Le Canada-français /, 1 octobre 1938, Les livres
LES LIVRES Littérature Louis Velu.lot.Oeuvres Complètes— Troisième série, Mélanges mis en ordre et annotés par François Veuillot, tomes IX et X.Paris, Lethielleux, 1937.Le tome IX de cette série admirable des Mélanges nous fait assister à la rentrée de Louis Veuillot dans le journalisme, avec la réapparition de l’Univers en avril 1867.Napoléon III consentit enfin à la résurrection du journal qu’il avait aboli, par mesure politique, le 29 janvier 1860.Louis Veuillot, après sept ans, reprend sa plume de journaliste.Il semble qu’elle soit plus ferme et plus brillante, plus vigoureuse et plus délicate que jamais.L’écrivain est à l’apogée de son art.Et il applique son art d’écrire à tous les sujets d’anecdote qu’il saisit au passage.Politique, histoire, littérature, critique, philosophie, religion : rien n’est plus varié que la matière des 544 pages du tome IX, qui couvre la période qui va du 10 octobre 1866 au 26 août 1868.Le tome X fait revivre la suite de l’œuvre de Louis Veuillot jusqu’au 15 septembre 1871.On ne trouve pas cependant dans ce tome X les écrits de la période du Concile du Vatican, ni ceux de la période de la guerre et de la Commune.Deux ouvrages, Rome ;pendant le Concile et Paris pendant les deux Sièges, contiennent les lettres et les écrits de ces époques, et ont paru dans la première série des Oeuvres Complètes.Mais le tome X a ceci de particulièrement intéressant qu’il fait voir le déclin du règne de Napoléon III, et rappelle les lendemains tragiques de l’Année terrible.Ce sont des événements de première importance dans l’histoire auxquels nous fait assister Louis Veuillot.Des hommes se dressent au milieu de ces agitations dont le journaliste dessine la silhouette, analyse le caractère, juge les actes.Qu’on lise les études sur Thiers, Jules Favre, Berryer, le Père Hyacinthe, l’article sur la mort de Lamartine (mars 1869) : « M.de Lamartine, depuis plus d’un an déjà, n’était plus de ce monde.La mort n’a fait que fermer son cercueil.Il semblait qu’il lui fallût du temps à emporter une si grande poussière.» Et à propos de Berryer, quelle fine psychologie sur la mobilité de l’opinion vis-à-vis l’éloquence des orateurs: celle-ci restant fixée dans des formes que demain l’on ne goûtera plus.Mais il faut lire ces pages où se renouvellent constamment la pensée et l’art de Louis Veuillot.C.R. 194 LE CANADA FRANÇAIS Louis Veuillot.Oeuvres Complètes— Troisième série, Mélanges, mis en ordre et annotés par François Veuillot, tomes XI et XII — Paris, chez Lethielleux, 1938.M.François Veuillot arrive ainsi au trente-huitième volume d’une collection qui n’est pas finie et qui restera comme un monument élevé non seulement à l’écrivain mais à la gloire des lettres françaises.Les Mélanges, qui contiennent surtout les articles et études du journaliste, sont encore le miroir éclatant, animé où réapparaissent les événements et les hommes de l’époque.Le tome XI va du 18 septembre 1871 au 18 janvier 1873.On devine tout de suite son intérêt sans cesse croissant.Quelles actions à Rome et à Paris ! Et quels personnages ! Et quelles angoisses au fond des persécutions pontificales ou des agitations de la politique ! L’Assemblée nationale, le comte de Chambord, Thiers, Gambetta ; la république ou la monarchie.Louis Veuillot se prononce énergiquement pour la monarchie contre l’anticléricalisme agressif du parti républicain.D’autre part, Louis Veuillot continue de défendre la Papauté, et les polémiques sur la question romaine sont parmi les plus instructives et les plus vigoureuses qu’il ait conduites.Le tome XII continue, prolonge l’intérêt de celui qui précède.Il va du 23 janvier 1873 au 22 septembre 1874.Il raconte la chute de Thiers, la présidence de MacMahon, les sursauts du parti monarchistes, les fameuses querelles sur la question du drapeau, et la restauration indéfiniment ajournée.-— Et à Rome, ce sont les répercussions profondes de la chute du pouvoir temporel des Papes.— Et à travers toute cette trame, combien d’autres questions où se révèle encore l’esprit chrétien de Veuillot, comme par exemple, le culte du Sacré-Cœur qui triomphe avec le projet de la basilique de Montmartre, et les problèmes d’art et de morale que pose le théâtre d’Alexandre Dumas.Louis Veuillot, dont s’achèvera bientôt la carrière, dont la maladie immobilisera bientôt la plume, multiplie les articles courts, rapides, où il se plait à ramasser la pensée pour la faire jaillir ensuite en fusées ardentes.C’est par les qualités toujours nouvelles de son style, comme par l’abondance et la franchise de la pensée, qu’il retient le lecteur.C.R.G.Seyssalis.Les ficelles du métier d’écrivain.Un volume in-8’ de 53 pages à la librairie Les livres nouveaux, 56, rue de l’Université, Paris.(VII) Les ficelles de M.Seyssalis sont faciles à tirer.Qui veut s’initier au métier d’écrivain doit fuir les conseils des maîtres, faire régner la clarté et l’ordre dans ses écrits, lire d’une manière intelligente.Ce « très neuf » est dit d’une façon passablement originale.P.-E.G. LES LIVRES 195 Divers Lora.Trop belle.Un volume in-12/ de 105 pages aux Éditions « Éducation intégrale », 3 bis, rue de la Sablière à Paris.Trop belle est l’histoire d’un scout que l’épreuve grandit et que d’héroïques ambitions apostoliques poussent à quitter son milieu bourgeois pour devenir ouvrier au service de ses frères les ouvriers.Ce bref récit est d’une excellente tenue littéraire.Il ne peut que rendre meilleures et plus généreuses les âmes des jeunes lecteurs auxquels il est destiné.P.-E.G.Marguerite Peltier.Mademoiselle Chaptal.Un volume in-12 de 125 pages aux Éditions Spes à Paris.Prix : 6 fr.60.Mademoiselle Chaptal a tenu, dans les œuvres d’assistance aux malades pauvres de notre époque, une place de premier plan.Infirmière modèle, femme d’élite, catholique accomplie, elle a été associée à toutes les entreprises de prévention ou de guérison qui ont vu le jour en France au début du siècle présent.Ces « notes de sa secrétaire » nous font désirer une biographie de cette digne sœur de Monseigneur l’Évêque auxiliaire de Paris, de celle qui fut, toute sa vie durant, une belle intelligence et une grande âme au service des misères physiques et morales de ses contemporains.P.-E.G.Odoric de Pordenone.De Venise à Pékin au Moyen Age.Préface de René Grousset.Paris, Téqui (collection : les Beaux Voyages d’Autrefois).Le bienheureux Odoric de Pordenone, Franciscain, partit pour la Chine en 1314 : il devait y retrouver les missionnaires envoyés auparavant par le Pape Nicolas IV et qui évangélisaient l’Empire de Gengis-Khan ; les farouches tartares s’étaient en effet civilisés, leurs souverains accueillaient avec curiosité les messagers occidentaux, et sous leur autorité bienveillante plusieurs évêchés chrétiens s’étaient formés.Chemin faisant, le voyageur parcourt la Perse, l'Inde, la Malaisie ; il note attentivement ce qu’il voit ; sa relation, plus brève que celle de Marco Polo, constitue après elle un des documents les plus vivants sur l’Asie du quatorzième siècle.M.René Grousset complète ce texte par une analyse du pèlerinage que firent, en sens inverse, les deux chrétiens mongols Gauma et Marcos.Élevés dans la secte nestorienne qui avait essaimé jusqu’au fin fond de l’Extrême-Orient, ils brûlaient de voir les Lieux-Saints ; en cours de route, Marcos fut élu patriarche ; son compagnon, délégué par lui, se rendit en Europe pour offrir aux rois de France et d’Angleterre l’appui des Tartares en vue de délivrer Jérusalem.Il fut reçu par le Saint-Père auquel il rapporta le ralliement de son Église à l’unité catholique.Peu s’en fallut qu’à son retour le Khan mongol de Perse et l’Empire tout entier n’aient embrassé notre foi. 196 LE CANADA FRANÇAIS Il s agit là, on le voit, d’une page étonnante de l’histoire ecclésiastique : elle aurait eu des conséquences incalculables sans la réaction musulmane qui vint peu après mettre une barrière entre l’Asie et 1 Europe ; elle illustre la splendeur d’un siècle qui compte parmi le plus glorieux de l’Extrême-Orient.Félicitons la collection « les Beaux Voyages » de la tirer de l’oubli.Auguste Viatte.R.P.Léo Boismenu, S.S.S.Le Bienheureux Pierre Julien Eymard.Une brochure de l’Oeuvre des Tracts à Montréal.Prix : 10 sous.Le P.Boismenu, l’auteur de ce tract, esquisse devant nous la vie du Bienheureux Pierre Julien Eymard, surnommé « le prêtre de 1 Eucharistie )).L’auteur trace d’abord une courte biographie du grand saint, dont la vie fut toujours si débordante d’amour pour le Christ caché dans l’Eucharistie.Puis il nous montre l’œuvre accomplie par le Bienheureux, fondateur de la congrégation des Pères du Saint-Sacrement et des Servantes du Saint-Sacrement, et pionnier de 1 adoration perpétuelle.Cette publication bien opportune, surtout à l’occasion du Premier Congrès Eucharistique National canadien, ne manquera pas d’être bien accueillie.A.P.Jean Filion.Jeunesse et Politique.Une brochure de la collection de l’Ecole Sociale Populaire.Prix : 15 sous.Cette brochure, en plus d’être un précieux document pour la jeunesse, est une source de conseils sur la préparation des jeunes à la vie publique.L’auteur y explique les tâches et les qualités des futurs politiques et il montre clairement les distinctions que l’on doit faire entre l’action catholique et l’action politique.La lecture de ces pages sera très utile aux jeunes, et même aux plus vieux qui s’intéressent sérieusement à l’avenir de notre pays.A.P.Guy Dorrez.Le club des piquées.Fakir Salmi-Gondhi.Deux plaquettes de 28 et 35 pages dans la collection « Jouons la comédie », aux Éditions du Papillon Vincennes, 1936.Prix : 3 francs.Le Club des piquées est une transcription moderne des Précieuses ridicules.Dans Fakir Salmi-Gondhi, l’auteur se moque des adeptes nombreux de l’occultisme, du spiritisme, de la cartomancie.Ces deux comédies, écrites en un style alerte, un peu affecté par endroits, sont d’une excellente tenue morale.P.-E.G.Xavier Vitry.Les hommes aux mains vides.Un volume in-8 de 208 pages aux Éditions Mignard, 38, rue Saint-Sulpice à Paris.Prix: 12 francs.M.Xavier Vitry nous fait connaître un coin de cette zone parisienne que le R.P.Lhandes, S.J., a révélée au monde catholique : Ivry.Après un bref historique de ce quartier du Paris excentrique, LES LIVRES 197 il nous en dit les misères, aussi et surtout l’admirable apostolat qui s’y exerce et les espérances qu’il fait naître.Un dernier chapitre de cet émouvant reportage est consacré aux Chantiers du Cardinal.Ivry, comme le reste de la banlieue, a bénéficié de cette initiative de l’Éminentissime Archevêque de Paris, et les populations croyantes se pressent dans les trois églises qui dressent sur le quartier leurs clochers neufs.P.-E.G.Mgr Millot.Le meilleur moment pour être prêtre.Un volume de 200 pages édité par Pierre Téqui à Paris.Prix : 12 francs.Mgr le vicaire général de Versailles a réuni dans ce volume de courts articles dus à la plume de divers auteurs.Récits fictifs ou authentiques, dissertations simples et émouvantes, poésie même, tout en ce recueil tend à faire connaître et aimer le sacerdoce.Nous souhaitons à ce volume tout le succès qu’il mérite auprès du public jeune auquel il s’adresse.P.-E.G.Marie Alix Tedesco.Cendrille.Collection des « Œuvres sociales, familiales et d’apologétique populaire ».Un volume broché de 112 pages.Aux Éditions Casterman, Tournai, Paris.Prix : 8 francs.Cendrille, c’est l’histoire d’une petite orpheline, que son grand-père prend sous sa tutelle.Une tante, qui convoite la fortune de l’enfant, la maltraite et lui donne le surnom de « Cendrille », synonyme de souillon.Cendrille supporte bien sa peine.Elle est bergère, et tout en gardant ses troupeaux, elle lit.A maintes reprises, on lui offre d’aller ailleurs, toujours elle s’y objecte, mais finalement, à la mort de son grand-père, sa tante réussit à l'envoyer en qualité de servante dans un château.Cendrille ramène à la foi le fils de la châtelaine.Un accident cause sa mort.Les dernières pages sont tirées du journal même écrit par Cendrille, et font voir toute la grandeur de son âme.Voilà un roman social et familial qui est vraiment de bon goût ; présenté élégamment et illustré par l’artiste H.Schaeffer, il ne manquera pas d’intéresser le public.A.P.Serre Balleyguier.Petites méditations pour enfants de 8 à 1S ans.(petits garçons et petites filles).Evangile (mystère de Venfance).Une brochure de 80 pages.A la librairie Mignard, 38, rue Saint-Sulpice, Paris.1936.Dans ce petit livre, l’auteur présente, un peu sous forme de dialogues, diverses péripéties de la vie de Jésus depuis sa naissance jusqu’à sa mort.Cette brochure, divisée en trente chapitres très courts, est agrémentée de quelques gravures symboliques ; à la fin de chaque méditation, l’auteur ajoute une résolution et une courte prière de remerciements.Ces méditations sont propres à susciter chez les jeunes le goût de la réflexion, et les portera à se perfectionner chaque jour.A la portée de tous les enfants, ce livre leur plaira sûrement, et il aidera les jeunes lecteurs à mieux commencer chacune de leurs journées.A.P. 198 LE CANADA FRANÇAIS Marie Busigne.Un manage par T.S.F.Comédie en un acte.Maison Aubanel, Père, Éditeur, 7, Place St-Pierre, Avignon.1938.Cette amusante comédie sera très facile à jouer.Elle met en scène une famille du terroir méridional, avec ses usages, ses traditions, ses petites manies et ses solides qualités.Et nous voyons se décider un mariage plein de joyeuses promesses, après que les « futurs », autant par leur esprit que par leur respect familial, ont conquis de haute lutte le consentement de leurs parents.A.P.Spiritualité Abbé Lambert Bovy.Grâce et liberté chez saint Augustin.Montréal, 1938.Au début de la dernière année académique, M.l’abbé Lambert Bovy présentait à la Faculté de Théologie de l’Université de Montréal une thèse assez élaborée sur la grâce et la liberté d’après saint Augustin.Pour satisfaire aux exigences de la Constitution Deus scientiarum Dominus et en même temps pour faire bénéficier le public instruit de son travail, le nouveau docteur vient de publier une tranche notable de son intéressante dissertation.Le livre est honoré d’une préface élogieuse de M.l’abbé Rosario Lesieur, P.S.S., supérieur du Grand Séminaire de Montréal et Doyen de la Faculté de Théologie.Les candidats aux grades académiques se dirigent aujourd’hui vers les Pères et les écrivains ecclésiastiques pour le choix des sujets de thèse.Il faut avouer qu’il est plus facile de présenter ainsi une œuvre quelque peu originale et de faire progresser, comme on dit de nos jours, la science théologique.L’auteur avait des préférences pour le grand et immortel Augustin maximus post Apostolos ecclesiarum instructor, comme l’appelle Pierre le Vénérable.Il a choisi une des questions les plus épineuses et les plus complexes qui aient jamais été débattues dans l’Eglise : la conciliation du libre arbitre avec la grâce actuelle.Sujet difficile à traiter, surtout quand on songe que, contrairement à saint Thomas, Augustin n’est pas un systémateur méthodique qui parle le langage universel et abstrait de la science, mais plutôt un prédicateur très souvent verbeux et imprécis, un pasteur et un apôtre qui ne fait pas de métaphysique et dont l’unique préoccupation est de sauver les âmes qui lui sont confiées.M.Bovy n’a pas voulu élaborer une synthèse de la doctrine augustinienne ; il a préféré, suivant en cela un procédé véritablement scientifique, montrer les différentes phases de l’évolution de la pensée augustinienne sur le problème si angoissant de la grâce et de la liberté humaine.Et c’est ainsi qu’il a traité successivement de l’existence du libre arbitre, de l’efficacité de la grâce et de la conciliation du libre arbitre avec la grâce efficace, en se référant toujours aux principales œuvres du Docteur d’Hippone, minutieusement consultées dans l’ordre chronologique. LES LIVRES 199 Le principal mérite du présent ouvrage est peut-être d’avoir mis en relief et d’avoir logiquement coordonné les textes augus-tiniens les plus suggestifs et les plus probants en faveur de la conception thomiste de la grâce efficace.Et il nous semble que les étudiants en théologie qui ont à scruter le captivant traité de la grâce, et qui n’ont pas toujours le temps de parcourir la Patro-logie latine, trouveront grand profit à utiliser la brochure de M.Bovy.Ils verront que les écrits d’Augustin, sans avoir la rigueur et la précision des ouvrages de l’Aquinate, ont quand même préparé les voies aux puissantes synthèses du Moyen-Age.Les citations sont forcément très nombreuses et généralement bien choisies.On aimerait cependant que l’auteur expliquât davantage certains textes importants et mît plus en lumière l’idée maîtresse qui s’en dégage.L’introduction, dans laquelle on peut lire un résumé de la vie d’Augustin et l’énumération de ses ouvrages, nous semble longue, pour ne pas dire superflue.Elle expose à des redites au cours de l’ouvrage et c’est précisément ce qui arrive.Dans la conclusion l’auteur, au lieu de faire un parallèle entre Augustin et l’Ange de l’École — ce qui en soi n’est pas mal du tout, mais ne résume pas ici son travail — aurait dû ramasser en quelques courtes phrases toute la théologie de la grâce actuelle chez Augustin.En somme, il y a lieu de féliciter chaleureusement ce jeune abbé qui vient de donner un si magnifique exemple de labeur intellectuel à ses confrères ecclésiastiques et nous souhaitons qu’il ait encore chez nous de nombreux imitateurs.L.A.Henri-Pierre Faffin.Entrevisions du ciel.Bruxelles, éditions de « La Cité Chrétienne », 1938.Forte étude doctrinale sur la vie et la béatitude du ciel.La survivance de l’âme après la mort, le jugement particulier, les durées dans l’au-delà, la localisation du ciel, la connaissance des âmes séparées, la grâce, le désir de la béatitude, la joie dans la béatitude, la béatitude de l’homme après la résurrection, voilà quelques-unes des questions savamment traitées ici.On a reconnu les problèmes soulevés par saint Thomas lui-même dans la Somme thêologique.Disons cependant que l’auteur ne se contente pas de traduire servilement la Somme, mais qu’en vrai théologien il développe d’une façon originale les principes énoncés par l’Ange de l’École.Ce livre, bien qu’écrit dans un style enchanteur et quelquefois même poétique, n’est pas un roman ni une fantaisie, mais un substantiel exposé que devraient lire, relire et méditer ceux qui sont encore un peu habitués aux spéculations philosophiques et théologiques.L.A. 200 LE CANADA FRANÇAIS Le Séminariste à l’école de la Mère de Dieu.(Lectures pour le mois de Marie) par le chanoine Niedergand.Chez Aubanel Père, 7, place Saint-Pierre, Avignon.Prix : 16 fr.50.31 lectures destinées aux élèves des grands et petits séminaires, des noviciats et juvénats.Elles seront aussi très goûtées des âmes pieuses désirant avancer dans la vie intérieure.Là nous puiserons des leçons d’énergie, de dévouement, d’apostolat, de désintéressement et de pureté, d’ascension vers la perfection.P.-E.C.Littérature Paul Pochet.Le Moi de monsieur Barres.Un volume de 84 pages aux éditions de la Cité chrétienne à Bruxelles.Prix : 7.50 francs.M.Paul Pochet nous décrit les étapes par lesquelles Maurice Barrés s’est élevé, de l’adoration de son Moi en révolte contre l’anarchie ambiante, à la connaissance et à l’amour de Dieu.Nous regrettons seulement que la prière à Barrés, par laquelle il clôt ces pages de lumière et de feu sur le grand Français, se termine par ces mots : (( Maurice Barrés, fais que je sois ce que tu as été : un homme ».Au-dessus de l’homme, il y a ce que Barrés a été de désir, sinon de fait : le chrétien.P.-E.G.Émile Schaub-Koch.Armand Godoy.Un volume de 152 pages édité chez Albert Messein, à Paris, dans la collection « La Phalange ».M.Armand Godoy est, au dire de M.Schaub-Koch, le plus grand poète catholique des temps modernes, en France du moins.Une telle affirmation laisse rêveur.M.Schaub-Koch a voulu analyser les sources d’inspiration de M.Godoy, en particulier son catholicisme.Les pages qu’il consacre à cette analyse fourmillent d’erreurs doctrinales et historiques.Ses potins sur les prédicateurs de Notre-Dame de Paris frisent le ridicule.L’auteur nous apprend en passant que « Le français n’est langue usuelle et normale qu’en France, en Suisse et en Belgique ».Nous souhaitons à M.Godoy un panégyriste moins zélé, plus documenté que M.Schaub-Koch.P.-E.G.Publication de l’Université Laval alette** L'A«Mh Québec.N.B.— Conformément à la coutume et dans l’intérêt d’une juste liberté, les articles de la Revue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs.
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