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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
No 1. Au temps des vieux créoles - Nouvelles louisianaises
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1890-01, Collections de BAnQ.

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AU TEMPS DES VIEUX CREOLES NOUVELLES LOUISIANAISES Pau Geo.W.Cable Traduites de l’anglais par Louis Fréchette I SIEUR GEORGE 1 On voit, au cœur de la Nouvelle-Orléans, une vaste construction de brique à quatre étages, qui est là depuis environ trois quarts de siècle.Les appartements en sont loués à une classe de gens qui les occupent, simplement pour ne pas se donner la peine de chercher ailleurs des quartiers plus confortables et moins dispendieux.Avec son stuc gris se détachant çà et là en larges plâtras, cette construction garde un certain air solennel de noblesse en haillons, et s’élève, ou plutôt se tient à l’encoignure de deux anciennes rues, comme un vieux dandy décavé qui se donnerait des airs de chercher de l’emploi.Sous son principal porche s’ouvre une obscure pharmacie.Sur l’une des rues, le bazar d’une modiste en robes et chapeauxr et quelques autres petites boutiques.Sur l’autre, d’immenses 1 —Avec le présent numéro du Canada-Français, nous commençons à publier la série de nouvelles que M.George-W.Cable, de la Nouvelle-Orléans, a donnée, il y a quelques années, sous le titre de : Old Creole.Days.Ces récits, dont l’originalité et le style pittoresque firent sensation dans le temps, ont pour nous un attrait spécial, en ce qu’ils nous initient quelque peu aux mœurs, coutumes et caractères de nos frères louisianais, à l’époque où ils portaient encore le nom de Créoles.L’étude est-elle fidèle, les portraits ressemblants ?C’est ce que nous ne pouvons garantir.Les récits sont attrayants, pleins de saveur exotique ; ils nous parlent d’une population avec laquelle notre race a d’intéressants liens de parenté ; cela suffit, n’est-ce pas ?pour nous justifier de les faire connaître aux lecteurs de notre Revue.La première de ces nouvelles a déjà été traduite pour une autre publication, mais la traduction que nous donnons aujourd’hui a été tellement revue et corrigée, qu’elle peut être considérée comme un travail tout nouveau.Du reste, ce serait tronquer l’ouvrage de M.Cable que d’en omettre la première partie, et nous ne nous croyons par le droit de le faire.Au surplus, toutes les autres parties du livre sont absolument inédites.(Note de la Red.) AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES 35 portes en volige, avec grillages sur les linteaux, barrées et boulonnées d’énormes ferrailles couvertes de toiles d’araignées, comme les portes d’un donjon, sont encore surmontées d’une enseigne grinçante — oubliée là par le shérif — sur laquelle on distingue à peine ces mots : Vins et Liqueurs.Un coup d’œil à travers l’une des boutiques nous montre une cour intérieure de forme carrée, sur laquelle s’entre-croisent des cordes chargées de linge mouillé.Cette cour est encombrée, sur les côtés, par des escaliers branlants qui ont pour ainsi dire peine à sortir des décombres.Le voisinage est depuis longtemps abandonné aux petites boutiques de cinquième ordre, dont les patrons et les patronnes arborent la séduisante devise : Au gagne petit.Une innombrable cohue d’enfants, qui, comme par un privilège miraculeux particulier à l’endroit, ne se font jamais écraser, sont là qui obstruent les trottoirs de leurs jeux bruyants.La maison est percée de nombreuses fenêtres où paraissent et disparaissent tour à tour des femmes passablement jolies, en peignoirs d’indienne, arrosant quelques pots de fleurs ou de cactus, ou suspendant des cages de serins.Leurs maris sont, ou employés chez les marchands de vins, — ou percepteurs de loyers pour les agents des vieux Français de la Nouvelle - Orléans, échoués à Paris,—ou surnuméraires aux douanes, — ou assistants-greffiers au palais ; car les Créoles de la bourgeoisie sont très avides de ces petites fonctions.Une corniche décrépite laisse tomber de petits morceaux de mortiers sur les passants, comme un écolier en pension.Le propriétaire est un nommé Coucou, un ancien Créole d’origine assez douteuse, qui, dans son orgueil de vieux propriétaire, regarde comme une insulte toute demande de réparation qu’on pourrait lui faire.Il était presque enfant lorsque son père lui laissa cet héritage ; et il a vieilli, ridé et jauni, dans l’administration de cette vieille propriété, comme une momie qui s’animerait périodiquement.Il fume du cascarilla, s’habille en velours de coton, est toujours ponctuel comme un exécuteur de hautes œuvres.Dans la vénérable maison de maître Coucou, un certain vieillard avait l’habitude de venir tous les soirs, durant plusieurs 3G AU TEMPS DES VIEUX CBÉOLES •années, trébuchant parmi les groupes d’enfants criards qui prenaient leurs ébats aux premiers rayons de la lune.Personne 11e savait son nom, mais tous les voisins le désignaient sous le sobriquet de Sieur George.11 arrivait toujours chez lui en ligne droite — trop droite — ne biaisant jamais ni d’un côté ni de l’autre, tantôt s’ouvrant un chemin avec lenteur, comme s’il eût fait face à une forte brise, et tantôt trottinant vif et léger comme un chien poussé par un coup de vent.11 montait l’escalier avec précaution, s’arrêtait quelquefois à mi-chemin durant des trente ou quarante minutes, mais finissait par arriver, et entrait dans sa chambre, au second étage, tout satisfait de la retrouver là.En dehors de ces légers symptômes d’ébriété, c’était un homme «que, sur mille, vous auriez pris pour un avare.11 v a un an ou deux, cet homme a disparu tout à coup.Autrefois-___voilà bien longtemps de cela — lorsque la vieille maison était encore neuve, un jeune homme, sans autre bagage qu’une petite malle de voyage, était venu louer la chambre que nous venons d’indiquer, ainsi qu’une autre (pii lui était attenante.11 pensait v rester deux mois ; il y resta plus de cinquante ans.___Le quartier est fashionable, disait-il.Et d’un mois à l’autre, il gardait les chambres.Cependant, au bout d’à peu près un an, il lui arriva quelque chose qui, suivant la rumeur, modifia considérablement son mode d’existence.Et depuis lors apparurent chez lui et s’accumulèrent les uns .sur les autres, de façon à exciter la profonde attention de Coucou, une foule de particularités dont la cause défia, durant bien près d’un demi-siècle, la.sagacité assez limitée du propriétaire.On parla de duel, d’ébranlement de cerveau, de perte d’héritage ; et bien d’autres rumeurs aussi peu autorisées se répandirent, puis s’éteignirent, tandis que notre homme se faisait une vie de solitude, et, suivant quelques-uns commençait par-ci par-là a donner des preuves de l’habitude relâchée dont nous avons parlé plus haut.Ses voisins auraient bien continué de le fréquenter, s il le leur AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES 3 < eût permis ; mais il ne faisait jamais de confidence à personne et puis, en outre, les Américains sont si drôles ! De sorte que, ne pouvant faire autrement, tous rompirent avec lui.Il devint si casanier — mais cela pouvait être par motif d’économie — qu’il refusa même les services d’uue femme de chambre, et prit l’habitude de ranger son appartement lui-même.Seulement, les joyeux chanteurs qui, à cette époque, avaient coutume de donner des sérénades sous les balcons, venaient de temps à autres lui offrir les miettes de leur table, histoire de s’amuser ; mais ne pouvant découvrir son vrai nom, ils finirent par l’appeler George, à tout hasard, en y ajoutant le mot monsieur„ Plus tard, lorsqu’il devint négligé dans sa mise, et que la mode des sérénades fut passée, les gens du peuple simplifièrent encore cette désignation, et l’appelèrent simplement Sieur George.Plusieurs saisons s’écoulèrent.La ville se transforma comme un enfant qui grandit.Le monde élégant changea de quartiers ; mais Sieur George garda ses chambres.Chacun le connaissait un peu, et le saluait ; mais personne ne paraissait savoir réellement ce qu’il était, si l’on en excepte une couple ou à peu près de joyeux lurons portant l’uniforme bleu réglementaire du petit fort Saint-Charles.Souvent il revenait chez lui assez tard, avec l’un d’eux à chaque bras, tous trois fredonnant quelque chose sur un ton différent, et s’arrêtant à tous les vingt pas pour se dire des secrets à l’oreille.Mais bientôt le fort fut démoli, les propriétés de l’Eglise et de l’Etat se divisèrent en lots à bâtir, la ville s’étendit comme une dartre,— et un bonjour Sieur George sortit de la vieille maison.en grand uniforme ! A cette vue, les Créoles du voisinage se précipitent tête nue au milieu de la rue, comme s’il s’agissait d’un tremblement de terre ou d’une cheminée qui fiambe.Personne ne sait que dire, que faire ou que penser.Tout le monde est à bout de conjectures, et par conséquent pas loin d’être heureux.Cependant il y a un forgeron allemand à deux pas, et l’on se demande ce que Jacob va faire. 38 AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES Jacob, qui sort de son logis, a tous les yeux fixés sur lui.Il s’approche de Monsieur, lui adresse quelques mots, lui serre la main ; puis après quelques instants de conversation, Monsieur met la main sur son épée.et Monsieur passe.La foule entoure le forgeron ; les enfants battent des mains, sautent et se dressent avec curiosité sur la pointe des pieds : — Sieur George part pour la guerre du Mexique.— Ab ! fait une petite fille dans la foule ; les chambres de Sieur George vont être vides ; comme c’est drôle ! Le propriétaire — le fameux Coucou — est aussi dans le groupe.Il se précipite dans la maison, et monte l’escalier quatre à quatre.Voilà plus de quinze ans qu’il n’a mis le pied dans ces deux chambres ! Il arrive à la porte : elle est fermée; elle est fermée à clef! Enfin, de nouvelles investigations révélèrent ceci.Une assez jeune personne, que plusieurs voisins avaient vue entrer dans la maison, mais qui naturellement n’avait pas été soupçonnée détentions si sérieuses, s’était, en compagnie d’une esclave d’uu certain âge, installée dans le petit appartement.Et voilà que, par l’entre-bâillement de la porte, elle tendait à J’avance le prix d’un mois de loyer.Que pouvait faire un propriétaire, sinon sourire ?Mais il restait un prétexte : les chambres pouvaient avoir besoin de réparation.— Non, Monsieur ; voyez vous-même.O bonheur ! il regarde.Tout était en ordre.Le parquet était solide.Les cloisons n’avaient que de rares crevasses, soigneusement replâtrées, sans doute, par la main jalouse de Sieur George lui-même.Coucou jeta un regard inquisiteur autour des deux pièces.Tout l’ameublement était là ; et même la petite malle de Monsieur.Cette malle, il ne pouvait guère l’oublier.Un jour — il y avait quinze ans et peut-être plus — il avait mis la main sur cette malle pour aider Monsieur à ranger son appartement, et Monsieur l’avait menacé du poing en lui criant : “ Lâchez cela ! ” Et cependant elle était là, cette mystérieuse malle, et la servante de la jeune dame, pimpante comme un oiseau jaune, venait de s’asseoir dessus. AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES 39 Cette malle contenait-elle un trésor ?La chose était bien possible, car Madame voulait fermer la porte, et de fait elle la ferma.' La dame était fort jolie, —elle avait dû l’être plus, mais elle était encore jeune, — parlait le langage de la bonne société, et gardait, dans la pièce intérieure, sa discrète et taciturne servante mulâtre, — une grande femme droite, aux regards perçants.Un fameux brin de fille, au dire des jeunes Créoles du voisinage.Dans un quartier américain, où le nouveau venu peut toujours s’attendre à recevoir la visite des voisins, la jeune dame aurait pu se faire des amis, même en se montrant aussi réservée que Sieur Cfeorge; mais, comme cela est tout différent parmi les Créoles, et qu’elle n’était pas sujette à l’ennui, elle préféra la solitude à la société.Le pauvre propriétaire était dans une anxiété pénible.Il ne pouvait laisser rien de trop se passer dans sa maison.Il surveilla les deux chambres avec soin, sans rien découvrir, si ce n’est que Madame faisait de la couture, achetait bien peu de choses â part ses cordes de harpe, et prenait un grand soin de la petite malle de Monsieur.Cet espionnage avait son bon côté pour la maîtresse et la servante ; car du moment que Coucou trouvait tout dans l’ordre, le voisinage se tenait pour satisfait.Tl n’y avait qu’une seule question pour laquelle le propriétaire obtenait une réponse de la servante : — Madame, insinuait-il, est peut-être embarrassée par des.besoins d’argent ?¦—'Non.Mademoiselle — et elle appuyait sur le mot mademoiselle — a du bien ; mais elle ne tient pas à le dépenser.Quelquefois des dames, en élégants équipages, venaient la visiter.Quelques-unes paraissaient même insister vainement pour l’emmener avec elles.Mais ces visites devinrent de plus en plus rares ; jusqu’à ce qu’enfin la jeune dame et la mulâtresse restèrent seules au monde.Et les années se passèrent ; et avec elles la guerre du Mexique.Les volontaires regagnèrent leurs foyers.La paix régna de nouveau.La ville continua à s’étendre de long en large.Mais Sieur George ne revenait pas. 40 AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES Elle envahit la compagne comme du chiendent.Les champs,, les routes, les bois où Sieur George allait promener sa misanthropie, étaient tout couverts, dans le vieux Troisième, par de petites maisons de brique à un étage, et dans le quartier Lafayette, par de riches villas et de beaux jardins.Les rues tranchaient comme le couteau d’un boucher les propriétés des anciens colons, qui n’avaient guère rêvé que la ville un jour s’étendrait jusqu’à eux ; — et Sieur George était toujours absent.La maison de brique à quatre étages devint vieille et laide, et les environs perdirent leur brillante activité.Théâtres, processions, magasins de nouveautés, bureaux publics, banques, hôtels, enfin tout l’esprit d’entreprise avait gagné la rue du Canal, et l’avait dépassée, suivi jusque par les mendiants.La petite malle s’était, pelée avec l’âge ; et toujours son propriétaire se faisait attendre.La dame, que le temps usait aussi quelque peu, regardait toujours par la fenêtre à balcon dans le crépuscule du Sud ; et tous les matins, la servante secouait quelque paillasson poudreux, par dessus la rampe peu solide.Et ni Tune ni l’autre ne s’étaient encore faits ni amis ni ennemis.L’appartement, pour avoir été négligé dans les commencements, avait besoin de réparation à chaque instant, et ses hôtes se retiraient en conséquence tantôt dans Tune et tantôt dans l’autre des deux chambres.Mais la fameuse malle ne se laissait toujours qu’entrevoir.Le propriétaire, à son grand désespoir, offrant toujours ses services trop tard, et les femmes, que la malle fût lourde ou légère, ayant toujours eu le soin de la changer de place elles-mêmes.Coucou trouvait cela significatif.Tard, un jour de cette saison d’hiver si rude, où, à l’extatique surprise de tous les enfants de la ville, la neige était tombée dans les rues jusqu’à la cheville, on enteudit frapper doucement à la porte qui donnait sur le corridor.La dame ouvrit, et aperçut un homme grand, maigre et grisonnant, un parfait étranger, et debout derrière.monsieur George ! Les deux hommes étaient balafrés, et leurs vêtements déchirés portaient les traces de la mauvaise saison.Sur la tête de Sieur AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES 41 George, un sabre mexicain avait laisse un long sillon dénude dans ses cheveux blancs.Le propriétaire avait accompagné les nouveaux venus jusqu’à la porte ; c’était une magnifique occasion.Mademoiselle les invita tous trois à entrer, et s’efforça de leur procurer un siège à chacun.Mais, comme elle n’y put parvenir, Sieur George traversa la chambre, et alla s’asseoir sur la mystérieuse malle.Cette action était si évidemment affectée, que le propriétaire ne manqua pas, dans sa sagacité, d’en faire la remarque à part soi.Sieur George était tranquille, ou plutôt, à ce qu’il parut, tranquillisé.L’esclave se tenait près de lui ; ut c’est à elle qu’il adressa le piuu qu’il eût à dire, laissant la dame converser avec l’autre personnage.L’étranger était un interlocuteur animé, et parut pilaire au premier abord ; mais il eut l’air de pilaire seul.Coucou, dont la curiosité était intense, chercha un prétexte pour rester, mais n’en trouva aucun ; la compagnie 11e lui manifestait guère de sympathie.La dame piaraissait d’avis que Coucou n’avait aucune affaire céans ; Sieur George semblait en pienser autant de son compagnon ; et, de plus, les quelques mots échangés entre Mademoiselle et Sieur George furent assez froids.La bonne paraissait à pieu pirès satisfaite, mais ne pouvait s’empêcher de jeter de temps en temps un regard inquiet sur sa maîtresse.Naturellement la visite fut courte.Le lendemain un seul des deux visiteurs revint, mais mieux mis.Il était évident que Sieur George n’aimait pas son compagnon, mais qu’il ne prouvait s’en débarrasser.L’étranger, considérablement pilus jeune que Monsieur, gesticulant d’une façon théâtrale, était un infatigable parleur en français créole, s’excitait constamment à propos de petites choses, incapable d’en appirécier de grandes.Une fois, comme les deux hommes sortaient, Coucou — ces choses-là arrivent — se trouvait sous l’escalier.En descendant, l’homme de haute taille dit : “ Il vaudrait mieux l’enterrer.” 42 AU TEMPS DES VIEUX CRÉOLES Le propriétaire l’écouta, retenant son haleine, et songeant à la petite malle.Mais il n’entendit rien de plus.Ils revinrent la semaine suivante.Ils revinrent la semaine suivante.Ils revinrent encore la semaine suivante.Les yeux du propriétaire commencèrent à s’ouvrir.Il devait y avoir quelque projet de mariage en voie de réalisation.Il lui paraissait clair maintenant que Sieur George aurait désiré ne pas être accompagné dans ses visites par l’homme de haute taille ; mais depuis qu’elles devenaient régulières et fréquentes, il lui semblait également clair qu’il ne s’en débarrassait pas, parce qu’il ne croyait pas convenable d’entrer et sortir trop souvent seul.Peut-être même était-ce tout simplement cette tendre passion
de

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