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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
L'Université cerveau de la nation. II. Discours de Monsieur Rodulfo Brito-Foucher
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Références

Le Canada-français /, 1944-11, Collections de BAnQ.

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l’université cerveau de la nation 167 pour reconnaître ses mérites personnels que l’Université Laval a voulu décerner à Monsieur Rodulfo Brito-Foucber un doctorat d’honneur.Excellence, Mesdames, Messieurs, il me plaît infiniment de proclamer Monsieur Rodulfo Brito-Foucher docteur en droit, honoris causa, de l’Université Laval; et je l’invite à venir chercher son diplôme, à revêtir la toge et à s’inscrire au livre d’or de l’Université Laval.Cyrille Gagnon, P.A., recteur.Université Laval, Québec, 24 octobre 1944.II Discours du Dr R.B.-Foucher Monseigneur le Recteur, Messieurs les Doyens des Diverses Facultés, Messieurs les Professeurs et Étudiants, Mesdames et Messieurs: A l’occasion de l’honneur que me fait aujourd’hui l’Université Laval en m’accordant le diplôme honoraire de Docteur en Droit, je voudrais, et j’espère n’être pas importun, dire quelques mots de la mission de l’Université, mission que l’Université Laval a su si bien remplir.Pour exprimer mon idée d’une façon précise, je vous dirai que l’Université est l’organe pensant de la nation; que l’Université est le cerveau de la nation; plus encore, que l’Université est la nation qui acquiert la conscience de soi-même et de sa destinée.De ces conceptions fondamentales il découle que la mission de l’Université, c’est de placer la haute culture au service de l’État pour créer une grande patrie.La justesse de cette mission de l’Université est confirmée par le cas des peuples les plus remarquables de l’histoire et des plus fameuses universités.vol.XXXII, n° 3, novembre 1944. 168 RE CANADA FRANÇAIS Si c’est là la mission de l’Université, il n’est pas surprenant que les époques d’accroissement, d’agrandissement et de gloire de certaines nations soient caractérisées par une étroite collaboration entre les Universités et l’État; et, qu’au contraire, les époques de décadence soient fréquemment caractérisées par le défaut de collaboration ou par des conflits entre l’Université et l’État.Pour que le peuple ait conscience de soi-même et de sa destinée, il doit commencer par conserver ses traditions comme la chose la plus chère; l’Université doit être la dépositaire de la tradition, le guide intellectuel du peuple dans le présent, le phare qui signale la route de l’avenir.L’Université remplit cette importante mission au moyen de la culture qu’elle a reçue des générations précédentes, qu’elle enrichit avec des créations nouvelles, et qu’elle transmet aux générations suivantes.Je ne connais aucune Université qui ait rempli sa mission mieux que l’Université Laval.Depuis la découverte du Canada, et dès les premiers jours de la colonisation, l'Église a pris le peuple par la main; elle lui a donné des écoles primaires et des petits séminaires; puis, finalement, dans la personne de l’illustre Monseigneur François de Montmorency-Laval, qui a fondé en l’année 1663 le Séminaire de Québec d’où est sortie en 1852 l’LTniversité Laval, l’Église alluma la flamme de la haute culture française.Il n’est pas nécessaire que je parle ici des grandes difficultés que la nature opposa d’abord à la colonisation, difficultés aggravées par la résistance des tribus indiennes, car la nature n’a pas été tout de suite dominée, la résistance des indigènes n’a pas tout de suite été vaincue.Pendant près d’un siècle, l’Université Laval a rempli sa mission historique de dépositaire de la haute culture française sur ce continent; à tout moment, elle a été la maîtresse et la conseillère de ce peuple et il n’y a pas de doute que l’Université remplira sa mission de signaler au Canadien français la route de sa destinée.Il y a très longtemps, une famille française, ayant traversé le Canada, alla s’établir en Louisiane d’où, plus tard, elle se dirigea vers le Mexique pour s’y fixer.Cette famille était celle de mes ancêtres de la branche Foucher; la visite Le Canada Français, Québec, l’université cerveau de la nation 169 que je fais maintenant au Canada français, et surtout à Québec, le plus vieux et illustre bastion de la culture française dans ce continent, mon admission au sein de 1 Université Laval, grâce à votre délicate générosité, m’apparaît comme un retour au monde familier de mes ancêtres, retour qui me remplit d’émotion.En pensant à la merveilleuse histoire qui a été appelée * le miracle canadien-français », en pensant a la façon admirable dont l’Université Laval a rempli sa mission, j e-prouve, à recevoir ce diplôme d’honneur qui me fait membre de cette Université, une fierté qu’il m’est difficile de décrire.Recevez, Monseigneur le Recteur, l’expression de mes sincères remerciements et soyez certain que je saurai toujours faire honneur à cette distinction que je vous dois.Rodulfo Brito-FoucHER, Docteur en Droit.Québec, 24 octobre 1944.Les livres René Ristblhuebeb.Voyages en forme de croquis.Un volume de 224 pages, illustrés.Prix: $1.25, par la poste $1.36.Aux Editions Variétés.1410, rue Stanley, Montréal, Canada.Diplomate français que le service de son pays a appelé dans de nombreuses régions du monde, René RistelhuebeT en a rapporté des notes de voyages qu’il donne dans ce livre très séduisant d’aspect et de lecture.C’est tantôt la gaieté éclatante d’Athènes que l’auteur évoque, tantôt le bonheur paisible de la Norvège, plus loin les merveilles de la Chine.Hélas! ces notations de paysages, ces impressions sur des hommes divers sont des souvenirs heureux de pays aujourd’hui malheureux.La révolution mondiale et la guerre actuelle ont fait leurs ravages.Le rappel que M.Ristelhueber fait de la vie d’autrefois, les images qu’il trace des régions maintenant saccagées, rendent encore plus sensible leur charme et font ressortir, mieux encore, la valeur de leur civilisation et la cruauté du sort qui les frappe.La plupart des notes de M.Ristelhueber sont livrées dans leur forme directe, sans procédé de fiction: n’était-ce pas le moyen le plus apte à communiquer aux lecteurs l’impression ressentie par l’auteur au contact de l’inexplicable confusion du monde ?C.B.P.vol.XXXII.n° 3, novembre 1944.
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