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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1928-06, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES I.— J.-B.Lorthioit, C.SS.R.L'appel de Dieu.Serai-je missionnaire?Brochure de 91 pages.Juvénat des RR.PP.Rédemptoristes, Ste-Anne de Beaupré.II.— Jean Laramée,S.J.Ad majora.Trois tableaux, en vers, avec chœurs.Écho de l’année aloysienne.Brochure de 46 pages.Messager Canadien, Montréal, 1927.I.— Voici une brochurette qui portera la lumière en bien des esprits.Que de jeunes gens, en effet, que d’écoliers qui ne savent où diriger leur barque, après leurs études ! A la lecture attentive de ces bonnes pages, ils entendront certainement mieux l’appel de Dieu.Lisez, mes jeunes amis, cet opuscule.11 a été composé spécialement pour vous.Toutes les objections qui s’opposent à votre don total à Dieu, vous en trouverez la solution dans ce petit volume écrit à votre intention.Et parmi les Congrégations de missionnaires qui s’offrent à vos vingt ans il y a celle du Très Saint Rédempteur dont la Province canadienne-française a maintenant une mission dans l’Annam.Là-bas déjà quelques Pères travaillent avec succès à la conversion des païens.Mais ils ne peuvent suffire à toutes les œuvres qui sollicitent leur zèle.Ils comptent sur vous pour les aider.II.—• Ad majora raconte la vocation et la mort de saint Stanislas de Kostka.Le tout est en vers de la meilleure inspiration où passe un bon vent de surnaturel qui rafraîchit et embaume.Cette jolie pièce écrite pour jeunes gens leur apprendra à nouveau que la sainteté n’est point dans l’extraordinaire.Non, les petites choses de chaque jour, courageusement accomplies pour la plus grande gloire de Dieu, tel a été le secret de la haute sainteté de ce jeune jésuite polonais.Qui n’est pas capable d’en faire autant ?Vraiment l’année aloysienne ne pouvait avoir meilleur écho que la publication de ces pages qui rappellent d’une façon émouvante l’histoire de l’émule du grand Louis de Gonzague.A.R. Les livres 721 I.— Abbé Paul Delbaut.Vannée préparatoire à la communion solennelle.Un vol.de 160 pages.Aubanel, fils aÎDé, 15, Place des Études, Avignon.II.— Joseph Burel.Anciennes pratiques de dévotion.Un vol.de 100 pages.Aubanel, fils aîné, Avignon.III.— Pierre Pontiès.Au Gui Van neuf.Drame en deux actes, en vers.Aubanel, fils aîné, Avignon.IV.— Marie-Geneviève Thirouin.Couronne de Lys.Un vol.de 92 pages.Aubanel, fils aîné, Avignon.I.— Le but de l’abbé Paul Delbaut est d’attacher les enfants à Jésus Hostie.Son livre, écrit dans un style clair, simple, précis, est plein de doctrine.Des récits, des traits d’histoire illustrent les leçons et les gravent dans l’esprit.L’année préparatoire à la communion solennelle devrait se trouver dans les mains de tous les catéchistes.II.— L’abbé Joseph Burel, raconte, sans les juger d’“Anciennes pratiques de dévotion ” en usage dans les premiers siècles chrétiens.Il parle de la sainte Réserve, des médailles, du culte de la vraie Croix, des saints mis en pénitence, etc.Si la plupart de ces pratiques paraissent hors d’usage, elles dénotent chez nos pères une foi très vive, une touchante naïveté, qu’au témoignage des docteurs de l’Eglise Dieu se plaisait souvent à exaucer.III.— Au gui de l’an neuf se recommande spécialement aux Patronages et œuvres de jeunes filles qui cherchent une pièce morale, artistique et intéressante.La mise en scène est très simple et l’interprétation est facile.Ce petit drame en vers plaira à ceux qui aiment le beau, le vrai, le bien.IV.— Couronne de Lys est une charmant recueil de poésies, où l’auteur a voulu parler aux petits de Jésus, des prières, des demandes qu’ils doivent lui adresser.Plusieurs mamans ont fort goûté le charme de ces pages écrites pour les enfants.M.L.Arsène Alexandre.Daumier.De la collection “ Les Maîtres de l’Art Moderne ”.Un vol.in-4° pot, 64 pages de texte avec 60 reproductions hors-texte en héliogravure.Les Éditions Rieder.Daumier s’affirme de jour en jour l’un des plus grands peintres du XIXe siècle.11 a peint l’homme dans toutes ses situations, avec le comique qu’il fallait, la compréhension tragique de l’homme qu’il fallait aussi, à sa nouvelle “ Comédie humaine Etude très fine d’un art très humain.Les reproductions en héliogravure donnent une bonne idée de la touche émouvante du maître.J.-E.B. 722 Le Canada français A.-H.Martinie.La Sculpture.Delà Collection “ L’Art français depuis 20 ans Les Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris-Vie, 1928.De 1900 à nos jours, la sculpture française connaît une de ses belles périodes et l’on s’intéresse à la sculpture comme au plus passionnant des arts.Autour du maître incontesté Rodin, de jeunes talents surgissent, encouragés par lui, formés par lui-même : Bourdelle, Despiau, Dalou.D’autres mûrissent dans la solitude : Maillot, Joseph Bernard, indépendants de l’Institut qui leur oppose Landowski, Bouchard, H.Lefebvre, Sicard et autres.Luttes de l’art indépendant et de l’art officiel, prétentions du cubisme et de la taille directe, discussions de l’idéal et du métier, tout cela est étudié fort agréablement par l’auteur.M.Martinie s’efforce aussi de définir l’oeuvre des artistes qui, à des titres et des recommendations d’ordres différents, rentrent dans l’histoire de la statuaire contemporaine : le tout dans une langue claire, dans une tenue extrêmement attachante.J.-E.B.Léon Tolstoï.Les quatre livres de lecture.Première traduction intégrale avec Introduction et Notes par Charles Salomon.Éditions Bossard, 140, Boulevard Saint-Germain, Paris, 1928.(Édition du Centenaire).L’apôtre de Toula n’est pas un inconnu en Canada.Qui n’a pas lue Anna Karénine ?Tolstoï passe pour avoir eu comme bien d’autres plusieurs préoccupations maîtresses : l’œuvre religieuse, l’œuvre scolaire, l’œuvre sociale, l’œuvre paysanne.Léon a écrit éperdument sur ces préoccupations.Mais les systèmes de Tolstoï n’ont rien de vraiment original.On pourra trouver dans sa “ révélation ”, les premiers balbutiements du rationalisme pour la partie religieuse, du communisme pour la partie sociale, des rêves, des chimères usées.L’œuvre scolaire, ce livre a été écrit pour elle, ou mieux cette rhapsodie bizarre de traditions et de réminiscences ésopiques, latines, indiennes et arabes.C’est vers 1871-1872 que l’auteur déjà célèbre de Guerre et paix se met à publier des alphabets et des livres de classe pour les écoles primaires.Il est assez curieux de voir cette intelligence qui n’est pas médiocre, aux prises avec l’infiniment petit des intelligences d’enfant, multipliant pour elles des merveilles d’ingéniosité abécédaire, des prodiges de mnémotechnie enfantine.Les Quatre livres de lecture contiennent cent quatre-vingt-dix-huit morceaux d’intérêt très différent et assez relatif.Nous souhaitons courage au lecteur qui voudra “ aller jusqu’au bout ”, - J.-E.B. Les livres 723 J.-L.-Gaston P astre.L’Éternel féminin.Notes brèves sur le féminisme.2e édition.Téqui, libraire-éditeur, Paris.11 y a de tout un peu dans ce livre assez chaotique, et pas mal de littérature.Sagement, à la fin, l’auteur découvre qu’il faut s’en tenir, pour ce qui est du féminisme, aux directives des Souverains Pontifes : ce n’est pas si mal.Jusqu’ici, dans notre province, il ne nous semble pas qu’il faille “ pousser ” le féminisme.Que les femmes mènent le monde, à la bonne heure ! — mais comme le dit si bien Ozanam,—- qu’elles le mènent à la façon des anges gardiens, c’est-à-dire en restant invisibles.J.-E.B.Marie Ratté.Au temps des violettes.Poèmes.Beauceville, L’ “ Éclai reur ” limitée, 1928.Mademoiselle Ratté chante à sa façon qui est la bonne, la nature, le pays, la terre, les saisons, l’amitié, tous les thèmes enfin du lyrisme tranquille d’un cœur qui n’a pas encore souffert.Les Violettes bleues, les Violettes blanches sont les grandes divisions de son livre.Sur l’expression et la pensée très pures plane un vif sentiment religieux, plus que cela, le vrai sens des choses créées qui chantent la gloire du Seigneur.On aime à voir dans les Violettes blanches le profil immaculé de la Vierge, la mère du bel Amour et de la sainte Espérance pulchrœ dïlectionis et sanctœ Spei.J.-E.B.Abbé Étienne Blanchard.Recueil d’idé: s.Un vol.de près de 300 pages, relié.Prix : 75 sous, franco 85 sous, chez les libraires ou chez l’auteur, Église Saint-Jacques, Montréal.Dans Recueil d’idées, M.l’abbé Blanchard a réuni plus de cinq mille pensées et citations, sur cinq cents sujets différents.Le but premier, énoncé dans l’avis du début est “ de rendre service aux écrivains, professeurs, journalistes, orateurs.qui désirent broder sur une idée, activer leur verve, agrémenter leurs écrits et leurs discours ”.Ce livre, comme Le Sens exquis de l’abbé Germain et Le Sens commun de l’abbé Gravel, forme un recueil de pensées choisies, où peuvent puiser tous les gens qu’intéressent les choses de l’esprit.M.L. 724 Le Canada français Antoine Redieb.La vraie Vie de saint Vincent de Paul.Paris, Grasset, 1927.Prix : 12 francs.M.Redier a fait un très beau livre et une œuvre utile en écrivant cette I raie Vie de saint Vincent.11 a fait mieux que la plupart des hagiographes.11 n’a pas répété servilement ce que d’autres avaient déjà écrit sur un des saints les plus populaires.11 est vrai que les travaux de M.Coste lui ont été d’une grande utilité, mais il a su les utiliser avec tant d’intelligence que les biographies antérieures ne trouveront probablement plus de lecteurs.L’auteur n’a pas craint de dire toute la vérité, et l’œuvre de Dieu dans l’âme de saint Vincent de Paul n’en paraît que plus admirable.D’ailleurs les âmes chrétiennes ne demandent-elles pas que les exemples que l’on propose à leur imitation ne soient pas inventés par l’imagination des hagiographes ?Tous ceux qui auront la bonne fortune d’ouvrir la Vraie Vie de saint Vincent de Paul la liront jusqu’au bout et en garderont un souvenir agréable et bienfaisant.J.L.Émile Baumann.Mon frère le dominicain.Paris, Grasset, 1927.Un volume de 240 Dages.Prix : 12 francs.Emile Baumann, un des écrivains catholiques les plus sympathiques, vient de publier une attachante biographie d’un de ses frères mort il y a trente ans.Ce jeune moine dominicain, enlevé aux espérances de son Ordre et des siens à l’âge de vingt-quatre ans, n’a pu laisser derrière lui des œuvres nombreuses.L’auteur nous en avertit dès le début : “ 11 ne laissait derrière son ombre que le mystère de sa vocation, la jeunesse évanouie d’un avenir d’apôtre et la beauté indestructible de sa mort.” N’est-ce pas suffisant pour intéresser une foule de lecteurs jeunes et vieux, mais les jeunes surtout y trouveront tout ce qu’il faut pour alimenter leurs aspirations vers un idéal élevé.La réputation bien établie de M.Baumann nous assure de la qualité supérieure du style.Cependant il semble qu’ayant mis toute son âme en parlant de son frère, le charme ordinaire de le lire soit encore plus prenant ! J.L. Les livres 725 Lucien Serre.Louis Fréchette.Notes pour servir à la Biographie du Poète.Les Frères des Écoles Chrétiennes, 984, rue Côté, Montréal, 1928.11 faudrait plus qu’une courte mention ici : le livre mériterait une étude assez longue.L’auteur a connu Louis Frechette.11 1 a aimé, il a eu avec lui les plus cordiales relations : il ne peut donc en parler que pertinemment._ Il s’attache d’abord aux origines du poète, à la petite histoire de l’Aunis et de la Saintonge où ont vécu les ancêtres du barde lévisien.11 visite l’ile d’Orléans, Saint-Nicolas, la paroisse, la maison natale de Fréchette à la Pointe-Lévis.Ces résurrections d un passé qui s’est pas si lointain, permettent à l’auteur d’ouvrir des perspectives heureuses sur l’époque, les idées et les bruits de 1 âge où a écrit l’auteur de la Légende d’un peuple.De fins jugements littéraires enrichissent encore la tenue du livre déjà si séduisant.A lire Lucien Serre on se prend vite à regretter qu’il n’ait pas osé une biographie décisive.Son œuvre la suscitera sans doute.11 nous semble grand temps d’apprendre à nos écoliers que nous avons, en Canada, des poètes qui ont bien mérité de la langue française.On jure encore et toujours par Ronsard, Corneille, Racine, Hugo, Lamartine et Musset, Rostand et les autres : on ne fait pas la part assez large à nos poètes canadiens.Y perdraient-ils tant à être soumis à l’analyse de nos jeunes humanistes ?11 est vrai qu en certains quartiers on n’a pas assez de malédictions contre 1 analyse littéraire qu’on traite de méthode allemande, etc.Après tout y a-t-il une autre façon d’apprendre à bien lire ?11 convient de féliciter hautement Lucien Serre pour son œuvre de patriotisme intelligent.D’ailleurs nos Frères des Ecoles Chrétiennes n’ont jamais été les derniers à cultiver chez la jeunesse le sens des réalités canadiennes.Une fois de plus, ils auront été, par la plume de l’un des leurs et des plus distingués, comme toujours, éducateurs éminents et patriotes éclairés.J.-E.B.Mme Iskoui Minasse.Ce qui meurt.Paris, Eugène Figuière, 1928.“ Ici-bas, tous les lilas meurent ”.Tout meurt.11 s’agit ici d’un amour, commencé avec des mots d’éternité, dans la griserie des parfums, dans la poésie violette des soirs ; puis, les premières délices ont passé et l’amour a fui les âmes désenchantées.Ces lettres de “ lui à elle ” et d’“ elle à lui ” racontent le drame qui se joue partout des amours fatiguées : tant il est vrai que le cœur de l’homme a des soifs que les plus effroyables délires de joie t errestre ne peuvent désaltérer.J.-E.B. 726 Le Canada français C.Jedlicka.Albert Durer.Un volume in-4° pot, orné de 60 planches hors-texte en héliogravure, de la collection : “ Maîtres de l'Art Ancien Les Editions Kieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris (Vie), 1928.Voici le troisième volume de la collection.On a donné ici de Durer un aperçu qui embrasse d’un regard unique l’œuvre et l’homme.Des écrits théoriques que Durer a publiés lui-même vers la fin de sa vie, l’auteur a su tirer, comme de toute l’œuvre, ce qu’il fallait pour dégager avec précision la méthode du maître.11 tient de son père, un orfèvre, le mépris de l’ornement raide et conventionnel, le goût d’une compréhension organique des motifs d’ornementation.11 aime les contrastes.Le sang et les nerfs ont leur jeu dans ses créations.Durer est le premier grand effort de la Renaissance allemande.J.-E.B.Claude Eylam.L’Héritière du roi Salomon.Roman.Un volume in-16 double-couronne.Bernard Grasset, éditeur, 61, rue des Saints Pè es, Paris (Vie), 1928.Ce roman peut satisfaire à certaines lois de l’art, mais il n’est pas toujours en règle avec la pudeur.Le roi Salomon un vieux païen, Wim est un freluquet malpropre, sadique ; Béryl, l’héritière, est une fringante arriviste qui n’aime que ses cinq sens.Les parfums néerlandais sont vraiment capiteux, richement voluptueux.Bref, ce livre fait l’impression fâcheuse que l’on a voulu faire servir un talent plus qu’ordinaire, à l’exploitation des instincts seulement, sans aucun souci de moralité même bourgeoise.J.-E.B.Charles Droülers.La Cité de Pascal.Un volume de 160 pages.Marcel Rivière, éditeur, 31, rue Jacob, Paris.On a beaucoup discuté le plan des Pensées de Pascal, ces “ brouillons immortels ” ; cependant, si l’on considère le plan que Pascal exposait un jour devant des amis, on peut donner aux Pensées le cadre suivant : 1 ° L’homme au dedans de lui-même ; 2° L’homme au dehors de lui-même : dans ses rapports avec ses semblables, dans ses rapports avec Dieu.M.Charles Droülers étudie dans La Cité de Pascal, la sociologie de l’auteur des Pensées.11 expose les préférences de Pascal en politique, son amour du peuple, ses maximes de gouvernement, ses idées sur la famille, l’amitié et le progrès.Livre bien écrit et intéressant.M.L. Les livres 727 L.Bethléem.La Presse.Un volume de 621 pages.Éditions de la “ Revue des Lectures ”, 77, rue de Vaugirard, Paris (VI).1928.Voici un livre où la question si discutée delà presse est traitée à fond.Son auteur, M.l’abbé Bethléem, est universellement connu et estimé.11 faut avouer qu’il mène une campagne de salubrité intellectuelle et morale dont les fruits sont plus que consolants.Malheureusement, il rencontre encore trop d’obstacles.Non pas qu’on lui soit antipathique ! Mais certains préjugés quasi indéracinables empêchent la lumière de pénétrer partout abondante.Le présent volume est avant tout une œuvre de documentation.Et quelle documentation ! l es littérateurs et les politiques les plus en vue, les prêtres et les hommes d’œuvre les plus autorisés, sont cités les uns après les autres qui viennent nous donner leur témoignage basé sur l’expérience en faveur de l’influence, bonne comme mauvaise, du journal.Aussi bien, après avoir lu attentivement ces six cents pages, et plus, on se demande, instinctivement, qui après cela oserait ne point admettre que la presse reste toujours la plus grande puissance du monde.Oh ! si tous le comprenaient.Que de bons journaux fondés spécialement pour endiguer le flot menaçant des journaux neutres ou mauvais ne péricliteraient pas, faute d’encouragement.Phénomène étrange ! Comment expliquer que tant de braves gens encouragent de leurs deniers des publications qui, sans être ouvertement mauvaises, font pourtant une guerre sourde à l’Église, et n’ouvrent jamais leur porte à un journal franchement, sincèrement catholique ! Qu’ils parcourent cet ouvrage de l’abbé Bethléem et ils s’apercevront,— c’est à souhaiter — qu’ils ne comprennent pas leurs devoirs d’enfants de l’Église.Quand on songe à toute l’activité que déploient les ennemis de la foi, quand on pense aux sommes fabuleuses qu’ils dépensent pour la fondation et l’entretien d’une presse tout juste destinée à faire la chasse à Dieu ! Voilà, en bref, qui est dit dans ces pages qui sont de la plus pressante actualité.Elles serviront de rade mecum à tous ceux qui chez nous et ailleurs exercent le si nécessaire apostolat intellectuel.Ajoutons que cet ouvrage est un de ceux qui s’imposent à l’heure présente.Aussi souhaitons-nous un vif succès à ce volume tout apostolique.Rares sont ceux qui traitent d’un sujet plus important.Encore une fois, selon le mot de Pierre l’Ermite, la Presse.ça -presse.Vérité démontrée à nouveau par l’abbé Bethléem, ce vaillant lutteur, ce prêtre à l’âme ardente, cet apôtre qui mieux que personne a compris que l’arme la plus puissante mise entre les mains du bien et du mal, en nos temps modernes, c’est le journal.Espérons qu’il ne prêchera pas dans le désert ! A.R. 728 Le Canada français I.— Yves de la Brière.Les luttes présentes de l’Église.Cinquième série.Au dénouement du grand drame, années 1918 et 1919.I n volume de 420 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1921.II.— Yves de la Brière.Les luttes présentes de l’Église.Sixième série.L'Église et l'État durant quatre années d’après guerre, 1920-1924.Un volume de 415 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1925.Nous sommes un peu en retard pour rendre compte de ces deux ouvrages.Il faut avouer que nous ne les avons reçus que ces derniers mois.Quoi qu’il en soit, à cause de leur importance, ils restent toujours très actuels.On sait que le R.P.de la Brière a réuni en deux volumes, 5e et 6e de la série, ses brillantes chroniques mensuelles aux Études.C’est la meilleure histoire du mouvement religieux en ce siècle que l’on puisse trouver.Pages objectives, où perce le scrupuleux souci de la vérité, pages élégantes qui se lisent comme un roman, mieux qu’un roman, puisqu’on n’y rencontre point les fadaises échelonnées la plupart du temps le long de cette littérature ! Apostolat des plus intellectuels, partant, des plus nécessaires que continue le R.Père par ses livres.C’est le prolongement fructueux de son remarquable enseignement à l’Institut Catholique de Paris.A.R.André Metz.Temps, espace, relativité.Un volume de 211 pages.Gabriel Beauchesne, éditeur, Paris, 1928.La relativité est à la mode, surtout depuis les théories d’Einstein.Voici un livre qui traite de cette question, et avec quelle compétence ! Temps, espace, notions qui peuvent être étudiées sous différents aspects.Les approfondissent, les creusent surtout les hommes de sciences.Mais restent les profanes, “ l’honnête homme ”, qui aiment se renseigner sur ces graves et intéressants problèmes.Et voilà que M.André Metz si avantageusement connu par ses nombreux articles de polémique à ce sujet a pensé tout juste à cette classe.Elle peut lire avec grand profit cet ouvrage où la science la plus à jour et la méthode la plus parfaite se coudoient du commencement à la fin.Et ne soyez pas surpris d’y trouver des.raisons qui montrent le bien-fondé de quelques théories de M.Einstein.A.R. Les livres 729 J.Maréchal, S.J.Le point de départ de la métaphysique.Leçons sur le développement historique et théorique du problème de la connaissance.Un volume de 217 pages.Museum Lessianum, section philosophique, 2e édition.Louvain, 11, rue des Récollets.Félix Alcan, 108, Boulevard Saint-Germain, Paris (VI).C’est la deuxième édition d’un ouvrage qui, tout sévère qu’il est par son titre et son contenu, n’en est pas moins intéressant, et ne s’impose pas moins, à cause de la manière originale et scientifique dont l’auteur traite son sujet.Les remaniements apportés concernent surtout les théories de Scot.Aujourd’hui, après les études récentes du Père Longpré, on ne peut plus attribuer la paternité du De Rerum principio et des Theoremata au docteur franciscain.Le R.P.Maréchal se défend bien aussi d’avoir fait œuvre d’historien.Ce qu’il a voulu, c’est d’exposer, dans ses grandes lignes, dans ses traits essentiels la doctrine de tel ou tel philosophe en la rattachant à ses présupposés logiques.Mais la doctrine surtout qui ressortit au problème de la connaissance.11 pose deux questions, comment est né ce problème, et est-il susceptible d’une solution ?Et le R.Père d’affirmer que le problème de la connaissance se pose, dans la philosophie ancienne, “ comme une extension nécessaire du problème objectif de l’un et du multiple ”.Et ensuite sa solution tourne autour de l’antinomie de l’un et du multiple avec Socrate, Platon, Aristote, etc., pour aboutir au réalisme modéré de saint Thomas.Étude des plus fouillées et des plus objectives.Vraiment, arrivé à la fin, on se laisse facilement subjuguer par l’argumentation tant elle est puissante et communicante.Lumineuse contribution à la section philosophique du Museum Lessianum.P.S.Claude-Henri Grignon.Le secret de Lindbergh.Un volume de 209 pages; Montréal, aux éditions de la Porte d'Or, 1928.Pages enthousiastes, poétiques, qui racontent l’incomparable exploit de Charles Lindbergh.Le vainqueur de l’Océan ne saurait avoir plume plus sympathique et plus courtoise pour décrire sa course vertigineuse à travers les nuages.On lit ce livre avec émotion.On suit, haletant, le héros dans les airs, montant à une altitude effrayante pour descendre, battu par l'orage, à la fleur des vagues, presque.Craignant à tout instant de le voir s’abimer dans la mer qui le guette! Mais non Lindbergh a son secret, il veut vaincre, il vaincra.Et l’on connaît son triomphe.Belle leçon d’énergie pour les jeunes.A.R. 730 Le Canada français I*5 Abbé F.Neyen.Une méthode de vie spirituelle.Unvolumede 150 pages.Aubanel Frères, Avignon.II* Chanoine Ch.Cordonnier.Carême eucharistique.Vers le tabernacle, lectures pour chaque jour de la Sainte Quarantaine.Un volume de 245 pages.Aubanel Frères, Avignon.1* Cette méthode s’adresse à une âme de bonne volonté.L’auteur l'a puisée dans les ouvrages de saint François de Sales.C’est dire qu’on peut la suivre sous crainte, avec la certitude d’être dans la bonne voie.Et ce qu’elle nous apprend avant tout c’est que nous devons travailler à notre sanctification avec calme, confiance et sans jamais nous décourager.Certes rien de très nouveau, tout de même le ton de ces pages, la bonhomie de cet enseignement mettra au cœur de la vaillance.Il*— Lectures qui vraiment nous conduisent au tabernacle.Aussi bien pouvons-nous les appeler eucharistiques.Faites pendant le carême, elles ont pour but de préparer au grand, à l’important devoir qu’est le devoir pascal.Le chanoine Cordonnier apporte à ce nouvel ouvrage le même soin scrupuleux, le même souci d’être utile, d’instruire et d’élever les âmes.A.R.Séraphin Marion.Un pionnier canadien, Pierre Boucher.Un volume de 290 pages.Ls-A.Proulx, imprimeur du Roi, Québec, 1927.Cet ouvrage a été primé au concours d’histoire du Canada en 1926.Rien de surprenant que les juges l’aient trouvé digne de cette haute récompense.Monsieur Marion s’y révèle écrivain réaliste au meilleur sens du mot dont la philosophie souriante et profonde cherche sous le flot des événements les raisons vraies qui caractérisent un homme.Méthode qu’il a scrupuleusement suivie pour raconter l’histoire de Pierre Boucher, de ce pionnier canadien qui est un modèle à proposer à nos générations.Il faut savoir gré à l’auteur de ce portrait bien brossé de cet homme sous les aspects où s’est le mieux manifestée sa riche nature.Page d’histoire des plus intéressantes et des plus édifiantes que sa plume colorée et fine a su mettre si bien en relief.De sorte que nous lisons ce livre du commencement à la fin sans arrêt, curieux toujours d’en tourner les feuillets qui nous conduisent au dénouement sans heurt ni soubresaut.C’est dire tout l’équilibre de ce travail couronné par un jury d’historiens dont l’autorité ne saurait être contestée.Souhaitons plein succès à ce volume écrit par un jeune qui a l’ambition de servir de son mieux sa race et son pays.A.R. Les livres 731 I.— Albert Erlande.Coup de Pif.Illustrations de Mlle Daujat.Un volume de 155 pages.“ La joie de nos enfants ”, 17, rue Froidevaux, Paris (VI), 1928.II.— S.G.Mgr II allé.L'Action Sociale Catholique.Brochurette de 16 pages.L’Œuvre des Tracts, No 105, Montréal, 1928.III.— R.P.Ehrhard.Qui est le pape et quels sont ses droits ?L’Action française.Brochurette de 38 pages.Aubanel Frères, Avignon, 1928.I.— Coup de Pif.passionnante histoire, qui fera bien rire les gosses.On sait le beau talent d’Albert Erlande.On l’a comparé à Balzac pour le don de l’invention.Quoi qu’il en soit, en parcourant ces lignes on s’aperçoit vite qu’il a une magination féconde qu’il sait mettre à contribution pour la plus grande joie de nos enfants.Les illustrations sont des mieux réussies.II.— Dans ce tract Mgr Hallé raconte 'a belle histoire de la fondation de Y Action Sociale Catholique.Œuvre admirable dont les premiers ouvriers sont morts.Œuvre qui continue à faire le bien dans notre milieu.Ce que raconte S.G.Mgr Hallé a un charme spécial puisqu’il a été lui-même témoin oculaire des débuts de cette fondation qui est un des plus beaux fleurons à la couronne du regretté cardinal Bégin et de S.G.Mgr Roy.III.— Lisez ces quelques pages du Père Ehrhard et vous apprendrez, au juste, ce qu’est le pape et pourquoi il a condamné Y Action française.A.R.Bernard Grasset.Remarques sur l’action, suivies de quelques réflexions sur le besoin de créer et les diverses créations de l'esprit.Un volume de 76 pages.Librairie Gallimard, 3, rue de Grenelle, Paris (VI).Ces remarques valent ce qu’elles valent ! Aussi bien l’auteur ne semble-t-il point avoir la prétention de les présenter comme un code de conduite, encore moins comme l’expression de la vérité totale.Sorties de son action même, comme il le dit dans sa préface, elles viennent se ranger au bout de sa plume.Voilà tout.Les avoir communiquées au public comporte un certain mérite.Encore que les lecteurs n’accepteront pas tout ce que semblent affirmer ces maximes.Avouons cependant que ces maximes, ou mieux, ces remarques, dénotent une âme réfléchie et un observateur attentif et des hommes et des choses.Tout de même procédé dangereux que de jeter ainsi en pâture des idées toutes morcelées qui ont l’allure quelque peu sententieuse.P.S.
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