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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Glanes historiques
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1921-02, Collections de BAnQ.

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GLANES HISTORIQUES Une lettre inédite de Louis Veuillot Ils sont nombreux ceux qui ont déjà exploité le riche fonds d’histoire religieuse que sont les archives de l’Archevêché de Québec.Pour n’en mentionner qu’un seul, le dernier sur la liste, bien qu’il fût également un ouvrier de la première heure, le regretté abbé Auguste Gosselin avait bien, pour sa part, engrangé une moisson surabondante, qui semblait défier toute concurrence.La grande œuvre de l’Histoire de l’Église de Québec comptait déjà, à la date de sa mort, sept volumes publiés, sans compter maintes monographies présentées à la Société Royale du Canada.Il laisse, en outre, un volume manuscrit sur l’épiscopat de Mgr Hubert, et, grâce à sa puissante vitalité et à sa facilité de travail, il pouvait sans témérité se promettre d’entreprendre et de réaliser l’histoire de l’épiscopat de l’illustre évêque Plessis, digne de servir de couronnement à son œuvre historique.Mais les moissonneurs d’aujourd’hui, quelque ardents qu’ils puissent être à la besogne,savent oublier à bon escient sur le champ, comme ceux des temps bibliques,quelques riches Glanes historiques 19 épis dont les ouvriers moins fortunés peuvent régaler leurs amis.Il s’en trouve donc que leur faucille a respectes, ou qui, par une inadvertance du semeur, avaient crû loin de leurs yeux et sont devenus la part des modestes glaneurs.Si ces miettes ont l’heur de plaire à certains amateurs, moins friands de la grande histoire, nous voudrions en offrir parfois aux lecteurs du Canada français.Le cuisinier du “ pain de guerre ” et de la “ vie chère ” les rendra peut-être plus acceptables.Voici donc la première trouvaille, une lettre de Louis Veuillot, glanée dans les cartables de nos archives.Nous nous sommes d’abord assuré que cette lettre est restée inédite,en compulsant la table des huit volumes publiés de la Correspondance du maître, qui n’en révèle aucune trace.C’est un document d’importance ordinaire, où brille plutôt la droiture du grand écrivain catholique et son amour de la vérité que l’éclat du style et la vigueur de l’expression.Sur la prière de Monseigneur Turgeon, archevêque de Québec, abonné de la première heure à l’Univers, Louis Veuillot témoigne son regret du trop bon accueil qu’on a fait en France à une certaine Histoire du Canada, et promet de signaler à ses lecteurs ce livre tissu de faussetés et d’accusations injurieuses à l’adresse de l’épiscopat, du clergé et de toute l’Église du Canada.Il s’agit, on l’a deviné,de la trop fameuse Histoire du Canada, de son Église et de ses missions, publiée en France en 1852 sous les auspices de la Société Saint-Victor pour la propagande des bons livres, par l’abbé Brasseur de Bourbourg, “ Vicaire Général de Boston, ancien professeur d’histoire ecclésiastique au Séminaire de Québec, membre de plusieurs sociétés savantes d’Europe et d’Amérique ”.Comme il s’agit d’un épisode assez important de notre histoire, déjà vieux de trois quarts de siècle, il convient de 20 Le Canada français rappeler sommairement cet événement littéraire qui fit grand bruit dans le temps, mais dont la génération actuelle, à part quelques rares bibliophiles, ne connaît pas l’historique.Or donc, 1 abbe Brasseur, qui s’était donné une mission au Canada, se présenta dans l’automne de 1845 au Séminaire de Québec.Il y fut accueilli avec une hospitalité toute sacerdotale et canadienne, et durant l’hiver qu’il y séjourna, il eut tout le loisir requis pour réaliser ses projets de relèvement intellectuel du clergé et des fidèles de notre pays.Il occupa une partie de ses loisirs à préparer, à grand renfort de Rohrbacher, quelques leçons d’histoire ecclésiastique, travail qui justifiait à ses yeux l’un des titres qui font cortège sur sa carte de prêtre.On lui donna accès aux archives de l’Archevêché de Québec, dont il ne sut utiliser les trésors, sauf pour dénaturer les faits et apprécier faussement quelques-unes des plus grandes figures de l’épiscopat du Canada.(l) Celui à qui revenait l’honneur de réfuter ce roman historique, vraie parodie de l’histoire véritable, ce fut le savant et laborieux abbé Ferland, familier depuis de longues années avec toutes les sources de notre histoire, et qui, quelques années plus tard, en 1861, devait publier la première édition de son Histoire du Canada, qui résume les cours qu’il donnait à l’Université Laval.Pour qui connaît la droiture de son jugement, son respect consciencieux de la vérité, son exactitude scrupuleuse dans la vérification des faits et des dates, il n’y a pas lieu de s’étonner du verdict qu’il porte sur le livre de l’abbé Brasseur, et que provoque sa vertueuse indignation contre celui qui traite aussi légèrement les questions les plus graves, et qui critique, tanquam auctoritaiem habens, les plus nobles figures de l’épiscopat canadien, depuis Briand, et devant qui même l’illustre Plessis ne trouve pas grâce, ce qui met le comble à l’indignation de l’abbé Ferland.(1) Nous empruntons ees détails à la brochure publiée en 1853 (éditeur Augustin Côté, Québec), par l’abbé J.-B.-A.Ferland, pour dénoncer les erreurs de cette Histoire que la Bibliographie catholique (13e année, No 5 p.213) n’hésita pas plus tard à appeler “ un mauvais ouvrage ". Glanes historiques 21 Voici, sans détour, l’appréciation du livre de l’abbé Brasseur, par notre consciencieux historien : 44 Au jugement de quiconque connaît tant soit peu l’histoire du Canada, ce travail est tellement défiguré par les omissions, les inexactitudes, les bévues grossières, les appréciations fausses, que pour celui qui n’a déjà étudié l’histoire de notre pays, il est impossible d’y demêler le vrai d’avec le faux.Les dates sont souvent jetées au hasard, les faits dénaturés, les hommes jugés avec une partialité qui dénote la légèreté et la mauvaise humeur.L’écrivain protestant Smith, adversaire acharné de la race française et du catholicisme, s’est montré moins injuste envers le clergé et le peuple catholiques du Bas-Canada que M.Brasseur de Bourbourg, dans la seconde partie de son ouvrage.Aussi cette œuvre mérite-t-elle, sous ce rapport, d'ètre accueillie avec joie par ceux qui haïssent les Canadiens-Français à cause de leur religion, de leur origine et de leur langue ; pour les amis de la vérité et de la justice, c’est un travail qui ne fait honneur ni au cœur, ni au jugement de l’auteur.”(1) 2 Ce verdict écrasant, l’abbé Ferland ne manqua pas de l’appuyer dans la suite de sa brochure.On a droit de s’étonner, après cela, que le livre de l’abbé Brasseur ait obtenu l’approbation d’un des plus illustres évêques de France, Monseigneur Parisis, d’Arras, que l’auteur a eu la cruauté, pour ne pas dire l’audace, de faire imprimer en regard du titre de son ouvrage(2).L’on conçoit facilement l’humiliation qu’en a ressentie le distingué prélat, quand, le 13 février 1853, Monseigneur P.-F.Tur-geon, archevêque de Québec, lui écrivit pour dénoncer le livre de l’abbé Brasseur, et lui exprimer son chagrin du trop honorable et trop peu justifié patronage dont il avait été gratifié.Par le même courrier, l’Archevêque de Québec adressait à Louis Veuillot la lettre suivante, pour le prier de signaler (1) Observations etc., p.6.(2) Boürbourg, Histoire du Canada, 1er vol , IV-320 pages ; 2e vol., 350 pages.Editeurs, La Société de Saint-Victor pour la propagation dej bons livres.Plancy, Amiens et Arras.A Paris : Sagnier et Bray, libraires, rue des Saints-Pères, 64. 22 Le Canada français dans son journal la pernicieuse publication et mettre les lecteurs en garde contre son influence : S.G.Monseigneur P.-F.Turgeon à Louis Veuillot.M.Louis Veuillot, rédacteur en chef de V Univers, Paris.18 février 1853 Monsieur le Rédacteur, Un livre très injurieux à l’Église et au clergé du Canada a été publié en France sous le titre à'Histoire du Canada, de son Eglise et de ses missions, par M.I'abbé Brasseur de Bourbourg.Ce livre peut faire d’autant plus de mal qu’il se présente sous la protection de la Société de Saint-Victor pour la propagande des bons livres, et avec l’approbation d’un des prélats les plus éclairés de France, Mgr l’Évêque d’Arras.Quelques exemplaires du livre de M.Brasseur de Bourbourg se sont fait jour jusqu’en Canada,et y ont excité une réprobation universelle.Maisen France, où le Canada est très peu connu, cette publication peut donner une idée très défavorable de l’état de la religion dans notre pays.Permette* donc.Monsieur, à un de vos plus anciens abonnés(l), de réclamer de vous le service de dire quelques mots dans votre journal du pamphlet que vous recevrez avec la présente et qui a pour but de relever une partie des erreurs grossières dont fourmille le livre de M.Brasseur.Je sais avec quel zèle et aussi avec quel succès vous vous servez de votre estimable feuille pour attaquer et écraser l’erreur et pour défendre l’Église contre les attaques de ses ennemis.Vous aurez à cœur, j’ose m’en flatter, d’y insérer quelques lignes pour venger l’Église du Canada des insultes qu’elle vient de recevoir d’un injuste détracteur.Je souhaite, M.le Rédacteur, que la divine Providence continue de bénir vos efforts dans la sainte carrière que vous avez embrassée et qu’elle soutienne votre courage au milieu des luttes fréquentes que vous êtes obligé d’y soutenir.Agréez etc.f P.-F., Archev.de Québec.A cette lettre importante, le célèbre journaliste répondit ce qui suit le 5 mai suivant : Monseigneur, “ Conformément au désir que Votre Grandeur m’a exprimé dans sa lettre du 18 février dernier, (1) Une vingtaine d’années plus tard, I’abbé E.-A.Taschereau, futur archevêque de Québec et cardinal de la Sainte Église, revenait du concile du Vatican où il avait accompagné, en qualité de théologien, Sa Grandeur Monseigneur C.-F.Baillargeon, successeur de Mgr Turgeon.Ce savant et grave théologien, qui avait été témoin durant le Concile du rôle joué par le grand journaliste catholique dans la défense de l’infaillibilité pontificale, se fit un devoir, en passant à Paris, d’abonner à l'Univers le Séminaire de Québec dont il était supérieur. Glanes historiques 23 l'TJnivers a publié une note pour mettre le public en garde contre les erreurs répandues dans l’ouvrage de M.l’abbé Brasseur de Bourbourg sur le Canada.Plus tard on rendra compte de la réfutation que vous avez bien voulu nous adresser.En attendant, nous avons prévenu Mgr l’évêque d’Arras et il fait examiner de nouveau le livre auquel il retirera probablement l’approbation qu’il lui avait donnée.Je suis bien heureux, Monseigneur, d’avoir à vous remercier des paroles pleines de bienveillance et de sympathie qu’il vous a plu de m’adresser.Il est vrai que, mes collaborateurs et moi, nous avons pour unique but de défendre la religion contre tous ses ennemis et que nous y travaillons avec un cœur sincère.J’espère qu’il plaira à Dieu de justifier assez nos intentions pour qu’elles soient connues et approuvées de tout le monde comme elles le sont de Votre Grandeur.Je suis, avec les sentiments les plus respectueux et les plus dévoués, Monseigneur, votre très humble et obéissant serviteur, Louis Veuillot.Le Correspondant publia bientôt une critique de Y Histoire de l’abbé Brasseur, sous la signature de Laroche Herne, qui fut reproduite en décembre 1853 par le Journal de Québec.Quant à l’éminent évêque d’Arras, dont la lettre d’approbation avait donné tant de relief au livre du prétendu historien, voici en quels termes une revue religieuse du temps annonce à ses lecteurs que l’évêque a retiré sa recomman-dation(1) : #< Sous le titre à'Histoire du Canada.l'abbé Brasseur de Bourbourg a publié une sorte de pamphlet qui a soulevé les réclamations unanimes du (1) Voir VAmi de la religion, mars 1854, p.574. 24 Le Canada français clergé de Québec.Monseigneur l’Évêque d’Arras, qui avait d’abord accordé quelques paroles d’encouragement à l’auteur, vient d’adresser la lettre suivante au directeur de la Bibliographie catholique : “ Monsieur le Directeur, ‘‘ Dans un article où vous appréciez, avec votre impartialité ordinaire, 1 Histoire du Canada par M.l’abbé Brasseur de Bourbourg, vous parlez d une approbation épiscopale donnée à cet ouvrage d’après les seuls titres de l'auteur.‘Non, ce n’est pas sur de vains titres, mais sur un rapport qui m’en avait été fait par un ecclésiastique d’Arras, très-instruit, très-consciencieux, jouissant de la confiance de tout le clergé : c’est sur ce témoignage respectable que, peu de temps après mon arrivée dans ce diocèse, j’accordai à la nouvelle Histoire du Canada quelques mots d’encouragement.Puisque maintenant il paraît certain que la bonne foi de l’examinateur a été trompée, je retire les paroles très approbatives qui n’étaient que la conséquence de son rapport, et je vous prie de donner à cette déclaration toute la publicité convenable.“ Agréez, M.le Directeur, l’expression de mon affectueuse estime.“ P.-L., Evêque d’Arras.” D’autres évêques de France, à qui avait été envoyée la brochure de l’abbé Ferland, écrivirent à l’Archevêque de Québec pour lui signifier leur désapprobation.Notamment l’évêque de Viviers, Mgr Hyppolite Guibert, destiné à devenir plus tard archevêque de Paris et cardinal, exprimait son propre sentiment et celui de son collègue, Mgr de Mazenod, évêque de Marseille et fondateur de la Congrégation des Oblats de Marie-Immaculée,à laquelle il se glorifie d’appartenir.Sa lettre est datée du 23 mars 1854.L’évêque de Luçon écrivit dans le même sens, le 16 novembre de cette même année.Nous croyons intéresser le lecteur en citant in extenso la lettre de Mgr Guibert, qui, comme son ami l’évêque de Marseille,avait à cœur de venger l’honneur d’un pays où, depuis une dizaine d’années, les missionnaires Oblats de Marie, leurs frères en religion et leurs fils spirituels, avaient trouvé le vrai champ de leur apostolat et l’orientation providentielle de leur vocation évangélique.Voici en quels termes s’exprime le vaillant évêque de Vi- viers : Glanes historiques 25 “ Monseigneur, “ J’ai lu, avec le plus grand intérêt, la brochure que Votre Grandeur m’a fait l'honneur de m’adresser sur l’histoire, ou plutôt le roman de M.I abbi Brasseur Cette publication n’était pas nécessaire pour ceux qui connaissent le clergé canadien, comme Monseigneur 1 Evêque de Marseille et nous, qui recevons de fréquentes relations dans lesquelles nos reres Oblats nous expriment leur profonde estime pour le zèle et le dévouement des prêtres de votre pays ; mais elle était fort opportune pour bien des esprits qui n’ont pas une connaissance exacte de ces Eglises lointaines.On ne comprend pas comment Mgr l’Évêque d Arras a pu se laisser tromper au point de donner son approbation à une œuvre où 1 injustice et la légèreté ne sont surpassées que par le ridicule.“ Au reste, Monseigneur, votre écrit a produit tout son eftet.Un a ri aux dépens de M.Brasseur, ce personnage important qui a voulu se venger de vos dédains; mais il a joué de malheur, car il n a pas mieux réussi en France que dans le Canada à inspirer une haute idée de son mérite.“ Mgr l’Évêque de Marseille, avec qui je suis en rapports intimes, me disait tout cela dans une lettre xjue j’ai reçue de lui ; il me manifestait l’intention d’écrire à Votre Grandeur pour lui exprimer son indignation au sujet du livre de M.Brasseur.Je ne sais s il l a fait depuis, car il est tellement accablé d’occupations que, malgré toute l’amitié qu il a pour moi, il m’écrit fort rarement.“ Pour moi, Monseigneur, qui ai plus de loisir, je n ai pas osé négliger une occasion si favorable pour vous exprimer mes sentiments et me mettre en relation avec un prclat si distingué.Nous aimons ici votre Eglise, comme une portion de l’Eglise de France; nous sommes heureux de voir les traditions de science, de zèle, de piété de notre ancien clergé si bien conservées chez vous que nous pourrions les retrouver dans votre Eglise comme à la source, si elles venaient jamais à se perdre dans notre pays.“ Daignez agréer l’hommage des sentiments les plus respectueux et les plus dévoués avec lesquels je suis, Monseigneur, de Votre Grandeur le très humble et obéissant serviteur, f J.-Hyppolyte, évêque de Vivier».Cette lettre si fraternelle et sympathique a dû consoler l’âme du vénérable archevêque de Québec,et donner au vaillant abbé Ferland la conviction qu il avait vengé la bonne renommée de l’Église canadienne.Ainsi se termine cet épisode providentiellement unique dans nos annales littéraires.L’histoire de notre pays a été, Dieu merci, écrite au moins partiellement de façon remarquable par des plumes étrangères, parmi lesquelles il suffit de mentionner MM.Rameau de Saint-Père, Salone et autres, et pour l’histoire religieuse, le jésuite de Rochemon-teix. 26 Lb Canada ïbançais Il y a bien, de temps a autre, parmi ceux qui visitent le Canada à vol d’oiseau, des touristes trop empressés à porter des jugements superficiels et à trancher à priori certaines questions qui ne sont pas de leur compétence.Mais ce sont là vétilles plutôt désopilantes, comparées à la monumentale bévue de l’abbé Brasseur.Au reste, les exemplaires de ce livre qui subsistent par ci par là dans les bibliothèques évoquent de trop pénibles souvenirs pour qu’on soit tenté de renouveler l’expérience.L.Lindbat, ptre.
de

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