Le Canada-français /, 1 janvier 1890, Documents inédits sur le Canada et l'Amérique - Tome troisième. Registres des Acadiens de Belle-Île-en-Mer (Suite)
DOCUMENTS INÉDITS DU CANADA-FRANÇAIS DOCUMENTS SUR L’ACADIE REGISTRES DES ACADIENS DE BELLE-ILE-EN-MER ( Suite ) AVANT-PROPOS Depuis la publication du registre de la paroisse du Palais (Belle-lle-en-Mer), qui termine le tome deuxième des Documents Inédits du Canada-Français, M.Rameau m’a fait parvenir les deux registres de Locmaria et de Sauzon, que j’avais fait copier dans le cours de l’hiver dernier et que je lui avais laissés en main peur les étudier.La lettre suivante de M.Rameau fera comprendre le genre de travail qu’il s’est imposé pour compléter ces registres.Ce précieux travail, qui sera publié à la suite des registres mêmes, jette un jour tout nouveau sur les origines de la colonisation acadienne.L’abbé H.-R.Casgrain.Lettre de M.Rameau Ce 2 novembre 1889.J’ai étudié ces documents avec grand soin, en les collationnant et comparant avec les recensements, les Actes de l’Eglise de Port-Royal et autres documents que j’avais à ma disposition, afin de composer à peu près le total des familles émigrantes et des émigrants individuels venus de France en Acadie.Dans cette masse j’ai cherché à signaler les diverses époques de leur arrivée en Acadie, en m’efforçant de grouper ensemble les émigrants qui c LE CANADA-FRANÇAIS arrivèrent à la même époque ; ceci mettait en évidence les diverses souches d’émigrants qui ont formé la colonie de l’Acadie.Je me suis appliqué notamment à spécifier les familles que je crois appartenir tout à fait aux temps primitifs, c’est-à-dire depuis Charles de la Tour jusqu’après Razilly, vers 1640 ; et j’ai raconté leur histoire avec quelque détail.Puis j’ai tâché de donner quelques indications résumées sur les matériaux que contiennent ces déclarations, et le parti que 1 on peut en tirer : > lo au point de vue du transport des diverses catégories^ d Acadiens qui ont été transportés en Europe ; 2° au point de vue de leur séjour en Angleterre, et des incidents qui s’y sont produits ; ., 3° au point de vue des matériaux généalogiques qui s’y trouvent pour les familles acadiennes depuis 1714 jusqu en 1780, c’est-à-dire depuis le dernier recensement nominal.— Cette époque constituait une véritable lacune dans l’histoire des familles acadiennes, et on y trouve l’indication d’un grand nombre de familles transportées aux Etats-Unis et aux Antilles.> Cette besogne a été longue et laborieuse à tel point que je u .ni pas encore terminé le 4èmc registre, celui de Bangor.Mais je vous envoie dès maintenant: 1° les registres de Locmaria, et de Sauzon ; , ., 2o le travail que j’ai fait sur le groupement des émigrés en Acadie.Je vous expédierai incessamment le registre de Bangor - et la suite des observations que j’ai faites sur tous ces registies.E Rameau.LOCMARIA Extrait des archives de la commune de Locmaria, canton de Belle-Re-en-Mer, département du Morbihan.Le présent registre contenant vingt-six roles sur papier timbre, le premier et dernier compris, a été par nous noble maître François Lucas Dumottays, ancien avocat, en l’absence de Monsieur le Sénéchal d’Auray, chiffré et millésimé pour servir à inscrire les baptêmes et mariages qui se feront en la paroisse de Locmaria pendant l’année mil sept cent soixante-sept pour les Acadiens, ensemble la généalogie des Acadiens actuellement établis à Belle-Ile.Fait à Auray le trente Janvier mil sept cent soixante-sept.' Signé: Lucas Dumottays. DOCUMENTS SUR L’ACADIE L’an mil sept cent soixante-sept le jeudi deuxième jour du mois de février, Nous, Jean Marie Thébaud, notaire et procureur de la juridiction du Marquisat royal de Belle-Ile-en-Mer, ayant été commis pour l’enregistrement de la généalogie des Acadiens nouvellement établis en cette île, ordonné par l’arrêt de la cour du douze Janvier dernier, en vertu duquel arrêt et du choix de nous fait par les dits acadiens des quatre paroisses de l’île, nous avons prêté le serment devant noble maître Lucas Dumottays ancien avocat au siège royal d’Auray en l’absence de Monsieur le Sénéchal d’icelle, sur la remontrance du noble maître Hüanon Allain, avocat au dit siège et substitut de Monsieur le Sénéchal d’Auray, le trentième jour du dit mois de février, et procédant a l’exécution du dit arrêté nous avons ouvert le présent registre ce jour, en présence du vénérable et révérend Messire Joseph Lliguet, recteur de la paroisse de Locmaria et Messire Jean Bonis F( Loutre, ancien vicaire général du diocèse de Québec, missionnaire et directeur des dites familles acadiennes et de Monsieur Jacques Frouteaux de Lacloa, procureur du roi en cette juridiction.Sous leurs seings et les nôtres les dits jour, mois et an que devant.Onze février mil sept cent soixante-sept.Signé : Bliguet, recteur de Locmaria et Jean Louis Le Loutre, prêtre missionnaire.Extrait de l’arrêt de la Cour rendu sur les remontrances de Monsieur Le Procureur Général du roi, concernant les Acadiens établis à Belle-Ile.(Du douze janvier 1767 J1 Généalogie des familles acadiennes établies dans la paroisse de Locmaria à Belle-Ile-en-Mer, rapportée au, présent registre conformément à l’arrêt de la Cour dont copie ci-dessus et des autres parts.¦ Famille de Pierre Traitant du village de Borderhouat.L’an mil sept cent soixante-sept le onzième jour du mois de février avant midi a comparu Pierre Trahant, acadien d origine 1 Cet Extrait est le même que celui qui a été publié dans les Documents Inédits de 1889 (Vol.II, page 168.) Nous l’omettons ici.On pourra le lire à rendrait cité. 8 LE CANADA-FRANÇAIS actuellement colon en cette île y demeurant au village de Border-houat, accompagné de Charles Gautrot aussi acadien, Miniac Daigre, Emilien Ségoilot et de Charles Granger tous acadiens demeurant en cette île, dite paroisse de Locmaria et du Palais, témoins en la présente déclaration.Devant lesquels le dit Pierre Trahant a déclaré être issu de Guillaume Trahant, son aïeul venu de France après le traité de Breda du trente-un juillet mil six cent soixante-un, et marié au Port Royal à Magdeleine Lebrun et tous deux morts au dit Port Royal.Du mariage de Guillaume Trahant et de Magdeleine Lebrun, sa femme sont nés au Port Royal savoir : Guillaume Trahant, père du déclarant, marié au dit Port-Royal à Jacqueline Benoist, fille de Martin Benoist et de Marie Chausse-gros, tous deux de France morts au dit lieu ; Jean Trahant né au dit Port Royal et marié au dit lieu à Marie Boudrot, fille de Charles Boudrot et de Marie Corporont du Port Royal, morts au dit lieu; Alexandre Trahant né au dit Port Royal et y marié à Marie rellerin, fille de.; Marie Trahant, née au même lieu et y mariée à Charles Doliaron venu de France, morts tous les deux au dit Port Royal ; Anne Trahant, née au dit Port Royal et y mariée à un soldat tambour, venu de France, nommé La Rozette.Tous morts au Port Royal.Du mariage du dit Guillaume Trahant et Jacqueline Benoist, sa femme, sont nés à Pigiguit, paroisse de l’Assomption, les ci-après dénommés : Pierre Trahant, né le neuf juin mil six cent quatre-vingt-seize et marié en la dite paroisse de l’Assomption le trente septembre mil sept cent seize à Magdeleine Comeau, fille de Jean Comeau et de Françoise Hébert du dit lieu; et Jean Comeau fils d’un autre Jean Comeau venu de France; Françoise Hébert fille d’Etienne Hébert, venu de France au dit Port Royal avec sa femme, les dits Jean Comeau, père et fils, Françoise Hébert et ses père et mère au Port Royal et la dite Magdeleine Comeau, femme Pierre Trahant décédée à Pigiguit, paroisse de l’Assomption.Anne Trahant, née à Pigiguit, paroisse de l’Assomption et mariée au dit lieu à Antoine Leprince, tous les deux décédés au dit lieu. DOCUMENTS SUR L’ACADIE Jean Trahant, né au dit lien, en mil six cent quatre-vingt-dix-huit et y marié à Marie Charlotte Comeau, fille de Jean Comeau et de Françoise Hébert.Joseph Trahant, né au dit lieu en l’année mil sept cent et marié aux Mines, paroisse Saint-Charles, à Marie Blanchard, fille de René Blanchard et de Catherine Landry, de la dite paroisse.François Trahant, née à Pigiguit en mil sept cent deux en la paroisse de Saint-Charles, marié à Angélique Melançon, hile de Philippe Melançon et de Catherine Dugast de la dite paroisse.Charles Trahant, né au dit lieu et marié à la Rivière aux Canards, paroisse de Saint-Joseph à Anne Marie Hébert, fille d’Etienne Hébert et de Jeanne Comeau de la dite paroisse, tous deux morts à Falmouth en Angleterre.Marie Trahant née à Pigiguit, paroisse de l’Assomption et mariée ;'i Honoré Leblanc fils de Jacques Leblanc et de Catherine Landry.La dite Marie Trahan décédée à Liverpool en Angleterre au mois de Juin mil sept cent soixante-trois.Du mariage du dit Pierre Trahant, fils de Guillaume, avec Magdeleine Comeau sa femme sont nés au dit Pigiguit les ci-après : Bruno Trahant, au mois d’août mil sept cent dix-neuf, marié au dit Pigiguit en la paroisse de la Sainte-Famille au mois d octobre mil sept cent quarante à Marguerite Landry, fille de Pierre Landry et de Marguerite Forest et transporté avec sa famille à Philadelphie, colonie anglaise.Marie Josèphe Trahant, née au dit lieu au mois de décembre mil sept cent vingt-un et mariée à Philippe Melançon, fils de Philippe Melançon et de Catherine Dugast, la dite Marie Josèphe Trahant morte à Philadelphie et le dit Philippe à Halifax dans la Nouvelle-Ecosse.Pierre Trahant, fils du déclarant né au dit lieu au mois de juin mû sept cent vingt-trois, marié en première noce en la paroisse de Saint-Charles à Marguerite Leblanc, fille de Jean Leblanc et d’Anne Bourgeois de la même paroisse.La dite Marguerite Leblanc, morte sans enfant à Liverpool au mois d’août mil sept cent cinquante-six.Le dit Pierre Trahant marié en seconde noce au dit lieu de Liverpool au mois de février mil sept cent cinquante-huit à Elizabeth Darois, fille d’Etienne Darois et d’Anne Brault morte sans enfant au dit lieu en mil sept cent cinquante-neuf.Le dit Trahant marié en troisième noce à Liverpool le douze mai 10 LE CANADA-FRANÇAIS mil sept cent soixante à Magdeleine Vincent, veuve Jean Baptiste lUion et Tierre Traliant et sa femme demeurant au village du Gou eland, paroisse de Bangor.Magdeleine Traînant, née à Pigiquit, au mois d’octobre mil sept cent vingt-cinq et y mariée à Alexis Brault, fils d’Alexandre Brault et de Marie Dugast, transportés par les Anglais au Maryland, colonie anglaise ; Anne Traliant, née à l'igiguit au mois de novembre mil sept cent vingt-sept, mariée en la paroisse de la Sainte-Famille à Brigitte Landry, fils de Pierre Landry et de Marguerite Forest et transportés au dit Maryland ; Marguerite Traliant, née au dit lieu de l’igiguit au mois d’août mil sept cent trente-un, mariée à Joseph LeBlanc, du village de Kledan, paroisse de Sauzon et morte à Liverpool au mois de juillet mil sept cent cinquante-sept; Joachim Traliant, né à l’igiguit, paroisse de F Assomption le vingt-cinq mars mil sept cent trente-cinq, marié en première noce en la paroisse de Saint-Charles à Marguerite Landry, fille de Germain Landry et d’Anne LeBlanc.Le dit Germain Landry fils d’un autre Germain Landry et de Marie Mélançon et la dite Anne Leblanc, fille de François Leblanc et de Marguerite Hébert, tous de la paroisse de Saint-Charles ; de ce mariage est née dans la dite paroisse de l’Assomption le vingt-neuf septembre mil sept cent cinquante-cinq, Marie Blanche Traliant, et la dite Marguerite Landry, femme du dit Traliant, morte à Liverpool en mil sept cent cinquante-sept.Le dit Joachim Traliant marié en seconde noce au dit Liverpool le quatorze octobre mil sept cent cinquante-neuf à Marie Duon, fille de Jean Baptiste Duon et de Magdeleine Vincent delà paroisse de Saint-Joseph, rivière aux Canards ; de ce mariage est né à Liverpool le douze août mil sept cent soixante, Joseph Traliant; Simon, né au dit lieu au mois de décembre mil sept cent soixante-deux ; Anne prince Périnne ?), née le dix-neuf septembre mil sept cent soixante-quatre en h», ville de Morlaix, paroisse de Saint-Mathieu, évêché de Tréguier.La dite Marie Duon femme du dit Joachim Traliant, née à la rivière aux Canards, paroisse de Saint-Joseph le neuf novembre mil sept cent quarante de Jean Baptiste Duon et de Magdeleine Vincent ses père et mère ainsi qu’il est rapporté au registre des ., généalogies de la paroisse de Bangor. 11 DOCUMENTS SUR I.’ACADIE Telle est la déclaration du dit Pierre Trahant qm l’a certifiée véritable et a déclaré ne savoir signer de ce mterpe .GU arrêté sous les seings de Charles Gautrot, Miniac ’ ^2 Ségoilot et de Charles Granger, témoins, aussi sous les J* Messire Joseph Bliguet, recteur de Locmaria et de M .Louis LeLoutre, prêtre et de nous commis à cet effet, les iour, mois et an que devant.' Signé an registre : Charles Gautrot, Miniac Daigre Lmilien Ségoüot, Charles Granger, Théband, Bliguet recteur de Locmam, et J.L.LeLoutre, prêtre-missionnaire.Famille de Jean Hébert du.village de Bordërhouat, paroisse Locmaria.de L’an mil sept cent soixante-sept le onzième jour du dit mois de février a comparu Jean Hébert, colon demeurant au village de Bordërhouat, paroisse de Locmaria en cette île, accompa^ de Charles Gautrot, Miniac Daigre, Lmilien Ségoilot et de Char e Granger, tous acadiens demeurant en cette île, paroisse de Loc-maria et du Palais, devant lesquels le dit Jean Hébert a declare qu’il est né à Pigiguit, paroisse de l’Assomption en 1 année m l six cent quatre-vingt-dix-neuf de Jean Hébert et de Jeanne Dou-aron; Jean Hébert, issu d’Etienne Hébert venu de h rance avec Marie Godet sa femme, tous deux décédés a Port Royal Jean .Doüaron, fille de Charles Doüaron, venu de h rance e décédé a Pigiguit, paroisse de la Sainte-Famille ; le dit Jean Hebert marié en mil sept cent vingt-deux en la dite paroisse a Marguerite Trahant, fille d’Alexandre Trahant du Port Royal et mort a lie ' Saint-Jean en mil sept cent cinquante et de Marie Pellerm mor e à l’Acadie le vingt-sept août mil sept cent cinquante-six.La di e Marguerite Trahant, femme Jean Hébert décédee à Liverpool le trente août mil sept cent cinquante-neuf.Du sus-dit mariage i e Jean Hébert et de feue Marguerite Trahant sont issus : ^ lo Jean Hébert, en l’année mil sept cent vingt-neuf, marie en mil sept cent cinquante-un, aux Mines, paroisse Saint-Charles, a Anne Leblanc, fille de Pierre Leblanc et d’Anne Theriot.Transportés avec leur famille ;i la Cayenne. 12 LE CANADA-FRANÇAIS Allliln Hébert, né au mois de mars mil sept cent vingt-cinq ni a c ite paroisse, marié au dit.lieu, en première noce, au mois < octobre mil sept cent quarante-six à Henriette Thibodault née eu la dite paroisse en mil sept cent vingt-sept, fille de Jean-Baptiste fhibodault et de.Marguerite Boudrot de la même paroisse et transportés par les Anglais à Boston.La dite Henriette Thibo- ' U ^ 1111 n te a 1 igiguit au mois de septembre mil sept cent cinquante-quatre.1 >u mariage d’AUain Hébert et de feue Henriette Thibodault sont nés, savoir : linnin Hébert en la même paroisse de l’Assomption en mil sept quarante-sept.Elizabeth Hébert, en mil sept cent quarante-neuf.1 aul Hébert en mil sept cent cinquante-un, Et Marguerite Blanche Hébert en mil sept cent cinquante-trois.Le dit Allain Hébert transporté de Boston en Angleterre et marié en seconde noce à Liverpool, au mois de décembre mil sept cent cinquante-neuf à Françoise Saunier, fille de Pierre Saunier et de Marguerite Vincent de la Rivière aux Canards paroisse Saint-Joseph.Le dit Allain Hébert passé avec sa femme à la Cayenne où ils sont morts.Tous les enfants du second mariage sont : lascal Hébert, fils de Jean et de Marguerite Trahant, né en la dite paroisse de 1 Assomption en mil sept cent cinquante-cinq et marié a Liverpool en Angleterre, à Françoise Trahant, fille de Pierre Trahant et de Jeanne Daigre de la Rivière aux Canards paroisse Saint-Joseph.Le dit Pascal passé à la Cayenne et avec la dite Trahant laquelle est repassée de la Cayenne en France et est à présent au village de Calastren, paroisse de Bangor.Agnès Hébert, née à Pigiguit dans la dite paroisse en mil sept cent quarante, mariée le vingt-huit janvier mil sept cent cinquante-huit à Liverpool à Joseph Leblanc demeurant en cette île au village de Klédan, paroisse de Sauzon ; Amable Hébert, né au dit lieu en mil sept cent quarante-six et marie à Liverpool à Marie Richard, fille de Pierre Richard, demeurant en cette île au village de Kbelec, paroisse du Palais, et de Marie Josèphe Leblanc, décédée à Liverpool.De ce mariage sont nés deux enfants, savoir : 1° Marie Hébert, le neuf janvier mil sept cent soixante-quatre à Morlaix, paroisse de Saint-Mathieu, évêché DOCUMENTS SUK L’ACADIE 13 de Tréguier ; 2° Brigitte Hébert née dans le bateau plat qui venait les passer en cette île le vingt-neuf septembre mil sept cent soixante-cinq et baptisée le lendemain au dit Morlaix, paroisse Saint-Mathieu, évêché de Tréguier.Magdeleine Modeste Hébert, née en la même paroisse en mil sept cent quarante-un et mariée à Liverpool le trente janvier mil sept cent cinquante-sept à Jean Baptiste Trahant, né à la Rivière aux Canards, paroisse Saint-Joseph le dix-sept janvier mil sept cent trente-cinq, fils de Joseph Trahant et d’Elizabeth Theriot.Joseph Trahant mort à Liverpool et Elizabeth sa femme au Virgine.Le dit Joseph Trahant, fils de Jean Trahant et de Marguerite Boudrot aussi décédé en la paroisse de Saint Joseph ; le dit Jean Trahant, issu de Guillaume Trahant, venu de France et marié à Port Royal à Magdeleine Le Bruit, tous deux morts au Port Royal.La dite Marguerite Boudrot issue de Charles Boudrot et de Magdeleine Bourg, décédés à Pigiguit paroisse de la Sainte-Famille.Du mariage de Jean Baptiste Trahant avec Magdeleine Modeste Hébert sont nés deux enfants savoir : t° Jean-Baptiste Trahant à Liverpool le trois avril mil sept cent soixante-un, 2° Jean Michel Trahant, le vingt-six août mil sept cent soixante-quatre à Morlaix, paroisse Saint-Mathieu, diocèse de Tréguier, et le dit Jean Hébert, déclarant, marié à Liverpool le huit octobre mil sept cent soixante-trois à Esther Courtenay, anglaise, âgée de cinquante-sept à cinquante-huit ans.Telle est la déclaration de Jean Hébert de laquelle lecture lui faite il a déclaré contenir vérité et ne savoir signer de ce interpellé.Clos et arrêté sous les seings de Monsieur Bliguet, recteur de Locmaria, de monsieur LeLoutre prêtre missionnaire et de nous commis à cet effet le dit jour et an que devant.Signé an registre : Charles Gautrot, Emilien Segoilot, Miniac Daigre, Charles Granger, Bliguet Rr de Locmaria, J.-L.LeLoutre prêtre missre, Thébaud.Famille de Joseph Poirier du village de Kzo, paroisse de Locmaria.De ce jour treize février mil sept cent soixante-sept, après midi, a comparu Joseph Poirier demeurant en cette île, au village de 14 LE CANADA-FRANÇAIS Kzo, paroisse de Locmaria, accompagné de Charles Gautrot, Miniac Daigre, Emilien Segoilot, et de Charles Granger, tons demeurant en cette île, paroisse de Locmaria et du Palais, devant lesquels témoins le dit Joseph Poirier a déclaré être né en la paroisse de Beaubassin en Acadie le cinq octobre mil sept cent dix-neuf de François Poirier, décédé en la dite paroisse et de Marie Aché morte a l’ile Saint-Jean ; François Poirier issu de Michel Poirier sorti de France et mort à Beaubassin ; Marie Acb.4 issue de Michel Aché et d’Anne Cornier tous deux décédés à l’île Saint-Jean eu l’Amérique septentrionale évêché de Québec.Le dit Joseph Poirier marié en première noce à Beaubassin le vingt-six septembre mil sept cent quarante-six à Elizabeth Mathieu, décédée au dit lieu sans enfant du dit mariage.Le même Joseph Poirier, marié en seconde noce au dit lieu le six octobre mil sept cent quarante-huit à Ursule Renault, née aux’Mines, paroisse de Saint-Charles, en mil sept cent vingt-sept, fille'de Louis Renault, mort en mer au cap Saint-Louis, côte de l’Acadie, lequel Renault était sorti de France, et de Marie Lapierre, transportée à Boston par les Anglais.La dite Marie Lapierre, issue de Jacques Lapierre et de Marie Raimbault sortis de France et décédés à Beaubassin.Un second mariage du dit Poirier sont nés les enfants ci-après savoir : 1° Marguerite Poirier, à l’île Saint-Jean, paroisse Saint-Louis le deux novembre mil sept cent cinquante-quatre; 2° Marie Josèphe Poirier, née au dit lieu le seize février mil sept cent cinquante-six ; 3° Joseph Poirier, né en la paroisse de Saint-Enogat, évêché de Saint-Malo, le vingt-cinq mars mil sept cent soixante-un ; 4° Pierre Poirier, né au dit lieu, le dix-neuf octobre mil sept cent soixante-trois ; 5« Marie Françoise Poirier, née en cette île, paroisse Saint-Gérand du Palais le dix huit octobre mil sept cent soixante-cinq.Telle est la déclaration du dit Joseph Poirier qu’il a affirmé véritable après que lecture lui est faite et a déclaré ne savoir ligner de ce interpellé.Clos et arrêté sous les seings de Charles Gautrot, Miniac Daigre, Emilien Ségoilot, et Charles Granger témoins, en présence et aussi sous les seings des dits Messire Bli- 1# DOCUMENTS SUlt C ACADIE guet, recteur de Locmaria et Jean Louis LeLoutre prêtre missionnaire, les dits jour, mois et au que devant.Ont signé au registre : Charles Gautrot, Miniac Daigre, Lm.-lien Ségoilot, Charles Granger, J.-'L.LeLoutre et Bliguet, puis ïhébaud.Famille
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