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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
L'abbé Hospice-Antelme Verreau: I
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1943-05, Collections de BAnQ.

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L’abbé Hospice-Antelme Verreau Historien canadien (1828-1901) L’abbé Verreau a réussi ce tour de force d’être également de Montréal et de Québec.Montréalais d’adoption, il le fut pendant près de quarante-cinq ans, et comme principal de l’École normale Jacques-Cartier et comme président de notre Société historique locale.Mais, natif de L’Islet, il demeura foncièrement Québécois par ses rapports suivis avec le Séminaire et l’Université où il avait étudié, par son amour singulier pour les choses de notre histoire et nos traditions nationales, ainsi que par sa distinction un peu cérémonieuse, à l’ancienne mode.En juin 1901, à la collation des diplômes de l’Université Laval de Québec, le recteur, Mgr Laflamme, prononçait un court éloge funèbre de l’abbé Verreau, décédé quelques semaines auparavant.Et le prélat de dire: «Ses nombreuses œuvres.sont assez connues pour mériter mieux qu’une simple notice biographique.C’est la tâche réservée à l’historien de sa vie, et cet historien se trouvera certainement un jour.» 1 Dans des travaux antérieurs 2, j’ai surtout parlé de Verreau éducateur: je voudrais étudier ici son rôle A'historien.Mais ce n’est pas pour si peu que je me considérerai comme le Messie promis par Mgr Laflamme,— comme le biographe complet et définitif de l’abbé Verreau.Tout au plus croirai-je avoir posé des jalons, et fourni même quelques pierres en vue d’un monument à venir, si j’ai suffisamment démontré que, déjà préparé à son rôle d’historien par son éducation, l’orientation de sa carrière, autant que par ses goûts personnels, il a laissé dans ce domaine une œuvre importance, quoique peu volumineuse, 1.Annuaire de l’Université Laval, Québec, 1901.2 Un Éducateur canadien: Vabbé Verreau, dans Revue trimestrielle cana-dienne, Montréal, juin 1938, pp.144-157.—L’abbé Verreau causerie radiophonique de la série Portraits canadiens, au poste CB1, le 14 fev.laos.Le Canada Français, Québec, l’abbé verreau 653 en tout cas hautement appréciée de ses contemporains et digne d’être mieux connue de nous.1 I.—Les prédispositions Celui qui devait être, vingt-trois ans plus tard, l’abbé Verreau, naquit le 6 septembre 1828 dans le riant village de L’Islet.Il est difficile d’imaginer un milieu demeuré plus foncièrement français.Avec sa vieille église qui regarde le fleuve, ses maisonnettes aux combles pointus ou brisés, sa population paisible composée en partie de navigateurs, L’Islet nous apparaît, même de nos jours,comme une vision de l’ancien régime.Attaché au terroir par les liens du sang et du patriotisme, Verreau ne manqua j’amais d’y passer chaque année ses vacances d’étudiant, puis de professeur.S’il s’en éloigne, c’est à regret.En août 1873, à bord du Sarmatian qui l’emporte vers l’Europe, il éprouve une grande mélancolie en voyant à distance son cher village: « L’Islet, saluts réciproques, écrit-il à ses sœurs; ce n’est pas sans un sentiment de tristesse que j'e jette un dernier regard sur les peupliers qui me cachent la maison.» Les Verreau étaient d’origine bourguignonne: l’ancêtre, Barthélemy, avait émigré vers 1660 et s’appelait même Verreau dit Bourguignon.Si l’histoire n’a rien retenu de la mère du jeune Hospice-Antelme, née Ursule Fournier, son père, Germain-Alexandre, qui était notaire, a laissé dans la région la mémoire d’un homme instruit, voire cultivé, pour l’époque.Il voulut se charger personnellement de l’éducation première de son fils, lui enseigna le français, le calcul et les grandes lignes de l’histoire nationale, ainsi que le catéchisme, naturellement, car c’était un profond chrétien.1.Les sources sur Verreau historien sont à peu près inexistantes, si Ton excepte de brefs jugements énoncés par quelques contemporains.On m’a aimablement communiqué le Journal intime que l’abbé tenait au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse; aux Archives du Séminaire de Québec, j’ai pu, grâce à la bienveillance de M.l’abbé Maheux et de son assistant M.l’abbé Provost, copier des passages du Journal de voyage en Europe, rédigé sous forme de lettres à ses sœurs Éléonore et Justine.Ces fragments intéressent plutôt la vie et le caractère de l’historien.vol.XXX, n° 9, mai 1943. 654 LE CANADA FRANÇAIS Il le conduisit ainsi au seuil des Éléments latins, que l’adolescent devait faire à Québec.Sur les bancs du Séminaire, le nouvel arrivé allait contracter des amitiés durables et précieuses.C’est là qu’il se lia, par exemple, avec Charles-Honoré Laverdière, futur éditeur du Journal des Jésuites et des œuvres de Champlain.Dès la philosophie, il se sentit appelé au sacerdoce, et, ayant revêtu la soutane, il entreprit sa première année de Théologie.Il dut donner aussi quelques cours — peut-être d’histoire du Canada — car, plus tard, en 1883, il déclarera être entré dans l’enseignement « depuis l’automne de 1847.» 1 Quoi qu’il en soit, le jeune lévite avait été remarqué par un ancien professeur du Séminaire, l’abbé Stanislas Tassé, qui, nommé en 1849 directeur des élèves à Sainte-Thérèse, voulut s’adjoindre une recrue aussi pleine de promesses.L’élu quitta le cœur gros cette bonne vieille Capitale, où il demeurait encore près des siens, où tout lui parlait d’un passé qu’il se prenait à aimer.A Sainte-Thérèse, tout en poursuivant ses études théologiques, il fut chargé de la classe de rhétorique, à laquelle vint s’ajouter la direction des élèves, quand M.Tassé eut été promu supérieur.Les collégiens étaient plutôt difficiles en ce temps-là, et il n’existait pas entre maîtres et disciples cette camaraderie devenue presque de règle aujourd’hui.Mais la nécessité d’avoir à sévir attristait le jeune préfet de discipline.« Pauvres enfants, vous êtes à plaindre, et moi encore plus, confiait-il à son journal.Vous seul savez, mon Dieu, ce que je souffre.On me veut à cette place, j’y resterai et je remplirai mon devoir.» Entre temps, il avait été ordonné prêtre, le 3 août 1851, à une époque où le Canada français, las de ses longues luttes parlementaires, aspirait au calme, à la paix qui allait lui permettre d’évoquer les hauts faits de son histoire.Bientôt, les cours de l’abbé Ferland attireraient au pied de sa chaire une jeunesse avide d’apprendre.Pour son compte, notre jeune éducateur consacrait ses trop rares loisirs à des lectures littéraires et historiques, dont il communiquait volontiers le charme à ses élèves.1.Témoignage devant la Commission royale, avril 1883.Le Canada Français, Québec, l’abbé verreau 655 Cependant, les vertus et les aptitudes pédagogiques de l’abbé Verreau n’étaient pas si bien cachées qu’elles ne fussent connues de l’honorable Pierre Chauveau, surintendant de l’Instruction publique, qui avait d’ailleurs confié ses deux fils aux prêtres de Sainte-Thérèse.Et, quand fut décidée la fondation d’écoles normales pour le Bas-Canada, c’est l’abbé Verreau qui fut nommé principal de l’école Jacques-Cartier de Montréal.Le voici, dès le printemps de 1857, installé dans un cadre puissamment évocateur d’un passé glorieux: l’ancien château des Ramezay, devenu prosaïquement l’« hôtel du Gouvernement », puis cédé avec ses dépendances de la rue Saint-Claude pour y loger le surintendant de l’Instruction publique et le personnel de l’École.Coïncidence assez curieuse, les archives canadiennes gisaient dans les caves mêmes de l’établissement, attendant qu’on leur assignât un local plus convenable.Seize ans plus tard, dans son rapport de 1873, l’archiviste Douglas Brymner se plaindra d’un état de choses qui n’a pas changé: « Ces voûtes, dit-il.sont impropres aux fins pour lesquelles elles sont employées.L’air y est humide et impur, tellement qu’il est dangereux pour la santé d’y rester un assez court espace de temps.» Mais il n’eût pas fallu être l’abbé Verreau, ni avoir senti s’éveiller en soi une vocation d’historien, pour se laisser effrayer par une telle perspective: pour peu que les sous-sols fussent accessibles, on croira sans peine que l’abbé y alla plus d’une fois fureter.Dans une telle ambiance, et avec le Journal de l’Instruction publique à sa disposition, il n’hésita pas à faire gémir les presses, et le numéro du mois d’août de cette même année 1857 publiait le premier travail historique du jeune principal.C’était, comme le définit l’auteur d’un travail plus poussé sur le même sujet, M.Victor Morin, « un intéressant article sur les destinations successives du vieux château.» 1 Cette monographie, dirions-nous de nos jours, ne couvre que deux pages à double colonne, mais elle accuse déjà cet égal souci d’exactitude et de sobriété qui caractérisera toujours la manière de Verreau 1.Cahiers des Dix, n° 3, p.50.vol.XXX, n° 9, mai 1943. 656 LE CANADA FRANÇAIS Les événements se précipitaient autour du jeune principal .semblant vouloir l’entraîner dans une voie nouvelle.Le 16 avril 1858, avec les abbés Ferland et Desaulniers de Nicolet, il est du nombre des fondateurs de la Société historique de Montréal.Celle-ci perd le 12 décembre son président, le commandeur Jacques Viger.Verreau, qui a été son confident et son ami, lui succédera doublement: non seulement il sera élu, le 14 janvier 1859, à la présidence de la Société, mais il héritera encore des manuscrits de Viger.Or ce legs, qui comprend les quarante-quatre tomes de la fameuse Saberdache et une foule d’opuscules et de documents variés, forme une masse imposante et d’une incontestable valeur historique.Le commandeur projetait — et le pays attendait avec impatience — la publication des inédits.L’abbé Verreau ne va-t-il pas se consacrer désormais à cette mission ?Il y est préparé, et il le ferait sans doute, s’il n’écoutait que son tempérament et ses goûts personnels.Car il possède d’abord cette curiosité qui fait les véritables chercheurs.Sa correspondance avec son ami l’abbé Hamel, professeur à l’université Laval et au Séminaire de Québec, nous révèle un esprit extrêmement actif, d’une étendue presque universelle, préoccupé, sans doute, de graves questions comme la fondation à Montréal d’une université, la béatification de Mgr de Laval, mais désireux d’être tenu au courant des on-dit et des menus potins ecclésiastiques.Nul effort ne lui coûtera pour remonter jusqu’aux sources des documents.On a pu dire: « Dès qu’un doute s’élevait en lui sur le moindre incident de notre histoire, il ne se tenait pour satisfait que lorsqu’il en avait trouvé la solution, ne faisant alors aucune distinction entre le jour et la nuit.» Qu’importe si, comme l’a remarqué Mgr Laflamme, « il multipliait les recherches dans les documents originaux au point de perdre quelquefois de vue la thèse principale et de s’attarder dans les sentiers latéraux » ?.On ne saurait lui tenir rigueur de cette obstination, de ce souci du détail, qui sont une forme de la patience, cette autre vertu indispensable à l’historien.Verreau était aussi un observateur très sagace.Il avait vite fait d’analyser un personnage, une époque, un événe- Le Canada Français, Québec, l’abbé verreatj 657 ment, pour en démonter les divers rouages.Les côtés faibles, voire ridicules, de l’existence ne lui échappaient guère; et puis, il y avait chez lui une pointe d’humour qu’il contenait, naturellement, dans ses travaux érudits, mais qu’on sentait percer dans sa conversation et dans ses écrits d’un caractère plus intime.Son journal de voyage nous en fournirait maints exemples.Ainsi, à Londres, il visite l’inévitable « Zoo », et voici quelle réflexion lui inspire la vue des castors encagés: « Notre castor.semble être devenu tout à fait anglais, car il ne cesse de demander à manger et il passe son temps allongé près de sa grille.» Au British Museum, il rencontre un prêtre canadien de ses connaissances, un certain chanoine Michaud, qui veut se renseigner sur l’affaire des ordinations anglicanes.« Que les chanoines paraissent donc hommes de mérite ! » remarque-t-il ironiquement.Il ne renonçait pas toujours, même dans ses publications les plus sévères, à provoquer le sourire.Voici en quels termes il s’excuse, dans son Invasion 1, d’avoir retouché le texte de Mes Services, par de Lorimier: « En cela plus heureux que Bayard, l’auteur savait non seulement signer son nom, mais encore accoler les lettres les unes aux autres pour leur faire produire un son; mais à cela se bornaient ses connaissances orthographiques ! » Assurément, c’est une attitude dont il n’abuse pas, car il est au fond très sérieux; mais cette finesse naturelle se transforme en critique éclairée et le sert admirablement, dès qu’il s’agit pour lui de discuter et de déterminer la valeur d’un document.Son amour pour l’étude et des livres lui permettait de se tenir au courant des nouvelles acquisitions faites par la science historique, non seulement au pays mais encore en France et dans toute l’Europe.Abonné à un grand nombre de périodiques, il ne perdait aucune occasion d’enrichir sa magnifique bibliothèque, de même que celle de l’École, de telle ou telle publication qui lui était signalée comme digne d’intérêt.Il ne se sentait jamais si heureux qu’en présence de quelque manuscrit rare.Il vient de passer plusieurs heures au British 1.Invasion du Canada, préface, p.xvi.vol.XXX, n° 9, mai 1943. 658 LE CANADA FRANÇAIS Museum, à compulser les papiers de Haldimand, et il écrit à ses sœurs: « J’ai joui d’un charme tranquille qui correspondait si bien à mes goûts .» 1 Le commerce des annalistes, des chroniqueurs, des historiens, lui était devenu si familier qu’il s’imaginait, parfois, vivre lui-même à quelque époque révolue, et, grâce à la magie d’un style évocateur, il avait le don de communiquer à son lecteur la même étonnante illusion.Il pouvait sans crainte parler en public.On ne le prenait pas sans vert: il avait toujours dans son sac maints faits historiques à exposer et à commenter dans un sens tantôt patriotique tantôt religieux.Ses discours de fin d’année, à l’École normale, étaient particulièrement prisés.S’il doit plus tard, en 1868, traiter de la doctrine pédagogique de saint Thomas d’Aquin,—c’est une belle synthèse historique que ses auditeurs de 1864 auront la satisfaction d’entendre.On avait beaucoup parlé, cette année-là, de deux centenaires: le troisième de la naissance de Shakespeare et le premier de la fondation de la Gazette de Québec.Il les rappela en passant, mais s’attacha bien davantage à considérer l’âge d’or de la Nouvelle-France, en se reportant deux siècles en arrière: « En 1664, disait-il la poésie était partout: dans la forêt que la hache attaquait à peine; sur les eaux libres de notre fleuve; elle était sous la tente du sauvage, dans la vie aventureuse du colon .» Quatre ans plus tard, saluant le départ pour Rome d’un contingent de zouaves pontificaux, parmi lesquels figurent quelques normaliens, il se borne à leur lire—comme il savait le faire!—deux lettres choisies dans la collection Viger.L’une émane de M.de Pambrun.Elle est adressée à son fils qui s’est engagé en 1812 « dans le corps des zouaves de l’époque » : les voltigeurs canadiens.En quelques lignes, le scripteur y développe cette pensée : « Il faut bien du mérite pour parvenir dans le militaire ».L’autre lettre, plus émouvante, est celle de M.de Contrecœur à son fils, qui allait partir pour la campagne de 1759 et faire douze cents lieues.C’est encore une série de conseils détaillés sur la façon de se conduire à l’armée, mais oyez 1.Journal de voyage (ms.), aux Archives du Séminaire.Le Canada Français, Québec, l’abbé verreau 659 ce fait touchant que nous livre Verreau: « Le jeune homme avait recopié la [lettre] avec soin, et l’avait recouverte d’un modeste bougran, afin, sans doute, de la porter toujours sur son cœur.)) En terminant, l’orateur parlait aux zouaves des souvenirs qui devaient les accompagner là-bas: « Il en est un, disait-il, qui doit vous suivre partout et primer tous les autres, c’est celui de la patrie, du Canada français et catholique.» Et il leur citait deux noms en exemple: celui d’Iberville et celui-—moins connu de la jeunesse d’alors— de Dollard des Ormeaux.Historien autant par goût que par tempérament, pourvu d’ailleurs d’une culture forte et variée, l’abbé Verreau se voyait donc, dès 1858, âgé de trente ans à peine, en possession d’une véritable mine de documents.Et nul n’aurait su mieux que lui la mettre en valeur.Mais il était, depuis plus d’une année, engagé dans la carrière absorbante et pleine de responsabilités de l’enseignement.Si on lui avait laissé le choix entre une chaire d’histoire et ses fonctions actuelles, il eût sans doute opté pour ces dernières, pensant faire ainsi œuvre plus sacerdotale.Il n’eut d’ailleurs pas à choisir.Il n’ignorait pas que le Surintendant de l’Instruction publique comptait absolument sur lui pour mener à bien l’école naissante.L’abbé Verreau demeura donc Principal jusqu’à sa mort, et il le fut avant toute chose.A ceux qui le trouvaient trop lent à produire, il répondit: (( Je n’étais pas libre de disposer de tous mes instants, même dans l’intérêt de la science.» Il lui restait évidemment la ressource, dont il devait user volontiers, de consacrer ses loisirs à ses chères études historiques.Elles furent pour lui un agréable passe-temps et même parfois, à l’occasion, quelque chose de plus: ce qu’on est convenu d’appeler un « violon d’Ingres ».Mais ses ouvrages prouvent assez qu’il sut manier l’instrument avec une singulière maestria et en tirer des sons auxquels ses prédécesseurs ne nous avaient guère habitués.(à suivre Abbé Armand Yon, D.Ph„ L.ès L.vol.XXX, n°9, mai 1943.
de

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