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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Les oeuvres sociales du catholicisme français (Suite)
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1938-09, Collections de BAnQ.

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Sociologie LES ŒUVRES SOCIALES DU CATHOLICISME FRANÇAIS « (suite) L’ACTIVITÉ Nous analyserons cette activité en nous référant aux différentes catégories de personnes qui en sont les bénéficiaires.C est une méthode qui n’est sans doute pas classique, mais qui a au moins le mérite de la simplicité.Elle nous amènera à envisager les moyens mis en œuvre par le catholicisme français en vue de protéger efficacement : A — les mères et les nourrissons.B — l’enfance et la jeunesse.C — les jeunes filles et jeunes gens isolés.D — les vieillards.E — les pauvres et les indigents.F — les malades et les infirmes.G — les détenus et les libérés.H — les ignorants.I — les familles nombreuses ouvrières.J — les chômeurs.K — les salariés.Dans chacun de ces domaines, nous aurions voulu donner des statistiques complètes, valables pour l’ensemble du territoire.Malheureusement ces statistiques n’ont pas été dressées et, dans bien des cas, en dépit de tous nos efforts pour essayer de pallier à cette lacune, nous devrons nous résigner à fournir des chiffres incomplets.A — Protection des mères et des nourrissons La charité chrétienne a fait de gros efforts sur le terrain de la puériculture, spécialement à Paris et dans les régions industrielles.Elle a créé ou collaboré à la création de nombreux : LES ŒUVRES SOCIALES DU CATHOLICISME FRANÇAIS 23 1° ASILES-OUVROIRS POUR FEMMES ENCEINTES Celui de la « Société philanthropique », par exemple.2° Maternités Le « Secrétariat catholique des Oeuvres d’Hygiène et de Santé » a établi que les seules religieuses desservent, aujourd’hui, 160 maternités totalisant plus de 4.000 lits.3° Asiles maternels pour femmes relevant de couches Citons comme exemple celui de la « Société philanthropique ».4° Asiles du premier age 5° Consultations de nourrissons A elles seules, les Filles de Saint-Vincent de Paul en comptent 148 dans leurs 480 « Maisons de Charité » métropolitaines.Bien entendu, les Associations catholico-laïques ont également les leurs, en particulier « La Charité Maternelle », les « Oeuvres de la rue de Plaisance », les « Dames de la Charité », etc.6° Crèches Les « Maisons de Charité » des Filles de Saint-Vincent de Paul en groupent, à elles seules, 94 dans la métropole et 12 aux colonies.Côté catholico-laïque, citons les crèches de la « Charité maternelle », de la « Société protectrice de 1 enfance », des « Dames de la Charité », de la « Société philanthropique » (à Montmorency), etc.B — Protection de l’enfance et de la jeunesse C’est là un domaine fort vaste particulièrement propice pour des oeuvres sociales.Le catholicisme français, 1 ayant fort bien compris, s’est consacré, non sans succès, à sa mise en valeur. 24 LE CANADA FRANÇAIS Et, aujourd hui, la moisson, fruit de labours et de semailles particulièrement soignés, se traduit par de nombreux : 1 ° Orphelinats Il a été établi que 1.029 orphelinats totalisant plus de 48.000 lots sont desservis, totalement ou partiellement, par des religieuses.Pour sa part, la Congrégation des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul en compte 502 qui abritent 14.150 orphelins, (dont 494 avec formation ménagère et professionnelle pour 6.871 jeunes filles).Méritent également une mention spéciale parmi les nombreux établissements congréganistes ou catholico-laïques ayant créé des orphelinats : « 1 Oeuvre de 1 Adoption ” qui a recueilli et sauvé plus de 20.000 enfants, « l’Oeuvre des Petites filles pauvres », « la Société des orphelins agricoles », « l’Adoption familiale des Orphelins de la Mer », « la Fondation Galliéra ».2° Écoles ou ateliers d’apprentissage Les plus connus sont ceux des « Orphelins apprentis d’Auteuil », de la « Société des Amis de l’enfance pour l’éducation de garçons pauvres de la ville de Paris », de « l’Oeuvre de Saint-Nicolas », du « Comité d’apprentissage » de M.Houdart, de (( l’Oeuvre des Ateliers professionnels catholiques de jeunes filles », de la « Société de Saint-Vincent de Paul ».Son atelier de Gavel, particulièrement florissant, vaut que nous lui consacrions quelques lignes, quelques lignes émanant d’un confrère que nous avons interviewé : Nous préparons à Gavel, nous a-t-il répondu en substance, des ouvriers qualifiés pour la petite métallurgie : ajustage, forge et mécanique.Nos apprentis, qui doivent, en principe, être munis du certificat d’études et fréquenter un patronage catholique, y travaillent le matin et l’après-midi.En plus de l’instruction pratique, ils suivent des cours théoriques destinés à perfectionner LES ŒUVRES SOCIALES DU CATHOLICISME FRANÇAIS 25 leurs connaissances en français (orthographe et rédaction) et en arithmétique, à leur donner les notions utiles de géométrie et à les exercer au dessin industriel.Et c’est ainsi que quelque 75 jeunes gens, de 14 à 16 ans, reçoivent pendant deux années, plus une année de cours complémentaires, un enseignement pratique et théorique très poussé.Des concours-expositions et des diplômes de fin d’études sanctionnent les résultats acquis.Et ce qui prouve victorieusement la valeur de nos apprentis, c’est la facilité avec laquelle ils trouvent à s’embaucher !.3° Cours postscolaires d’enseignement technique et PROFESSIONNEL Organisés surtout par les syndicats affiliés à la C.F.T.C.4° Écoles ménagères et œuvres du trousseau Répandues dans la plupart des établissements congréganistes ou catholico-laïques destinés aux jeunes filles.A noter plus particulièrement : le « Foyer », « l’Ordre dans la Maison », « l’Office familial d’enseignement ménager », les 494 centres d’éducation ménagère des Sœurs de Saint-Vincent de Paul.5° Patronages Les patronages, a-t-on dit, sont « les frères cadets » de la Société de Saint-Vincent de Paul.En effet, s’ils n’ont pas été directement fondés par Ozanam, ils le furent du moins par ses premiers confrères et sous son inspiration.Dès 1834, moins d’un an après la fondation des conférences de Saint-Vincent de Paul, écrit M.Victor Bucaille, trois jeunes enfants étaient recueillis, 11, Rue des Fossés-Saint-Jacques, berceau à la fois des Patronages et de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.L’œuvre des apprentis était née, le premier des patronages parisiens était créé.M.de Kervégnen, un des premiers amis de Frédéric Ozanam, avait pris la direction de la famille des apprentis.L’œuvre prospéra rapidement, grandit et s’étendit : bientôt des patronages étaient organisés à Lyon et à Reims. 26 LE CANADA FRANÇAIS Et aujourd’hui, il n’est, pour ainsi dire, pas de paroisse qui ne possède au moins un patronage avec une cour assez grande pour permettre aux enfants de s’ébattre, s’amuser et jouer au foot-ball ou au basket-ball, un préau et ses agrès de gymnastique, une salle de réunion, ses billards et ses tables à jeu, une salle de théâtre et une buvette.Au surplus, nous devons à l’amabilité de Mme Pierre Demagny, membre du Comité central de la « Fédération des patronages de France », une statistique complète sur la vitalité des patronages catholiques français, statistique dressée à l’occasion de 1’ « Exposition Internationale des Arts et Techniques » de Paris : Nombre de patronages en 1937 Garçons Filles Total 8.923 7.320 16.243 Nombre d’enfants inscrits en 1937 Garçons 476.000 Filles 580.000 Total 1.056.000 6° Colonies de vacances La colonie de vacances constitue l’heureux complément du patronage : ici l’enfant passe ses dimanches et ses jeudis, là il passe tout ou partie de ses « grandes vacances ».Les colonies de vacances, aussi bien catholiques que laïques, jouissent, en France, depuis ces dernières années, d’une faveur très marquée.C’est ainsi qu’en 1936, on y comptait 718 colonies de vacances catholiques ayant reçu 74.500 enfants pendant 23.60.000 journées.Parmi les grandes institutions de colonies, notons tout particulièrement : « l’Oeuvre des Bonnes Vacances », filiale de la Fédération des patronages catholiques de jeunes filles, LES ŒUVRES SOCIALES DU CATHOLICISME FRANÇAIS 27 « l’Association Ozanam », filiale de la Société de Saint-Vincent de Paul.C’est en décembre 1910 que, soucieux de procurer aux enfants du peuple des vacances saines et agréables par un séjour un peu prolongé à la campagne, les confrères de Saint-Vincent de Paul décidèrent de créer 1’ « Oeuvre des colonies de vacances », destinée à recevoir les enfants visités par les conférences de Saint-Vincent de Paul de Paris et de la banlieue parisienne.Neuf ans après, l’œuvre prit le nom d’« Association Ozanam » et fut rattachée à 1’ « Association parisienne des œuvres de Saint-Vincent de Paul », reconnue d’utilité publique.Aujourd’hui, nous expliquait l’aimable confrère auprès duquel nous nous sommes documenté, 1’ « Association Ozanam » gère la « Cité des Jeunes », à Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne), à 80 kms de Paris, en un site plaisant et boisé.A Pâques et aux grandes vacances, elle s’ouvre aux écoliers et aux apprentis âgés de 7 à 18 ans.Ces jeunes gens sont envoyés par les conférences (qui bénéficient d’ailleurs pour leurs candidats d’un tour de faveur), parles patronages ou par de grands organismes sociaux, telles que les « caisses de compensation ».Quelques-uns viennent aussi d’eux-mêmes, attirés par le bon renom de la colonie et par son confort : songez qu’il y a une piscine !.Le prix de la pension demandée aux colons ou aux œuvres qui les envoient est très modique, environ 10 frs, ce qui, bien entendu, est loin de correspondre à la dépense effective.En outre, l’un des patronages de notre Société, celui de Notre-Dame de Grâce de Gavel, a sa colonie propre, « l’Association Saint-Marcoux » qui possède un immeuble avec herbage sur la côte normande .Enfin l’Association Ozanam ne s’occupe pas que des garçons : elle envoie des filles de 7 à 12 ans villégiaturer à Merdrignac dans les côtes-du-Nord.7° Sociétés et cercles gymniques et sportifs Au nombre de 3.200, comptant au total 500.000 adhérents et groupés au sein de la « Fédération gymnique et sportive des patronages de France », cette imposante F.G.S.P.F.dont nous avons analysé ci-dessous l’organisation.Dans ces sociétés, les jeunes gens pratiquent d’abord la culture physique, ensuite la gymnastique et les sports les plus divers : athlétisme, course à pied, cross-country, football, natation, tennis, escrime, basket-ball, pelote basque, lutte, poids et haltères, ping-pong, base-bail et même, depuis ces dernières années, sports d’hiver. 28 LE CANADA FRANÇAIS La préparation militaire et le tir n’y sont pas oubliées, pas plus d’ailleurs que les batteries, fanfares et musique.Mais la gymnastique tient certainement la place prépondérante.Chaque année, toute une série d’épreuves, de manifestations extérieures et de concours, régionaux, interrégionaux, nationaux, voire internationaux contribuent largement à maintenir parmi les gymnastes et les sociétés une belle et féconde émulation.Faut-il rappeler que, chaque année, le concours fédéral réunit des dizaines de milliers d’athlètes : témoin le dernier en date, qui s’est tenu, à Paris, en 1937.Après la gymnastique, le basket-ball, pratiqué dans toutes les cours de patronage, et le football sont les plus en vogue : Basket-ball : 3.000 équipes jouant plus de 30.000 matchs.Foot-ball : 3.000 équipes jouant plus de 20.000 matchs.Et tous ces sports — il importe de le souligner — sont conduits d’une façon rationnelle.En effet, la plupart des Sociétés ont un médecin-conseil chargé de guider et de suivre les jeuns gens, d’établir pour chacun d’eux une « fiche médicale et sportive », véritable carnet de santé.Sous ce rapport, il n’est pas exagéré d’affirmer que la F.G.S.P.F.est à l’avant-garde des autres Fédérations : dans le domaine du sport rationnel et de l’hygiène sociale, elle fait vraiment figure de précurseur ! Les jeunes filles, elles non plus, n’ont pas été oubliées : des sections d’éducation physique ont été créées à leur intention.Les « Maisons de Charité » des Sœurs de Saint-Vincent de Paul notamment en groupent 90, que fréquentent 4.555 sportives.8° Troupes de scouts Au 1er janvier 1936, la France comptait 2.200 troupes représentant quelque 52.000 scouts.Et nos lecteurs savent quelle merveilleuse école du muscle et de la volonté, de la santé physique et de l’hygiène morale constitue le scoutisme ! Le scoutisme, c’est la vie au grand air, les longues marches, les joyeux campements, mais c’est aussi la « Loi », code de loyauté, de franchise, de dévouement, de courtoisie, de pureté, de courage ! LES ŒUVRES SOCIALES DU CATHOLICISME FRANÇAIS 29 9° Compagnies de guides (ou scouts féminins) Au 1er janvier 1937, la France comptait 405 compagnies totalisant 12.000 membres.En résumé, la charité catholique recueille l’orphelin, instruit l’apprenti et organise les loisirs du jeune homme et de la jeune fille conformément aux principes d’une saine éducation physique et morale.C — Protection des jeunes filles et jeunes gens isolés 1° A leur intention, il existe, à Paris et dans les grandes villes de nombreuses « Maisons de famille », parmi lesquelles nous citerons plus spécialement : Les « Ruches parisiennes », foyers de jeunes filles, dirigés par les Filles de la Charité, L’ « Oeuvre de Notre-Dame de Bonne-Garde », « L’Hospitalité de Nuit », Le « Foyer International des Étudiants catholiques », L’ « Accueil aux jeunes Provinciaux isolés », création récente — elle date de 1931 — de la Société de Saint-Vincent de Paul.Son but est de venir matériellement et moralement en aide aux jeunes provinciaux qui, « pauvres d’argent, mais riches d’illusions », viennent en trop grand nombre chercher fortune dans la capitale.A son siège, 5, rue du Pré-aux-Clers, les jeunes gens de confession catholique, français ou étrangers, se voient réserver le meilleur accueil.L’œuvre, nous dit M.Édouard Oudiette, s’efforce « de leur procurer un logement à bon marché, convenable et sain, de les aider de ses conseils et de ses introductions dans la recherche d’un emploi et de les affilier, s’ils y consentent, à des groupements de jeunesses qui pourraient dans quelque mesure remplacer les joies temporairement perdues de leur famille lointaine ».Il existe aussi des : 2° Restaurants féminins pour employées et ouvrières dus à l’initiative de l’Abbé de Maistre, qui fonda les premiers en 1910.3° Réchauds de midinettes. 30 LE CANADA FRANÇAIS D — Protection des vieillards Dans ce domaine, la charité chrétienne se dépense sans compter.Qu’il nous suffise de rappeler que 50 asiles et 766 hospices, congréganistes ou laïques, publics ou privés, la plupart pour vieillards, totalisant plus de 70.000 lits, sont desservis par des religieuses.Mais parmi tant d’œuvres catholiques de vieillesse, etc., Providence, Sainte-Anne, Marie-Thérèse, Galliéra, Greffulhe, il faut — et on le leur doit bien — faire un sort tout particulier aux Petites Sœurs des Pauvres, saintes femmes, respectées et aimées, qui, en 1937, ont abrité, soigné, dorloté avec le dévouement d’une fille pour un père, dans plus de 100 de leurs maisons, quelque 19,000 vieillards des deux sexes, pauvres et délaissés.* * * Assurer aux vieillards le logement, le vêtement, la nourriture et les soins, c’était bien ; mais la charité chrétienne a trouvé que ce n’était pas suffisant.Elle a voulu — devançant en cela les pouvoirs publics — organiser leurs loisirs.C’est ainsi que la Société de Saint-Vincent fut amenée à constituer (( l’Association des Amis de la Vieillesse », déclarée le 11 mars 1924.Et cette Association de créer des foyers analogues aux foyers du soldat où les vieillards, à leurs heures de sortie, trouvent un abri chauffé, des livres, des journaux, des jeux et évitent ainsi la flânerie désœuvrée sur les voies publiques et les inconvénients qu’elle implique : le cabaret et la mendicité ! Au cours de chaque séance, écrit le C.de Mesnil, on distribue, suivant les ressources, une boisson chaude ou fraîche, des cigarettes, des bonbons, des brochures illustrées et des journaux, qui, même vieux de plusieurs jours, sont toujours accueillis avec plaisir.La joie des vieillards est grande quand une troupe d’artistes bénévoles vient leur donner un concert ou une représentation théâtrale.Ces jours-là, nos salles sont trop petites bien que leur contenance normale soit de 230 places et même de 300 pour le foyer de Nanterre.Aujourd’hui 1’ « Oeuvre des Amis de la Vieillesse » compte 8 foyers dans l’agglomération parisienne (Bicêtre, Gury, Villejuif, Issy-les-Moulineaux, Nanterre, Debrousse, Bré- LES ŒUVRES SOCIALES DU CATHOLICISME FRANÇAIS 31 vannes, Aubervilliers) et 1 à Lyon près de l’Hospice des Invalides.En 1936, 105.000 vieillards ont profité de ces refuges.Signalons — ce qui ne saurait étonner nos lecteurs — que cette œuvre s’est vu décerner de belles récompenses par 1’ « Académie Française )), 1’ « Académie de Lyon », 1’ « Exposition Coloniale », 1’
de

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