Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
L'abbé Émile Petitot et les découvertes géographiques du Canada
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (14)

Références

Le Canada-français /, 1922-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
L'ABBÉ ÉMILE PETITOT ET LES DÉCOUVERTES GÉOGRAPHIQUES AU CANADA (Suite et fin) (1) III Omissions géogr aphi co-histori ques En voilà bien long, et le lecteur qui a eu la patience de me suivre jusqu’ici doit m’avoir trouvé bien méticuleux(2).Mais l’histoire est l’histoire, c’est-à-dire la relation des faits authentiques placés à leur véritable date et mis au compte des individus qui s’y trouvèrent mêlés.Toute déviation de cette règle ne peut être tolérée.Mais dans son précis chronologique Petitot n’a pas simplement péché par commission.Les fautes d’omission y sont aussi assez fréquentes, ainsi qu’on pourra le constater par l’exposé ci-après qui complétera le sien et, sans prétendre épuiser la matière, ne laissera probablement guère de lacunes importantes.Aux données du défunt abbé, nous nous permettons d’ajouter les suivantes, sans lesquelles nous ne pouvons considérer complète une liste des découvertes géographiques dans le Nord-Ouest canadien.1585.John Davis découvre le détroit qui porte son nom.1612.Sir Thomas Button explore la baie d’Hudson, découverte deux ans auparavant, et se trouve le premier (1) Le Canada Français, déc.1921, janvier, février, 1922.(2) L’un d’eux a même cru devoir m’en écrire. Le Canada français 41 blanc à voir le fleuve Nelson, qu’il nomme ainsi en l’honneur d’un de ses officiers.1616.Robert Bylot et William Baffin se rendent au détroit de Davis, et font plusieurs découvertes dans les régions qui s’étendent entre le 65e et le 75e degrés de lat.nord.1631.Le capitaine Thomas James découvre la partie de la baie d’Hudson qui porte son nom.1640.Les pères de Brébœuf et Chaumont viennent pour la première fois en contact avec le lac Érié.1647.Le P.Jean Dequen, S.J.découvre le lac Saint-Jean.1660.Les Jésuites dressent une carte du lac Supérieur.1662.Radisson et Desgroseillers atteignent la baie d’Hudson après un voyage overland.1663.Le P.Lacouture est, croit-on, le premier prêtre à visiter la baie d’Hudson.1667.Le P.Allouez découvre le lac Népigon.1669.Louis Joliet et Péré passent l’hiver sur les bords du lac Ontario.1671.Le P.Charles Albanel fait son premier voyage par terre du Saguenay à la baie d’Hudson.1719.Les capitaines Barlow et Knight font des reconnaissances en vue de trouver un passage par mer dans l’Ouest.1722.Le capitaine Scroggs cherche aussi un passage dans l’ouest.1742.Le métis Joseph La France se rend du Sault Sainte-Marie à la factorerie de York, par le lac Supérieur et Winnipeg — le premier à suivre cette voie.En même temps, le capitaine anglais Middleton s’efforce de trouver un passage par eau de la baie d’Hudson à l’océan Pacifique.1746.L’expédition Dobbs-Galley a lieu dans les mers du Nord.1754-55.Anthony Hendry se rend, le premier de tous les voyageurs, de la baie d’Hudson au lac Winnipeg, remonte la Saskatchewan et traverse les grandes plaines canadiennes, rencontrant sur son chemin les Français du fort la Corne, 42 L’abbé Émile Petitot et venant en contact avec des Indiens qui chassaient le bison à cheval—probablement des Pieds-Noirs — à 1.200 milles de son point de départ, le fort York.Au cours de son voyage de retour, il est reçu par Saint-Luc de la Corne, surintendant des postes français, qui revient d’une tournee dans l’Est.1772.Mathieu Cocking, sous-facteur à la factorerie de York, refait en partie l’itinéraire de Hendry, et se rend chez les Pieds-Noirs.1773.Les capitaines Phillips et Ludwidge font des découvertes dans les mers arctiques.1775.Alexandre Henry, l’aîné, après avoir bravé les plus grands périls à Michillimakinac, où les sauvagees n'ont point accepté le transfert du pays à l’Angleterre, et où il a dû pour cette raison se déguiser en Français, pénètre dans 1 Ouest canadien, traverse le lac Winnipeg jusqu'à l’embouchure de la Saskatchewan, se rend au fort Cumberland que Samuel Hearne vient de construire, remonte la rivière jusqu’à la Pasquia, où le chef indien le rançonne sans pitié, et finit par s’établir sur un lac Castor.1776.Le même “ traiteur ” explore les prairies de 1 Ouest, se rendant jusqu’au fort des Prairies et de là chez les Assini-boines Puis il va à l’Ile-à-la-Crosse, où, par extraordinaire, il trouve des Indiens (Montagnais) qui estiment son rhum trop fort pour eux.Il a laissé un très intéressant journal de ses aventures.1790-92.Philippe Turner, “ arpenteur et astronome de la compagnie de la Baie d’Hudson ”, fait entre le fort Cumberland et le Grand lac des Esclaves des explorations qui lui permettent d’en décrire la contrée, au moyen d’une carte originale représentant pour la première fois le lac Athabaska avec ses véritables contours et sa position exacte.Les autres publiées précédemment, avaient placé cette pièce d eau plus de 20 degrés trop à l’ouest, donnant ainsi une idee ridicule de la largeur du continent américain. Le Canada français 43 1797.Charles-Jean-Bte Chaboillez, “ bourgeois ” de la compagnie du Nord-Ouest, élève un fort à l’embouchure de la rivière Pembina.1799.Le capitaine Cleveland, du sloop Dragoon, découvre l’embouchure de la Stickine, Alaska.1799-1800.Alexandre Henry, le jeune, neveu d’Alex.Henry ci-dessus mentionné, se rend de Montréal au lac Winnipeg et au pays des Assiniboines, juste à l’ouest du Portage-la-Prairie.Le 18 août 1800, il trouve, au cours de ses pérégrinations, des traces de l’ancien fort Rouge, à l’embouchure des rivières Rouge et Assiniboine.Il remonte la première jusqu’à la rivière au Sel des Canadiens (aujourd’hui la Park R.des Américains), où il bâtit un fort pour se protéger des Sioux.1800, Duncan McGillivray découvre le col Howse, dans les montagnes Rocheuses.1804-05.François-Antoine Larocque, traiteur de fourrures, se rend de la rivière Rouge chez les Mandanes du Sud-Ouest, et rencontre en chemin l’expédition Lewis & Clarke, envoyée par le gouvernement américain reconnaître les territoires qui forment aujourd’hui l’extrême Nord-Ouest des États-Unis et, au besoin, en prendre possession en son nom.1805.James McDougall, traiteur de la compagnie du Nord-Ouest, découvre le lac Porteur en Colombie Britannique.C’était au printemps ; l’automne suivant, Simon Fraser, bourgeois de la même corporation, se rendit au pied des Montagnes Rocheuses, où il établit un fort avec 14 hommes.Puis, remontant la rivière la Paix, il traversa cette chaîne de montagnes, et fonda sur le lac McLeod le premier poste permanent qui ait jamais existé dans ce qu’on appelle aujourd’hui la Colombie Britannique.1806.J.McDougall découvre la superbe pièce d’eau qui doit s’appeler le lac Stuart, et qu’il atteint par terre au fo t McLeod.Cette même année, S.Fraser s’engage dans la rivière la Paix, puis la rivière aux Panais, qu’il remonte jusqu’à sa 44 L’abbé Émile Petitot source.De là, après un court portage, il descend la Maligne jusque dans la “ Grande Rivière ”, qu’il prend pour la Colombie et qui doit plus tard porter son nom.Il descend ce fleuve jusqu’à l’embouchure de la Nétchakoh, qu’il est le premier blanc à, voir et qu’il remonte jusqu’au confluent de la rivière Stuart.Ce dernier cours d’eau le mène au lac du même nom, où il érige un fort qui, dans la suite, s’appellera la fort Saint-James.1807.Simon Fraser établit le fort Georges, au confluent de la Nétchakoh avec le Fraser.1807-11.David Thompson, Y astronome de la compagnie du Nord-Ouest, remonte la Colombie jusqu’à son point le plus septentrional par la “ passe ”, ou le col Athabaska, et la redescend ensuite jusqu’à son embouchure dans l’océan Pacifique.Cet explorateur ne se borne pas à voyager et à découvrir : il consigne sur le papier le fruit de ses observations, reconnaît le pays et en dresse une carte très minutieuse.1808.Simon Fraser descend jusqu’à son embouchure dans la mer le fleuve impétueux qu’il avait pris pour la Colombie et qui porte maintenant son nom.Les dangers qu’il court dans cette entreprise téméraire sont à donner le frisson.La même année, Alex.Henry, le jeune, se rend de la rivière Rouge à la Saskatchewan, qu’il remonte, passant par les deux forts-Cumberland (compagnie de la baie d’Hudson et du Nord-Ouest) jusqu’à la fourche des deux Saskatchewan.Il s’engage alors dans la branche nord, passe l’embouchure de la rivière Bataille (aujourd’hui Battleford), et hiverne au fort Vermillon, au confluent de la rivière du même nom.1809.Le même Alex.Henry refait son voyage de l’année précédente, poussant, en septembre, jusqu’au fort des Montagnes, d’où il explore un pays alors inconnu.1812.Daniel-W.Harmon et James McDougall, du lac Stuart, découvrent le lac Babine, où ils sont reçus par une population de quelque 2,000 âmes.De son côté, Le Canada français 45 D.Thompson descend la rivière Athabaska jusqu’à l’embouchure de la rivière du Petit lac des Esclaves, qu’il remonte de là au lac du même nom.Puis il continue la descente de l’Athabaska jusqu’à la rivière Castor et un point par lat.54°2211411et long llO0!?1.1813.Alex.Henry, le jeune, traverse le continent du fort William à Astoria, ou fort Georges, sur la basse Colombie, où il se noie six mois après (22 mai 1814) en se rendant en canot au vaisseau qui doit l’ammener.1813-14.Joseph Larocque, frère de François-Antoine, fait plusieurs fois le trajet entre la Colombie et le fort Saint-James au lac Stuart, la capitale de la Nouvelle-Calédonie, comme on appelait alors la Colombie Britannique, passant par moments à deux doigts de sa perte, par suite du mauvais vouloir des Indiens du Sud.1818.John Ross et William-E.Parry reconnaissent la baie Baffin, et cherchent par mer un passage dans l’Ouest.1819.Le lieutenant Franklin explore les golfes Coronation et Bathurst, dans les mers arctiques.1819-20.Le lieutenant W.-E.Parry découvre les côtes des détroits de Lancaster, Barrow, Melville et Banks.1821.Le capitaine Parry relève la côte orientale de la pres-qu île Melville et celle du détroit Fury and Hecla.1823.Bernard Dubreuil est le premier blanc à traverser les montagnes qui séparent le lac Babine de la Bulkley, dans laquelle il se noie en voulant la traverser sur un pont suspendu à la sauvage, à un point appelé aujourd’hui Moricetown.1824.John Finlay, de la compagnie de la baie d’Hudson, explore le cours d’eau qui porte son nom juste à l’ouest des montagnes Rocheuses, à partir du point où il commence à s appeler la rivière la Paix jusqu’à sa source dans le lac Thûtade.Ce cours d’eau, grand lui-même comme un fleuve de France, est la véritable source du fameux Mackenzie qui, appelé d abord Finlay, prend ensuite les noms de rivière la Paix, rivière aux Esclaves et enfin Mackenzie.Le géographe européen ne doit point voir dans ces “ rivières ” des cours 46 L’abbé Émile Petitot d’eau sans importance : on suit simplement en Amérique, et même au Canada français, la coutume des Anglais, dont la langue ne fait point de distinction entre une rivière et un fleuve.Cette même année, le capitaine Parry explore la côte du fiord Prince'Régent environ jusqu’au 72° De plus, le capitaine Lyon reconnaît une partie de l’île Southampton.1825.Le capitaine Beechey, commandant du Blossom, explore la côte septentrionale du continent, à partir du cap de Glace (Icy Cape) jusqu’à la pointe Barrows.1828.Le gouverneur Georges Simpson, de la compagnie de la baie d’Hudson, accomplit son grand voyage de la baie d’Hudson au Pacifique.Parti de la factorerie de York le 12 juillet de cette année, il arrive sept jours après au fort Norway sur le lac Winnipeg.Il remonte alors la Saskatchewan, et, abandonnant la ligne droite pour visiter l’Ile-à-la-Crosse et même le fort Chippewayan, sur le lac Athabaska.il se dirige ensuite vers la rivière la Paix, qu’il remonte pour traverser les montagnes Rocheuses.Le 17 septembre, il arrive au lac Stuart, puis descend son déversoir, la Nétchakoh et le Fraser jusqu’à l’embouchure de la Thompson.Le 6 octobre, il est au fort Kamloops, sur cette dernière, et, deux jours plus tard, il revoit le Fraser, dont il est le premier blanc (et peut-être sauvage) à descendre même les passages que Fraser avait dû éviter à cause de l’impétuosité encore plus accentuée de ses eaux, alors bien plus hautes par suite de la différence dans la saison.Le 10 octobre, il arrive au fort Langley, tout près de l’océan Pacifique, après un voyage d’une rapidité exceptionnelle.Il avait fait 3,261 milles en 74 jours — y compris 16 jours consacrés à la visite officielle des différents postes de traite sur son chemin.Ce voyage est resté si célèbre dans les annales du commerce des fourrures, qu’il est difficile de comprendre comment l’abbé Petitot a pu oublier de le mentionner.Le journal, copieusement annoté et commenté, en a été publié en 1872. Le Canada français 47 1829.John Ross découvre la presqu’île de Boothie, à l’extrémité N.E.du continent américain.Il en relève les côtes ainsi que celles du détroit James Ross.1834.John McLeod, traiteur de la compagnie de la baie d'Hudson, remonte la rivière aux Liards, jusqu’au fort Simpson, dans ce qui est aujourd’hui le Territoire du Youkon.Puis il découvre le lac Dease, à l’ouest des montagnes Rocheuses, traverse la hauteur des terres qui le sépare de la source de la Stickine, et suit cette rivière (qu’il appelle la Pelly) jusqu’à un pont suspendu de facture indienne qu’il n’a pas le courage de traverser.1840.Robert Campbell reçoit de sir Georges Simpson la mission d’explorer jusqu’à sa source la branche nord de la rivière aux Liards et de découvrir la source de la Colville.A cet effet, il remonte la première, découvre le lac Frances, et se rend par terre à un cours d’eau qu’il baptise la Pelly en l’honneur du gouverneur de la compagnie delà baie d’Hudson.Également en 1840, John Bell, traiteur de la compagnie de la baie d’Hudson, établit le fort McPherson, le plus septentrional des postes de la race blanche sur le continent américain.C’est sur la rivière Plumée (Peel R.), qu’il explore alors.1842.Ayant traversé les montagnes Rocheuses de l’est à l’ouest, John Bell découvre le cours d’eau qui porte son nom, ainsi que la rivière Porc-Épic (la Porcupine des Anglais).1843.Robert Campbell descend la Pelly jusqu’au confluent d’un tributaire important qu’il appelle Lewes.1844.John Bell complète la reconnaissance de la rivière qui porte son nom jusqu’à son embouchure dans le Youkon.1845.En vue de se procurer des sujets ethnologiques pour son pinceau, l’artiste Paul Kane traverse l’Amérique du Nord du lac Ontario, par les lacs Huron et Supérieur et l’ancienne “ route des canots ”, jusqu’au lac Winnipeg, la Saskatchewan et le col At.habaska, descendant la Colombie jusqu’au fort Vancouver, près de son embouchure. 48 L'abbé Émile Petitot Même année, dernière expédition de sir John Franklin, dont on doit perdre toute trace à l’île Beecher (en avril 1846).1846.A.-C.Anderson trouve, dans les vallées des lacs Seaton et Anderson, une route qui permet de se rendre de Kamloops au bas Fraser sans avoir à affronter les furies de ce torrent.1846- 47.Le Dr John Rae traverse l’isthme de la baie Repulse à la baie du Comité et explore la côte du golfe de Boothie.1847.Sir Johm Franklin meurt le 11 juin de cette année dans les régions arctiques.1847- 48.Alexandre-H.Murray, père de mon ami Alex.-C.Murray, longtemps à la tête du fort Saint-James (col.Brit.) où j’ai passé dix-neuf ans, traverse les montagnes Rocheuses à la latitude où elles séparent le Youkon du Mackenzie, et bâtit le fort Youkon sur le fleuve du même nom, retournant en 1848 au fort la Pierre, sur le versant occidental des Rocheuses.Son journal a été publié par le gouvernement fédéral du Canada il y a seulement quelques années.1848.Sir James Ross, commandant de 1 Enterprise, recherche sir John Franklin sur la baie Maxwell, la cote du fiord Prince-Régent et les côtes N.et O.du Somerset septentrional.1850.Le capitaine E.Ommaney trouve sur la grève du cap Riley des restes de l’expédition Franklin, des habits et des provisions qui ont appartenu a ses compagnons, reliques qui prouvent que l’explorateur disparu a passe la les hivers 1845-46.Ce fut la première trouvaille des traces de cette malheureuse expédition.En octobre de la même année, le capitaine McClure se rend compte du fait qu’un passage existe réellement entre l’Atlantique et le Pacifique, circonstance dont on n’était pas sûr avant ses explorations.Toujours la même année, sir John Ross fait de nouvelles investigations dans les régions circonpolaires en vue de découvrir les restes de l’expédition Franklin. Le Canada français 49 1852.Le lieutenant français Joseph-René Bellot découvre le détroit qui porte aujourd’hui son nom, et se noie peu apres dans une fissure de la glace arctique.1854.Le Dr Rae complète la reconnaissance de la côte N.de l’Amérique, à partir de l’endroit où Dease et T.Simpson avaient terminé leurs explorations.1856.Le même Dr Rae reçoit de l’Amirauté anglaise la somme de 10,000 livres sterling, pour avoir définitivement découvert le sort de sir John Franklin et de ses compagnons des vaisseaux YErebe et la Terreur.1857-58.Simon-J.Dawson fait une reconnaissance officielle de la contrée qui s’étend entre le lac Supérieure et la riviere Rouge, ainsi que des prairies à l’ouest de ce cours d eau jusqu a la Saskatchewan.Le fruit de son travail est un long rapport accompagné de cartes sur une grande échelle.1859.Le lieutenant de marine Richard Mayne explore les territoires arrosés par la Thompson, le Phaser et la Harrison, en Colombie Britannique, pendant que le lieutenant H.-Spencer Palmer, ingénieur (ou sapeur) royal, reconnaît le haut Fraser.La même année, le lieutenant W.-R.Hobson et le capitaine McClintock trouvent des restes additionnels de la troisième expédition Franklin dans les environs du cap Herschell.Cette meme année encore, le major William Downie explore 1 île de la reine Charlotte en vue d’y trouver de l’or ; après quoi son expédition remonte la Skeena jusqu’à Hazelton, et pénètre jusqu’aux lacs Babine et Stuart, faisant d’intéressantes découvertes en chemin.1859-60.Le comte de Southesk se rend du fort Garry aux forts Ellice et Qu’Appelle, puis à la Saskatchewan du Sud et au fort Edmonton.De là, il pousse jusqu’aux montagnes Rocheuses, et reconnaît le pays du Koutenay.A son retour, il visite les forts Pitt et Carlton, ainsi que le fort Pelley, après avoir passé à la montagne du Tondre — itinéraire compliqué qu’il illustre plus tard d’une carte originale accompagnée d un journal qui forme un intéressant volume. 50 L’abbé Emile Petitot 1862.Thomas McMicking, de Queenstown en Ontario, accompagné d’un certain nombre d’émigrés, se rend du fort Garry aux mines d’or de la Colombie Britannique en traversant les montagnes Rocheuses par le col de la Cache Tête-Jaune, et en descendant la Fraser sur un radeau jusqu’au fort Georges, pendant qu’une autre partie de sa troupe en fait autant pour la Thompson du Nord.Sur 1 un et 1 autre cours d’eau, pas moins de six personnes se noient.1862-63.Lord Milton et le Dr W.-B.Cheadle, après avoir descendu la rivière Rouge en venant des Etats-Unis, parcourent les plaines de l’Ouest canadien sur lesquelles ils passent l’hiver.Puis ils cheminent jusqu’au fort Edmonton, où ils font la rencontre de l'ineffable Monsieur O B., qui devait par ses excentricités ajouter à leur futur récit un element d intérêt qui en a fait la fortune.De là, ils se rendent au fort Jasper et traversent les montagnes Rocheuses par le col de la Cache Tête-Jaune, faisant le relevé géographique des montagnes dont ils nomment quelques-unes.Puis, après d’indescriptibles souffrances au travers de la grande forêt, ils tombent sur la Thompson septentrionale, qu’ils descendent jusqu’à Kamloops.De là, ils poussent une pointe aux mines du Caribou et atteignent la mer par les voies ordinaires à cette époque.1864.M.Walter Moberly explore la contrée qui s’étend de Kamloops à la frontière orientale de la Colombie Britannique, et découvrent le col de l’Aigle {Eagle s Pass), puis tourne son attention sur la vallée du fleuve Colombie.1872.En vue de préparer les voies à un chemin de fei transcontinental, une expédition est envoyée au Pacifique, laquelle a pour mission d’explorer le pays, prendre les hauteurs et chercher un col favorable au travers des montagnes Rocheuses.L’expédition est sous les ordres de Sandford Fleming, et le prof.John Macoun en est le botaniste.MM.Charles Horetzky et Georges-M.Grant (ce dernier un ministre protestant) en font également partie.Us traversent les montagnes par le col de la Cache Tete-Jaune, descendent la Le Canada français 51 Thompson septentrionale et arrivent à la mer après des explorations sans nombre et un parcours total de 5,314 milles, à partir d’Halifax.Cette expédition n’a pas donné lieu à moins de trois livres de caractère populaire, écrits par le premier et les deux derniers des susmentionnés.1876-79.Le Dr Georges-Mercer Dawson, géologue de profession mais au besoin géographe de mérite, reconnaît systématiquement l’Extrême-Ouest canadien, c’est-à-dire la partie centrale de ce qui est aujourd’hui l’Alberta, la région des montagnes (Rocheuses et Selkirk), la Colombie Britannique au nord et au sud, ainsi que les îles de la reine Charlotte, dans le Pacifique.Le résultat de ses investigations est d’abord un rapport officiel extrêmement précieux au point de vue géographique, géologique et même ethnographique ; puis une carte minutieuse de ses itinéraires en trois grandes feuilles, œuvre probablement sans égale au Canada.1879.Le Parlement canadien envoie MM.H.-J.Cambie et H.-A.-F.MacLeod avec le Dr G.-M.Dawson et le Rév.Daniel-M.Gordon, continuer dans l’Extrême-Ouest les explorations déjà commencées, en vue de la construction très prochaine de la ligne du Pacifique-Canadien.Abordant à Port-Simpson, sur le Pacifique, les membres de l’expédition traversent l'intérieur septentrional de la Colombie Britannique, puis les montagnes Rocheuses, les uns par la rivière la Paix, les autres par la coulée de la rivière aux Pins.1884.Le P.Adrien-Gabriel Morice, o.m.i., remonte la vallée de la rivière Noire (Black Water), en Colombie Britannique, jusqu à sa source, et reconnaît la région qui sépare celle-ci de la rivière au Saumon, affluent du Pacifique qu’il dépassé, s arrêtant au sein des monts de la Côte, ou Cascades.1887.Le Dr Dawson explore avec le soin qui lui est habituel le district du Youkon et de l’Extrême-Nord de la Colombie Britannique.1889.M.Warburton Pike fait un voyage aux Grandes Landes (Barren Grounds) du Nord-Est canadien. 52 L’abbé Emile Petitot 1892.Le même M.W.Pike explore en amateur la grande forêt de l’Extrême Nord de la Colombie Britannique, remontant la Stickine, puis traversant le district du Cassiar et visitant les rivières aux Liards, Pelly etYoukon.Résultat pratique : un livre intitulé Through the Sub-Arctic Forest.1892-94.Le prof.Frank Russell explore le Grand-Nord canadien déjà en partie reconnu par Petitot et d’autres, faisant du fort Rae la base de ses courses à la recherche de spécimens ethnographiques, ornithologiques et autres.1893.Parti d’Edmonton après un voyage overland, Henry-Somers Somerset et Arthur-H.Pollen traversent les montagnes Rocheuses par le col de la rivière aux Pins, et se rendent du lac Stuart au fort Georges et à Quesnel, emportant avec eux les matériaux avec lesquels ils doivent écrire un livre intéressant : The Land of the Muskeg, illustré de cartes montrant leur itinéraire.1895.Caspar Whitney explore à son tour les Grandes-Landes, ou Terres-Stériles, en quête de bœufs musqués et d’aventures, qu’il décrit plus tard dans un livre intitulé On Snowshoes to the Barren Grounds.Dans l’été de la même année, le P.Morice se rend en canot du lac Stuart à l’extrémité septentrionale du lac Babine, puis toujours par la voie d’eau, au lac d’Ours, par 56°101 de latitude.S’enfonçant alors dans la forêt, il parcourt à pied la région qui sépare cette nappe d’eau de la Finlay, qu’il atteint au fort Graham.De retour à son point de départ par la rivière aux Panais et le lac la Truite, il prend le chemin des lacs Fraser et Français.Quittant ce dernier non loin de son extrémité ouest, il se faufile au travers des grandes herbes jusqu’au lac Gambie (Youtsou) ; après quoi il découvre les lacs Dawson, Morice, Lejacq et Simonin qui, avec les lacs Gambie et Huard, sont les sources de la Nétchakoh.Il descend alors cette rivière jusqu’à son embouchure dans le Fraser, décrivant sur son calepin et sondant en différents points les pièces d’eau traversées. Le Canada français 53 1899.Le même missionnaire fait à pied, souvent au sommet d’une chaîne de montagnes, le trajet entre les lacs McDonald (juste au N.du lac Babine) et d’Ours, notant les particularités géographiques de sa route et relevant l’altitude des points atteints.Puis se dirigeant vers le sud, il revient au lac Stuart, d’où il prend le chemin de l’ouest et débouche sur le Pacifique par le lac Eméraude, source de la rivière Bleue, qu’il découvre.1900.J.-W.Tyrrell reconnaît la route des canots du lac Clinton-Golden à la baie Chesterfield, sur la baie d’Hudson ; après quoi il publie Across the Sub-Arctics of Canada.Cette même année, le P.Morice parcourt dans un but géographique la région entre les lacs Babine et Tatla, déjà maintes fois explorée par lui, ainsi que celle entre cette dernière pièce d’eau et les lacs Nation, dont il relève minutieusement les côtes et sonde la profondeur.1903.Le P.Morice reconnaît le cours et découvre la véritable source de la Bulkley, qu’aucune carte ne portait encore, constatant une fois de plus la bévue des publications officielles qui donnent ce cours d’eau comme un affluent de la Bulkley, sous le nom de R.Morice.1907.Le gouvernement de la Colombie Britannique publie à ses frais une grande carte originale de la partie septentrionale de cette province, résultat de 23 ans d’explorations par le P.Morice.1907-08.Joseph Keele fait une reconnaissance au travers des montagnes du Mackenzie, le long des rivières Pelly, Ross et Gravel, dans le Youkon et les Territoires du Nord-Ouest.1916.M.Paul-L.Haworth explore la contrée qui s’étend entre les sources de la rivière la Paix et de la rivière aux Liards.A.-G.MORICE, o.m.i.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.