Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Revues et journaux
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

Le Canada-français /, 1918-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LES LIVRES 147 J.-V.Bainvel.Le Saint-Cœur de Marie.Vie intime de la sainte Vierge.Paris (Gabriel Beauchesne) 1918, in-12, 360 pages.Le Père Bainvel qui a écrit de si beaux livres sur le Sacré Cœur, a été tout naturellement amené à étudier le Cœur très saint de Marie.Il a voulu surtout faire connaître la vie intime de la Vierge, les sentiments qui en furent l’inspiration constante et merveilleuse.Ce livre n’est donc pas tant un traité des perfections et des grandeurs de Marie, qu’un exposé psychologique et très pieux des sentiments qui remplirent son cœur et sa vie.L auteur fait remarquer avec raison, dans sa préface, que “ cette connaissance ne peut qu’engendrer l’amour, et que cet amour, avec cette connaissance, ne peut être que très fructueux pour la vie spirituelle.” Le livre est donc un excellent ouvrage de lecture spirituelle ; il aidera aussi les prédicateurs à renouveler leurs instructions sur la très sainte Vierge.C.R.REVUES ET JOURNAUX Études (20 août), — Lucien Roure : Le Père Gratry.— Misereor super turbam.— Augustin Noyon : Ln miracle du diacre Paris.— Louis des Brandes : Le Maréchal Foch.— Hugues Adhémar : Le nouveau roman de M.Louis Bertrand : Sanguis Marty rum.— (5 sept.1918).Pierre Guilloux : Trois études sur Ernest Renan.I.Ma sœur Henriette et son influence.— Léonce de Grandmai-son : La Guerre et les Canadiens f rançais.Le point de vue des nationalistes.— Paul Dudon : La Réforme à Mont- pellier.(20 sept.1918).— Christian Burdo : L'introduction de la philosophie scolastique dans l'enseignement secondaire.— Joseph Brucker : Fénelon inédit, d’après les papiers du cardinal Fabroni. 148 Le Canada français Les Canadiens au front.•— La Revue des Deux Mondes, dans sa livraison du 15 septembre, consacre une page d’honneur à nos soldats canadiens, et salue d’un bravo enthousiaste leur vaillance.C’est eux qui, les premiers, à Quéant ont entamé et brisé la ligne Hindenburg.“ Les premiers, dans la magnifique poussée de l’armée anglaise, ils ont bousculé la trop fameuse ligne Hindenburg, rempart bétonné et symbole mystique de l’invincibilité allemande ; et l’honneur leur était réservé d’arracher au communiqué ennemi cet aveu que la ligne, l'inviolable ligne, a été enfoncée.” Rappelant toute la générosité avec laquelle nos compatriotes canadiens sont allés faire leur part héroïque, la direction de la revue ajoute : “ Spectacle épique de ces vaisseaux chargés de guerriers, comme aux temps de légende, et dont leur poète national, Fréchette, eût voulu être l’Homère ! Depuis lors, l’héroïque traversée ne s’est plus interrompue.Entré dans la guerre avec une armée régulière de 3,000 hommes, le Canada nous en a déjà envoyé plus de 400,000.On les a vus à l’œuvre : à Ypres, à Festubert et à Givency, à Vimy et à Passchendaele.Hier, ils faisaient sauter, à Quéant, une charnière de la défense ennemie.“L’histoire, que l’on accuse souvent d’être sans âme a de touchants retours.Picards et Champenois, joints aux gars Normands et Poitevins, s’en allaient jadis avec Jacques Cartier porter aux rives du Saint-Laurent cet esprit d’aventure et ce trop plein d’activité dont la France débordait.Et voici que leurs petits-fils font en sens inverse, le même chemin pour mettre leur jeune vaillance au service du “ vieux pays ! .” “ Ont-ils retrouvé dans le champ des aïeux les traces d’un passé que rien n’efface ?La terre maternelle les a reconnus.Et c’est pour cette terre meurtrie une joie âpre et douce, qu’un peu de sa libération soit due à leur piété.” Pour nos héros.L’Action française (19 septembre) fait en quelques lignes substantielles le compte-rendu du service célébré à Paris pour les soldats canadiens-français tués au front : Lundi matin, à 10 heures, à l’église Saint-Sulpice, le Rév.C.-V.Doyon de l’ordre des Frères prêcheurs, aumônier du 22e bataillon canadien-français, a célébré un service pour ses compagnons tombés au champ d’honneur.Des délégations des hôpitaux canadiens de Saint-Cloud et de Joigny assistaient à la cérémonie.M.Roy, commissaire canadien à Paris, y occupait Revues et Journaux 149 une place d’honneur.L’absoute a été donnée par le Supérieur-genéral de Saint-Sulpice, assisté de M.Hertzog, procureur de la congrégation à Rome, du Supérieur du Séminaire de Paris, de M.le Curé de Saint-Sulpice, du R.P.Adam, des Frères Prêcheurs, ancien vice-provincial du Canada., Le capitaine aumônier a dépeint dans son allocution la vaillance et la foi des Canadiens français armés pour rendre à la France d aujourd h qu’ils ont reçu de la France ancienne.Si ce bataillon est seul au front de sa formation, c’est qu’on n’en a pas autorisé d’autres.Tout seul, il a su porter haut la gloire de ses compatriotes, à Saint-Éloi, à Courcelette, à Vimy.Partout préparés aux derniers sacrifices, les Canadiens français ne savent pas ce que c’est que la peur ; ils ne savent que vaincre ou mourir En trois ans, pas un homme du 22e bataillon ne s’est laissé faire prisonnier.Telle est la part prise dans cette guerre par les compagnons du R.P.Doyon ; tel est le cœur qui bat là-bas pour nous.L’honneur de la province de Québec esl tout entier dans ce témoignage.Notre parler au front.La Lanterne de Paris (24 septembre) publie l’entrefilet suivant, assez piquant, sous le titre : les mots canadiens.Les Canadiens, qui forment, au front, un bataillon fort courageux, ont un idiome à eux.Outre leur accent normaud prononcé, ils emploient des mots tout particuliers.Des bagages, pour eux, c’est le butin.Tout ce qui se transporte répond à ce vieux not, archaïque et amusant.Ils traduisent l’anglais damned casque.Et un échec, c’est (a failure, en anglais), une ‘ fêlure ”.C’est ainsi que Hindenburg, dans la ligne de qui ils sont assis en ce moment, a subi, diront-ils, une “ fêlure ”.Nous n’en doutons point.Braves Canadiens, le plus célèbre corps d’assaut de l’armée britannique : la ligne Plindenburg, ce sont eux qui l’ont fêlée !
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.