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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les livres
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1938-06, Collections de BAnQ.

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LES LIVRES Philosophie Léon XIII.La Liberté humaine.L’École Sociale Populaire, Montréal, 1938.Brochure de 32 pages.Prix : 15 sous.Cette lettre encyclique que S.S.Léon XIII adressait à l’humanité le 20 juin 1888, est un document qui est toujours d’une singulière actualité.Ne veut-on pas de nos jours, sous le prétexte de liberté, implanter dans le monde les erreurs les plus grossières ?Aussi est-il plus temps que jamais de se remettre dans l’intelligence et le cœur la notion juste de la vraie et unique liberté des enfants de Dieu, afin de se convaincre que les ténèbres ne doivent point assombrir la lumière et que l’erreur ne peut trôner sur le piédestal de la vérité.G.-L.P.Mgr L.-A.Paquet, P.A., V.G.H., doyen de la Faculté de Théologie de l’ÜniVersité Laval.Le Rôle primordial de la fin.Une brochure in-12 de 30 pages.Les Éditions du Lévrier, Ottawa, 1938.Prix : 10 sous.La fin joue un rôle primordial.Cette vérité capitale que le torrent du vingtième siècle est en train de submerger, le vénérable Doyen de la Faculté de Théologie de Laval la fait remonter à la place qui lui convient.Ne doit-elle pas, en effet, être placée avant tout ?C’est la fin qui détermine, guide et mène à bien les actes tant des individus que des familles et des sociétés.En parlant par exemple de la fin de l’homme, l’éminent auteur conclut qu’elle « est un flambeau puissant qui illumine nos vies, qui dirige et oriente nos travaux, qui jette sur l’éducation, sur la science, sur la politique, sur l’organisation économique et sociale, sur la destinée humaine tout entière, de fécondes et inestimables clartés ».G.-L.P.S.E Mgr Georges Gauthier.Le Communisme.Brochure de 16 pages.L’Oeuvre des Tracts, Montréal, 1938.Prix : 10 sous.Voici des lignes saisissantes de vérité et d’énergie.Mgr l’Archevêque-coadjuteur de Montréal dénonce avec force le péril de l’heure : le poison drastique du communisme.Relisons ce précieux document ; il s’adresse à nous tous ; et son auteur parle franchement, sans craindre de dire où se loge le danger.G.-L.P.A.Rosat et M.-A.Jabouley.Enquête sur la Mentalité populaire contemporaine.Brochure in-8 de 12 pages.Aux Éditions « Pêcheure d’Hommes », Lyon, 1937.Cette enquête, lancée dans « Pêcheurs d’Hommes » et la presse catholique, vise à obtenir un tableau complet et exact de la mentalité populaire contemporaine à l’égard du spirituel. LES LIVBE8 1121 La brochure ne contient que des questions (situation actuelle des masses, religion, foi, Église) ; mais ordonnées et posées à point, elles auront pour effet de provoquer chez ceux qui les consulteront, une profonde et salutaire réflexion.Nous recommandons ce questionnaire aux cercles d’études.Fait pour le milieu français, il n’en reste pas moins très suggestif pour nous.G.-L.P.Sciences économiques Abbé Rodrigue Lussiek.La Sécheresse dans l'Ouest.Un volume de 121 pages, Montréal.Prix : 40 sous.Parmi les problèmes troublants et dont la solution ne saurait laisser indifférents gens de l’Est comme gens de l’Ouest par suite de leurs répercussions inévitables sur l’économie canadienne, figure celui de la sécheresse dans les régions à blé de l’Ouest.La question des débouchés aux excédents de production de nos greniers à céréales, que la crise avait mise en relief, a longtemps tenu la première place dans nos préoccupations.Mais il semble que cette question de la sécheresse, qui trouble singulièrement la production de l’Ouest, vouée, semblent-ils à une expansion sans limites et sans heurts, s’impose de plus en plus à l’attention.Si restreindre la production est une mesure nécessaire en période de surproduction, on ne saurait en supprimer toute production en certaines contrées vouées forcément à la monoculture ; et la conséquence en serait la déchéance économique et sociale de populations entières.Aussi certains experts se sont-ils mis à l’œuvre et nous ont-ils soumis divers plans qu’il serait téméraire de juger avant l’heure de leur expérimentation.Monsieur l’abbé Lussier a procédé récemment à une enquête sérieuse sur les ravages causés par la sécheresse dans l’Ouest.Cette enquête lui était facilitée par sa connaissance profonde de ces régions, où il a vécu plusieurs années.Dans le présent volume, il nous expose d’abord la situation.C’est la partie négative de l’œuvre.Puis vient la thérapeutique.L’auteur expose et discute en toute franchise les divers procédés mis de l’avant pour guérir le mal et indique certains moyens de son choix : plantations d’arbres, réservoir d’eau, irrigation, nouvelles méthodes de culture, etc.Le petit volume simple et clair de l’abbé Lussier est complété par des cartes géographiques et des tableaux statistiques dont l’intérêt est indéniable et il est précédé d’une préface élogieuse de Mgr Mélanson, alors évêque de Gravelbourg.P.L.École des Hautes Études Commerciales.Études économiques.Volume V.Un volume de 430 pages, chez Beauchemin, Montréal.Prix : $5.00.Voici le cinquième volume de l’intéressante série d’études économiques publiées chaque année, depuis 1931, par l’École des Hautes Études Commerciales.Louable initiative, dont il 1122 LE CANADA FRANÇAIS faut féliciter sincèrement la direction de la grande École d’enseignement commercial supérieur de la Métropole.Nous ne saurions trouver de meilleure preuve de la valeur de la formation dispensée aux futurs chefs de l’économie canadienne-française.Pourquoi ne pas avouer, en outre, que ces travaux d’étudiants nous fournissent une documentation riche sur une foule de problèmes canadiens en même temps que des aperçus souvent originaux sur certaines autres questions de primordial intérêt?Un volume comme celui-ci n’est certes pas quantité négligeable en un domaine ou nous trouvons, hélas ! si peu d’études dues à la plume des nôtres.Pourquoi donc abandonner aux diplômés et aux professeurs des universités anglaises le monopole de la littérature économique?L’École des Hautes Études Commerciales a droit à notre gratitude en réagissant contre notre inertie en ce domaine.Le présent volume contient les principales thèses soumises aux examens de licence de mai 1935 à l’École des Hautes Études Commerciales.Signalons que sept des dix études colligées en ce recueils sont consacrées à des problèmes spécifiquement canadiens.C’est dire le grand intérêt qu’offre la lecture de ces essais bien conçus et appuyés sur une documentation sérieuse.Nous avons été surtout intéressés par les études de MM.Thuot (La Coopération de Consommation et le Développement Économique du Canada français), Maheu (Mouvements Démographiques du Canada depuis le commencement du XXe siècle) et Bélanger (Les Abus des Holding Companies et leurs Remèdes).Le volume contient en outre d’intéressantes photographies de l’École, du Musée et de la Bibliothèque Économique.Voilà de l’excellente propagande ! P.L.Biographies Mgr Fontereele.Sa Sainteté Pie XJ.Un volume de 430 pages.Aux Éditions Spes.Paris, 1937.Prix : 15 francs.Si les successeurs de Pierre ont toujours eu comme mission de conserver, d’approfondir et d’étendre la foi chrétienne, l’histoire nous apprend que chacun d’eux dut affronter divers problèmes.Quant au Pontife actuellement régnant, on peut affirmer que rarement Pape a trouvé sur la route du christianisme autant de questions disparates et compliquées.Jamais peut-être les esprits n’ont été si obscurcis, jamais le trouble n’a été si grand et si profond dans l’humanité qu’à la suite des bouleversements de la Grande Guerre.On en conviendra sans peine si l’on considère l’acharnement obstiné que mettent les fauteurs de désordres à semer dans les intelligences, les cœurs et les vies, le poison qui égare, gâte et tue.Ces fléaux de tout genre, le Pontife suprême, Pie XI, depuis au delà de seize ans ne cesse par ses initiatives et ses interventions de les enrayer et de rétablir la paix, que seule donne la vérité de LES LIVRES 1123 l’Évangile.C’est pour lui un honneur incomparable en même temps qu’une preuve d’intrépidité sans bornes que d’avoir dénoncé fièrement la nature et la profondeur de nos blessures, montré leur cause précise et prescrit les véritables remèdes à leur guérison.Comme un père, il se penche sur elles avec tant de soucis et d amour que chacune paraît, à elle seule, absorber tous ses soins.Rapportant une vie si hautement vécue, le livre de Mgr Fonte-nelle arrive à son heure.Ce digne prélat de Sa Sainteté, témoin fervent du Vatican et mêlé aux événements de Rome, qu’il sait décrire avec art, jette une vive lumière sur la personne et l’extraordinaire activité de Pie XI.Il donne la biographie d’Achille Ratti et parcourt son exceptionnelle carrière ; il rappelle les initiatives géniales du Pontife et parle de la question romaine, de la cité du Vatican, des concordats, des missions, de l’Orient, de l’Action Catholique, du communisme et des grandes Encycliques sur la famille, l’éducation et la question sociale.Ces pages forment une somme de Sa Sainteté Pie XI.En les parcourant, on connaîtra davantage la personne attachante qu’est le Vicaire actuel du Christ, on appréciera mieux l’œuvre et la doctrine de celui qui, soutenu par la puissance divine, donne aux problèmes angoissants de l’heure les solutions qui s imposent pour le plus grand bien de tous.Abbé Élie Maire.Trois gueux du Seigneur : saint Benoît Labre, Charles Maire, Germain Nouveau.Un volume de 200 pages, préfacé par le Cardinal Haudrillart.Éditions de la Bonne Presse, 5, rue Bayard, Paris 8e.Chanoine François Trochtj.Le Serviteur de Dieu Siméon-François Berneux, des Missions Étrangères de Paris.Un volume de 184 pages, à la même librairie.Deux volumes nouveaux dans l’intéressante collection « Idéalistes et Animateurs » ; deux livres signés par des auteurs bien connus et dont la réputation n’est plus à faire.Le premier, avec son titre paradoxal, fait revivre l’existence de trois saints personnages dont l’originalité fut justement de se sanctifier dans une voie où on pourrait croire cela impossible.Le second, profondément apostolique et dans l’inspiration et dans l’expression, raconte la vie aventureuse, dans le bon sens, d’un ardent missionnaire, vicaire apostolique et martyr en Corée, en 1866, l’une des nombreuses gloires de l’illustre Société des Missions Étrangères.H.P.Odoric de Pordenone.De Venise à Pékin au moyen-âge.Un volume de 126 pages, collection « Les beaux voyages d’autrefois ».Chez P.Téqui, 82, rue Bonaparte, Paris 6e.Un témoignage écrit, du début du XlVe siècle, pour prouver que l’Église s’occupait déjà beaucoup alors de missions lointaines, surtout en Orient.Au récit se mêlent beaucoup de légendes, ce 1124 LE CANADA FRANÇAIS qui en rend la lecture aussi agréable que celle du meilleur roman d’aventures.H.P.Yvonne Pirat.Pauline Jaricot.Un volume de 56 pages, de la Bibliothèque catholique illustrée, chez Bloud et Gay.L auteur raconte la vie de cet apôtre du siècle dernier qui fonda l’œuvre si bienfaisante de la Propagation de la Foi.Son ouvrage est luxueusement illustré.H.P.Mgr Gabriel Breynat, O.M.I.Saint Joseph, père vierge de Jésus.Extrait de la Revue de l’Université d'Ottawa, livraison d'avril-juin 1938.Cette brochurette est le développement d’un article remarquable, paru en 1936 dans la revue universitaire d’Ottawa.L’auteur ne faisait alors qu’amorcer la difficile question de la paternité de saint Joseph.Ici, il entend donner plus de précision à sa pensée.Saint Joseph est-il vraiment et théologiquement père de Jésus ?On distingue généralement deux espèces de paternité : la paternité naturelle et la paternité d’adoption.Il est absolument certain que le saint patriarche n’est pas père de Jésus selon la modalité ordinaire et naturelle.D’autre part, il ne saurait être appelé légitimement père adoptif, puisque le terme de la génération humaine du Verbe n’est pas une nouvelle personne, mais une personne préexistante de toute éternité, la personne même du Fils de Dieu.Il ne s’agit donc pas d’une paternité naturelle ni d’une paternité adoptive, mais d’une paternité sui generis, d’une paternité virginale, selon l’expression hardie de saint Augustin.Le théologien missionnaire, après avoir nettement posé le problème, trouve les fondements naturels de cette paternité dans le mariage de Joseph avec la Mère de Jésus et dans sa virginité conjugale ; il montre ensuite qu’il est impossible de mettre en doute le fait de cette paternité, parce que nous la voyons trop clairement affirmée par la Sainte Vierge, par Jésus lui-même, par saint Luc, par une puissante tradition et aussi par plusieurs théologiens modernes ; enfin il étudie la nature de cette même paternité qui est de l’ordre hypostatique .Exposé clair et solide, qui jette beaucoup de lumière sur ce mystère de la paternité de saint Joseph.Souhaitons que Mgr Breynat, vagabond magnifique des pays blancs, nous communique encore le fruit de ses méditations solitaires et si profondément théologiques.L.A.A.Auffray.Un Saint traversa la France.Chez Emmanuel Vitte, 3, place Bellecour, Lyon, et 10, rue Jean-Bart, Paris (Vie).Un volume de 260 pages.Qui ça, le Saint ?Don Bosco.Intéressant ce livre ?Oui, puisqu’il s’agit de Don Bosco, et de Don Bosco présenté par Auffray, dont on n’a plus à faire l’éloge.Il suffit d’avoir lu son LES LIVRES i 125 Saint Jean Bosco couronné par l’Académie Française.L auteur ne fait pas ici que nous rapporter les étapes d’un voyage, nous décrire une course géographique parsemée d’arrêts numérotés selon le calendrier, avec indication ; ici : pluie ; là : beau temps.Non, le voyage, nous le faisons avec le saint.Et un voyage intéressant, s’il vous plaît.Nous rencontrons des gens, nous les écoutons causer.Notre saint vit au milieu de tous ces vivants, et nous vivons avec eux, tellement tout cela est raconte d une façon vivante.Épisodes piquants, anecdotes frappantes, péripéties de toutes sortes, où perce l’humanité de cette belle figure de saint qui a su si bien prendre les hommes parce que d abord il a su si bien les comprendre.Voilà tout le succès de son surnaturel prestige sur ses contemporains.Ce livre est le développement d’une page trop courte de la Vie de Saint Jean Bosco.Les lecteurs de la Vie, désireux de compléter leur connaissance du Saint, n’ont qu’à lire Un Saint traversa la France.„ P.-E.C.Études mariales Dom Gaston Démabet, O.S.B.Marie de qui est né Jésus.Éditions Spes, 17, rue Soufflot, Paris, 1937.Voici les trois premiers volumes d’une série qui doit en compter quatorze.De Maria nunquam satis, c’est bien ce qu'a compris le Père Démaret, qui, espérons-le, ne s’arrêtera pas, lui, au Tomus quartus.Le plan général de l’ouvrage complet est logique et simple à la fois.Marie est d’abord étudiée dans les conseils divins où elle a été prédestinée Mère de Dieu, ensuite dans sa vie terrestre, qui est la réalisation de sa prédestination, enfin dans son Assomption et son entrée au ciel, où elle continue son œuvre de corédemptrice du genre humain : ces trois parties ont pour titre: la préparation, l’incarnation, la consommation.Le savant religieux poursuit un but fort louable : mettre à la portée des âmes contemporaines, si avides de connaissances surnaturelles, tout le traité de la mariologie.En cours de route, il touche un peu à tous les dogmes, expose les principales questions théologiques qui de près ou même de loin, se rattachent au mystère de Marie, développe plusieurs notions fondamentales, nécessaires à une meilleure compréhension du sujet ; ainsi, par exemple, dans le premier volume, les notions de culte, de royauté, de grâce, de providence, de prédestination, etc.Livre plein de doctrine, chargé aussi de citations de Pères et de Docteurs de l’Église.Il semble que l’auteur a tout lu ce que les écrivains ecclésiastiques ont écrit sur la Mère de Dieu, si bien qu’en définitive son ouvrage prend les allures d’une véritable somme de doctrine mariale, patristique et théologique.L.A. 1126 LE CANADA FRANÇAIS I.Ad.COUTAT, ia Croisade du Bonheur, à la suite de Marie.Plaquette de 96 pages, aux Editions Casterman, 66, rue Bonaparte, Paris VI.II.Edmond Joly.Notre-Dame de Bonheur.Un volume in-12 de 212 pages, aux mêmes Éditions.Prix : 15 fr.III.Abbé Nazaire Faivre,.Le Golgotha de là Vierge.Un volume in-12 de 242 pages, aux mêmes Éditions.Prix : 16 fr.50.1937.I.On s’est apparemment concerté pour ainsi publier au même endroit, dans le même temps, des ouvrages aux thèmes si apparentés .Le premier auteur, dans des « élévations sur le Magnificat », véritables poèmes lyriques d’une langue charmante, chante les allégresses de Marie et proclame à l'occasion son assurance dans le salut prochain de la France.II.Le second, plus positif, plus théologique, ne manque pas pour autant d’élévation et de sentiment.Le livre posthume d’Edmond Joly, 1 auteur de Theotokos, vient s’ajouter à une œuvre qu’on peut appeler une « Somme de la Maternité divine ».Honoré d’une préface enlevante de Son Em.le Cardinal Baudrillart, il se présente sous la forme de nombreuses et brèves lectures pieuses ou méditations, dans un admirable plan d’ensemble, d’inspiration évangélique et liturgique ; un trésor pour la piété mariale.III.L’abbé Nazaire Faivre, auteur de l’ouvrage Jésus, Lumière, Amour, en cours de publication, est un écrivain spécialisé dans l’étude et la vulgarisation des Évangiles par les sciences auxiliaires de l’éxégèse, l’ethnographie et de la géographie bibliques.Il sait mettre ces dernières à son service dans le Golgotha de la Vierge, quand il décrit la voie douloureuse, les lieux et les instruments de la Passion.A cette partie technique, s’ajoute un long chapitre de Mariologie, sur l’association de Jésus et de Marie dans l’œuvre de la Rédemption, puis une méditation intime du Chemin de la Croix de la Vierge, panorama imagé et suggestif du Stabat Mater.L’auteur mérite beaucoup d’éloges pour tant et de si belles choses.H.P.Divers Urbain Millt.Avec le Sourire.Éditions Casterman, Paris, 1937.Toute une série de captivantes nouvelles.L’auteur est de l’école de Pierre l’Ermite et il sait présenter ses héros à la manière de son maître.De magnifiques leçons se dégagent de ces récits impressionnants.François Veuillot disait qu’ « il y a, dans ce livre, toute la vaillance, tout l’optimisme et aussi toute la tendresse qui conviennent aux enfants de Dieu ».A.G.Cb.Polloi.Aux infirmières.Méditations.Un volume in-12, 180 pages, Éditions Casterman.Notre spiritualité s’enrichit de ce nouvel ouvrage qu’on souhaitait.La garde-malade chrétienne ne connaîtra jamais trop la grandeur de sa vocation.Elle ne saura jamais trop comprendre tout le surnaturel qu’elle doit déployer à soigner les membres souffrants LES LIVRES 1127 du Christ.Quelle influence heureuse et salvatrice elle peut exercer sur les patients qui sont confiés à son dévouement ! En soignant les corps, guérir surtout les âmes.Accompagner une potion amère d’un bon mot qui adoucit le cœur.A l’occasion d’une piqûre, injecter un cordial pour l’âme.Avec une tisane qui réchauffe, communiquer au cœur un peu de flamme pour Dieu.Mais pour cela, pour rayonner ainsi le Christ, il faut le posséder en plénitude.Pour le transférer, le suinter par tout son être, il faut soi-même en être tout imbibé, imprégné, saturé.Et comment être tout plein du Christ, de son esprit, si de temps en temps l’on ne s’arrête pas à le considérer avec réflexion ?Ces méditations, courtes réflexions de une ou deux pages, aideront à mettre plus de surnaturel en soi pour en communiquer davantage aux malheureux affligés.Ce livre sera utile non seulement aux gardes-malades chrétiennes, mais même aux religieuses, ainsi qu’à toute personne appelée à se dévouer au chevet de quelque malade.On y trouvera joie pour accomplir sa noble tâche et réconfort aux heures de lassitude.P.-E.C.R.P.Jean-Dominique Brousseau, O.P.Saint-Jean de Québec.Un volume de 315 pages imprimé à l’Oeuvre de Presse dominicaine à Montréal.Bien sot qui ferait la moue sur la Petite Histoire.La Grande n’est guère possible sans elle.Et il arrive parfois que la Petite débouche directement sur la Grande.C’est le cas pour le présent volume.Car Saint-Jean de Québec, centre religieux et industriel, a d’abord été un poste militaire de première importance pour la défense du Canada.Autour de ce poste, bien des combats ont été livrés de 1666 à 1815.Le R.P.Brousseau évoque ces luttes épiques.Il nous fait ensuite assister aux modestes débuts, à la croissance sage et raisonnée de l’actuelle ville de Saint-Jean.Le R.P.Brousseau a longuement consulté les documents et les hommes.Il a écrit cette Histoire de Saint-Jean con amore.Il a su être précis et complet sans tomber dans la prolixité.Aussi son ouvrage d’une toilette typographique presque impeccable présente-t-il un vif intérêt, même pour le lecteur étranger à Saint-Jean.Il est à souhaiter que se multiplient les monographies de cette valeur.Elles constituent un document historique de premier ordre et une belle leçon de fierté nationale.P.-E.G.Bède Tchang Tcheng-Ming, S.J.L'Écriture chinoise et le Geste humain.Paris, Geuthner ; Changhai, librairie de T'ou-Sè-Wè, 1937.Bède Tchang Tcheng-Ming, S.J.Le parallélisme dans les vers du Cheu King.Paris, Geuthner; Changhai, librairie de T’ou-Sè-Wè, 1937.I.— La thèse que le Père Bède Tchang vient de soutenir en Sorbonne, apporte une contribution nouvelle à la philologie chinoise.Elle donnera aux missionnaires et à tous ceux qui doivent apprendre le chinois un intérêt plus profond dans l’étude de cette 112S LE CANADA FRANÇAIS langue.Mais, par sa valeur scientifique, elle mérite d’être signalée surtout à ceux qu’intéressent la psychologie et l’anthropologie.Par une analyse patiente des primitives inscriptions des Yin (du Xlle siècle avant J.-C., ou peut-être plus anciennes), découvertes il y a quarante ans à peine, l’auteur montre l’origine gestuelle de l’écriture chinoise.Les caractères seraient, non pas des dessins schématiques ou des représentations conventionnelles, mais la traduction graphique de gestes significatifs.Le Père Tchang ne prétend pas avoir établi définitivement cette thèse.Il affirme lui-même n’avoir fait qu’une « rapide reconnaissance » dans un champ immense.Mais son étude est assez convaincante pour nous laisser entrevoir le terme de ses recherches ultérieures.Telle qu’elle est, cette thèse est déjà une confirmation saisissante des théories du Père Marcel Jousse sur l’origine du langage.L’illustre professeur de l’École d’Anthropologie, qui a fait accepter en dix ans à peine à la psychologie française les conclusions de ses travaux sur les comportements gestuels et significatifs du composé humain, affirme l’existence, antérieurement au langage écrit et parlé, d’une langue plus fugitive, mimétisme du contenu de conscience par la gesticulation expressive.On sait que l’Anthropologie du langage entend gesticulation dans un sens total : tout mouvement, et macroscopique, et microscopique, ayant valeur de signe.D’où la portée de la thèse du P.Tchang, et son intérêt particulier pour le psychologue.A l’origine de l’écriture chinoise, il faut, semble-t-il, assigner un rôle considérable au mimétisme visuel.Les recherches en ce domaine sont à peine entamées.Il serait intéressant, par exemple, d’analyser les correspondances mystérieuses entre mimétisme visuel et mimétisme auditif, leur interaction dans la gesticulation laryngo-buccale, l’influence de celle-ci, par le jeu réciproque des langages oral et manuel, sur la constitution de l’écriture chinoise.Et qui ne voit l’importance de ces études pour la science pédagogique ?Quoi qu’il en soit, la consciencieuse « reconnaissance # du P.Tchang montre indéfiniment fécondes les théories du P.Jousse, et capitales les recherches de son Laboratoire de Rythmo-pédagogie.Le livre du P.Tchang est de lecture agréable, certaines parties même sont captivantes.La vie des mots, dans toutes les langues exerce un charme très humain : elle est si près de la vie des hommes ! Avec le P.Tchang, nous avons la chance de nous reporter à leur naissance même.L’auteur pourra plus tard, à une étape plus synthétique de ses études, éviter tout effort au lecteur : d’une parfaite limpidité dans le détail, il manque de netteté dans le dessin des ensembles.On ne lui en veut pourtant pas : la bonne grâce avec laquelle il présente une aussi riche érudition dissipe toute impression d’accablement.Et facilement on ne se rendrait pas compte de la patience infinie qu’a demandée l’analyse de ces centaines de caractères.Tous, nécessairement, transcrits de la main de l’auteur. LES LIVRES 1129 II.— La thèse complémentaire du P.Tchang est d’un intérêt plus purement philologique.Une analyse minutieuse nous fait toucher du doigt le parallélisme multiple du Cheu King, recueil de poèmes anciens de la Chine.Le parallélisme, dans les formes les plus profondes de l’expression humaine, apparaît comme un phénomène universel, qui naît spontanément de notre nature.Son explication psychologique est encore à trouver.R.P.Jean-Charles Harvey.Art et Combat.Un volume de 230 pages aux éditions de l’Action canadienne-français à Montréal.M.Jean-Charles Harvey soutient dans ce volume des thèses discutables en un style qui l’est beaucoup moins.M.Harvey sait écrire.Il a le souci de la phrase française, le don de l’image, deux qualités assez souvent absentes de notre littérature.M.Harvey journaliste et écrivain est hanté par certaines questions d’ordre moral, éducationnel, politique.Comme il n’est pas un technicien de ces questions, il multiplie les affirmations massives, gratuites, parfois arbitraires.Certaines pages de son volume prouvent une fois de plus qu’il est bien difficile aux profanes de saisir la complexité de problèmes aussi délicats que ceux de la moralité, de l’éducation ou de la politique.P.-E.G.Mabel Silver.Jules Sandeau.Un volume de 247 pages.Boivin et Cie, éditeurs, Paris.Prix : 35 francs.Jules Sandeau, l'homme et la vie : tel est le titre de la thèse que Mabel Silver, Master of Arts (Dublin) et Docteur de l’Université de Paris, vient de faire publier par la maison Boivin.L’auteur de cette étude, on le voit, a envisagé son sujet sous un angle spécial.Il ne s’agit pas ici d’une analyse serrée ni d’une appréciation raisonnée de l’œuvre considérable de Jules Sandeau ; ce travail, semble-t-il, eût été peu profitable à l’heure présente, car si Jules Sandeau, auteur dramatique, est encore bien vivant, en revanche, Jules Sandeau romancier, vu son style alambiqué et déclamatoire, est tombé dans l’oubli depuis plusieurs décades.Il importait donc, au préalable, de faire ressortir, à l’aide de documents encore inédits, l’attachante personnalité de Sandeau et d’amener ainsi le lecteur à faire une plus ample connaissance avec ses ouvrages, en particulier avec ses romans.Tel a été le dessein secret et conscient, bien que non formellement exprimé, de Mabel Silver dans sa thèse de doctorat ; il va sans dire qu’elle y a pleinement réussi.En effet, sa thèse, avant tout biographique et psychologique, est solidement documentée et fortement construite.Elle est aussi vivante et suggestive, d’un style alerte et nourri.L’auteur, par souci d’économie et même d’art, va droit à l’essentiel, encore qu’il lui eût été relativement facile de grossir sa thèse, tant le sujet lui est familier.De sorte que le délayage et la verbosité, 1130 LE CANADA FRANÇAIS qu’il n’est pas rare de rencontrer dans les thèses de ce genre, ne sont point de mise, ici.Et les citations, pour nombreuses qu’elles soient, ne dispensent pas l’auteur d’exprimer son point de vue, elles ne sont point là pour faire nombre ou pour dispenser de penser ; au contraire, elles sont habilement menées ou commentées pour illustrer et étayer le point de vue en question.Si bien que, lecture faite, l’on éprouve le besoin de lire les meilleurs romans de Sandeau, ses meilleures comédies étant déjà bien connues.Cette thèse présente l’aspect d’une immense fresque, pour ainsi dire, où l’on voit défiler George Sand, Balzac, Buloz, Émile Augier, Arsène Houssaye et quelques autres ; Jules Sandeau y est vu, non seulement dans l’intimité — ce qui convenait au créateur du roman intime — mais aussi dans la perspective de son temps, en rapport avec les écrivains qui l’ont connu et fréquenté.Les deux chapitres consacrés par l’auteur aux rapports de Sandeau avec Balzac et Augier, sont peut-être les plus vivants et les mieux venus de l’ouvrage.Cette thèse, à coup sûr, contribuera à préserver de l’oubli la mémoire de Jules Sandeau et incitera les auteurs de manuels d’histoire littéraires, espérons-le du moins, à traiter moins cavalièrement qu’ils ne le font — la plupart ne mentionnent même pas son nom — l’immortel créateur de Mademoiselle de la Seiglière et du Gendre de Monsieur Poirier.M.L.Albert Garreau.Le Pèlerin de Paris.Un volume de 320 pages, aux Éditions Bernard Grasset, Paris.Prix : 15 francs.Est-il possible de ne vivre que dans le temps actuel?Nous ne le croyons pas.Tant de souvenirs se mêlent inconsciemment à notre vie quotidienne ! Chaque pas que nous faisons en des lieux chargés d’histoire réveille la mémoire des êtres disparus, lesquels aux mêmes lieux ont vécu, aimé, souffert, prié .Il semble que notre humble existence se déroule entre deux rives : le Passé et l’Avenir.D’autre part, les problèmes qui se posent aujourd’hui à l’attention des masses peuvent-ils être considérés comme des problèmes actuels ?Ne plongent-ils pas par leurs racines profondes dans ce Passé proche où nous allons naturellement chercher des enseignements lumineux parce qu’appuyés sur la leçon de faits identiques ?Force de la Tradition ! N’est-ce donc pas volontairement se restreindre à une existence banale et diminuée que de vivre sans nul souci du Passé ?Et puis peut-on vraiment connaître ceux qui furent nos ancêtres si l’on néglige ou dédaigne les choses familières qui leur tenaient au cœur ?Il s’agit, en ce Pèlerin de Paris, de courtes promenades aux sanctuaires parisiens qui furent ou sont encore des lieux de pèlerinage, dont le souvenir demeure .Il s’agit d’une quête filiale aux souvenirs matériels que les Saints de France, si cher à Péguy, ont laissés dans ce Paris XXe siècle, où persiste l’atmosphère de la Lutèce d’antan.Dans ce volume écrit d’une plume alerte. LES LIVRES 1131 se mêlent avec une fantaisie charmante, notes d’histoire, de littérature, d’archéologie et d’art, lesquelles font de ce guide à l’usage du pèlerin de Paris un compagnon de voyage passionnant et instructif et nullement ennuyeux et gris comme ces multiples agendas officiels où ne régnent trop souvent que la banalité et le mauvais goût ! P.L.Pierre Tbudelle.L’Abitibi.Chez l’auteur, Amos, province de Québec, 1937.M.Trudelle a colligé dans un superbe ouvrage ses souvenirs personnels de même que le résultat des recherches qu’il a faites dans les archives officielles de l’Abitibi.On suit avec intérêt les développements successifs de l’Abitibi d’autrefois, d’hier et d’aujourd’hui.Une foule d’anecdotes racontées d’une façon vivante égayent le récit.Des illustrations nombreuses, bien choisies, montrent le progrès accompli là-bas.La ville d’Amos, le centre de ce pays nouveau, est l’objet d’une étude spéciale.L’ouvrage de M.Trudelle permettra à ceux qui ne peuvent aller sur les lieux de voir à quoi peut arriver un travail tenace, de rudes efforts joyeusement soutenus, un esprit de foi supérieur à tous les obstacles.A.G.Eisa Steinmann.Le Nouveau Paradis.Traduction de Paul Flamand, préface d'Henri Ghéon.Aux éditions du Seuil, Paris.C’est une (( histoire sainte racontée aux enfants », dans le style des contes de fées : bien des passages sont exquis, et propres à stimuler de jeunes imaginations ; du texte sacré, l’auteur retient surtout l’essentiel, la chute et la rédemption, et ceci nous explique l’absence d’épisodes tels que le déluge ou la tour de Babel, qui prêteraient aussi bien à l’enthousiasme des tout petits.Souhaitons qu’ils fassent l’objet d’autres livres analogues : on rêverait difficilement meilleure initiation à nos beaux récits bibliques.A.V.Jean Plaquevent.Petites prières.Éditions du Seuil, Paris.Excellente petite brochure destinée au premier âge, ou plutôt aux parents, auxquels elle fournit des formules simples et vivantes pour les tout petits.A.V.Christiane Franc.Contes d’une petite vieille.Éditions Éducation intégrale, Paris.Du Paradis à la vie courante, ils embrassent tous les thèmes, de la tendresse à la malice, ils prennent tous les tons ; mais ils ne cessent pas d’être chrétiens, et leur simplicité les rend accessibles 1132 LE CANADA FRANÇAIS aux âmes les plus simples ; on les mettra dans les bibliothèques à côté des œuvres de Pierre l’Ermite, dont ils ont la bienfaisance morale et la verve primesautière.A.V.Louis Marchand.Le nouvel Institut franco-japonais de Kyoto.Kyoto 1937.Les Instituts français à l’étranger sont un des témoignages les plus frappants de l’universalité que garde notre langue : fondés le plus souvent avec des concours locaux, associant des professeurs français à ceux des pays où ils s’établissent, ils fleurissent sous tous les cieux, ils répondent aux destinations les plus diverses, de l’école primaire à l’enseignement supérieur.M.Marchand, qui dirige celui de Kyoto, nous en donne la monographie.Qu’une telle œuvre soit possible malgré les orages politiques, que des Japonais et des Français se rencontrent ainsi sur le terrain des lettres, que l’on se dévoue des deux côtés à ces contacts, voilà quj est de bon augure pour l’avenir de la civilisation en Extrême-Orient # A.V.F.Varillon et F.Holstein.Bibliographie élémentaire de littérature française.Paris, J.de Gigord.Ce livre est infiniment précieux.Nous ne saurions trop le recommander aux professeurs de collège et aux bibliothécaires.Il ne se propose pas de doubler l’excellente bibliographie de Lanson, qui concerne plutôt l’enseignement supérieur, ni de porter des jugements moraux à la façon de l’abbé Bethléem : mais on y trouvera, pour tous les écrivains qui ont une certaine valeur, la liste des éditions courantes avec le nom des éditeurs et (à la fin du volume) leur adresse actuelle, l’indication des œuvres complètes, celle des principaux ouvrages critiques ; les articles isolés ou les recueils d’articles n’y figurent pas.Les auteurs sont classés, au moyen âge, par genres, et depuis la Renaissance par siècles ; dans chaque siècle, ils se suivent par ordre alphabétique.(Pour les contemporains, seules les études critiques sont citées.) Des croix simples, doubles ou triples correspondent au degré de spécialisation des textes (travaux d’érudition, ouvrages utiles à la licence, livres scolaires).Tout ceci est très clair et commode : quiconque veut se faire une culture générale plutôt qu’épuiser un sujet donné trouvera dans ce manuel un bon instrument de travail.Ajoutons que la dernière édition de Lanson est de 1921, tandis que cet ouvrage nous porte jusqu’à 1937 ; il embrasse en outre le moyen âge, que Lanson ni aucune bibliographie courante n’étudie.Bien entendu, on peut toujours relever des lacunes : la nature même du livre l’explique.On est un peu surpris que parmi les œuvres de Brunetière il n’ait pas cru devoir mentionner les Discours de combat ; à l’article Tristan l’Hermite, il fallait signaler ses tragédies Marianne et la Mort de Sénèque, rééditées chez Hachette LES LIVRES 1133 par la Société des textes français modernes ; la Bibliothèque de la Pléiade, citée p.9, ne comprend pas les œuvres « complètes » de Diderot (il y manque notamment la correspondance avec Mlle Vollard).Ces détails n’enlèvent rien à la valeur très grande du répertoire de MM.Varillon et Holstein.A.V.Joseph Bonsirvin, S.J.Les Juifs et Jésus.Un volume in-8 couronne, de 258 pages.Gabriel Beauchesne, Paris, 1937.Prix : 16 francs.Le R.P.Bonsirvin, un véritable maître non pas en Israël mais en judaïsme, vient de faire paraître un nouvel ouvrage sur le sujet qui absorbe le meilleur de sa vie.Il parle cette fois des attitudes nouvelles des Juifs envers le nom et la personne de leur plus illustre concitoyen : Jésus.On sait que le peuple élu, dépositaire des promesses messianiques, n’a pas toujours respecté le pacte conclu entre Dieu et ses chefs.L’Éternel, pour le porter à une salutaire réflexion, lui infligea divers châtiments, voire l’exil.Revenue cependant à la terre providentielle grâce à un acte de la miséricorde divine, la nation juive continua dans une certaine mesure ses égarements idolâtres.C’est ainsi que sous les fils d’Alexandre on put voir dressée dans le temple de Sion la statue de Jupiter olympien.Dieu réservait à son peuple une dernière peine dépassant toutes les autres : un aveuglement tel qu’il ne reconnaîtrait pas le libérateur si impatiemment attendu.Ce nom du plus illustre des Juifs, le peuple circoncis l’a souvent maudit par une litanie d’injures ou du moins étouffé par un silence obstiné.Le Christianisme était la religion rivale.Mais dispersés à travers la civilisation chrétienne, jouissant peu à peu de l’égalité civique, et prenant un contact plus étroit avec la religion du Christ, les Juifs laissèrent tomber un certain nombre de leurs sentiments héréditaires.De nos jours, nombreux même chez les rabbins sont ceux qui désirent connaître le Nazaréen ; ils n’hésitent pas à professer pour Lui admiration et attachement.On veut même se remettre à l’école de Jésus, que l’on considère uniquement comme un homme! fût-il le plus grand rabbin, le plus haut prophète de la race juive.Inutile d’ajouter que le livre porte le signe de la valeur : une riche documentation, présentée avec limpidité par un homme de lettres accompli.A lire ces pages, on croit voir une lueur d’espérance percer les épaisses ténèbres.Directeur-gérant : M.l’abbé Aimé LABRIE.Des ateliers d* L’Action Catboliqne Doébec.N.B.—Conformément à la tradition et dans l'intérêt d'une juste liberté, les articles de la Revue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.
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