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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Revue des revues
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1941-11, Collections de BAnQ.

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REVUE DES REVUES Valdombre consacre toutes les pages de ses Pamphlets (avril-mai 1941) à son bon ami Louis Francœur, qu’il montre « toujours vivant ».C’est, à coup sûr, ce qui s’est encore écrit de mieux sur le disparu.Pages pleines de vérité, de franchise, d’émotion; pages à conserver.Les « funnies » nous tueront, voilà ce que pense Harold C.Gardner dans America (16 août).On estime qu’il se vend environ dix millions de « funny magazines » chaque semaine; dans une seule boutique de coin de rue on a compté jusqu’à 42 variétés de ces publications.Et partout c’est le culte du « surhomme », comme dans la doctrine raciste des Allemands.Quant à la langue des personnages, elle est tout simplement ignoble.Qu’on réfléchisse bien, ajoute l’auteur, que les enfants imitent très réellement les « funnies » qu’ils lisent; ils fabriquent des engins destructeurs et ils parlent la langue ignoble.Toutes ces horreurs sont à faire disparaître: ils souillent même la cellulose que l’on condamne à les porter.Books Abroad, (été 1941), publication de l’Université de l’Oklahoma, publie un article de l’abbé Étienne Blanchard, The Sociable French Language (pages 282-285); l’auteur montre bien les différences entre l’anglais et le français à ce point de vue.La même livraison donne des comptes rendus d’ouvrages canadiens: S.Pelletier, La Nature et la Grâce chez Paul Bourget-, H.Bastien, Olivar Asselin; S.Marion, Les Lettres Canadiennes d’autrefois; Gérard Martin, Le Temple; elle mentionne: Mgr E.Chartier, La Vie de l’Esprit; A.-B.Plour-de, L’Amour et l’Épreuve; Mgr O.Maurault, Propos et Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941 REVUE DES REVUES 203 Portraits; Mgr C.Roy, Pour former des hommes nouveaux; E.Montpetit, Reflets d’Amérique; Jeannine Bélanger, Stances à l’éternel absent.* * * M.Pierre Courtines, dans Le Messager de New-York (juin 1941) montre que la Province de Québec est le 'point de mire de VAmérique (pages 5-7).Il s’inspire, pour ses commentaires, de l’ouvrage récent publié par le recteur de l’Université de Montréal, Mgr O.Maurault, Propos et Portraits b M.Courtines connaît bien le Canada français, et il l’aime bien, aussi.Il a raison de dire à ses collègues, les professeurs américains, que les ouvrages canadiens-français peuvent leur fournir (( une authentique source d’information, accessible à tout Américain cultivé ».Il écrit, aussi, qu’il faut « attirer l’attention du grand public américain sur le Canada français.La France exceptée, et elle est hors de cause en ce moment, hélas ! on ne saurait trouver une ambiance plus propice à l’expansion de la pensée et de la civilisation française que celle qui caractérise les collèges classiques et les universités de langue française de la Province de Québec ».L’éducation semble être notre grand problème, si l’on s’en rapporte à la multitude d’articles qui paraissent dans nos périodiques.Le Messager Canadien, de Montréal, apporte sa contribution en consacrant un numéro complet (septembre 1941) à cette question.Sept collaborateurs y traitent des sujets variés: les petits séminaires, les missions, l’esprit chrétien, la santé, l’orientation professionnelle, le retour à la terre, etc.C’est une contribution originale et opportune à l’étude d’un problème épineux.Le Messager Canadien a maintenant cinquante ans d’existence.Dans un numéro spécial (juillet-août 1941), plusieurs collaborateurs résument l’œuvre apostolique du Messager et des organisations religieuses dont il a été le promoteur et le soutien.1.Chez Valiquette, Montréal, 1941, 299 pages.Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941 204 IE CANADA FRANÇAIS La Revile du Québec industriel (vol.VI, no 1) contient une sorte d’histoire de la vie militaire des Canadiens français.M.Robert de Rocquebrune retrace notre beau passé militaire depuis 1665.Les autres articles présentent nos régiments actuels, le Vingt-deuxième, le Maisonneuve, le Fusiliers Mont-Royal, le Fusiliers de Sherbrooke, le Trois-Rivières, le Chaudière A.F.On y trouve aussi une liste des unités canadiennes de langue française pour les districts militaires No 4 et No 5, et les unités de réserve.De New-York vient un nouveau journal, La Voix de France, organe des pays de langue française.Le numéro de septembre est le premier.Le manifeste se termine par ces mots: « Nous étions avec l’Angleterre quand la France était le pays envié à travers le monde.Nous sommes avec l’Angleterre, irrévocablement, maintenant que la France, mutilée, est forcée de se courber devant un conquérant arrogant.Nous sommes avec l’Angleterre jusqu’au bout, jusqu’à la dernière goutte de notre sang, parce que c’est là l’unique moyen d’aimer la France et de demeurer des hommes de culture française.» Voilà qui est parler clairement.Relations, revue publiée par l’École Sociale populaire, de Montréal, consacre sa livraison de septembre à Y éducation.C’est un document.Tout y est à lire, mais nous aimons deux des articles: le Problème des doubleurs, et Bibliothèques d’enfants.The Catholic Historical Review, publiée à Washington par l’Université catholique, contient dans la livraison de juillet dernier un excellent article, de Fintan G.Walker, sur Mgr Briand, Some Correspondence of an Eighteenth Century Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941 REVUE DES REVUES 205 Bishop with His Missionaries, 1767-1778 (pages 186 à 209).L’auteur a fouillé diverses archives: archevêché de Québec, Séminaire de Québec, archives nationales (ministère des colonies) de Paris, Colonial Office, Illinois Historical Collections, Public Record Office, Records of the American Catholic Historical Society.Il y a là un côté—jusqu’ici peu connu—de ce grand évêque que fut Mgr Olivier Briand.La Canadian Historical Review (Toronto, septembre) présente deux études élaborées (pp.254-279) sur les reliques « Scandinaves » trouvées dans le nord d Ontario, en 1930.Il s’agit d’une épée, d’une hache et d un bouclier.Il n’y a pas de doute sur le caractère « nordique # des trois objets.Il s’agit de savoir comment ils se sont échoués à Beardmore près du lac Népigon (Ontario).Les témoignages écrits et oraux sont assez contradictoires, sur ce point.M.Elliott craint qu’on ne puisse jamais savoir exactement la vérité.Le même numéro contient la liste, annuelle, des thèses présentées pour doctorat et pour maîtrise.Cette liste occupe sept pages.On y releve des noms canadiens-français: Yvon Bériault, Les problèmes politiques du Nord canadien', Lucien Brault, Ottawa et ses débuts a nos jours, Adélard Gascon, l'œuvre de François-Joseph Cugnet; Ovide Proulx, Un siècle de mythologie datis la poesie canadienne, Léo Rossignol, Histoire documentaire de Hull', ces thèses sont pour le doctorat de l’Université d Ottawa.Pour la maîtrise ès Arts: R.Archambault, Le commerce des instruments de musique dans Québec, A.Bégin, La cooperative féderee de Québec-, R.Bernier, Rimouski, métropole du Bas Saint-Laurent; R.Cloutier, Le commerce de boucherie en gros à Montréal; M.Cordeau, Étude de droit comparé du contrat d'assurance sur la vie dans la province de Quebec et les autres provinces; O.Ducharme, Monographie économique du Quartier Saint-Henri (Montréal); Victor Paul, Nos institutions scolaires et l’impôt scolaire dans la province de Québec; J.-P.Routhier, Le commerce de fruits et légumes en gros à Montréal; Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941 206 LE CANADA FRANÇAIS J.Saint-Jacques, Étude comparative de la pèche et de la chasse du point de vue touristique des Provinces de Québec et d'Ontario-, O.Sasseville, Notes sur le tourisme en Gaspésie; R.Tanguay, Les mines d’or de la province de Québec; G.Turgeon, Les causes de la dépréciation de la propriété à Montréal; ces thèses sont de l’Université de Montréal; pour Ottawa: Robert Gendron, Les Canadiens français et la Confédération; Germain Lesage, Le Keetvatin social.America (27 sept.) étudie, comme tous les autres périodiques, le problème de la démocratie.Regina Madden donne sa solution dans un article intitulé The Defense of Democracy begins in the School-room.Ses vues concordent trop bien avec les nôtres pour que nous négligions de les mentionner.Accepter de se battre pour la démocratie suppose qu’on possède l’intime conviction que l’enjeu vaut la peine et que l’on en voie les inconvénients comme les avantages.Cette conviction doit se puiser à l’école même.D’abord, inculquer le sens des valeurs réelles de la vie; puis étudier les diverses formes de gouvernement avec leurs faiblesses comme avec leurs bienfaits, sans aucune sentimentalité, non pas dans l’abstraction mais dans la réalité; montrer comment conserver avec sagesse les avantages de la démocratie; faire suivre, au jour le jour, le fonctionnement de la machine parlementaire et gouvernementale; dans l’enseignement de l’histoire, rattacher sans cesse le présent au passé; ne pas chercher toujours à diminuer l’effort.Les milliards que l’on dépense pour la guerre ne sauveront pas la démocratie; c’est l’école qui peut la sauver.The Canadian Forum (septembre 1941) exprime le même sentiment dans l’article The School—the Bulwark of Democracy.L’auteur, J.-W.Noseworthy, sert ici de dures vérités aux citoyens qui, apparemment, font passer dans leurs préoccupations les problèmes d’éducation au dernier plan.Le Maryland Historical Magazine est publié par la Maryland Historical Society, à Baltimore; c’est une revue trimes- Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941 REVUE DES REVUES 207 trielle.La livraison de septembre nous donne la suite d’une étude, écrite par Joseph T.Wheeler, sur les lectures préférées des hommes de profession dans l’ancien Maryland.C’est une course à travers les bibliothèques privées des gens de ce temps-là.Dans cette « suite » c’est le tour des avocats et des médecins.Un point intéressant pour nous, c’est de savoir si les livres français avaient leur place dans les goûts de 1 époque.Us l’avaient dans une certaine mesure; ainsi on rencontre les œuvres de Montesquieu, de Burlamaqui, de La Bruyère, de Rollin.Dans un autre article, sur les papiers de Warden,—un Irlandais devenu Américain en 1804—on trouve que Warden a traduit des ouvrages de l’anglais au français, a publié plusieurs livres en français, à Paris, où il demeura assez longtemps (1800 à 1816).M.B.K.Sandwell apprécie, dans le Saturday Night (27 sept.), l’ouvrage Les Canadiens français et leurs voisins, publié sous la direction de M.Gustave Lanctôt.Entre autres réflexions qui naissent sous sa plume retenons celle-ci : M.Sandwell regrette que les Canadiens français appellent anglo-canadiens tous leurs compatriotes qui ne sont pas d’origine française.Il y a lieu, dit-il, de distinguer les Canadiens d’origine écossaise, irlandaise, et autres.L’expression « anglo-canadien » laisse entendre que les Canadiens d’origine non française gardent avec l’Angleterre des liens étroits, ce qui n’est pas le cas, pense-t-il.Il croit que notre langue est assez riche et nuancée pour inventer une appellation plus juste.Il n’aime pas, non plus, qu’on traduise British Columbia par Colombie anglaise.Donne-t-il raison à ceux qui appellent cette province Colombie canadienne ?L’Université Yale, de New-Haven (Conn.) publie un périodique trimestriel The Yale Review.La livraison de septembre commémore le trentième anniversaire de la fondation de la revue.Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941 208 LE CANADA FRANÇAIS Ce détail nous intéresse, car notre revue est du même âge, puisqu’elle en est à son 29e volume.M.Wilbur Cross, dans un article de tête intitulé Our First Thirty Years, fait un historique de la revue.Il en a été le directeur depuis les débuts en 1911 et l’est encore.Le but était de créer un organe national, qui traiterait sans doute de la littérature, des beaux-arts, de la science, de la philosophie, mais aussi des questions actuelles, sociales économiques, politiques, auxquelles tout bon citoyen doit s’intéresser.Ce dessein fut aussi celui de l’Université Laval, lorsque, en 1918, elle recueillit une triple succession, celle de la revue Le Parler français, celle de La Nouvelle France, et surtout celle du Canada français de 1888, publié par l’Université même, et dont la durée fut éphémère.Laval reprit cet ancien nom et l’a maintenu depuis, précisément pour bien marquer son ambition de participer à la vie de notre nation.Nous adressons à notre confrère, The Yale Review, nos souhaits et nos félicitations.Nous avons réussi à obtenir un exemplaire du périodique publié à Toronto par le sinistre pasteur baptiste Shields.Cela s’appelle The Gospel Witness—je ne fais pas de réclame ! —C’est le numéro du 5 décembre 1940.C’est un chef-d’œuvre d’imbécillité.Le pauvre homme est médusé par ses propres hallucinations sur ce qu’il appelle « la cinquième colonne du Pape ».On ne saurait concevoir qu’un ramassis de mensonges, comme on le voit dans ce numéro, puisse être imprimé et distribué.Heureusement le pasteur Shields est une nullité, même à Toronto; on l’a vu par l’article qui a paru dans nos journaux (31 juillet), sous le titre L’Importance du Pasteur Shields, article écrit par un Anglo-canadien de Toronto.Arthur Maheux.Le Canada Français, Québec, Vol.XXIX, No 3, novembre 1941
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