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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Vieux papiers: journal de voyage en Europe, en 1861-1862 (2e partie)
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1939-03, Collections de BAnQ.

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VIEUX PAPIERS Dans le dernier numéro (Jévrier) nous avons donné une première tranche du voyage en Europe de l’abbé Ovide Brunet, botaniste, en 1861-1862.Nous présentons une deuxième tranche ; nous voyons l abbé Brunet à Paris.Nous avons cru nécessaire de reproduire la liste d’ouvrages sur la botanique, que contient le cahier de M.Brunet : elle démontre tout au moins le dessein qu’avait le voyageur de constituer, pour la bibliothèque de l’Université Laval, un bon noyau.M.Brunet obtenait le 6 octobre 1861 la permission d’aller en Europe, le Conseil du Séminaire de Québec décidait, le 3 novembre 1861 de contribuer au voyage de M.Brunet jusqu'au montant de 250 louis « pour aller étudier à Paris la Botanique et ensuite faire dans le même but quelques voyages requis par le Séminaire.» Nous avons contrôlé les noms d’auteurs et les titres des livres au moyen de deux livres de Pritzel.1.Iconum Botanicarum Index ; 2.Thésaurus Literaturæ Botanicæ omnium gentium, etc.Les notes en bas des pages sont de nous.Nous offrons aussi nos remerciements à M.l’abbé Alexandre Gagnon, du Séminaire de Québec, et à M.Jacques Rousseau, de l’Université de Montréal, pour les indications qu’ils ont bien voulu fournir.A.M.JOURNAL DE VOYAGE EN EUROPE DE L’ABBÉ OVIDE BRUNET EN 1861-1862 Suite (1) Samedi 14 décembre.A Londres.Départ pour Paris le matin.Arrivée à Paris le soir.A 5 heures Yi je prends le chemin de fer qui laisse le London Bridge et je pars pour Paris par Folkestone et Boulogne.A 8 heures J4 nous sommes au premier de ces lieux : un petit bateau nous traverse la Manche.La traversée fut délicieuse ; néanmoins bipn des personnes furent malades ; je fus nullement indisposé.Cette voie de Boulogne est tout à fait avantageuse Le (trajet) s’effectue en deux heures et on embarque en plein pied sur le bateau.Ail hrs, nous étions à Boulogne.Je n’entrepren- 1.Voir la livraison de février 1939, pages 591-599. 682 LE CANADA FRANÇAIS drai pas de dire ici les impressions que je ressentis en foulant le sol français : il n’y a que ceux qui ont fait ce voyage qui peuvent se rendre compte des sentiments que l’on éprouve.Nous eûmes tout le temps de dîner et à 12heures nous étions dans les chars pour Paris.Le chemin traverse le pas de Calais et la Normandie.Les habitations ressemblent beaucoup pour l’extérieur à celles de nos cultivateurs canadiens : maisons longues, couvertes de tuile mais groupées autour de l’église ordinairement basse et petite.A3 hrs nous sommes à Amiens dont la belle cathédrale se fait apercevoir à une assez bonne distance.Ici j’achetai un guide : bientôt la nuit nous surprit et à 6hrsJ^ nous étions à Paris.Je me rendis à l’hôtel Fénelon ; M.Langelier pensionne ailleurs.Le temps a été magnifique.Dimanche 15 décembre.A Paris.M.Langelier.(') Selon mes prévisions, je suis donc à Paris.Je visitai l’église St-Sulpice belle et grande église à 3 nefs et deux appendices séparées en chapelles latérales.Le Panthéon est un bel édifice mais pas religieux ; j’y entendis un sermon en allemand à la messe de 10 heures.Dans l’après-diner, j’allais, en compagnie de M.Langelier, à la grande église de Notre-Dame.On y chantait un salut auquel nous assistons.La manière d’y encenser est tout à fait belle.Ce sont des encensoirs à longues chaines que l’on manœuvre avec beaucoup de dextérité.Lundi 16 décembre.A Paris.Les cours.Comme je suis décidé à ne pas pensionner ici, je me mets en recherche d’une autre maison de pension.L’après-dîner, j’allai au jardin des plantes pour m’informer s’il y a cours de botanique actuellement.J’appris avec peine que ces cours ne se donnent que pendant l’été et commencent au mois d’août.Il en est ainsi à l’École de Médecine.Je reviens à l’Hôtel Fénelon.Mardi 17 décembre.Jardin des plantes.A 10 heures je me rendis de nouveau au jardin des plantes pour visiter les Musées.Je parcourus à la hâte le jardin botanique et le jardin de plantes utiles et je terminai ma visite en me rendant à la bibliothèque.Cette partie n’est visible que pour les personnes qui veulent étudier.Je demandai donc à l’assistant bibliothécaire de me donner les arbres forestiers de Michaux, ce qu’il fit aussitôt.Je demandai en outre s’il n’avait pas une copie du manuscrit du voyage de A.Michaux; on me dit que non, mais qu’on avait beau- 1.M.François Langelier avait été envoyé à Paris pour étudier le Droit, par décision du Séminaire de Québec le 14 novembre 1861. JOURNAL DE VOYAGE DE L’ABBÉ OVIDE BRUNET 683 coup de lettres de lui et qu’on pourrait me les faire voir : en u> mot je les ai trouvés très prévenants.Avant de partir je voulus entendre un cours quelconque : on en donnait un sur les poissons.Je m’y rendis.Le professeur exposait alors les classifications.Derrière lui étaient suspendus plusieurs tableaux synoptiques, écrits à la main et qui pouvaient se lire de nos places : devant lui était une table longue et chargée de poissons empaillés.Il se servait aussi de grands dessins coloriés pour ses démonstrations.Je revins le soir vers 3 heures et j’allai acheter le fameux livre de M.Curmen sur le jardin des plantes.En passant je vis la rue Rivoli alors illuminée car il faisait nuit.Il fait beau aujourd’hui.Mercredi 18 décembre.Luxembourg, Louvre, Bouquine.Je vais chez le père Tailland et le père Martin avec M.Langelier.Le père Tailland me donne une lettre de M.Taschereau.A 11 heures, je visite les galeries du Luxembourg et je me rends au Louvre où je visitai les différentes galeries de peintures, surtout celles de Médicis.Je parcourus plusieurs boutiques de libraires pour trouver des livres de botanique.Jeudi 19 décembre.A Parie, chez M.Jouby.Je laisse l’hôtel Fénelon et à 11 heures vais m’installer à la rue Soufflot No 13, chez M.Brucquet maître de chapelle de Sainte-Geneviève.Le soir je fus chez M.Jouby, rue des grands Augustins : il me reçut très bien et m’offrit de me rendre tous les services qu’il serait en son pouvoir de me rendre.Vendredi 20 décembre.A Parie.Chez le libraire Durand, chez Huzard.J’écris à Québec.Sur l’avis du père Tailland, je me rends chez M.Durand, libraire pour faire sa connaissance.Bien m’en advint, car ce monsieur me donna toute sorte de renseignements.Il m’apprit en outre que Lee arbres forestiers de Michaux fils sont très rares, qu’il n’en connaît qu’un exemplaire en vente à Paris, chez M.Porquet, 1, quai Voltaire.Il me donna de plus les noms de libraires chez qui je pourrais trouver des ouvrages de botanique.Je me rendis immédiatement chez M.Porquet et je trouvai l’ouvrage en question : il me le fit 200 francs.Je revins prendre l’avis de M.Durand là dessus : il me dit que l’ouvrage n’était pas très cher : qu’il l’avait autrefois vendu 300 francs.J’ai su depuis la même chose par d’autres libraires.D’ailleurs l’édition anglaise faite aussi à Paris sous les yeux de Michaux se vend en brochure 250 francs chez M.Huzard.M.Lavallée l’a payée 214 francs. 6S4 LE CANADA FRANÇAIS Puisque nous en sommes sur M.Huzard, libraire que m’avait fait connaître M.Durand, je dirai ici les renseignements que j’ai eus en visitant sa librairie.Je rencontrai là plusieurs livres de botanique que j’achetai et dont quelques-uns se trouvent compris dans la liste suivante : 1 — Sylva, d’André Michaux, père.Les chênes d'Amérique, maintenant rare.2 — Flora Boreali-americana, 2 exemplaires.Un imprimé sur papier velin volume 4°, 20 francs.Cette édition n’a été imprimée qu’à un très petit nombre d’exemplaires, on m’a dit 20.C’est une véritable copie d’amateurjje la pris.De Michaux, fils.1 — Il n’a qu’une partie de Les arbres forestiers qui a été publiée autrefois par livraison.Il a vendu la collection complète 250 francs comme je l’ai déjà dit.2 — Sylva americ, édition anglaise publiée par Michaux qui possédait assez bien l’anglais, 250 frs.3 — Mémoire sur la naturalisation, petite brochure, publiée dans la maison même.Il lui en reste encore plusieurs copies.I franc.4 — Mémoire sur le zelkona 1 fr.50.Note.H a vendu autrefois une brochure intitulée Rapports sur les voyages de M.Michaux 1809, par Allaire.Malheureusement il n’en reste plus.(1) Ce Monsieur Huzard a bien connu Michaux fils, décédé il y a environ trois ans.Il m’a dit qu’il était très attaché à l’Amérique.Sa dame vit encore : elle réside en province.Je n’ai pu rencontrer Histoire des pins et des sapins de T Amérique septentrionale.Samedi 21 décembre.A Paris.Dessins originaux de Michaux.M.Langelier laisse l’Hôtel des deux mondes et vient résider avec moi à l’Hôtel tenu par Mde Bucquet.M.T.-L.Desnoyers, premier bibliothécaire, a aussi l’obligeance de me faire voir les dessins originaux des Arbres forestiers de Michaux.Ces dessins sont sur velin et dessinés de la main d’artistes distingués MM.Redouté et Bissa.Les dessins sont ainsi dis- (1) Mr Lemercier, vice-bibliothécaire du Museum d’Histoire naturelle a eu la bonté de me faire voir le même rapport publié primitivement dans les mémoires d’agriculture du département de la Seine Vol.XI et intitulé “ Rapport sur les voyages de M.Michaux, pour la naturalisation des arbres forestiers des Etats-Unis fait à la Société dans la séance du 1er février 1809 à la page 254.C’est un rapport de neuf pages seulement, mais indiquant les lieux visités par Mr Michaux.Par M.M.Allaire Rose, du petit Thouars, et I.Corréa de Serra, Rapporteur.II y a eu aussi une notice bibliographique publiée sur François André Michaux par Elias Duhand publiée dans le volume XI des Transactions of the American Philosophical Society held in Philadelphia et lue le 5 décembre 1856.12 pages grand 4°.Aussi notice sur F.A.Michaux, Cubières, Par., 1807. JOURNAL DE VOYAGE DE l’aBBÉ OVIDE BRUNET 685 tribués : Pins 14 : Noyers 10 : Chênes 27 : Bouleaux 5 : autres arbres 83 en tout, 139 sur velin et de plus 10 sur papier : mais ces derniers n’ont aucun rapport avec les arbres d’Amérique.La collection forme un fort volume épais de 5 doigts dans lequel chaque dessin libre est séparé des autres par un fort carton cousu au dossier à la manière d’un herbier.J’écris à Québec une lettre à M.Taschereau, une autre à ma mère.Samedi 28 décembre.A Paria.Au laboratoire de botanique.Ce jour, je me rendis chez M.de Borrie, curé de St-Étienne du Mont, pour lui rendre visite.Le curé était encore à la sacristie et n’avait pas déjeuné bien qu’il fût près de midi.Je l’attends dans ses appartements : ceux-ci se composent de trois pièces, 1° une petite salle d’attente : 2° un salon garni de peintures mais pas de tapis, seulement le parquet ciré.3° son bureau, ou salle d’étude : c’est là que le bon curé me reçut.Après cela, je me rendis au jardin des plantes.En attendant que je pusse voir M.Brogniart, je m’occupai à la bibliothèque où je vis M.Lemercier qui m’invite à l’aller voir demain à midi.A 1 heure, je fus au laboratoire de Botanique où M.Brogniart me donna toute liberté de travailler.Je commençai par examiner l’herbier suivant : La Flora Boreali-americana de Michaux a été faite par L.Claude Richard qui par convention a abandonné son travail à Michaux au nom duquel la flore a été publiée.Herbier de André Michaux.Cet herbier qui est tout à fait considérable est déposé au museum du Jardin des Plantes.Les échantillons sont disposés sur des feuilles doubles de papier gris sans colle ayant à peu près 20 pouces de hauteur.Les étiquettes, sur papier blanc, sont de la main de Michaux même.On y voit des notes très intéressantes sur les habitations de ces plantes : les localités où elles ont été cueillies sont indiquées généralement d’une manière tout à fait détaillée.Cette collection est arrangée d’après la classification de Linnée.Chaque classe, ordre, est séparé par un fort carton qui porte une étiquette rouge disposée sur la marge.Chaque genre est aussi séparé par une feuille de papier moins fort que les cartons et portant une étiquette bleue.La plupart des échantillons sont bien conservés, sauf quelques exceptions.On parle d’empoisonner les échantillons, opération que l’on a négligé de faire.Dimanche 29 décembre.A Paria.Chez Lemercier.Vers midi, je me rends chez M.Lemercier, rue de l’Enfer No.Ce Monsieur a la bonté de me faire voir l’immense travail qu’il a commencé depuis 40 ans.Cela consiste en un travail sur tous les mémoires etc., publiés par tous les savants sur toutes les question des sciences, l’époque de tel mémoire lu, l’époque de sa publication subséquente.C’est un vaste catalogue accompagnant 686 LE CANADA FRANÇAIS ces mémoires quand il a pu se les procurer.Ce catalogue d’ouvrages ainsi publié est disposé sur des cartes mobiles.C’est par ce moyen qu’il a pu m’assurer que L'Histoire des Pins et sapins de Michaux, mentionnée dans le Catalogue de M.Faribault n’est que la première livraison de Les arbres forestiers.Il m’a retenu une heure chez lui, et m’a promis de m’introduire à un savant qui a fait un travail sur les voyages de Michaux, père.Le soir j’allai avec M.Langelier aux prières de l’archiconfrérie à l’église de Notre-Dame des Victoires située dans le quartier de la Bourse.L’église était remplie de monde.Lundi 30 décembre.A Paris.Climat.Rien d’extraordinaire aujourd’hui ; j’en profite pour dire un mot du climat de Paris.Depuis que je suis arrivé ici, il a fait tout à fait beau.Le soleil a paru tous les jours et le temps a été tout à fait clair quoique nous ayons eu quelques jours le thermomètre au dessous de zéro, 2° à 3°.Les oiseaux chantent au jardin des plantes comme aux beaux jours de notre mois d’avril en Canada et l’on y fauche aujourd’hui le gazon.On m’a dit qu’il y a longtemps que l’hiver se soit annoncé d’une manière aussi magnifique et doux.Mardi 31 décembre.A Paris.Rencontre de M.E.Matte.En sortant de chez M.Dubosq près de l’Odéon, je rencontre le jeune E.Matte de Québec à l’Hôtel Saint-Sulpice, qui me remet une lettre de M.Hamel, ptre.Aujourd’hui à une heure, les troupes de la garde nationale ainsi que les autres régiments stationnés à Paris, musique en tête, se rendent aux Tuileries pour saluer l’empereur à l’occasion du jour de l’an.Catalogue d’ouvrages sur l’Amérique Septentrionale.Audubon.Barton.Cornuti.Bigelow.P.Candole Delessert.Eaton.Endlicher.A.Gray.birds of America.Vegetable Materia Medica of U.S.2 vols.Flora of N.America.3 vols.Canadensium plant, Historia American Medical Bot.3 vol.8°.Cumming & Hilliard.1817.Prodromns Regni veg.systematis Naturalis 28.Icônes selectae Plantarum in syst.unie, des-criptarum 4° 4 vols.Manual of Botany.1 vol 8°.Genera plantarum 1 vol.8°.Supplément 1 vol.8.North american graminae and Cyperaceae.2 vols.fol.New York. JOURNAL DE VOYAGE DE l’aBBÉ OVIDE BRUNET 687 Gronovius.Hooker.Humboldt Jussieu John Torrey Chapman.L’Héritier (Chs) Mitchell, j.Downing.Lambert.Linnée.Linnée, fils.Lindley.Marshall.(1) Michaux, p.Michaux, f.Moquin- Tandon.Nuttall.Persoon.Poiret.Pursch.Flora virginica 1 vol.4° Flora Boreali americana.Species filicum.British Flora.B.géographie B.genera Plantarum Monograph of the North American cypera-ceae.New York.1836, 8° Botanical geography of North America.Pickering.Flora of southern States.Ivison & Phinney.Stirpes novae descripsionibus illustratae Pa-risiis 1784.2 vols, in folio avec 84 planches.aliquot generum in Virginia observationes 4° un volume.Fruits and fruit trees of North america.Description genus Pinus.Species plantarum.Supplementum plantarum.Philosophia Botanica.Orchidées 1785.Flora Boreali americana.Histoire des Chênes de l'Amérique septentrionale 1 folio.Histoire des arbres forestiers de VAmérique septentrionale 3 vols.8°.Mémoire sur la naturalisation des arbres forestiers de V Amérique septentrionale I 8° brochure.North american silva 3 vols.Philadelphia, Robert P.Smith 15 Minor str.1855.(2) Chenopodearum monographia enumerata 1 v.8° 1840.North American silva.C’est une suite à Michaux, vide p.23.(3) Genera Plantarum.Enchirion Botanicum.(4) Dictionnaire de Botanique 1804.(5) Flora Boreali americana.(6) 1.L’ouvrage de Marshall qui fut publié en 1785 a pour titre Arbustum americanum.2.C’e9t une note marginale ; on ne voit pas bien à quoi elle se rapporte.3.C’est une référence à son journal par l'auteur même ; voir la livraison de février, page 596.4.Pour Enchiridium.5.Il s’agit probablement de l’Encyclopédie botanique.6.Le vrai titre est Flora Americæ Septentrionalis. 688 LE CANADA FRANÇAIS Rafinesque.Redouté.Richard.Tilliman.Torrey.Rodet Saint-Hilaire, A.Medical Botany.(7) Les liliacées, etc.8 vols.Mémoire sur les Conifères et les cycadées 1 vol.4°.(8) American Journal.Flora of the Northern and middle States.I vol.New York 1824.Leçons de Botanique élémentaire par H.I.A.Rodet, Paris, Labé, place de l’école de Médecine.1848.Leçons de Botanique comprenant principalement la morphologie végétale agricole, de St-Hilaire.Paris.P.I.Loss, rue Haute-feuille 10, 1840.Application de la Botanique à la pharmacie Souberran, Paris.Victor Masson 1856, II rue Trévise.Schweinitz (L.D.) Synopsis fungorum in America boreali media degentium, Philadelphia 1831 4° de 316 pages.3098 champignons décrits.Je trouve vol.IV new series Transactions of the American.Philosophical Society 1834.Livres sur la Botanique d'Amérique, suite.Genera florae americae boreali orientalis illus-trata.By Isaac Sprague and Asa Gray.New York.G.Putman (Georges P.) On a publié deux volumes de cet ouvrage qui doit en avoir dix.On y trouve 180 genres de gravés.M.Hooken dit que le troisième volume est tout à fait avancé.Comprend les acer et jusqu’aux Polygalacae de Gray.Synopsis of North American Willow By N.T.Anderson From the proceedings of the American Academy of Arts and Sciences Boston Vol.4 April 13 1858, Cambridge.Metcalf and Company New York B.Westerman & Co.1858.7.C’est la Medical flora ou Manual of the Medical Botany of the United States.8.Le vrai titre est : Commentatio botanica de Conifer is et Cycadeis ouvrage de Louis-Claude-Marie Richard. JOURNAL DE VOYAGE DE l’aBBÉ OVIDE BRUNET 689 Bolton’s, James J.Barton.Ernest Meyer.De Candole (Alp.) Pritzel.Steudel.Inckerman History of fungusses growing about Halifax.2 vols.4° Huddersfeild 1788.(x) Flore de Terreneuve et des Isles Saint-Pierre et Miquelon.Lapylaie Paris, F.Didot 4° 128 pages 1829.(x) Il n’a paru qu’une livraison de cette flore (128 pages).Ce fascicule ne renferme que les algues.Ces 3 années de recherches lui ont procuré 72 espèces, 28 variétés, 24 ou 26 genres fucacés.(a) Bosc.Sur quelques champignons de l’Amérique Septentrionale 4° Jussieu 259.(a) Se trouve dans le Magazin der gesells-chaft naturforschende freunde zu Berlin, Vol.V.Berlin 1811.La Medical botany de Bigelow est un ouvrage en 3 volumes illustrés par 60 gravures coloriées et mérite de trouver place dans une bibliothèque médicale.Sa flore se compose de 3 volumes illustrés de 105 planches gravées et coloriées avec assez de soin.De Plantis labradoricis libri très, Lipsiis, sumptibus Leopoldi Vossii 1830.Géographie Botanique raisonnée, Paris, 1885 2 vols.8° Baillière.Thesaurus litteraturae botanicae 50 fr.1851.4° 547 p.Nomenclator botanicus, etc.32 f.1841 2 vols.4° Lichenes americae Septentrionales exsiccati.curante.Edward Inckerman.Canta-brigae Nov.Ang.Typis, Metcalf, etc.1847.Janvier 1862.Lundi 6 Janvier.A Paris.Ouverture des cours de Théologie à la Sorbonne.Aujourd’hui à midi a lieu l’ouverture des cours de Théologie à la Sorbonne.La cérémonie commence par la célébration d’une messe basse du St Esprit.Les professeurs assistent en habit de chœur, seulement ils sont revêtus de l’épitoge.Mgr le Cardinal Morlot, est aussi au chœur sur un trône magnifiquement dressé du côté de l’épître près de l’autel.Après la messe, a lieu le sermon prêché par Mgr Maret, doyen de la faculté.Il nous lit un magnifique discours qui dure près d’une heure.Après le discours Mgr le Cardinal a adressé à MM.les professeurs quelques paroles pleines d’encouragement, puis il a donné au milieu du chœur la bénédiction solennelle.Les chants ont été magnifiques.L’église de la Sorbonne est une jolie église 690 LE CANADA FRANÇAIS grecque formée par une nef principale et bordée des deux côtés de chapelles latérales.On y remarque un très beau tableau représentant Sorbon qui présente ses jeunes élèves à St Louis.On y voit aussi une très belle statue en marbre de St Louis de Gonzague.8 janvier.A Paris.Licence en Droit.J’assiste à l’examen pour la licence en Droit, dans l’école de droit.Les professeurs au nombre de quatre, en grand costume sont à côté ou plutôt devant une table longue et devant eux de l’autre côté de la table sont les élèves qui subissent leurs examens.Ces élèves étaient au nombre de quatre.Les professeurs interrogent chacun leur tour ; et le sort se décide au moyen de boules, blanche, rouge et noir.La boule blanche indique le résultat le plus satisfaisant : la rouge est le moyen et la noire indique un mauvais examen.Ainsi de quatre examens le meilleur examen serait les 4 blanches, le suivant 3 blanches et une rouge et ainsi de suite.23 janvier.A Paris.Sorbonne.Soutenance (Tune thèse pour le doctorat ès sciences naturelles.Le 23 janvier eut lieu à la Sorbonne un examen pour le doctorat ès sciences naturelles.Le Candidat avait pris pour thèse, Revision de la famille des verbenacées.La séance commence à 3 heures cinq minutes.Les trois professeurs MM.Milnes Edward, professeur de Zoologie, Doyen, M.Hebert professeur de Géologie et M.Duchastre professeur de Botanique étaient assis devant une longue table et l’appariteur à leur côté.Le candidat fut d’abord appelé à développer sa thèse, ce qui dura plus d’une heure sans être interrompu qu’à de longs intervalles.On le pria d’abréger parce que le temps de l’examen s’écoulait.Le développement avait été bien préparé : il consistait en une monographie des principaux genres de cette famille.Après cela vinrent les interrogations sur les question de Géologie et de Zoologie.Le candidat ne fut pas si heureux : ses connaissances botaniques sout plus considérables que ses connaissances géologiques et aussi les réponses furent peu satisfaisantes et lui attirèrent des reproches de la part des interrogateurs.A cinq heures et demie, les examinateurs se retirent et après un d’heure de délibération ils revinrent pour donner le résultat de l’examen.Le doyen dit : qu’à raison de l’excellence de la thèse principale, le récipiendaire était admis au grade de docteur.(à suivre)
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