Le nouveau clairon, 29 octobre 1975, mercredi 29 octobre 1975
A.Yt*-.‘«tees y'A-Yi §« Maintenant 14,500 copies Vol.69 No 23 Mercredi distribués dans la rcqion U Mfmttntkt (• P»av>tf*« '* * .V, -• V "*»• « -> Vr-irJ ;»w »•> *'»-V >*7 ’S \Y> «Y f a*"- j?***¦ •Ycv •*a $ ^NMR j^vÀ y %* : * ' ' V»»! :«* jt y '• .: Aijv V.*4gt ' S J > * t *4 \ q A * < •) *4 S »\ê l t i M ’« < < ' • • \ * h ' V >VV f .• * i ?1 t • * ïMyiï Y v ¦*, f 7 .V V* * * LE NOUVEAU CLAIRON — Mercredi, 29 OCTOBRE 1975 — Pogo 3 UNE PYRAMIDE DE BONS P'TITS PRIX Yamaska Automobile, le chef de file des automophiles, Vous offre des GRANDES VOITURES USAGÉES à bons p'tits prix.ê JUGEZ-EN PAR VOUS-MÊME: PONTIAC VENTURA 1972 4 portes, 6 cylindres, automatique, radio, aucune offre raisonnable refusée.GRAN-TORINO 1973 V8 automatique, servofreins, servo-di rection, radio, pneus blancs.Avis aux amateurs.v ¦.:>;•! : ¦ .% fX i+?iSU* A du* # •• 'a.• ^ > v >¦ > - -,v • » > * *«•* _ îrt.* .f aAî'lft n« yi * Aÿ.••.¦;» ¦jr »,> i • •, mÉMÉmuiÉiiMÉÉaau DUSTER 1972 V8 automatique, radio am/fm, servo-freins, servo-direction, très bonne voiture avec garantie.PINTO STATION WAGON 1973 4 cylindres, radio.Voiture entièrement garantie.• • » r «•3k» x^«î Vf*».' ¦ ' i%>.¦> y ¦ * .* ¦ Vvfîf.v» Av» *Y/ «ir“.Vvi\* WO ¦ .àî .i vXR'iv« .< X »>X:.•, ?»?‘ v< - ‘ .» • -I ?>«*¦ * ¦ fti - • •>* V ¦*jw> ¦ % 1 .* .,4* V .-Vi ' - '{ ;-.-y • F*.•• > + 1 * v »“ÎS^î .Af ;>;a • - —* b SaW * ^ ’>b y ¦mii CAPRI 1972 4 cylindres, 4 vitesses, 2 portes, radio, aubaine de la saison.MAVERICK GRABER 1974 V8 automatique, servofreins, servo-direction, comme neuve.iüfâæSU ‘i?/ / I * > ! » « i « • GRANDES VOITURES À DE BONS P'TITS PRIX • M AUTOMOBILE « « * % » 4 » 1 • ,» 4 4 • • 1 » • » 4 4 4 4 » » 4 A • k « I > « t I 3005 rue Dessoudes 774-6491 Page 4 — Mercredi, 29 OCTOBRE 1975 — LE NOUVEAU CLAIRON L'Hôpital Honoré-Mercier perd plusieurs cadres! Plusieurs membres du personnel de cadre de l’hôpital Honoré-Mercier ont, depuis 15 jours, remis leur démission au directeur général.Cette véritable hémorragie touche principalement les services des finances et du personnel dont les équipes sont, à toutes fins utiles, démantelées par les départs qui se multiplient, et des questions se posent d elles-mêmes devant le fait.Rejoint hier, M.Gilles Groulx, directeur général de l’hôpital, a déclaré qu’il trouvait normal que des gens quittent un emploi pour aller travailler dans d’autres institutions où ils trouveront une meilleure rémunération.Et il a même cité des cas semblables qui se sont produits dans d’autres hôpitaux.M.Groulx, par ailleurs, se refuse à voir un quelconque lien entre les démissions qui se sont retrouvées sur son bureau à quelques jours d’intervalle.Il s’agit tout simplement, selon lui, de décisions d’ordre personnel et ne voit pas comment on pourrait y voir un geste concerté, ce qui interdirait selon lui de conclure à l’existence d’un malaise au sein des services administratifs.Les démissionnaires, qui sont M.Réal Georges, directeur des finances; M.Jean L’Heureux, agent de gestion du personnel; M.Jean-Louis Mailloux, de la comptabilité, et Mme Blanchard et Mme Nicole Goddu, secrétaires attachées au bureau du personnel, auraient donc tous remis leur démission, par pure coincidence, depuis quinze jours.Et l’on sait que M.Fernand Bigué, coordonnateur administratif et conseiller du directeur général, s'apprêterait à remettre sa démission officiellement dans quelques jours, de même que plusieurs autres dont les noms ne peuvent encore être mentionnés.Selon certaines informations émanant d’une source absolument digne de foi, ces démissions sont motivées, dans l’ensemble, par le climat de travail qui prévaut au niveau de l’administration depuis plus d’un an.Et sans qu'il soit poss ible de préciser davantage, il ressort que c’est, dans plusieurs cas, le résultat d’une profonde insatisfaction devant l’attitude de la direction.Nous avons tenté de rejoindre certains démissionnaires mais MM.Bigué et Mailloux, les seuls qui étaient disponibles, se sont bornés à confirmer la nouvelle de leur départ et ont refusé de commenter autrement toute l’affaire.Par contre, il est de plus en plus question que le syndicat des employés de l’hôpital demande qu’une enquête publique soit menée afin de déterminer les causes exactes du malaise qui, indéniablement, perdure dans cette institution.Devant les témoignages de gens qui refusent, pour des raisons faciles à comprendre, à être identifiées, il devient difficile de retenir la thèse des "coincidences ”.On en est donc à se demander si il n’y a pas lieu, effectivement, d'examiner de très près les événements, et de faire l’analyse rétrospective des nombreux conflits qui ont perturbé le fonctionnement de l’hôpital depuis son ouverture.Pour l’instant, l’administration de l’hôpital s’occupe à combler les vides laissés par tous ces départs d’autant plus durement ressentis que les services touchés, les finances et le personnel, sont les véritables supports de l’adm ministration.Et il apparaît souhaitable de clarifier une fois pour toute la situation.Car si, après une sérieuse analyse menée par des services compétents et objectifs, on en conclut à une pure coincidence, il faudra le dire publiquement et déplorer que le mauvais sort s’acharne ainsi sur l’hôpital Honoré-Mercier.Si, par contre, il est démontré qu’il y a effectivement un sérieux malaise au niveau de l’administration, il deviendra évident que des mesures doivent être prises par les autorités pour corriger la situation et faire en sorte que tout rentre dans la normale.wmm msesn ¦KM .!.• •.‘ ' Wm:': .v;y• • •• :• - ¦* * & ip ¦/C ¦ • WÆ wy.v • > : •.: ¦W'JWU sfera s.'y/y i O* v -.-y- • •' .t -î-t* -, «-y~*c.* .A* M.et.Mme Bernard Sansoucy de St-Hyacinthe oeuvre depuis 25 ans au sein des familles d’accueil.ir ¦vV?V«v\vv.• % :' •>* ?! ' 2Ivvm • mÊïÊmmm Mi' /x$@C V***^ vfe^É Kj ¦; ¦ : >V~'« • •»< • »«v\w, v%v./a;*»' mm& lïii %$**••>*#> ^«3 v-ü>«n> M.le maire# Grégoire Girard, était invité du Club Richelieu.De gauche à droite: M.Antonio Rondeau, M.Grégoire Girard, maire, M.Maurice Laroche, président du Club Richelieu, M.Ozias Lemieux.Le ministre Sauvé (Suite de la page 2) dant de mes entretiens avec les premiers ministres que chacun comprend l'urgence de la situation et la nécessité d'oeuvrer de concert.Je veux ici m'adresser tout spécialement aux membres des professions libérales qui seront touchés par nos mesures.Car il faut qu'ils comprennent que notre seul but est d'endiguer la marée inflationniste et non de freiner l'accroissement de la productivité.Nos mesures les empêcheront certes d'enfreindre la norme fixée à la progression des honoraires, mais elles ne visent nullement à pénaliser l’augmentation des rendements.Rien ne les arrête, donc, s’ils désirent accroître leurs gains en élevant leur niveau d’activité.C’est du reste là le principe qui sous-tend l'ensemble des mesures que nous venons de définir.Elles s'appliquent de la même façon, et avec autant de force, en matière de salaires.Là, la limite des augmentations a été fixée, pour la première phase, à 10 pour cent (dont 8 pour cent doivent servir à compenser l’érosion du pouvoir d'achat); elle passera à 6 pour cent au cours de la deuxième année et à 4 pour cent durant la troisième.Cette progression doit permettre de rattraper le terrain perdu selon les estimations de l'indice des prix à la consommation, qui avance au rythme de 8 pour cent depuis deux ans.Les 2 pour cent supplémentaires représentent la part de l'accroissement de la productivité nationale auquel a droit chaque Canadien, puisque les calculs à long terme la chiffrent à 2 pour cent l’an.D’un autre côté, il serait injuste de bloquer la grille des salaires relatifs dans la position où elle se trouvait le 1 4 octobre, lorsque les mesures anti-inflationnistes sont entrées en vigueur.A cette date, en effet, certains bénéficiaient d'une situation avantageuse, alors que d’autres au contraire tiraient de l'arrière.De nombreux groupes avaient signé des contrats généreux, leur garantissant des augmentations supérieures à la hausse réelle du coût de la vie, mais beaucoup d autres n’avaient pas été aussi chanceux.C’est pourquoi les directives sont assorties d'un paramètre d’égalisation.Pour ceux qui, ces deux dernières années, ont été les plus favorisés, la limite de 10 pour cent% peut être abaissé d’un maximum de deux points; pour ceux qui, au contraire, ont accumulé des retards, il pourra être relevé de 2 pour cent.Il s'agit là en quelque sorte d'une clause de rattrapage.Nous sommes par ailleurs conscients du fait que tout système faisant appel à des pourcentages peut, si l’on s'en sert maladroitement, être source d'injustice.C’est pour cela que nos indica- teurs ne s'appliqueront pas aux augmentations ne dépassant pas six cents dollars.Jusqu'à ce niveau, quelque taux qu'il représente, l'accroissement du salaire reste dans les normes.Par ailleurs, nul n’aura droit à une augmentation annuelle supérieure à 2,400, quel que soit son palier de reven-u.Cette mesure s’applique même à ceux pour qui 2,400 représentant beaucoup moins de 1 0 pour cent, voire de 5 pour cent du revenu annuel.Nul examen ni étude des problèmes inflationnistes ne peut s’avérer complet s'il ne tient pas compte des besoins des Canadiens en matière de logement.Nous élaborons actuellement des projets de grande envergure, afin d’augmenter le nombre des logements et de les mettre à la portée des Canadiens à revenu moyen.Nous ferons bientôt connaître ces mesures.Je tiens à souligner ici que toutes nos initiatives s’appuient sur le principe que notre action doit, d'une part, être modérée, d'autre part, s'exercer juste le temps qu’il faut pour porter ses fruits.Au cours de son mandat, la Commission de lutte contre l’inflation oeuvrera, dans toute la mesure du pos- sible, avec célérité et souplesse.Nous entendons en faire un organisme catalyseur qui devra agir prompte- ment.Notre objectif est de rétablir la confiance et de chasser l'incertitude, chose impossible si les décisions tardent à venir.La définition de ces indicateurs ne constitue qu'une partie de notre lutte contre l’inflation.Nous avons l’intention de formuler une politique fiscale et monétaire, afin de nous assurer que la croissance économique et le freinage progressif de l’inflation iront de pair.C'est pourquoi nous avons décidé de réduire les dépenses fédérales, de restreindre l’embauche dans la fonction publique et de comprimer la masse salariale de la plupart des administrations dans les années à venir.En guise de conclusion, j'aimerais souligner que ce plan d'austérité ne doit être, nous l’espérons, que transitoire.Le Gouvernement ne veut pas faire de la Commission de lutte contre l’inflation une institution permanente.Il ne serait pas dans l'intérêt de nos concitoyens qu'elle le devînt.L’institutionnaliser serait reconnaître que nous avons fait de la modération une vertu propre aux gouvernants.Or, dans une société démocratique, le Gouvernement ne doit ni ne peut assumer seul cette responsabilité.Non, ce que nous espérons, c'est que ce train de mesures nous donnera le temps de reprendre notre souffle, de changer de cap et d’éviter le naufrage.Nous pourrons ainsi reconsolider les fondements de la confiance économique et recréer un climat propice à une société satisfaisante et productive.s s
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