Le Canada-français /, 1 décembre 1940, Revue des revues
REVU K DES REVUES i.— dp: langue française La Coordination de notre enseignement fait l’objet d’une étude par le R.P.Ceslas Forest, dominicain, dans la Revue Dominicaine (novembre 1940).L’auteur affirme que nous devons garder notre culture française et latine, mais que nous pouvons l’agencer dans un « cadre )) différent, où l’on tiendra compte du milieu où nous vivons, le milieu anglo-saxon de l’Amérique du Nord.Dans ce milieu le cours primaire, composé de 8 années ou grades, est suivi du High School (4 années), puis du College (4 années) ; le High School se termine par l’Immatriculation, le College, par le baccalauréat ès arts.Le Père Forest écrit : « On nous dit que nos collèges songent de plus en plus à établir, après la quatrième année, cet examen d’immatriculation.» Nous avons le plaisir de dire à l’auteur que cette réforme a été accomplie il y a au moins cinq ans par l’Université Laval, pour toutes les institutions affiliées des garçons et qu’elle avait été établie quelques années plus tôt pour le cours classique des jeunes filles.Il reste, au cours des garçons, à améliorer le caractère des examens, qui doivent être contrôlés par l’Université et à y faire entrer les sciences.Cette réforme, explique le Père Forest, permettrait de continuer l’étude des lettres dans les deux dernières années du cours (du « College »).L’Université Laval prolonge l’enseignement des lettres dans les dernières années ; on enseigne la dernière partie de l’Histoire contemporaine en première année de philosophie, avec un examen collégial comme sanction ; en outre, la pratique de la dissertation philosophique, obligatoire sous forme d’examen universitaire, continue la formation littéraire ; le principe est donc reconnu même dans la pratique ; il s’agit de le pousser à ses légitimes conséquences.Sur le cas de la bifurcation, avec matières d’option, il y aurait beaucoup à dire ; un jour un représentant de l’univer- Le Canada Françaib, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 KEVUE DES REVUES 421 sité de Pennsylvanie me demandait, après avoir visité notre maison, après avoir examiné nos programmes, « what was the main difference » ; je lui répondis : c est, à mon avis, que nous n’avons pas de matières d’option » ; il répondit .« I wish we had your system ; optional subjects are a poison ».Si, done, on en vient à ce « système », il faudra avoir soin, tout en faisant la « part du feu », de le circonscrire très exactement.Le Père Forest se plaint, avec raison (note au bas de la page 171) que « des mains plus malveillantes que scrupuleuses » mirent un jour en circulation un écrit qu il avait préparé, sous forme confidentielle, pour quelques personnages.On peut toujours s’attendre à pareilles indiscrétions ; je me rappelle qu’un jour le bon Olivar Asselin avait publie dans L'Ordre un papier confidentiel, aussi, que nous avions préparé pour le personnel de notre université ; la encore des mains peu scrupuleuses et certainement malveillantes, avaient fait leur oeuvre de division.L’auteur explique les avantages qu offrirait une équivalence de « cadre » entre notre enseignement et celui des institutions anglo-saxonnes.Je crois qu il a raison : il est vraiment difficile, à l’heure présente, de faire entrer nos garçons et filles dans les High Schools et les Collèges anglo-saxons.Toronto refuse de reconnaître la valeur du travail qui se fait dans nos maisons pour la préparation du baccalauréat ; Queen’s suit une politique semblable et nous réfère à McGill, ce qui n’est pas mieux.Le Bureau d’Education de Washington éprouve de grandes difficultés à comprendre notre organisation ; son représentant nous disait, en juillet dernier, que ce bureau — « very conservative » — n’admettait pas qu’on obtînt ici le baccalauréat avant 1 âge de 22 ou de 23 ans, comme si la naissance y faisait vraiment quelque chose ! La pire difficulté, pour l’établissement d’une équivalence, gît dans le fait que les High Schools et les Collèges anglo-saxons, du Canada et des Etats-Unis, sont « classés » par des associations, qui ont établi des standards pour ces degrés du cours d’études.Ces standards s’appliquent à 1 installation matérielle, à l’organisation financière, au personnel enseignant et directeur, au nombre des élèves, aux proLe Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 422 LE CANADA FRANÇAIS grammes, aux heures-semestre ou « units #.Des inspecteurs sont envoyés sur demande à toute institution qui désire obtenir un bon classement ; celui-ci s’accorde sur le rapport favorable de l’inspecteur.Nous pouvons nous soumettre à ce régime, mais il y aura toujours une difficulté, à savoir celle de faire admettre par une association américaine, par exemple, notre idéal français et latin, nos méthodes, nos programmes, nos examens, notre organisation matérielle.Il y a une autre voie, c’est celle de créer nous-mêmes une Association canadienne-frauçaise de classement des Collèges.Nos universités, celles de Québec, de Montréal, d’Ottawa, de St-Joseph (N.-B.) pourraient s’unir, sur ce terrain au moins, rédiger des règlements, puis conférer avec 1) la conférence nationale des Universités canadiennes ; 2) avec le Bureau d Éducation de Washington ; 3) avec les Associations américaines de classement.On en viendrait à une entente, a 1 acceptation de nos façons de procéder.Ensuite les equivalences se trouveraient automatiquement réglées.Sauf sur un point, toutefois, celui de la langue anglaise : nous ne pourrons jamais faire que nos collégiens apprennent, dans nos maisons, autant d’anglais (langue et littérature) que les collégiens de langue anglaise en apprennent dans les leurs.C’est probablement le point le plus délicat à régler.Le « Comité Permanent de la Survivance française en Amérique » publie un Bulletin périodique ; celui de novembre, le troisième du volume II, vient de paraître sous le titre Pour survivre.On y voit un rapport sur la séance annuelle tenue les 28 et 29 septembre, un aperçu de « la vie au comité )) depuis juin, un appel au public pour la vente du calendrier spécial du comité, et l’allocution de Mgr Camille Roy, La Volonté de vivre, que nous avons reproduite en tête de notre livraison de novembre.L’oeuvre du Comité est d’une importance capitale : elle assure la continuité du second Congrès de la Langue française ; elle maintient la vie de l’Esprit français en Amérique.Tout citoyen qui aime sa Patrie voudra lire et recevoir le Bulletin du Comité Permanent.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 REVUE DES REVUES 423 La revue Mes Fiches, publiée à Montréal par « des amis de la J.E.C., » fournit au public, dans chacune de ses livraisons mensuelles, une documentation bien choisie, et très pratique grâce à la présentation sous forme de tableaux synoptiques.On y trouve de tout : philosophie, religion, sciences sociales, sciences appliquées, beaux-arts, littérature, géographie, histoire, etc.La partie d’histoire du Canada est bien soignée ; déjà la collection des pages, en ce domaine, est abondante et variée ; elle est très commode pour les professeurs et pour les élèves.Nous remercions le rédacteur pour avoir condensé, dans le numéro du 15 novembre, un article du Canada français, celui de Michelle S.Gosselin sur la Vitamine C aniiscorbu-tique.Cet article a été reproduit, aussi, par le Recueil, « digest » de Québec.On voit par là l’intérêt que prend maintenant notre public aux questions d’alimentation rationnelle.De divers côtés nous avons reçu l’assurance que les articles de Mademoiselle Gosselin sont très documentés et très pratiques ; peu à peu se forme l’opinion, une opinion favorable à l’amélioration de la cuisine dans notre province ; tant de maladies prennent origine dans une alimentation défectueuse, qu’il vaut bien la peine d’étudier le problème et de le résoudre le plus tôt possible.* * * Le Recueil, « digest » français de Québec, nous apporte, avec sa livraison de novembre, une corbeille très variée et très substantielle.La proportion des sources d’articles se présente comme suit : revues de la France, 12 ; du Canada français, 5 ; des Etats-Unis, 3 ; de Belgique, 1 ; du Danemark, 1.Nous félicitons de bon coeur la direction du Recueil de faire bonne place aux publications canadiennes-françaises ; cette fois ce sont la Revue Dominicaine, le Canada français, le Samedi, Y Evénement-Journal, et les feuilles du Service de l’Information (Ottawa).* * * Aujourd’hui « digest )) français de Montréal, offre dans son numéro de novembre dix-sept articles intéressants ; Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 424 LE CANADA FRANÇAIS il en emprunte la moitié aux publications canadiennes-françaises, la Revue Dominicaine, la Revue Moderne, l’Oeil, la Bonne Terre, le Bien public, le Maître-imprimeur, et le Canada français, dont il reproduit l’article « Éducation et Bibliothèques », que nous avons inséré en septembre dernier.En octobre sont nés les Cahiers d’Action catholique au service des éducateurs ; publication des Éditions de la J.E.C.Ce sont des feuillets à classer, selon la méthode adoptée pour la publication « Mes fiches ».Cette revue a pour directeur le R.P.Emile Deguire, des Pères de Ste-Croix, aumônier de la J.E.C.; il est assisté par un comité de Direction composé des aumôniers diocésains de la J.E.C.et de la J.E.C.F.Les collégiens et les étudiants auront là excellente matière à lire.Regards, nouvelle revue mensuelle, est née à Québec, en octobre aussi.Un groupe de jeunes, ayant en tête André Giroux et Louis Fréchette, a mis sur pied un organisme nommé « Les Éditions de l’Avenir », qui publie Regards.Dans le premier numéro on lit des articles par MM.André Giroux (Présentation), Luc Lacoursière (Fragments d’un Valéry), Cyrias Ouellet (Regards sur les cheminements de la science), Jean-Charles Falardeau (Approximation littéraire de quelques concepts oubliés), Pierre Chaloult (Oui, Dieu est Français) ; du R.P.Martial Bergeron, dominicain (Propos sur l’Éducation) ; de Jeanne Rochefort.Voilà un fort bon commencement ; la bonne volonté des jeunes est toujours belle à voir, et quand ils n’excluent pas les vieux de leurs jeux on les aime encore davantage ! M.Pierre Courtines, un Français, professeur de langues romanes à l’université Queen’s, de Kingston (Ontario), a Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 REVUE DES REVUES 425 donné une conférence aux étudiants catholiques de cette université, le 24 septembre.Il avait pris pour sujet F rance and the Catholic Church.Nous en voyons un bref résumé dans Le Messager de New-York (1er octobre 1940, page 8).M.Courtines a montré « l’importance de l’oeuvre des missionnaires et des jésuites français dans 1 exploration, l’évangélisation et la pacification de l’Amérique du Nord ».Il a souligné l’oeuvre de l’Université Laval, particulièrement dans ses cours d’été, qu’il a recommandés à ses auditeurs.Nous le remercions de cette attention.Notons, aussi, son article intitulé Les Canadiens français et Nous.Impressions de voyage.Entre plusieurs beaux passages retenons celui-ci : « Nous conseillons à tous les hommes de souche française qui seraient tentés de désespérer de la survivance de la France, d’aller passer quelques semaines au sein de ce peuple canadien-français, vivant à plusieurs milliers de kilomètres de la France et qui hermétiquement séparé de notre patrie et des eaux vives de sa civilisation pendant près d un siècle, a continué néanmoins à prier, à aimer, et a travailler en un parler à peine archaïque que nous avons trouve, nous, fils d’Auvergnat et de Lozérienne, plus doux et plus fort à la fois que la langue la plus cultivée et la plus souple de certains universitaires qui semblent ne bien parler, trop souvent, que pour éviter de dire ce qu’il faut : la vérité » (page 7).Voilà un témoignage aussi net que désintéressé ; il rendra courage aux Canadiens français qui, chargés de l’enseignement du français dans des collèges et des universités de langue anglaise, se heurtent si souvent au sot préjugé du « parisian French ».II.— PÉRIODIQUES DE LANGUE ANGLAISE Il existe un périodique de langue anglaise qui se consacre à l’établissement de bonnes relations entre les divers groupements ethniques des deux Amériques, c’est The Inter-American Quarterly.Le numéro d’octobre 1940, que nous avons sous les yeux, est le quatrième du deuxieme volume.Il y a là 152 pages de fort bonne lecture.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 426 LE CANADA FRANÇAIS Un article, entre autres, a retenu notre attention, c’est celui de M.J.Bartlett Brebner, Oydensburg : a turn in Canadian-American Relations (pages 18-28).M.Brebner est canadien ; il a été professeur à l’université de Toronto et à celle de Columbia ; il connaît bien les choses du Canada : il était l’année dernière, le président de la Canadian Historical Association.La rencontre de M.King et de M.Roosevelt, à Ogdens-burg, les 17 et 18 août 1940, inspire à M.Brebner d’intéressantes réflexions sur les négociations, restées secrètes, entre les deux chefs d’État.Tout ce qu’on en sait, c’est l’établissement d’un « Bureau permanent de défense conjointe », dont le travail n’a pas cessé depuis le 26 août.M.Brebner se demande en quoi cet accord affectera la Doctrine Munroe ; si l’Oncle Sam ne sera pas le véritable bénéficiaire de l’accord, soit sur l’Atlantique, soit sur le Pacifique ; il explique que le Canada était, en août, en bien meilleur état de préparation militaire que les États-Unis, sur terre, du moins, car sur mer le cas était bien différent.Nous aimons beaucoup ces lignes de M.Brebner : « Ca- nadians, who are a proud people, have stubbornly made it a principle, even in the Ogdensburg Agreement, never to ask the United States for help lest they might thereby concede to the Americans a voice, however small, in the determination of their policy » (p.21).De tels propos sonnent mieux que les criailleries de certains pusillanimes, qui accepteraient la honte « d’être défendus par les États-Uniens » en cas d’attaque du Canada par un ennemi.Cherchant ensuite à mieux définir l’attitude américaine, M.Brebner constate que le Canada, tout le long de son histoire, a combattu avec succès pour ne pas être avalé par les Etats-Unis ; que ce succès, ou cette série de succès n’est pas attribuable au seul effort canadien, mais aussi, d’une part aux divisions intérieures des Etats-Uniens, et, d’autre part, au prestige et à la collaboration de l’Angleterre ; que les Canadiens reconnaissent la grande valeur de l’aide anglaise et que, en échange, ils ont su aider l’Angleterre Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 REVUE DES REVUES 427 pendant les trois dernières guerres, qu’ils ne sauraient souffrir de voir la destruction de la Grande Bretagne, s ils peuvent contribuer à l’empêcher.C’est là un bien infidèle résumé de l’article de M.Brebner ; mais il suffit, croyons-nous, pour inspirer à ceux de nos lecteurs qui aiment les affaires internationales le goût de lire l’article en entier, et, peut-être aussi, le désir de s’abonner au nouveau périodique The Inter-American Quartely (912918 Burlington Avenue, Silver Spring, Md., $1.50 par année).Nous avons reçu la livraison d’août du Canadian Journal of Economies and Political Science.Comme l’année dernière nous avons cherché la part des Canadiens français dans la « bibliographie des publications d’ordre économique », qui occupe les douze dernières pages de la revue.Cette part est, cette fois-ci encore, bien minime : sur plus de 260 mentions il n’y en a que onze qui soient de notre groupe français.Les voici : C.Gagné, Seigniorial Tenure in Canada.J.E.Belliveau, Sky sailors’ port.E.Gohier, Planning Quebec Highways.G.Parizeau, Importance et Répercussion des affaires d’assurance au Canada.E.Minville, Labour legislation and social services in province of Quebec.Dr J.Grégoire, Public Welfare system of province of Quebec.L.-M.Gouin (e?t B.Claxton), Legislative expedients and devices adopted by Dominion and provinces.Les 4 autres sont des rapports officiels, par exemple ceux du Bureau des Statistiques.Notre proportion se ramène à cinq pour cent ; elle n’est pas en rapport avec celle de notre groupe dans le Dominion.Elle devrait l’être, pourtant ; sans quoi notre influence est diminuée d’autant.Éveillons donc chez nos jeunes le « sens économique ».Le numéro de novembre, de la même revue, est aussi révélateur : notre proportion y est de 20 contributions sur Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4.décembre 1940 428 LE CANADA FRANÇAIS 307, un peu moins de sept pour cent ; aucune contribution des nôtres sur les pêcheries, les grains, l’huile, la puissance hydro-électrique, la géographie économique, les régions arctiques, la Commission Sirois-Rowell, les relations internationales.On y relève la mention d’articles ou de livres par MM.Jean Bruchési, M.Caron, G.Lanctôt, M.Barbeau, F.-A.Angers, C.Bilodeau, P.-E.Auger, J.Allaire, G.Langlois, R.Légaré, P.Y.Desgranges, M.Jean, M.Leclerc, E.Gau-dron, M.Hébert, E.Montpetit, F.Lefebvre ; la plupart sont des articles de VActualité économique, puis des rapports officiels.Les Français (de France) y figurent avec sept contributions.Encore une fois, nous avons du chemin à faire, d’autant que plusieurs sujets proprement canadiens-français sont traités par des Anglo-Canadiens, comme le Capitaine Bernier, le coureur de bois, la Nouvelle-France, La Salle, Thibodo, Pierre-Esprit Radisson, plusieurs aspects des mines du Québec, la population du Québec, l’habitant canadien-français, etc.Le Catholic Digest, de novembre, contient dans ses 96 pages une belle variété d’articles, tirés des publications américaines, sauf une qui vient de l’Irlande.La vie française en Amérique n’est pas inconnue aux éditeurs, qui citent le Père Turquetil et le nom du premier missionnaire du Maine, le Père Aubry.* * * Light est une revue mensuelle catholique publiée par l’International Catholic Truth Society, à Brooklyn, N.Y.Nous l’avons déjà citée l’aDnée dernière.C’est une revue très alerte, bien présentée, combative.On y opère de vigoureux redressements d’idées sur toutes sortes de sujets, car Light s’adresse aussi bien aux non-catholiques.Par ailleurs elle est atteinte du même virus de non-participation que nous remarquons dans d’autres revues catholiques américaines; n’y a-t-il pas la toute l’apparence de la politique de l’autruche ?Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940 BEVUE DES REVUES 429 America (2 novembre) contient un article qui à lui seul vaut une mention et un commentaire : le titre ?Rural Life Conference plans a sound Democracy (pages 94-95).L auteur est un jésuite, le Père John C.Rawe, devenu récemment le sous-directeur de l’Institute of Social Order a New-York, un spécialiste en sociologie rurale, ex-professeur à 1 université Creighton d’Omaha.Le Père Rawe a visité, l’été dernier, la Nouvelle-Ecosse et il y a admiré 1 oeuvre sociale de l’université d’Antigonish.De la il est aile à un congres qui l’a également intéressé, celui de la « National Catholic Rural Life Conference ».Organisation nouvelle ?Pas tout à fait : en 1940 elle tenait son 18e congrès.Nous n en connaissons rien ici, apparemment, et pourtant il y a de belles leçons à tirer de ce congrès et de ce mouvement.Le programme est économique, social et religieux ; le congrès, les livres, les brochures, les périodiques ont, pendant dix-huit années, offert au public américain des études pratiques et poussées sur la propriété terrienne, les bonnes méthodes d’agriculture, l’agriculture familiale, le crédit, les coopératives de production et de consommation, 1 habitation rurale, les bons chemins, l’électrification rurale, le revenu familial annuel, les conditions convenables de travail et de vie à la campagne, et même sur une police d’assurance très spéciale, pour le jardin et pour le cheptel familial.Le travail accompli par la « Conférence » a été fructueux.On a inspiré à la jeunesse le goût de la vie rurale, non pas en mettant Vargent au premier plan, mais en parlant de liberté, de bonheur, de vie.Le Père Rawe voit en ce mouvement le meilleur moyen d’asseoir la démocratie sur des bases solides.Nos Cercles d’Études (ruraux) feraient bien de se procurer les publications de cette Conférence et de les étudier.Arthur Maheux, pire.Le Canada Fkançais, Québec, Vol.XXVIII, No 4, décembre 1940
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