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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Le Musée britannique
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1919-09, Collections de BAnQ.

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LE MUSÉE BRITANNIQUE ( The British Museum) Le Musee britannique est un musée général ; c’est une immense collection de toutes sortes de choses ; c’est une collection de collections.— Il faut remonter à son origine pour s’expliquer la grande diversité de sa constitution.Il a été formé de musées particuliers légués à la nation ou achetés par elle.Les créateurs de ces musées s’étaient appliques a des branches très différentes : antiquaires, physiciens, historiens, hommes de science, etc.D’où réunion dans un même établissement de collections d’objets si variés : une bibliothèque ancienne et moderne à côté d’un musée aux multiples branches.En fait de musée, l’Angleterre était très en retard sur la plupart des nations continentales, elle n’en avait aucun alors que d’autres nations en avaient déjà de très importants.S’éveillant tout à coup à la nécessité de tels établissements, l’Angleterre amasse en hâte tout ce qui s’offre sous sa main et accumule le tout dans un seul musée national.L’édifice qui le contient est l’un des plus vastes de Londres ; il fut construit de 1823 à 1914, c’est-à-dire que de temps à autre on ajoutait de nouvelles constructions pour recevoir les nombreux trésors qui venaient s’ajouter sans cesse. Le Musée britannique 41 Jusqu’en 1823 le musée resta installé dans “ Montague House Mais à cette époque l’adjonction de la bibliothèque de George III créa la nécessité d un local plus spacieux.L’édifice construit par Sir Robert Smirke de 1823 à 1845 supplanta peu à peu “Montague House” qui finit par disparaître complètement pour faire place aux constructions actuelles.La plus importante de toutes ces constructions c’est la salle de lecture “ The Reading Room ” érigée en 1857 dans le carré intérieur resté vacant.C est une vaste salle circulaire surmontée d’un dôme de 106 pieds de hauteur et de 140 de diamètre, c’est-à-dire, un pied de plus que celui de St-Pierre de Rome ; c’est véritablement une belle salle de lecture dont se glorifie à bon droit le musée.C’est un modèle du genre.A l’extérieur le “ British Museum ” se présente comme une massive construction en pierre noircie, à un seul étage, rappelant un peu la Tour de Londres ou la Banque d Angleterre.La façade principale donne sur Great Russell Street, elle mesure 370 pieds ; son lourd portique, dont le sommet, au centre, est orne de sculptures représentant le progrès de la civilisation, est soutenu par quarante-quatre colonnes ioniques.L’ensemble des bâtisses actuelles couvre une superficie de plus de 48,000 pieds ; elles sont situées à quelque distance de la rue, laissant, tout devant, un vaste espace libre couvert de pelouses ; le tout est entoure d une puissante clôture en fer de quelque douze pieds de hauteur.A la barrière, qu’on n’ouvre qu’aux heures de visite, des gardiens et des hommes de police montent perpétuellement la garde.Il n’y a cependant aucune formalité à remplir pour entrer et pour visiter les collections.Le musée est ouvert tous les jours et même le dimanche.L’entrée en est gratuite.Chacun peut observer dans tous les détails et méditer longuement sur ce qui l’intéresse, on se promener librement dans toutes les vastes salles.Il y a de quoi satisfaire les savants et aussi les simples curieux. 42 Le Canada français Le but du musée moderne, toutefois, n’est pas de satisfaire une vaine et passagère curiosité, mais bien de faciliter l’étude sérieuse à tous les points de vue.Il ne s’agit pas de bibelots et de bric-à-brac exhibés sans ordre.On cherche avant tout le progrès de la science et l’avancement de l’humanité.Rien n’est épargné ici pour arriver à ce but.Aussi, le visiteur, curieux ou savant, trouvera à l’entrée non seulement des catalogues et des guides désignant brièvement les objets des différentes salles, mais encore des travaux approfondis sur les différents sujets à étudier au musée.Il y aura parfois des catalogues spéciaux pour des sections de collections importantes qu’on a voulu conserver sous le nom de leurs fondateurs.Ainsi, dans la bibliothèque générale des manuscrits, on distingue entre autres les manuscrits cottoniens “ Cottonian MSS.”, les manuscrits sloane “ Sloane MSS ”, les manuscrits harléiens “ Harleyian MSS.” etc., tous catalogués à part sous le nom et en l’honneur des créateurs de ces différentes collections : Robert Bruce Cotton, Robert Harley et Sir Hans Sloane.Le premier (1570-1631) est considéré comme le plus ancien des antiquaires.Sa collection passa à son fils, puis à son petit fils Sir John Cotton, qui, en 1700, en fit cadeau à la nation.Robert Harley, (1661-1724), en mourant légua son musée à la nation.Enfin en 1753, Sir Hans Sloane (1660-1753) médecin et botaniste distingué, léguait de même toutes les richesses, surtout en histoire naturelle, qu’il avait amassées dans ses voyages.Il mettait toutefois comme condition à son legs que la somme de $100,000.00 serait payée à sa famille : c’était à peine un tiers de la valeur réelle de la collection.Cette condition eut le bon effet d’amener le Gouvernement et le Parlement à s’occuper de la question.On se souvint des collections cottoniennes et harléiennes qu’on possédait déjà, mais qui restaient toujours fermées au public. Le Musée britannique 43 Il fut donc décidé qu’on accepterait le legs de Sir Hans Sloane.La même année (1753) le parlement passa une loi autorisant une loterie de $1,500,000.00 pour couvrir les dépenses qu’allaient occasionner 1 exhibition et 1 entretien d’un musée national, sans compter la rémunération due à la famille Sloane.En 1754 on acheta, au coût de $50,000.00, “ Montague House ”, dans Great Russell Street où on allait déposer en un seul musée ces trois grandes collections privées.Le “ British Museum ” était fondé, il fut ouvert au public en janvier 1759.* * * Je n’entreprendrai pas ici de me faire le guide de mon lecteur et de le promener à travers toutes les vastes galeries où les arts anciens et d’autres antiquités de toutes espèces sont si admirablement et si généreusement représentés.Je serais des plus médiocres dans ce rôle ; je me contenterai d’indiquer assez brièvement ce qui se trouve ici, me gardant autant que possible de faire des commentaires.En entrant le visiteur se trouve dans une vaste salle des pas perdus appelée “ Salle des Inscriptions ” ; on y trouve plusieurs marbres mais surtout des inscriptions grecques et romaines, d’où son nom.En face et à droite se trouvent les portes conduisant aux bibliothèques, nous passerons par là plus tard.A gauche, d’abord une porte plutôt étroite par où l’on pénètre dans les galeries de sculptures du rez-de-chaussée, puis un escalier large et lourd conduisant aux galeries du premier étage.Les antiquités qui se trouvent réunies ici viennent principalement de l’étranger.C’est à l’initiative privée que l’Angleterre devait la fondation de son grand musée national, c’est encore la même initiative qui allait jouer un grand rôle dans l’avenir. 44 Le Canada français * * * Se sentant en retard sur ce terrain, l’Anglais, plein d’amour propre national, allait se hâter pour regagner le temps perdu : ambassadeurs, consuls, voyageurs à l’étranger, allaient rivaliser d’ardeur pour rapporter dans leur pays des choses rares et précieuses.Les trois grandes collections originales se composaient avant tout de bibliothèques contenant des imprimés et des manuscrits, mais elles contenaient aussi un grand nombre de choses curieuses et rares, des antiquités de toutes espèces, et surtout une collection d’histoire naturelle.D'où à l’origine le musée fut divisé en trois départements : la bibliothèque des livres imprimés, celle des manuscrits, et l’histoire naturelle.Entre temps on ne cessait d’accumuler des trésors d’antiquités de toutes sortes et de partout.En 1772 on acheta pour 142,000.00 l’importante collection d’antiquités grecques et romaines réunie par Sir William Hamilton alors qu’il était ambassadeur à la cour de Naples.En 1805 et en 1814 on acheta pour 1145.000.00 la collection de Charles Townley consistant en bronzes, en monnaies et en sculptures ; quelques-unes d’entre les plus belles avaient été trouvées dans les fouilles à la villa d’Adrien près de Tivoli.En 1815 le musée s’enrichit d’un groupe fameux de sculptures grecques en marbre (Elgin Marbles) acheté au coût de $175,000.00.La Grèce à cette époque gémissait sous le joug barbare des Turcs.Comme le Sultan était plus intéressé à son Harem qu’aux sculptures grecques, il consentit volontiers à les brocanter pour de l’argent.La France en obtint quelques-unes, l’Angleterre, le plus grand nombre.C’est lord Elgin, alors ambassadeur à la Porte, qui, de sa propre initiative, fouille les ruines, en ramasse les trésors et a l’honneur de les rapporter dans son pays.Ces reli- Le Musée britannique 45 ques comprennent les statues qui formaient les deux frontons du Parthénon, la frise des Panathénées et quinze des métopes du même temple ; à part cela un bon nombre de fragments divers, tous du grand siècle de Périclès, la meilleure période de l’art grec.L’acquisition de ces collections d’antiquités grecques et romaines donna à l’art antique la place et 1 importance qu il devait prendre dans le musée.En 1816 on acheta encore pour $95,000.00 les marbres phigaliens trouvés par l’architecte C.-R.Cockerell.Dix ans plus tard on achetait la collection de M.Payne-Knights contenant des marbres, des bronzes, des monnaies et autres antiquités, le tout estimé à cette époque à $300,000.00.En 1856-1857 on acheta les restes du fameux Mausolée et aussi d’autres antiquités provenant des ruines de l’ancienne Halicarnasse, trouvés par Sir Charles-T.Newton.En 1863-1875 on fit acquisition des restes de colonnades sculptées qui avaient appartenu au temple d’Artémis à Ephèse.En 1870 le musée reçoit un certain nombre d’inscriptions grecques très importantes trouvées par la “ Society of Dilettanti ” à l’endroit où reposait le Temple d’Athéna Polias à Priène.Sir William Temple, pendant longtemps ministre d’Angleterre à la cour de Naples, légua au musée une importante collection qui remplit toute une salle.Les styles étrusques, grecs et romains y sont admirablement représentés.On y trouve des bronzes, des marbres, des vases, des terres-cuites, des mosaïques, des bijoux, des candélabres, des armes, etc.La série des beaux vases met sous les yeux du visiteur le développement, l’évolution de l’art céramique en Grèce depuis l’époque phénicienne, à travers cinq phases distinctes, jusqu’à l’invasion romaine.C’est la science archéologique mise à la portée même des plus humbles.— A quoi servirait une science qui s’entourerait de mystères et s’enfer- 46 Le Canada français meraitdans de hautes régions inaccessibles au public.— C’est le grand honneur du musée britannique de s’efforcer de se mettre à la portée de tous et de servir à l’instruction de tous.Les savants fouillent, scrutent, étudient, puis étalent leurs découvertes dans toute leur simplicité devant les yeux du public qui souvent n’a que le temps ou ne prend que le temps de jeter un regard fugitif ; mais ce regard, si pressé qu’il soit, s’il est intelligent, fera parfois germer des idées qui se développeront et produiront des fruits.— Et puis, il y aura les malins qui se hâteront d’en tirer des bénéfices immédiats.En voici un exemple : nous avons dit qu’en 1772 le gouvernement anglais avait acheté la collection Hamilton pour $42,000.00.Cette collection qui contenait des vases, des bronzes, des ivoires sculptés, etc., fut remise aux gardiens du musée “ pour l’usage du public ”.Les vases furent aussitôt étudiés et imités par le fameux potier Josiah Wedgwood qui put bientôt se vanter d’avoir, par la vente de ses copies, fait entrer en Angleterre en deux ans, trois fois plus d’argent que le gouvernement n’en avait déboursé pour l’achat de toute la collection Hamilton.C’est ainsi qu’il se trouve toujours quelque anglais plein d’énergie et d’initiative pour saisir le côté pratique des choses et en tirer profit.Entre temps les collections d’antiquités grossissaient toujours.Un jour vint où, vu leur importance, on dut les séparer de l’histoire naturelle où on les avait laissées à l’origine.Faute de place il fallut même en 1880 transporter les quatre départements de l’histoire naturelle : la botanique, la zoologie, la paléontologie et la minéralogie, dans un nouveau local à South Kensington.Quant aux antiquités, dès 1907 on en avait fait un département à part.D’une façon générale, on peut diviser toutes les antiquités en deux groupes, le premier comprenant la sculpture, l’architecture et les inscriptions ; le deuxième comprenant les vases, les médailles, les monnaies, les bronzes, les articles d’usage personnel ou de décoration. Le Musée bbitannique 47 De fait le musée est aujourd’hui divisé en huit départements, à part celui du Directeur et Bibliothécaire en chef.Ce sont : les imprimés ; les manuscrits ; les imprimés et manuscrits orientaux ; les dessins et gravures ; les antiquités égyptiennes et assyriennes ; les antiquités grecques et romaines ; celles du moyen âge et l’ethnographie ; enfin les monnaies et les médailles.Les galeries égyptiennes contiennent les plus anciennes antiquités ; on remonte ici à quelque 4000 ans avant J.-C.Elles se composent d’abord d’un don fait par George III en 1801 qui en forma le noyau.H.-T.Shelley dans son volume “ The British Museum : Its History and Treasures ” écrit : “ Not a bequest, nor a purchase, but the spoils of war led to the organizing of another department of the Museum — that of Egyptian antiquities.The colonization of Egypt was said to be Napoleon’s darling child ” hence the foundation of that “ Institute of Egypt ” which led so many French savants to examine the monuments of that land and its varied archaeological treasures.They had made considerable progress and gathered together a deeply interesting collection by the time the British troops made their assault on Alexandria in 1801 and compelled the surrender of the French.Then it became a disputed point what was to become of the antiquities, the Frenchmen claiming that they were private property but the British General contending that they were part of the spoils of war.Of course he had his way, being in a position to enforce his views, and hence the famous Rosetta Stone and the Sarcophagus which was claimed to have been the tomb of Alexander, and a multitude of other relics of the past were shipped to England and added to the stores of the British Museum.” C’était là le cadeau fait par George III en 1801.C’était un noyau important qui allait se grossir d’acquisitions diverses, de legs, de présents.Cette collection est riche surtout par la beauté des sculptures, leur volume extraordinaire, leur nombre, leur valeur • » 48 Le Canada français enfin on a apporté le plus grand soin dans l’exhibition de ces rentes d’une haute civilisation disparue.Les galeries babyloniennes et assyriennes comprennent des trésors d’un prix inestimable.Elles sont le résultat de fouilles heureuses conduites par M.Layard de 1847 à 1850 à Nimrud d’abord, qu’on suppose être l’ancienne Calah de la Bible, sur les bords du Tigre, où il découvrit les plus anciens monuments connus de l’art assyrien, puis à Koyun-jik, emplacement présumé de la célèbre Ninive où ses explorations continuées par Sir Henry Rawbinson ont produit d’immenses résultats.Dans ces fouilles on a trouvé des restes de temples et de palais, des sculptures qui ornaient leurs murs et des milliers de tables où sont gravées en caractères cunéiformes l’histoire et la littérature de ces contrées qu’on a pu ainsi retracer.On a trouvé aussi un grand nombre d’objets de toutes sortes qui nous font voir la vie et les mœurs du peuple.Ces découvertes ont permis d’assigner des époques précises à la construction de chacun des palais qui ont fourni ces belles sculptures.Les nombreux bas-reliefs exhumés par M.Layard nous initient aux victoires, aux travaux, aux plaisirs de Sar-danapale, de Sennachérib, etc.Malheureusement beaucoup de ces sculptures exécutées sur un calcaire tendre sont tombées en poussière en venant en contact avec l’action de l’atmosphère et de l’humidité.On n’a rapporté à Londres que les bas-reliefs bien conservés et il y en a pour couvrir de longues galeries ; la plupart sont dans un parfait état.On trouve encore dans cette collection assyrienne des taureaux ailés, des colosses à têtes d’aigles et d’autres masses gigantesques transportées avec beaucoup de peine et a grands frais pour former l’imposante ornementation de ces belles galeries.Dans la cendre des palais ravagés par les incendies on a trouvé des traces de la richesse et du luxe de ces grands rois Le Musée britannique 49 des temps bibliques.C’est ainsi qu’on a exhumé des bijoux d’or, des médailles, des bronzes, des coupes couvertes d’ornements d’une exécution parfaite, des armes de bronze, des cottes de maille, des albâtres, des ivoires sculptés, etc., etc.Ce qui ne manque pas d’intérêt c’est la collection de volumes d’un genre spécial qu’on a trouvés dans ces fouilles et qui composent une espèce de bibliothèque mystérieuse.Le peuple assyrien eut la bonne idée de transmettre à la postérité ses titres de gloire en les écrivant d’une façon presque illisible mais aussi presque indestructible.On s’est servi pour cela d’une mince couche de terre sur laquelle sont marqués les caractères de ces écrits, puis on roulait délicatement cette plaque de terre sur elle-même de façon, à ce que les surfaces ne sc collent pas ensemble, enfin on la cuisait au four.Ces volumes renferment encore aujourd’hui les secrets qui leur furent confiés jadis.Ce n’est qu’en cassant la brique qu’on peut les déchiffrer.Dans le même appartement on trouve aussi un nombre croissant d’antiquités sémitiques et phœniciennes.Partout les augmentations de tous genres se sont rapidement succédées et l’art antique a pris un tel développement qu’il occupe, avec l’immense et précieuse bibliothèque, la plus grande partie du terrain.Dans un prochain article, nous passerons en revue les autres trésors du Musée Britannique.J.-E.Grégoire.4
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