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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Revue des revues
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1940-09, Collections de BAnQ.

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REVIE DES REVUES La Revue de V Université d'Ottawa contient, dans sa livraison de juillet-septembre 1940 (vol.X, n° 3), cinq articles principaux, que nous croyons utile de signaler à nos lecteurs.M.Séraphin Marion — l’un de nos collaborateurs — y présente un article sur « la Gazette de Montréal de 1778, berceau de la critique littéraire au Canada français ».M.Marion a entrepris un dépouillement systématique de cet ancien journal, et il y a trouvé des choses surprenantes.Il constate, par exemple, que « la critique (littéraire) a devancé tous les genres littéraires sauf la chanson », et il attribue ce fait à la disposition d’argute loqui que César notait chez les habitants de la Gaule.Cette disposition se fit jour très tôt dans la Gazette littéraire de Montréal, et M.Marion en recherche les manifestations, plus ou moins heureuses.Le R.P.René Lamoureux, oblat, traite de « la formation religieuse à l’école primaire ».Principal de l’Ecole normale de l’Université d’Ottawa, l’auteur de l’article se recommande par son expérience ; il insiste sur la suprématie des intérêts religieux : « si le dévouement pour les œuvres nationales est louable, se dépenser pour les œuvres catholiques l’est encore plus ; si le sou scolaire, qui collabore à la survivance française, est une œuvre excellente, le sou de la Sainte-Enfance qui collabore à la propagation de la foi dans tout l’univers est encore plus important ; si l’on peut admettre que la langue, dans un certain sens, garde la foi, il est tout de même incontestable que la seule gardienne absolument indispensable et efficace pour conserver la foi, c’est la foi elle-même, c’est-à-dire la possession de convictions religieuses solides et inébranlables par la grâce.» M.Fulgence Charpentier, étudie « la vie psychologique dans le théâtre de Racine.Le troisième centenaire de la naissance du grand dramaturge est l’occasion de cet article.Il rappelle que les Canadiens français ont célébré avec Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 1, septembre 1940. 108 LE CANADA FRANÇAIS ardeur ce centenaire, et que nos compatriotes anglo-canadiens n’ont pas oublié de s’y joindre.Nos relations constantes avec les Anglais du Canada, la nécessité où nous trouvons de discuter souvent des mérites respectifs de Racine et de Shakespeare justifient amplement M.Charpentier de vouloir montrer en Racine un fin psychologue et un dramaturge de mérite supérieur.Les spécialistes liront avec profit l’étude du R.P.Jules Martel, oblat, sur « l’expression dans la prière chantée et l’École de Solesmes ».Le R.P.Jules Lechevalier, oblat, continue son étude d’un point d’histoire, « les Oblats de Marie-Immaculée de la colonie de Saint-Laurent durant l’insurrection métisse de 1885 ».La revue The Canadian Historical Review offre, dans son numéro de juin (vol.XXI, n° 2), deux articles qui nous touchent de près.Le premier est de M.R.M.Saunders, « Coureur de Bois : A definition » (pp.123 à 131) ; le second est intitulé « Women of New France », œuvre posthume de Isabel Foulche-Delbosc.C’est un bon service que nous rend M.Saunders en essayant de formuler une exacte définition du « Coureur de bois ».M.Saunders a lu avec soin les documents et il trace l’évolution de l’expression.On trouve d’abord « courir les bois » (1636, Sagard) ; le terme ne se rencontre pas dans les Relations des Jêsuites, si ce n’est en un document qu’y adjoint Twaites, document du Père Crepieul, de 1686.C’est seulement après l’établissement du gouvernement royal que le terme entre dans les écrits officiels, et avec une signification péjorative ; le mot « voyageur » était, à côté, réservé aux tenants du commerce légal des fourrures, non pas sans exceptions nombreuses dans l’usage même officiel.Peu à peu la note péjorative a disparu du terme « coureur de bois ».M.Saunders cherche, ensuite, quels sont les équivalents de cette expression en anglais ; il exclut, comme inexacts, hunter, bushranger, bushwhacker, bushbeater, forest-ranger, Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 1, septembre 1940. REVUE DES REVUES 109 woodranger, et il conclut que le ternie est intraduisible et doit être conservé en anglais comme en français.Tout pesé, il faut entendre par ce terme quiconque fréquente les bois, légalement ou illégalement.Madame Foulche-Delbosc, née Isabel Jones, avait entrepris une grande étude des femmes de la Nouvelle-France ; le présent article étudie la condition matrimoniale dans la région des Trois-Rivières pour la période 1651-1653.C’est une étude de portée générale et fort utile.L'Archivum Historicum Societatis Jesu, publié à Rome, nous apporte, dans sa livraison de janvier-juin 1940 (année IX, n° 1), une nouvelle tranche de la bibliothèque de la Société de Jésus.Parmi les ouvrages intéressant la Nouvelle-France on note celui du R.P.Jean Delanglez, Frontenac and the Jesuiis.Dans la bibliographie critique relevons une appréciation du livre du R.P.Alfred Bernier, s.j., Un Cardinal humaniste : saint Robert Bellarmin de la Compagnie de Jésus et la musique liturgique, publié à Montréal.Le Recueil, de septembre, nous apporte une belle variété d’articles empruntés aux revues françaises, anglaises, américaines, canadiennes.Il est à présumer que la part des publications françaises diminuant, Le Recueil accordera une hospitalité, plus large encore, aux périodiques canadiens.Arthur Maheux, ptre.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 1, septembre 1940.
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