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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
No 12-15. Corrigeons-nous!
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1931-03, Collections de BAnQ.

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NO 12 CORRIGEONS-NOUS ! Horloge grand-père Cette appellation est une traduction littérale de l’anglais grandfather’s clock.L’appellation consacrée par le bon usage, en France, pour désigner l’horloge pourvue d’un long balancier et logée dans une boîte en bois, de forme rectangulaire et de grande dimension, est pendule à gaine.On peut dire aussi horloge à gaine, car le mot horloge est un terme générique.La pendule est une horloge portative d’appartement, dont le mouvement est réglé parles oscillations d’un balancier, d’un pendule.Fouyer Lc fouyer, chez nous, est la grande i ierre plate qui sert de foyer dans une cheminée et qui s’étend au-devant de celle-ci, ou bien la grande pierre plate sur laquelle est placé le fourneau de cuisine.Dans le premier cas, le fouyer est la pierre ou la dalle du foyer ; dans le second, c’est une dalle.Chaufferette électrique, chaufferette à l’huile La chaufferette est un petit appareil de chauffage servant ordinairement de chauffe-pieds ou de chauffe-lit.La chaufferette n’est guère en usage au Canada.L’appareil de chauffage auquel nous donnons communément le nom de chaufferette est un radiateur ou un poêle, selon la forme qu’il a.Notre chaufferette électrique (de forme parabolique) est un radiateur électrique ; et notre chaufferette à l’huile (dont la forme ressemble à celle des poêles genre tortue) est un poêle à pétrole.Celui-ci s’appelle aussi calorifère à pétrole, en France.Caille, calorifère C’est à tort que nous donnons les noms de caille ou de calorifère à l’assemblage de tuyaux qui, dans le chauffage à l’eau chaude ou à la vapeur, s’installent dans les pièces parce qu’ils offrent une grande surface de rayonnement. Caille est une déformation du terme anglais coil, qui sert à désigner cet assemblage de tuyaux.Calorifère se dit de tout l’appareil de chauffage, de l’ensemble de la chaudière et des tuyaux servant au chauffage, mais non des seuls tuyaux d’une pièce.Il faut dire radiateur.Gril, trépied, tripied Le gril est un ustensile de cuisine dont on se sert pour faire rôtir de la viande ou du poisson sur le charbon.Pour désigner l’ensemble des barres de fer sur lesquelles on place le charbon dans un foyer de fourneau, de poêle, de chaudière, il faut dire grille.Ex.: La grille du poêle, la grille de la chaudière ; non pas le gril du poêle, le gril de la fournaise.Nous donnons aussi les noms de gril, grille, ou de trépied, tripied, à la tablette mobile, généralement trouée, qui divise en deux le four d’un poêle ou d’un fourneau.En France, cette tablette s’appelle étagère du four.Trépied, tripied s’emploient aussi, chez nous, pour désigner un support à quatre ou six pieds.Trépied ne peut se dire que d’un support à trois pieds.Boiler, bâleur Le mot anglais boiler, que nos gens prononcent souvent bâleur, s’emploie chez nous pour désigner, non seulement une chaudière à vapeur, mais encore : 1° le grand réci- pient en cuivre ou en acier dans lequel s’accumule l’eau que le fourneau de cuisine, le poêle ou la chaudière a réchauffée pour les besoins de la maison (lavage, bain, etc.) ; 2° le petit récipient qui fait partie d’un fourneau ou d’un poêle et dans lequel s’échauffe l’eau qu’on y a versée ; 3° le vase de métal à panse, recouvert d’un couvercle et parfois muni d’un robinet, qu’on emplit pour faire bouillir de l’eau ; 4° le grand vase, généralement de forme oblongue, dont on se sert pour faire bouillir le linge qu’on lessive.Dans le premier cas, le bâleur est un réservoir à eau chaude ; dans le second, un réservoir à eau chaude ou une chaudière ; dans le troisième, une bouilloire ; dans le quatrième, une lessiveuse, une chaudière à lessive.Réchaud de poêle La partie du poêle ou du fourneau dans laquelle on fait chauffer les assiettes, on tient les mets au chaud, s’appelle étuve, non pas réchaud.Le réchaud est un ustensile de ménage pour faire chauffer ou cuire des mets, ainsi qu’un ustensile faisant partie du couvert, dans le service de table à la française, et dont on se sert, dans la salle à manger, pour empêcher le refroidissement des mets.Petite porte, tirette du poêle, de la fournaise Nous donnons généralement ces noms à la petite porte à coulisse qui se trouve dans la porte du foyer ou du cendrier de nos fourneaux, de nos poêles, de nos chaudières.Cette petite porte doit s’appeler registre.Plaques (de poêle) Une plaque est une lame de métal, le plus souvent destinée à être appliquée sur une surface plane.Ainsi, le dessus d’un fourneau est ordinairement formé d’une plaque ; de même le haut et le bas d’un four de fourneau ou de poêle s’appellent plaque de dessus et plaque de dessous du four.Ou peut aussi appeler flaque de poêle la lame de métal qui se place sous le poêle ou le fourneau, pour protéger le plancher.Mais c’est à tort que l’on donne quelquefois, chez nous, le nom de plaques aux briques qui se placent autour du foyer des fourneaux ou poêles à charbon.Ces plaques sont des briques réfractaires.Clef de poêle Nous donnons le nom de clef de poêle à la petite pièce de fonte dont nous nous servons pour enlever ou remettre les rondelles du poêle.La clef d’un poêle est une tout autre chose : c’est le disque placé dans le tuyau pour activer ou ralentir le tirage, en ouvrant ou fermant le passage.Les noms de clef ou poignée de rondelles semblent mieux appropriés.Pinces Les pinces sont de petites tenailles servant à différents usages dans les métiers, en chirurgie, etc.Ainsi, il y a des pinces de forgeron, des pinces à ligatures, etc.La sorte de pince qu’on emploie pour arranger le feu ne doit pas porter le nom de pinces, mais bien celui de pincette ou de pincettes.Les deux se disent ; pincettes est cependant plus usité Ex.: La pelle et les pincettes de la cheminée.Electrolier, gaselier Ces mots, malgré leur terminaison française, appartiennent à la seule langue anglaise.En français, il faut employer les termes suspension, lustres, plafonniers ou appliques murales pour désigner les appareils d’éclairage à l’électricité ou au gaz, que nous désignons sous le nom d’électroliers ou de gaseliers.Braquette Nous donnons le nom de braquettes aux plaques fixées au mur et portant une ou plusieurs branches de candélabre.C’est là un anglicisme.Le terme français est applique murale, ou applique tout court.Switch L’appareil destiné à interrompre le passage d’un courant électrique dans un circuit conducteur et qui s’appelle switch en anglais, est un interrupteur.11 y a des interrupteurs rotatifs, des interrupteurs à pression, des interrupteurs à levier, des interrupteurs à ressort, etc.Le Comité d’étude de la Société du Parler français au Canada.(Conservez ce feuillet.— A suivre.) NO 18 CORRIGEONS-NOUS ! Fuse Le petit appareil qu’on intercalle dans un circuit électrique pour protéger contre toute détérioration provenant d un accroissement accidentel de l’intensité du courant, s appelle en français coupe-circuit, et l’espèce de bouchon qui en fait partie et que nous désignons sous le nom de fuse est un fusible.Three-way On connaît ces modèles d’interrupteurs qui permettent d’allumer et d’éteindre une lampe électrique de deux endroits différents.Nous les appelons souvent three-way, d’après leur nom anglais.Les Français leur donnent le nom d’interrupteurs va-et-vient.Socket Nous donnons ce nom à l’appareil qui sert à relier la lampe électrique aux fils conducteurs.Ce mot est anglais.Son équivalent français est douille.Il y a des douilles à clef, des douilles à chaînette, et des douilles sans clef ni chaînette dites douilles ordinaires.Plug Encore un mot anglais à éviter.Le socle isolant, le plus souvent en porcelaine, que l’on fixe au plancher ou au mur pour y amener le courant dont on peut avoir besoin pour installer des lampes portatives, pour actionner des aspirateurs de poussière, etc., s’appelle en français prise de courant.Le petit appareil qui est fixé au bout des deux fils souples aboutissant à la lampe portative ou à l’aspirateur et qui porte deux broches pouvant s’engager dans la prise de courant est un bouchon de prise, ou une fiche. Globe électrique Le petit vase de verre qui renferme le conducteur d’une lampe électrique s’appelle lampe électrique, ampoule électrique, non pas globe électrique.Le verre d’une lampe est dépoli ou poli, et non glézé ni déglézé, mots qui viennent de l’anglais glazed.On peut dire lampe opaline pour lampe à verre dépoli.Chaise empaillée Une chaise empaillée est une chaise dont le siège est garni de paille tressée.C’est donc à tort que nous donnons le nom de chaises empaillées à des chaises dont le siège est garni de matières autres que la paille, telles que bandes d’écorce d’orme tressées, éclisses de frêne entrecroisées, lanières de cuir ou de peau entrecroisées, ficelles entrecroisées, etc.A défaut de termes spécifiques, disons: chaises à fond d’écorces d’orme, à fond de lanières de cuir, de peau, à fond de ficelles, etc.Fonçure Ce terme n’a plus cours dans le français d’école.Il est donc incorrect de dire : fonçure de chaise.Il faut dire fond de chaise.Buffet Nous désignons quelquefois sous le nom de buffet un meuble de chambre, haut, fermé par des battants et servant à serrer le linge, les couvertures de lit, les vêtements.Ce buffet est une sorte d’armoire.Salle à dîner Les Anglais donnent à la salle où ils mangent le nom de dining-room.C’est commettre un anglicisme que de l’appeler salle à dîner ; cette locution n’a pas cours en France ; on dit toujours salle à manger. Side-board C’est barbariser que de donner à l’armoire de salle à manger le nom de side-board ; et les déformations de ce mot anglais (sac-bord, sague-bord, sague-baude, saille-bord) ne valent pas mieux.Disons tout simplement buffet.Volet, panneau La partie mobile d’un plateau de table pliante est un abattant.C’est à tort que nous lui donnons le nom de volet ou de panneau.Les panneaux qu’on dispose entre les deux parties du plateau d’une table qui s’ouvre par le milieu s’appellent rallonges, et cette table porte elle-même le nom de table à rallonges.Quant aux sortes de rallonges qui s’adaptent de chaque côté de la table ronde, en épousant sa forme, ce sont des bouts de table.Tirette (de table) La petite pièce de bois que l’on tire de dessous la table pour maintenir horizontales les parties du plateau ordinairement rabattues, s’appelle coulisseau, non pas tirette.De même la planchette à coulisse qu’on tire à l’extrémité d’une table pour l’allonger est une rallonge, non une tirette.Patte de table Le support d’une table s’appelle pied, non pas patte.Et le pied pivotant que l’on tire de dessous une table pour maintenir horizontale une partie mobile du plateau porte le nom de patin.Centre de table, épergne La grande pièce de vaisselle qui occupe le milieu d’une table dans un grand repas porte, chez nous, les noms de centre de table et d’épergne.Le véritable nom de cette pièce est surtout ; on peut aussi dire dormant.Le centre de table est une espèce de nappe qui se place au milieu de la table.Quant à epergne, c’est un mot anglais.Bol Bol est masculin ; il faut dire un bol, et non une bol.Il ne faut pas confondre bol avec tasse.Le bol est plus grand que la tasse, et il n’a pas toujours une anse, comme la tasse.Anneau de serviette L’anneau en métal, en os ou en ivoire, qui sert pour marquer la serviette de chaque convive, le repas terminé, s’appelle rond de serviette.Évidemment, ce n’est pas une faute très grave de dire anneau au lieu de rond : anneau est le terme générique, tandis que rond est le terme spécial.Cloche Nous donnons le nom de cloches aux clochettes ou timbres dont on se sert pour appeler ou pour avertir, dans les maisons ; c’est sonnettes qu’il faut dire.Ainsi, la cloche électrique est une sonnette électrique ; et l’on met une sonnette, non une cloche, sur la table à manger.Toaster, toastier L’appareil qui sert à griller des tranches de pain, à faire des rôties, des toasts, comme on dit en France, s’appelle grille-pain.Toaster est un nom anglais, que les Français commencent cependant à employer, et toastier n’est ni français ni anglais.Le Comité d’étude de la Société du Parler français au Canada.(Conservez ce feuillet.—A suivre.) NO 14 CORRIGEONS-NOUS! Coutellerie Ce mot n’a pas, en France, le sens que nous lui donnons habituellement.En France, il se dit seulement des objet?(couteaux, ciseaux, rasoirs, etc.) que fabriquent ou débitent les couteliers.Chez nous, il sert à désigner un service de couteaux, de fourchettes et de cuillers assortis.Cet assortiment porte, en français, le nom de service de couverts.En conséquence, au lieu de dire : A l’occasion de son prochain mariage, on lui a présenté un cabinet de coutellerie complète, il faut dire : On lui a présenté un service complet de couverts en un écrin gainé.Thétière, théquière, thépot Ces trois mots sont à bannir.Les deux premiers sont des corruptions de théière, et le troisième est un anglicisme, une francisation canadienne de l’anglais tea-pot.Cafière Cafière est un provincialisme qu’il convient de ne pas employer.Disons cafetière, qui est le mot consacré par le bon usage.Escabeau Nous donnons généralement le nom d’escabeau à toute échelle à degrés pour appartement.En France, on réserve généralement le nom d’escabeau au marchepied à deux ou trois degrés ; quand cette échelle a plus de trois marches, elle prend le nom de marche pied.Quant aux chaises dont les parties se développent de manière à former un escabeau à quelques gradins, ce sont des escabeaux-chaises ou des chaises-escabeaux. Petit banc Nous donnons le nom de petit banc à un banc bas et peu élevé dont on se sert pour atteindre des objets élevés.Ce petit banc est un escabeau.Mop Les balais à laver les planchers s’appellent en France balais-laveurs, faubers ou vadrouilles.Mais le mot anglais mop n’y a jamais eu cours.Il faut donc éviter de l’employer, non seulement pour désigner les balais à laver, mais aussi les houppes à poudrer et les houppettes.Nous donnons aussi le nom de mop à l’appareil en métal, avec serrage à ressort et manche de bois auquel on fixe les torchons servant à laver les planchers.Cet appareil s’appelle, en France, porte-torchon automatique.Linge à vaisselle, à verres Les linges qui servent à essuyer la vaisselle s’appellent torchons, en France, et les torchons qui servent spécialement à essuyer les verres, portent le nom d’essuie-verres.Navette Navette est un excellent mot français.Mais il ne faut pas le confondre avec lavette, qui est le terme à employer pour désigner le linge qui sert à laver la vaisselle.Rouleau Rouleau se dit chez nous, non seulement du rouleau auquel on suspend un essuie-main sans discontinuité dans sa longueur, mais encore de l’essuie-main lui-même qui est suspendu à un rouleau.Cet essuie-main s’appelle touaille ; mais ce terme commence à vieillir.Ne disons donc pas : Changer le rouleau ; mais bien : Changer l’essuie-main du rouleau, ou : Mettre un nouvel essuie-main sur le rouleau. Guipon, guenillon Ces deux mots sont français.Guipon se dit, en termes de marine, du gros pinceau formé de morceaux d’étoffe de laine, avec lequel les calfats étendent le brai ; et guenillon a le sens de petite guenille.Chez nous, ces deux termes servent à désigner le linge grossier avec lequel on lave le plancher.Nos guipons et nos guenillons sont des torchons, des torchons à laver le plancher.Plumât Ce mot n’appartient pas au parler français du bon usage.La sorte de balai de plume que l’on emploie pour épousseter est un plumeau ou un plumail.Porte-ordures Ce terme n’est pas français.L’ustensile de ménage dans lequel on met les poussières, les ordures, la bourre, etc., qu’on a ramassées sur les planchers, s’appelle pelle à poussière.Fanal F anal se dit surtout d’une grosse lanterne.Les lanternes dont on se sert pour éclairer les villages, par exemple, sont des fanaux.Pour designer l’ustensile de ménage fait ou garni d une matière transparente (généralement un globe), dans 1 quel on place une lumière à l’abri du vent, il vaut mieux dire lanterne.Le fanal à l'huile dont on s’éclaire dans les granges, etc., est une lanterne à pétrole.Si l’emploi de fanal pour lanterne est si répandu chez nous, c’est sans doute parce que les marins ont l’habitude de donner le nom de fanal à leur lanterne.Brûleur, borneur On peut fort bien donner le nom de brûleur à l’appareil employé pour faciliter la combustion du gaz dont on se sert pour 1 éclairage ou le chauffage.Mais ce terme ne saurait designer la partie d une lampe, d un luminaire quelconque, au-dessus de laquelle s'élève la flamme.Le mot usité est bec.Borneur, de même que beurneur, est une francisation canadienne du mot anglais burner, qui sert à désigner le bec de lampe.Chaudronne Nous donnons le nom de chaudronne au chaudron qui n’est pas de fer.Le mot chaudronne n’est pas français.Il faut dire chaudron, quelle que soit la matière dont l’ustensile est fait.Bombe, canard Ces termes sont d’usage général, chez nous, pour désigner les bouilloires de cuisine.Ce sont des canadianismes qui ne manquent pas de pittoresque, mais dont il convient d’éviter l’emploi dans le langage soigné.Poêlonne Ce mot n’est pas français.Disons poêle ou poêlon, lorsqu’il s’agit de désigner l’ustensile de cuisine à longue queue, servant à frire, à fricasser, à faire des omelettes, des crêpes, etc.Le poêlon est une petite poêle.Tôle Tôle ne s’emploie, en français, que pour désigner le fer réduit en lames par le battage ou le laminage et dont on se sert pour faire des poêles, des toits et d’autres ouvrages-Il est incorrect d’employer ce terme pour nommer les ustensiles de cuisine qui servent à faire rôtir des viandes ou à faire cuire du pain.Il faut dire lèchefrite, rôtissoire, plat à gratin, plat à rôtir, cuisinière, dans le premier cas, et moule à pain dans l’autre.Le Comité d’étude de la Société du Pakler français au Canada.(Conservez ce feuillet.— A suivre.) NO 15 CORRIGEONS-NOUS ! Casserole, sassepanne, sassepinte, chassepinte, chas- sepanne La casserole est un vase cylindrique à queue et a fond plat, où l’on fait cuire divers aliments ; c est 1 ustensile de cuisine trop souvent appelé chez nous sassepanne, sassepinte, chassepanne ou chassepinte, d’après son nom anglais sauce-pan.Casserole est usité chez nous avec deux autres sens.Il se dit du réceptacle mobile, placé au-dessous du foyer d un poêle, d’un fourneau, etc., dont il est sépare par la grille, et destiné à recevoir les cendres, ainsi que des ustensiles de cuisine servant à faire rôtir des viandes, a faire cuire des tourtes, des pâtés, des gâteaux, du pain, etc.Ces ustensiles sont des cuisinières, des plats à gratin, des lèchefrites, des plats à rôtir, à cuire, des tourtières, des moules à gâteaux, à pain, etc., et la casserole du poêle, du fourneau, est un cendrier.Panne Ce mot s’emploie, chez nous, pour désigner l’ustensile dans lequel on fait cuire le pain.C’est là un anglicisme.Il faut dire moule à pain.De même, panne n’est pas français au sens de poêle, poêlon.Passoir, passe L’ustensile creux, à pieds ou à manche, à fond percé de trous plus ou moins fins pour passer des jus, des légumes en purée, etc., est une passoire, non pas un passoir, ni une passe.Il y a des passoires à tisane, à thé, à sauce, à légumes, à purée, etc.Les passoires dont le fond est formé par une toile métallique sont, à proprement parler, des tamis, des couloirs.Quant à celles qui servent spécialement à écu- mer Le pot, à faire égoutter quelque chose, ce sont des écumoires ou des égouttoires, selon le cas.Le mot passoir n’est pas français.Quant à passe, il peut fort bien se dire du permis d’aller gratuitement d’un lieu à un autre sur le chemin de fer, un bateau, etc.; d’un passage étroit entre deux terres, deux écueils; de la petite somme qui sert d’appoint pour le paiement ; de la partie d’un chapeau de femme, d’un bonnet, qui couvre le devant de la tête ; mais il n’a pas en français le sens de passoire.Moulin aux œufs L’ustensile de cuisine dont on se sert pour battre les œufs est un batteur à œufs, un fouetteur, non pas un moulin aux œufs.Moulin à crème à la glace Le petit appareil qu’on emploie pour congeler les préparations à glacer, particulièrement les crèmes, en faisant tourner dans un seau rempli de glace le vase qui renferme ces préparations, n’est pas un moulin à crème à la glace, mais tout simplement une sorbetière.Il sert à préparer des sorbets comme des glaces.Jarre, canne, pot Nous désignons sous le nom de jarre, de canne ou de pot le vase cylindrique de verre qui sert à contenir les conserves (confitures, cornichons, etc.).C est bocal qu il faut 1 appeler.La jarre est un grand vaisseau de terre cuite vernissée, à large ventre, et à deux anses, où l’on conserve de l’eau, de l’huile, etc.Notre locution jarre est la francisation de l’anglais jar, équivalent de bocal.De même canne est une francisation canadienne de 1 anglais can, qui se dit de divers pots.Quant à pot (à confiture, à cornichons), il est français ; mais il est usité en France en parlant du vase dans lequel on sert les confitures, les cornichons, non pas du vase dans lequel on les conserve. Plat à vaisselle Le vase dans lequel se fait le nettoyage de la vaisselle n’est pas un plat, mais une bassine.Il faut donc dire bassine à vaisselle, au lieu de plat à vaisselle.Tranche Tranche est un excellent mot français.Il se dit de la portion plus ou moins mince d’un corps, coupée par une section nette, de la face la plus étroite d’une planche, d’un livre, ainsi que d’une sorte de bêche, de marteau tranchant, de ciseau acéré pour couper le fil de fer ; mais il n’est pas usité, en France, pour désigner le tranchet ou couperet à manche, qui est attaché à une planchette et dont on se sert pour hacher du tabac ou pour hacher du sucre d’érable.C’est là un hachoir.Au lieu de tranche à tabac et de tranche à sucre disons hachoir à tabac, hachoir à sucre.Canisse, canistre à l’huile Le mot canisse n’est pas dans les dictionnaires français.Et canistre, qui paraît venir de l’anglais canister, ne vaut pas mieux.L’équivalent français de canisse est bidon.Disons donc bidon à pétrole, au lieu de canisse à l'huile.Balai à roulettes, balai roulant Les balais à brosse circulaire montée sur roues en caoutchouc et recouverte en vue de retenir la poussière, s’appellent chez nous balais à roulettes, balais roulants.Les Français leur donnent le nom de balais mécaniques.Balai électrique C’est là le nom que nous donnons généralement à l’appareil à nettoyage qui est muni d’une turbine tournant à grande vitesse, à l’aide d’un petit moteur électrique, et qui aspire la poussière par une ventouse mise en contact avec le milieu à nettoyer et l’envoie dans un sac.Cet appareil à nettoyage par le vide porte en France le nom d’aspirateur de poussière.Les divers accessoires pour les aspirateurs de poussière portent les noms de tube souple, bouche aspiratrice, brosse, bec aspirateur, etc.Moulin à coudre Le mot moulin se dit, en français, de la machine à moudre du grain et, par analogie, de la machine à broyer une matière quelconque.Ainsi, on peut fort bien dire : un moulin à café, à poivre, etc.; mais la machine qui sert à coudre n’est pas un moulin.C’est tout simplement une machine à coudre.Moulin à laver La machine dont on se sert pour nettoyer le linge est une laveuse (à main ou mécanique) ou tout simplement une machine à laver, non pas un moulin à laver.Cuvette, boile Cuvette est un mot bien français, mais il n’a pas, en France, le sens que nous lui donnons au Canada.Bien qu’il paraisse être un diminutif de cuve, il n’a pas l’acception de petite cuve.La cuvette est un bassin de faïence, de porcelaine, de marbre, servant aux ablutions, ou bien un bassin de faïence, de porcelaine, dont on garnit le siège d’une garde-robe ; c’est ce que l’on appelle bol chez nous.Le grand vaisseau circulaire dont on se sert pour le blanchissage est une cuve, un cuveau, un cuvier, un baquet.On peut aussi désigner sous le nom de cuve à laver le grand vaisseau rectangulaire, à un ou deux compartiments, qui, d’ordinaire, est directement alimenté d’eau froide et d’eau chaude et dont on se sert pour le blanchissage.Le mot boile, auquel nous donnons le sens de cuveau, n’est pas français.Le Comité d’étude de la Société du Parler français au Canada.(Conservez ce feuillet.— A suivre.)
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