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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Le caractère sacramentel et le sacerdoce du Christ: II
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1944-10, Collections de BAnQ.

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Le caractère sacramentel et le Sacerdoce du Christ Quelle est au juste la nature de cette participation?Le Révérend Père accuse Jean de Saint-Thomas de ne jamais s’expliquer là-dessus.A-t-il vraiment lu les pages qui suivent pour tenir pareil langage ?Le caractère étant, comme nous l’avons déjà noté, une participation à une puissance sacerdotale supérieure suppose une certaine imperfection.Il n’affecte pas notre âme de la même façon que le sacerdoce de Notre-Seigneur.Étant une simple participation par mode de pouvoir et non par manière d’habitus, il n’est donc pas conféré pour sanctifier le sujet, mais pour que le fidèle puisse poser des actes cultuels valides dans la religion du Christ: « Character est participatio sacerdoti sacerdotio Christi, imperfecta tamen et non eodem modoafficiens subjectum sicut sacerdotium Christi.Item est participatio per modum potentiœ et non per modum, habitus; unde non dat.ur ad hoc ut subjectum faciat bonum, sed ut verum Dei cultum et opus faciat ministerialiter .character est imperfecta participatio Dei auctoris superna-turalis, ideoque licet quantum est ex se inclinet ab bonum, ex parte tamen subjecti, imperfecte participantis potest in-differenter haberi ad bonum et ad malum ».*.Est-ce bien là une « formule répétée au hasard, sans explication » ?3 Il ne fait aucun doute que pour saint Thomas et ses disciples le caractère n’est pas un habitus: il est une puissance, principe de validité des actes dans le genre sacramentel.Jean de Saint-Thomas reprend encore la même pensée en nous avertissant que cette puissance nous est communiquée de l’extérieur et nous vient en droite ligne du sacerdoce de Jésus-Christ: « character non est potentia, quœ in nobis debet consequi ex aliqua essentia, sed quœ debet in nobis 1.Cf.Le Canada français, septembre 1944.2.Op.cit., a.2, dub.2, solv.arg., n.108 et 109, p.347.3.Cf.Culture, juin 1940, p.195.Le Canada Français, Québec, LE CARACTÈRE SACRAMENTEL ET LE SACERDOCE 83 ab extrinseco comruunicari, cum sit potestas instrumenlalis et sic derivatur a sacerdotio Christi et pot estate excellcntiœ quam ex vi gratiæ capitis habet supra totam Ecclesiam, quæ aliquid physicum est » Nous n’avons pas évidemment le sacerdoce par essence.Le Christ en vertu de l’union hypostatique et de la grâce capitale possède la plénitude originelle de tous les pouvoirs sacerdotaux; il est prêtre de par sa constitution même.Le caractère ne confère qu’un pouvoir limité et dépendant, un pouvoir participé.Dans la dernière partie de son traité, l’éminent théologien nous donne des précisions sur l’acte même du caractère sacramentel.Il fait un rapprochement entre le sacerdoce du Christ et notre propre sacerdoce et l’activité instrumentale de 1’ un et de l’autre.Il faut bien distinguer entre le caractère et son acte.Le caractère est une qualité permanente en nous, qui n’est pas toujours en mouvement; elle se mettra en mouvement quand nous voudrons, et alors le concours de Dieu, se servant de cette puissance instrumentale, nous sera infailliblement donné: « Et sicut in huma-nitate Christi aliud est esse conjunctum divinitati, aliud active se habere ad effectum per motionem instrumentaient sic in ministris Christi, aliud est esse ei conjunctos et configurates, quod permanenter habent per characterem, aliud activitatem habere instrumentaient .Per characterem ergo non datur activitas ad effectum sacramentorum, qui producitur instrumentaliter, sed validitas ad actus, ut non sint nulli, sed validi in genere sacramentali » 2.On le voit de nouveau, impossible de comprendre le caractère et son activité instrumentale sans les rattacher au sacerdoce de Jésus-Christ.Jean de Saint-Thomas développe un peu plus loin cette même idée.Celui qui est en possession du caractère est entre les mains de Dieu un instrument préparé, proportionné â produire des effets surnaturels.Le concours de la cause principale ne lui fera jamais défaut.De par son union au Verbe, il appartient à l’humanité du Christ plus qu’à n’importe quel autre être de produire ministériellement la grâce.Il en est de même des ministres revêtus du ca- 1.Op.cita.2, dub.2, solv.arg., n.121, p.350.2.Op.cit., a.2, dub.2, solv.arg., n.123, p.351.vol.XXXÏ], n ° 2, octobre 1944. Si LE CANADA FRANÇAIS ractère.Il leur convient plus qu’à n’importe quelle autre créature d’être les instruments de la grâce dans les âmes.Au fidèle en possession du caractère, est due pour ainsi dire l’élévation divine ordonnée aux effets surnaturels, et cela quand il le voudra et autant de fois qu’il le voudra.On pourrait comparer l’homme revêtu du caractère à un crayon bien aiguisé qui est un instrument proportionné et, en quelque manière, connaturel pour écrire; les autres hommes ou les autres êtres peuvent, absolument, être élevés par Dieu pour produire la grâce, mais ils sont comme des crayons non préparés pour écrire 2.« Et hujus ratio est, quia Chris- tus est fons gratiæ et principium sanctificativum omnium.Unde illi qui habent characterem Christi, id est, specialiter ab ipso præparati sunt ut ministri distribuendæ gratiæ, habent etiam connaturaliter et proportionate dare gratiam, sicut ministri Christi, qui est fons gratiæ; ac ideo sicut non convenit aliis rebus dare gratiam sicut humanitati Christi, sic nec convenit aliis sicut habentibus characterem Christi.Licet enim Christi humanitas solum obedientialiter con-currat ad productionem gratiæ, non tamem eo modo solum quo lapis vel alia res ad id elevabilis, sed quasi connatura-liter habet hoc ex unione ad Verbum; ut de plenitudine ejus omnes accipiamus.Hoc ergo quod ipse habet in plenitudine, habet sacerdos in ministerio per characterem )> ’.Ce que le Christ possède en plénitude, le prêtre le possède mi-nistériellement par le caractère.Encore ici, un saisissant parallèle entre le sacerdoce du Christ et notre propre sacerdoce.Qui donc soutient que la participation au sacerdoce du Christ disparaît pratiquement dans la masse des argumentations ?Elle est plutôt au cœur de chacune des démonstrations du « Cursus theologicus ».Jean de Saint-Thomas appelle le prêtre l’instrument des âmes, instrument qui donne la grâce, instrument qui honore Dieu et lui rend un culte tout en opérant ministéricllement l’oeuvre du salut: «Non solum tamquam instrumentum pure efficiens ex motione, sed efficiens colendo seu faciendo ea 1.Cf.Notre participation an sacerdoce dv Christ, Québec.Université Laval, 1938, p.37.Le Canada Français, Québec, LE CARACTÈRE SACRAMENTEL ET LE SACERDOCE 85 quae sunt cultus divini » *.Cette idée splendide ne plaît guère au Père Léonard 2.Le prêtre est le coopérateur et le ministre du Christ.11 profère les paroles sacramentelles « in persona Christi ».Il ne tient toutefois la place du Verbe Incarné que parce qu’il est marqué du caractère: « Sed quod in persona Christi practice et efficaciter ea proférât, habei ex charactere quod non potest facere qui characterem non habet » 3.C’est le caractère qui en fait un autre Christ sur la terre, sacerdos alter Christus.Le caractère de la confirmation est, lui aussi, comme n’importe quel autre caractère, une participation au sacerdoce du Christ.Il est une puissance à la fois passive et active, surtout active.Il permet, en effet, de confesser en public et comme d’office, avec fermeté, la foi du Christ.Ce pouvoir de confession se rapporte, lui aussi, au culte divin, et par là, au sacerdoce du Christ.« Firmitas ex officio est firmitas ex potestate colendi Deum cultu christia-nitatis seu configurativo Christi, quod incipit in baptismo quo regeneratur homo et configurâtur morti Christi ., perficitur autem et roboratur in confirmatione, qua quasi adolescit in vita Christiana, non quantum ad gratiam tantum, sed etiam quantum ad raiionem cultus divini » 4.Firmitas autem sacramentalis et ministerialis non debet ab habitu provenire, sed ab officio peculiariter designatur a Christo confirmatus per characterem » 6.Fermeté officielle, fermeté sacramentelle et ministérielle qui vient directement du caractère, participation en nous du sacerdoce de Jésus-Christ.Il s’ensuit donc que le confirmé agit comme ministre attitré de Jésus-Christ, lorsqu’il défend publiquement la foi.Et cette défense officielle se rattache au caractère qui fait abstraction de la bonté ou de la malice du sujet: « At vero character per se practice respicit professionem hanc ut cultum Dei sacramentalem » 6.1.Op.rit., a.2, dub.2, solv.arg,, n.146, p.356.2.Cf.Culture, juin 1941, p.170.3.Op.cit., a.2, dub.2, solv.arg., n.147, p.356.4.Op.cit., a.2, dub.2, solv.arg., n.154, p.358.5.Ibid., n.156, p.359.6.Op.cit., a.2, dub.2, solv.arg., n.157, p.359.vol.XXXII, n° 2, octobre 1944. 86 LE CANADA FRANÇAIS Le Père Léonard, qui déplore le laconisme de Jean de Saint-Thomas sur la participation au sacerdoce du Christ, va jusqu’à écrire ces lignes étonnantes: « A l’article 3 où Jean de Saint-Thomas se demande si le caractère sacramentel est le caractère du Christ, alors qu’on s’attendrait à voir mentionner la participation, puisque c’est surtout là que saint Thomas en a parlé, il n’en dit pas un mot » h Le Révérend Père n’est pas exigeant; il ne souhaite qu’une simple mention qui, hélas! n’existe même pas.Ainsi donc, l’auteur du « Cursus théologiens », commentant l’article de S.Thomas: « Utrum character sacramentalis sit character Christi », ne soufflerait pas un seul mot de la participation au sacerdoce du Christ.Quelle invraisemblance! Y a-t-il un seul lecteur assez naïf pour accepter, sans la contrôler, pareille affirmation ?Consultons ensemble ce fameux article.Jean de Saint-Thomas, dans cet article plutôt court, mais très dense, reprend pour son compte l’argumentation du Maître.Les hommes sont députés spirituellement à deux choses: d’abord à la gloire, ensuite, pour administrer les choses qui appartiennent au culte de Dieu dans la religion chrétienne.C’est à cette dernière désignation que sert le caractère.Comme le culte et toute la religion chrétienne dérivent du sacerdoce du Christ, il importe donc que le caractère qui députe au culte de Dieu soit lui-même un caractère spirituellement dérivé du sacerdoce de Jésus-Christ auquel il configure.« Cum autem cultus Dei et christiana religio tota derivatur a sacerdotio Christi .ergo oportet quod character deputativus ad cultum Dei, sit character spirihialiter derivatus a sacerdotio Christi et ei spiritualiter configurons: et ideo dicitur character Christi » 2.Le caractère qui députe au culte de Dieu et qui dérive spirituellement du sacerdoce du Christ, c’est le caractère, dérivation ou participation du sacerdoce du Christ.Mais vous voulez peut-être quelque chose de plus clair de plus fulgurant encore, toujours dans le même article « où il n’est même pas fait mention de la participation au sacerdoce de Jésus-Christ ».1.Cf.Culture, juin 1940, p.196.2.Op.cit., a.3, n.1, p.366.Le Canada Français, Québec, LE CARACTÈRE SACRAMENTEL ET LE SACERDOCE 87 Le brillant commentateur donne un mot d’explication sur le sacerdoce du Christ auquel nous participons par le caractère.Il fait remarquer que ce divin sacerdoce convient au Christ en tant qu’homme.La divinité, en effet, est incapable de prêtrise, n’ayant pas cette infériorité requise pour intercéder en faveur des coupables.Le caractère est une qualité qui nous vient effectivement de Dieu, de la Trinité tout entière, comme d’ailleurs n’importe quel effet surnaturel, mais d’une façon spéciale, « participative et exem-plariter », du Christ-Homme, du Christ-Prêtre.En d’autres termes, le caractère est une puissance surnaturelle produite dans l’âme par la Sainte Trinité elle-même, et dans cet ordre de causalité efficiente, c’est bien à la Trinité qu’il nous assimile et nous configure.C’est le Christ-Prêtre, cependant, qui est spécialement cause exemplaire du caractère sacramentel, qui n’est autre chose qu’une participation au sacerdoce du Christ, c’est donc le Christ, Pontife et Prêtre, qui est la cause exemplaire de notre sacerdoce.« Character ergo et est qualitas derivata in nos effective a tota Trinitate et specialiter participative et exemplariter a Christo, secundum quod sacerdos; et ideo magis appropriatur Christo quam Patri aut Spiritui Sancto, quia licet a tota Trinitate sit productio ejus, id tamen quod producitur est participatio quœdam et ministerialis potentia sacerdotii Christi; et ideo secundum liane specialitatem habet esse character Christi.Et quia hoc habet Christus ut hypostatice unitus Verbo, sub hac ratione habet specialius esse configurativus Verbi et Christi quam Patris aut Spiritus Sancti, licet ab omnibus producatur » '.N’est-ce pas l’une des pages les plus belles et les plus profondes qui aient jamais été écrites sur le caractère sacramentel ?L’auteur définit encore ce qu’est essentiellement le caractère: ce qui est produit (i.e.le caractère) est une certaine participation, une puissance ministérielle du sacerdoce du Christ.Nous avons beau lire et relire: le Pere Léonard a bien écrit et avec le plus grand sérieux du monde que dans cet article 3, Jean de Saint-Thomas « ne mentionne même pas la participation au sacerdoce du Christ ».Les braves Carmes de Salamanque diraient: « hoc non est dignum viro docto ».1.Op.cit.y a.3, n.3, p.366.vol.XXXII, n° 2, octobre 1944. 88 LE CANADA FRANÇAIS Enfin, comme pour bien enfoncer cette idée de la participation qui est, on peut dire, la clef de voûte de tout le traité, le théologien scolastique résume en termes vigoureux cette incomparable doctrine: « Itaque in exemplaritate et participations, character respicit sacerdotium Christi et consequenter Christum secundum quod homo; in quo differt a gratia, quae est immediata participatio naturæ divinæ; et ideo non respicit gratiam Christi aut Christum secundum quod homo in participatione et exemplaritate.At vero in efficientia, character est effective a tota Trinitate et ah humanitate Christi, solum instrumentaliter, sicut alia supernaturaliter dona; et sic dici potest character Trinitatis effective, Christi autem participative et exemplariter » Comment peut-on oser soutenir dans une revue scientifique et qui passe à bon droit pour sérieuse qu’il n’est pas une seule fois question de participation au sacerdoce du Christ dans cet article, alors que le plus jeune étudiant en théologie peut constater à première lecture que dans chacun de ces quatre paragraphes il n’est fait mention que de cette participation?Deux conclusions sont mises en évidence au début de l’article suivant: le caractère n’est pas subjecté dans l’essence de l’âme; le caractère a comme sujet l’intelligence pratique.Pour démontrer ces deux thèses, l’éminent théologien a recours de nouveau à la participation au sacerdoce du Christ: «.Inde est quod non in ratione signi, sed in ratione qualitatis impresses et derivatæ a Christo ordinatur ad actus » 2.C’est en considérant de quelle manière le caractère ordonne au culte qu’on peut comprendre pourquoi il réside dans l’intelligence et non dans la volonté.Le caractère, en effet, est une certaine participation et une dérivation du sacerdoce du Christ.C’est par son sacerdoce que Notre-Seigneur a institué la religion chrétienne et il a voulu revêtir d’une certaine participation à son éternelle prêtrise ceux qui devaient administrer cette religion.Or le sacerdoce de Jésus-Christ est ordonné à communiquer aux hommes les choses divines et à offrir à Dieu les prières du peuple.Le sacerdoce qui exerce ces deux fonctions ne peut être que dans l’intelligence et non dans l’essence de ].Op.cit., a.3, n.4, p.366.2.Op.cit., a.4, n.5, p.367.Le Canada Français, Québec, LE CARACTÈRE SACRAMENTEL ET LE SACERDOCE 89 l’âme ou dans la volonté.« Est autem advertendum quod character est participant) quœdam et derivatio a sacerdotio Chrisii, secundum quod ipse per sacerdotium suum institui religionem christianam et eos, qui huic religioni ininistrare deberent, quadam sacerdotii hujus participations insigni-vit » K C’est par son sacerdoce que Notre-Seigneur a institué la religion nouvelle: c’est au Calvaire, en effet, que prend naissance le culte chrétien.Notre Rédempteur veut que tous les hommes entrent dans cette religion, prennent part à ce culte; il leur communiquera à cette fin une partie de sa consécration et de son pouvoir sacerdotal par le caractère.Toujours la même définition essentielle du caractère! Etes-vous encore d’avis que c’est une doctrine d’arrière-plan, de secondaire importance P Si le pouvoir sacerdotal de Notre-Seigneur réside dans son intelligence pratique, le caractère, participation de la puissance du Sauveur des hommes, relèvera, lui aussi, de notre intelligence pratique.« Si ergo sacerdotium Christi debet esse aliquid ad intellectum pertinens, character qui est participatio talis sacerdotii, ex sequens ministerialiter id quod sacerdotium Christi principaliter, debet etiam ad intellectum pertinere, siquidem participatio diminuta sacerdotii Christi ad idem debet pertinere et ordinari, ad quod ipsum sacerdotium Christi et secundum eamdum poten-tiam ordinari » 2.La connexion très intime qui existe entre le sacerdoce du Christ et notre caractère est encore ici fortement soulignée.Ce que le sacerdoce de Notre-Seigneur opère principalement, le caractère le produit ministérielle-ment, instrumentalement, puisqu’il en est une participation diminuée.L’un et l’autre sont ordonnés à la même fin et ils doivent opérer selon la même puissance directrice et ordonnatrice, l’intellect pratique.Qui donc affirme que Jean de Saint-Thomas ne « mentionne la participation qu’en passant pour prouver par exemple l’indélibilité du caractère » \ P Nous ne sommes pas encore à l’indélibilité et pourtant nous avons rencontré à chaque article, pour ne 1. '.La dispensation et la distribution des mystères divins selon la raison de validité sacramentelle, voilà l’acte même du caractère, l’acte de notre participation au sacerdoce de Jésus-Christ.Cet acte est formellement, vitalement un acte d’intelligence, parce qu’il en provient comme de sa source; mais il est en même temps saint et sacré, parce que posé dans le rayonnement et sous l’influence de la consecration du caractère.« Ad characterem autem, licet non pertinet per-ficere rationem veri aut boni, secundum rationem cognosci-tivi, quia non se habet ut principium elicitivum actuum vitalium, pertinet tamen ministerialiter et sacramentaliter valide exercere signa sensibilia, habentia virtutem spiritualem et protestativa fidei Christi, et descendentia a sacerdotio Christi, in quo ei character ministrat; et quia sacerdotium Christi ad intellectum pertinet, ideo ratio ministrativa ejus sacer-dotii in signis istis sensibilibus ad intellectum ministri per-tinere debet, et agat tamquam minister seu instrumentum animatum
de

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