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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Chronique de l'Université
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1922-05, Collections de BAnQ.

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CHRONIQUE DE L’UNIVERSITÉ La vie universitaire s’achève dans l’activité fébrile des semaines préparatoires aux examens.Toute l’annee aura été marquée par un travail laborieux, généralement soutenu.Et les diverses Facultés de Laval auront largement dispensé à nos étudiants la science qu’ils y étaient venus chercher.* * * La Faculté des Arts, trop longtemps empêchée de compléter son organisation, est maintenant l’une de3 plus agissantes de l’Université.On sait que grâce aux généreuses souscriptions faites par le public et par le gouvernement provincial, l’Université Laval a pu enfin établir chez elle l’enseignement supérieur des lettres et des sciences.Ce n’était pas trop tôt.L’Université Laval se devait à elle-même de créer un enseignement sans lequel les moyens de formation intellectuelle fournis à un peuple ne sont pas suffisants.Nos compatriotes anglais nous avaient sur ce point devancés.Ils avaient McGill dans la province de Québec, où l’enseignement supérieur a été institué à coup de millions ; ils ont à Toronto l’Université provinciale, pourvue à'même le budget d’État, et qui donne à grands frais cette sorte d’enseignement.L’Université Laval, fondée depuis 1852, n’avait pu encore trouver dans son budget privé trop restreint, des ressources qui lui permissent de faire la même chose, et de doter les Canadiens français d’un enseignemenl nécessaire.L on regrettait depuis longtemps que notre enseignement littéraire et scientifique ne dépassât pas les limites trop modestes 302 Le Canada français du baccalauréat.Une culture de bachelier ne peut être toujours suffisante à une race qui ne doit pas être intellectuellement médiocre.Notre enseignement secondaire lui-même a fatalement souffert de l’inexistence de l’enseignement supérieur et des moyens de formation spéciale pour ses maîtres.Enfin, cette cause de faiblesse est maintenant supprimée, et il faut espérer que l’École Normale Supérieure de l’Université de Québec et l’École Supérieure de Chimie vont contribuer largement à fortifier nos études classiques.Voici deux ans bientôt, seulement, que l’École Normale Supérieure a ouvert ses portes et accueille ses élèves.Les chaires de langues et de littératures française, grecque, latine, et de pédagogie y sont occupées par des professeurs éminents.Les élèves qui se distribuent inégalement autour de ces chaires n’y sont pas encore en nombre suffisant ; mais ils y font un travail sérieux, qui donne les meilleurs résultats.Sans doute que de plus en plus on comprendra la nécessité d’une formation supérieure pour nos professeurs des Collèges et des Petits Séminaires ; sans doute aussi que les difficultés assez considérables du recrutement du personnel de l’enseignement secondaire seront à l’avenir de moins en moins nombreuses ; et alors le recrutement même des élèves de l’École Normale en sera d’autant mieux assuré.Le gouvernement provincial, qui prend à cœur de faciliter l’amélioration de notre enseignement secondaire, accorde des bourses d’études en Europe à nos jeunes maîtres.Nous espérons que nos Écoles Normales Supérieures pourront bientôt bénéficier de sa générosité.Il suffirait pour cela que les boursiers fussent tenus d’abord de faire un stage d’un an ou deux dans ces Écoles du pays, et d’y prendre un ou deux certificats avant d’aller — sur concours peut-être — terminer leur licence à Paris.Et si, d’autre part, on finit par exiger, comme l’on fait en d’autres pays, pour les titulaires de certains services pu- Chronique de l’Université 303 blics des diplômes de licence ès lettres ou d’études supérieures scientifiques, il arrivera inévitablement que notre enseigne-supérieur verra s’ouvrir à son action et à son influence une meilleure et plus large carrière.Quoi qu’il en soit de l’avenir, il faut se réjouir des résultats déjà obtenus.En plus des jeunes professeurs qui préparent à l’École Normale Supérieure des certificats de licence, des étudiants en droit emploient à suivre des cours de langue et de littérature française quelques-uns des loisirs que leur laisse la Faculté.Ce supplément de culture littéraire ne peut être que très profitable à de futurs professionnels qui auront à manier la parole et à développer des idées.C’est aux cours fermés de l’École Normale Supérieure que se fait le travail des élèves.A côté des cours fermés, l’Université a aussi institué des cours publics.Chaque semaine les professeurs de l’École ont traité devant un auditoire toujours nombreux et très attentif des sujets appropriés à leur enseignement.M.l’abbé Louis Croissant, professeur de langue et de littérature grecque, a étudié l’Odyssée avec toute la précision élégante et érudite qui caractérise ses leçons ; M.René Lévesque, qui a remplacé dans la chaire de langue et de littérature latine, M.l’abbé Lebel, empêché pour raison de santé, a évoqué dans des tableaux à la fois vivants et colorés la vie publique et privée du romain ; M.Gaillard de Champris, professeur de langue et de littérature française, a analysé avec son habituelle pénétration d’esprit les principales phases de la littérature classique du dix-septième siècle.Ces conférences, trèa goûtées, établissent entre l’Université et le public des relations nécessaires, relations d’enseignement et de sympathie, utiles à la fois au public et à l’Université.* * * Pendant que l’École Normale Supérieure continuait son oeuvre commencée il y a deux ans, l’École Supérieure de 304 Le Canada français Chimie inaugurait la sienne.L’on sait pour quelles fins d’ordre à la fois pratique et scientifique cette École a été fondée.Il s’agit d’y préparer des compétences pour les services de l’industrie et du commerce ; il s’agit aussi d’y plier aux fortes disciplines des sciences de la Chimie, de la Physique, des Mathématiques et de la Biologie les jeunes gens qui y suivent les cours.Et l’École ainsi constituée prépare à la fois des spécialistes pour les services publics et des professeurs pour nos maisons d’enseignement.M.Paul Cardinaux, docteur ès sciences de l’Université de Fribourg, est le directeur de l’École, et y enseigne la Chimie organique.L’École s’est aussi assuré pour l’enseignement de la Physique les services d’un autre maître de Fribourg, M.Alphonse Christen, docteur ès sciences.Ces professeurs, avec le concours de messieurs les abbés Philéas Fillion, professeur de Chimie inorganique, Arthur Robitaille, professeur de biologie, et de M.Althéod Tremblay, professeur de mathématiques supérieures, donnent à l’École un enseignement qui dès cette première année y a groupé un nombre très satisfaisant de jeunes étudiants.Nul doute que la Province de Québec bénéficiera bientôt des résultats heureux d’un enseignement que l’on souhaitait depuis longtemps voir s’y établir.* * * La Faculté de Médecine a été envahie cette année par un nombre plus considérable que jamais d’élèves.La première année d’étude accuse un accroissement considérable de jeunes gens qui se destinent à la profession médicale.De nouvelles chaires et de nouveaux services sont sans cesse créés pour permettre à la Faculté de se tenir au courant des progrès de l’enseignement scientifique et médical.Le nouveau doyen de la Faculté, M.le docteur Arthur Rousseau, qui a Chronique de l’Université 305 déjà fait preuve de tant d’heureuses initiatives, se préoccupe avec tout le zèle éclairé qu’on lui connaît, de placer l’enseignement médical de Laval au niveau de toutes les modernes améliorations.Et pendant qu’à la Faculté de Médecine, professeurs et élèves font le meilleur travail, la Faculté de Droit continue avec une sereine ardeur son œuvre propre.Là encore on se préoccupe du mieux, et l’on va bientôt ajouter à l’enseignement actuel des cours qui assureront à nos étudiants une plus complète formation juridique.* * * La Faculté de théologie a vu elle-même augmenter cette année le nombre de ses élèves.L’ouverture de la Maison neuve pour les classes et les dortoirs du Petit Séminaire a permis de faire dans l’ancienne maison une extension du Grand Séminaire, où l’on a pu installer quelques étudiants en théologie.D’autre part, les étudiants externes, novices de la Congrégation de Sainte-Croix, novices des Pères du Sacré-Cœur, et postulants des Pères Blancs, fournissent aux cours de la Faculté un contingent considérable.Quelques changements ont dû être faits cette année dans le corps professoral.M.l’abbé Benoît-Philippe Garneau, depuis longtemps professeur d’histoire de l’Église, et appelé en juin dernier au chapitre métropolitain, a été remplacé dans sa chaire par M.l’abbé Georges Roy.Monseigneur Charles-Napoléon Gariépy, professeur de morale, ayant été élu supérieur du Séminaire et recteur de l’Université au mois d’août dernier, a dû renoncer à son enseignement ; il a été remplacé par M.l’abbé Alfred Langlois, directeur du Grand Séminaire.M.l’abbé Cyrille Gagnon, revenu de Rome, a repris sa chaire de théologie dogmatique, en même 306 Le Canada français temps qu’il était appelé au poste d’assistant-directeur du Grand Séminaire.* * * L etablissement de l’Université de Montréal devait amener nécessairement l’affiliation des maisons d’enseignement secondaire de la province eccléssiastique de Montréal à cette Université.Ces maisons, jusqu’à cette année affiliées à 1 Université Laval de Québec, appartiennent maintenant à la circonscription universitaire de Montréal.Dix collèges et petits séminaires se trouvent maintenant groupés autour de l’Université de Montréal.Il en reste douze, dont neuf affiliés et trois agrégés, à Québec.Nous sommes assurés que les meilleures relations vont continuer d’exister entre ces différentes maisons classiques.Elles gardent toutes l’ambition de travailler le plus efficacement possible au progrès de l’enseignement secondaire dans notre pays.Un comité permanent de congrès et de programme est établi à Montréal et a déjà manifesté le désir de s’entendre avec celui de Québec sur le terrain très large des intérêts généraux de notre enseignement classique.Cette collaboration fraternelle assure des contacts utiles, des efforts communs vers le bien et vers le mieux, une émula-lation féconde.L’Université Laval souhaite assurément à toutes cea maisons qui lui ont toujours témoigné la plus chaude sympathie et qui sont maintenant séparées d’elle, la plus grande et la plus constante prospérité.Laval.
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