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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1938-05, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES Droit canonique Raymond-M.Charland, O.P.U Index.Les Éditions du Lévrier, 95, ave.Empress, Ottawa.Prix: 50 sous, ou 55 sous franco.Voilà bien une œu re utile.Tout e monde sait que l’Église pub ie un catalogue des livres dont elle défend la lecture à ses mem res ; mais connaî -on bien partout la portée de cette défense, et son opportunité ?Tout le monde ne sait peut-être pas par ailleurs que ce catalogue ne contient que le petit nombre des publications prohibées, et qu’une infinité de livres, de revues ou de j urnaux sont aussi défendu dès leur apparition et sans qu’il soit nécessaire d’obten.r une déclaration de l’autorité parce < u’ils entrent dans 1 une ou 1 autre des douze catégories de livres ou de publicati ns condamnés de plein droit.C’est toutes ces questions que traite le R.P.Charland, dans 1 intention de faire connaître et de bien faire comprendre cette sage législation de l’Index à la masse toujours grossissante, et c’est heureux, des lecteurs de chez nous.Son livre a plutôt une allure canonique, puisqu’il a surtout pour objet d’expliquer toute la loi de l’Église dans ce domaine, et les douze règles prohibitives en particulier ; mais il a aussi un aspect moral qui le rend très utile dans l’application pratique de cette législation.Tout chrétien sérieux, et qui croit à la sagesse de l’Église, se doit donc de lire ce livre, lumière et guide tout à la fois.J.-A.B Louis Chaussegros de Léry, S.J.Le privilège de la Foi.Collège de l’immaculée Conception, 4260, rue de Bordeaux, Montréal.$1.50.Privilège paulin et privilège apostolique : voilà deux questions sur lesquelles il importe grandement de nos jours, dans les milieux où abondent les étrangers surtout, d’avoir des notions exactes et complètes.La connaissance de ce pouvoir qu’a l’Église de dissoudre le mariage d’un converti et de lui permettre d’en contracter un nouveau, ou même de rompre le lien de tout mariage autre que celu qui a té consommé par deux époux certainement baptisés, p ut rendre d’immenses servi s en certains cas, qui se font peut-être de plus en plus nombreux Questions très délicates, et qui, souvent, ne manquent pas de grandes difficultés dans la pratique.Ce sont précisément ces LES LIVRES 1009 difficu tés qui ont amené le P.de Léry à publier une étude très élaborée sur ces sujets.La nature de ces privilèges, les conditions de .eur application, la dispense de ces conditions dans ( ertains cas, le nouveau mariage et ses effets, telles sont les principales divisions de ce traite qui couvre plus de 160 pages.Abbé Paul Bebnieb.De VAmotion des Curés amovibles et inamovibles.Chez l’auteur, rue Port-Dauphin, Québec.$0.25.Cette brochure renferme la traduction exacte et l’explication succincte de tous les canons du nouveau Code relatifs à l’amotion des curés, et qui établissent les causes de cette amotion, déterminent les personnes qui doivent travailler à son exécution, décrivent les procédures à suivre, et mentionnent les effets de la décision finale de l’autorité.J.-A.B Angel-Gabriel Perez.El Patronato espanol en el virreyno del Peru durante el siglo XVI (Le patronage espagnol dans la vice-royauté du Pérou au XVIe siècle).Chez Desclée, Tournai, ou à la Faculté de Droit Canonique, 30, rue Sainte-Hélène, Lyon, France.C’est là un travail vraiment scientifique sur le droit public ecclésiastique de l’Amérique espagnole.On y apprend que le Patronat des rois d’Espagne constitue la base initiale d s relations entre l’Église et l’État en Amérique.L’auteur y décrit les différents organes de ce Patronat au Pérou, et tout leur fonctionnement.Thèse objective et qui fait bien voir les avantages et les inconvénients de cette institution.X.Religion et piété R.P.Coulet.Le Catholicisme dans le monde en proie aux faux dieux.Tome II, aux Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Paris.Je n’ai pas vu le tome I : je ne puis vous dire si le tome II s’avère plus substantiel que son frère, plus décisif.Quoi qu’il en soit, le R.P.Coulet, prédicateur de la Primatiale de Bordeaux, s’applique à combattre les faux dieux que le matérialisme contemporain a voulu substituer au seul vrai Dieu du catholicisme.Ces faux dieux sont la nation, la race, le fait accompli, la nature et l’homme lui-même.Le prédicateur admet bien que la nation ait sa place dans l’organisation de la société et que les hommes aient des devoirs envers elles ; mais il ne peut tolérer qu’on lui sacrifie tout comme à une divinité.La nation ne remplace ni les parents, ni la famille, ni l’instituteur : l’État père est une utopie des plus dangereuses.La race est sans doute une réalité.Mais il serait inique, au nom 1010 LE CANADA FRANÇAIS de la prétendue supériorité de telle ou telle race, d’écraser, d’empêcher de vivre, ou même de mépriser d'autres portions de l’humanité.Le fait accompli doit tenir compte de la conscience des hommes et de leur liberté.Que la force crée le droit, c’est un principe païen inacceptable au monde racheté.L'Homme ne peut non plus déifier sa chair.S’il doit rendre à César ce qui est a Césai-, il ne doit jamais oublier qu’il doit rendre à Dieu ce qui appartient a Dieu.Et seul le christianisme, la religion de Notre-Seigneur Jésus-Christ l’arrachera aux servitudes de la terre et a la tyrannie des idoles pour l’aller porter en offrande purifiée au maître et Roi de toute chose, à l’heure essentielle de la vie, qui est pas mal l'heure de la mort.J.-E.B.R.P.Timothée Richard, O.P.Théologie et Piété.2e série.Chez Lethielleux, Paris, 1937.Le Pere Richard continue dans ce second ouvrage les applications des principes de la foi à la vie du chrétien.Il étudie les différents aspects de la progression d’une âme.Les obstacles sont indiqués et les moyens fournis.Un chapitre renferme en particulier les causes naturelles qui peuvent produire en nous l’aversion à l’égard des biens spirituels.La piété qu’il propose n’est pas une piété pour des âmes désincarnées.Et voilà ce qui fait ce livre intéressant, surtout édifiant.Peut-être cependant aurait-on aimé plus d’aération dans la présentation de son texte.Cela nous en aurait facilité l’intelligence ainsi que l’assimilation.A.G.Renée Ze&ler.L’évangile de Lisieux.Un volume in-16 de 50 pages dans la collection # Directives » éditée chez Flammarion.Prix : 2 fr.25.Une biographie de sainte Thérèse qui vient s’ajouter à des centaines d’autres ! Mais une biographie qui a son charme propre et qui fera du bien.Madame Renée Zeller n’a pas voulu raconter sœur Thérèse, seulement la montrer à un monde qui a toujours besoin de Dieu et de ses saints.Elle l’a fait avec une singulière compréhension du sujet, en un style délicat et coloré.P.-E.G.Pierre de Crise^not.Sainte Marie-Madeleine Postel.Un volume de 190 pages dans la collection « Idéalistes et animateurs » publiée par la Maison de la Bonne Presse à Paris.Sainte Marie-Madeleine Postel est une des grandes figures religieuses du dix-neuvième siècle.Née en 1756, elle a traversé la Révolution française, relevé une abbaye, fondé une communauté qui compte aujourd’hui plus de deux mille membres.Elle est décédée en 1846.Sa Sainteté Pie XI l’a canonisée en 1925.Ame d’une vie spirituelle intense, élevée jusqu’aux sommets de la vie mystique, douée des dons de miracle et de prophétie, elle fut LES LIVRES 1011 en même temps femme de grand jugement et de sens pratique.Sa biographie est donc bien à sa place dans la collection « Idéalistes et animateurs ».Ajoutons que cette biographie est écrite en un style souple et vivant.P.-E.G.F.Desplanqdeb, S.J.La Vocation des Veuves.Un volume de 148 pages, format 12-19.Aux Éditions « Alsatia », Paris 6e, 1, rue Garancière.Prix : 8,50 fr.Certaines catégories d’âmes éprouvées, souffrantes, sont parfois trop abandonnées.Les veuves partagent souvent ce triste sort.Le volume du R.P.Desplanques sera donc une véritable aubaine pour ces âmes qui ont beaucoup souffert, où Dieu a fait le grand vide.Livre tout spirituel où les vraies veuves, comme dit saint Paul, sont invitées à gravir les degrés de la perfection, car il s’agit de leur vocation à la sainteté.Dans cette retraite préparée spécialement pour elles, l’auteur se garde tout autant des hautes envolées mystiques que des médiocrités si faciles aux livres pieux.Le ton reste constamment élevé, mais réel et pratique, orientant vers la grande charité tout le petit train-train de la vie.Histoire XXX.Sous le joug hitlérien (La Révolte des consciences).Un volume 19-12 de 132 pages.Maison de la Bonne Presse, 5, rue Bayard, Paris Ville.L’auteur garde un anonymat nécessaire.Il a déjà donné Ce qui se passe en Allemagne, Hitler et Rosenberg ou le vrai visage du national-socialisme.Voici donc un nouvel ouvrage sur l’Allemagne hitlérienne en face des catholiques allemands.L’auteur n’a pas de peine à montrer que, comme Luther, Adolf Hitler est l’homme du moment, l’être engendré par un état psychologique collectif national.Il fait voir que lp national-socialisme allemand n’est pas un parti politique mais une doctrine, une philosophie complète de la vie nationale, sociale, religieuse ; un évangile nouveau, spécifiquement germanique, où n’apparaît de dieu que le peuple lui-même.Il dénonce les manoeuvres sournoises que cet évangile emploie pour étouffer les consciences chrétiennes sous l’étiquette d’un racisme orgueilleux, insolemment déifié.Il met en lumière la résistance catholique alertée par le Souverain Pontife.Ouvrage émouvant et qui prend une singulière valeur depuis l’invasion de l’Autriche et les derniers discours du prophète de l’Allemagne.J.-E.B. 1012 LE CANADA FRANÇAIS Louis Chaigne, Le bienheureux Louis-Marie Grignion de Montforl.Un volume illustré de 180 pages.Chez Gigord.15 fr.Une courte vie d’un grand apôtre, du champion de la dévotion à Marie, le # planteur de calvaires », qui savait parler aux foules un langage accordé à leurs préoccupations quotidiennes.Le grand sacrifié nous apparaît traversant la France, galvanisant les foules du XVIIIe siècle.Ce livre répond on ne peut mieux aux besoins modernes.On parle d’apostolat, d’idéal.Il faut à notre siècle des idéalistes et des animateurs.Et, pour se former une personnalité, on cherche à se modeler sur les hauts types humains qui ont su redonner l’espérance à leurs contemporains.Grignion de Montfort est un de ceux-là.L’allure vive et alerte du récit en recommande la lecture.P.-E.C.Serge Banault.Le règne de Louis XIV.Collection « Scènes et Tableaux », aux Éditions Gauthier Languereau.Paris, 1938.Juger le règne de Louis XIV à deux siècles de distance nous expose à des méprises sur la valeur et les grandes réalités de cette époque.Une mentalité toute différente, des comparaisons mal au point des mœurs du 18e siècle avec les nôtres nous font considérer ce règne comme remplie d’orgueil, de fatuité, de snobisme.Peut-être aussi l’étude trop exclusive de la seule littérature critique de Boileau, Molière, La Rochefoucault nous porte-t-elle à négliger les grandeurs et la beauté d’expression d’un Bossuet, la pensée profonde d’un Bourdaloue.Le livre de Serge Banault corrige ces impressions.Tout en étudiant les détails de vie privée du grand roi, il nous tient au courant de tous les événements politiques, sociaux et religieux de la France de ce temps.De là résulte une magnifique vue d’ensemble, et à la fin nous apprécions à un haut degré cette dictature couronnée.Car Louis XIV ambitionna toute sa vie moins sa gloire personnelle que celle de la France.La preuve en est très bien faite dans cet ouvrage.L’auteur nous dit les fautes du roi, il nous raconte surtout sa conversion et les réelles vertus qui couronnèrent sa vie, et en particulier son humilité dans les défaites, son parfait abandon à la volonté divine.Il a en plus bien détaché la tendance mystique de cette époque : la dévotion naissante au Sacré Cœur avec Marguerite-Marie Alacoque, la querelle sur le quiétisme, le jansénisme de Port-Royal et autres ; voilà des questions étudiées sommairement si l’on veut mais avec précision et justesse quand même.Enfin il faut savoir infiniment gré à M.Banault de connaître à perfection l’histoire coloniale d’alors.C’est pourquoi, cet ouvrage devrait plaire aux Canadiens.Nous pouvons difficilement apprécier les entreprises de Frontenac et de Jean Talon si nous ignorons la politique de Colbert en France.De même nous comprendrons mal Marie de l’Incarnation en négligeant l’influence de la spiritualité française de cette époque. LES LIVRES 1013 Nous sentons bien aussi à la lecture de cet ouvrage que la conquête de 1760 ne fut pas un coup inopiné de la part de l’Angleterre mais l’exécution d’un plan combiné longtemps à l’avance, depuis la guerre d’Espagne.Le Louis XIV est une œuvre vraiment supérieure.Elle rendra plus facile même l’étude du régime français en Nouvelle-France.Si seulement la lecture de cet ouvrage pouvait persuader que l’on ne peut pas faire l’histoire particulière de notre pays sans une connaissance approfondie de l’histoire universelle !.A.G.L’abbé Ivanhoe Caron.Monseigneur Joseph-Octave Plessis.Sa famille.Mémoires de la Société Royale du Canada.Ottawa, 1937.Monsieur l’abbé Ivanhoe Caron nous présente dans ce fascicule la généalogie de Mgr Joseph-Octave Plessis.Ce travail porte la caractéristique de toute l’œuvre historique de l’abbé Caron.La précision dans les recherches, l’exactitude des faits attestent une fois de plus la longue expérience de l’auteur et le travail fructueux qu’il accomplit dans les Archives de notre Province.Cette plaquette nous met aussi au courant de l’œuvre exécutée par M.Plessis avant son élévation à l’épiscopat.L’auteur connaît bien toutes les difficultés de l’Église de Québec à cette époque ; Il nous montre l’action intelligente du futur évêque.Tout cela est présenté dans une langue pas trop lourde pour une telle nomenclature de noms et d’événements assez sèche en soi.A.G.Hagiographie R.P.Francis Talbot, S.J.Un saint parmi les sauvages (traduit de l'anglais par Mme L.Viéville.Un volume in-8 de 316 pages sur vélin alfa supérieur.Éditions Spes, Paris.Le saint parmi les sauvages, c’est le Père Isaac Jogues.Il débarque en 1636, devant le rocher de Québec, dans le Canada, qui fait à lui seul un continent redoutable et plein de mystère.Le Père Jogues n’a qu’une ambition : consacrer sa vie à civiliser et à christianiser les indigènes du pays.Six années durant, il vit parmi les Hurons, à des centaines de lieues du dernier poste français.La mort le menace à tout moment.Au cours d’une randonnée, il tombe aux mains des Iroquois, qui le torturent chez eux de toutes les manières.Il reste un an esclave chez les Mohawks.Il peut gagner sa liberté grâce aux Hollandais.Jogues reviens alors en France, montrer ses glorieuses blessures et ses pauvres mains torturées.On le vénère à l’égal d’un martyr.Cependant, au bout de trois mois, le Père a le mal du pays, il regrette l’Amérique et les indiens magiciens, superstitieux et cruels.Il repart : « Ibo et non redibo », écrivait-il.Il ne revit jamais la France.Pris par les Iroquois, il est soumis à des supplices interminables jusqu’au moment de la suprême délivrance : un Mohawk fatigué 1014 LE CANADA FRANÇAIS de le voir languir et irrité de ses pratiques qu’il estime une offense à ses dieux, lui brise la tête.L’auteur est un jésuite américain.Il a suivi pas à pas l’itinéraire du Père Jogues.Il a admirablement reconstitué l’atmosphère et le décor où se sont déroulés la vie du missionnaire et le drame de sa mort.Vérité, mouvement, couleur, tout fait de l’ouvrage un témoignage magnifique au missionnaire qui a tout donné pour son Dieu et les âmes rachetées au prix du sang d’un Dieu.J.-E.B.Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1936-37.Un volume de 475 pages grand format.Le Rapport de l'archiviste de la province de Québec pour 1936-37 vient de paraître.Ce Rapport est le dix-septième de la série.Il contient le recensement des gouvernements de Montréal et des Trois-Rivières en l’an de Dieu 1765, un inventaire de la correspondance de Monseigneur Signay, la suite des lettres et mémoires de l’abbé de L’Isle-Dieu, une partie de cette documentation ayant été publiée dans le rapport précédent.On peut juger par cette sèche énumération de la valeur des documents reproduits dans ce volume.Les historiens en feront sans doute leur profit.La lecture de ces documents n’est pas sans intérêt pour le profane.Nous ne saurions trop féliciter l’archiviste en chef de la Province ainsi que M.l’abbé Ivanhoe Caron et leurs collaborateurs pour l’œuvre de longue haleine dont ils se sont faits les ouvriers avertis et diligents.P.-E.G.Romans Josy Ambeoise-Thqmas.Le Fadet.Roman.Maison Aubanel Père, Éditions Avignon.Le Fadet est un roman mi-provençal, mi-breton.Un décor de lumière sur les rives bleues de la Méditerranée ; un décor de brumes près de la mer de Bretagne.Le Fadet est une fille si singulière qu’on la croit un peu timbrée, d’où son nom fadet qui signifie à peu près folle.Cependant le Fadet orpheline, est capable de renoncer à un premier amour pour sauver la famille de son beau-frère en Bretagne.La folle n’est autre qu’une âme en communion avec la nature et son immense Créateur.Son langage et ses gestes ont la saveur de la vie nouvelle après les pires menaces.Et sa bonté fait qu’à la fin du roman il y a du bonheur pour tout le monde.Il n’y a pas assez de fadets ! J.-E.B.Louis Destout.Roger, fils unique / Roman, maison Aubanel Père, Avignon, 1937.Un roman pour la Repopulation de la France.Deux familles très différentes de mœurs et de conditions : l’une type des familles LES LIVRES 1015 rurales, qui résiste à toutes les erreurs de la tête et du cœur, aux invasions des coutumes étrangères, honneur et sécurité de tous les pays.La maison est pleine d’enfants.L’autre a voulu le fils unique.Le fils unique a de l’amitié pour la Clotilde, # la pôvre ».Mais les parents de Roger, gens fortunés, ne veulent pas d’une fille pauvre comme bru.La guerre arrive.Roger est sauvé grâce aux prières de Clotilde.Mais avant qu’il n’épouse sa Clotilde, il ira goûter dans la grande ville un bonheur utopique dans un mariage qui tourne mal et dont le délivre un accident d’automobile.Il revient au pays honteux — mais accueilli par la dédaignée, qui réussit à la fin à convertir tout le monde, à faire laisser au père de Roger les billevesées du la'icat, à faire entrer dans les deux maisons voisines le bonheur avec la paix de Dieu.Charmant livre écrit en toute simplicité, avec les couleurs prenantes de la vie.J.-E.B.Albert Jean.Le Quartier des Andalous.Un roman de 250 pages publié par les Éditions des Loisirs à Paris.Prix : 5 francs.Ce roman d’amour et de sang se déroule dans l’Espagne révolutionnaire de 1936.Les Maures du Maroc ont reconnu dans la personne d’un noble Espagnol le descendant du dernier roi de Grenade : Boabdil.L’appel du passé fascine cet Espagnol.Il conçoit un projet fantastique : instaurer l’anarchie en Espagne et, à la faveur du désordre, ressusciter l’empire mauresque.Malheureusement pour lui, les phalangistes de Primo de Rivera ont vent du projet.Une jeune fille dont il a voulu faire son épouse et qui est fiancée à un membre de la Phalange révèle ses plans aux autorités militaires du Maroc.Le général Franco et les phalangistes écrasent les Maures révoltés et traversent le détroit de Gibraltar pour reconquérir l’Espagne sur Moscou.Tout ce récit est d’une belle tenue littéraire et morale, d’un intérêt palpitant.L’histoire et la fiction s’y entremêlent de la plus heureuse manière.P.-E.G.A.-Pierre Alciette.Le Beau Voyage.Un vol.de 125 pages, chez Le-thielleux à Paris.Aigri par l’infirmité de son fils, François, absorbé par les « affaires )), M.Bernay ne pratique plus.A la prière de sa fille, Jacqueline, il conduit à Lourdes son épouse et ses deux enfants.François s’offre en victime pour la conversion de son père.Il n’est pas guéri mais M.Bernay retrouve la foi de son enfance.Tel est, en résumé, le charmant récit dans lequel l’auteur a inséré l’histoire du célèbre sanctuaire.P.-E.G. 1016 LE CANADA FRANÇAIS Géographie Jean Canü.Villes et Paysages d'Amérique.Un volume de 365 pages chez J.de Gigord à Paris.M.Canu a voulu, à la suite de tant d’Européens et du premier de tous, Christophe Colomb, découvrir l’Amérique.Il ne s’est pas contenté pour cela d’une brève escale entre deux navigations transocéaniques.Pendant sept années, il a parcouru en tous sens le Canada et les Etats-Unis, cela de la façon la plus libre qui soit : en automobile.Affranchi du rail et des Bædeker, il a visité les villes et les campagnes, il a causé avec les ouvriers, les fermiers, les pêcheurs.Il a ainsi découvert, comme il le déclare au premier chapitre de son ouvrage, « l’originalité, la variété, la complexité de l’Amérique du Nord ».C’est cette « expérience » qu’il raconte en un volume grand format de plus de 350 pages, superbement écrit et documenté.M.Canu a consacré au Canada français le chapitre III de ce livre.Il y a décrit avec beaucoup de sympathie et de charme la campagne québécoise.Il y a parlé de Québec et de Montréal avec « amour et ironie ».Nous regrettons que dans cet hommage sincère et chaleureux se soient glissées des inexactitudes historiques et surtout certaines plaisanteries trop faciles pour être véridiques.Par contre, nous savons gré à l’auteur d’avoir su discerner le grand péril qui menace le Canada anglais comme le Canada français : l’américanisme.Le livre de M.Canu vaut d’être lu.Il est tout à la fois un document et un témoignage.L’auteur a vu ces villes et paysages qu’il décrit.Il les a aussi jugés et, avec eux, les civilisations qu’ils concrétisent.Ce jugement est celui d’un esprit tout à la fois critique et compréhensif.M.Canu a discerné les déficiences et les originales valeurs humaines de l’Amérique du Nord.Il y a intérêt pour nous à connaître ces jugements, à les confronter avec les nôtres.P.-E.G.A.de Montgon.Venise.Collection « Pays et cités d’art ».Un volume de 160 pages illustré de 148 photographies et de 4 magnifiques hors texte en couleurs, sous une couverture illustrée en couleurs.Relié.La collection « Pays et cités d’art » devait nécessairement faire une place d’honneur à Venise, bien que la nature plus que l’art peut-être ait contribué à la sublime beauté de cette ville qui émerge des flots.Ce livre n’est pas un guide ni une histoire complète de la république vénitienne.L’auteur a simplement noté, dans une langue élégante et d’une façon vivante et colorée, les événements les plus marquants de la Cité des Doges.En parcourant ces pages, ceux qui ne connaissent pas Venise comprendront sa séduction, ceux qui l’ont visitée y retrouveront leurs plus beaux souvenirs.Sous la plume d’A.de Montgon, les palais, les églises, les canaux LES LIVRES 1017 de Venise, que nous montrent de multiples photographies, s’animent des scènes grandioses, plaisantes ou tragiques dont ils ont été le théâtre.Un livre de luxe qui sera certainement apprécié des artistes.J.L.Divers Adéodat Lavoie.Dollard.Poème dramatique en cinq actes.Un vol.de 125 pages chez Aubanel Père à Avignon.Ce poème dramatique est d’une belle inspiration patriotique Malgré certains récitatifs un peu longs, le drame se déroule chargé de vie, d’angoisses et d’espérances.La valeur poétique de cette œuvre est plutôt inégale.Certains vers sont frappés en médaille.En d’autres passages, la mesure et la rime n’ont guère inspiré le poète.M.l’abbé Lionel Groulx a bien voulu présenter le drame en une brève synthèse historique.P.-E.G.Dei.lt.Les heures de la vie.Un vol.in-18.Ernest Flammarion éditeur, 26, rue Racine, Paris.Prix : 15 francs.L’intrigue de ce roman est assez banale : deux frères artistes, fortement attachés l’un à l’autre, sont amoureux de la même jeune fille.C’est ce conflit qui caractérise tout l’objet du roman.Ce qui en constitue l’originalité, c’est que cette fine étude de mœurs est menée sans violence, ne fait appel qu’aux plus nobles sentiments de l’âme et aux consolations de l’Évangile.D’une lecture agréable, ce livre est au moins inoffensif ; c’est beaucoup dire d’un roman d’amour.J.L.Abbé A.Mignolet.Retraites pour collégiens.Une brochure de l’Oeuvre des Tracts à Montréal.En Belgique comme chez nous l’apostolat du clergé enseignant aboutit à des résultats assez déconcertants parfois.M.l’abbé Mignolet, directeur général de la J.E.C.belge, suggère un remède : la retraite spécialisée pour collégiens.L’expérience faite en Belgique a été un succès.Pourquoi ne pas la tenter chez nous et ne pas appliquer à ce domaine de la retraite les principes si réalistes et si féconds de l’Action Catholique ?P.-E.G.La Coopération.Compte rendu de la Semaine sociale de Saint-Hyacinthe.Au secrétariat des Semaines sociales, 1961, rue Rachel est, Montréal.Les Semaines sociales du Canada viennent de publier leur volume annuel.C’est le compte rendu des cours et conférences donnés à leur quinzième session tenue cet été à Saint-Hyacinthe.Le sujet en était la coopération.On y traite d’abord de sa nature, des principes qui la régissent, de ses formes principales, de ses limites.La coopération, tout en 1018 LE CANADA FRANÇAIS étant bienfaisante, n’est pas une panacée.A vouloir la pousser trop loin, on risque de tomber dans le socialisme.Après la doctrine, les applications.Des spécialistes exposent les expériences coopératives faites dans le Québec et dans la Nouvelle-Écosse, puis tout un plan est tracé pour tirer de la coopération, par l’éducation et la pratique, un meilleur profit.A ces cours il faut ajouter les grandes conférences du soir sur la coopération sociale, nationale, catholique.Riche matière que contient le nouveau volume et qui instruira tous ses lecteurs.Comme ceux des années précédentes, il se vend $1.50 l’exemplaire, $1.65 franco.Témoignages.Un volume de 85 pages aux Éditions du Lévrier, 95, avenue Empress, Ottawa.Nous avons lu avec un vif intérêt ces pages trop brèves à notre gré.Outre leur valeur doctrinale, elles constituent, comme l’indique le titre du Recueil, un Témoignage, celui de la jeunesse canadienne-française en l’an de Dieu 1936.Et ce Témoignage n’est pas rhétorique de collégiens ou déclamation de politiciens.Il est de l’ordre du pensé, du vécu, cela d’âpre et sérieuse façon.Une remarquable présentation de S.E.Monseigneur l’Archevêque d’Ottawa et une non moins remarquable conférence de clôture par S.E.le Cardinal Archevêque de Québec encadrent les résumés des travaux lus aux Journées thomistes des 22, 23 et 24 mai 1936.Nous saisissons avec joie l’occasion qui nous est offerte de féliciter et les initiateurs et les ouvriers de cette session thomiste totalement laïque, la première chez nous.P.-E.G.Yves de la Brière, S.J.Nationalisme et objection de conscience.Une plaquette de la Collection Flammarion à 1 fr.95.L’auteur traite dans les deux premiers chapitres des problèmes qui intéressent surtout ses compatriotes : le nationalisme est-il à droite ou à gauche ?l’objection de conscience est-elle légitime ?Le dernier chapitre est d’une teneure plus générale.Le R.P.de la Brière distingue le nationalisme du patriotisme, le faux et le vrai nationalisme.Il conclut à la légitimité d’un nationalisme sain, mais en le définissant comme un phénomène passager, un effort transitoire de redressement sur le plan national.P.-E.G.Dirccteur-gcrant : M.i’abbé Aimé LABRIE.Dm ateliers de L’Ae+ioa Catteellqoe.Qaébec.N.B.— Conformément à la tradition et dans l'intérêt d’une jojte liberté, les articles de la Revue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.
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