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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Le deuxième Congrès de la langue française au Canada - Chronique de l'organisation
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1937-01, Collections de BAnQ.

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Le coin du Congrès LE DEUXIÈME CONGRÈS DE LA LANGUE FRANÇAISE AU CANADA Chronique de l’organisation On le sait, la Société du Parler français au Canada veut renouveler le «geste de vie» de 1912; elle prépare, pour le mois de juin 1937, un deuxième Congrès de la langue française au Canada.Elle a voulu, par là, commémorer le 25e anniversaire du premier Congrès, et surtout faire voir la vitalité de notre race en Amérique, montrer que nous n’avons pas dégénéré, que nous avons gardé notre héritage français, que nous entendons vivre encore et rester nous-mêmes par la fidélité à la langue et à l’esprit français.Elle a voulu aussi, comme dit son Président dans un premier Appel au Public, « faire encore une fois l'examen de nos positions respectives, vérifier nos forces et nos faiblesses, prendre le point de notre développement ethnique, mesurer une fois encore notre volonté de survivre ».C’est le 2 mars 1936 que les Directeurs de la Société ont pris la lourde décision de tenir à Québec, du 20 au 24 juin 1937, un nouveau Congrès de la Langue française.Ils nommèrent en même temps un Comité provisoire, composé de Mgr Camille Roy, M.le Juge Adjutor Rivard, MM.les abbés Rosario Benoit et Aimé Labrie, et MM.Antonio Langlais et René Dupuis, qu’ils chargèrent de préparer une ébauche de règlement et de programme du futur Congrès.M.le Dr Arthur Vallée, le chanoine Cyrille Gagnon et l’abbé Paul-Émile Gosselin furent bientôt adjoints au Comité, et l’on se mit au travail avec ardeur.Après quelques semaines, ces Messieurs du Comité provisoire présentaient au Bureau de la Société un projet de règlement calqué sur le règlement LE DEUXIÈME CONGRES 509 du Congrès de 1912, et un projet de programme portant sur l’esprit français dans la langue, dans les arts, dans les mœurs et dans les lois.Ils suggéraient aussi comme devise du Congrès : Conservons notre héritage français.A une autre séance tenue le 8 mai 1936, les Directeurs de la Société établirent un Comité organisateur, auquel le Comité provisoire céda la place.Le Comité organisateur, dit Comité central, est formé des officiers généraux suivants : président, Mgr Camille Roy, P.A., recteur de l’Université Laval ; vice-présidents, M.le Dr Arthur Vallée, professeur à l’Université Laval, M.le chanoine Cyrille Gagnon, supérieur du Petit Séminaire de Québec, et M.Louis-Philippe Geoffrion, greffier de l’Assemblée législative, et alors secrétaire général de la Société du Parler français ; secrétaire général, Me Antonio Langlais, professeur à l’Université Laval; secrétaires adjoints, M.l’abbé Aimé Labrie, M.l’abbé Paul-Émile Gosselin et M.le Dr Roméo Blanchet, de l’Université Laval ; trésorier, M.l’abbé Maurice Laliberté, trésorier de la Société du Parler français ; trésorier adjoint, M.l’abbé Oscar Bergeron, procureur du Séminaire de Québec.A ces officiers généraux furent ajoutés les officiers des Comités de propagande, des finances, de réception et des fêtes religieuses, dont les noms devaient être publiés plus tard, et plusieurs autres membres choisis parmi les amis et les apôtres de la langue et de l’esprit français chez nous.On décida aussi, ce soir-là, de diviser le Congrès en quatre sections : celle de la langue, celle des arts, celle des mœurs et celle des lois ; on étudierait ainsi l’esprit français dans toutes ses manifestations extérieures.Il est convenu ensuite que le Comité central devra régler tout ce qui concerne l’organisation générale du Congrès ; il lui appartient de statuer sur le règlement et sur le programme des travaux, des séances et des fêtes, et de constituer les bureaux des différentes sections du Congrès.Enfin les Directeurs de la Société forment le Bureau ou Comité exécutif qui agira pour le compte du Comité central, à qui reviendra pratiquement tout le travail d’organisation.On décide qu’il sera composé des officiers généraux ci-dessus nommés, et de chacun des présidents des comités des finances, des fêtes religieuses, de propagande et de réception.Il pourra d’ailleurs lui-même s’adjoindre les membres qu’il voudra. 510 LE CANADA FRANÇAIS Dans cette mémorable séance du 8 mai, les Directeurs de la Société du Parler français posèrent, on peut le dire, les bases du grand Congrès de 1937, en prenant les mesures générales destinées à en assurer le succès.Désormais la Société s’efface en quelque sorte pour laisser agir les organisateurs du Congrès.Le 16 mai, le Secrétaire général du Comité donna aux journaux un premier communiqué officiel, dans lequel il annonça au public la constitution du Comité d’organisation, la date et l’objet général du Congrès.Quelques jours après, le 20 mai, Mgr Camille Roy, président du Comité, lança un vibrant « Appel au public » ; il y indiquait les raisons qui justifient la tenue d’un second Congrès et invitait tous nos compatriotes de langue française du Canada et des États-Unis à s’y préparer.En même temps commencent, pour le Comité exécutif, les séances régulières du lundi, et souvent du vendredi.C’est l’organisation pratique du Congrès qu’il s’agit de mettre à point, et c’est le programme qu’il faut remettre vingt fois sur le métier et retoucher sans cesse.Pour l’organisation, on décide de constituer d’abord à Montréal un Comité conjoint, puis dans chaque Comté de la Province, au chef-lieu ou dans un autre centre important, un Comité régional, pour collaborer, avec le Comité central, à l’œuvre du Congrès.On fera la même chose dans les villes importantes des autres Provinces du Canada, des États de la Nouvelle-Angleterre, et même de la Louisiane.Ces Comités régionaux auront charge de constituer ensuite dans chaque paroisse du Comté ou de la région un Comité local.Ainsi une opportune division du travail, en multipliant les ouvriers, multipliera les artisans du succès ! Le Comité voulut sans retard s’assurer la collaboration de nos compatriotes de Montréal.Le Secrétaire général invita par lettre une trentaine de citoyens en vue de la Métropole à venir rencontrer au Cercle universitaire, le 16 juin, une importante délégation du Comité central.Le jour fixé, deux des vice-présidents, M.le Dr Arthur Vallée et M.le chanoine Cyrille Gagnon, le secrétaire général, Me Antonio Langlais, et le secrétaire adjoint M.l’abbé Aimé Labrie, devant un groupe nombreux et distingué, qui comptait des personnalités comme M.l’abbé Olivier Mau-reault, recteur de l’Université de Montréal, MM.Victor LE DEUXIÈME CONGRES 511 Morin, Ægidius Fauteux, Georges Pelletier, Orner Héroux, Esdras Minville, Victor Barbeau, Jacques Rousseau, Joseph Dansereau, eurent le plaisir d’exposer les plans du Comité central et de les voir agréés et ratifiés par tous les auditeurs.On décida sur le champ la formation d’un Comité sous la présidence active du distingué Recteur de l’Université de Montréal, avec l’entente que ce Comité se chargerait de l’organisation du Congrès dans toutes les paroisses de la ville et de la banlieue.Le 15 octobre, Mgr Camille Roy, sur l’invitation de ce Comité, alla lancer la campagne de propagande par un de ces habiles discours dont il a le secret ; c’est au Cercle universitaire qu’il le prononça, à la fin d’un dîner-causerie, qui avait attiré toute l’élite intellectuelle de la Métropole.Au mois de juillet, le chanoine Cyrille Gagnon se rendit à Manchester et de concert avec M.l’abbé Paul Désaulniers, curé de Saint-Antoine, au cours d’une assemblée des notables de Manchester, il jeta les bases d’un Comité régional qui rayonnerait dans tout l’État du New-Hampshire.Une semaine plus tard, à Woonsocket, il s’assura le concours de l’Union Saint-Jean-Baptiste d’Amérique, comme il avait obtenu, à Manchester, celui de l’Association Cana-do-Américaine.Ainsi nos compatriotes de la Nouvelle-Angleterre seront plus sûrement atteints.Bientôt après, à la fin d’août, commencèrent les fameux voyages de fin de semaine dans les principaux centres de notre Province.Chaque samedi, deux équipes d’« apôtres de la langue », de « missionnaires du verbe » — ainsi on les a appelés — prirent la direction tracée d’avance au cours de la semaine par le Secrétaire, et allèrent former des comités régionaux dans chaque Comté de la Province.Un prêtre et deux laïques formaient ordinairement une équipe ; et les délégués du Comité, les voyageurs, s’appelaient Mgr Camille Roy, le chanoine Cyrille Gagnon, l’abbé Aimé Labrie, l’abbé Émile Beaudry, Me Antonio Langlais, MM.les Docteurs Arthur Fafard, Roméo Blanchet, Rosaire Gingras, et M.Louis Langlois, sans compter les auxiliaires de l’un ou de l’autre voyage.Il fallut bien deux bons mois pour couvrir toute la Province, mais on y réussit avant l’arrivée de la neige ! Le 15 octobre, M.l’abbé Alphonse Morel et M.Louis Langlais firent une randonnée dans l’Abitibi et le Témis- 512 LE CANADA FRANÇAIS camingue ; ils visitèrent Ville-Marie, Rouyn, Amos, La Sarre, Timmins, Cochrane, Iroquois Falls, Haileybury, North Bay, L’Esturgeon, Sudbury, Verner, Warren, Matawa, Bonfield et Pembroke.A Ottawa ils amorcèrent la question d’un grand comité franco-ontarien ; ils revinrent ensuite en passant par Mani-waki, Mont-Laurier et Lachute.En dehors des provinces de Québec et d’Ontario, un Comité régional fut formé, au début de novembre, à Edmunston, dans le Nouveau-Brunswick, et l’Acadie attend la tournée de notre Président pour entrer dans le mouvement de façon plus directe.La Société de l’Assomption, pour l’Acadie, et les Associations d’éducation, pour les provinces de l’Ouest, ont bien voulu se charger de la propagande.Les Comtés du district de Québec reçurent nos délégués le soir, sur semaine, et vers le 15 novembre, tous les centres importants eurent leur Comité régional.On s’occupa ensuite — les premiers sont les derniers — de la ville même de Québec.Le 4 décembre, le chanoine Cyrille Gagnon proposa à la Société Saint-Jean-Baptiste de se charger de l’organisation et de la propagande dans les paroisses de la ville, et les officiers de notre belle société nationale acceptèrent avec plaisir la proposition du délégué du Comité central.Ils décidèrent que le Conseil central de la Société constituerait le Comité régional de Québec, et que chaque section paroissiale formerait le Comité local.Enfin la lointaine Louisiane s’ébranla grâce à l’initiative d’un curé patriote, M.l’abbé J.-B.Lachapelle.Après une correspondance suivie avec le Comité central, il forma à Léonville, sa paroisse, un Comité régional qui donne les plus belles espérances.Si le travail fait à l’extérieur ne ralentissait pas, on peut dire qu’à l’intérieur il était de plus en plus intense.Le 18 septembre, les membres du Comité central furent convoqués à une assemblée générale pour étudier le programme du Congrès, adopter définitivement le règlement proposé et prendre les décisions opportunes.Après les discussions nécessaires, le Comité adopta définitivement le règlement et les grandes lignes du programme, laissant à chacun le soin de l’examiner en détail et d’envoyer au Comité exécutif les observations qui lui paraîtraient con- LE DEUXIÈME CONGRES 513 venables.Le Comité exécutif fut chargé de rédiger ensuite, en tenant compte des observations reçus, le programme officiel du Congrès.Il y travailla ferme, et déjà la plupart des orateurs et des rapporteurs du Congrès ont accepté la tâche qui leur a été assignée.Entre temps, les courses de propagande se poursuivent.Le 8 novembre, Mgr Camille Roy et M.Antonio Langlais se rendent à Ottawa et à Hull pour y jeter la semence prometteuse.A Ottawa, la Société Saint-Jean-Baptiste a convoqué à un grand ralliement national des représentants de toutes les Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Canada, et elle a invité Mgr Roy à y prononcer un discours sur le deuxième Congrès de la Langue française au Canada.Notre Président s’acquitta de sa tâche avec un rare bonheur.Le même jour, nos deux délégués furent accueillis avec une grande cordialité par la population de Hull.Ils y portèrent tous deux la parole devant une immense assemblée, et y fondèrent un Comité régional.Ils furent également reçus à bras ouverts au Collège Saint-Alexandre de la Gatineau.A Ottawa, l’Association d’éducation et la société Saint-Jean-Baptiste acceptèrent de travailler conjointement à l’organisation de comités locaux dans toutes les paroisses franco-ontariennes.Quelque temps après, ils formèrent un Comité général franco-ontarien, et cinq comités spéciaux: d'organisation, de publicité, des maisons d'enseignements, des rapports et des finances.On peut voir par là de quel esprit pratique nos amis d’Ottawa sont animés, et avec quelle ardeur ils veulent travailler au succès des assises nationales de 1937.Après Montréal, Ottawa et Hull, il fallut aller aux Trois-Rivières et à Lévis, où les ouvriers locaux du grand Congrès réclamaient la présence et la parole du Président du Comité de Québec.Mgr Roy se multiplia pour répondre à toutes les invitations et partout il fut accueilli avec enthousiasme.Le Comité central poursuit sans relâche son œuvre de préparation.Dès le mois de novembre, il a demandé à l'école des beaux-arts un dessin de bouton officiel pour le Congrès ; de bons juges ont choisi le plus beau, et nous sommes sûrs que tous les congressistes trouveront qu’ils ont eu bon goût. 514 LE CANADA FHANÇAIS Un concours a été lancé en décembre pour la médaille-souvenir qui sera frappée à l’occasion du Congrès.Le résultat en sera connu vers la fin de janvier.Ainsi se poursuit à Québec et ailleurs le travail de préparation nécessaire au succès du grand ralliement de 1937.Il nous reste à parler de la publicité déjà faite en faveur du Congrès, comme aussi des activités de nos Comités régionaux ; ce sera pour une prochaine chronique.Cyrille Gagnon, ptre.« LES PAMPHLETS DE VALDOMBRE » Le mois de décembre 1936 a vu paraître le premier numéro d’une publication d’un genre tout nouveau et qui ne manquera pas d’éveiller l’intérêt.Nous voulons parler de la revue les Pamphlets de Valdombre, éditée à Sainte-Adèle, comté de Terrebonne, par M.Claude-Henri Grignon.Bien connu déjà comme journaliste, critique et romancier, M.Grignon a entrepris de rédiger à lui seul un périodique mensuel qui n’aura qu’une ambition et qu’un but : « défendre la cause de la Vérité.» Cette défense, il la fera, on peut s’y attendre, avec l’indépendance d’esprit qu’a toujours affichée cet écrivain fougueux et original.En signalant à nos lecteurs cette publication nouvelle, nous faisons des vœux pour que Valdombre et ses pamphlets défendent toujours les meilleures causes, celles qui méritent vraiment que se batte pour elles un chevalier sans peur, dont l’épée est franche et la visière levée et qui respecte les droits de la charité.
de

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