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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Doctrine et morale puritaines. -II
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1919-11, Collections de BAnQ.

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DOCTRINE ET MORALE PURITAINES (¦deuxième article) Le premier des traits caractéristiques du puritanisme est, semble-t-il, une austérité sombre qui enveloppe les pensées et les actes et se traduit à l’extérieur par cet air guindé et raide que 1 imagination populaire associe naturellement avec le simple qualificatif de puritain.Mais aussi, quelle autre attitude peut-on prendre, quel autre sentiment qu’une inquiétude douloureuse peut on entretenir au fond de son âme, lorsqu on adhère à la doctrine désespérante d’un Calvin relative à la prédestination.On sait que cet “ intraitable Picard, qui n’avait rien du mysticisme allemand, rien du ritualisme anglais, à qui il fallait des formules claires et des idées arrêtées,”(') fit sortir ce redoutable mystère du demi- ^ La j'3Se et Ramtjau (») Evidemment les exceptions ne manquent pas.D’une façon générale, et depuis le lfiième siècle, où la Renaissance eut ses partisans fervents, on peut dire que l’aristocratie et l’élite intellectuelle ont échappé à l’influence du puritanisme.Ni Chaucer, ni Shakespeare, ni Swift, ni Byron ne sont des puritains.N’empêche que la masse du peuple étant puritaine, une grande partie de la littérature porte son empreinte.Dans les romans et au théâtre on redoute la grande passion, à plus forte raison l’amour coupable.L’expression “ roman anglais ” n’est-elle pas synonyme de roman inoffensif?Sans doute la morale nà qu à y gagner ; mais nous n’avons pas moins là une preuve des tendances utilitaires de la race. Doctrine et morale puritaines 191 Enfin, nous comprenons que, si l’éternelle brume qui couvre la vieille Albion était favorable au développement des lugubres théories du dictateur de Genève, elle l’était beaucoup moins a 1 éclosion du sens artistique, beaucoup moins en tout les cas que la claire lumière illuminant l’Acropole et les hauteurs de Sorrente.\ olontiers d ailleurs je concède que la rigidité puritaine a fait œuvre salubre en débarrassant la rue d’étalages scandaleux, en ne souffrant pas qu’on se serve de la scène théâtrale ou des pages d’un livre pour provoquer au vice.J’exprime même un regret, c est qu il y ait décadence sous ce rapport, et que, même dans des villes américaines, où les puritains semblent faire loi, tant de liberté soit laissée aux entrepreneurs de plaisirs publics soit pour la multiplication des lieux d amusements, soit pour la licence des spectacles, soit pour l’audace des réclames.Ce bon résultat du bigotisme sectaire ne justifie pas les principes d’où il est né, et qui sont, nous venons de le voir, de très graves déviations de la vérité évangélique, disons mieux, qui rendent à peu près vaine la mission rédemptrice du Christ.Or, ces déviations, à quoi sont-elles dues?A la méconnaissance de 1 autorité régulatrice posée par Jésus en personne, de l’autorité du Pape.C1) Non, non, les Luther, les Calvin, les Zwingle, les Cranmer n ont pas été de vrais réformateurs.Ce n est pas certes qu’à l’époque où ils apparurent le besoin d’une réforme ecclésiastique ne fût pas urgent.Depuis deux ou trois siècles on n’entendait qu’un cri dans la chrétienté : Réforme de l’Église dans sa tête et dans ses membres.(2) Mais, en se séparant de la tête, après lui avoir jeté ( ) L Église catholique a eu ses puritains, elle aussi, les Jansénistes Un sait avec quelle constance et vigueur elle les a harcelés.En dépit de tous leurs subterfuges ils ont dû ou se soumettre ou quitter la barque qu’ils menaçaient de faire sombrer.^ (J) Pas plus en Angleterre qu’en Allemagne la Révolution protestante ne fut un Phénomène subit ; elle avait été préparée de longue main par la F?é"à Hé10?diAA h,ér.a.r
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