Le Canada-français /, 1 septembre 1930, Les livres
LES LIVRES I.— Tristan Klingsor.Léonard, de Vinci.II.— Paul Sentenac.Hubert Robert.Chaque volume a 64 pages de texte avec 60 planches en héliogravures.“ Les maîtres de l’art ancien”.Editions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris, 1929-1930.I.— Ce n’est pas au moyen des spéculations scientifiques que Léonard de Vinci est entré dans la gloire.Non.Mais pour avoir distrait de son temps quelques heures en faveur de ce qui paraît inutile, il nous a laissé des richesses, il a fait plus belle notre existence, et il convient de lui en savoir gré.Son œuvre à lui aussi, s’explique par le caractère, les tendances de l’homme de génie qu’il fut.M.Tristan Klingsor étudie, pour notre joie, la vie, le caractère, les tendances, et par suite l’œuvre de l’auteur de la Joconde.Il s’arrête à l’artiste, avec un souci particulier de précision.C’est l’artiste qui est intéressant : foin du savant, de ses compas, de ses logarithmes et de ses cornues.Léonard de Vinci était gaucher.M.Klingsor s’appuie sur ce fait pour ne retenir du maître, comme authentiques, que les seuls dessins exécutés de la main gauche.11 nous initie aux procédés merveilleux de Vinci, nous aide à comprendre la véritable physionomie de l’œuvre immortelle parce que.“ inutile ”.Les planches en héliogravures reproduisent tous les tableaux légitimement donnés à Léonard de Vinci, et un grand nombre de dessins.Livre indispensable à ceux que la sécheresse des chiffres et des formules n’a pas nivelés à la rotation des machines.II.— M.Paul Sentenac était tout désigné pour écrire la vie du peintre Hubert Robert et nous parler pertinemment des œuvres de ce maître de l’art ancien.Écrivain délicat, poète subtil, à sensibilité si fine, critique d’art perspicace, il a réussi à nous donner un livre profondément vivant sur le délicieux peintre du passé.11 a évoqué le XVllle siècle dans ses périodes charmantes et tragiques, avec un art parfait, et dans ce siècle léger, qui marcha sans peur à la mort de 89, la curieuse figure d’Hubert Robert.11 étudie toute son œuvre, sous ses différents aspects celui de peintre de ruinée, de paysages, de personnages.11 nous rend compte de la LES LIVRES 53 poésie intense qui se dégage des peintures, des sanguines, du moindre croquis de Robert.Si Hubert Robert n’a pas toujours été traité avec justice par les historiens qui ont écrit sur le XVlIle siècle, il trouve ici son rang, il est apprécié à sa véritable valeur.La gloire, pour être tardive, n’en est que plus pure autour de son nom et de son oeuvre ; n’en déplaise à nos Archimèdes modernes, qui rêveraient tarir les sources du cœur et du génie avec leurs chiffres stupides et leurs équations sans couleur.J.-E.B.Henri Robert, de l'Académie française.Les Grands Procès de l'Histoire.Au lendemain de la Révolution.Septième Série.Payot, 106, Boulevard Saint-Germain, Paris, 1930.Voici une septième série des procès. j^UV.r.a®e une importance exceptionnelle pour ceux qui aiment a demêler le jeu des événements et de leur conséquences, aux prises avec les causes secondes que sont les pauvres hommes.J.-E.B.Herman Melville.Typee.Roman.Traduit de l’anglais par Miriam 1930 esp0rtes’ Llbraine des Champs-Elysées, 23, rue Marbœuf, Paris, Comme vous le pensez bien les “ Typees ” sont des sauvages des îles, féroces à souhait, habitants d’un îlot des Marquises.“ Des houris enivrantes, des banquets de cannibales, des bois de cocotiers, des rochers de corail, des chefs tatoués et des temples de bambou ; puis des vallées riantes, plantées d'arbres à pain, de canots sculptés ”, — des idoles, des rites païens et des sacrifices humains, des naufrages, d’effroyables aventures qui servent de cadre à des études de botanique et de zoologie discrètes, voilà tout ce livre.Les enfants le dévoreront.Car on ne se lasse jamais de ces aventures courues dans la nature sans bride, loin du guindage et des mensonges fardés des villes enfumées.Tout en enchantant l’imagination, elles montrent assez de côtés pénibles pour détourner des rêves a la J.-J.Rousseau, du retour à la nature primitive.La traduction ne trahit ” point les qualités d’humour très fin de l’original.J.-E.B.André Dumas.Poésies (Paysages-Roseaux).Librairie Garnier Frères b, rue des Saints-Pères, Paris, 1929.11 est bien difficile, dans une note brève comme celle-ci de donner une idée exacte des poèmes de M.Dumas.Si j ai bien lu, l’auteur est un poète qui s’est fait à lui seul sa poésie, sans aller la puiser au fond des citernes sèches ou marécageuses du pseudo-classicisme, du romantisme, du futurisme, au fond d un tas de boutiques en “ isme ” dont je vous fais grâce- LES LIVRES 57 11 est resté tout simplement et magnifiquement humain.Car là est l’art, assurément, dans l’accent humain que le poète donne à sa pensée, accent qui ne connaît pas le besoin de l’individualisme morbide et bien encombrant.Dans la bonne langue chrétienne, je veux dire la langue française sans oripeaux et sans menteries, à l’aide de rythmes variés qui ne cherchent pas l’ahurissement, avec des mots très simples, pleins de sens, de chaleur, de couleur et de vie, pour tout dire, M.Dumas nous chante les visions de sa patrie, des patries de l’art, des patries d’adoption.11 burine en traits charmants les paysages campagnards, sylvestres, d’aurore et crépusculaires.11 a pour nous dire “ les heures tendres et inquiètes ”, pour nous parler de l’amour, de la vie, de la mort et des escales gaies ou tristes entre les commencements et la mort, des mots charmants que je voudrais vous citer, un vocabulaire qui noblifie les choses les plus humbles, qui grandit le moindre reflet d’ombre de mystère et de clarté.Cela nous repose des échevelures contemporaines, des avalanche)s de vers qui nous tombent dessus comme la neige pourrie du premier printemps.J.-E.B.G.de Réans.Les Femmes de Saint-Cyr.Collection “ Les Femmes de France '.3 volumes in 8° écu.P.Lethielleux, 10, rue Cassette, Paris, 1929.Voici, d'après un manuscrit inédit détenu par la Bibliothèque de Versailles, une charmante reconstitution de la maison de Saint-Cyr.On pourra se rendre compte, à simple lecture, de l’influence exercée par la maison de Saint-Cyr, sous l’ancien régime.Dans la docte maison, les divertissements pieux, comme Esther et Athalie, furent très rares.On formait là, sous la direction générale de prieures comme Madeleine de Glapion, Catherine du Péron, Emmanuelle d’Ornemans, les femmes qui ont porté les plus grands noms de France, dans le meilleur esprit de Madame de Maintenon.La devise de la “ reine de France ” tenait dans ce mot expressif : Becte, c’est-à-dir\ tout avec droiture et bon sens.Son enseignement a fait beaucoup pour ses filles, comme pour elle-même : il a plaidé on ne peut mieux la cause de la femme méconnue que fut Mme de Maintenon, et l’a gagnée devant l’histoire.Saint-Cyr meurt dans l’effroyable agonie de toutes les institutions en 89.J.-E.B. 58 Le Canada français Joseph Cavabeau.Les Mes pédagogiques du vénérable Jean-Marie Robert de la Mennais.Collection : “ Les idéespédagogiques VI.Paris, 1929.P.Lethielleux, Libraire-éditeur.11 était du plus haut intérêt de connaître les “Idées Pédagogiques’’ du vénérable qui, pendant quarante années, a lutté sans répit en faveur de la liberté d’ensignement en France, et qui a pu, grâce à son travail acharné, reculer de soixante ans la neutralité scolaire dans le même pays.Cette étude que voici aujourd’hui, satisfera tous ceux que les questions pédagogiques occupent, d’une manière ou d’une autre.On présente d’abord au lecteur une esquisse biographique du vénérable, et ensuite, on entre au vif de son œuvre.Chacun pourra suivre l’auteur à travers les travaux du frère de l’illustre La Mennais — sans courir le risque de perdre son temps.11 n’est pas mauvais, par ailleurs, de connaître les luttes étrangères, autour de l’école chrétienne.Même dans notre “ doulce province ” l’école est menacée ; et ceux qui luttent, qui devront lutter davantage avant longtemps, pourront profiter largement des magnifiques leçons données par le vénérable Jean-Marie de La Mennais.P.-S.P.* * *.Annuaire France - Amérique Les Editions “ France.Amérique, 9 et 11, Avenue Victor-Emmanuel, Paris, 1929-1930.Nous donnons une idée sommaire des matières présentées dans l’annuaire.M.Louis Hourticq, de l’Académie des Beaux-Arts nous parle des pays de France et des arts régionaux ; M.Francisco-G.Calderon étudie les transformations des Démocraties de l’Amérique latine pendant le premier tiers du XXe siècle.L’Alsace d’aujourd’hui fait le fond d’un bel article de MM.Langel et Louis-Jaray.M.Gabriel de Joubert vous apprend à voyager comme il faut à travers le Canada.Suit une liste des meilleurs livres franglais parus de 1927 à 1929, et le détail des activités du Comité France-Amérique, de 1927 à 1929.De nombreux dessins inédits de M.Hourticq font infiniment agréable la consultation de cet annuaire, vraie mine de notions de toutes espèces les plus utiles.M.St-D. LES LIVRES 59 G.Joannes.Les audiences divines et la Voix de Dieu dans les êtres et Us choses.Préface de S.G.Mgr Baudrillart, de l’Académie Française, in-12 de 258 pages.Téqui, 82, rue Bonaparte, Paris à la Librairie Garneau à Québec, 1930.Les audiences divines.paroles intérieures, murmures sacrés qui se font entendre au fond de l’âme, tel est le sujet traité dans la première partie de cet ouvrage.La souffrance, le silence, l’humilité, le don de soi, l’amour, vont venir prendre l’âme et la monter vers Dieu, dans la lumière, loin des fantômes et des illusions.La seconde partie du livre traite des appels divins à travers le créé : voix de la Ville Eternelle, de Lourdes, de la nature.Le livre se termine par le chapitre intitulé : comment, à notre tour, devons-nous être une voix de Dieu ?Les femmes chrétiennes goûteront particulièrement ce livre écrit par une de leurs sœurs qui les connaît si bien et qui leur parle dans le seul langage qu’il fallait.P.-S.P.E.Marienny.Zénaïde Fleuriot.Collection “ Femmes de France ”, P.Lethielleux, libraire-éditeur, 10, rue Cassette, Paris, 1929.En l’année 1929, année du centenaire de sa naissance, on a voulu faire revivre la romancière bretonne, telle que la connurent autrefois ses intimes, telle que la révèlent l’œuvre du poète Francis Fleuriot-Kerinou et des souvenirs précieux de famille.On fait donc passer sous nos regards ravis, l’enfance, la jeunesse, les débuts littéraires de Zénaïde, l’essor de son âme ; on nous initie à son œuvre ; on nous fait assister à ses succès, toujours dignement gagnés.On a opposé souvent Fleuriot à Georges Sand.Celle-ci a la triste célébrité de ses mauvais livres et de ses “ embardées ” romantiques : celle-là, pour n’avoir point voulu des fièvres de la chair dans ses livres, n'a pas la célébrité de l’autre.C’est un tort que l’avenir réparera, grâce aux lecteurs de plus en plus nombreux de la romancière chrétienne.J.-E.B.Ernst Juxger.Orages d’acier.Souvenirs du front de France.Traduction française par F.Grenier.Payot, Paris, 1930. 60 Le Canada français Vous avez lu A l'ouest, pas de nouveau.?Ce livre populaire dès son apparition, suscite des répliques, des œuvres d’inspiration semblable.Voici un livre allemand encore, qui va nous reposer du son de cloche allié, toujours le même, et qui ne réussit plus à ne pas paraître tendancieux.On nous y rapporte la vie des officiers et des soldats d’outre-Rhin, des scènes de guerre impressionnantes, d’une sauvage grandeur.Ce que l’auteur a éprouvé, il l’exprime simplement, en soldat, mais avec des couleurs qui révèlent un coup d’œil aigu, voire une sensiblité d’artiste.P.-S.A.Bernard Grasset.Psychologie de l’immortalité.Brochure de 55 pages.Librairie Gallimard, 3, rue de Grenelle, Paris (VI).Ces pages feront partie d’un ouvrage plus considérables qui portera comme titre Remarques.L’auteur nous a déjà donné des Remarques sur l’action, analysées ici même.Psychologie de Vimmortalité, étude un peu singulière d’une vérité d’ordre à la fois naturel et surnaturel.M.Grasset reste dans le domaine de la pure nature, et il rattache l’immortalité aux plus profonds et aux plus authentiques instincts de l’humanité.Aussi bien, l’immortalité se ramène, pour ainsi dire,—selon l’auteur,— à une vérité de simple bon sens, à une vérité première.Tout de même, il semble régner une sorte d’obscurité voulue dans cette brochure qui ne manque pas d intérêt.Mon Dieu, restons donc fidèle à la belle claité française.Pourquoi ne pas donner d’abord la notion exacte de l’immortalité.C’eut été ouvrir toute grande la voie aux raisons qui démontrent cette vérité.Mais l'auteur s’est mis à un autre point de vue.Et nous avouerons qu’il a fait œuvre utile.A.R.Hermanus Dieckmans, s.j.De Rerelatione Christiana.—Tractatus philosophico-historici.Friburgi Brisgoviæ, MCMXXX.Herder & Co.Typographi Editores Pontificii.Herder publiait, en 1925, un nouveau traité : “De Ecclesia ’ (2 vol.) du R.P.Dieckmann, S.J.Cet ouvrage eut tout de suite la grande popularité que l’on sait, et sa rapide diffusion révéla à elle seule toute sa valeur.Cette année, le même éditeur présente aux théologiens et à tous ceux qui s’intéressent aux questions d’Apologétique, un volume du même auteur, intitulé “ De Revelatione Christiana. LES LlV«ES 61 Ce traité, qui compte tout près de 700 pages, précède logiquement les deux autres volumes “ De Ecclesia ” et forme avec eux un traité complet de théologie fondamentale.Si l’auteur a chronologiquement retardé sa publication sur les précédentes, c’est qu’il a jugé bon de le faire pour donner à son travail une documentation encore plus fournie et des plus récentes.Il travaillait à la correction des premières épreuves lorsque la mort est venue le frapper prématurément, le 15 octobre, 1928.Cet ouvrage ne le cède en rien aux autres productions du savant Docteur.On y trouve, en effet, le même souci de la clarté dans l’exposition, de la précision dans les termes, de la probité dans la présentation des multiples formes de l’erreur aussi bien que des solutions diverses qu’apportent sur ce sujet en matière libre les philosophes et les théologiens catholiques.Et à ce point de vue, l’ouvrage du fervent disciple de saint Ignace est spécialement recommandable, car on peut dire qu’il est complet.Tous les systèmes anciens et modernes sur la religion et son histoire ; sur la révélation, sa possibilité, sa nécessité, ses preuves.; sur la mission du Christ : son existence, son témoignage et ses œuvres, sont rapportés et traités avec maîtrise.Signalons aussi, en passant, des études particulièrement intéressantes sur la nature de la théologie fondamentale, sur la possibilité d’une démonstration positive de l’existence des mystères, sur la définition du miracle et le sens que l’on doit donner aux mots divinitus et totius naturæ creatœ dans cette même définition.Avec la patience, l’esprit méthodique et l'ardeur que l’on doit reconnaître aux travailleurs germaniques, le R.P.Dieckmann a colligé sur ces nombreux sujets toute une mine de renseignements scripturaires, patristiques, historiques, bibliographiques parfaitement annotés et qui pourront rendre à nos professeurs de précieux services.Puisse cet ouvrage de grande valeur figurer bientôt dans toutes nos bibliothèques de théologie et contribuer pour sa part, non seulement à réfuter l’erreur qui devient de plus en plus audacieuse, même chez nous, mais aussi à raffermir par là-même la foi de nos catholiques qui trop souvent se laissent ébranler sinon intimider devant une objection captieuse et perfide de l’ennemi.De nos jours la foi du charbonnier ne suffit plus, surtout chez nos dirigeants et nos intellectuels, il faut une foi éclairée et consciente de sa force et de sa supériorité.Puisons dans cette source nouvelle de nouvelles armes pour le combat et la victoire.Haec est victjriaquœ vincit mundum, fides nostra.E.L. 62 Le Canada français Louis Veuillot : Oeuvres poétiques, Vol.XIV des Oeuvres complètes.Avertissement de François Veuillot.Vn fort vol.in-8, 580 pages.Lethiel-leux, Paris, 1930.C’est par ce volume qui contient les poésies de Louis Veuillot que se termine la première série des Oeuvres Complètes que publie avec tant de soins éclairés M.François Veuillot.On sait que Louis Veuillot, le prosateur au mâle outil, fut aussi un poète ardent et abondant.Encore jeune, à quinze ou seize ans, il commençait à rimer, et trouvait grâce auprès de Casimir De-lavigne qui le complimentait et l’engageait à continuer.Plus tard le journaliste aimait parfois glisser des vers entre deux articles de prose.Les luttes absorbantes, politiques ou religieuses, auxquelles fut mêlé le rédacteur de l’Univers, ne lui laissèrent pas toujours le loisir de rimer, mais souvent quand il le pouvait, le polémiste revenait à la poésie, et continuait, sous la forme tour à tour gracieuse ou maligne de la strophe, la bataille des idées.Louis Veuillot fut d’ailleurs, le poète des idées plutôt que le chantre lyrique des passions.Il fut surtout un poète de la raison mais d’une raison qui se pénétrait volontiers d’émotion.Il avait conscience de la spéciale probité de ses vers.Dans les trois ou quatre préfaces qu’il avait essayé de faire pour l’édition de ses Oeuvres poétiques qu’il publia lui-même en 1878, Louis Veuillot écrivait: “Je n’ai voulu être qu’un poète honnête et de bon sens.On dit que la mode en est tout à fait passée, et que ces sortes de poètes n’ont jamais été les meilleurs.Je ne le nie pas absolument, mais j’ai toujours revendiqué pour le bon sens le droit de faire aussi des vers français et il en a fait.” Louis Veuillot ajoutait : “ Tel qu’il est, ce volume plein de paysages, de portraits, d’idées et d’émotions sincères, me rappelle une existence occupée uniquement des choses de l’esprit.” Et c’est bien ici, entre bien d'autres, un intérêt spécial de ce recueil de vers.Le recueil est formé de mille débris d’une inspiration qui, certains jours, se reposait en quelque sorte de la lutte ardente, en construisant ces poèmes où l’on suit, tout le long d’une vie, la pensée chrétienne et militante de l’auteur.Ce sont les poésies de jeunesse qui figurent, comme il convient, au commencement du recueil.Poésies parfois inégales, mais dont l’éditeur a courageusement éliminé celles-là même que sans doute eut écarté l’auteur.Puis, c’est la série variée des poèmes, des satires littéraires ou morales, et les Filles de Babylone que composa Louis Veuillot à une époque de sa vie où une fatigue des yeux l’obligeait à délaisser à peu près l’écriture et la lecture, et où il évoque, soutenu par l’inspiration biblique dont il appuie la sienne, les gran LES LIVRES 63 des prophéties qui menacent l’orgueil et les crimes des nations.Puis, ce sont les Couleuvres, où le journaliste interdit par Napoléon III, répandait contre l’Empire et ses souteneurs une critique mordante qu’il estimait bénigne.“ Les couleuvres ne sont pas des bêtes malfaisantes.J’avais voulu qu’elles serpentassent et qu’elles ne fussent point des serpents, ” écrit-il dans la préface qu’il donna à ces poèmes pour l’édition de 1878.Ce qu’on admire toujours en Louis Veuillot, dans ses vers comme dans sa prose, c’est le tempérament de l’écrivain toujours alerte, toujours animé, toujours capable de raison et d’humour.On le constate tout le long des 575 pages de ce volume.Ce volume se termine par une pièce fameuse qu’on a souvent citée, et qui est comme le testament spirituel et littéraire de Louis Veuillot.Placez à mon côté ma plume ; Sur mon cœur, le Christ mon orgueil.Cet épilogue résume toute la pensée, et toute la vie de Louis Veuillot.On le faisait apprendre autrefois aux enfants.Ce furent les premiers vers que l’on imposa à ma mémoire, à un âge où je n’en pouvais guère connaître tout le prix.Mais la mémoire un jour garda comme une parure des strophes où chante avec tant de sincérité la foi du poète.Ce volume XlVe termine donc par un recueil de vers qu’il importe de conserver, la première série des Oeuvres complètes de Louis Veuillot.Cette première série nous a donné tous les ouvrages proprement dits, avec des parties inédites de ce grand écrivain.Deux autres séries vont maintenant paraître : la Correspondance et les Mélanges.On sait tout ce que Louis Veuillot, épistolier ou journaliste, y a mis d’esprit, tout ce qu’il y a fait paraître d’art littéraire.Le public accueillera avec la plus grande faveur la suite de ces nécessaires et définitives publications.C.R.Nos Jeunes.Manuel des œuvres de jeunesse, rédigé en collaboration.Préface de S.G.Mgr Gerlier, évêque de Tarbes et de Lourdes.Introduction historique de M.Georges Goyau, de l’Académie française.Un volume de 646 pages.Librairie Bloud et Gay, 3 rue Garancière, Paris, 1930.Voici un livre qui fait réfléchir.A notre époque où les œuvres se multiplient qui sont l’heureuse application de l’enseignement théorique et qui sont aussi une excellente forme de l’action catholique, il est bon de savoir ce que font nos jeunes.Ce livre nous l’apprend. 64 Le Canada français Ces pages traitent des différentes manières d’employer l’activité débordante de la jeunesse.On y voit se succéder les divers domaines où peut se manifester la volonté d’être utile et de rendre service aux autres.Ce qui nous plait davantage, dans ce manuel, car c’en est un, c’est l’importance que l’on donne à la formation religieuse des élites.On ne saurait jamais trop y insister.Il faut toujours des chefs, et les chefs seront d’autant mieux à leur place qu’ils auront une formation religieuse des plus soignées.Il faut le répéter souvent, le naturalisme a été la ruine de bien des entreprises, pourtant dignes d’un meilleur sort.C’est dire que le surnaturel a sa place toute marquée dans les œuvres de jeunesse.Nous conseillons cet ouvrage à tous les prêtres, et surtout à ceux qui dans des paroisses ouvrières ont à s’occuper d'organisations.Même ceux de la campagne profiteront des leçons précieuses, des sages conseils qu’on y donne.Ne l’oublions pas, les auteurs de ce livre, sont des hommes expérimentés qui ont couché sur le papier ce qu’ils ont appris au contact des jeunes gens de France, tout désireux de travailler au relèvement social de leur pays.La belle lettre-préface de Monseigneur l’évêque de Tarbes et de Lourdes et la préface de M.Georges Goyau en sont une haute recommandation.A.R.Georges Guitton.Lu vie ardente et féconde de Léon Harmel.Un volume de 305 pages.Action Populaire.Aux Éditions Spes, Paris 1929.Léon Harmel, le bon pcre, est loin d’être un inconnu.Tous ceux qui s’occupent tant soit peu d’œuvres et d’organisations sociales savent aller chercher dans sa vie les exemples qui instruisent et réconfortent.Mais ce beau volume qui raconte son existence, ramène à nouveau ce grand catholique, ce grand ami du peuple à la surface.L’auteur appelle ardente et féconde la vie qu’a menée Léon Harmel.Rien de plus vrai.Et cette vie, elle a été féconde paree-qu’elle a été ardente, elle a été ardente, parce que Léon Harmel puisait dans son grand esprit de foi, dans son grand esprit surnaturel la force dont il avait besoin pour mener à bonne fin toutes ses entreprises.Toute sa vie durant il a mis en pratique la doctrine sociale catholique.Dès lors, ce volume est on ne peut plus actuel, puisque le pape demande que l’on fasse l’éducation sociale de la jeunesse.Cette belle vie lui apprendra à nouveau comment, dans le monde, tout en travaillant à améliorer sa condition, on doit tout le même songer au bonheur des autres et ne pas se réfugier dans un égoïsme dont sont coutumiers trop de gens qui ont réussi.L’existence de Léon Harmel montre une fois de plus que le capital et le travail sont faits pour s’entendre.A.R. LES LIVRES 65 E.Peielauue.La destinée humaine.Un volume «le 280pages.Collection de la vie chrétienne, n° 10.Bernard Grasset, Paris 1930.L’auteur, le R.P.E.Peillaube, si avantageusement connu dans le monde philosophique, commence par démontrer l'existence de la destinée humaine, puis il en dit la nature.Mais cette destinée, nous devons la réaliser.Pour cela, il y a deux moyens, les moyens internes qui sont la grâce sanctifiante, les vertus chrétiennes et les dons du Saint-Esprit.Quant aux autres, les moyens externes, ce sont les modèles que nous devons imiter : Dieu, VHomme-Dieu et la Mère de Dieu.Véritable traité d’ascétisme, oserons-nous dire.Mais pas un traité quelconque.Et ce qui fait la valeur exceptionnelle de cet ouvrage, c’est l’exposé clair, simple, heureusement ordonné du mécanisme de la grâce, des vertus et des dons du Saint-Esprit.Questions sans doute, traitées depuis toujours.Mais on peut difficilement les traiter mieux.Ce volume s’adresse au grand public.A la bonne heure! Il faut que nos catholiques soient de plus en plus au courant de ce qu’ils sont en réalité.Combien, parmi eux, apprennent-ils vraiment cette vie divine qui est en nous une réalité, sans doute mystérieuse, mais aussi vraie que notre âme, que notre intelligence.Le dixième de la célèbre collection de la vie chrétienne, ce volume en est certainement l’un des meilleurs.A.R.I.— Abbé Jean Dermine.La doctrine du mariage chrétien.Un volume de 261 pages, 3e édition.Société d’études morales, sociales et juridiques, 11, rue des Récollets, Louvain, 1930.II.— Georges Legrand.Précis de sociologie.Un volume de 332 pages, même endroit, 1929.I.— La doctrine du mariage chrétien, elle est battue en brèche dans bien des pays, même chez nous.C’est dire que cette doctrine, on la doit exposer, on la doit défendre de plus en plus.Eh 1 II.bien voici un livre de taille à bien mener le combat.Sans doute ce n’est point un traité du mariage, mais c’est un ouvrage de vulgarisation où rien ne manque.Rendu déjà à sa troisième édition, voilà une preuve de sa grande valeur.Nous aimerions voir ces bonnes pages entre les mains de tous nos laïques, jeunes gens et hommes mariés, voire femmes et jeunes filles.Tous y trouveront remarquablement exposée la vérité concernant le mariage, puis aussi la réponse à tant de sottes objections, lesquelles, malheureusement sont bien accueillies dans trop de foyers.II.— Ce précis de sociologie sort de la plume du maître, partout avantageusement connu, Georges Legrand.C’est un exposé suc- 66 Le Canada français cinct, clair, des théories sociales échelonnées le long des siècles et dont le but est de régler les problèmes qui naissent de l’inégalité nécessaire des classes.On sait que chacun propose son remède, apporte sa solution.Tout ce que l’auteur enseigne, on peut l’accepter, puisque, contrairement, à tant d’autres, il donne la primauté au spirituel.En effet le progrès matériel, ce n’est pas tout.Ou mieux, il n’est rien, si l’autre, le progrès moral, n’a point la préséance.A.R.Thomas a Kempis.L'Imitation de Jésus-Christ.Texte latin scrupuleusement conforme au manuscrit original (1441) de Thomas a Kempis et traduction française entièrement nouvelle et rythmée par le R.P.René Compaing, S.J.Un volume de 503 pages.Maison Alfred Marne et Fils, Tours, 1930.L’Imitation de Jésus-Christ est un livre qui ne vieillit point.Quelques-uns refusent que Thomas a Kempis en soit l’auteur.Le R.P.Compaing, qui présente une traduction entièrement nouvelle de cet ouvrage, soutient l’opinion traditionnelle.il donne une préface du R.P.Fleury, écrite depuis longtemps, qui, avec preuves à l’appui, attribue Y Imitation à Thomas a Kempis.Quoi qu’il en soit, disons que cette édition toute neuve est scrupuleusement soignée.Traduction littérale, bien française, typographie incomparable, table alphabétique des plus exactes, voilà ce que nous trouverons dans ce livre qui fait grandement honneur au R.P.Compaing.Il faut toujours en revenir à l’imitation de Jésus-Christ.C’est toute la perfection.Et ces pages qui ont nourri tant de générations d’âmes pieuses, restent de plus en plus actuelles.A.R.I.— Cyril Mabtindale, S.J.Saint Ignace de Loyola.Un volume de 173 pages.Tardait de l’anglais par Abel Dechène, S.J.P.Lethielleux, libraire-éditeur, 10 rue Cassette, Paris (VI), 1930.II.— Dr R.W.Hynek.Konnersreuth, à la lumière de la science médicale et pychologique.Un volume de 199 pages.Traduit du tchèque par O.-A.Tichy.Pierre Téqui, libraire-éditeur, 82 rue Bonaparte, Paris, 1929.I.— Cet ouvrage n’est pas une biographie du fondateur de la Compagnie de Jésus.C’est plutôt une étude de psychologie.L’auteur envisage Ignace de Loyola sous trois aspects : le converti, le chef et Vhomme intérieur.Points de vues personnels qui démontrent que le R.P.Martindale connaît bien son glorieux père.Saint Ignace de Loyola n’a plus besoin de défenseurs.Aussi bien, tel n’a pas été le but du célèbre jésuite anglais en écrivant ces LES LIVRES 67 pages où l’humour caractéristique de sa race suinte abondamment.Mais ce portrait bien brossé campe une fois de plus dans son vrai cadre le soldat de Pampelune qui en faisant la guerre préludait à d’autres combats autrement plus rudes.Et la vérité nous oblige à dire qu’il a passablement réussi ! II-— Qui n’a entendu parler de la stigmatisée de Konnersreuth, Thérèse Neumann ?Voici un livre qui raconte les faits étranges, les prodiges qui se passent dans ce petit coin de l’Allemagne.Et l’auteur, qui connaît bien son affaire, conclut au surnaturel.Avouons que son étude est très objective.Il ne raconte que ce qu’il a vu, ce dont il a été maintes fois témoin.Il a reçu de part et d’autre de hauts témoignages d’une approbation sans réserve.C’est dire qu’il mérite d’être entendu dans ce débat qui n’est pas près de finir.A.R.I- ' R- P- Xavier Mabchet, A.A.La merveilleuse vie de Bernadette, la voyante de Lourdes, avec lettre-préface de Mgr Florent du Bois de la Ville-rabel, evèque d’Annecy.Un volume de 302 pages.Pierre Téqui, Paris, 1930.Librairie Garneau, Québec.II- O.S.B.Vie de la Mère Marie-Anne Regis Filliat, lit, 1 -10:23¦ Un volume de 353 pages.Pierre Téqui, Paris, 1930.Librairie Garneau, Québec.I- Bernadette Soubirous a une célébrité mondiale.Aussi bien l’auteur de cette vie nouvelle n’a-t-il pas pour but de la faire sortir de 1 obscurité.Mais il veut montrer tout le merveilleux de cette vie humble, tout le surnaturel de cette existence dépensée, treize ans durant, dans un cloître.Pages intéressantes au suprême où, dans un raccourci lumineux, sont narrées les différentes apparitions.Et, après cela, des aperçus nouveaux qui renseignent bien sur l’âme de la Bienheureuse.Œuvre d’historien et de psychologue, voilà comment se présente cet ouvrage du R.P.Marchet.Souhaitons une très large diffusion à ce volume remarquable sous tous les rapports II- C est la vie d’une religieuse de la visitation Sainte-Marie qui est racontée dans ce livre dont l’auteur a voulu garder l’anonymat.La Mère Anne-Régis Filliat, était une personne fort intelligente, d un équilibre rare, et d’un bon sens plus qu’ordinaire.Supérieure plusieurs fois, fondatrice du monastère de Vassieux, dans ces postes de confiance, elle a fait preuve d’une lucidité d’esprit, d’une sûreté et d’une finesse de jugement que l’on ne saurait trop louer.Les maîtresses de novices trouveront dans les instructions données à ses filles par la Mère Anne Régis Filliat des enseignements qui pourront leur être utiles.A.R. Le Canada français 68 Chanoine Henri Morice.L’art de parler au peuple.Un volume de 2C5 pages.Maison Aubanel Frères, Avignon 1929.Voulez-vous avoir quelques conseils judicieux et pratiques qui vous rendront service lorsque vous aurez à parler en public ?Achetez ce nouvel ouvrage du chanoine Morice, et vous ne le regretterez point.Le distingué chanoine a condensé dans ces pages, et d’une façon très nouvelle et très personnelle, tout ce que les autres auteurs ont dit en cette matière.Sans compter que le tout est présenté en un style clair, vif, un style dont est coutumier cet auteur à qui nous devons plusieurs ouvrages de haute valeur.Nous conseillons ce volume aux élèves de nos grands séminaires et des scolasticats.A.R.I.— Jean Bernard.Vive Jésus que j’aime I Un volume de 91 pages.Aubanel Frères, Avignon, 1930.II.— Henri Martin, P.S.S.La paternité spirituelle du pretre.Commen- taire du Pontifical.Un volume de 147 pages.Aubanel, fils aîné, Avignon, 1930., TT .III.— R.Lortal, p.s.s.La certitude sur Vexxstence de Dieu.In volume de 61 pages.Aubanel, fils aîné, Avignon, 1930.I.— Huit instructions données à des enfants.Modèle du genre.Quand on songe à la difficulté de parler à un tel auditoire, et surtout.de s’en faire écouter ! Livre à répandre, qui rendra service aux prêtres du ministère, aux aumôniers de couvents, et aussi, aux prêtres professeurs dans nos collèges et séminaires.II.— Le pontifical contient des richesses inconnues.M.l’abbé Henri Martin, prêtre de Saint Sulpice.vient de nous le rappeler dans ces pages sobres mais très substantielles.Les ordinands trouveront dans ce volume des sujets incomparables de méditation.III.— Les preuves métaphysiques de l’existence de Dieu, les cinq voies qui nous y conduisent, M.1 abbe Lortal en parle d une façon compétente et autorisée.Les professeurs de philosophie aimeront ce petit traité qui leur rendra de signalés services.A.R.I.—Gaston Radeau.Apologétique.Un volume de 176 pages Bibliothèque catholique des sciences religieuses.Blond & Gay, Paris 1J3U.II R.p.M.Briadlt.Polythéisme et fétichisme.Un volume de 194 pages.Même collection, Bloud & Gay, Paris, 1929.„ III — R- p.Janin.Les églises séparées d’Orient.Un volume de 198 pages.Même collection.Bloud & Gay, Paris, 1930.IV.— M.Legrand.Littérature es-pagnole.Volume de DO pages.Meme collection.Bloud & Gay, Paris, 1930. LES LIVRES 69 I.— L’apologétique que fait dans cet ouvrage M.Gaston Ra-beau est ce qu’on pourrait appeler de l’apologétique du dedans.Non certes qu’il nie celle du dehors, la traditionnelle.Mais il prend une autre voie, qu’on ne saurait sans doute condamner, pourvu qu’elle reste dans les justes limites.Il s’attache à l’immédiat, au vécu pour en inférer des arguments en faveur du catholicisme.Et puis il tâche d’initier le lecteur à la pensée catholique contemporaine, si riche, si abondante.Et il nous fait plaisir de constater qu’il a mis à contribution l'immortel ouvrage du regretté Père Léonce de Grandmaison, Jésus-Christ.II- — Le R.P.Briault est un ancien missionnaire.Ce qu’il raconte, il en a été le témoin.Ce qui donne une valeur singulièrement prenante à son ouvrage.Il rectifie bien des erreurs, il combat bien des préjugés en train de se faire passer pour l’exacte vérité.III- — Les églises séparées d’Orient ! Quelle question difficile ! Voici un maître qui traite cette question.A le suivre on ne marchera pas dans les ténèbres.IV.— M.Legrand est un spécialiste en littérature espagnole.Ici.il parle de la littérature catholique.En le lisant on éprouvera un besoin nouveau de relire, ou de lire, si on ne l’a fait déjà, sainte Thérèse et saint Jean de la Croix.A.R.I- " Francis Jammes.La vie de Guy de Fontgalland racontée en quelques lignes.Brochurette de 29 pages.Emmanuel Vitte, Lyon, 1930.II- - A.-M.Richer, O.P.Une gloire médiévale, le B.Albert le Grand.Brochurette de 16 pages.VOeuvre des tracts, n° 130, Montréal, 1930.III.— S.S.Pie XI.Encyclique sur l’éducation chrétienne de la jeunesse.Brochure de 54 pages.Nos 194-195, École Sociale populaire, Montréal ,1V.- W ilfrid Guérin, La Semaine sociale de Chicoutimi, impressions (Fun semainier, quelques commentaires.Brochure de 32 pages, N° 191, École Sociale populaire, Montréal,1930.v.— Sœur Allaire, sœur Bernardine, frère Tharcisius.Nos orphelinats.Brochure de 32 pages, N ° 193.École Sociale populaire, Montréal, 1930.I- Le petit Guy de Fontgalland commence à avoir de la célébrité.C’est un astre nouveau qui paraît au firmament de la sainteté.Les grâces obtenues par son intercession sont très nombreuses.M.Francis Jammes trace ici en quelques lignes cette existence merveilleuse.Pages charmantes.H- Le Bienheureux Albert le Grand est bien une gloire médiévale.Il fut non seulement un grand théologien mais aussi un grand saint.Espérons que bientôt cet illustre maître de saint Thomas d Aquin aura les honneurs de la canonisation. 70 Le Canada français III.— La fameuse encyclique sur Véducation chrétienne de la jeunesse que vient de publier Pie XI, mise aussi en brochure, a chance de pénétrer partout.Tract à répandre.IV.— La dernière Semaine Sociale qui a eu lieu à Chicoutimi fut un succès.Pour vous en convaincre lisez ces impressions d’un semainier accompagnées de quelques commentaires.V.— L’entrée à Vorphelinat, son séjour et sa sortie, voilà les trois problèmes traités dans ce tract.Les auteurs en donnent une solution juste parce que basée sur l’expérience.A.R.Élie Maire.Histoire des instituts religieux et missionnaires.Un volume de 343 pages.P.Lethielleux, 10 rue Cassette, Paris.Un des plus instructifs et intéressants volumes parus en ces derniers temps.Et vraiment, cet ouvrage arrive à son heure.On commence déjà, hélas ! à oublier les brillants états de service, rendus par les instituts religieux durant la guerre.Eh ! bien cet ouvrage mettra beaucoup des choses au point.Il a été écrit tout spécialement pour les jeunes gens et les jeunes filles désireux de se renseigner sur les différentes communautés religieuses.Et peut-être après la lecture de ces pages seront-ils plus convaincus qu ils ont la vocation de suivre le Sauveur dans la voie étroite des conseils.A.R.Hermannus Lange, S.J.De Gratia.Tractatus dogmalicus.Herder & Co, Fribourg, 1930.Le livre du R.P.Lange est une belle et intéressante synthèse de la théologie de la grâce, comprise et expliquée à la lumière douteuse des principes molinistes.La doctrine de 1 éminent professeur, comme celle de l’école qu’il représente, se préoccupe surtout de rester humaine, au sens le plus légitime du mot, et elle y réussit à merveille.Mais elle y gagnerait, croyons-nous, à être plus divine.Le Molinisme a le souci constant de sauvegarder les exigences de la liberté humaine, mais il ne tient pas assez compte des exigences, plus grandes encore, de l’action souverainement efficace de la grâce dans les âmes.Sous prétexte de soustraire la volonté créée à l’action déterminante de Dieu, il aboutit presque fatalement à soumettre Dieu lui-même à l’action déterminante de ses créatures.Le traité du R.P.Lange est bien fait.Il se recommande surtout par son allure méthodique et la richesse de sa documentation.Nous en conseillons volontiers la lecture et 1 étude attentive à LES LI VUES 71 tous ceux qui ont à cœur de bien saisir la pensée moliniste au sujet de la grâce et des problèmes de la vie surnaturelle.F.V.I-— E.DevAUD.La personnalité surnaturelle d'un jeune garçon, Guy de Fontgalland.tTn volume de 103 pages.Emmanuel Vitte, éditeur, Lvon.1930.* II — Le cinquantenaire de l’arrivée des Pères Rêdemptoristes à Sainte-Anne-de-Beaupré.Un volume de 135 pages.Les Annales, Sainte-Anne-de-Beaupré, 1930.I.— Le jeune Guy de Fontgalland fait beaucoup parler de lui.Ce volume est une sorte de psychologie de sa personnalité.Elle pénètre dans la vie surnaturelle de cet enfant qui aura, nous l’espérons, les honneurs de la canonisation.IL— Au mois de septembre dernier les RR.PP.Rêdemptoristes de Sainte-Anne-de-Beaupré ont célébré solennellement le cinquantenaire de leur arrivée à cet endroit.Le compte rendu des fêtes a paru déjà dans les annales avec quelques pages d’histoires de cette fondation.Heureuse idée d’avoir mis en brochure ces pages destinées à perpétuer et à faire aimer davantage les œuvres florissantes des fils du glorieux saint Alphonse au Canada.A.R.L— P.Henri Fouqueray, S.J.Martyrs du Canada.Un volume de 300 pages.P.Téqui, Paris, 1930.Librairie Garneau Ltée, Québec.II.— Entretiens spirituels du R.P.de Ravignan, recueillis par les Enfants de Marie, couvent du Sacré-Cœur, Paris.Un volume de 300 pages.P.Téqui, Paris, 1930.Librairie Garneau, Ltée, Québec.L Le R.P.Fouqueray est mort avant d’avoir complètement achevé son ouvrage.C’est le R.P.Alain de Becdelièvre qui l’a terminé.Cette œuvre posthume paraît au moment de la canonisation.C’est dire que ce volume est tout actuel.Écrite sobrement, appuyee sur les meilleurs et les plus authentiques documents, cette nouvelle histoire des martyrs canadiens est bien propre à faire aimer et imiter davantage ces héros de la foi qui propagèrent 1 Évangile en notre Canada qui leur reste toujours reconnaissant.IL^ Personne n a jamais mis en doute la haute, l’intense vie intérieure du P.de Ravignan.Ces pages nous révèlent cette âme d élite, ce directeur de conscience si recherché, parce que très éclairé.Ces entretiens, publiés pour une seconde fois, seront très bien accueillis par les religieux et religieuses, par les prêtres, bref, par tous ceux qui ont le souci de leur sanctification.A.R. 72 Le Canada français Abbé René Bethléem.L’éducation en exemples.Un volume de 19‘J pages.Maison Aubanel Frères, Avignon, 1929.Cet ouvrage fait suite à l’autre du même auteur, le Catéchisme de VEducation.Exemples bien choisis, spirituels, actuels, qui montrent une fois de plus combien l’éducation, et surtout l’éducation religieuse doit être soignée.Nous le recommandons tout spécialement aux professeurs.A.R.I.— Les grandes directives de la retraite fermée.Compte rendu des leçons et communications à la Semaine des exercices de Saint Ignace, Versailles, 1929.Un volume de 360 pages.Editions Spes, 1930.IL___Abbé Quinet.Carnet de préparation d’un catéchiste.Notes pédago- giques.Il— Grâce et sacrements.Un volume de 401 pages.Éditions Spes, Paris, 1930.J.— Du 2 au 6 avril 1929, s’est tenue à Versailles la première semaine des exercices de saint Ignace.Ce volume contient le texte des leçons, des communications faites durant ces jours.Initiative excellente que celle-là.Il est bon, en effet, que tous ceux qui s’occupent de retraites fermées, avec, à leur base, les exercices de saint Ignace, se réunissent pour discuter les problèmes épineux parfois, qui se posent lorsqu’d s’agit de la direction des âmes.Ces pages nous racontent les efforts tentés ici et là, et nous donnent le résultat de différents essais.Et donc, pages éminemment instructives que nous recommandons fortement aux membres du clergé.Ce volume contient le texte intégral, en latin et en français, de l’Encyclique Mens nostra sur les exercices spirituels.|X___Le premier volume de 1 abbé Quinet, qui traite du dogme, est déjà rendu à son septième mille.C’est dire tout son mérite.Le présent volume qui traite de la grâce et des sacrements présente les mêmes qualités que le premier : clarté d’exposition, explication simple, solution des difficultés à la portée des enfants, langue théologique qui est complètement en marge de 1 abstrait, de l'irréel, voilà ce que nous trouvons tout spécialement dans cet ouvrage.Il va sans dire que les prêtres du ministère devraient tous se le procurer.Directeur-Gérant : M.l’abbé Arthur ROBERT.Des ateliers de I'Action Sociale, Limitée 103, rue Sainte Anne, Québec
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