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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
La Société du parler français: La séance publique du 28 février 1945. Allocation du président
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1945-03, Collections de BAnQ.

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La Société du parler Français La Séance publique, 28 uévriee 1945.I Allocution du président Excellences, Monseigneur le Recteur, Mesdames, messieurs.Notre Société vous a convoqués à son festival annuel de la langue française.Il y a bientôt quarante ans qu’elle réallume chaque année le flambeau de la civilisation française en Amérique.Art, Littérature et Linguistique s’unissent de nouveau ce soir pour chanter les louanges du verbe français, pour sonner l’alarme en face de dangers menaçants, pour exhaler l’espoir constant d’un peuple.L’Ontario et l’Acadie occuperont nos pensées.M.l’abbé Jules-Bernard Gingras nous parlera de l’Acadie.M.Gingras est aumônier du collège Villa Maria, à Montréal, il est aussi professeur de philosophie de '.’éducation à l'Institut familial et à l’Université de Montréal.Il est membre actif de la Société du Bon Parler français de Montréal.Il connaît bien les Provinces Maritimes, et en particulier les problèmes français du Canada oriental.Cette région de notre Patrie canadienne est toujours restée chère à nos coeurs.Le nom d’Acadie éveille en nous tout un cortège de travaux, de succès, d’épreuves poignantes, de relèvements, de reconquêtes, de luttes tenaces, qui provoquent notre profonde admiration.M.Gingras traitera surtout des dangers actuels qui menacent la langue française dans les provinces de l’Est.M.Robert Gauthier est un Ontarien.Il est directeur de l’Enseignement français dans la province voisine.Il s’y est créé une situation élevée et une réputation excellente.Naguère notre Université voulut reconnaître ses mérites en lui donnant un doctorat d’honneur.M.Gauthier parlera de l’enseignement de la langue française en Ontario.Le programme artistique est confié, selon la coutume déjà vénérable, à l’Orchestre symphonique de Québec.Les nécessités de la guerre ont réduit ce soir le nombre des artistes, mais nous savons que la qualité n’y perd rien.Nous vous remercions, chers artistes.Vous enveloppez du charme de l’art nos sérieuses études et les rendez ainsi encore plus aimables et plus efficaces.Je m’étais proposé de traiter ce soir de la condition de la langue française dans les milieux anglo-canadiens.J’ai conduit, à cet Le Canada Français, Québec, LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS 545 effet, une enquête à travers le Canada.Les réponses sont venues de partout, niais elles ne sont pas encore assez précises.Au reste, notre programme est irradié par Radio-Canada, ce qui limite notre temps et je préfère donner à nos hôtes tout le temps possible.Notre Société a éprouvé en novembre l’un de ses deuils les plus cruels.Apres le départ de notre très fidèle et très érudit Geoffrion, l’abbé Labrie était devenu l’âme de notre groupe et l’animateur de nos travaux.Il s’était découvert sur le tard une vocation de philologue et il s’y adonna avec cette calme et souriante passion qui était le caractère de sa vie.J’ai dit « philologue », mais c’est peut-être « patriote » qu’il faudrait écrire.Car Mgr Labrie aborda des travaux pratiques, la composition de vocabulaires bilingues propres à corriger le langage du peuple.Nous lui devons un petit vocabulaire des chemins de fer, qui a paru dans la revue des employés d’une de nos compagnies ferroviaires.Son vocabulaire de l’automobile était prêt à mettre en brochure après avoir été publié par tranches dans Le Canada français.Avant qu’il le publiât je lui avais proposé de le compléter par un index alphabétique inverse, afin de faciliter les recherches; une note trouvée dans ses papiers nous apprend qu’il avait accepté cette proposition.Quelqu’un s’en chargera à sa place.Il avait aussi préparé un vocabulaire bilingue des accessoires de bureau, qui est, aussi, prêt pour l’impression.Il avait ensuite abordé le vocabulaire des moulins à farine et des moulins à scie, mais une mort prématurée a coupé le fil de ses travaux.Ce dernier travail le ramenait à ses origines.Fils d'un industriel qui, à St-Charles de Bellechasse, dirigeait une scierie, il se sentit reporté vers les scènes de son enfance, et dans les séances d’études on voyait qu’il parlait de ces mots techniques avec une sorte de tendresse.La dernière réunion qui précéda son décès laissait déjà présager le tragique événement.Lui qui s’était toujours montré ardent au travail, lui qui trouvait toujours les séances trop courtes, je l’entendis se plaindre de fatigue et insister pour que le travail fût suspendu pour ce soir-là.Lorsqu’il sortit de la salle, où sa figure était devenue si familière, où il paraissait comme dans son vrai cadre, je remarquai sa démarche lourde et ses épaules voûtées.En peu de jours il avait beaucoup vieilli.La maladie commençait déjà ses ravages.Elle allait évoluer très vite.Trop vite pour ses légitimes ambitions; trop vite pour les désirs de notre Société.Sur les murs de notre petite salle de réunion, il conviendra de placer sa photographie, avec celle de l’abbé Lortie, avec celle de Louis-Philippe Geoffrion, avec celles des deux Roy, Mgr Paul-Eugène et Mgr Camille dans la galerie des disparus.Cependant nous ne sommes pas pris au dépourvu.Au risque de blesser la modestie des vivants, ce m’est un agréable devoir de louer le zélé de notre secrétaire, M.Antonio Langlais.Nous lui devons mainte initiative discrète, maints travaux inconnus du public mais très utiles.La Société du Parler français voit en lui vol.XXXII, n° 7, mars 1945. 546 LE CANADA FRANÇAIS l'homme qui prend le flambeau des mains du prélat que nous regrettons et qui saura le tenir haut et brillant.Notre Société a fait cette année un grand pas dans la voie des réalisations pratiques.Ses travaux, depuis 1902, nous sont bien connus, à nous de Québec.Peut-être connaissez-vous moins l’activité de deux sociétés-soeurs, celle d’Ottawa, qui s’appelle l’Association de technologie, et celle de Montréal, qui se nomme la Société des Traducteurs.Toutes deux sont méritantes et ont des oeuvres solides à leur acquis.J’ai pensé qu’un lien entre les trois groupes les rendrait toutes plus fortes et plus efficaces.J’ai donc, avec l’assentiment de mes collègues, sollicité Ottawa et Montréal.t)éjà la réponse d’Ottawa est venue et elle est affirmative.Un mot reçu de Montréal nous fait espérer une semblable réponse.Si cette union s’opère le travail sera mieux partagé et l’action sur le public sera plus prompte et plus durable.Il ne resterait plus qu’à établir des contacts réguliers avec l’illustre Académie française, et déjà les premières négociations, par voies indirectes, laissent entrevoir le succès.Mesdames, Messieurs, c’est assez dire.Les plus hautes tailles ne sont pas nécessairement autorisées à de longs discours! Arthur Maiieux, président de la Société du Parler français.II LE PARLER FRANÇAIS EN ONTARIO (Texte de l’allocution prononcée par M.Robert Gauthier, directeur de l’enseignement français en Ontario, à la séance publique de la Société du Parler français au Canada, à l’Université Laval, Québec, le 28 février, 1945.) En m’invitant à vous adresser la parole, la Société du Parler français au Canada m’a fait beaucoup d’honneur; je l’en remercie très vivement.Elle a aussi montré l’intérêt qu’elle porte aux minorités françaises; au nom des Franco-Ontariens, je lui en témoigne notre gratitude.Permettez-moi d’ajouter que le fils adoptif de l’Université Laval est heureux de saluer respectueusement les autorités de son Alma Mater.Je me propose de vous faire voir d’abord, dans ses grandes lignes, le système scolaire qui existe actuellement en Ontario pour améliorer et perpétuer le parler français chez les nôtres.Je vous ferai part ensuite de deux réalisations dont nous avons pris l’initiative en ces dernières années.Il y a en Ontario 47,000 enfants canadiens-français, qui poursuivent leurs études en français et en anglais dans les écoles primaires et secondaires de la province.Ce nombre d’élèves représente environ 1Vi°/o de la population scolaire totale de l’Ontario.Le Canada Français, Québec,
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