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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Joseph-Octave Plessis (suite)
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1941-06, Collections de BAnQ.

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JOSEPH-OCTAVE PLESSIS (Suite) Projet de diviser le diocèse.Mgr Plessis abordait une autre question dans cette longue lettre à M.Bourret : celle de la division de son diocèse.Le préfet de la Congrégation de la Propagande lui avait écrit que le Saint-Siège acceptait le plan déjà proposé par Mgr Jean-François Hubert, en 1796, de nommer trois coadjuteurs, de sorte que celui qui aurait droit à la succession épiscopale fût placé à Montréal, et les autres dans les endroits que l’évêque de Québec serait chargé de désigner.En attendant l’arrivée du nouveau gouverneur, Mgr Plessis pourrait choisir deux ou trois prêtres parmi les plus dignes et envoyer leurs noms au Saint-Siège, afin qu’ils puissent être consacrés et placés dans leurs postes respectifs aussitôt que le pouvoir politique y aurait consenti.11 Mgr Plessis avait donc pleine approbation du côté de Rome, mais il lui fallait aussi celle du gouvernement britannique.Il ne pouvait rien faire sans cela.Pour le moment, il lui semblait que c’était le Haut-Canada qui était dans le plus pressant besoin d’un évêque.« Or dans la dite province, disait-il à M.Bourret, se trouve depuis trois ans un brave et vertueux missionnaire (Mr Alexandre Macdonell) d’un caractère courageux et entreprenant ; jouissant auprès du Gouvernement d’Angleterre d’une excellente réputation qu’il s’est acquise en Irlande où il a suivi pendant plusieurs années, en qualité d’aumônier, un régiment Écossais dont on a été très content.Tel est l’homme en faveur duquel je voudrais solliciter des bulles de coadjuteur de la seconde espèce, réservant à un autre temps un essai de même nature pour les missions du Golfe.Le Gouverneur du Haut-Canada (Mr Gore) ayant manifesté des dispositions libérales envers I.Voir la livraison d’avril dernier, p.784-796.II.Archevêché de Québec: Correspondance manuscrite de Rome, v.3, p.105 (Rome, 23 août 1806).Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 10, juin 1941 1030 LE CANADA FRANÇAIS les catholiques, j’en ai pris occasion de lui écrire.12 Mr Macdonell lui-même, devenu mon Grand Vicaire depuis l’hyver dernier, mais ne sachant pas que c’est sur lui que j’ai jetté les yeux pour cette place éminente, doit remettre ma lettre à Son Excellence à York où il est allé pour visiter des familles catholiques répandues en grand nombre dans l’étendue de cette nouvelle et très vaste province.Je lui ai donné toutes les instructions nécessaires pour négocier la principale affaire avec le Gouverneur, et s’il réussit à l’intéresser dans cet important projet, je vous en informerai aussitôt que je serai informé moi-même, et vous pourrez la poursuivre de concert avec ceux que M.Macdonell y emploiera de son côté )) 13 En même temps, il mettait au courant de son projet M.Denis Boiret, son procureur à Rome.« Si la chose prend une bonne tournure, disait-il, j’aurai l’honneur de recommander au saint-siège le sujet qui me semble le mieux calculé pour cette place, et que j’ai déjà mis au nombre de mes grands-vicaires.»14 Dans un post-scriptum Mgr Plessis disait à M.Boiret qu’il avait eu la consolation de consacrer son coadjuteur le troisième dimanche après Pâques (17 avril) « avec le suffrage de tout le clergé et du peuple de ce diocèse également enchanté de sa piété et de sa vertu.Il n’a qu’un défaut : c’est d’être dix ans plus âgé que moi.» Mgr Plessis fait la visite 'pastorale {1807).A la fin de mai Mgr Plessis quittait Québec pour entreprendre la visite pastorale.Il la commença à Beauport le 24 mai (1807).15 (Voir le tableau, page 1031).Il nomme des curés.Plusieurs paroisses manquaient de curé.M.François Vézina, curé de Saint-Augustin, desservait Sainte-Foy ; M.Alexis Dorval, curé de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, 12.Archevêché de Québec, Mgr J.-O.Plessis à sir Francis Gore (Québec, 14 mars 1807).Registre des lettres, v.5, p.256.13.Archevêché de Québec, Mgr J.-O.Plessis au révérend Alexandre Macdonell (Québec 15 mars 1807) Registre des lettres, v.5, p.256.14.Archevêché de Québec (Maskinongé, 4 juillet 1897).Registre des lettres, v.4, p.246.Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 10, juin 1941 JOSEPH-OCTAVE PLESSIS 1031 Saint-Stanislas ; M.Pierre Vézina, curé de Champlain, le Cap-de-la-Madeleine ; M.Charles Écuyer, curé de Yama-chiche, la Pointe-du-Lac ; M.Noël Pouget, curé de Berthier, Sainte-Elisabeth ; M.Joseph Deguire, curé de Lanoraie, Lavaltrie.A Saint-Augustin, l’église construite à l’Anse-à Maheux, au bord du fleuve, était devenue difficile d’accès pour les gens des rangs situés en arrière, particulièrement du rang Sainte-Catherine.Ceux-ci avaient construit une chapelle dans le troisième rang, appelé rang du Village ou des Mines.Mgr Plessis permit aux habitants de ce rang et de Commu- Confir- Date Paroiasea Curéa nianta méa 24 mai Beauport P.-S.Renaud 700 138 25 et 26 mai Charlesbourg Jacques Dérome 800 197 27 et 28 mai Saint-Ambroise Jeune-Lorette | Ant.Bédard 950 60 220 28 et 29 mai.Ancienne-Lorette C.-J.Deschenaux 900 283 r 250 63 1, 2 et 3 juin Saint-Augustin | b rançois Vézina 1,000 282 4 et 5 juin Neuville Poulin de Courval 750 148 6 juin 7 et 8 juin Les Ecureuils Cap-Santé | J.-Baptiste Dubord 240 1,100 50 166 9 et 10 juin Deschambault C.-D.Dénéchaud 700 173 11 juin Les Grondiues J.-Maurice Jean 370 103 12 et 13 juin Ste-Anne de la Pér.J.-Marie Morin 850 231 14 et 15 juin 17 juin Sainte-Geneviève Saint-Stanislas | Alexis Dorval 700 200 152 45 18 juin Batiscan Pierre-Ant.Gallet 298 61 19 juin Champlain | Pierre Vézina 300 84 20 juin l ap-de-la-Madeleine 200 37 21, 22 et 23 juin Trois-Rivières F.-X.Noiseux, V.G.P.-T.Boudreau, vie.900 151 24 juin 25, 26 et 27 juin Pointe-du-Lac Yamachiche | Charles Ecuyer 250 1,400 49 223 28 juin Saint-Léon Louis Delaunay 350 91 29 juin, 1er et 2 juil.Rivière-du-Loup Louis-J.Bertrand 1,500 364 2, 3 et 4 juil.Mnskinongé Ignace-P.Vinet 1.200 271 5, 6 et 7 juil.Saint-Cuthbert Louis Lamotte 1,400 328 8 juil.Sainte-Elisabeth f J.-Bapte Noël Pouget 700 142 9, 10 et 11 juil.Berthier 1 J.-P.Serrand, vie.1,400 403 12 juil.13 juil.Lanoraie Lavaltrie Joseph Deguire 400 350 98 76 14 et 15 juil.Saint-Paul Michel-P.Noël 1,000 173 16, 17 et 18 juil.S.-Pierre-du-Portage Jean-J.Roy 1,950 440 19 juil.Saint-Sulpice René-Pierre Joyer 490 98 20 juil.Repentigny J.-Lelièvre Duval 750 112 Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII No 10, juin 1941 1032 LE CANADA FRANÇAIS ceux plus au nord, de continuer à se rendre à cette chapelle en même temps qu’il demandait à M.Vézina d’aller y célébrer une seconde messe chaque dimanche.Les habitants du rang des Mines espéraient bien que leur église deviendrait paroissiale, mais Mgr Plessis décida l’année suivante qu’une nouvelle église serait construite à la place actuelle et qu’ainsi on obvierait à l’inconvénient de diviser la paroisse.Il obligea les marguilliers de Saint-Léon-le-Grand de remettre immédiatement à M.Louis Bertrand, curé de la Rivière-du-Loup, la somme de 600 livres, et de continuer à lui remettre la même somme chaque année jusqu’à l’entier paiement des déboursés, qu’il avait faits pour subvenir aux frais du procès intenté par la fabrique à Ambroise Lavergne, lors de la division de la paroisse.De Repentigny, Mgr Plessis se rendit à Montréal où il fit les ordinations, puis il alla prendre quelques jours de repos chez son ami M.François-Joseph Deguire, curé de Varennes, avant de retourner à Québec.Des bruits de guerre prochaine entre l’Angleterre et les États-Unis couraient alors par la Province.L’honorable Dunn, administrateur de la province, crut devoir appeler le cinquième de la milice, sous les armes ; douze cents hommes de 18 à 50 ans répondirent à son appel.Mgr Plessis se joignit à l’administrateur pour inviter les Canadiens à se montrer dociles à l’autorité.Dans un mandement publié à cet effet, il démontra qu’il était de leur intérêt de donner des preuves de bonne volonté, en songeant surtout au bonheur dont ils jouissaient sous la protection d’un roi qui leur donnait « chaque jour de nouvelles preuves de son affection ».Ce qui venait de se passer laissait voir la disposition où ils étaient de défendre leur pays contre toute agression étrangère.Il terminait en ordonnant que des prières spéciales fussent récitées dans toutes les églises du diocèse pour que cette heureuse disposition se continuât et pour que le pays fût préservé de la guerre.16 Ce mandement fut lu dans toutes les chaires le dimanche, 20 septembre, et eut un très bon effet.L’honorable Dunn ne put s’empêcher de reconnaître par une lettre adressée au colonel Baby, 16.Archevêché de Québec, Mgr J.-O.Plessis.Mandement pour des actions de grâces publiques.Registre G.f.114 v.(Québec, 17 septembre 1807).Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 10, juin 1941 JOSEPH-OCTAVE PLESSIS 1033 adjudant général des milices, que les troupes canadiennes avaient manifesté un magnifique état d’esprit.La lettre de l’honorable Dunn fut également lue par les curés à la porte de l’église après la messe.Il veut établir un Séminaire de Nicolet.Au milieu de toutes ces préoccupations, Mgr Plessis n’oubliait pas son cher séminaire de Nicolet.Il était parvenu enfin à décider M.Jean Raimbault, curé de la Pointeaux-Trembles de Montréal, à en prendre la direction en même temps que la charge de la cure de la paroisse.Son plan était de procéder immédiatement à l’agrandissement de l’ancienne maison.Il voulait construire quelque chose de grand et de beau.M.Raimbault lui parut l’homme le plus capable de mener à bonne fin ce projet.Dès le printemps de 1807, on se mit à l’œuvre et les travaux progressèrent assez rapidement pendant l’été.A la fin de septembre, Mgr Plessis, désirant se rendre compte par lui-même du travail accompli, fit le voyage de Nicolet.Il s’était d’ailleurs chargé de la plus grande partie des dépenses occasionnées par la nouvelle construction ; satisfait du zèle que déployait M.Raimbault, il lui donna comme assistant-directeur M.Jean-Charles Bédard, jeune prêtre de Québec, et comme économe, M.Pierre-Marie Mignault, ecclésiastique de Saint-Denis.Il leur adjoignit M.Remi Gaulin, ecclésiastique du séminaire de Québec, pour y enseigner les éléments.Puis il pria M.Roux de lui fournir quelques ecclésiastiques du séminaire de Montréal.Il réclamait MM.Pierre Viau et Louis-Marie Cadieux.M.Roux consentait bien à lui céder M.Viau, mais il voulait garder M.Cadieux.Il lui écrivait : « Viau est effectivement très sage, modeste, raisonnable, et quoiqu’il ne soit pas très fort pour les études, je crois qu’il acquerra le suffisant.Sa santé n’a pû s’accommoder de la ville, et il me semble qu’il lui faut l’air de la campagne.Je n’entretiendrai plus votre Grandeur du tort que fera au collège de Montréal le déplacement qu’elle projette.Les études et la première classe très nombreuse en souffriront grandement.Cadieux dirigé ici quelque temps dans l’enseignement en deviendroit plus propre à Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 10, juin 1941 1034 LE CANADA FRANÇAIS remplir vos vues un jour, et sa vocation, qui a chancelé, ne feroit que mieux s’affermir.Je suis très convaincu que tout iroit bien mieux pour le bien général, si les choses restoient ici en entier comme elles sont.Des jeunes gens se formeroient mieux et le petit séminaire y gagnerait beaucoup.En joignant à Viau ceux des Éleves de Québec on ne dérangerait rien, et on feroit le bien de tous.Au reste je ne parle de ces objets que pour le bien du diocèse et la décharge de ma conscience.» 17 Mgr Plessis répondit à M.Roux que s’il lui demandait de faire le sacrifice de quelques ecclésiastiques c’est que la nécessité du moment l’exigeait.Il lui disait : « Il est possible que cette école naissante de Nicolet soit, dans les vues impénétrables de la Providence, une ressource ménagée dans l’avenir pour suppléer aux deux autres : le Séminaire de Québec et de Montréal.» 18 Parmi les premiers élèves de la maison se trouvaient deux étudiants en philosophie qui allaient devenir évêques tous deux : MM.Joseph-Norbert Provencher et Thomas Cooke; dans les classes de Syntaxe et des Eléments, on comptait MM.Joseph-Étienne Cécile, François-Germain Rivard-Loranger, Georges-Hilaire Besserer, Antoine Manseau, Louis Marcoux, qui tous fourniraient une belle carrière sacerdotale.« Le collège de Nicolet, dit l’abbé Ferland, devint un objet de prédilection pour Monseigneur Plessis qui semblait en être le premier directeur.Ce fut lui qui rédigea les règlements, qui s’occupa le plus sérieusement des intérêts matériels de l’institution, et qui de ses propres deniers lui procura plusieurs biens-fonds.Deux fois par mois, il écrivait au supérieur et au directeur pour leur donner des avis, leur suggérer des améliorations et les encourager dans leur pénible travail.Il exigeait que le directeur et l’économe lui rendissent régulièrement un compte détaillé de ce qui se passait dans leurs départements respectifs.Des notes sur le compte des élèves lui étaient fréquemment transmises, de sorte qu’il connaissait les talents et les qualités de chacun des professeurs, et des écoliers qui avaient passé quelques années dans le collège, et pouvait 17.Archevêché de Québec, Cartable : Vicaires généraux, v.7, p.691 (Montreal, 10 août 1807).Le Canada Français, Québec, Vol.XXVIII, No 10, juin 1941 JOSEPH-OCTAVE PLESSIS 1035 d’avance juger s’ils étaient propres, ou non, à l’état ecclésiastique.» 19 II encourage l'école latine de Saint-Pierre.Mgr Plessis se réjouissait aussi dans le temps de l’ouverture d’une autre école de latin à Saint-Pierre-Rivière-du-Sud ; il avait donné la tonsure au maître qui y enseignait, M.Jean-Baptiste Davignon, et approuvé le règlement que M.Michel Paquet, le curé, y avait établi.« Moins d’étude et d’exercices de piété, et un peu plus de récréations, lui disait-il.» L’élève le plus remarquable de cette école fut le futur archevêque de Québec, M.Charles-François Bail-largeon, qui y commença ses études de latin en 1812, et alla les continuer au séminaire de Nicolet en 1814.L’évêque de Québec aurait voulu voir se fonder de ces écoles latines dans les paroisses les plus populeuses, parce qu’elles y étaient des pépinières de vocations sacerdotales et y contrebalançaient l’influence des écoles de l’Institution royale.Une école de cette institution ayant été ouverte dans la paroisse de Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (l’Acadie), où était curé M.René-Pascal Lanctôt, Mgr Plessis écrivait à M.Roux à ce sujet : « Si ce brave curé, ainsi que plusieurs autres assez fortunés, se mettaient plus en peine d’établir des écoles, celles du gouvernement n’auraient pas lieu.U y a dix ans que je le dis.Quelques-uns l’ont compris et s’en trouvent bien.La plupart sont là-dessus d’une apathie inconcevable.» 20 L’école latine de Saint-Pierre-Rivière-du-Sud existait encore en 1811, puisque nous voyons qu’en cette année Mgr Plessis envoyait à M.Herménégilde Vallée, curé de cette paroisse, un écolier pour y étudier le latin en lui disant :
de

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