* ¦MiWfjnitflinw81* sssgs Sj-SS gjes SSsSÏ «B|li3558l*®ï8*a*f J.ninuM"""! M«HSJ»“““6S3 mmtamutam i“#hi ï" "“"ni iiiiniiii*S»sift : •: IIIIIIIItlH uiflitnstii»1» lift IB PLACE VILLE-MARIE Montréal Architectes : I.M.Pei & Associates Architectes associés : Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold, Michaud & Sise Le plus gros contrat de grillages gratte-pieds au monde a été confié à une maison expérimentée et responsable.Demandez nos "NOTES SUR LE DESSIN DES GRATTE-PIEDS".Bolar Foot Grill Co.Ltd.4362, rue Forest, Montréal 39, P.Q.10 ARCHITECTU RE-BÂTIM ENT-CONSTRUCTION fsm ?*p2b; iv'cj'.*; .'•L:,~ f ¦•—•'' •, V 3N Æè*.’Tw.v; whobwEI t/TW MAISON FAMILIALE Laterrière-Ch icoutim i Architectes: Desgagné & Côté.Ingénieurs-Conseils : (structure) Dauphinois & Bélanger; (mécanique) John Mack.Entrepreneurs : Les Immeubles Murdock Ltée.Photographies de Marc Ellefsen.La conception de cette grande maison est le résultat d’une collaboration étroite entre les propriétaires et l’architecte.Depuis des années, M.et Mme Paul Murdock, et leurs enfants songeaient au plan de leur maison, puis ils confièrent leurs idées et leurs voeux à Jean-Marie Côté, qui leur donna une forme architecturale.Le domaine des Murdock est situé à une dizaine de milles de Chicoutimi, là où commence le parc des Laurentides et la maison est construite sur une pente boisée qui descend rapidement vers le lac.On décida, bien entendu d’avoir la plus grande fenestration possible pour profiter du paysage environnant, d’autant que l’indiscrétion d’aucun voisin n’était à redouter.On chercha ensuite le moyen d’éviter que la maison ne paraisse surgir du terrain lorsqu’on la voit du lac, en contrebas.Ainsi est née l’idée du toit à longues pentes descendant très bas.En avant et en arrière, vers le lac, l’avancée du toit abrite une terrasse qu’une rangée de colonnes sépare de la pelouse.La terrasse avant, dallée en ardoise, longe presque entièrement l’étage supérieur et donne accès à la maison, soit par le garage, soit par le vestibule d’entrée qui conduit dans le hall, situé au centre du plan et autour duquel se déploient les pièces.Un simple écran sépare plus ou moins suivant l’orientation de ses éléments le hall de la salle familiale, de sorte qu’on peut à vo- aspect de la façade arrière donnant sur le lac -gZQjZezCj,g-" -r*^ •'*' silifp SgBi: f0M^ lonté ajouter le volume de l’une à l’autre.Les deux espaces sont marqués au sol par un pavement d’ardoise gris et rouille pour le hall et un plancher de chêne pour la salle.La cuisine est attenante au coin repas et peut être atteinte directement de l’extérieur par une entrée secondaire, laquelle dessert également la partie repos groupant à cet étage trois chambres et deux salles de bain, retranchées derrière leur corridor de circulation et bien isolées.Un salon-bibliothèque, où l’on peut faire un feu de bois, et un bureau de travail complètent l’aménagement de l’étage, ainsi qu’une chambre froide, un lavoir et des vestiaires.Sauf dans la partie repos, la plafond est en bardeaux de cèdre et suit la pente du toit.La liaison avec les cloisons est assurée par des panneaux de verre qui créent un effet d’interpénétration des volumes et les allongent par la continuité du plafond.De la salle de famille comme de la chambre des parents, la vue plonge vers le lac et la colline boisée qui ferme l’horizon, les autres chambres regardent vers le côté du terrain, les fenêtres de la bibliothèque s’ouvrent sur la terrasse avant.Du hall, un escalier se rend à l’étage inférieur qui est, à cause de la pente du terrain un demi-soubassement.Une grande salle de jeu et de détente avec une cheminée et une chambre d’amis ont la jouissance de la terrasse; les chambres de garçons correspondent à celles du dessus augmentées d’un studio de peinture; le côté souterrain est réservé à des espaces de rangement.La charpente est en béton armé avec des fermes en bois pour supporter la toiture, laquelle est recouverte de bardeaux de cèdre; les murs extérieurs sont revêtus de briques blanches pressées spécialement à Dolbeau et qu’on retrouve du reste à l’intérieur, utilisées en alternance avec du frêne naturel.Etant donné les rigueurs du climat, les fenêtres contiennent des vitres spéciales à triple épaisseur.Le chauffage est assuré par une circulation d’eau chaude dans une tuyauterie de cuivre, sous les sols d’ardoise et par plinthes radiantes autour des plan- vue latérale vue d’ensemble de la maison, du cote de 1 entree fenestration des chambres et vue du lac mm. plan du rez-de-chaussée %L/JltAAJL > fVliimUl ¦ £5^V\Ï KLAlrvK .(if î n\M^L ehisdXlAit.V^r^rv ç ,4 ?tàfÎT’.f* * 4 ?i .*> .» K.» K fft *- i '^4sS ^ ^^j55 ivv MONTRÉAL, JANVIER 1965 ' " ' W^nuHIlUUUU1 .«'r'f'r I III I l.»,1 I ! I .I m i mrrn m11 rrnn rfiTiTnl rrmiimmimiMn'mT 1111111 m 11111 m : 11 m i m 11 ii! [n 11111 n m m ii 111 m n m 1111111 111111111111111111 II 111111 M iiiiiiiiiiiimiiim iiimimiMiiiiimiiiMim imtmuimuinmimiimmi dtmm Wi RESIDENCE des SOEURS HOSPITALIERES Hôtel-Dieu N-D de l Assomption, Jonquière Architectes : St-Gelais, Tremblay & Tremblay.Architecte chargé du projet : Evans St-Gelais.Ingénieurs-Conseils : (structure) Lemieux & Simard; (mécanique) Bourdages & Cauchon.Entrepreneurs: Bouchard & Gravel Inc.Photographies de Marc Ellefsen.Il s’agissait de construire un cloître et une chapelle pour les soeurs hospitalières de St-Augustin, à proximité et communiquant avec l’Hôtel-Dieu de Jonquière.Le programme se composait de trois parties suivant le caractère des fonctions qu’il imposait.1 — l’administration et les salles communes du cloître.2 — les chambres des religieuses, l’infirmerie et deux chambres de visiteurs.3 — la chapelle et l’auditorium, de- vant être utilisés à la fois par les religieuses et les laïcs de l’hôpital.Au point de vue du plan, le parti des architectes consiste à placer la chapelle et l’auditorium entre l’hôpital et le cloître et à créer des circulations distinctes pour les laïcs et pour les soeurs; ils répartissent toutes les activités sur trois niveaux et un sous-sol.L’auditorium et ses dépendances ainsi que les pièces de service du cloître occupent le sous-sol.L’entrée du cloître, les bureaux de l’administration et les salles communes sont au rez-de-chaussée.La chapelle est au niveau du premier étage dont l’espace restant est occupé par les chambres des religieuses.Au deuxième étage, enfin, l’espace libre autour de la partie haute de la chapelle est réservé aux chambres des religieuses ainsi qu’à deux chambres de visiteurs.Dans la chapelle, dont la forme est rectangulaire, l’autel est au centre et sépare la chapelle publique, où 150 personnes peuvent prendre place, de celle des religieuses, et privée; le choeur de chant se tient sur le côté de l’Autel, deux sacristies sont prévues, pour le prêtre et les religieuses; douze confessionnaux sont à la disposition des fidèles laïcs.Ces derniers se rendent à la chapelle en empruntant une rampe qui part du rez-de-chaussée de l’hôpital.La prise de jour de la chapelle est assez intense et se fait par des fenêtres placées à la partie supérieure, sur toute la longueur de la nef.Du point de vue esthétique, le parti s’efforce d’accorder le mieux possible la nouvelle construction avec l’ancienne.Ainsi le mur de brique de l’hôpital est-il prolongé sur le cloître, mais cette fois, traité en grille où il exprime bien la fonction qu’il renferme.La chapelle est traitée différemment et constitue un élément de transition entre l’hôpital et le cloître.La construction est conventionnelle et le coût s’est élevé à $575,000.vue générale du cloître; au-dessus du toit : les fenêtres de la chapelle mm ¦ TJ * z.- ¦ -?-> -,:rv '"***&¦ j::- * • - y Vy»«V'^| *:>* M* S$Rjpl§ wî.tsV^V ,.in.M«»»'!5j IiVAVMWAW M1 m i » «t 11 » 11 ii.M.iin nitiMiiiiuiM'ii uinmmmi»*- Hllllllilliiit S,;.» «sep MONTREAL.JANVIER 1965 élévation ouest; au 1er plan : le cloître; au second, la chapelle rainmnn ^449^1690474 21^6533888 -k.JU.Li Plan du de chaussée f~Hn £Hr IHr F-Hr AiR 1—Hr F—-Ir ^ P^ |F5 BR3 p33 p3 p3?]F3 p^ pg pxî pg p^ in du sous-sol Plan du 1er etage Sur la page de droite : vue intérieure de la chapelle des soeurs; de l’autre côté de l’Autel : la chapelle publique.ARCH ITECTU RE-BATI MENT-CONSTRUCTI ON 3049^429 4808 4954 0684 .MONTRÉAL, JANVIER |965 inwiir:! ¦ in u i « >¦1111 |||.| ! Ell :S f i nin ï iuiiiJi Ï 4~9l SiitxaMi iiuuii i iMiii’jltt!!! lift A « in* i «ï *•» r?üiii JJ;'»» ««Il «Ul i‘ «j «ai* Ena ii' mmm~- 8R»B- r» «it ’iilüiliiii I Projet lauréat du concours pour le Pavillon du Québec à /Exposition mondiale Architectes : Papineau, Gérin-Lajoie, Le Blanc.Programme Le programme imposait de prévoir le Pavillon de la province de Québec à l’Exposition mondiale de 1967, de manière à ce qu’il puisse devenir ensuite : un musée d’Art contemporain, un conservatoire de Musique et d’Art dramatique, un théâtre de conservatoire de 800 places, un théâtre expérimental de 250 places.Cette reconversion devait pouvoir être exécutée avec les moyens les plus simples par des aménagements complémentaires et non par de coûteuses transformations.Il fallait que tous les éléments qui serviront à l’Exposition fassent partie d’installations qui seront utilisées pratiquement sans transformation par les futures installations (à l’exception de couvertures provisoires abritant des espaces devenant des espaces libres après l’Exposition).Tous les services d’administration de l’Exposition devaient être ceux prévus pour le Musée, qui sera, étant donné sa destination, pratiquement prêt à opérer en 1968, sans modifications importantes, alors qu’il restera à cloison-' ner et insonoriser tous les studios du Conservatoire.Les pièces sanitaires, les escaliers, les ascenseurs, les monte-charge, les installations de mécanique, de chauffage, de plomberie, de ventilation, d’électricité, devaient être déjà en place pour le Pavillon et, à part quelques modifications simples, serviront ensuite pour les autres fonctions prévues.Considérations générales du jury Le Jury s’est réuni pendant deux jours entiers pour choisir les lauréats parmi les quarante deux projets qui furent présentés.Le Jury a été favorablement impressionné par la somme de travail fournie par tous les concurrents et la qualité des dessins soumis.Le nombre de dessins requis dans le programme était de beaucoup moins important que celui soumis par les concurrents.Le programme mentionnait que ce concours était destiné à choisir un architecte.Le jury attachait donc une importance primordiale dans la recherche de l’architecte qui aurait le mieux interprété l’esprit du programme et trouvé le caractère de dignité, d’unité, de puissance requis par la destination et le site.L’opinion du jury est que le pavillon du Québec doit être d’une qualité exceptionnelle par son parti, ses formes et son traitement architectural.Les membres du Jury sont d’avis que parmi tous les projets qui lui ont été soumis, seul le Premier Prix offre ces caractéristiques et ces possibilités et bien que les autres projets primés fassent preuve de qualité et d’intérêt, ils ne pourraient constituer des oeuvres marquantes et représenter ainsi l’image que le Québec veut présenter au monde.Le Jury a d’autre part remarqué que très peu de concurrents avaient tenu compte du cubage fixé dans le programme, soit que le cubage soit inférieur mais les services incomplets, soit que le cubage se soit avéré après vérification plus élevé que prévu.En conséquence, le Premier Prix, outre ses nombreuses qualités et qui offre de grandes possibilités de flexibilité, devra se conformer aux exigences du programme sans que la puissance de la composition en soit affectée.Analyse du parti Edifice conçu sous un seul toit, à trois sections indépendantes, étroitement rej liées par une circulation annulaire.Cette circulation est axée sur les quatre tours de service.Chaque tour comprend quatre unités identiques soit : une cage d’escaliers de service et de secours, une banque d’ascenseurs et monte-charge, un puits de tuyauterie et de conduites, une cage de toilettes.La partie centrale de l’édifice est consacrée au théâtre.La section nord abrite le musée, la section sud, le conservatoire.Seule la section sud demanderait des aménagements supplémentaires lors de la reconversion de l’édifice après l’Exposition de 1967.Ces aménagements supplémentaires consisteraient en un cloisonnement des surfaces requises par le conservatoire (voir plans, surfaces gris pâle).L’édifice est situé sur un promontoire entouré d’eau.L’exiguïté du terrain nous force à introduire une bande.En introduisant une bande d’eau tout autour de notre pavillon nous réussissons à surmonter les problèmes visuels causés par l’exiguïté du terrain, reliant l’édifice à l’immensité du fleuve.Le caractère permanent de l’édifice explique la simplicité et le classicisme de la composition.20 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION .•JÂ> 'it .^L3L a -x 1 perspective générale Structure et matériaux La structure principale est de béton.Quatre immenses poutres au niveau du cinquième étage reposent sur les tours-1 piliers.Les dalles des étages sont suspendues à ces poutres.Un système de poutraison identique se répète au plafond du niveau de la terrasse.Ce dernier système supporte les façades et écrans de l’édifice, qui sont elles-mêmes des poutres Vierendeels servant de support aux extrémités des dalles des différents planchers et fournissant les contreventements nécessaires.La grille de base des plans est de douze pieds par douze pieds.Ecran L’écran de verre abrite les parties extérieures des circulations accélérées.Par sa légère inclinaison, le verre réfléchit le ciel donnant à l’édifice une coloration variant avec les saisons, les jours et les heures.Cet écran aide aussi à contrôler la lumière dans le musée (situé au nord) et la charge solaire dans les autres parties de l’édifice.Circulations 1 — Les circulations verticales s’effec- tuent par ascenseur, par escalier ou par plan incliné, ce dernier est particulièrement approprié à l’usage des foules.Les services se font par monte-charge localisés près du débarcadère au sud-est de la scène.2 — Les circulations horizontales se font dans l’axe des tours.Ces quatre axes de circulation désignés sous le vocable circulation accélérée, permet-1 tent au visiteur de faire le tour complet du bâtiment d’une façon relativement rapide tout en ayant un aperçu général de tous les exhibits.Le visiteur intéressé à un exhibit particulier peut quitter cette circulation accélérée et tomber dans un système de circulation ralentie permettant l’examen des exhibits qui l’intéressent plus particulièrement.La ségrégation de ces circulations permet d’éviter la formation d’embouteillage, en facilitant un flot continuel à travers le volume.Musée et conservatoire Lors de la reconversion, les circulations verticales demeurent et les usages persistent.La circulation périphérique axée sur les trous demeure et devient espace public.Cette circula- tion donne accès aux trois parties distinctes de l’édifice.La fermeture des portes ou accès des différentes sections permet l’usage indépendant de chacune de ces sections.Administration Les administrations du conservatoire et du musée seront situées au centre de leurs volumes respectifs facilitant ainsi les accès aux différentes sections.Musée Le musée offre des salles de flexibilité intérieure permettant subdivision et resubdivision suivant l’importance des collections.Les volumes du musée sont traversés à mi-niveau par les circulations accélérées servant de mezzanine et permettant l’examen des exhibits dans une dimension nouvelle trop souvent négligée.Théâtre expérimental Ce petit théâtre a un plancher entièrement composé de panneaux de six pieds par six pieds.Chacun de ces panneaux est individuellement ajustable permettant une transformation complète du sol.La hauteur constante MONTRÉAL, JANVIER 1965 21 UMM ?00DD"0 rsisiBaM de cette salle ainsi que les quatre accès symétriques permettent une flexibilité totale du volume.Théâtre à l’italienne, théâtre grec, théâtre shakespearien et théâtre à scène périphérique sont ainsi possibles.Théâtre de conservatoire Le théâtre se soumet entièrement aux données du programme.Les sections ballet et art dramatique sont situées au niveau de la scène, leur en facilitant ainsi l’accès.rez-de-chaussée pendant Entrées L’entrée du théâtre de conservatoire et du théâtre expérimental se fait par l’escalier monumental du hall d’entrée.L’entrée privée du musée se fait par la tour nord-ouest au niveau de la terrasse.L’entrée privée du conservatoire se fait par la tour sud-ouest au niveau de la terrasse.L’entrée des élèves se fait par la tour sud-est au niveau de la terrasse; cette entrée est aussi l’entrée des acteurs.L’entrée de service se fait par la tour nord-est au niveau de la terrasse.Cinquième étage Les bibliothèques, discothèques et le restaurant ont été groupés au cinquième étage.Ces fonctions sont complètement encerclées par le jardin des sculptures.Les salles de lecture et le restaurant donnent sur le jardin.Rapport du jury Ce projet a été désigné à l’unanimité par le Jury.Ses qualités d’originalité, de puissance, de sobriété, d’harmonie et de technique avancée rez-de-chaussée après 2e étage pendant étage après architecture-bâtiment-çonstruction Mo iüüi (.-«sEsft « iffifelW; IKÆ'Lrt élévation : i i i i i coupe concourront à en faire le symbole de la Province de Québec.Les architectes ont été particulièrement conscients de l’intégration de ce bâtiment au site par l’adjonction de plans d’eau complémentaires et l’usage du grand toit terrasse en relation avec les verticales de circulation leur a permis de trouver un espace supplémentaire pour des activités extérieures, avec une vue sur la ville et sur le fleuve.Le volume simple du bâtiment, sa plastique imposante, sa symétrie vont permettre une intégration des plus heureuses avec les autres pavillons de l’Exposition.Après l’Exposition, quel que soit l’environnement, il saura s’intégrer au site.Le choix du parti offre de grandes possibilités de flexibilité aux différents étages.Les fonctions tout en étant séparées trouvent par la disposition des circulations verticales des jonctions rapides et bien réparties.Le Jury a particulièrement remarqué la puissance du système structural péconisé, qui, tout en étant seulement esquissé, laisse présager une solution technique de haute qualité.Malgré toutes les qualités énumérées, ce projet devra être révisé pour rencontrer les exigences du programme.Le cubage et la surface de plancher devront être réduits.La systématisation de doubles étages avec mezzanine a augmenté de beaucoup le cubage et, s’il est bon de conserver cette expression architecturale, son emploi pourra être réduit, ce qui diminuera le nombre d’étages.Les scènes latérales pourraient être réduites de hauteur.L’emploi du verre devra être très sérieusement étudié pour des raisons d’éclairage, de sécurité et d’entretien.MONTRÉAL, JANVIER 1965 23 Projets lauréats du concours pour le Conservatoire du Québec 1er et 2e prix Programme Il s’agissait de loger : —une salle de concert et d’opéra de 1,500 places, —un théâtre auditorium de 400 places, —un conservatoire de musique et d’art dramatique, pour 250 élèves.La salle de concert et le théâtre devaient pouvoir fonctionner indépendamment et, à l’occasion, simultanément.Un lien pouvait être établi entre les deux salles au moyen d’une galerie d’exposition ou de circulations.Le conservatoire est autonome, mais ses étudiants devaient pouvoir utiliser les deux salles.L’emplacement choisi pour la construction est en prolongement de la cité parlementaire, dans la haute ville de Québec.Considérations générales du jury Le jury s’est réuni à Québec pour juger les trente projets qui avaient été soumis par les architectes à travers le Canada.Le programme était très complexe et exigeant et le niveau général des projets soumis n’a pas été aussi élevé qu’on pouvait s’y attendre.Si les concurrents ont présenté des travaux souvent très élaborés, on ne remarque pas, par contre, une très grande recherche vers les solutions nouvelles et particulièrement en ce qui concerne les théâtres.On se trouve souvent devant des redites et des clichés et nous pensions que plus d’efforts auraient été faits, surtout en ce qui concerne le théâtre expérimental.Il en est de même pour la conception architecturale où la forme prime sur l’esprit et le caractère de l’oeuvre.Souvent lorsque l’architecture est personnelle, elle est banale ou bien outrée, sinon elle n’est que pâle copie de tendances contemporaines.Il ne semblerait pas non plus que l’on se soit vraiment soucié de s’intégrer au site.Il n’était pas question évidemment de s’intégrer au caractère des habitations du vieux Québec, puisque le site, tout en étant assez éloigné, va se transformer et que l’édifice projeté devra préfigurer l’avenir.Bien que les plans aillent de l’ultra articulé à l’ultra simplifié et que l’on remarque souvent une juxtaposition des éléments plus qu’une recherche d’unité ils s’avèrent supérieurs aux façades.Et, dans la plupart des cas, on constate un étrange désaccord entre les plans et les façades.Le budget prévu et le cubage demandé étaient certes très réduits, pour ne pas dire insuffisant et peu de concurrents se soucièrent de faire des recherches en fonction de ces restrictions.De cette critique générale, il ressort que nous nous trouvons devant une présentation très inégale.Cinq de ces projets ont su plus ou moins éviter les critiques que nous formulions plus haut.Deux projets se détachent nettement, celui de Victor Prus et celui de lean-Luc Poulin & Emile Ayotte.Il ne fut pas décerné de troisième prix.Trois autres projets reçurent des mentions.1er prix Projet de M.Victor Prus Aménagement du site Le bâtiment central, sur la place, renferme la grande salle d’opéra, avec son foyer, l’auditorium, la galerie d’exposition, le salon de thé, les entrées au conservatoire et la bibliothèque.Eventuellement l’enseignement de l’art dramatique se fera à l’intérieur de ce bâtiment dans des endroits prévus à cette fin.Le bâtiment central et la cour intérieure du conservatoire de musique sont situés, sur le site, dans le prolonj gement de l’axe de la cour intérieure de la cité parlementaire.Tous les accès, localisés aux quatre coins du bâtiment central, séparent nettement les différentes fonctions.Au coin nord-ouest se trouvent les entrées pour les professeurs, les artistes et le personnel de l’administration.Quant aux élèves du conservatoire, et les employés des divers services, ils se servent du coin sud-ouest.La grande salle d’opéra et de concert est desservie par les accès imposants situés aux deux autres coins.On a accès à l’auditorium par “la cour d’honneur” à l’avant du bâtiment.Au centre de cette cour se trouve une sculpture spatiale qui peut être admirée, soit depuis le bas, soit depuis le dessus, au niveau de la Place.Sur le terrain, le stationnement des voitures est localisé le long de la rue St-Amable.Le conservatoire de musique est aménagé en surbaissé autour d’un jardin intérieur créant ainsi un vaste espace paisible.Autour du conservatoire, sur trois côtés, des rangées d’arbres font écran pour amortir le bruit de l’environnement.24 ARCHITECTURE-BÀTIMENT-CONSTRUCTION f-mm- wmm HK WÊlMÈm B ! 1.Li MS ^sSSslS! : "•'.1 '' •'.'V.-'s •' nepective Structure de l’édifice Toute la structure du bâtiment central et du conservatoire de musique est en béton conventionnel.Structure des espaces publiques : caissons de béton; structure du conservatoire ; dalle plate (flat slab); tous les autres espaces ; poutres et dalle.Intégration des arts Il est prévu sur la place extérieure, au niveau du sol, des endroits pour des sculptures de jardin.La “cour d’honneur” à l’avant du bâtiment central, est aménagée en fonction d’une sculpture spatiale qui la domine.Des bas-reliefs exécutés par des artistes québécois seront incorporés au mur de béton.A l’intérieur, sur les murs des foyers, des endroits sont prévus pour des tapis muraux, des bas-reliefs et des sculptures.Commentaires Le parti adopté prévoit le conservatoire de musique dans une cuvette, autour d’une cour intérieure, dans le but d’éliminer le plus possible les bruits venant des rues environnantes.Cette cour intérieure peut servir pour des performances en plein air, des ballets ou autres; et comme cour de récréation pour les élèves.MONTREAL JANVIER 1965 Ce parti a de plus l’avantage d’amortir le coût de construction du conservatoire en réduisant murs extérieurs et vitrage, du fait qu’il est sous terre.On propose que l’espace pour l’école d’art dramatique soit excavé et non fini.Encore une fois, du fait que cette dernière école sera au niveau inféj rieur, le coût en sera amoindri.En général, dans le parti adopté, on sauvegarde le principe suivant : à savoir que pour les différentes sortes de performances la lumière naturelle n’est pas requise, et par le fait même, en éliminant les fenêtres, où ce n’est pas nécessaire, on améliore d’autant les conditions acoustiques.Rapport du jury L’architecte est à l’aise et trouve une solution simple à ce problème difficile.Ce projet par sa compacité et la simplicité des formes pourra répondre au budget limité.C’est une composition où chaque élément est à sa place et pourra se développer dans l’unité sans anarchie.Le plan est exceptionnellement perceptif en sa manière de résoudre et d’organiser avec logique et clarté et flexibilité, les exigences multiples du bâtiment.La localisation des éléments communs aux deux salles est excel- lente et la superposition des salles permet l’intégration des foyers et des entrées.La disposition du Conservatoire permet par une galerie dans l’auditorium, un très bon accès pour les étudiants.Dominées par l’immense volume du théâtre, les classes du Conservatoire peuvent s’étaler à l’aise, abritées, et, éventuellement s’adapter dans l’avenir à l’inévitable croissance du nombre d’élèves; il ne verrouille pas l’avenir et pourrait même se réaliser par étapes si cela était nécessaire.L’implantation de l’édifice est bonne et forme le point final de l’extension des bâtiments gouvernementaux prévus sur la colline parlementaire.Il faut noter aussi que dans ce projet le nombre de pièces et les dimensions correspondent exactement à ce qui était demandé dans le programme.Le rapport annexé au projet était très bien présenté de même que les considérations sur l’acoustique.Ce projet pourra aisément être développé pour s’adapter au programme définitif et tenir compte des observations qui seront faites, notamment en ce qui concerne les liaisons verticales.Et puisque ce projet a obtenu le premier prix et que suivra l’exécution, K U £ A M A Limi —.¦J ,.im i .h'Y^ II m NV.s^-' x'?A m vVT% • S.,‘-r' |8 '•'•¦>¦ H?' ;# S “•'f %, X- '¦ A-.¦ ¦>:' : ï RUE plan d’ensemble le jury formulera les conseils et les critiques de la manière la plus directe.Le traitement uniforme des façades ne correspondant pas à l’assymétrie des parties internes, il sera bon de les repenser.Les entrées et les sorties devront être plus étudiées et en fonction de la structure, la suppression d’une colonne pour donner une plus grande ouverture à l’entrée de service est une solution très discutable.Prévoir une relation plus cohérente de la base du bâtiment et des éléments au sol.La forme enterrée du Conservatoire est le résultat d’une décision qui demande une expression plus forte, plus convaincante et plus voulue.La disposition du projet sur l’axe ouest sud-ouest est bonne mais il ne faudrait pas qu’elle gêne dans le futur le développement du bloc nord-est de la cité parlementaire.Il serait préférable que l’édifice soit situé ou bien exactement dans l’axe du futur bâtiment ou alors plus près de St-Cyrille.Il serait nécessaire de resituer partiellement le stationnement pour améliorer la vue du salon de thé.Les cours intérieures devraient pouvoir être agrandies et réétudiées, l’entrée encaissée de l’auditorium serait mieux plus dégagée, peut-être avec des pentes et non encaissée entre des murs.Il sera nécessaire d’améliorer les circulations verticales entre l’auditorium et la salle d’Opéra, bien que le programme ne requière pas d’escalier mécanique, il semble que cette solution devrait être envisagée.Le foyer principal pourrait s’éclairer sur l’extérieur, non seulement par les angles, mais par la façade est et il devrait être utilisé une plus grande quantité d’éclairage zénithal à travers les terrasses.Il faudra prévoir des portes entre la salle et les foyers adjacents.Les foyers devraient être élargis en diminuant les vides.L’emplacement prévu pour l’extension de l’art dramatique semble exiger qu’il soit construit en même temps que l’édifice.La position de cet élément devra donc être mise au point.La structure qui paraît si évidente en élévation, doit l’être autant en plan, ce que le projet ne montre pas suffisamment.Le vestibule d’entrée de la salle d’Opéra devrait être agrandi et les entrées protégées des intempéries.Il sera certainement possible à l’architecte d’apporter les modifications nécessitées par les recommandations qui précèdent.Il a su résoudre le problème posé d’une manière simple et plus que tout autre, proposer des solutions scénographiques et des possibilités d’aménagement et de développement des espaces scéniques.26 ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION a C « n"Oï ^c«tve.La.t« nxLe.plan de la salle d'opéra élévation est élévation nord EST 1 J d MONTRÉAL, JANVIER 1965 : lllllll ?9B9BBBB SM®] HÜ a—l t ¦ A t-.lA ; V #s/rfc .gg!»i AUN -.P-mriryiiiiifn yff'iififyyitfi'prm^^f;.;.-)^ Vv ~ t> *> -*Îê0F • i- Concours pour le Conservatoire du Québec (suite) 2e prix Projet de MM.Poulin et Ayotte Parti adopté : La nature du programme et le site choisi imposaient une direction au parti.Nous avons choisi de placer le seul élément vertical du projet, la cage de scène, dans l’axe de la cité parlementaire et de développer l’ensemble autour de ce pivot.Les salles sont perpendiculaires l’une à l’autre dans l’axe de la cage de scène de la salle de concert.Elles sont reliées par la galerie d’exposition au niveau des foyers.Un salon de thé au niveau des entrées permet le même raccordement.Le conservatoire se développe autour d’une cour intérieure.Les services administratifs de la salle de concert sont au rez-de-chaussée sur cette cour et contigus à la scène latérale de la salle de concert.Le parti plastique s’accorde à l’esprit de Québec.Nous avons tenté un rappel de ses remparts, de ses tours, de sa citadelle, de ses murs d’enceinte percés de meurtrières et couronnés de créneaux.Les tours expriment les circulations verticales.La prédominance des pleins sur les vides découle du climat austère de Québec, ville des vents.Le béton des parements s’accorde à la maçonnerie des vieux murs de pierre.Nous avons cherché à exprimer le vieux Québec dans ce qu’il a de valable.Rapport du jury Ce projet a des qualités plastiques indéniables et tout en présentant un caractère tenant un peu de la forteresse, l’architecture est très forte et d’une grande poésie.La présentation du projet est remarquable et les intentions du concurrent parfaitement bien exprimées par le dessin.L’organisation à angle droit de la Salle de Concert et de l’Auditorium bien qu’avantageuse pour l’organisa- y 1 '¦ J> -, ***¦’!?¦ vue de l’angle boul.St-Cyrille et ave.Turnbull vue de l’angle rue Claire Fontaine et boul.St-Cyrille vue de la salle d’opéra vue du théâtre ARCHITECTURE-BÂTIMENT-CONSTRUCTION * & X- X- X : -A.j §* .J 1 E '% > — *: ‘ 1 \ Hl M 1 Ni * r ?• * ! ?FIT w «: 7M3|: 1 A -, -LPI | plan du rez-de-chaussée MONTRÉAL, JANVIER 1965 LOUlLV/>>Û '-A,»,! c y*-.ilL£.PIAN DU PXZ-DL-CUMJhiLL NJÎ.>AIMJ A.M&W.L tion des spectacles rend difficile et terne le développement et la jonction des espaces réservés au public.Le bâtiment souffre d’une sur-articulation de ses éléments et la complexité agitée qui en résulte semble manquer d’une organisation majeure.Cependant, la forme résultante répond à la complexité fascinante du contexte actuel de Québec, sous cet aspect le bâtiment s’intégrerait très bien.L’entrée de l’Auditorium ayant été placée sur St-Cyrille, une trop grande importance est donnée à cette partie de l’édifice.Il y a un dilemme non résolu dans la disposition de l’entrée principale de l’Opéra qui est sans relation particulière avec la cour principale bordée par St-Cyrille et la rue Claire-Fontaine.Les innovations sur le plan de l’agencement scénique sont extrêmement timides, et il y a peu de dégagements de scène.La disposition du Conservatoire est intéressante de même que la proposition pour l’emplacement de la section future d’art dramatique.Ce projet offre dans l’ensemble de grandes qualités, mais en dehors des critiques que nous venons de formuler, on peut ajouter que le caractère de son architecture n’exprime pas nécessairement celle d’un théâtre.Ce projet n’a certainement pas la force du premier prix qui même s’il fut comparé à un temple, laisse penser par sa forme et par la force de son volume, qu’il est destiné à abriter des assemblées importantes. -11—11- r-M-11- *|;*- T.I T 7 T ! Ï fill _J i] 11 : : : : ! : I TUI mi _f: : h;:::!î(1! ill] imiim r-i-r-r : i in i ¦ j:i iTrpxi _i n \mm XJb WJC.C1AIWL fONTAII LLLVA.TIOU LLLVATIOU >U?.bOUL.3AIUT - CVWU COUPL DL coupe du theatre coupe de la grande salle J -v-4 LOUFL DL LA ARCHITECTURE-BATIMENT-CONSTRUCTION PROJET ^HABITATION COLLECTIVE Y 67 Coordonnateur du projet: Jean Duret, architecte.Architectes: Papineau, Gérin-Lajoie, Le Blanc.Architecte associé: Luc Durand.Urbaniste : Pierre Bussat.Artiste (coloriste) : J.P.Mousseau.Ingénieurs-Conseils : Asselin.Benoit, Boucher.Ducharme, Lapointe.Conseiller de production : La Compagnie des Bétons Camus Ltée, Montréal.Thème “L’homme dans la cité”.L’Y’67 présente la forme réaliste d’une cité communautaire de l’avenir.Programme urbanistique Nous avons établi un programme d’équipement pour mille deux cents logements, à partir d’une notion urbanistique reconnue, donnant un équilibre de vie et de travail.Aspect technologique L’industrialisation, tout particulièrement la préfabrication, s’est imposée comme solution rationnelle aux problèmes de la construction de l’habitat.Développement La cité communautaire Y’67 constitue une cellule sociale saine “injectable” aux grands centres urbains.Dans sa forme l’Y’67 réunit sous un même toit : vie travail, culture et loisirs.Le travail soutient la vie.La différenciation des structures porteuses — macrostructure —, de celles portées — microstructure —, permet une évolution du standing de l’équipement urbanistique des cités communautaires de l’avenir d’où, “Flexibilité”.Cette solution est préconisée par les représentations officielles des organismes architecturaux.Les dimensions optimums d’un élément d’habitation de la macrostructure correspondent aux exigences urbanistiques.Elles nous donnent un groupement souple de deux à quatre logements différents.Cette macrostructure peut être réalisée par des techniques traditionnelles ou, au contraire, fortement industrialisées, à l’instar des voitures automobiles.Les qualités technologiques du matériau de base choisi, le béton, limitent une répartition des cadres de la macrostructure en un groupe d’une longueur déterminée.La hauteur en est arrêtée par les exigences du programme urbanistique.Ce programme exige la création d’un climat de voisinage des fonctions essentielles — contenu —, par un espace couvert à l’échelle de l’agglomération — contenant —, ce qui détermine la troisième dimension, la profondeur.Nous assemblons des cadres de macrostructure dont le nombre est fixé par les critères techniques.Deux unités techniques correspondent à ces exigences; elles comportent chacune quatre-vingt-seize logements, seize cadres de travail, deux aires culturelles, un espace de loisir, un volume de services techniques et de stationnement.Le parti urbanistique situe le niveau — vie, échange — à soixante pieds du sol; un système de transport monorail dessert six unités techniques doubles sans toucher le sol; il se relie, en un point, au système urbain de transport.La cité communautaire Y’67 est également une réponse aux problèmes posés par la création de nouveaux centres, nés d’une planification du territoire.Superstructure préfabriquée procédés Raymond Camus A la fin de 1964, onze usines produisent et livrent 15,800 logements par an entièrement réalisés suivant les procédés Raymond Camus.Il est prévu au cours de l’année 1965 la réalisation de 5 usines nouvelles, ayant chacune une production annuelle de 1,000 logements.Ces usines sont réparties dans le monde entier et les logements qu’elles produisent sont soumis aux conditions climatiques et sismiques les plus variées : soleil d'Afrique, hiver de la Baltique, séismes d’Algérie et du Japon.L’essentiel du principe des procédés consiste à réaliser en usine en un seul élément, une paroi entière d’une pièce d’habitation.Cet élément comportant à la fabrication tous les équipements (fenêtre, porte, canalisation et revêtement) qui seraient naturellement incorporés ou posés sur cette paroi, que ce soit un plancher, un mur extérieur ou un mur de séparation.Les procédés Camus utilisent les possibilités mécaniques des éléments constituant un immeuble.Ceux-ci peuvent être groupés de façon à constituer des structures résistantes analogues aux poutres composées de la charpente métallique.Pour atteindre ce but, il faut que les éléments juxtaposés soient reliés entre eux par des joints armés qui jouent le rôle des rivets ou des soudures dans les constructions en acier.Ces structures complexes se réalisent facilement lorsque tous les éléments constituants sont comprimés, mais la possibilité de tractions n’est pas exclue.Les joints ont alors un rôle mécanique bien défini (résistance au cisaillement).Ils peuvent être plus ou moins armés, et même crénelés suivant l’intensité des sollicitations.Statique d'ensemble des ouvrages Les calculs de la structure sont conformes aux normes du Code National du Bâtiment Canadien (1960) et aux clauses particulières concernant les contraintes dues aux charges dynamiques et aux séismes pour la Région de Montréal.Les conceptions urbanistiques et architecturales du projet ont abouti à des bâtiments en forme d’Y, dans lesquels les bras sont exécutés en éléments préfabriqués et la base en charpente conventionnelle de béton armé.Superstructure préfabriquée La toiture très légère suspendue par des câbles participe à l’équilibre statique de l’édifice.La superstructure préfabriquée comportant les 12 niveaux d’habitation et les 3 niveaux de circulation, de magasins et d’ateliers est divisée en travées de 80 modules de 4”, soit 26’8”.Les étages d’habitation sont décalés de 18 modules, soit 6’0” tous les 3 niveaux.Les éléments constitutifs des travées verticales et des planchers des étages décalés forment la macrostructure; elle constitue la partie résistante principale de la superstructure.A l’intérieur de cette macrostructure et réalisée en éléments MONTRÉAL, JANVIER 1965 31 J Ttl 1 1 •f I la ril - r ü 8] afifc JT, Uïmiî" ^ sg ^ ,0-93 ifcne^fc^iKttsfci i Ü?ezU -ë i»*MM rc ,rf t a J J i^'i.n architecture-bâtiment-construction KH
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