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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Chronique littéraire: I. Un roman de Bazin - II. La collection "textes français"
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1929-12, Collections de BAnQ.

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CHRONIQUE LITTÉRAIRE I Un roman de Bazin.— II La Collection “ Les Textes Français ” La fidélité aux maîtres de notre jeunesse ne va pas toujours sans mélancolie.Que la faveur publique les délaisse pour de nouveaux venus, son inconstance nous les rendra plus chers ; mais que leur veine tarisse, à plus forte raison que leur persévérance à produire fasse souhaiter qu’ils se résignent au silence, quelle tristesse ! L’auteur du Roi des Archers ne nous réserve pas de telles déceptions.Au contraire, à ceux qui ont fêté ses vingt-cinq ans d’Académie, il apporte un livre qui atteste, une fois de plus, la richesse de son inspiration et la maîtrise de son talent.Dans son dernier roman même, nous trouvons, comme condensées, ses qualités essentielles ; et Le Roi des Archers fournirait une excellente occasion d’étudier dans son ensemble l’œuvre de l’écrivain.Sans tenter un aussi vaste entreprise, nous essaierons une analyse qui dépasse le livre lui-même et permette, du moins, une conclusion générale.René Bazin nous offre d’abord le récit émouvant d’une infortune familiale.Demeuré veuf trop jeune, Alfred Demeester, ouvrier roubaisien, n’a pas su achever l’éducation de sa fille Adéline.Coquette, pas très laborieuse, un peu sensuelle, elle a contracté, malgré lui, un mariage imprudent.Les déceptions venues, elle n’a pas la force d’accepter, encore moins de réparer.Et même, quand pénètrent chez elle la maladie et la misère, elle part, envoyant chez son père sa fille de quinze ans à peine, laissant sur son grabat son mari poitrinaire et sans ressources.Demeester est un brave homme, ce n’est pas un saint-Aussi accueille-t-il sans enthousiasme la petite Claire, et 236 Le Canada français n’était l’intelligente bonté de deux voisines, l’enfant et le vieillard n’auraient guère de commun que la soupe du soir et un assez pauvre gîte.Et même les excellentes demoiselles Fleurquin ne réussissent pas à briser chez l’ouvrier certaines résistances faites d’intransigeante honnêteté et de rudesse bornée.Aussi laisse-t-il mourir son gendre dans la misère et l’abandon ; aussi se refuse-t-il même à envisager le pardon d’Adéline encore plus malheureuse peut être que coupable.Et l’ouvrier ressemble à l’homme.Honnête, consciencieux, fidèle autant qu’habile.Voilà-t-il pas quarante ans bientôt qu’il travaille pour la maison Lapers-Hooghe ?Mais plein des préjugés de sa classe ; défiant et vite en garde.Ainsi, quand, préoccupé de progrès social, son patron lui offre de devenir, à des conditions inespérées, propriétaire d’une maison et de deux métiers, l’ouvrier, sceptique, soupçonneux, croit affirmer son indépendance en répondant par un refus.Il ne songe même pas que son mauvais orgueil puisse faire tort à sa petite Claire.Pour le ramener à plus juste sentiment de son devoir et de son intérêt, il faudra, avec l’influence des demoiselles Fleurquin, l’intervention de sa seconde fille, irréprochable mais trop lointaine enfant, adonnée tout entière à sa tâche d’institutrice rurale.Il sera plus difficile encore de lui faire recueillir l’égarée dans sa jolie maison neuve.Il y faudra des mois, des influences aussi discrètes que tenaces ; il y faudra bien des souffrances, celle de la coupable et la sienne propre.Un jour cependant aux suggestions des demoiselles Ileurquin, aux conseils de Mélanie, la petite Claire ajoutera sa volonté déclarée de ne plus vivre loin de sa mère ; ce jour-là la coupable ne sera plus que repentir humble et courageux ; et le vieil ouvrier ne pourra plus qu’imposer une épreuve, l’épreuve du métier repris et conduit comme par le passé.De cette épreuve Adé-line sort victorieuse ; Demeester pardonne.La faute de sa fille cependant venait de lui coûter cruellement cher.A son titre de maître ouvrier décoré par le Gouvernement et choisi entre tous par son patron pour une faveur exceptionnelle, le vieux tisserand pouvait en ajouter un autre, Chronique littéraire 237 peut-être plus précieux encore : tireur impeccable, il était depuis deux ans Roi des Archers.Que cette année encore, sa première flèche abattît l’oiseau, il était promu Empereur.De locale, sa gloire devenait régionale, internationale même ; et il irait en Belgique défendre les couleurs de sa Guilde, la Belle Aventure, de sa Ville, Roubaix.Quel rêve ! L’inconduite d’Adéline était venue le dissiper.Plus qu’un tisserand encore, un Archer est tenu à l’honneur.Le père d’une coureuse ne peut prétendre à l’Empire, ni même conserver sa Royauté.C’est pourquoi le jour de la fête, Demeester avait, p ir deux fois et volontairement, manqué l’Oiseau.Et quelques minutes plus tard, il passait au cou de son successeur le collier royal qui, depuis deux ans, faisait tout son orgueil.Pendant qu’il abdiquait ainsi, l’enfant prodigue peinait sur le métier neuf jusqu’à épuisement de ses forces.Unis dans le renoncement ils avaient conquis le droit, l’une de recevoir son pardon, l’autre de le lui accorder.Cette analyse, un peu longue peut-être, laisse entrevoir, j’espère, un double mérite du roman.D’abord ce que j’appellerii le réalisme d’un poète chrétien.Aux platitudes, aux brutalités, à plus forte raison aux ignominies d’un prétendu naturalisme, Bazin répugne en artiste sensible à la beauté d’un monde imparfait mais non pas immonde, et aussi en croyant soucieux de n’offenser ni certaines âmes ni l’œuvre même de Dieu.Mais sa réserve n’est pas timidité, ni sa discrétion aveuglement.Il a toutes les hardiesses nécessaires ; rappelez-vous De toute son âme, Donatienne, Davidée Birot, la Barrière.Il en eut parfois que d'aucuns jugèrent excessives ; rappelez-vous l’isolée.Le Roi des Archers est, lui aussi, une œuvre de vérité.Non qu’on y trouve, matérielle et morale, la sordide misère, de certains milieux ouvriers.Accordons même qu’avec son sentiment de l’honneur corporatif, Alfred Demeester fait figure de héros.Mais les héros n’apparaîtraient-ils, par hasard, que dans les mythologies ?Et puis cet héroïsme du vieux tisserand est, dans son particularisme, un peu étroit. 238 Le Canada français De l’élévation, peu de générosité : un escarpement, et donc de la dureté._ Dureté,— et on le comprend — envers la fille qui le déshonore.Mais rudesse aussi envers la victime innocente qui est sa petite fille.Et dans sa rudesse il n’y a pas seulement pinexpérience d’un vieil ouvrier malheureux a manier 1 ame délicate d’une jeune orpheline.Il y a l’égoïsme d’un célibataire qui ne veut pas renoncer à ses habitudes : l’estaminet, les chopes de bière, la fumée des pipes, les camarades.Autotal.de la vertu, de la grandeur même, mais occasionnelle, et sur un fond de médiocrité.Que si sa vertu ne laisse pas malgré tout d’être solide, elle ne va ni sans dureté, nous l’avons vu, ni sans préjugés de classe.Demeester ne hait pas son patron ; mais il ne l’aime pas non plus ; il le subit et, plus que tout, s’en défie.L’orgueil aidant et le désir d’étonner les camarades, cette défiance va jusqu’à la sottise, puisque l’ouvrier repousse le bienfait qu’il ne peut croire désintéressé.Ainsi complexe, ainsi composé de bien et de mal, le personnage est vrai de cette vérité moyenne, plus diflacile à reproduire peut-être que la sublimité des héros et la monstruosité des grands criminels.Autour de lui, des faibles, des violents.Faible, cette Adéline trop blonde, qui sourit à la vie, et d abord à elle-même.Violent,—faible aussi — son mari qui, sous son traversin de moribond, cache un revolver, et le braque contre quiconque pénètre chez lui, toujours prêt à abattre 1 infidèle même repentie.Enfin cet ajusteur anonyme pour qui Adéline avait quitté son mari malade et sa fille innocente ; il ne fait que passer, mais avec sa dégaine désinvolte, son mépris de la femme, son amoralisme gouailleur, quelle silhouette inoubliable ! _ Voilà la manière de Bazin dans la peinture du mal : quelques traits rapides, discrets, mais pjus expressifs que les lourdes charges et les couleurs criardes de certains na- A ces ombres, à ces laideurs, il peut opposer alors la lumière et la grâce des vertus chrétiennes.Il n’y manque pas Chronique littéraire 239 dans Le Roi des Archers.Voici, passant anonyme et à peine entrevu, cet apprenti, presque un gamin, qui rêve d’apostolat et entraîne à son cercle d’études un camarade ignorant ; voici Apollinaire Hutsebaud, l’ouvrier qui pratique les œuvres de miséricorde ; les deux demoiselles Fleurquin si modestes, si sages, si charitables ; enfin cette petite religieuse qu’effraye d’abord le revolver du phtisique vindicatif, et qui, ayant dompté sa terreur, dompte aussi la méchanceté de son malade et l’amène à la plus évangélique mansuétude.Tant de vertu, dira-t-on, tant de délicatesse dans un faubourg de Roubaix, quelle chimère ! A cette objection de l’ignorance et du parti-pris, il suffit de répondre : Allez-y voir.Pas d’autre réplique non plus à ceux qui nieraient la vérité des chapitres consacrés à “ Monsieur Joseph Lepers-Hooghe ”, Qu’il y ait de mauvais patrons, qu’il y en ait de médiocres, jusque dans cette Flandre française ici représentée, qui le contestera et qui songerait à atténuer leur responsabilité ?— Mais que plus qu’ailleurs un profond souci de justice sociale, de charité paternelle anime un groupe important de grands industriels, et leur inspire ces œuvres, ces institutions, qui, toutes, tendent au bien, au progrès, à l’affranchissement de leurs ouvriers, qui pourrait le discuter sans le plus criant parti-pris ?Mais si ces hommes existent, si leurs foyers sont la parure morale d’un pays, comme leurs usines sa fortune, comment interdire à un peintre le droit de dessiner leur portrait, à un moraliste celui de leur apporter son hommage ?On se sent gêné de rappèler ainsi des vérités premières ; mais le moyen de se taire quand il n’y a plus de réclame que pour l’étrange, la sottise et la perversité?Du moins aurons-nous montré que, fidèle à ses plus chères habitudes, René Bazin a élargi jusqu’au roman social ce récit d’une infortune paternelle.Roman social, sans lourdes considérations, à plus forte raison sans déclamations partisanes.Dans la demeure du patron, à l’usine, à travers le faubourg, au logis de l’ouvrier, Bazin apporte les mêmes dispositions d’artiste chrétien : clairvoyance, équité, res- 240 Le Canada français pect, sympathie.D’où son égal succès en des tableaux d’aspects bien différents.Voici “ la courée Vehrée ”, étroite, triste, froide et tout ensemble pleine de mouvement et de bruit ; voici le grabat de Lucien Leleu et la chambre proprette des demoiselles Fleurquin ; et voici les commérages, les menus services qu’échange tout le jour ce petit peuple, et notamment ces étranges conversations à travers le mur de briques, grâce à deux bols qui font tour à tour office d’émetteur et de récepteur ! Une série de Le Nain ou même de Chardin.Et maintenant une toile sobre, vigoureuse, cossue, où la sagesse se fait sourire, la simplicité, noblesse ; un Pourbus, presque un Philippe de Champaigne ; c’est le portait double de Joseph Lepers-Hooglie et de sa femme.Évidemment ce n’est pas là toute la vie d’une ville comme Roubaix, encore moins de toute la Flandre française.Mais la vie d’une famille ouvrière, la vie d’un quartier, la vie d’une corporation sportive, la vie, même esquissée, d’un grand patron, tout cela ne suffit-il pas au mérite d’un vrai roman social ?_ Que dirons-nous si la poésie s’y ajoute, évocatrice de paysages, créatrice d’atmosphère ?— La Flandre, c’est le vent, la pluie, la brume.Comment cet “ amateur de couleurs ” et de lumière qu’est Bazin a-t-il pu se plaire aux jeux sinistres du brouillard ?U les a décrits cependant avec une subtile complaisance.Et puis le brouillard lui-même et le vent ne peuvent rien contre la vivacité de certaines fleurs : et parce qu’elles sont plus rares, celles-ci deviennent plus précieuses aux rudes ouvriers dont elles partagent le dur effort.Cette sympathie du Roubaisien pour la giroflée ra-moneuse, le volubilis, et l’iris, le poète l’éprouve lui-même, délicate, touchante et sobre.Et il aime les grands paysages plats lavés de pluie, balayés par les vents marins.Jusqu’en ces plaines prosaïques, il sent le souffle du large, 1 appel des pays lointains, le goût de l’aventure.Et comme il semble élargir dans l’espace ce coin de terre, il le grandit dans le temps en rappelant la splendeur de son passé, en le montrant fidèle à ses traditions essentielles, elles-mêmes gage de durée Chronique littéraire 241 pour un long avenir.Roman d’une province qui fut une nation, Le Roi des Archers nous apporte plus et mieux que le pittoresque des romans dits régionalistes : une leçon politique.Les siècles, nos Rois, la Révolution, l’Empire, ont assuré l’unité française.Si elle veut ne pas devenir meurtrière, et peut-être meurtrière d’elle-même, cette unité doit respecter la variété de ses éléments constitutifs.Vie communale, vie régionale, vie nationale.Pourquoi ces trois termes seraient-ils inconciliables ?René Bazin ne pose pas, Dieu merci, le problème en ces termes.R se contente de le suggérer en chantant les mérites de la Flandre française.Pair là ce poème un peu austère qu’est Le Roi des Archers continue harmonieusement une œuvre tout à l’honneur de notre pays.D’autres sont exclusivement ou surtout les romanciers de leur pays natal.Lui n’a pas refusé à son Anjou une filiale prédilection ; mais il a peint aussi avec la même tendresse poétique la Bretagne, Nantes, Lyon, l’Alsace, la Lorraine, aujourd’hui la Flandre.Le biographe chrétien a même suivi l’enseigne de vaisseau Paul Henry jusqu’en Extrême Orient, et, plus près de nous, Charles de Foucauld, jusqu’en son ermitage du Sahara.Et déjà le conteur qui ne dédaigne pas de songer aux petits avait écrit ce chef d’œuvre : La douce France I En vérité, quel écrivain d’aujourd’hui a, mieux que le maître d’Angers, mérité de son pays ?* * * On nous permettra maintenant de signaler aux humanistes que sont les lecteurs de cette Revue un événement important pour les Lettres françaises.Depuis dix ans bientôt, l’Association Guillaume Budé pdursuit cette grande entreprise : l’édition (texte et traduction) des classiques grecs et latins ; entreprise scientifique et artistique à la fois, l’érudition critique et la méthode étant ici au service du Beau.Grâce à la direction de M. 242 Le Canada français Maurice Croiset et de M.Paul Mazon, grâce aux efforts de leurs collaborateurs, rhumanisme français fait de nouveau grande figure dans le monde.Il était souhaitable, il était nécessaire que nos grands auteurs fussent traités avec les mêmes honneurs que les Anciens.C’est aujourd’hui chose assurée, grâce à l’éditeur Fernand Roches (1).Sous les auspices de l’Association Guillaume Budé elle même, et pour la Collection des Universités de France, il va publier “ Les Textes Français Dans quel esprit, selon quelle méthode P Dans un esprit nettement scientifique, et “ selon la méthode critique qui préside aux travaux philologiques de l’Association Guillaume Budé ” elle-même.Exemple des précautions prises : le spécialiste désigné pour la publication d’une œuvre devra soumettre son travail à l’examen d’un ou deux reviseurs désignés par le Comité de direction.Autour de l’artiste raffiné et savant qu’est Joseph Bédier, ce comité groupe, entre autres maîtres, un Fernand Bal-densperger, un Paul Hazard, un Paul Mazon, un Jean Plat-tard, C’est dire quelle intelligente probité présidera aux travaux de la société nouvelle.Ne nous y trompons pas cependant : qui dit édition critique ne dit pas édition encombrée d’un vain appareil scolastique.En même temps qu’“ au public universitaire ” elle fournira “ un instrument de travail”, “la collection Les Textes Français.donnera satisfaction.au grand public qui aime à se cultiver en lisant ’.— “ Sûretes complètes, agrément véritable.” Voilà ce qu’on veut assurer tout ensemble à ces deux grandes catégories de lecteurs.Matériellement aussi on veut répondre à des désirs très divers.Aux bibliophiles fortunés, on offrira sur papier pur chiffon d’Auvergne et donc presque incorruptible, deux cents exemplaires numérotés (87 francs 1 exemplaire) ; aux amateurs de ressources moyennes, on offrira pour 36 (1) 150, Boulevard Saint-Germain, Paris 6e. Chronique littéraire 243 francs, un exemplaire numéroté sur papier biblio-pelure-India (tirage restreint à 300 exemplaires) ; au commun des mortids, on présentera, pour un prix moyen de 18 francs, un volume sur très beau vélin teinté des Papeteries de la Haye-Descartes, et spécialement filigrané au fleuron de la Collection.La couverture bistre porte l’emblème de la collection, gravé d’après une sculpture du 16e siècle commençant, et qu’on trouve, à Orléans, sur le Porche de l’église Saint-Éloi.“ Minerve française ”, nous dit-on ; “ Minerve française ”, correspondant à cette chouette athénienne si amusante, à cette louve romaine, si vigoureuse, qui ornent, l’une les livres jaunes, l’autre les livres rouges de la Collection Guillaume Budé.Mais, si l’on en croit une tradition bien digne d’Orléans, cette belle tête pensive et casquée, évoquerait mieux encore : Jeanne d’Arc elle-même.Jeanne d’Arc !.On n’a peut-être pas voulu mettre sous son patronage exprès une collection qui ne peut pas ne pas comprendre un Rabelais et un Voltaire.Mais quand nous lirons S.François de Sales, Corneille, Pascal, Bossuet, Vauvenarges, Joubert,— ces autres Textes français,— quelle joie de les voir placés sous un signe qui exprime tout ensemble, la sagesse, l’héroïsme, la sainteté de chez nous ! Beau programme, dira-t-on, qtie celui de M.Fernand Roches.Mais quels effets déjà ?—Neuf volumes parus : les Poèmes de Vigny (1 vol.), les Œuvres complètes de Rabelais (5 vols.), de Mérimée, le Théâtre de Clara Gazul (1 vol.), Adolphe de Benjamin Constant (1 vol.), enfin, le premier tome de Racine.On annonce les Pensées de Pascal (2 vol.) Y Introduction à la Vie dévote (2 vol.) et le Traité de l’Amour de Dieu (2 vol.), de S.François de Sales, et de Bossuet le Traité de la Concupiscence avec les Maximes Réflexions sur la Comédie (1 vol.).—C’est dire que qui voudra faire un choix parmi ces Textes Français, aura bien des chances d’y trouver la satisfaction de ses goûts.Gaillard de Chamfris.P.S.— Ont paru depuis : Montesquieu, Les Lettres Persanes (2 vol.), et Stendhal Le Rouge et le Noir (2 vol.).
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