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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Revue des revues
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1940-02, Collections de BAnQ.

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REVUE DES REVUES Hommes et femmes de l’élite, avez-vous lu la première Encyclique de Sa Sainteté le Pape Pie XII, Summi Ponti-ficatus ?Vous admettrez bien que pour tout fils c’est un devoir de lire une lettre du Père ?Afin de piquer votre curiosité et de susciter en vous un désir efficace de lire ce beau document, nous en donnons ici les grandes lignes, en nous inspirant des titres et sous-titres de la revue la Documentation catholique (5 et 20 décembre 1939).1.Le 40e anniversaire de la consécration du genre humain au Sacré-Cœur par Léon XIII (encyclique Annum Sacrum 1899) doit être salué avec reconnaissance.Le Culte du Sacré-Cœur et de la royauté du Christ, source d’indicibles bienfaits.Le 29 octobre (fête de la Royauté du Christ) doit être un jour de renouvellement des âmes dans l’esprit du règne du Christ.2.Sous le signe du Christ-Roi.Plébiscite d’unité catholique autour de la Papauté.Remerciements du Pape aux catholiques, aux non-catholiques et aux chefs d’Etat.L’œuvre providentielle des accords du Latran.La paix du Christ rendue à l’Italie.Avec charité, mais sans crainte des contradictions, le Pape accomplira son devoir en proclamant la vérité.Reconnaissance des droits royaux du Christ et retour à sa loi, seule voie de salut pour le monde.Les angoisses du présent doivent ouvrir les yeux sur les conséquences des erreurs modernes.3.Les erreurs des temps présents : Vagnosticisme religieux et moral.Reconnaissance de la loi naturelle, fondée en Dieu, et rejet de toute règle de moralité universelle.Le Christ exclu de la vie publique, laïcisation de la société, retour au paganisme.Le fondement de l’ordre privé, social et international, a été sapé. REVUE DES REVUES 549 4.Oubli de la « loi de solidarité humaine et de charité.» Tous les hommes ont même origine, même nature, même fin surnaturelle, même Rédempteur, même mission.L’unité du genre humain ne doit pas être détruite par la diversité légitime des nations.L’Église respecte les caractéristiques particulières de chaque pays.Son but est l’unité surnaturelle dans l’amour universel senti et pratiqué.L’universalité de la charité chrétienne et le légitime amour de la patrie.5.La déification de l’État.La conception qui délie l’autorité civile de toute espèce de dépendance à l’égard de Dieu est une erreur dangereuse pour les nations et le monde.Elle aboutit normalement à l’absolutisme, puis à la ruine de l’autorité.L’État doit contrôler, régler les activités privées, mais ne pas les détourner de leur but naturel.Il doit spécialement ne pas considérer la famille sous le seul angle de la puissance nationale.Quels sont les droits propres de la famille.Une éducation exclusivement soucieuse de la patrie terrestre serait une injustice, une déviation, et irait finalement contre son but.Une éducation qui éloignerait les enfants de leurs parents, de la loi de Dieu, du Christ, prononcerait sa propre condamnation.La conception autonomiste et absolutiste de l’État nuit à l’ordre international.Elle s’oppose aux principes du droit naturel qui règlent les rapports des États.Elle fonde le droit des gens non sur la loi divine, mais sur la volonté autonome de l’État.Elle cause le désordre dans le monde.C’est le respect du droit naturel et de l’Évangile et non pas l’épée, qui crée la paix.6.Nécessité de l’Action catholique.Le plus fructueux travail en faveur de la paix est la prédication de l’Evangile.Les laïques collaborent avec les prêtres à ce difficile, mais fécond labeur apostolique. 550 LE CANADA FRANÇAIS La famille a en ce champ une mission spéciale.Le foyer chrétien.Liberté à laisser à l’Église pour l’accomplissement de son œuvre éducatrice.Cette œuvre est plus que jamais nécessaire ; aussi beaucoup d’hommes responsables tournent vers l’Église leurs regards.L’Église ne veut pas usurper les droits de l’autorité civile.Seule la doctrine du Christ fidèlement suivie procure la vraie paix au monde.7.Conclusion.Hommage à la Pologne, nation bien-aimée.Le Pape n’a rien omis pour empêcher la guerre, mais ses avertissements n’ont pas été suivis.C’est l’heure de l’épreuve, de la charité chrétienne, surtout de la prière universelle, car Dieu peut tout.Dans les Annales de Bretagne, tome XLV, nos 3 et 4, on lit des notes intéressantes sur le folk-lore breton : les noms brittoniques, les chansons populaires de la Bretagne, et, ce qui nous a particulièrement intéressés, un court article sur « les guérisseurs dans le département d’Ille-et-Vilaine » (p.209).De seize mémoires sur vingt-et-un reçus par l’auteur, René Gandilhon, celui-ci tire les conclusions suivantes : le guérisseur, qui s’appelle « panseur de feu ou de venin ».peut être homme ou femme ; le pouvoir de guérir peut lui venir de trois façons différentes , soit par la naissance, s’il est né après le décès de son père, ou le 25 janvier ou le 10 août (fête de St-Laurent), et, surtout, « s’il est le septième enfant masculin ou féminin d’une famille où il n’existe que des garçons ou des filles )) ; soit par transmission héréditaire, de mère à fille, ou avec alternance des sexes ; soit « par dévolution, ordinairement à l’article de la mort ou à l’extrême vieillesse.Le guérisseur est ordinairement un robuste gaillard, ayant le sang fort ou l’œil dur.Le secret de guérir est perdu s’il parvient à la connaissance d’une autre personne. REVUE DES REVUES 551 La plupart des méthodes employées sont d’ordre psychiques, signe de croix, mots magiques récités mentalement, longue prière psalmodiée, imposition des mains.Ces conclusions, déjà résumées dans la revue citée, sont ici rapportées presque dans les mêmes termes.Il y aurait lieu de procéder à une enquête, dans notre province, pour trouver tous les moyens employés par nos « guérisseurs » ; c’est une partie importante du folk-lore.Le Bulletin de VAssociation Canadienne antituberculeuse (décembre 1939) résume très bien le beau travail accompli dans notre province par le Comité provincial de défense contre la tuberculose.Réunions du Comité central (17), des sous-comités de Montréal et de Québec (nombreuses) ; conférences avec lefc sociétés médicales (19) ; publication d’un bulletin mensuel bilingue à 3000 exemplaires (17 numéros parus) ; fondation de la Société de Phtisiologie de Québec, de Cliniques (deux hebdomadaires, à Cartierville, une quotidienne, à Hull) ; distribution de nombreuses brochures ; concours intercollégial (27 collèges y participent) ; appui du clergé, des instituteurs et institutrices ; publicité par les journaux et revues (environ 145 pages, 375000 lignes agates ; par le cinéma (le film Santé et Bonheur a été déroulé 175 fois), par la Radio, par des assemblées populaires, à Montréal, à Québec, aux Trois-Rivières, à Roberval, etc.; ouverture de sanatoria (Mont-Joli, Roberval, Iles de la Madeleine) ; projet de législation : voilà qui donne une bonne idée du travail accompli.Les résultats ?Examens plus nombreux, plus précoces ; zèle des communautés religieuses, des collèges, des couverts pour faire examiner leur personnel ; affluence de demandes de renseignements, d’offres de collaboration.On voulait créer un mouvement d’ensemble ; on est en bonne voie.On peut espérer : la peste blanche recule.Plusieurs prêtres, professeurs dans nos Séminaires et Collèges, ont logé au vieux Couvent des Carmes et suivi 552 LE CANADA FRANÇAIS les cours de l’Institut catholique de Paris.A titre d’anciens élèves ils reçoivent le Bulletin de V Institut Catholique de Paris.Le courrier vient de nous apporter le dernier numéro de ce périodique (novembre 1939).Le premier article, Hier Aujourd’hui 1914-1939, réveille en nous bien des souvenirs.Nous étions là, en 1914, lorsqu’éclata la Grande Guerre ; bientôt parut l’étrange « manifeste des Représentants de la science et de l’art allemands )> ; bientôt aussi, le Bulletin (novembre 1914) publiait une magnifique Réponse de l’Université Catholique de Paris à ce manifeste.Cette réponse méritait d’être connue à l’étranger.Mgr Baudrillart voulut bien nous demander d’en faire une traduction en anglais et, avec James O’Halloran, alors étudiant, maintenant curé en Écosse, nous fîmes la traduction demandée.Peu après nous recevions la visite de ceux de nos camarades d’études, prêtres et laïcs, déjà au front, déjà blessés, racontant la tragique disparition des morts, des prisonniers.Le Bulletin, ouvert sous nos yeux, rappelle les vibrantes paroles du recteur, Mgr Baudrillart, à l’Assemblée solennelle des évêques protecteurs de l’Institut Catholique, tenue aux Carmes en novembre 1914.« Trois pages commencent à s’écrire sur le livre de notre Institut Catholique.La page glorieuse et sanglante que traçent jour par jour sur la ligne de feu nos maîtres et nos étudiants ; la page modeste et charitable, oeuvre de ceux qui, ne pouvant combattre, se dévouent aux blessés et aux malheureux réfugiés ; la page héroïque et sainte qu écrivent nos évêques protecteurs dans leurs diocèses foulés par l’ennemi .Et voici qu’en dépit de tant d’événements les portes de l’Institut Catholique se sont rouvertes à la date marquée.Vous êtes fou ! me disaient bon nombre de conseillers bénévoles.Ne savez-vous pas que, le 5 novembre, le ciel de Paris sera sillonné de Taubes et de Zeppelins ?.Vous n’aurez point de maîtres, point d’élèves, point d’argent.Point de maîtres ?Il est vrai, chers amis, que dix-sept de vos professeurs sont aux armées .Mais, avec le modeste renfort de deux ou trois concours étrangers, les quarante maîtres qui nous restent ont généreusement pris toute la tâche sur leurs épaules.Point d’élèves ?L’an dernier, 615 étudiants avaient donné leur nom ; ils REVUE DES REVUES 553 sont 400 cette année .Point d’argent, c’est trop dire ; peu, c’est vrai.Nous en avons la ferme confiance, la Providence interviendra ; elle ne nous a jamais abandonnés.» Pendant trois années de guerre, 1914-1915, 1915-1916, 1916-1917, nous avons vécu la vie incertaine, périlleuse, rationnée, des civils de Paris ; chaque jour nous avons pu admirer leur belle humeur, leur vaillance, leur confiance dans la victoire .Et aujourd’hui tout recommence.Les sacrifices héroïques de 1914 à 1918 ont été anéantis par l’alchimie des politiciens, et surtout par l’audacieuse rapacité du peuple de proie.A nos camarades de l’Institut catholique, à nos maîtres de jadis, au peuple français vont nos profondes sympathies et nos souhaits d’une victoire définitive.La revue Technique, publiée à Montréal, donne des articles et en français et en anglais ; elle est illustrée ; elle en est déjà au quatorzième volume.C’est un périodique fort intéressant, qui plaira non seulement aux techniciens, mais aussi aux amateurs que passionnent le travail manuel, l’industrie sous toutes ses formes, les arts et les métiers.Dans le numéro de novembre dernier M.Marius Barbeau reprend, sous le titre Fils d’or et d'argent, le thème qu’il a traité dans notre revue, le Canada français, en novembre 1938.Technique était la revue toute désignée pour exposer cet art aimable qu’est la broderie, pratiqué avec habileté par les Ursulines de Québec, des Trois-Rivières, par les Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal, et cela dès leur venue en Nouvelle-France.Il y a là un chapitre que M.Richard M.Saunders pourrait ajouter à son étude The Cultural Development of New France before 1760.Cette étude a paru dans Essays in Canadian History, colligés par R.Flenley, publiés par MacMillan à Toronto in 1939.La revue University of Toronto Quarterly, de janvier, publie un article intéressant sur Montaigne et Cicéron (The Sieur de Montaigne and Cicero, pages 222-230). 554 LE CANADA FRANÇAIS L’article est de William Hardy Alexander.Le goût et l’influence de Pétrarque ont été les facteurs les plus puissants pour donner aux œuvres de Cicéron la longue vogue dont elles ont joui.En Italie le « ciceronia-nisme » fut ardent et très exclusif.En France Scaliger n’est pas un moindre culte que, par exemple, Bembo en Italie.Mais il n’en fut pas ainsi de Muret, qui osa regarder l’idole en face, qui porta sur elle une main sacrilège — « parricide », disait Scaliger.Or, ce Muret fut l’un des précepteurs domestiques de Montaigne.On comprend, ainsi, pourquoi Montaigne, dans ses Essais, ne montre qu’une estime médiocre à l’égard de Cicéron.Muret s’attaquait à la prétendue pureté de la langue et du style chez Cicéron.Montaigne va plus loin et dans Cicéron c’est l’homme même qu’il juge médiocre.Il déplore l’emprise exercée par les œuvres de l’orateur romain sur l’éducation des jeunes Français.On les occupe à la seule étude des mots et des phrases pendant quatre ou cinq années, et tout aussi longtemps à des exercices d’analyse, et encore cinq années à pratiquer la subtilité d’agencement.M.Alexander croit et dit que cette ère n’a pas encore pris fin.Déjà l’époque de Montaigne voyait s’accélérer le rythme de la vie.Montaigne le constatait, et il croyait que dans la vie il y a d’autres réalités que la grammaire, et même que le style.Arthur Maheux, ptre.
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