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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1934-04, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES Histoire Abbé Lionel Groulx.L’Enseignement français au Canada: tome II-— Les Écoles des minorités.Montréal, Librairie Granger Frères, Limitée, 1933.Volume de 271 pages.Prix : $1.50.Le premier tome de VEnseignement français au Canada : l’Enseignement français dans le Québec, a été publié en 1931.Nous en avons alors donné une analyse et une appréciation.Les Écoles des minorités se subdivisent en six chapitres d’inégale longueur.L’historien passe en revue les écoles des Provinces maritimes, du Manitoba, du Keewatin, de l’Alberta et de la Saskatchewan, puis de l’Ontario ; et dans un sixième chapitre, il donne sa conclusion.Le caractère de ces études, — ce sont des cours universitaires, — la complexité des luttes scolaires racontées, et, pour quelques-unes, leur date encore toute récente, n’ont pas permis à l’auteur d’épuiser le sujet.N’empêche que nous avons là un exposé fort précieux pour toute personne qui s’intéresse à notre histoire nationale, et surtout pour les professeurs chargés de l’enseigner.Ces derniers, fussent-ils confinés à l’enseignement secondaire, ne sauraient honnêtement se contenter des maigres et souvent incohérents paragraphes que leur servent les manuels.D’autre part, aucun ouvrage, du moins à notre connaissance, ne contenait encore sur les difficultés scolaires des minorités catholiques et françaises au Canada, un récit à la fois assez résumé et assez complet pour qu’il fût possible d’en avoir des notions suffisantes.C’est dire que le distingué historien de l’Université de Montréal a fait œuvre éminemment utile.Sans doute, avec le recul du temps, de nombreux documents, aujourd’hui inaccessibles, seront mis à la disposition de l’historien ; il sera alors mieux armé et plus libre pour porter sur ceux qui ont participé à ces luttes nationales et religieuses, un jugement conforme au rôle véritable qu’ils y ont joué.Mais en attendant, il n’est certes pas superflu que nous ayons de ces événements une histoire qui, sans être complète et définitive, en fournit du moins les traits essentiels.Les sujets traités étaient hérissés de grosses difficultés : questions légales d’une complexité parfois quasi inextricable et que des discussions subtiles, où la bonne foi ne fut pas toujours sans mélange, ont enchevêtrées encore davantage ; documents relatifs à des événements souvent assez récents et, pour cette raison, difficiles à atteindre; jugements à porter sur des faits et des personnages encore trop près de nous pour qu’il n’y ait lieu de craindre des susceptibilités ombrageuses.Tout cela et beaucoup d’autres difficultés rendaient la tâche de l’éminent historien ardue et délicate.Il l’a LES LIVRES 771 abordée, nous semble-t-il, à la fois avec prudence et franchise, distribuant les éloges avec une libéralité de bon aloi et le blâme avec une vigueur d’ordinaire contenue.En effet, l’observation en a déjà été faite, et elle nous a paru fort juste, en dépit du caractère brûlant des sujets qu’il a étudiés, jamais mieux que dans ces conférences, M.l’abbé Groulx n’a pratiqué le genre modéré.Nous estimons que le procédé, intentionnel ou non, loin de diminuer la valeur de l’ouvrage, y ajoute plutôt, car il révèle chez l’historien une plus complète maîtrise de soi.Nous n’avons rien à ajouter qui soit nouveau sur le style de M.l’abbé Groulx.Langue variée et souple ; vocabulaire abondant ; tendance peut-être trop prononcée à pratiquer l’inversion ; tournures neuves, souvent originales, où la bonne vieille grammaire française est quelquefois négligée ; voilà, en résumé, ce que nous avons déjà relevé dans le tome premier de VEnseignement français au Canada et ce que nous avons encore remarqué dans le tome second.Aux félicitations que mérite le courageux et vaillant historien de l’Université de Montréal et que nous lui adressons sincèrement, nous joignons le vœu non moins sincère que ses ouvrages, et particulièrement le dernier, soient lus et médités par un public de plus en plus nombreux.N.M- The Canadian Historical Review.The University of Toronto, Press.$2.00 par an.L’histoire reste la muse favorite du Canada français.Nulle* part, peut-être, ne s’intéresse-t-on autant au passé soit de la famille soit du pays.Il est peut-être à regretter que ce culte s’entoure plus de vénération que d’exactitude.Notre discipline historique manque de sévérité.Pourtant, nous avons sous la main un guide que nous envierait plus d’un pays : la Canadian Historical Review.C’est un répertoire bibliographique unique autant que précieux.Au cours de 1933, il a signalé la parution de 1400 volumes concernant l’histoire canadienne.En plus, ses articles de fond et ses critiques des ouvrages édifient une saine et forte doctrine historique, dont chaque lecteur peut faire son profit.A quiconque se spécialise en histoire, ou s’en occupe à l’occasion, ou se contente d’en suivre les manifestations, la “ Review ” devrait être le guide indispensable, car il convient au spécialiste, à l’amateur autant qu’au simple lecteur de nos chroniques nationales sous toutes leurs formes.G.L.Pierre-Georges Rot.I.Les Juges de la province de Québec.Québec, Rédempti Paradis, imprimeur du Roy, 1933.Volume de 616 pages, publié par le Service des Archives du Gouvernement de la province de Québec.II.Fils de Québec.Lévis, 1933.Quatre séries de 196 pages chacune.Sous ces titres, Monsieur le Commandeur Pierre-Georges Roy a réuni deux importantes collections de courtes biographies.Celles 772 LE CANADA FRANÇAIS des juges de la province de Québec, sous le Régime anglais, au nombre de 293, — et non 586, comme l’a affirmé un journal de notre ville, — sont pour la plupart accompagnées de la photographie de chacun des magistrats.Nous disons la plupart, car l’auteur n’a pu se procurer le portrait de quelques-uns de nos anciens juges.Avant l’invention de la photographie, même les juges n’avaient pas toujours les ressources nécessaires pour se payer le pinceau d’un artiste ; parfois aussi l’occasion, voire la bonne volonté a sans doute fait défaut.Le volume est imprimé sur papier de luxe et très bien illustré.Pour en rendre la consultation plus facile, l’auteur a disposé les biographies suivant l’ordre alphabétique.Elles sont toutes sensiblement d’égale longueur : une page pour chacune.Le savant archiviste se borne à nous fournir les dates principales de la vie de ses divers personnages, les rattachant assez souvent à leur premier ancêtre venu au pays.Ces notices biographiques se terminent d’ordinaire par une brève citation, volontiers élogieuse, que l’historien a choisie avec soin.Nous y trouvons, en effet, les qualités maîtresses par lesquelles nos magistrats se sont recommandés à l’attention de leurs contemporains.La série des biographies est précédée d’une étude préliminaire sur “ l’organisation judiciaire de la province de Québec sous le Régime anglais”.C’est un exposé sommaire, mais clair et bien ordonné des évolutions successives de notre organisation judiciaire depuis au delà d’un siècle et demi.Il faut louer l’auteur d’avoir eu l’heureuse idée de résumer ainsi une question aride et souvent compliquée que nos manuels négligent trop et que les grandes histoires ne réussissent pas toujours à débrouiller.Fils de Québec groupe en quatre séries un total de 472 notices biographiques.Les fils de Québec dont notre très distingué archiviste a ainsi brièvement évoqué le souvenir s’échelonnent sur une période de plus de deux cents ans.En effet, le premier, Louis Couillard de Lespinay, est né le 18 mai 1629 ; et le dernier, Jean-Baptiste Laliberté, vit le jour le 27 mars 1843.Il s’agit évidemment de personnages nés â Québec et qui ont joui, en leur temps, soit dans leur ville natale, soit dans les lieux où la Providence les a transportés, d’une certaine notoriété.Ici, l’auteur a disposé ses biographies suivant l’ordre chronologique ; mais à la fin de chaque série, se trouve un index où elles sont classées selon l’ordre alphabétique.Monsieur Roy ne s’est pas astreint à leur donner une longueur uniforme comme à celles des juges.Par ailleurs, leur composition s’inspire du même procédé ; aux dates principales de la carrière de chacun, s’ajoute, le cas échéant, une brève appréciation empruntée aux sources les plus diverses.Notre infatigable archiviste provincial — le qualificatif est devenu presque classique à l’adresse de Monsieur Pierre-Georges Roy — vient donc d’ajouter deux ouvrages importants et précieux à la liste déjà longue de ses publications.Comme dans tous ses ouvrages précédents l’éminent historien ne s’est nullement préoccupé d’offrir au public des volumes attrayants pour le commun des lecteurs.Tel n’est pas son but, croyons-nous.Fournir des matériaux abondants et de bonne qualité à tous ceux qui s’occupent LES LIVRES 773 d’écrire sur notre histoire nationale ou du moins se soucient de l’étudier, voilà ce à quoi Monsieur Roy vise avant tout.Clarté, précision, exactitude, sont bien, à notre modeste avis, les qualités essentielles des ouvrages de consultation.Ces qualités, qui oserait les nier à notre érudit et méthodique historien ?Et s’il n’entend pas faire de la littérature, cela ne l’empêche pas d’écrire fort correctement.Pourrions-nous en dire autant de tous les auteurs canadiens-français ?N.M.Henri Robert, de l’Académie française.Le Calvaire de Louis XVI.Collection “ les bonnes lectures ”, 95 pages.Ernest Flammarion, éditeur, Paris.Ce nouveau livre de M.Henri Robert, avec ses quatorze illustrations hors texte en héliogravure, est d’une excellente tenue typographique.C’est, racontée d’une manière attachante, et d’après les meilleures données de l’histoire, la vie de Louis XVI, depuis sa naissance jusqu’à sa montée sur l’échafaud.Il est une vertu qui domine chez ce jeune roi et qui apparaît sans cesse à travers le récit : sa grande bonté, cette bonté qui faisait dire au Dauphin, lorsqu’il apprit que son père allait être emprisonné dans la tour du Temple : “ Comment peut-on en vouloir à papa qui est si bon ?” Malheureusement cette grande bonté dégénéra souvent en faiblesse, et ce fut une des causes qui amenèrent la mort prématurée de Louis XVI.Quand le roi est enfermé dans la tour du Temple, c’est surtout la grandeur d’âme, sa noblesse de cœur qui sont mises en relief.On admire sa parfaite sérénité, son courage tranquille au milieu des circonstances les plus tragiques et les plus remplies d’angoisses.L’auteur a traité son sujet de manière à gagner, avec notre sympathie, toute notre admiration pour ce roi de France réellement bien doué, grand malgré ses faiblesses, mais qu’un peuple ingrat et préjugé a chargé de toutes les fautes de ses prédécesseurs et condamné à une mort injuste et atroce.R.L.Abbé Ivanhoe Caron.La nomination de Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, au Conseil législatif de Québec.Ottawa.Brochure de 32 pages imprimée par la Société Royale du Canada, 1933.Monsieur l’abbé Ivanhoe Caron est un des membres les plus actifs de la Société Royale du Canada.Travailleur acharné et consciencieux, il emploie tous les loisirs que lui laissent ses importantes fonctions d’assistant-archiviste provincial à étudier notre histoire nationale.Il a des aptitudes personnelles; il a aussi sous ses yeux, 774 LE CANADA FRANÇAIS pour l’entraîner au travail, le modèle achevé de l’homme studieux, dans la personne de l’archiviste en chef, Monsieur le Commandeur Pierre-Georges Roy.Il est donc à bonne école.Et nous savons qu’il en profite.En 1932, M.l’abbé Caron avait présenté à la Société Royale une étude intitulée : La nomination des Évêques catholiques de Québec sous le Régime anglais.L’an dernier, il abordait un autre point intéressant de notre histoire religieuse : La nomination de Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec, au Conseil législatif de Québec.Ce sont des questions particulières que l’histoire générale ne saurait traiter à fond.Monsieur l’abbé Caron s’applique avec succès à les élucider.Quiconque lira attentivement sa présente étude, sera convaincu que nous n’exagérons en rien.En vrai historien, Monsieur l’abbé Caron traite l’histoire objectivement, s’appuyant avant tout sur des documents qu’il cite, résume ou interprète selon leur importance et auxquels il ne manque jamais de référer.Pour écrire l’opuscule que nous recommandons à nos lecteurs, il a surtout fait appel à la correspondance échangée entre Mgr Plessis et les personnages officiels ou autres intéressés à la nomination de l’évêque de Québec au Conseil législatif.Ces documents sont en grande partie conservés dans les archives de l’Archevêché de Québec.Sous forme d’appendice, l’auteur donne le texte intégral de plusieurs pièces dont il s’est servi au cours de son étude.Dans une langue dépouillée de tout artifice littéraire, Monsieur l’abbé Caron s’efforce d’être clair et facilement compris de ses lecteurs.Nous avons la conviction que ses efforts seront couronnés de succès.N.M.Abbé Georges Robitaille.Washington et Jumonville.Étude critique.Le Devoir, Montréal, 1933.Brochure de 69 pages.Prix : 60 sous.Cette étude a d’abord été publiée en 1932 sous forme d’articles dans VEnseignement secondaire.Monsieur l’abbe Georges Robitaille avait composé ces articles à l’occasion du “ bi-centenaire du Héros des États-Unis ”.Toute personne quelque peu au courant de notre Histoire connaît, au moins dans ses grandes lignes, le malheureux incident qui coûta la vie à Jumonville.L’on sait peut-être moins que cet incident, fort peu à l’honneur du célèbre George Washington, a été raconté avec de notables variantes, sinon quant aux faits eux-mêmes, du moins quant à leur interprétation, par les historiens américains, français, voire canadiens-français.Plusieurs d’entre nous ignorent même totalement les circonstances précises de 1 incident.Monsieur 1 abbé Robitaille a voulu reprendre l’étude de cette question épineuse.A la lumière des documents authentiques et des témoignages fournis par les témoins immédiats de l’affaire ou par les personnes qui y furent intéressées de près, l’ancien professeur d’histoire l’envisage à son tour avec toute l’impartialité possible.Nous ne croyons pas hasardeux d’affirmer que M.l’abbé Robitaille n’a épargné aucun souci pour se bien documenter.Aussi s est-il rendu maître de son LES LIVRES 775 sujet avant de le traiter.Parfaitement renseigné, il a exposé les faits avec une logique tellement serrée que le lecteur se laisse vite convaincre.En bon critique, il a prévu les objections et y a répondu de façon à ne plus laisser de place au doute pour tout esprit non préjugé ou du moins pour quiconque désire loyalement connaître la vérité historique.Après un examen consciencieux de toutes les circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi la mort de Jumonville, l’auteur conclut sans hésiter que George Washington s’est rendu coupable d’assassinat.Outre une valeur historique incontestable, l’ouvrage de M.l’abbé Robitaille a encore une excellente tenue littéraire.L’ex-professeur du Séminaire de Joliette manie la langue française avec une facilité et une correction vraiment enviables.Il écrit dans un style rapide, incisif, vigoureux.Souhaitons que Monsieur l’abbé Georges Robitaille, dans sa paisible cure de St-Alexis de Montcalm, trouve encore d’utiles loisirs qu’il consacrera à éclaircir d’autres points obscurs de l’histoire canadienne.N.M.Littérature L’abbé Pascal Potvin.Pour l’Amour du Grec.Aux Éditions Albert Lévesque, Montréal.Il y a quelque chose à faire encore pour l’amour du grec : M.l’abbé Potvin nous le démontre bien.Il y a à s’initier à la pensée grecque, en d’autres termes : à se mettre en état de grâce hellénique.Cette initiation n’est pas facile.La pensée grecque apparaît tout d’abord défendue par le mystère de sa langue et ensuite par l’éloignement des sources lumineuses où l’esprit curieux aimerait à la puiser.Pour s’introduire dans la pensée grecque, il faudra se soumettre aux livres qui ont prétendu l’élucider, la faire comprendre dans son climat essentiel.Ces livres bienheureux, M.Potvin nous les indique, nous les ouvre même aux pages les plus fécondes, les plus effectivement enseignantes.Ils vont nous aider à expliquer les textes, à les commenter, à les rendre accessibles aux écoliers que le sort des années condamne encore aux interprétations les plus aventureuses des langues anciennes.Pour compléter l’enseignement commencé, il y aurait le grand voyage des jeunes Anacharsis canadiens en terre démosthénienne.Un rêve ! Alors, M.Potvin a voulu le faire ce voyage, reprendre l’itinéraire que les plus grands esprits se sont astreints à suivre, avec le respect qui prend les pèlerins des pays toujours sacrés.Et il nous raconte son “ beau voyage ”.La croisière fait bien les deux tiers du livre de M.Potvin.Le professeur nous en dit, avec le charme émané des sanctuaires de l’Attique, les épisodes, les péripéties.Son récit se lit, même après les poèmes en prose du 776 LE CANADA FRANÇAIS grand Chateaubriand.Cependant, on aurait pu surveiller davantage 1 écriture, je veux dire le style, qui au grand dam des meilleures descriptions, laisse trop voir ses négligences.S’il y a eu là-bas grinçant — avec de la beauté encore — de Plutarque et d Elien, il y a eu aussi 1 innombrable perfection des classiques ! Tel quel, le livre de M.Potvin reste capable de rallumer les flammes un peu mourantes.C’était, je le crois bien, le seul but de l’auteur.J.-E.B.moo1 ANC"^OHAIN* Nouvelles fables.In-8 de 272 pages, éditions Spes, îydo.Dans l’œuvre si variée et si abondante de M.Franc-Nohain, on sait 1 importance de ses fables.L’Académie Française leur a attribué l’an dernier le Grand Prix de Littérature; et, ainsi que le constatait dans son rapport le secrétaire perpétuel, M.René Doumic, elles ont “ rendu populaire ” le nom de leur auteur.Le recueil qui paraît aujourd’hui comprend les Livres X, XI et XII des fables de Franc-Nohain.Ces Nouvelles Fables, entièrement inédites, devaient être attendues avec impatience.Ne s’adressent-elles pas à tous les publics?Récitées par les enfants et méditées par les grandes personnes, elles constituent non seulement un divertissement littéraire, mais encore une leçon morale qui, pour être plaisante et fleurie, n’en est pas moins efficace.La finesse et le sourire que M.Franc-Nohain avait déjà montrés dans son Art de vivre, dans la Cité heureuse, comme aussi dans le Guide du Bon Sens, ont fait voir qu’il s’entendait mieux que personne à rendre la sagesse aimable.Aussi, peut-on affirmer que les Nouvelles Fables ont définitivement réalisé cette réussite la plus rare, l’alliance de la fantaisie et de la raison.L.-J.T.Edward Larocque Tinker.Les Écrits de langue française en Louisiane au XIXe siècle.Essais biographiques et bibliographiques.Paris, Champion, 1932.In-8 de 502 pages.Les Canadiens n’ignorent pas la Louisiane : ils savent que naguère, sur cette côte méridionale des États-Unis, un foyer de culture française se développait ; et comment l’oublieraient-ils, si les mêmes hommes, missionnaires, explorateurs, Acadiens fugitifs, sont à l’origine des deux peuples ?Mais peut-être l’importance de la littérature louisianaise leur échappe-t-elle.A vrai dire, on reste confondu, lorsque l’on ouvre ce gros répertoire, et l’on ne reprend ses esprits qu’en mesurant la place occupée par des articles relativement insignifiants : la plupart des œuvres recensées comptent peu ; querelleurs, bretteurs, les Méridionaux du Nouveau Monde ont multiplié surtout des facturas, et leur poésie, leurs romans, leur éloquence n’ont point engendré d’œuvres LES LIVRES 777 marquantes.Souvent les auteurs semblent plus pittoresques que leurs écrits.M.Larocque Tinker en retrace les croquis les plus amusants ; ses biographies, égayées d’anecdotes, n’ont rien du banal dictionnaire ; on jugera même qu’elles manquent un peu de tenue scientifique, mais quoi ! il ne veut qu’offrir des matériaux aux historiens, en piquant leur curiosité, et il y réussit pleinement.En le lisant, on se laisse rêver : si tout de même le Sud avait vaincu le Nord, si les créoles avaient été plus nombreux en comparaison des Anglo-Saxons, si le climat, peut-être, les avait moins amollis, est-ce que l’évolution des Etats-Unis n’aurait pas pris un autre tour ?est-ce qu’il ne s’en serait pas dégagé une civilisation plus douce, plus humaine, moins mécanisée ?Du moins la Louisiane reste-t-elle là, devenue anglophone en grande partie, capable cependant de répandre autour d’elle un peu de la vieille âme française : cela suffit pour qu’elle ait sa mission, et pour que nous lui donnions toute notre sympathie.A.V.Urbain Milly.Pour ses Beaux Yeux.Éditions du Foyer, 4, rue Madame, Paris.Ce livre est un recueil d’anecdotes agréables et spirituelles, comportant toutes une réflexion et une morale.C’est le genre et le style Pierre L’Ermite, très heureusement imités et approchés.G.G.Marie Diemer.Le Livre de la Forêt Bleue.Un livre in-8° couronne de 232 pages.Franco, 11 francs.Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Paris.Charmant récit destiné aux enfants et qui sait, tout en les intéressant, leur faire aimer les vertus de leur âge.Jeannette dort.elle rêve : une belle dame, une fée au doux sourire s’approche d’elle, la prend par la main et la conduit dans la mystérieuse “ Forêt Bleue ”.Là, elle rencontre d’autres petites filles comme elle, mais si sages, si gentilles que Jeannette n’a plus qu’un désir : être admise dans leur joyeuse troupe.Auparavant il faut que la bonne fée l’éprouve afin de voir si elle est capable de mettre en pratique la loi du groupe des “ Jeannettes ”, loi qui se résume en ces mots : propreté, activité, franchise et charité.G.G.M.-A.Hallet.Sauvé des Flots.Un livre de 80 pages.2 fr.20.Librairie J.-M.Peigues, Paris.M.Brionne, riche industriel nantais est ruiné.Sur les conseils de son beau-frère, un jésuite vivant en Amérique, il décide de venir s’établir aux États-Unis pour refaire sa fortune.Avec son épouse et son fils, Jean, il prend place sur le fameux “ Titanic ”. 778 LE CANADA FRANÇAIS Dans le naufrage qui engloutit ce navire, l’enfant seul est sauvé miraculeusement par un jeune aviateur qui survole fort â propos les lieux du sinistre.Il grandit heureux et choyé par les parents de son bienfaiteur, des multi-millionnaires américains.Malgré le luxe qui l’environne et la tendresse qu’on a à son égard, il fait son entrée au noviciat des Pères Jésuites.Plusieurs années passent.Jean est nommé pour faire, en compagnie d’un autre Père, une tournée apostolique dans les profondeurs des bois de l’Amérique du sud.Au bout de quelques semaines de voyage, alors qu’ils sont dans une région isolée du Mexique, une terrible inondation les met à deux doigts de la mort.Mais voici qu’appa-rait encore l’avion de l’ami de notre héros ; une fois de plus il lui sauve la vie.Dans la suite, Jean Brionne finit par apprendre que le Père qu’il accompagnait n’était autre que son oncle.Ce récit, qui offre plus d’une invraisemblance, ne manquera pas d’intéresser quand même les jeunes lecteurs auquels il s’adresse.G.G.Théâtre Rutebeuf.Le Miracle de Théophile.Transposition de M.Gustave Cohen, professeur à la Sorbonne.65 pages.Librairie Delagrave, 15, rue Soufflot, Paris.1934.Un bien beau miracle du moyen âge et qui peut être joué sur une scène moderne ! Le prêtre Théophile s’est fait enlever sa prébende par son évêque.Grâce aux diableries d’un Juif, il a un rendez-vous avec Satan, qui lui promet de le réinstaller dans ses fonctions, pourvu qu’il s’engage par écrit à lui livrer son âme.Théophile s’exécute.Satan tient sa promesse.Des mois passent.Pris de remords, Théophile supplie Notre-Dame d’avoir pitié de lui.Notre-Dame force le diable à livrer le document.Théophile pardonné retrouve la paix de la conscience.M.Cohen a modernisé un peu le texte du XlIIe siècle.Il le voulait “ assez rajeuni pour être compréhensible à tout spectateur instruit, assez archaïque pour lui donner cependant la sensation de l’antique et l’illusion d’écouter et de comprendre de l’ancien français ”.Et il a mis sa transposition à l’épreuve.Ses élèves ont donné à la Sorbonne trois représentations du drame devant un auditoire de croyants et d’incroyants émus “ jusqu’au fond du cœur et jusqu’aux larmes au bord des paupières ”.Nos collèges sentent le besoin d’enrichir leur répertoire théâtral.Qu’ils se procurent le Miracle de Théophile et qu’ils le mettent à la scène.Des indications très précises placées en appendice leur faciliteront la tâche.Ils remporteront un franc succès ou je suis un bien mauvais juge.A.L. LES LIVRES 779 Henri Ghéon.Le Songe d'une nuit d'été en Nivanais.Comédie féerique et fantasque en trois actes et un épilogue.Chez Marc Camus, éditeur, 3, avenue de la Bibliothèque, Lyon, 1933.M.Henri Ghéon a tiré cette pièce du Songe d’une nuit d été, de Shakespeare.Il ne traduit pas, il n adapte pas, il transpose, et avec beaucoup de liberté.Il supprime deux personnages, en modifie quelques-uns.Les comédiens improvisés ne jouent plus Pyrame et Thisbê, mais l’histoire mélancolique d’Hélène de Tournon, dame d’honneur de Marguerite de Navarre.L’auteur conserve les mêmes amoureux et les mêmes amoureuses.Ils sont quatre à se chercher, à se fuir, à aimer sans être aimés.Un petit diable de lutin embrouille à plaisir “ la Carte du Tendre .A la fin, le roi et la reine des fées exercent leurs enchantements sur ces pauvres cœurs désemparés.Une goutte de philtre, une plante magique, et le tour est joué : chacun possède l’objet de ses rêves.Ces histoires d’amour et de fées se greffent sur l’élection d un maire de village, sur la préparation ultra-rapide et la représentation d’une pièce de théâtre, clou de la fête populaire donnée par le nouveau magistrat.Le tout forme un carnaval comique, moral, fantaisiste, vivant : un vrai carnaval Ghéon.A.L.Paul Goubert, S.J.Vivien.Tragédie en 3 actes en vers.E.Vitte, éditeur, Lyon, Paris, 1933.Vivien est tiré de la geste des Aliscamps.Le héros — un chevalier de 15 ans — accompagne son oncle, Guillaume d’Orange, dans une expédition dirigée contre les Sarrasins.Il tombe victime d’un traître.Cette pièce se recommande par la simplicité de l’intrigue, la facture parfois très heureuse des vers et la leçon d’héroïsme bien moyen âge qu’elle donne.On regrettera pourtant que l’auteur n’ait fait qu’une belle esquisse d’un beau sujet.Ce n’est par encore la pièce rêvée, la pièce qui tranche sur la grisaille de notre théâtre d’œuvre.A.L.Religion et piété R.P.Lippert.L'Église du Christ.Un volume in-8° écu de 300 pages.Emmanuel Vitte, 10, rue Jean-Bart, Paris (Vie).Pour croire, il faut comprendre.L’effort rationnel, l’analyse psychologique, la description historique, les motifs de crédibilité sont nécessaires.La foi commence par une œuvre raisonnable ; elle se justifie devant l’intelligence.L’ouvrage que nous présentons et qui a été traduit de l’allemand, n’est pas un nouveau manuel d’apologétique.Le genre est celui 780 LE CANADA FRANÇAIS de la dissertation ; 1 exposé est scientifique.Il y règne un sérieux et une gravité certains paragraphes sont démesurément longs — de marque véritablement allemande.Ce livre complétera donc les manuels et fera mieux voir la force de certains arguments.A.P.'C-D.Sertillanges, O.P.Dieu ou rien ?Bibliothèque d'études catholiques et sociales.Deux volumes in-18 Jésus.Krnest Flammarion, 26, rue Racine, Paris.L auteur du Catéchisme des Incroyants s’adresse ici aux athées, à ceux particulièrement qui demandent à la science des arguments contre Dieu.Ce n’est plus le théologien qui parle, mais le philosophe, au courant des théories scientifiques et.de l’état actuel des recherches expérimentales.L univers, le problème de l’homme, de la pensée humaine, le problème moral, le fait social et la civilisation, tout cela requiert une Cause, une source d’être que l'univers réflète.En dépit de tout discours contraire, l’athéisme n'existe pas réellement.Dieu est, ou rien n'est : c’est la démonstration du livre entier.A.P.M.-M.Vaussard.Charles de Foucauld, Maître de vie intérieure.Le» Editioos du Cerf.Juvisy, Seine-et-Oise.In-16, 238 pages.L auteur nous engage à pénétrer, avec lui, dans la vie intérieure de l’apôtre du Sahara, à fixer notre attention admirative sur son esprit d’héroïsme et de dépouillement volontaire.Il nous propose un modèle qui, à notre époque de matérialisme, affirme la primauté du spirituel.H.G.Abbé Félix Klein.La Vie humaine et divine de Jésus-Christ.Un vol.de 475 pages, format 9 x 11 pouces, orné de 420 illustrations.Bloud et Gay, 3, rue Garancière, Paris, 1933.C’est le plus bel ouvrage que le service de presse nous a apporté depuis plusieurs mois.Un titre noir et rouge, une tête de Christ d’une grande sérénité et d’un coloris discret se détachent en vif relief sur la couverture blanche, recouverte de celluloïd.On ouvre le livre : c’est une féerie.Presque toutes les pages s’ornent d’illustrations empruntées à la peinture, à la gravure, à la sculpture, à l’architecture et à la photographie.On y trouve reproduites une très grande variété d’œuvres d’art anciennes et modernes, distribuées non pas au hasard, mais selon les exigences du texte.Ces illustrations ajourent des pages, dont la grandeur pourrait effrayer le lecteur ; elles ressortent avec une grande netteté sur un papier de luxe.Voilà pour les yeux. LES LIVRES 781 Voici pour l’esprit et le cœur.M.l’abbé Klein raconte la vie de Notre-Seigneur.Il suit pas à pas les Evangélistes ; il les cite ; il les commente sans subtilité, sans apparat scientifique.C’est à l’homme moyen, plutôt qu’au rustre ou au savant, qu’il s’adresse, au chrétien qui n’a besoin que de raviver sa foi, à l’homme aisé qui aime à trouver le soir dans une lecture reposante l’oubli des fatigues de la journée.La Vie humaine et divine de Jésus-Christ est un bien beau livre ! A.L.Abbé Jean Brierre.Vie de sainte Marie-Madeleine.Un volume ins'5 de 200 pages.Lethielleux, éditeur, 10, rue Cassette, Paris.L’auteur s’efforce de nous donner une histoire exacte de la sainte.Comme il le dit lui-même dans l’introduction, il aurait pu céder à la tentation d’écrire une vie romancée, mais il a préféré faire œuvre d’historien.Il s’est acquitté de sa tâche avec un grand souci d’impartialité et d’érudition.Dans une première partie, il trace de la pénitente l’esquisse que lui permettent les documents les plus sûrs, et, dans une seconde, il s’attaque aux questions controversées pour en dégager les conclusions les plus admissibles.L’aspect savant n’empêche pas l’onction et une édifiante impression de pénétrer l’ouvrage et de produire chez le lecteur de salutaires effets.Marie-Madeleine est posée dans une forte lumière, qui projette sur une âme chrétienne de vives clartés de foi et de charité.W.-E.C.Almanach du Propagateur des Trois Ave Maria.Bureau du Propagateur à Blois (L.-et-Ch.).Prix, étranger, 1 fr.75.Monsieur le Directeur a eu l’obligeance de nous envoyer deux exemplaires de cette édition annuelle.Cet Almanach mérite d’être répandu, car il est rédigé d’une façon vraiment intéressante, et il contribue efficacement à faire mieux connaître une dévotion traditionnelle.G.G.Abbé Pierre-Marie Landrivon.La très Sainte Vierge Marie, essai de théologie mariale affective.Un volume de 330 pages.Aubanel Aîné, éditeur, 15, Place des Études, Avignon.C’est un beau et fort intéressant livre sur la très sainte Vierge que celui de l’abbé Pierre-Marie Landrivon, ancien curé de Cornillon (Loire).Cet ouvrage “ s’adresse de préférence aux prêtres, aux religieux et, d’une manière générale, aux personnes quelque peu initiées à la science théologique ”.Les plus hautes considérations de la doctrine sacrée sont présentées avec charme et facilité, ce 782 LE CANADA FRANÇAIS qui n’enlève rien à la profondeur des idées et des sentiments.L’exposé des questions est clair et méthodique, ce qui en fait un livre précieux au point de vue théologique et ascétique ; qu’on en juge plutôt par le plan général : 1° la préparation du mystère de la maternité de Marie, où il est traité de la prédestination de Marie à la maternité divine, de la personne de Marie dans l’Ancien Testament, de la Conception Immaculée de Marie, de la Nativité de Marie, de la Présentation au temple et du mariage de Marie ; 2° l’accomplissement du mystère : la maternité divine de Marie, la dignité de la mère de Dieu et quelques circonstances de la maternité divine y sont traitées ; 3° conséquences du mystère : ce sont la puissance et la royauté universelle de Marie, la puissance charismatique de Marie, la science, l’impeccabilité, la sainteté positive, la compassion, la glorification de la Mère de Dieu et la collaboration de Marie à l’œuvre de Jésus.Le tout comprend 31 méditations bien documentées, émaillées de nombreux textes scripturaires et patristiques heureusement amenés.Les confrères y feront d’édifiantes méditations mariales en même temps qu’ils trouveront d’heureuses inspirations pour leurs travaux oratoires sur la sainte Vierge.A.N.Marguerite Perroy.Le Rosaire de Lourdes.Petite brochure de 76 pages.Aubanel Aîné, éditeur, 15, Place des Études, Avignon.Commentaire charmant des prières et des mystères du rosaire appliqués à Lourdes.Qu’on lise ces 76 pages d’un style alerte, d’un goût exquis, de nature à édifier en augmentant chez les dévots serviteurs de Marie l’amour et la confiance que les fils bien nés doivent avoir envers la meilleure des mères, leur Mère du ciel.A.N.Maxime des Francs.Une éducatrice.Vie et pensées de Mère Gertrude (Agathe de Montcuit de Boiscuillé), religieuse du couvent des Oiseaux.P.Lethielleux, éditeur, Paris.Ce volume nous raconte la vie d’une religieuse qui a consacré sa vie à l’éducation des jeunes filles.Ce qui frappe surtout en le lisant, c’est le souci qu’avait Mère Gertrude de la formation intellectuelle et morale des enfants confiées à ses soins.Ces jeunes filles appelées pour la plupart à fonder un foyer seraient à leur tour des éducatrices ; il fallait donc en faire des chrétiennes convaincues.Mère Gertrude a puisé son zèle dans la vie intérieure, dans ses rapports intimes avec Dieu.Le chapitre intitulé “ les étapes de la sanctification ” nous révèle une âme profondément religieuse, qui de bonne heure se prit corps à corps avec ses défauts et s’élança vers les sommets, voulant servir Jésus d’abord et ensuite les âmes rachetées par son sang.Tout faire pour Dieu et par amour, telle était sa devise. LES LIVRES 783 Les âmes religieuses adonnées à l’œuvre de l’éducation liront ce livre avec profit et il leur fera beaucoup de bien ; elles y trouveront la leçon austère du sacrifice et de l’oubli de soi.R.C.Monseigneur Sagot du Vauroux, évêque d’Agen.Saint Paul.Ernest Flammarion, éditeur, 26, rue Racine, Paris.12 francs.Mgr l’Évêque d’Agen vient de publier une vie de l’apôtre saint Paul.Il est bien juste de mettre en lumière la vie de cet infatigable athlète du Christ, appelé à l’apostolat de façon miraculeuse sur le chemin de Damas.Par ses épîtres, l’apôtre saint Paul enseigne les fidèles de tous les temps.N’est-il pas bon alors de mettre entre les mains des gens du monde un livre qui leur fait mieux connaître l’ardent missionnaire ?C’est ce que vient de faire Mgr l’Évêque d’Agen.Les fidèles liront avec profit son livre sur saint Paul, cet apôtre si justement appelé “ le second fondateur de l’Église ”, qui consacra sa vie entière au service du Christ et la consomma par le martyre.Ils comprendront que seul l’amour de Dieu peut inspirer un dévouement aussi désintéressé.Nous souhaitons au Saint Paul de Mgr Sagot du Vauroux la plus large diffusion.R.C.Renée Zeller.Le Rosaire.Flammarion, éditeur, collection des Belles fêtes, 1 volume, 10 francs.Renée Zeller vient de publier un livre à la gloire de la Très Sainte Vierge.Dans la première partie, elle nous raconte l’origine de cette belle dévotion si répandue et si efficace et elle nous montre la grande piété des poètes du moyen âge envers Marie.Dans la seconde partie, on goûtera les délicieuses méditations des mystères joyeux, douloureux et glorieux ; elles sont de nature à aider les âmes pieuses à mieux saisir la beauté des mystères de la vie de Jésus et de Marie.Ce volume contribuera à répandre encore davantage la dévotion au saint Rosaire.R.C.R.P.Émile Georges, C.J.M.La Congrégation de Jésus et Marie dite des Eudistes.Un vol.in-8 couronne de 232 p., illustré.E.Vitte, éditeur.Prix : 12 fr.Ceux qui ne connaissent les congrégations religieuses que du dehors soupçonnent à peine tout ce que leur nom évoque de vie chrétienne intense, de travail apostolique et de traditions glorieuses.Le R.P.Georges, à qui nous devons déjà une Vie de Saint Jean Eudes, était tout désigné pour écrire cette monographie sur la congrégation des Eudistes.Après avoir fait revivre un instant sous nos yeux la rude mais attachante figure du grand apôtre 784 LE CANADA FRANÇAIS normand, l’auteur nous fait connaître l’oeuvre maîtresse du saint : la congrégation de Jésus et Marie.A grands traits, il en raconte 1 histoire, depuis l’ouverture des premiers séminaires en France, jusqu’aux récents établissements en pays de mission, en passant par les florissantes fondations canadiennes.La spiritualité eudiste, toute pénétrée de la dévotion au Verbe Incarné et aux Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, fait l’objet d’une étude courte mais très riche de doctrine.On est enfin initié,—et ce n’est pas la partie la moins intéressante du livre,— au détail des exercices qui remplissent la journée du jeune eudiste pendant sa probation.Ce livre sera très utile à tous ceux qui s’occupent de diriger les âmes et d’orienter les vocations.M.R.Un membre du Tiers Ordre de Marie.L’âme du Vénérable Père Colin, fondateur de la Société de Marie.Préface du R.P.Mulsant, Prov.S.M.Un volume de 324 pages.Emmanuel Vitte, Lyon, Paris, 1933.L’âme du Père Colin est une âme de saint.Toute sa vie durant, le fondateur des maristes n’a voulu qu’une chose : le triomphe de Jésus-Christ et de son Eglise.Mais triomphe qui suppose le renoncement à eux-mêmes, la mort à eux-mêmes chez ceux qui ont l’honneur d’y coopérer.Au fond, la méthode apostolique est identique chez tous.Mais chez tous, cependant, il y a des modalités propres qui ressortissent aux différents genre de vie.Et voilà qui fait la beauté du catholicisme.Les divers ordres religieux sortis de son sein en montrent l’indéfectible pouvoir d’adaptation à tous les temps, à toutes les latitudes.Et ce pouvoir, nous le trouvons mis quotidiennement en pratique par les communautés diverses qui sont la gloire de l’Eglise.Et ce qui caractérise la Société de Marie, outre la dévotion à la Mère de Dieu, outre le culte d’imitation voué à la Sainte Vierge, c’est la vertu d’obéissance, c’est l’amour de l’Église.Qu’on lise cet ouvrage; qu’on le médite.On y trouvera la nourriture substantielle dont ont de plus en plus besoin les âmes.A.R.Directeur-gérant : M.l’abbé Aimé LABRIE 75 Des ateliers de L’ftcilon Sociale Ltée, Québec.N.B.— Conformément à la tradition et dans l’intérêt d’une juste liberté, il est entendu que les articles de la Revue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.
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