Le Canada-français /, 1 février 1929, Sur les pas de Marthe et Marie
SUR LES PAS DE MARTHE ET DE MARIE(I) II y a quelques années, sous le titre Au service de l'Eglise, paraissait une série de monographies sur les Ordres religieux et les Congrégations ecclésiastiques au Canada.Le volume fut bien accueilli.Dans un article élogieux, un publiciste l’appela le livre qu’on attendait, et il terminait ainsi ses remarques : “ En fermant ce livre.on n’éprouve qu’un regret : c’est que pareil travail n’ait pas déjà été fait pour toutes les congrégations, hommeset femmes.Maisceregret renferme un désir parfaitement réalisable.La voie est tracée maintenant, il n’y a qu’à pousser plus outre.Ce premier volume devrait obtenir un succès tel qu’il commandera la rapide publication des autres •— qui en restent la suite naturelle et obligatoire.” (2) A cette invite, qifi correspondait d’ailleurs à un de nos plus chers désirs, nous aurions aimé répondre sans tarder.Mais les cadres de la vie ne sont pas toujours aussi larges qu’on le voudrait.Et force nous est souvent d’ajourner telle entreprise désirée.Celle-ci, pour louable et opportune qu’elle fut, n’en comportait pas moins un assez long travail.Ce n’est pas en effet dix-neuf monographies seulement qu’il s’agissait de grouper, mais bien soixante-neuf.(3) L’humble in-12 de trois cents pages, consacré aux congrégations d’hommes, a pour pendant un magnifique in-8 de plus de sept cents pages, orné de deux cents illustrations.(1) Sous ce titre doit paraître ce mois-ci un volume consacré à nos communautés religieuses de femmes.Le R.P.Archambault, S.J., veut bien en donner l'avant-propos comme primeur à nos lecteurs.(2) M.Orner Héroux, le Devoir, 3 juin 1924.(3) Nous avons dû nous borner aux Congrégations établies dans la province de Québec.Il y en a dans tout le Canada — d’après le Canada ecclésiastique de 1928 — cent sept. 388 Le Canada français Ce simple fait dit aussitôt l’admirable effloraison de communautés de femmes dont peut s’enorgueillir le Canada français.Toutes ne sont pas nées ici, il est vrai, mais chacune y a trouvé une atmosphère favorable.Ainsi les deux plus anciennes, celles par lesquelles s’ouvre ce volume,— car nous avons suivi l’ordre chronologique, tel qu’indiqué par le Canada ecclésiastique,-— les Hospitalières de Saint-Augustin et les Ursulines, sont des Congrégations d’origine française Elles furent établies aux débuts de la colonie, l’une et l’autre en 1639.Leur existence s’est identifiée avec cette période héroïque de notre histoire.Elles se placent à côté des missionnaires d’alors, les Récollets et les Jésuites, parmi les meilleurs artisans du grand œuvre catholique et français que Champlain venait accomplir sur ces terres lointaines.A lire les Relations, où leur nom apparaît si souvent, on se rend compte de leur action bienfaisante.Sans elles qu’auraient fait les colons ?Et comment les missionnaires auraient-ils pu travailler efficacement à la conversion des sauvages ?Car, outre leur aide matérielle si considérable, quel appui, plus puissant encore, ne recevaient-ils pas de leurs prières et de leurs mortifications?Vies vraiment admirables de générosité et d’abnégation que celles de ces premières religieuses, volontairement exilées dans ce pays lointain, aux mœurs barbares, au climat rigoureux, et s’y dépensant joyeusement pour la gloire de Dieu et le salut des âmes ! Quelques-unes s’élevèrent jusqu’à la pratique des plus hautes vertus, une Marie de l’Incarnation, une Catherine de Saint-Augustin.Leurs sœurs d’aujourd’hui sont restées d’ailleurs fidèles à ces traditions de piété et de dévouement Elles ont conservé l’esprit missionnaire de leurs fondatrices.Dans le dernier diocèse fondé au Canada, et dont le siège épiscopal se trouve situé à l’endroit même où Jacques Cartier planta la première croix, sur le promontoire de Gaspé, c’est à ces deux congrégations que l’évêque vient d’avoir recours pour y faire fleurir, avec le clergé séculier et les Jésuites, la vie catholique Sur les fas de Marthe et de Marie 389 Mais à ces premières communautés il fallait des aides.Elles ne tardèrent pas à surgir.Dès 1658 naissait à Ville-Marie la Congrégation de Notre-Dame.Liée,comme ses sœurs aînées, aux débuts héroïques de la Nouvelle-France, elle marcha sur leurs traces.On y trouve la pratique des mêmes vertus, le même zèle apostolique, le même amour de Dieu.Des noms y brillent, tel celui de la vénérable fondatrice, Marguerite Bourgeoys, qu’entoure la vénération populaire et que nous espérons voir rayonner un jour au catalogue des saints.Sous la poussée des sèves divines, les familles religieuses vont maintenant se multiplier sur le sol du Canada.Les unes en sortent comme un fruit naturel, que fait éclore le zèle des âmes ou l’amour de Dieu ; les autres, venues de France d’où presque toujours la persécution les a chassées, s’adaptent vite aux mœurs de leur nouvelle patrie et s’y confondent avec leurs émules dans l’exercice de la plus admirable charité.La plupart de ces communautés ont prospéré.Quelques-unes comptent des milliers de sujets.Chaque année leur amène de nombreuses recrues.Il n’est que de jeter un coup d’œil sur les Semaines religieuses de Montréal et de Québec, à l’époque des vêtures et des professions, pour constater le grand nombre de vocations que le bon Dieu fait germer dans notre pays.(l) Cette multiplicité des congrégations a permis la variété des œuvres.Aucune, peut-on dire, n’échappe à leur zèle.Elles abordent tous les domaines où l’homme se meut et le suivent, de leur vigilante sollicitude, depuis sa naissance jusqu’à sa mort.Quels que soient les besoins de son corps, les faiblesses de son esprit, les maladies de son âme, il en reçoit aide et secours.Les unes, enfermées dans d’étroites enceintes, étendent sur la cité coupable, exposée aux châtiments divins, le manteau (1) “ Si vous voulez recruter des religieux, des missionnaires, allez vous implanter au Canada, disait récemment Pie XI au R.P.Pellerin, ministre général des Trinitaires.Le Canada est un jardin pour les vocations religieuses, pour les vocations missionnaires.” Ces paroles élogieuses s’appliquent autant, sinon plus, aux femmes qu’aux hommes. 890 Le Canada français protecteur de leurs prières et de leurs mortifications ; les autres, vouées à l’enseignement, donnent à la jeunesse de nos campagnes et de nos villes l’éducation chrétienne qui en fera des citoyens d’élite ; celles-ci hospitalisent les orphelins, les malades, les vieillards ; celles-là s’occupent d’œuvres sociales : préservation, relèvement, apprentissage, etc.La dernière communauté fondée à Montréal, en 1923, a même ces œuvres comme but principal.Les Sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, lisons-nous dans leurs Constitutions, “ outre qu’elles s’adonnent à la pratique des conseils évangéliques commune à tous les Instituts religieux, se consacrent spécialement aux œuvres d’apostolat social chrétien tant recommandées par la sainte Église, qui y voit des moyens efficaces de secourir les âmes et d’assurer le salut de la famille chrétienne et le maintien de la société catholique voulue de Dieu ¦ De fait, si jusqu’à cette époque aucune communauté ne s’était donné cet objectif particulier, presque toutes cependant, d’une façon ou d’une autre, s’occupaient de telles œuvres.Ce “ service social ”, auquel protestants ou indifférents commencent à s’intéresser, l’Eglise, grâce à ses religieuses, l’accomplit depuis longtemps, sous un autre nom et dans le silence, mais avec un dévouement et une efficacité insurpassables.Un jésuite belge, le P.Muller, a mis en relief, à l’occasion d’un congrès iécent,(l) cet aspect trop ignoré du catholicisme.Citons un paragraphe de son bel article : “ Le programme de la Conférence prévoit en outre une discussion au sujet de l’institution d’une École internationale de service social.Eh quoi ! Ces doctes messieurs ignorent donc qu’elle existe depuis dix-neuf siècles, cette École, féconde pépinière des plus nobles dévouements et inspiratrice des plus généreuses initiatives?Qui, mieux que l’Église catholique, a su former et équiper en vue de leur rude et délicate mission les (1) Conférence internationale du Service social, tenue à Paris du 12 au 27 juillet 1928, sous les auspices de la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge. Sur les pas de Marthe et de Marie 391 ouvriers de la régénération sociale ?Elle leur a rais au cœur la flamme ardente de la charité.Elle leur a inculqué la patience que rien ne lasse, l’humilité qu’aucun accueil injurieux ne rebute, l’abnégation que ne blesse nulle ingratitude, le renoncement qui se livre sans attendre aucun retour.Elle leur a inspiré le détachement évangélique qui ne voit plus dans la richesse que l’instrument du bien, l’inconfusible optimisme qui ne recule pas devant les plus formidables tâches, la persévérance qui s’appuie sur l’inébranlable conviction que quand il ne reste plus rien, il y a Dieu.Conçoit-on meilleure organisation de travailleurs sociaux que ces ordres et ces congrégations fondés sur le principe du plus entier renoncement et de la charité la plus désintéressée ?Leurs membres s’engagent par vœu à pratiquer la pauvreté qui les rend plus semblables à ceux dont ils entreprennent de soulager la misère, la chasteté q.i, fermant leurs cœurs aux affections légitimes d’un foyer limité, les ouvre tout larges à la grande famille des malheureux, l’obéissance qui fait d’eux les plus soupies et les plus dociles instruments du service social.” De vrai, des nombreuses entreprises que recommande le programme de la Conférence sous le titre “ Service social spécialisé ” il en est peu qui ne soient déjà établies au Canada sous l’égide de l’Église.On a insisté, par exemple, sur le service de la maternité et de l’enfance.Or n’avons-nous pas ici nos admirables “ Maternités ”, tenues par des religieuses, où les femmes sur le point de donner la vie reçoivent tous les soins nécessaires à l’accomplissement de cette sublime fonction ?Et nos crèches, nos orphelinats, nos jardins de l’enfance ?Les Sœurs du Bon-Pasteur de Québec hébergent actuellement trois cent quarante enfants — elles en ont placé deux cents depuis un an dans d’excellentes familles — et les Sœurs Grises de Montréal, à leur crèche d’Youville, six cent quatre-vingt-dix-huit.Il a été aussi question à cette Conférence des malades, des invalides, des vieillards.Mais Tes hôpitaux et les asiles où ils peuvent se retirer, ne sont pas rares dans notre province.On 392 Le Canada français y connaît et utilise les derniers perfectionnements de la science.Des médecins compétents ont charge du service médical.Telle maladie—comme la tuberculose — requiert-elle un traitement spécial, des maisons particulières sont aménagées pour ses victimes en des endroits propices.Quant aux “ vieux ”, s’en rencontre-t-il qui soient mieux soignés que ceux qu’hospitalisent les Petites Sœurs des Pauvres, ou nos autres religieuses ?On en comptait mille huit cent quatre-vingt-six, en 1926, dans les seules maisons des Sœurs de la Providence situées dans notre province.Que dire aussi des faibles d’esprit, des anormaux, des aliénés ?Ils exigent un service pénible à la nature, dangereux même.Les Sœurs s’y dévouent de cœur gai, le sourire aux lèvres.Et les êtres tombés, rongés par le vice, répugnants de laideur morale.Avec quelle maternelle sollicitude ces âmes pures se penchent sur leurs plaies, les pansent et les guérissent ! Non seulement — comme on peut le constater par ce rapide aperçu et comme la lecture de ce volume le prouvera mieux encore —- le service social est admirablement rempli dans notre province par nos communautés, mais, en outre, l’État, c’est-à-dire tous les citoyens, en bénéficient largement au point de vue économique.Il suffit de connaître la vie des religieuses, la discipline et l’ordre qui régnent chez elles, leur ardeur au travail, leur esprit d’économie et de mortification pour comprendre combien l’administration de ces grands établissements sera moins coûteuse entre leurs mains qu’entre celles de fonctionnaires rétribués.Même si on ne tient pas compte des gaspillages et des malversations, toujours possibles et malheureusement trop fréquents dans les services publics, les salaires d’employés laïques, leur entretien, leur mode d’administrer représentent une dépense nécessairement plus élevée.Mais rien ne vaut dans ces questions le témoignage des chifLes.Nous pouvons en citer quelques-uns.Un professeur de l’Université de Montréal, M.Arthur Saint-Pierre, a voulu Sur les pas de Marthe et de Marie 393 faire sur ce sujet une petite enquête.Les circonstances ne lui ont pas permis de l’étendre à plusieurs communautés.Il a dû se borner à trois d’entre elles, établies dans la métropole.Par celles-là il nous sera possible de juger des autres.Les religieuses du Bon-Pasteur, nous apprend-il,(1) dirigent à Montréal, la prison des femmes, Sainte-Darie.Combien reçoivent-elles du gouvernement pour chacune de leurs pensionnaires ?Cinquante sous par jour.Et combien coûte à l’État un semblable entretien dans l’autre prison, soumise celle-là à sa direction immédiate ?Exactement le double : une piastre par jour.Or pour l’année 1925, il y eut à Sainte-Darie trente-trois mille jours de détention.C’est donc pour cette seule année, si l’on compare les deux administrations, une somme de $16,500 que les religieuses ont épargnée à l’État.Faisons le même calcul pour l’Asile Sainte-Hélène et le Refuge de la Maison Provinciale où sont hébergées annuellement environ quatre cents femmes ou filles, qui la plupart, sans cet abri, courraient les rues.Que donne par année la ville de Montréal à ces deux maisons ?$500 seulement.Et le gouvernement de Québec ?$105.Donc économie annuelle de $50,000 pour le trésor et les contiibuables.Une comparaison entre la Girls Cottage Industrial School et l’École d’industrie Sainte-Domitille conduit à des constatations identiques.Le gouvernement paie aux religieuses environ $83,000 pour une œuvre qui sous une autre administration, compétente, dévouée, mais laïque, revient à $170,000.Il gagne ainsi $87,000.Passons maintenant aux deux autres communautés.Les Sœurs Grises de Montréal et les Sœurs de la Providence hospitalisaient, en 1926, dans leurs maisons de la province de Québec, mille sept cent sept vieillards et trois mille sept cent soixante-quinze enfants.Combien coûterait aux municipalités ou à l’État un tel service ?Utilisant les chiffres (1) What are all those Nuns good for ?Conférence donnée par M.Arthur Saint-Pierre, en octobre 1927, au congrès de la Montreal Social Welfare. 394 Le Canada français officiels, ceux-là mêmes publiés par le gouvernement, M.Saint-Pierre établit que la journée d’un vieillard coûte quarante-cinq sous, celle d’un enfant trente-six, celle d’un bébé^cinquante-quatre.Appliquons ces chiffres au nombre d’hospitalisés donné plus haut.Nous aurons : pour les vieillards, six cent vingt-trois mille jours à quarante-cinq sous, soit $280,350 ; pour les enfants, un million soixante mille jours à trente-six sous, soit $382,000 ; pour les bébés, deux cent dix-huit mille jours à cinquante-quatre sous, soit $117,720.Total : $779,070.Or quels subsides les deux congrégations ont-elles reçus pour leurs mille sept cent sept vieillards et trois mille sept cent soixante-quinze enfants et bébés ?$159,212.Il reste une^balance de $619,858.Plus d’un demi million,’par^conséquent, qui ne sort pas des coffres de l’État ou de la bourse des contribuables, grâce à ces deux congrégations, et qu’elles remplacent par des aumônes reçues de personnes généreuses, mais surtout par leur travail, leurs épargnes, leurs propres privations.Ces simples faits, qui ne constituent cependant qu’une bien faible partie des activités charitables de nos communautés religieuses, laissent voir quelle économie elles représentent pour notre province.Nous pourrions établir un bilan identique dans le domaine de l’éducation où, là aussi, des sommes considérables sont épargnées.Mais nous avons hâte d’ajouter que des bienfaits plus grands encore, bienfaits d’ordre moral, résultent de ce service social.Comment, en effet, ces milliers d’hospitalisés, plongés dans une atmosphère religieuse, n’en subiraient-ils pas la pénétrante influence, les uns pour apprendre à bien vivre, les autres pour se préparer à mourir pieusement ?Et cette mentalité saine et honnête, si profondément chrétienne, qui caractérisait nos mères et que conservent encore, malgré la décadence universelle des mœurs, la majorité des femmes canadiennes-françaises, quel en est donc le grand facteui, si ce n’est nos^écoles et^nos couvents ?Que dire enfin des patio-aages et desToyers où, mieux qu’un repas ou un logement Sub les pas de Marthe et de Marie 395 à bon marché, les jeunes employées des grandes villes trouvent abri et protection pour leur vertu ?Ouvertes d’ailleurs à toutes les louables initiatives, nos communautés ne reculent pas devant les entreprises nouvelles dès lors que le règne de Notre-Seigneur y est intéressé.Signalons, parmi les plus récentes, l’œuvre capitale des retraites fermées.Chez la femme comme chez l’homme il faut, de plus en plus, une élite.C’est la retraite fermée, écrivait Sa Grandeur Mgr Deeelles, après avoir constaté la nécessité de cette élite féminine, qui la formera.Nos communautés religieuses l’ont compris.11 en est peu qui ne reçoivent maintenant, au moins durant les mois d’été, quelques groupes de retraitantes.Plusieurs font même de ces retraites une de leurs œuvres principales.Elles en ont à cœur d’année.Combien de jeunes filles ont senti, durant ces jours de réflexion et de recueillement, naître ou s’affermir dans leur âme la vocation religieuse ! Que de mères de familles ont puisé là les énergies spirituelles nécessaires à l’accomplissement de leur devoir! Que de femmes du monde y ont connu l’apostolat fructueux qu’elles pouvaient exercer autour d’elles ! Et l’œuvre des missions ! Ah ! quelles pages glorieuses le Canada français est en train d’écrire! Absorbées jusqu’à ces dernières années par l’organisation des œuvres que réclamaient les besoins spirituels et matériels de nos populations, la plupart des communautés canadiennes n’avaient pu se dévouer à l’apostolat étranger.Mais, depuis une décade, quelle floraison superbe de vocations missionnaires ! L’âme généreuse de la jeune Canadienne française a été touchée par l’appel du Pape.La détresse morale de tant ! d’être humains l’attire.Elle brûle de couiir à leur secours.Aussi, loin d'affaiblir les rangs de nos congrégations, cette contribution aux missions les augmente, en leur gagnant de nouvelles recrues.Des communautés se sont même fondées avec un but exclusivement missionnaiie.Telles les Sœurs de l’Immaculée-Conception et les Sœurs Missionnaires de 396 Le Canada français Notre-Dame des Anges.(1) Dans les autres, c’est à qui s’offrirait pour ces terres lointaines.Récemment les Sœurs de Sainte-Croix acceptèrent une mission.Il fallait quatre religieuses.Cent répondirent à l’appel de leur Supérieure.Mais je ne voudrais pas empiéter sur les monographies qui vont suivre.Chaque communauté a été invitée à nous envoyer la sienne.Toutes ont répondu.Un nombre uniforme de pages leur avait été fixé.Il a été impossible à plusieurs de s’y tenir.Les unes se sont montrées trop modestes ; d’autres, entraînées par leur zèle, ont débordé les cadres assignés.Nous ne pouvions rien pour les premières.Pour celles-ci, il nous a fallu résumer quelques pages.Nous nous sommes efforcés alors de n’omettre rien d’essentiel, de garder àl’article sa physionomie et son style propres.Ce sont donc les religieuses elles-mêmes qui parleront, qui diront leurs origines, exposeront leur spiritualité, raconteront leurs œuvres.On aura ainsi sur chaque communauté, sur son but et son esprit, non des vues incomplètes ou fantaisistes, mais une idée aussi exacte que possible, calquée sur la réalité.Il nous reste à remercier nos dévoués collaboratrices de même que les aides bénévoles qui, soit dans le travail de refonte, soit dans la correction des épreuves, nous ont apporté leur bienveillant concours.Ces pages glorifient Dieu et l’Église canadienne : les uns et les autres ¦—- nous en sommes assuré — trouveront dans ce résultat leur meilleure récompense.Joseph-Papin Archambault, S.J.(1) Comme nous corrigeons les épreuves de cet avant-propos, les journaux nous apprennent la fondation à Gaspé d’une nouvelle congrégation missionnaire : La Société des Sœurs missionnaires du Christ-Roi, due au zèle de Sa Grandeur Mgr Ross, et son approbation par Rome.
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