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Titre :
Le Canada-français /
Revue de l'Université Laval qui traite de philosophie, de théologie, de questions sociales, de linguistique, d'arts et de littérature.
Éditeur :
  • Québec :Université Laval,1888-1946
Contenu spécifique :
Au nez du roi de France
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Parler français ,
  • Nouvelle-France
  • Successeurs :
  • Bulletin du parler français ,
  • Nouvelle-France ,
  • Revue de l'Université Laval
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Le Canada-français /, 1945-09, Collections de BAnQ.

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Au nez du roi de France « Eh, bien ! oui, Coignac, après la messe, demain matin, «tous irons la voir, ta mine, si elle existe.— C’est sérieux, vous savez, M.le commandant; les sauvages me l’ont dit.— Ah ! tes sauvages, mon pauvre Coignac, ils ont bien dit à Jacques Cartier qu’il trouverait des diamants et des briques d’or au Royaume de Saguenay.— Et alors ?— Et alors, le pauvre Cartier n’a trouvé que des roches.Hein ! tu vois, tes sauvages ! — C’était pas les mêmes, M.le Commandant.Ceux qui m’ont parlé de la mine ne mentent pas.Elle est là, tout près, au bord du lac; on peut y aller dans une journée au moins.—- Mais tu vois, Coignac, le temps qu’il fait.Un déluge ! — Oui, mais demain, il fera beau.—• Les sauvages te l’ont dit ?—• Oui, ils m’ont dit qu’il neigerait.—¦ C’est guère mieux, Coignac.—¦ Moi, j’aime mieux la neige que cette pluie du diable.Il pleuvait depuis trois jours.L’eau du ciel noyait toute la vallée de l’Outaouais.C’était une drôle de pluie.Elle dégringolait sur le sol, sur l’eau, giclait puis tournait sur elle-même en coléreux tourbillons.Les hommes de l’expédition du Chevalier Pierre de Troyes qui remontaient la rivière des Outaouais, en route pour la Baie d’Hudson, sous cette pluie endiablée, avaient toutes les peines du monde à portager aux rapides de la rivière.Quand ils s’arrêtaient, ils avaient aussitôt de l’eau jusqu’aux mollets, et les cascades cinglantes claquaient leurs épaules.Quand ils marchaient, ils avançaient en baissant la tête pour protéger leur face, et leur bouche s’emplissait, à chaque ahan, d’une eau glacée.Ils ruisselaient, les épaules renfoncées et les cheveux dans le cou.Leurs bottes gar- vol.XXXIII, n° 1, septembre 1&45. 14 LE CANADA FRANÇAIS gouillaient et, à chaque pas qu’ils faisaient, laissaient entendre de grands bruits d’eau.Dans les portages, on avait à transporter sur les tobaganes ou traînes sauvages les canots, les provisions et l’attirail des campements: peaux de bœuf pour les tentes, moulins à bras pour le blé d’inde, baches, pioches, astrolabes, compas et tout et tout: jusqu’à des
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