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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1932-06, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES Théologie et philosophie \ alentin-M.Breton, o.f.m.La Trinité: histoire, doctrine, piété.Un volume de 239 pages.Collection B'bliothèque catholique des sciences religieuses.Bloud et Gay, Paris, 1931.Ce volume contient trois parties : partie historique, partie dogmatique, partie spirituelle.L’histoire du dogme de la Trinité, elle a déjà été faite par le R.P.J.Lebreton, S.J., professeur à l’Institut Catholique, dans un ouvrage devenu classique, réédité plusieurs fois, et, si nous ne faisons erreur, couronné par l’Académie française.Le R.P.Valentin Breton se reconnaît grandement redevable à l’éminent jésuite.Il ne pouvait certes puiser à meilleure source pour ce qui concerne le mystère des mystères.R faut l’en féliciter.Mais il a consulté d’autres auteurs.La bibliographie abondante de la fin du volume nous le dit suffisamment.Et il a su faire le partage dans ces nombreux documents tour à tour étudiés.De sorte que la lecture de cette première partie nous renseigne bien sur les origines du mystère de la Sainte Trinité.Mystère révélé par Jésus aux apôtres et depuis toujours enseigné par l’Église qui continue sa mission à travers les âges.Quant à la partie dogmatique, l’auteur donne l’enseignement du Concile de Trente.Il effleure en passant les opinions des théologiens pour ce qui regarde le sens à donner à certains termes en usage.Faisant plutôt œuvre de vulgarisation, il n’a pas cru opportun d’approfondir davantage des exposés qui reflètent la mentalité d’écoles théologiques, voire philosophiques, lesquelles se glorifient hautement de leur chef.On ne peut faire mieux.Enfin la troisième partie, la partie spirituelle, la conséquence des deux autres, est riche en aperçus nouveaux.On est étonné de voir toutes les applications pratiques que l’on peut faire de la dévotion à la Très Sainte Trinité dans nos vies quotidiennes.Dévotion, malheureusement trop rare, et que dépassent bien d’autres faites de sentimentalités et de “pieusetés”.Aussi bien ce nouveau volume de la “ Bibliothèque catholique des sciences religieuses ”, en vulgarisant le culte de la Très Sainte Trinité, rendra-t-il plus solide, plus éclairée la vie chrétienne si souvent menacée par des nouveautés creuses, dont le moindre défaut est d’être en marge de la théologie.A.R.Abbé Étienne Carton de Wiart.L’Église.Un volume de 180 pages.Éditions de la Cité Chrétienne, Bruxelles, 1931.__ A l’encontre des Protestants chez qui l’interprétation des Écritures est libre, l’Église Romaine se signale par son unité de I.¦ Canada français, Québec, juin 1932. LES LIVRES 861 croyance, son universalité de doctrine.A elle a été commis le “ Dépôt de la Foi ” qu’elle conserve par son enseignement infaillible, ses définitions autoritaires des dogmes.Cependant les puissances occultes ont bien souvent tenté, non sans succès, d amoindrir son influence, de lui ravir des sujets.Plus que tout autre, notre siècle d’individualisme, par une trop grande liberté de penser et de juger, menace la foi.Aussi importe-t-il à tout catholique de mieux connaître l’Église, sa nature, sa hiérarchie et les devoirs qui en découlent.Dès lors l’Église sera mieux servie et, par elle, son Chef Invisible, Jésus-Christ.C’est ce que déclarait notre Saint-Père le Pape Pie XI, dans son allocution du 7 mars 1931 : “ C’est seulement en servant l’Église que l’on peut avoir la ferme confiance de servir Jésus-Christ.” Pour favoriser et orienter de telles études, Monsieur l’abbé Étienne Carton de Wiart, docteur en théologie, professeur au Grand Séminaire de Malines, a publié ce livre, à la demande d’ailleurs de quelques hommes d’œuvre.Cinq leçons ou conférences remplissent ce volume d’une grande clarté.L’auteur traite avec franchise et prudence les questions qui nous préoccupent : l’obéissance des fidèles, l’infaillibilité pontificale, le pouvoir indirect du gouvernement de l’Église, etc.Il étaye sa these sur des textes scripturaires merveilleusement coordonnés.Puis, apres une breve réfutation des erreurs, il passe aux leçons qu’il dégage avec netteté.Il ne faut pas cependant exiger de l’auteur plus qu’il n’a voulu mettre dans ces pages, et que ne le comportait le cadre d’une modeste conférence.Il a voulu donner des aperçus, faire des suggestions qui ouvrent de larges possibilités aux développements plus amples et aux recherches plus approfondies.Voilà pourquoi il a disposé, après chaque chapitre, un questionnaire approprié, une bibliographie des mieux choisies.Ce livre sera utilisé avec profit dans les sociétés laïques adonnées à l’Action catholique et dans les cercles de jeunes gens (A.C.J.C.).On y trouvera matière à plusieurs causeries intéressantes et pratiques.J.-A.R.Regis Jolivet.Etudes sur le Problème de Dieu.Un volume in-8 écu de 244 pages, chez Emmanuel Vitte, éditeur, Lyon, Place Bellecour, Paris, 10, rue Jean-Bart.1932.Le problème de Dieu préoccupe sans cesse l’esprit humain.L’existence, la nature et les opérations de l’être divin sont le sujet de nombreuses études, et les conclusions de ces études varient selon la diversité des prémisses.La démonstration de l’existence de Dieu selon l’esprit d’Aristote et de saint Thomas est encore la meilleure.La philosophie hostile aux croyances religieuses a voulu chercher d’autres voies pour établir l’existence du premier Être.Elle a fait fausse route.Monsieur Régis Jolivet, dans ces Études, démontre comment trois formes de la pensée philosophique moderne aboutissent né- L& Canada français, Québec, juin 1932. 862 LES LIVRES cessairement à des contradictions.Dieu ne peut être qu’une réalité personnelle et distincte du inonde ; autrement, Il n’est pas.Les principes d Aristote et de saint Thomas nous conduisent là ; les principes des autres écoles n’y mènent point, et leur Dieu n'est plus un Dieu.Etude approfondie et fouillée, ce livre ne peut être que réservé à une élite.Il ne trouvera point preneur dans les bibliothèques de philosophie élémentaire.Nonobstant, les spécialistes le rechercheront et l’étudieront, sans doute, avec plaisir.F.G.E.Beau de Loménie.Qu’appelez-vous Droite et Gauche ?Une brochure de 167 pages.Librairie du Dauphin, 39, rue Vaneau, Paris-VIle, 1931.Une série de réponses, opposées, contradictoires, pour dire ce que signifient droite et gauche.Ces deux mots cachent toute une philosophie des problèmes qui s’agitent de notre temps.Par où l’on voit les tendances diverses des esprits, par où l’on voit aussi combien des questions apparemment très simples deviennent joliment compliquées, lorsqu’on veut en faire le tour, les pénétrer pour en savoir au juste tout le contenu.Ce petit livre nous révèle des états d’âme intéressants, et nous en dit long sur une époque fertile en idées qui se contredisent et s’entrechoquent.A.R.I.Gerardus M.Paris, O.P.Divisio Schematica Summœ Theologiœ S.Thomæ Aquinatis ac ad tertiam Partem Supplementi.Ad usnm Piofes-soruvi atque Studentium.Une brochure de 73 pages.Marietti, Turin, 1931.II;— Dr Emericus Piszter, S.O.Cist.Chrestomathia Bernardina, ex operibus S.Bernardi, Abbatis Claravallensù Doctoris Melliflui Collecta et ad systemata quoddam theoloqiœ redacta.Im volume de 391 pages Marietti Turin, 1932.ce- .III-—Félix M.Capello, S.J.Tractatus Canonico-Moralis de Sacra-menhs.Vol.II, Pars II.—De Extrema Unctione.Accedit Appendix de Jure Orientalium.Un volume de 310 pages.Marietti, Turin, 1932.I-— U existe déjà plusieurs tableaux synoptiques de la Somme de saint Thomas d’Aquin.Celui du R.P.Paris ne fait pas double emploi.Car il a une originalité qui le rend nouveau et lui donne une sorte de supériorité sur les autres, c’est que chaque question et chaque article y sont indiqués.Voilà qui facilite singulièrement les recherches.A recommander tout spécialement aux professeurs et aux élèves.C’est pour eux, du reste, qu’il a été composé.II — Le compilateur de cet ouvrage a voulu mettre les enseignements de saint Bernard à la portée de tous les prêtres.On sait que le grand docteur a traité une foule de problèmes d’ordre théorique et pratique.Sur chacun d’eux il projette de la lumière, et de chacun d’eux il donne la vraie solution.Lb Canada français, Québec, juin 1932. LES LIVRES 863 HL— Le seul nom du Père Cappello, professeur à l’Université Grégorienne, est déjà une recommandation.Dans ce nouve ouvrage l’éminent Jésuite traite de 1 Extreme-Onction avec la même clarté, la même assurance, la même science que _ dans ses ouvrages précédents.L’appendice sur le droit oriental sera vivement apprécié.Hagiographie Jean-Jacques Brousson.Les Fioretti de Jeanne d’Arc.Ernest Flammarion, éditeur, Paris, 1931.Après les Fioretti de saint François et de sainte Claire, les Fioretti de sainte Jeanne, la bonne Lorraine.Car sur la “ sainte de la France ” tout n’est pas encore dit malgré qu’on en ait.A la suite des érudits, des historiens et des litterateurs un poète peut bien aller glaner dans les m-folio inaccessibles, dans des chroniques rébarbatives, mille fleurettes parfumées égalés en sainte joie et pure splendeur aux Fioretti du Poverello et venir étaler, à la gloire de Jeanne, sa moisson devant les amis de la sainte.D’ailleurs il y a entre le glorieux père François et l’humble brûlée de Rouen des relations qui ne sont pas banales : Jeanne est nee dans un village royal et franciscain; elle s’est épanouie sur les terres de la dame de Bourlemont, cousine de saint François et de Joinville !.On lira donc les Fioretti de la sainte Pucelle.L’auteur en a fait un bouquet charmant d’églantines, de lys et de coquelicots les coquelicots rouges du martyre.Pourquoi avoir glisse a travers les fioretti quelques pernicieux chardons ?_ Georges Goyau.Les Prêtres des Missions étrangères.Un volume de 287 pages.Collection Les grands Ordres religieux, XII, éditions Bernard Gras set, Paris, 1932.L’histoire des prêtres des missions étrangères est faite d’heroïsme du commencement à la fin.Ce petit volume de la célèbre collection des grands ordres religieux n’en donne qu’un résume.Mais resume combien palpitant d'intérêt, combien captivant! Il faut dire que son auteur est un maître en ces sortes de sujets.On lira donc avec profit ce nouveau volume que M.Goyau a écrit avec sa tête et son cœur.En parcourant ces pages, on s’aperçoit vite que le souci d’objectivité n’a nui en rien à la sympathie visible qu’a le grand académicien catholique pour les missions étrangères.La Canada français, Québec, juin 1932. 864 LES LIVRES R.P.Facchinetti.Le Saint du peuple, Antoine de Padoue.P.Lethiel-leux, éditeur, 10, rue Cassette, Paris, 1931.Le R.P.Facchinetti ne veut pas laisser passer l’année consacrée à Ja gloire “ antonienne ” sans y aller de sa louange.Et sa louange a pris la forme d un beau livre d’une richesse merveilleuse, où l’on ne laisse rien ignorer d’Antoine de Padoue.L’auteur nous donne sur l’enfance du saint les probabilités les plus acceptables, lorsque les documents font défaut.Puis, avec 1 heure où sonna pour Antoine la vocation franciscaine, on peut suivre pas à pas l’histoire du saint écrite partout et qui nous révèle la physionomie morale du maître de la science sacrée, du “ saint des miracles ”, de l’orateur infiniment goûté des foules, de l’apôtre aux victoires innombrables sur le mal, l’erreur et tous les diables de l’enfer.Les amis de saint Antoine s’arracheront le livre du P.Facchinetti.Ils y trouveront ressuscité, le héros d’une véritable épopée de miracles, de soleil et de mélodieuse joie.Le lecteur qui aime l’histoire traitée avec la science critique propre à la collection “ les Saints ” trouvera ici tout le plaisir intellectuel qu’on goûte à étudier les livres des maîtres.J.-E.B.Bibliographies L’abbé Méjécaze, docteur ès lettres.I.Frédéric Ozanam et l'Église Catholique.II.Frédéric Ozanam et les Lettres.Emmanuel Vitte, éditeur.Lyon, 3, place Bellecour ; 10, rue Jean-Bart, Paris, 1932.I-— C’est la première fois qu’Ozanam, si bien connu dans les Conférences, se voit consacrer une belle étude d’ensemble qui “ situe dans son cadre historique la fixation de sa pensée religieuse, qui explique par l’influence du milieu son activité au service de l’Eglise, qui fournisse la synthèse de cette même activité avec une méthode objective, précise, fondée sur les textes mêmes et la pensée de l’écrivain”.Ozanam fut surtout un apologiste.Il eut toute sa vie le souci des choses religieuses, le désir d’être utile à l’Église : dans la per-mière partie de son ouvrage, M.Méjécaze étudie ce souci apologétique se combinant avec les fluctuations du mouvement religieux pendant la première moitié du XIXe siècle.Un second livre donne une idée générale de l’œuvre d’Ozanam.Les Livres III et IV analysent les idées d’Ozanam sur l’action civilisatrice de l’Église sur le monde, et les remarques, les réflexions, les critiques, les appréciations que semblent devoir suggérer l’action et l’œuvre d’Ozanam.La méthode de M.l’abbé Méjécaze est tout objective.Comme il le dit lui-même, l’auteur n’intervient “ que le plus rarement possible ”.Il multiplie les citations, classe, ordonne les idées d’Ozanam, s’efforçant de les mettre en relief, sans rien leur enlever de leur vérité, de leur force et de leurs nuances même.Le Canada français, Québec, juin 1932. LES LIVRES 865 Après la lecture de ce premier ouvrage, il apparaîtra evident pour tous que “ la pensée d’Ozanam a été sans cesse fécondée par le désir de défendre l’Église catholique, et que cette fidélité a une idée, grande entre toutes, donne à la vie et aux conceptions d Ozanam une incontestable unité (I.Tardi, l’Enseignement chrétien, page 256.) II.— L’œuvre littéraire d’Ozanam est considérable.Il fut avant tout dans ce domaine historien des lettres.Sans doute, ses ouvrages sur la Civilisation au Ve siècle, sur les Études Germaniques, sur les Sources poétiques de la Divine Comédie, sur les Poètes franciscains ont un peu vieilli.Mais quel intérêt puissant à fouiller, en compagnie de M.Méjécaze, des textes qui sont tout de même destinés à demeurer des modèles, et qui ressuscitent tout un passe romantique! “ Ozanam a eu le mérite d’aborder l’étude de la littérature avec un esprit nouveau, avec une méthode encore peu connue ; il a fixé son regard pénétrant sur des sujets inexplorés ; il a tiré de l’ombre des œuvres et des hommes dont le talent est incontestable.” Ce livre d’idées est bien vivant.Avec un doigté incomparable, l’auteur a su faire parler ici les textes “et laisser vivre son personnage ”, Il convient de louer grandement l’abbé Méjécaze de nous avoir donné “ une Somme d’Ozanam, d’une lecture facile, qui cache, sous une forme attrayante, les labeurs considérables de l’éruditon”.J.-E.B.Abbé Maurice Bessodes.La sainte Amante de Jésus, Marie-Madeleine.Un volume de 136 pages.Marietti, Turin, 1932.Cet ouvrage n’est pas une œuvre de critique.L’auteur admet d’emblée l’authenticité des sources où il va puiser.Il a voulu montrer en Marie-Madeleine la sainte, la grande aimante de Jésus.Sorte d’étude d’âme bien conduite, édifiante, qui fait bien voir la sainte sous son vrai jour.A.R.Questions sociales Il XL anniversario della enciclica “ Rerum Novarum ”.Milan.Société “ Vita e Pensiero ”, 1931.In-8, 640 pages.Prix: 50 lires.A l’occasion du quarantième anniversaire de la publication de l’encyclique Rerum Novarum, il n’est guère de pays civilisé qui n’ait tenu à payer un juste tribut d’admiration à l’auteur de ce précieux document qu’on a surnommé à bon droit la “ chartre du travail”.Quelques-uns des meilleurs commentaires faits sur l’encyclique Rerum Novarum dans les universités d’Europe et d’Améri- Lb Canada français, Québec, juin 1932. 866 LES LIVRES que, viennent d’être réunis et publiés dans un fort volume in-8 édité à Milan au compte de l’université du Sacré-Cœur.En plus du texte complet des encycliques Rerum Novarum et Quadragesimo Anno, ce précieux volume contient encore trente-deux commentaires qui démontrent et le génie de Léon XIII et la possibilité de la mise à exécution des données pontificales comme remède efficace à la présente crise économique.Il est vraiment intéressant de voir comment les différents professeurs des universités françaises, italiennes, anglaises, américaines, ont tenté de prouver à leurs concitoyens que si la voix du pape eût été entendue, le monde eût évité la malaise présent ou du moins eût été mieux préparé pour y faire face.Allemands et Espagnols ont dû exprimer à peu près les mêmes idées; cependant l’appréciation que nous pourrions porter sur leurs travaux serait forcément limitée au décompte des pages, puisque nous ignorons les langues en question.Enfin, moralistes et économistes trouveront dans cette nouvelle publication les lumières les plus précieuses au sujet du salaire familial, des allocations familiales, du droit d’association pour l’ouvrier, de l’organisation professionnelle, etc.L.C.Charles Marcault.Cri d’alarme : Les Destructeurs de la France.Office central de librairie et de bibliographie, Desclée de Brouwer, 76, rue des Saints-Pères, Paris.Voilà un nouveau volume qui porte bien son titre : Cri d’alarme.L’auteur démontre que si la Franc-maçonnerie a suscité dans le passé des guerres et des révolutions, en vue d’affaiblir les nations catholiques, elle le fait encore aujourd’hui.Il s’efforce de prouver que les Chambres d’Avant-Guerre n’ont pas pris l’intérêt de la France, qu'après la guerre, toutes les négociations de paix ont favorisé l’Allemagne.La Franc-maçonnerie travaille à soulever les colonies françaises et à les séparer de la métropole, car elles lui seraient une ressource en cas de guerre.Elle a isolé la France, alors que les nations environnantes font alliance entre elles et s’arment.Tandis que l’Allemagne prépare fébrilement la revanche, la Franc-maçonnerie travaille à désarmer la France avec la complicité des partis de gauche.Elle cherche la destruction de la famille et la perversion publique.Le mensonge est toujours le moyen de règne des anticléricaux.Ce volume écrit avec verve a tous les avantages et aussi les inconvénients des cris d’alarme.W.L.Soirées de l’Action française.Un volume de plus de 250 pages.Albert Lévesque, éditeur, Montréal, 1932.Les Soirées de V Action française sont dans la série “ Les Gerbes ” des éditions Albert Lévesque, de Montréal.Gerbes variées, en effet, Le Canada français, Québec, juin 1932. LES LIVRES 867 que ces études, dont les épis ont été glanés dans le même champ national, sous la même brise patriotique.Treize tracts forment ce volume ; et chacun conserve sa couverture première, rose-orangé, vert-olive, grise ou blanche, avec sa suite d’annonces.Singulier livre, en vérité ! Et, quand le douzième tract de la série — en anglais, celui-là — se présente tête en bas , comme dans l’exemplaire que nous avons sous la main, la première impression est, à coup sûr, défavorable.Il y a lieu toutefois d y regarder de plus près.Sous ces multiples carapaces se dissimulent de solides travaux.Nous signalons parmi ceux-là : la ( ulture française, d’Henri d’Arles, VEnseignement classique a-t-il fait faillite ?du Père Colclough, la Race supérieure, Au Père Lalande.D autres de l’abbé Groulx, de Montpetit, Lorrain, Vanier, etc., se recommandent aussi par leur bonne tenue, leurs sentiments sincères et leurs justes aperçus sur nos problèmes nationaux.Le tout se vend $1.00.J.-A.R.La Jeunesse.Compte rendu du Congrès de “ 1 École des Parents , tenu en décembre 1931.1 vol.de 379 pages.F.Lanore, éditeur, Pari>.“ L’École des Parents ” (Paris) vient de faire paraître sous le titre la Jeunesse le compte rendu de son congrès tenu en décembre 1931.Ce livre, qui sera très utile aux parents soucieux de leurs devoirs, est appelé aussi à rendre de grands services aux éducateurs.Les plus graves questions qui se rattachent à la formation de la jeunesse y sont étudiées avec beaucoup de tact par des personnes de jugement et de grande expérience.Le devoir patriotique et social, la vocation, la famille, les plaisirs, l’amitié et 1 amour, tels sont les principaux sujets traités.Ce livre est à recommander à tous ceux qui s’occupent de la jeunesse.R.D.Histoire The Cambridge History of the British Empire.Directeurs généraux : J.H.Rose, M.A., Litt.D.; A.P.Newton, M.A., D.Litt.; E.A.Benians, M.A.Volume VI : Canada and Newfoundland.Cambridge : The University Press ; New-York, Toronto, Calcutta : The Macmillan Company.1930.Pp.XXII-940 ($9.50).Ce serait venir bien^tard que de louer encore aujourd’hui les vastes collections historiques publiées par la Cambridge University Press.Avec les années, elles se sont imposées à l’attention et à l’admiration de tous.Qu’il s’agisse de l’Histoire ancienne, de l’Histoire du moyen âge, de l’Histoire moderne, de l’Histoire diplomatique de l’Angleterre,"GJe l’Histoire de l’Inde anglaise, ces La Canada français, Québec, juin 1932. 868 LES LIVRES entreprises de grande envergure, admirablement conçues et parfaitement exécutées, qui, après leur achèvement, représenteront une encyclopédie de 40 volumes in-8 d’impression serrée, offrent non seulement une lecture sérieuse, instructive et attrayante au simple curieux, mais ménagent encore avec leurs savantes bibliographies, la probité et 1 autorité de leur érudition, un très précieux, on pourrait dire, un indispensable instrument de travail à l’étudiant en histoire.Il y a là une école d’information et de formation.En 1929, la Cambridge University Press a inauguré une collection nouvelle sous le titre de The Cambridge History of the British Empire, pour laquelle huit volumes ont été prévus, trois devant être consacrés à l’histoire de l’expansion et de la politique coloniales de l’Angleterre, les cinq autres à l’histoire particulière des Dominions : l’Inde anglaise, 1497-1858 et l’Empire indien, 18581918, (vols.IV et V) ; le Canada et Terreneuve, (vol.VI) ; l’Australie et la Nouvelle-Zélande, (vol.VII) ; l’Afrique du Sud, (vol.VIII).L’analyse détaillée d’une somme est impossible.La critique plus encore.Or, c’est une somme, celle de toutes les connaissances relatives à l’histoire des Dominions, prise sous ses différents aspects, politique, financier, économique, social, constitutionnel, intellectuel, que nous donne ou nous donnera chacun de ces volumes.On voit par là, quelques réserves partielles que l’on pourrait être tenté de faire, à l’occasion, sur l’exécution de telle ou telle de ses parties, l’intérêt immense de l’entreprise.Une brève description du volume VI suffira à en montrer l’importance pour tout ce qui concerne le Canada.Ce volume comprend trente-trois chapitres.Trois sont réservés à Terreneuve.Les autres traitent exclusivement du Canada.Exclusivement et longuement, car toute son histoire est là, depuis ses lointaines origines et son premier établissement sous le nom de Nouvelle-France et d’Acadie, son expansion au temps du régime français, sa conquête par l’Angleterre, son premier siècle d’existence comme colonie britannique sous les différentes formes de gouvernement qui l’ont alors administré jusqu’à sa constitution en Confédération et à son autonomie comme Dominion.Le Dominion ! C’est le terme d’une évolution de trois siècles.Le volume entier est orienté vers ce fait capital et reçoit de lui son unité.Tout le reste, en effet, n’est que préparation ou manifestation de cet achèvement historique et doit lui être subordonné.La seule distribution des chapitres donne nettement l’impression que tout monte vers le développement du Canada en puissance politique, en nation, en État.Aussi l’histoire des provinces n’a-t-elle pas été traitée pour elle-même, mais en fonction de l’unité supérieure du Dominion.Si l’on était tenté de le regretter, des bibliographies particulières sont là pour donner toutes indications nécessaires en vue de compléments désirés.Je dois signaler cependant l’importance spéciale qui a été donnée à l’histoire du Canada sous le régime français.La Nouvelle-France fait dans le volume l’objet de deux chapitres, dûs à la compétence de L* Canada français, Québec, juin 1932. LES LIVRES 869 M.Thomas Chapais et de M.Lanctôt.Nous ne devons pas oublier que pendant plus d'un siecle et demi le Canada s est identifié avec la colonie française et que celle-ci est le noyau du Canada de nos jours.< Dans l’ordonnance des matières, les auteurs se sont conformés à la chronologie.On ne saurait que les en louer.L ordre qu ils ont adopté est le plus naturel, étant à la fois le plus historique et le plus logique.Seul, il permet d’insérer à sa vraie place, dans l’histoire générale du développement du Canada, 1 histoire particulière des provinces au fur et à mesure de leur formation et de leur constitution en unité politique secondaire.Par là, l’ordre chronologique contribue à accentuer la parfaite coordination de tous les éléments qui devaient entrer dans une vue d’ensemble aussi complète que possible du Canada.La haute direction de l’ouvrage revient aux éditeurs principaux qui ont assumé l’exécution de toute la collection de la Cambridge History of the British Empire.Le soin de la direction particulière en a été confié à un scholar du Dominion, le Prof.W.P.M.Kennedy, de l’Université de Toronto.Tous les chapitres du volume sont signés de noms connus.J’ai déjà nommé MM.Chapais et Lanctôt.Je devrais ajouter pour les collaborateurs de langue française, MM.Montpetit et de Roquebrune.Les autres, de langue anglaise, appartiennent pour la plupart aux Universités canadiennes.Tous, français et anglais, sont des spécialistes des questions qu’ils ont traitées et dont ils ont fait, on s’en aperçoit vite à la simple lecture, des études approfondies et documentées.Une bibliographie très érudite termine le volume.Ce vaste répertoire de 72 pages, où MM.Doughty et Trotter ont dresse la liste des principales sources manuscrites et imprimées, conservées en France, en Angleterre, aux Archives fédérales ou aux Archives provinciales, concernant l’histoire passée et présente du Dominion, achève de donner à l’ensemble de ces chapitres d’histoire groupés sous le titre de Canada and Newfoundland une valeur de premier ordre.D.A.J.Duc de Lévis-Mirepoix.François 1er.Les Éditions de France, 20, Avenue Rapp, Paris, 1931.En quatre belles fresques, le Printemps, l’Été, l’Automne et l’Hiver, M.de Lévis-Mirepoix nous donne la vie de François 1er.Le Printemps, c’est l’enfance du petit prince de Cognac et les premières tendresses du cœur de François, son apparition à la Cour, et les précoces détentes de son bras redoutable contre l’Espagnol des sentiers de Biscaye ou de Navarre.L’Été, c’est l’époque de l’avènement de François au trône de France au bras du Vinci ; ce sont les premières “ coquetteries ” avec Henri VIII, la diplomatie de Marignan, sa lutte avec le grand vassal, le duc de Bourbon; c’est le corps à corps avec Charles-Quint, c’est Pavie.Le Canada français, Québec, juin 1932. 870 LES LIVRES L’Automne voit le gentil roi en prison, sa libération dramatique, la lutte avec l’hérésie naissante du calvinisme, les compromissions avec le Sultan contre l’Empereur.L’Hiver, c’est la maladie, les deuils, les derniers combats à “ toute outrance ” et la mort au château de Rambouillet.M.de Lévis-Mirepoix, dans son livre magnifique, s’efforce de donner justice à tout le monde et à François 1er en particulier.A cette fin, il démolit force préjugés, force légendes qui ravalaient le roi humaniste et chevaleresque.Il nous fait admirer en François 1er, le grand artisan de l’unité au royaume de France, l’ouvrier loyal qui, avec Henri IV et Richelieu, a su bâtir pour des siècles la monarchie qui ne relèvera que de Dieu.Et cela sans apologie forcénée de son héros : les qualités de François font bien beaucoup pardonner les gestes excessifs de sa trop riche nature, si elles ne les font pas totalement oublier.François 1er est une oeuvre particulièrement remarquable, où le charme du style ne le cède qu’à la richesse de la documentation, à la sérénité congrue des jugements.J.-E.B.Romans et nouvelles Léon Ville.Le Paria du Bérar.Un volume de 190 pages.P.Lethielleux, Paris.Prix : 7 francs.Voici un nouveau livre de Léon Ville qui ne manquera pas d’intéresser les enfants et les jeunes amateurs d’aventures.Cette fois-ci, l’auteur nous transporte aux Indes, dans le mystérieux pays du Bérar, dernier château-fort de la résistance nationaliste à la conquête anglaise.Ce pays ne fut conquis à l’Angleterre que grâce à l’ignoble trahison d’un général hindou, qui d’ailleurs reçut pour son crime un terrible châtiment.Il y a dans ce nouveau roman de Léon Ville, comme dans tous ses romans d’ailleurs, de magnifiques leçons d’énergie, d’audace, de probité, d’irréductible attachement à l’autorité légitime.En outre, le lecteur pénètre jusqu’à l’âme mystérieuse de l’Hindou, dont l’apparente et passive résignation étouffe les sourds grondements d’une révolte toujours frémissante contre l’envahisseur exécré.Puisse le Paria du Bérar s’ajouter, dans les bibliothèques de jeunes, aux nombreuses œuvres de Léon Jeanne Galzy.Les Démons de la Solitude.Vol.in-16 broché de 274 pages.Les Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris-Vie, 1931.Le nouveau livre de Jeanne Galzy apporte l’étude d’une passion éprouvée par deux solitaires : le père et la fille déchirés par leur amour et leurs troubles, dans une amère et étrange rivalité.Une femme, presque inconnue de l’une, à peine approchée par l’autre, Le Canada français, Québec, juin 1932. LES LIVRES 871 devient l’obsédant fantôme de leurs songeries, le centre de leurs constructions volupteuses: le père l’aime, contre le gré de sa fille, qui va jusqu’à espionner les démarches craintives du pauvre désenchanté.Les personnages aux allures fatalistes des créations d'Eschyle, vivent et se débattent dans un pays de soleil, sous un ciel consumé, près des vignes du midi.Peu de faits extérieurs, mais quel drame interne et combien finement noté dans toutes les nuances, haletant, complexe, un peu monstrueux pour tout dire ! J.-E.B.T.Trilby.Deux Cœurs.Un volume de 282 pages.Flammarion, Paris, 1931.Prix : 12 francs.Deux sœurs orphelines ont été élevées par leur grand’mère et choyées par elle.L’une fait son droit, l’autre étudie la médecine.Toutes deux sont amoureuses, mais chacune a son caractère bien marqué.Au reste, excellentes enfants, bien unies et qui s’entendent à merveille malgré la diversité des goûts.A leur majorité, elles apprennent le mystère de leur existence.Leur père n’est pas mort, mais depuis qu’il s’est compromis dans une affaire financière douteuse, il vit à l’écart de sa famille.Béatrice est pleine de ressentiment pour ce père ; la douce Armelle n’y songe qu’avec pitié.Je crois qu’à la fin elles le retrouveront et que Béatrice se réconciliera.Mais je ne puis rien avancer de sûr touchant les dernières péripéties, car je n’ai pu me rendre jusqu’à la fin de ce nouveau roman de Mme Trilby : je le trouve un peu mièvre.Je crois que tous les hommes seront de mon avis et feront comme moi.Est-ce que les jeunes filles seront plus persévérantes ?.A- vous d’essayer, Mesdemoiselles.J.G.Marguerite Au doux.La fiancée.Paris, Flammarion, in-16.1932.Seize historiettes, dont la première a fourni le titre du volume.Les sujets en sont très variés et écrits dans un style simple comme le fond même des récits.L.G.Divers Louis Veuillot.Oeuvres complètes.Deuxième série : Correspondance.Tomes IX (janvier 1866-juin 1868) ; Tome X (juin 1868-septembre 1871).In-8, 408 pages chacun.Lethielleux, Paris, 1932.M.François Veuillot mène rondement et consciencieusement la réédition de la Correspondance de Louis Veuillot, réédition à laquelle s’ajoutent tant de lettres inédites.La Canada français, Québec, juin 1932. 872 LES LIVRES Cette correspondance tire son intérêt profond des circonstances mêmes de la vie de l’auteur : cet intérêt se multipliant par tous ceux-la que lui donnent les inépuisables qualités de pensées et de style de Louis Veuillot.Or, les deux volumes qui viennent de paraître couvrent une période particulièrement mouvementée.Sans doute, en 1866, Louis Veuillot est encore l’écrivain en chambre, qui a dû replier vers la correspondance et la brochure ses activités littéraires, Y Univers étant encore supprimé, mais 1866 est aussi 1 année où paraissent en décembre les Odeurs de Paris, et les lettres de Louis Veuillot contiennent à propos de cette œuvre bien des détails qui en éclairent le sens.Au mois d’avril 1867, YUnivers ressuscite.L’empire libéral lui permet de reprendre vie, et l’on imagine combien la correspondance de Veuillot noifs livre sur un si grand événement de piquantes observations.Mais voici le Concile du Vatican annoncé et qui se prépare.Dès la fin de 1869, Louis Veuillot se rend à Rome.Les articles qu’il y fait pour YUnivers se trouvent singulièrement complétées par les lettres qu’il envoie à son frère et à ses amis.Après le Concile, ce fut la guerre, la résistance, la défaite, Ihnvasion, et l’on voit dans la correspondance de Veuillot se refléter l’âme inquiète, angoissée, souffrante de la France.En plus de ces répercussions de la vie publique dans les lettres de Louis Veuillot, il y a toujours les préoccupations familiales, et toute la tendresse, et toute la joyeuse fidélité à tant d’amitiés qui ont rempli sa vie.On lira donc avec un intérêt qui ne peut décroître ces deux nouveaux volumes qui continuent la série magnifique des œuvres complètes de Louis Veuillot.R Fides.L'Etoile de Jacob ou le Drame de l'Epiphanie.Aubanel Fils Aîné éditeur, Avignon, 1931.Pièce destinée, croyons-nous, aux pensionnats, patronages ou cercles paroissiaux.L’auteur présente au théâtre le mystère évangélique de l’Epiphanie.Huit personnages principaux, dont un rôle de femme facile à travestir, s’en partagent l’intrigue.Comme il est naturel, ce sont des truchements de juifs authentiques.La scène représente une salle du Palais d’Hérode.Ce jour-là, grand émoi à Jérusalem : il est rumeur qu’un nouveau roi des Juifs vient de naître.Des âmes simples et bonnes, comme Rachel et son fils Phanuel, se prennent à espérer l’accomplissement prochain des prophéties.D’autres, et parmi elles le cruel Hérode, s’alarment et s’irritent.Le massacre des Innocents est décrété.Et la pièce se déroule en quatre actes pour s’achever par la prédiction d’un châtiment que l’inique monarque a bien mérité .Ce drame de texture convenable est en vers alexandrins ; bonne mesure, rime parfois riche, toujours suffisante.Il y a bien ici et là des assonnances désagréables et quelques vers d’un harmonie douteuse, comme le suivant : L* Canada fhançais, Québec, juin 193E. LES LIVRES 873 Et bien d’autres que moi tremblaient dans le Palais.Mais ce sont là de légères ombres que Fides rachète par ses bonnes qualités et son but excellent.J.-A.R.Édouard Silva.La dernière Gerbe.Poèmes.Éditions Eugène Figuière, 166, Boulevard Montparnasse, Paris, 1931.Le poète présume avoir fini ses moissons.C’est lui qui nous le dit en effet : Dieu sait si je verrai la fenaison prochaine ! Dieu sait si j’écrirai de nouvelles chansons !.(Page 8.) Soupir mélancolique d’une âme à qui, espérons-le, le soleil et la rosée du bon Dieu permettront d’autres gerbes magnifiques.La gerbe d’aujourd’hui ne manque de rien pour être riche et belle.Il faut d’abord aimer les conseils que Silva donne au petit Jean : ils sont d’une délicatesse émouvante.Puis il faut s’arrêter à chaque épis du parfumé bouquet, ou pour parler sans trope, méditer chacun des poèmes du recueil.Qu’ils mettent en relief un grand problème philosophique, qu’ils s’attachent à la descriptions de vastes paysages et de menus objets, qu’ils se fassent l’interprète de l’âme universelle ou du sentiment intime, ces poèmes sont égaux au sujet, à l’idée, au sentiment, et toujours d’une grande beauté.Et dans les vers, rien de monotone.Au contraire, une infini variété de touche, de rythme et de sonorités mêlée au sourire, à la malice attendrie qui nous attache à chaque strophe et nous fait regretter que le livre se ferme si tôt.J.-E.B.Pierre Goemaere.Soleils de Minuit.Collection “ Voyages ”, Desclée de Brouwer, Paris.C’est, sous forme de billets, le récit d’un voyage.Parti d’Écosse, l’auteur s’en va vers l’Islande “ mystérieuse et perdue ”, atteint le Spitzberg et la banquise du pôle.Il nous apprend des choses intéressantes sur ces régions inhospitalières, sur ces terres interdites, terres de glace et de nuit, sur la vie de l’homme qui a réussi à s’y implanter.Mais quelle séduction revêtent ces pages, grâce à l’imagination si vive et si poétique de l’auteur, qui transforme tout ce qu’elle touche ! C’est une épopée que cette lutte des éléments entre eux, ou des hommes contre les éléments dans la conquête du Spitzberg, “ aux côtes jalonnées de croix de bois ”.L’auteur est aussi un poète lyrique qui sait contempler cette nature primitive.Et tout cela est exprimé dans un style harmonieux et berceur comme les flots, pittoresque, aux images puissantes et grandioses comme la nature de ces contrées.L.G.Le Canada français, Québec, juin 1932. 874 LES LIVRES L’abbé Arthur Robitaille et Orner Cabon.Les Noms de nos Plantes.Voliume de 216 pages.Publication de l’Université Laval, Québec, 1932.Prix : $1.00.Cet ouvrage n’était pas d’abord destiné à la publication.Les auteurs l’ont élaboré lentement pour leur usage personnel et l’usage de quelques amis de la botanique à qui ils passaient volontiers leurs notes.Mais les résultats obtenus par l’emploi du manuscrit ont été efficaces et convaincants.Aussi cette publication rendra-t-elle d’appréciables services surtout à ceux qui ne possèdent de la botanique que les notions élémentaires.Ceux-ci, à l’aide de ce petit livre, de format commode, qu’on peut emporter avec soi dans les excursions d’herborisation, pourront identifier facilement la plupart de nos espèces botaniques, du moins celles qui peuvent se révéler au simple examen de la feuille.Ils n’auront qu’à tenir compte des caractères purement extérieurs des plantes et à suivre fidèlement les indications de la clef analytique.En outre des chapitres consacrés à la clef analytique des plantes herbacées et ligneuses, ce livre contient les chapitres suivants : liste des espèces mentionnées dans la clef avec leurs noms français et anglais ; concordance avec la clef analytique des noms des espèces et des noms français ; liste des familles et leur numéro d’ordre logique dans un herbier ; liste des genres avec le nom de la famille correspondante.Livre de vulgarisation, que pourront utiliser non seulement les ingénieurs forestiers dans leurs excursions à travers la forêt, mais encore les amateurs de botanique et les jeunes naturalistes qui désirent étudier les plantes dans leur habitat naturel et se constituer un herbier.J.G.Alfred Cortot.La Musique française de piano.Tome second.Un volume de 232 pages.Éditions Rieder, 7, Place Saint-Sulpice, Paris, (VI), 1932.Monsieur Cortot, dans ce tome deuxième, présente aux lecteurs cinq compositeurs modernes : Maurice Ravel, Camille Saint-Saëns, Vincent d’Indy, Florent Schmitt et Déodat de Séverac.Il en dit franchement les qualités comme les défauts, tout en s’excusant de la sévérité de quelques-unes de ses appréciations.Les musiciens, et même les autres, passeront des heures délicieuses à parcourir ces pages, qui sont d’un artiste véritable doublé d’un très authentique écrivain.A.R.Denise .1 a la be ht.La Sculpture française: évo)tition et traditionjdes vieux maîtres romans à Carpeaux.Un volume de 240 pages, 32 planches hors texte.Librairie Armand Colin, 103, Boulevard Saint-Michel, Paris, V, 1932.On trouve dans cet ouvrage toute l’évolution de la sculpture française depuis les origines jusqu’à la fin du XIXe siècle.Succès- Lk Canada français, Québec, juin 1032. LES LIVRES 875 sion ininterrompue de chefs-d’œuvre, où domine sans cesse la marque du génie français.Tout en étant un ouvrage de spécialiste, le volume de Mlle Jalabert intéressera certainement tout homme cultivé.D fait bon, en le parcourant, de constater que la sculpture véritable, comme tous les autres beaux-arts, repose sur des principes immuables.Et c’est pour les avoir appliqués scrupuleusement que les artistes énumérés dans cet ouvrage sont des maîtres dignes de notre admiration.A.R.Religion et piété Charles Journet.La Juridiction de l'Eglise sur la Cité.Chez Desclée, Paris, 1931 (collection des Questions Disputées, sous la direction de Charles Journet et de Jacques Maritain), 1 vol.de 232 p., 12 francs.Il serait difficile de donner sur cette question une thèse plus claire et plus solide : l’Église a-t-elle une véritable juridiction sur la Cité ?Un pouvoir spirituel peut-il ainsi exercer des droits sur un pouvoir temporel ?L’auteur répond en disant : la juridiction de l’Église porte sur des matières régulièrement civiles, c’est-à-dire temporelles, lorsque par interférence elles deviennent spirituelles.Il est nécessaire pour cela que la chose temporelle entre en connexion moralement nécessaire avec la fin surnaturelle que poursuit l’Église.De plus une telle subordination juridictionnelle de la Cité à l’Église n’est pas essentielle mais accidentelle.Les professeurs de philosophie qui voudront faire une étude de ce petit volume ne manqueront pas d’en retirer un grand profit pour leurs élèves.Que dire du profit qu’en retireraient nos députés et nos législateurs s’ils s’avisaient d’une pareille lecture ?W.L.Etudes Carméliiaines mystiques et missionnaires.Revue paraissant deux fois par an, en deux volumes de 250 pages chacun, chez Desclée, 76, rue des Saints-Pères, Paris.Cette nouvelle série a pour but d’approfondir et d’universaliser la spiritualité pratique de sainte Thérèse et de saint Jean de la Croix.Elle fait appel à des personnalités scientifiques des plus orthodoxes.Qu’il suffise de nommer Jacques Maritain, le Père Bruno de Jésus Marie, le Père Garrigou-Lagrange, Charles Journet, Georges Goyau, le Père Louis de la Trinité.Elle veut aussi réagir contre les explications déformantes de la psychologie moderne contenue dans plusieurs œuvres mystico-sensuelles de ces derniers temps.Elle veut enfin s’intéresser aux Missions dont on parle plus que jamais aujourd’hui.Voilà un programme auquel les deux premiers volumes démontrent que la revue restera fidèle.Tandis que la Vie spirituelle des Dominicains étudie principalement la mystique spéculative, les Études Carmê- Lfc Canada français, Québec, Juin 1932. 876 LES LIVRES litaines considèrent davantage la pratique des grands principes de la spiritualité.£ F.Lavallée, recteur des Facultés Catholiques de Lyon.Petites études d âmes chrétiennes.Emmanuel Vitte, Lyon et Paris.1932.Ces petites études — vraiment, le mot petites n’est pas exact — sont peu curieuses d’événements : elles se penchent plutôt sur l’âme humaine qu elles observent a des époques et en des personnages differents, mais toujours avec la même pénétration sympathique, le même esprit heureux de trouver partout le son humain dilaté par la grâce.Ainsi une pénitente de Bossuet, Henriette d’Albert, va nous faire connaître un Bossuet énergique et si tendre à la fois, une étude sur la naissance de la Visitation va nous en dire long sur la mystique de saint François de Sales, un essai de reconstitution de l’atmosphère de YOctavius nous ouvre une belle page d’apologétique inconnue, de l’Église primitive : rien n’est donc petit ici, mais tout est large, magnifique et plein de vie.On lira avec une particulière satisfaction le dernier chapitre de l’ouvrage : l’art d’être Bons hommes et Bonnes femmes selon l’Évêque de Genève.Et puis le style qui court, vibre, s’envole et plane, et revient dans une fièvre de vie bouillonnante ou dans la douceur d’une sérénité mystique, nous prend vite tout à lui avec les personnages qu’il ressuscite et nous garde avec eux longtemps après la dernière ligne effacée.J.-E.B.F.-J.Lac au, S.C.J.Précieux trésor des indulgences.Un volume de 481 pages, lie édition, revue, augmentée.Marietti, Turin, 1932.Ce petit ouvrage est réellement un trésor précieux.Car il renferme les plus utiles renseignements sur les indulgences.Une première partie, théorique, nous donne toute la doctrine des indulgences.La deuxième partie, pratique, énumère toutes les indulgences appliquées à telle prière, à telle dévotion.A.R.N.B.— Conformément à !a tradition, et dans l’intérêt d’une juste liberté, il est entendu que les articles de la Revue y sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.Directeur-gérant : M.l’abbé Aimé LABRIE D*s atelier» de L'Action Sociale Liée, Québec.
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