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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1924-02, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES J.-J.P.Les Oeuvres de Jeunesse ouvrière en Congrès ; 1920, Saint-Hyacinthe ; 1922, Lévis.— Préface de Mgr L.-A.Paquet.(In-8, 370 pages, Patronage Saint-Vincent-de-Paul, Québec, 1923).Voici un livre qui est bien l’un des plus utiles que l’on ait publié en ces derniers temps.Il n’a pas, pour beaucoup, l’attrait du roman ; il n’offre pas non plus cette unité de développement qui est propre aux ouvrages conçus par un seul auteur.C’est un compte rendu complet de deux Congrès de notre jeunesse ouvrière, congrès qui furent tenus, le premier à Saint-Hyacinthe en 1920, le second à Lévis, en 1922.Et c’est donc, en 370 pages, le rassemblement de tous les rapports et discours qui furent entendus pendant ces journées d’études ouvrières.Et c’est pourquoi ce livre contient une substance d’idées, de doctrines, de faits, qui le place déjà, pour cette raison, parmi les plus utiles.Nos œuvres de jeunesse ouvrière sont déjà nombreuses.Parmi les plus belles et les plus florissantes, il faut mentionner les œuvres de nos Patronages, dirigées par les Pères de Saint-Vincent-de-Paul.Dans nos principales villes de la province à Québec, Montréal, à Saint-Hyacinthe, à Lévis, les prêtres de Saint-Vincent-de-Paul ont créé des centres de vie et de formation ouvrière, fort appréciés de ceux qui les connaissent, mais qui devraient être plus connus qu’ils ne le sont.Ces œuvres se font dans l’humilité, le plus souvent dans la pauvreté, toujours dans cette charité discrète et active qui caractérise l’esprit du grand saint Vincent.Il était bon que des congrès fussent tenus pour exposer devant le grand public, l’organisation, les moyens de vivre, les méthodes de formation, les doctrines inspiratrices qui ont fait si bienfaisants nos Patronages, et qui assurent l’efficacité de toutes nos autres œuvres ouvrières.Nécessité des œuvres de jeunesse ; ce que doivent être nos œuvres catholiques de jeunesse en général ; l’œuvre de jeunesse ouvrière étend son action de l’enfance à l’âge viril ; le côté humain des œuvres ; leur côté surnaturel ; le rôle social des œuvres de jeunesse ouvrières ; la direction des œuvres ; les groupements particuliers au sein de l’œuvre de jeunesse ; les jeunes gens artisans de leur Les Livres 477 œuvre ; choix et recrutement des membres dans les œuvres de jeunesse ; comment assurer la persévérance des jeunes gens à l’œuvre de jeunesse : voilà les sujets principaux qui furent traités au Congrès de Saint-Hyacinthe.Et qui ne voit qu’il y a là une mine de renseignements et d’idées dont peuvent faire leur profit ceux qui s’occupent d’œuvres.A Lévis, on posa d’autres questions, et parfois, mais autrement, les mêmes questions théoriques et pratiques.Toujours avec cette abondance qui fait déborder les pages où se trouve consigné le compte rendu.Pourquoi des œuvres de jeunesse ?Les promoteurs des œuvres ; la vitalité des œuvres ; le ver rongeur des œuvres ; les soutiens des œuvres ; le concours des laïques ; but et moyens des œuvres de jeunesse ; moyens de formation surnaturelle et morale ; moyens de formation intellectuelle ; moyen de formation physique et sportive ; moyens de formation sociale ; transformation du patroné au sein de l’œuvre ; l’action de l’œuvre dans la famille du patroné ; l’influence de l’œuvre dans la société : tels furent les articles principaux du programme de Lévis.Et toutes ces questions sont traitées par des hommes qui ont vécu dans les œuvres, qui les ont fondées ou dirigées, ou qui en ont bénéficié.De telle sorte que tous ces rapports sont des documents vivants et précieux qui portent le double cachet de l’autorité et de la sincérité.Monseigneur L.-A.Pâquet a écrit pour ce volume une fort belle préface.Il y dit avec raison : “ Sait-on vraiment dans notre monde laïque, et même dans notre monde ecclésiastique, soupçonne-t-on tout le bien que les Patronages canadiens-français accomplissent pour l’honneur de l’Église et à l’avantage de la Société?Qu’on jette un coup d’œil sur le recueil d’études et d’observations offert présentement au public, et l’on restera convaincu, comme nous le sommes nous-même, que les œuvres de jeunesse ouvrières, telles que comprises et dirigées au milieu de nous, constituent un facteur religieux très important, et un élément très précieux de force et de grandeur nationale.” Monseigneur Pâquet termine sa préface par ce vœu qui est le nôtre : “ Ce volume où apparaissent dans leur religieux caractère et dans leur austère beauté, nos œuvres canadiennes de jeunesse ouvrière, portera la lumière en bien des esprits.Il développera, nous en avons la confiance, au sein de nos classes aisées, le courant de bienveillance sincère, de sympathies effectives, dont ces établis- 478 Le Canada français sements si utiles pour notre pays, mais si onéreux pour leurs dévoués directeurs, ont besoin.” Que nos Patronages croissent donc et se multiplient pour le plus grand bien de notre jeunesse ouvrière ; que les œuvres de jeunesse surgissent qui apprennent aux jeunes à travailler selon les lois de l’ordre social ; et que le livre que nous présentons aux lecteurs répandent partout les idées, les doctrines qu'il contient, toutes les semences nécessaires de l’apostolat catholique.C R Elie-J.Auclair.Histoire de Mère Catherine-Aurélie du Précieux-Sang, née Aurélie Caouette, fondatrice de l’Institut du Précieux-Sang.(In-8, 450 pages, Monastère du Précieux-Sang, Saint-Hyacinthe, 1923.) Monsieur l’abbé Elie Auclair vient d’écrire un livre très documenté, très pieux, très utile à l’histoire religieuse du Canada.En 1861, Sœur Aurélie Caouette fondait à Saint-Hyacinthe l’Institut du Précieux-Sang.C’était le premier ordre religieux contemplatif qui naissait au Canada.Et cette date, comme cet événement, méritaient donc qu’ils fussent conservés et racontés.Mais la fondation et les premières années de l’Institut du Précieux-Sang se confondent avec l’histoire d’une âme qui fut une grande âme, une âme d’héroïne et de sainte, et pour cette raison il importait de consigner pour mémoire perpétuelle les faits dont se composent la vie de cette âme et les premières années de l’institut.Et il faut donc remercier et féliciter M.l’abbé Auclair d’avoir consacré à ces récits, à cette histoire sa plume experte d’hagio-graphe.L’historien de Mère Caron, fondatrice de la Providence de Montréal, l’historien des Sœurs de Sainte-Anne, était tout désigné pour devenir celui de la Fondatrice du Précieux-Sang, Mère Catherine-Aurélie.L’œuvre monastique du Précieux-Sang est une œuvre de choix et de bénédiction.De précieux et très dignes collaborateurs ont coopéré à sa formation avec la jeune fille qui résolut un jour de consacrer sa vie à la prière et à la pénitence.Mgr Joseph LaRoque, évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr Joseph-Sabin Raymond, ancien supérieur du Séminaire de Saint-Hyacinthe, l’un des éducateurs les plus remarquables de ce pays, le directeur spirituel de la jeune Aurélie Caouette, son conseiller habituel, et qu’on appela justement le co-fondateur du Précieux-Sang, sont les deux ouvriers surnaturels que la Providence plaça près du berceau de l’Institut pour assurer son établissement, et créer, de concert avec l’admirable fondatrice, une règle de vie qui s’accordât avec tant de généreux desseins. Les Livres 479 Mère Catherine-Aurélie a bien défini, dans une longue et belle prière, composée pour ses filles et pour tous les fervents du Précieux-Sang, le but de la vie monastique qu’elle avait créée.Cette prière, qui est un commentaire du Sitio échappé aux lèvres du Christ en croix, est l’expression spontanée, fervente d’une âme avide de sacrifices.Prier, réparer, soujfrir, voilà les trois objets de la vie d’une religieuse du Précieux-Sang.Et l’on sait que dans un monde où il y en a tant qui ne prient point, qui ne réparent point, qui n’acceptent point la souffrance, il est nécessaire que des âmes se substituent à tant d’impiétés ou tant d’indifférences pour les expier.C’est l’office providentiel des communautés contemplatives que de s’interposer entre la terre et le ciel, pour faire monter vers Dieu les prières, les sacrifices, les compensations nécessaires.La rédemption se continue tous les jours par le sacrifice renouvelé de l’autel, par l’application des mérites du Christ dans les sacrements, et aussi par l’union de tant de souffrances humaines volontaires aux souffrances divines du Sauveur.Seules, les âmes capables de comprendre les choses de Dieu, se rendent bien compte de ces nécessités des sacrifices de la vie contemplative, et l’on pourrait dire que seules les âmes qui ont des contacts avec ces vies immolées, peuvent constater avec une évidence suffisante, l’efficacité de telles obligations.M.l'abbé Auclair, en nous faisant assister à la génèse de la fondation de l'Institut ou Précieux-Sang, en nous racontant ses débuts, ses épreuves et ses joies, en nous faisant pénétrer surtout dans 1 âme admirable de la Fondatrice, en nous faisant voir à 1 œuvre ses vertus profondes, nous permet de mieux comprendre l’opportunité de cette fondation, en même temps que de mieux connaître et admirer l’âme d’une sainte.Aussi n’est-il pas étonnant de voir avec quelle rapidité se développa 1 Institut du Précieux-Sang, un ordre si austère, si peu propre à attirer les volontés humaines.Les vocations affluèrent au cloître nouveau.Et voilà que les évêques, désireux de posséder dans leur diocèse une communauté de priantes et d’expiatrices, sollicitent la Mère Catherine-Aurélie de multiplier ses maisons.C’est Toronto qui demande et obtient la première fondation en 1869 ; puis viennent successivement les fondations de Montréal (1874), d’Ottawa (1887), des Trois-Rivières (1889), de Brooklyn (1889), de Portland, Orégon (1892), de Sherbrooke (1895), de Nicolet (1896), de Manchester (1898), de la Havane (1902), de Joiiette (1905).Cette même année 1905, S.G.Mgr Bégin, archevêque de Québec, annonce lui-même à la Fondatrice mourante que son dio- 480 Le Canada français cèse lui est ouvert : c’est la maison de Lévis qui s’ajoutera à la longue liste des fondations précédentes.Tous ces monastères nouveaux sont comme de nouveaux calvaires où les vierges immolées s’abreuvent au Sang précieux, qui les sanctifie et qui les fait vivre.Mère Catherine-Aurélie avait écrit dans sa prière qu’on a appelée le Sitio d’Amour, en s’adressant à ses filles : “ Venez, venez vous reposer sous les rameaux empourprés de l’arbre de la croix, vous y nourrir de ses fruits, vous y dérober aux poursuites de l’ennemi du salut.” Cet appel a été merveilleusement entendu, et l’arbre sanglant couvre de son ombre les âmes les plus généreuses qui honorent la piété canadienne.Nul doute que le livre que vient d’écrire M.l’abbé Auclair, et qui est tout plein de choses, de pensées et de sentiments, qui est écrit d’une plume alerte et rapide, contribuera à mieux faire apprécier encore l’œuvre surnaturelle et bienfaisante de l’Institut du Précieux-Sang.C.R.Almanach Catholique français pour 1924, 567 pages.Bloud & Guy, Paris.Mgr Baudrillart, de l’Académie française, a écrit la préface de cet almanach.Nous en citerons quelques lignes : “ Pour la cinquième fois paraît notre Almanach catholique français.Il a pris racine dans l’opinion, et vraiment il n'a plus besoin d’être présenté aux lecteurs de tous pays par le directeur du Comité des Amitiés catholiques françaises àl’étranger.L’enfant a grandi ; il peut marcher tout seul et poursuivre sa route, assuré du succès ”, Au vrai, cet almanach “ a grandi”.C’est aujourd’hui un ouvrage quasi indispensable.Beurré de renseignements utiles et pratiques, il est un instrument de travail, un outil incomparable.En parcourant ces pages délicieuses, pages où suintent la science, l’érudition et l'art, on est toujours étonné de l’incroyable fécondité de la vie religieuse, sociale et littéraire de la France.Ce phéomène a nul autre pareil, Y Almanach Catholique français le popularise de plus en plus.Et c’est tant mieux, car il existe encore beaucoup de préjugés sur le catholicisme de la toujours fille aînée de l’Eglise.Répandu par milliers, Y Almanach, sous sa toilette dist nguée, sème la pensée française dans toutes les parties du globe.A sa manière, il continue cet apostolat merveilleux dont se glorifie à bon droit la première nation du monde.A.R. Les Livres 481 Almanach de VAction Sociale Catholique.Ville année, 1924.120 pages.Cet almanach voit le jour pour la huitième fois.En vieillissant, il n’a rien perdu de son charme, de son allure attirante et du «érieux,— peut-être trop,— de son contenu.Le caractère qui prime avant tout dans ses pages, c’est le caractère canadien.Il parle des hommes et des choses de chez nous.A la bonne heure! Destiné à faire l’éducation des nôtres, il doit les intéresser à ce qui se passe dans notre pays.A ce seul point de vue, il constitue un document de grande valeur, et qui mérite d’être conservé.La partie artistique de l’almanach est de premier choix.Portraits, études, tableaux et dessins sont marqués au coin du goût le plus raffiné et le plus exquis.Et dire que les auteurs sont la plupart canadiens français! Il n’y a rien d’étonnant, car il est admis depuis longtemps que les talents ne manquent pas chez nos gens.Les occasions de les cultiver et de les manifester se font de plus en plus nombreuses.Les beaux panoramas foisonnent dans notre Province, et il faut savoir gré à la direction du grand journal VAction Catholique de les faire connaître par le concours de photographie dont elle prenait l’heureuse initiative il y a un an.Beaucoup de ces photographies primées sont aujourd’hui publiées dans VAlmanach.En terminant nous reprocherons au joli Almanach d’être un peu sérieux.Ce genre de publication, ce semble, comporte plus d’historiettes qui sont très reposantes pour l’esprit, et, sous l’apparence badine, n’en sont pas moins instructives.P.S.G.-E.Marquis.Les Fortifications de Québec.Un centenaire .1823-1923.— Plaquette, in-8, 32 pages.Québec, 1923.M.G.-E.Marquis a eu l’heureuse pensée de publier en brochure l’article si intéressant qui paraissait dans le numéro de Noël du Quebec Daily Telegraph, 1922.C’est une étude historique de* fortifications actuelles de Québec, dont la construction fut commencée en 1823, il y a un siècle.Et M.Marquis conclut cette étude en exprimant le vœu que la conservation de ces fortifications — monument historique inappréciable — soit confiée à la Commission de* Champs de batailles nationaux.Il la fait suivre, dans cette brochure, du discours que prononçait à la Chambre des Communes, à Ottawa, M.Charles-G.Power, député de Québec-sud, pour demander au gouvernement de confier la garde et l’entretien de ces fortifications à la Commission des Champs de bataille.D’autres documents, contenus dans cette brochure, appuient la proposition de M.Power et de M.Marquis. 482 Le Canada français Nous souhaitons que cette proposition devienne une réalité.II faut que nos fortifications soient conservées.Québec ne serait plus sans elles la ville pittoresque, toute pleine de souvenirs historiques qui lui font une beauté unique dans l’Amérique du Nord.Et la Commission des Champs de bataille paraît tout désignée pour être la gardienne de ces reliques militaires du passé.C.R.Albebtine Ferland-Angers.Essai sur la Poésie religieuse canadienne.Plaquette in-12, 78 pages, Montréal, 1923.Cette plaquette contient une conférence faite au Monument National, Montréal, à l’occasion de la fête annuelle de la Fédération Nationale Saint Jean-Baptiste, le 4 novembre 1923.L’auteur a parcouru nos recueils de poésie ; elle en a extrait quelques pièces religieuses qu'elle offre à ses lecteurs, en les liant d’un fil ténu.Beauchemin, Albert Ferland, l’abbé Arthur Laçasse, Englebert Gallèze, Mme Blanche Lamontagne, Pamphile LeMay, Albert Lozeau ont fourni la matière la plus abondante de ce choix de poésies religieuses.C.R.Jacques Boulenger.L’histoire de Merlin l’enchanteur.Les Enfances de Lancelot.Préface de Joseph Bedier de l’Académie française.In-18, 260 pages.Paris, Plon-Nourrit, 1922.Les Amours de Lancelot du Lac.— Zalehaut, sire des Iles lointaines, in-18, 264 pages, Paris, 1923.Chez Plon-Nourrit.Le Chevalier à la Charette.— Le Château aventureux.In-18, 264 pages, Paris, 1923.Chez Plon-Nourrit.Voici un renouvellement fort judicieux des Romans de la Table ronde.Cette rédaction nouvelle, ectte adaptation des “ vieulx romans françoys ” au goût des lecteurs contemporains est une entreprise difficile, mais opportune.Elle remet dans la circulation des œuvres qui furent tant appréciés au moyen âge, et que la Renaissance elle-même, un peu dédaigneuse des siècles du passé, souhaitait voir revivre.“ Choisy moy quelqu’un de ces beaux vieulx romans françoys, comme un Lancelot, un Tristan, ou autres, et en fay renaître au monde une admirable Iliade et laborieuse Enéide.” On sait comme le vœu de la Pléiade, si ardemment exprimé par Joachim du Bellay, ne fut pas réalisé.La Pléiade elle-même entra dans Les Livres 483 d’autres voies, et essaya plutôt de faire renaître Hector et Ilion.Et Lancelot et Tristan furent oubliés.L’Angleterre prit soin bien mieux que la France de ce trésor de littérature française accumulé autour de la légende d’Arthur.M.Jacques Boulenger tente de faire ce qu’on a trop négligé avant notre temps.Il profite sans doute de tant de travaux qui ont été faits en ce sens, au sujet des romans du moyen âge, vers la fin du siècle dernier.Il dispose de qualités personnelles qui sont une garantie du succès de son entreprise.Souvent il ne fait que transcrire, le plus souvent il adapte les récits.Le risque est grand d’adapter et de conserver à la fois aux vieux romans de la Table ronde leur savoureuse originalité.Les trois premiers livres déjà publiés, et que nous signalons ici, attestent bien que M.Boulenger était capable de courir ce risque.Il fait bon de retourner avec lui aux légendes prestigieuses du moyen âge et de revivre avec lui la vie des héros merveilleux de ces légendes.La série commencée par M.Boulenger fait déjà paftie nécessaire de toutes les bibliothèques de l’histoire de la littérature française.C.R.Léon Bérard.Pour la Réforme classique de VEnseignement secondaire.In-18, 336 pages, chez Armand Colin, Paris, 1923.On sait la réforme opportune menée à bonne fin en juin dernier, au Parlement français, par M.Léon Bérard, ministre de l’Instruction publique.La banqueroute de la réforme de 1902 était depuis longtemps constatée, il a fallu la haute culture, la prudence, la ténacité de M.Bérard pour assurer la contre-réforme.Dans ce livre sont consignés tous les discours, rapports, décrets, qui contiennent la pensée du Ministre, et tous les principes qui l’ont guidé dans son œuvre de réfection des programmes.Caractères du nouveau plan d’études, et fondements classiques, traditionnels, de la réforme, en même temps qu’adoption de cette réforme aux besoins actuels ; discussion parlementaire mouvementée, souvent passionnée, qui a enlevé définitivement l’assentiment de la Chambre : l’on aimera à voir tout cela dans le livre que publie M.Bérard.On sait que M.Bérard n’a pu réaliser toute la réforme qu’il avait d’abord rêvée ; il sera utile de savoir quelles idées essentielles il a développées au cours de ces longs débats, désormais historiques.C.R. 484 Le Canada français 1924ANFANI’ ° P’ DeiUre Par°ch°Tum.Librairie de P.Marietti, Turin, Italie Tel est le titre d un livre du R.Père Fanfani, qui a déjà publié un volume De jure religiorum ad normam Codicis.Ce nouvel ouvrage du Révérend Père Fanfani se recommande spécialement à tous les curés, qui trouveront condensée dans quatre cents pages d’un octavo la doctrine canonique qui leur permettra de résoudre les difficultés qu ils rencontrent dans la pratique du saint ministère.L auteur, s appuyant toujours sur les canons du nouveau Code et les interprétations données jusqu’ici par la commission chargée de 1 interpreter, traite de la paroisse, de l’église paroissiale, de la nature de l’office curial, des droits et des devoirs des curés, des relations du curé avec le clergé régulier, des vicaires, des recteurs et des chapelains.Toutes ces matières sont traitées avec ordre, clarté et autorité.L auteur a eu l’heureuse idée d’ajouter, par manière d appendice, un formulaire donnant la manière de rédiger les documents qui sont demandés au curé.L’ouvrage est complété par une bonne table analytique.De tous les livres publiés sur les curés depuis la promulgation du Code, le traité du Révérend Père Fanfani est un de ceux qui se recommandent davantage à ceux à qui il est destiné.Le livre se vend 15 lires italiennes, a peu près un dollar de notre monnaie, à la librairie Marietti, Turin, J.G _ Charles Maurrab.Pages littéraires choisies.In-8, 304 pages, Paris, librairie Champion, 1922.Recueil tout plein de pensées et de poésie ; où la prose de Charles Maurras nous apparaît avec tout le charme de sa parure verbale et la force de sa substance.Il y a dans ce livre de la critique littéraire, des récits de voyage, de la philosophie, et aussi des poèmes.C’est tout Maurras qu’on y retrouve.La lecture de ces pages nourrit l’esprit, éveille des impressions, transporte dans la plus belle lumière l’imagination.Toutes les facultés sont prises par.ce dialecticien et cet enchanteur, qui comptera parmi les meilleurs^écrivain* de ce temps.C.R.Le Directeur Gérant, Camille Rot, p*10 Imprimerie de L’Action Sociale, Limitée.103, rue Sainte-Anne, Québec.
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