Le Canada-français /, 1 juin 1946, Climats de Paris 1946
Climats de Paris 1946 Le Paris que j’avais quitté, en novembre 1940, était resté à ma mémoire durant mes quatre années d’un exil en Amérique, exil riche d’impressions nouvelles.Combien de fois, Français de New-York, évoquions-nous la ville du charme et du loisir, que nous sentions, galvanisée en sa résistance morale, souriante et gouailleuse sous la férule nazie, jamais craintive ou servile en présence de son vainqueur.Oui, disions-nous à la face des officiers allemands, durant les premiers mois de l’occupation, vous avez gagné la bataille; vous êtes pour le moment les maîtres; mais puissants et superbes, vos femmes ne savent pas s’habiller, et nous Parisiennes, vêtues de loques, nous serons toujours élégantes en présence des Allemandes.Abandonné par ses habitants aisés, ce Paris d’été 1940 restait l’émouvante cité des petites gens, ce qu’elle renferme de meilleur, car ce sont les masses obscures et vaillantes qui, sans cesse gonflent les élites.Sur les boulevards, au long des rues ensoleillées, les Parisiennes sans un regard pour les vainqueurs, passaient, jambes nues, misérablement vêtues, portant le bouquet, la ceinture ou l’écharpe confectionnés de rognures d’étoffe, rappelant les trois couleurs qui n’avaient plus le droit de flotter mais que chacun gardait pieusement en son cœur.Haillons émouvants qui affirmaient bien haut ]a volonté de ne pas se soumettre, d’ignorer le maître que Ja force seule imposait.Unis dans une même foi, un même amour pour leur Pays, divergences politiques reléguées au dernier rang, classes sociales nivelées par le sentiment patriotique, les Français et les Français seuls, se groupaient, oubliant les querelles de jadis.Cette tension d’espoir en une libération, une victoire quand même en dépit des réalités matérielles créait une atmosphère unique.Dans les rares milieux intellectuels demeurés à Paris, chez les peintres restés fidèles à leur poste, on voulait produire, créer en dépit du vainqueur toujours présent.La pensée que se pouvait éteindre le flambeau de l’esprit, tuer vol.XXXIII, n° 10, juin 1946. 698 LE CANADA FRANÇAIS la liberté d’écrire ce que l’on ressentait, bâillonner le cri du cœur, galvanisait les intellectuels.Déjà, dans l’ombre, les presses clandestines s’organisaient.Le Français est surtout grand dans la résistance.Dans son bureau glacé, Paid Valéry continuait de prophétiser en prose et en vers, Giraudoux d’écrire.Bergson, catholique de cœur et de conviction, mourait dans le judaïsme pour ne point abandonner une race alors persécutée et torturée.Il y eut des exemples sublimes d’intellectuels qui ne voulurent point renier leur pensée, de peintres fidèles à leur conception d’art moderne, bien qu’il leur fût interdit de vendre ou d’exposer toute production qui ne rentrait pas dans le cadre étroit de l’académisme nazi.Nous savions tout cela à New-York.Il en transpirait quelque chose.Et ceux qui l’ignoraient en imaginaient la réalité, par instinct.Inlassablement nous rêvions à la patrie absente et nous nous répétions: Un pays qui sait donner au monde un si bel exemple de constance et de courage intellectuel, promet, au lendemain de sa libération, une renaissance littéraire poétique, artistique, philosophique, capable d’étonner l’humanité.Vivre d’espoir pendant quatre longues années de geôle devait engendrer de grandes choses dans tous les domaines.J’ai retrouvé Paris—un Paris libre—ses quais, ses brumes d’hiver maintenant dissipées par le rayonnement du printemps.Les ruelles étroites, au long des berges de la Seine, abritent toujours leurs vieilles femmes tapies au seuil des porches obscurs et nauséabonds.Sur la pente de la Montagne Ste-Geneviève, la Moufîetard étire comme jadis son ruban boueux, bordé de maisons borgnes, d’hôtels misérables, de boutiques très achalandées par une clientèle pittoresque.Un peu plus bas, vers la lumière, des gamines maigres sautent à la corde, des gosses chétifs aux yeux trop grands se poursuivent en criant.Les marchandes des quatre-saisons, en sabots et tabliers à plis hantent le quartier des Halles ainsi que naguère.Le public des faubourgs, nerveux, prompt à l’injure comme à la dispute a gardé son franc parler, mais il a perdu sa gaieté facile.Misérablement accoutré, il hante tristement les petits bars de jadis où l’on consomme moins, car tout est trop cher.Le Canada Français, Québec, CLIMATS DE PARIS 1946 699 Aux Champs Elysées, une foule pauvrement vêtue, femmes en cheveux et jambes nues, est installée aux terrasses des cafés qui portent des noms curieux, disparates par leur voisinage: Le Triomphe voisinait jadis avec le Florian aujourd’hui disparu.Avenue Foch, point d’élégantes non plus.C’est depuis la Libération, me dit-on, que les Parisiennes se négligent.Il faut penser à ce que furent sous l’occupation les hivers sans feu, les repas sans nourriture, les queues interminables à la porte des marchands de victuailles, juste pour obtenir ce qui empêchait les enfants de mourir de faim.Ces femmes ont vécu cela, et elles ont su, malgré tout “tenir” à leur façon, c'est-à-dire montrer encore à l’occupant que la Parisienne savait rester une Parisienne.Dans ce domaine de la mode et du bibelot de luxe parisien, les boutiques des quartiers aux multiples étalages savent montrer de jolies inventions: boucles d’oreilles, broches peintes, bouquets de fleurs; la fantaisie garde ses droits en dépit de la rareté du matériel.Plus de cuir pour les sacs à main, oui, mais on en exhibe de ravissants en tissus de toutes couleurs avec fermoir en bois pour remplacer le métal introuvable.Et les écharpes aux tons harmonieusement fondus n’ont rien des coloris crus new-yorkais.Mais pourquoi ce Paris de maintenant n’a-t-il plus son rayonnement ?Est-ce donc qu’on y manque d’espérance ?Au cours des années d’occupation, ceux qui souffraient ne cessaient point de rêver à la libération.Il se produit actuellement un peu le même phénomène qu’à la fin de “l’autre guerre”.Après la victoire de 1919, ceux qui regagnaient leur foyer après avoir imaginé la paix durant quatre années de contrainte, de boue, de tranchées s’étaient créé un mirage sublime, assez différent de ce que la réalité leur apportait.La paix boiteuse de 1919, les tiraillements entre alliés donnaient au combattant l’impression qu’il était frustré de sa victoire.Les femmes installées à la place des hommes dans tous les domaines actifs cédaient à regret cette liberté nouvellement conquise.La preuve leur semblait faite que la civilisation des Amazones pourrait fort bien renaître.Les jeunes, pressés de vivre et de jouir surtout, se lançaient à l’assaut de l’existence “courte et bonne” qui leur semblait promise par l’incertitude de la paix.Le fracas des jazz vol.XXXIII, n° 10, juin 1946. 700 LE CANADA FRANÇAIS bands et des dancings prétendait créer l'évasion des inadaptés à lear sort nouveau.En Allemagne, pays vaincu et alors sans espoir, une espèce de décomposition morale envahissait la jeunesse.L'insécurité financière créait la psychose du suicide.La France d’à présent unit un peu de cette double atmosphère à un ardent désir d'évasion active.Chez les peintres, ce sont encore des hommes tels que Fernand Léger, Pablo Picasso, Georges Braque qui font figure de chefs d’école.Après eux, il y a eu les surréalistes, mais ces derniers, depuis une vingtaine d’années se sont tellement répétés et leur message qui fut un événement à son époque, est resté tellement mince après avoir perdu l’apport de la nouveauté qu’on ne peut guère continuer à les suivre.C’est pourtant ce que foqt quelques jeunes gens, faute de mieux.On a crié à la renaissance du classicisme.Mais rien n’est encore exprimé qui mérite véritablement de l’être.En peinture comme en sculpture, il faut actuellement faire confiance à l’avenir.La foi est à la base de toute création, et il règne une sorte de scepticisme général quant à l’utilité de tout effort.Le pays est malade, répète-t-on.Il faudrait le guérir.La philosophie qui rendra la foi et le courage, avec la confiance au pays qui a trop souffert sera-t-elle l'existentialisme de M.Sartres, que les revues montent en épinple ?Est-ce d’abord une philosophie entièrement nouvelle ?Elle doit beaucoup aux philosophes allemands des dix dernières années, Heidegger en tête, pour ne point remonter à Kirkegaard, penseur danois de la première moitié du XIXe, qui le premier en exprima la substance.L’existentialisme est-il constructif, apporte-t-il à la jeunesse cette foi qu’elle recherche, cette responsibilité qu’elle ne veut point écarter, mais bien au contraire accepte avec un altruisme que la maturité méconnaît P Hélas non; sa négation illustre plutôt la thèse contraire.L’existentialisme plait aux admirateurs des doctrines communistes dont il définit, en la renforçant, la philosophie de troupeau.Mais le Français n’a jamais appartenu à la cohorte des peuples grégaires, il l’a mainte fois prouvé et le malaise général qui Le Canada Français, Québec, CLIMATS DE PARIS 1946 701 règne actuellement dans tous les domaines renforce encore une fois cette opinion.Cette jeunesse que le vainqueur enchaîna aux travaux forcés des usines allemandes, ces intellectuels qui s’engagèrent en qualité de travailleurs volontaires pour ne point quitter leurs camarades ouvriers que la force déportait chez le plu s fort, ces prêtres, ces séminaristes dévorés de dévouement que le sacrifice jetait dans les camps de concentration pour soutenir le moral des infortunés qui s’y trouvaient, saura-t-elle se contenter de chefs de file sexagénaires qui tracent sur la toile les abstractions dont leur maturité sut apporter l’événement à une époque révolue ?Accepteront-ils l’existentialisme comme doctrine ?Reprendront-ils la vie des cafés littéraires qui depuis plus d’un siècle groupe des littérateurs et des poètes autour des mêmes discussions et des mêmes chopes de bière ?Jean-Arthur Rimbaud, arrivant de sa lointaine Ardennes, collégien de dix-sept ans, ayant déjà transmis son message poétique à ce Paris d’alors, à peine moins endormi que celui d’à présent, se détournait avec dégoût des cénacles et des chapelles littéraires d’alors.Rien ne peut éblouir le regard neuf et génial du petit provincial de Charleville.Son dégoût, sa révolte le jetèrent sur les routes du monde et de la réalité.Aventurier du réel, le premier, il sut que l’action guérissait de la routine et de l’écœurement.A vingt ans, il eut le courage d’agir et de refermer ses livres.Son exemple ardent hante les rêves des jeunes d’aujourd’hui.Dans tous les domaines, il semble que l’on ait été déçu très cruellement et très profondément déçu.L’intelligence s’avère inutile quand elle n’est pas génératrice d’action.Connaître ses tares, ressasser ses défauts et les pleurer ne sert de rien si l’on n’utilise cette connaissance pour lutter contre ses faiblesses.Une fatigue générale qui se transforme assez facilement en paresse provient-elle de la sous-alimentation de ces cinq années, sous-alimentation que les gouvernements d’à présent n’ont pas encore réussi à supprimer ?Une défaite tend toujours à créer une sorte de déséquilibre moral, le peuple se trouvant surpris par une réalité dont ses gouvernants ne lui vol.XXXIII, n° 10, juin 1943. 702 LE CANADA FRANÇAIS ont pas permis d’envisager l’éventualité.Toute propagande de guerre se doublant comme de juste d’unepropa-gande de victoire.Peu d’êtres sont assez forts pour considérer un fait cruel avec objectivité et réalisme: se remettre au travail pour rebâtir la maison anéantie.Le faible cherchera toujours à se leurrer sur l’importance de la destruction.Incapable de considérer le dommage dans son étendue, il tentera de le minimiser, pour amenuiser l’effort de reconstruction.A l’aide d’expédients, on masquera la crevasse, le mur écroulé, quand on ne se contentera pas de le nier.En France, c’est la politique qui sert de paravent eu de masque à la lézarde matérielle de l’édifice.Dans la rue, vingt Français, tous pauvrement vêtus en raison oie la pénurie des tissus n’omettront point de porter tous les vingt à la boutonnière, un insigne différent.Multiplicité des insignes et des partis politiques, ainsi que des associations de “ résistants”.Il y a eu dernièrement une fort belle exposition de peintres “résistants”.Au temps de l’occupation, certains de ces artistes se trouvaient à New-York, ils n’y risquaient guère le camp de concentration pour leurs convictions politiques.D’ailleurs que nous importent les idées politiques d’un peintre ou d’un sculpteur, son œuvre seule compte à nos yeux.Mais raisonner ainsi, semble une hérésie; dans le Paris d’à présent tant la vie courante nous apparaît suboidonnée aux idéologies politiques de l’individu.On utilise les cartes de “résistants”; elles vous accordent la priorité pour certains postes, une moyenne de choix pour différents concours d’Etat.Vous confèrent-elles d’office une compétence plus grande au seivice du bien public ?Chaque profession se pique d’avoir “résisté”.Il y a une association des “Comédiens résistants”.Interprètent-ils mieux les pièces du répertoire que les “non résistants” ?Le public nous le dira.Au point de vue idéologique, on n’a guère, non plus instauré de nouvelles doctrines ou réalisations.Les gouvernements restent fidèles aux principes du Front Populaire des années qui précédèrent la guerre.Le communisme dont l’expérience fut tentée en Russie vers 1920 et qui n’apporta point une réussite économique n’a rien de nouveau.C’est Le Canada Français, Québec, CLIMATS DE PARIS 1946 703 pourquoi la jeunesse, en dépit de la presse, des conférences et de la Radio, nous paraît s’orienter vers autre chose.Il y a un renouveau catholique, mais celui-ci est-il bien profond?Le catholicisme se heurte à tant d’incompréhensions voulues, en dépit des admirables sacrifices d’effectifs auxquels il a consenti sous l’occupation.Nombreux furent les prêtres et religieux déportés, peu d’entre eux sont revenus des camps de concentrat’on.Ceux qui restent se retrouvent, bien souvent, à l’avant-garde de toutes les idées.Autour du mouvement “Art sacré” dirigé par les Pères Dominicains, se groupe une jeunesse très intéressée par les théories exprimées.On veut bâtir, ou rebâtir—car en France on a depuis longtemps cessé d’édifier du nouveau pour se consacrer à la besogne de relever les ruines des guerres successives—des égbses nouvelles, en faisant appel aux artistes modernes les plus abstraits ou les plus plastiques.On veut mettre la beauté pure au service de Dieu.C’est une intéressante initiative à signaler.Mais répétons-nous, la jeunesse de France se contentera-t-elle, dans le pays désorganisé où elle vit, de se passionner pour des théories artistiques ou littéraires, comme ses devanciers d’avant guerre ?Il semble que non.Et ce qui peut nous donner l’espoir d’une France véritablement nouvelle dans quelques années, c’est le grand mouvement d’écœurement, la lassitude de la jeunesse actuelle, qui n’accepte pas la situation présente.Si les générations qui ont déjà vécu s’abandonnent volontiers à l’inertie, se contentant de critiquer sans agir, suivant un penchant, hélas, assez français, la jeunesse, elle, celle des moins de trente ans et surtout des moins de vingt ans, crie haut son dégoût et veut s’en aller.Les demandes de visas de sortie encombrent les bureaux des ministères et les pays les plus recherchés sont le Canada et l’Amérique du Sud.Le Canada, cette Nouvelle-France de jadis, défrichée, conquise sur la sauvagerie par les meilleurs des Français d’alors! Ce choix a quelque chose de symbolique dans la circonstance présente.Et le mouve-vement littéraire et artistique de la Province de Québec, autorise actuellement les plus grands espoirs dans le domaine vol.XXXIIt n° 10, juin 1946. 704 LE CANADA FRANÇAIS culturel.Les nombreuses familles du Québec ont engendré une jeunesse saine, vigoureuse, passionnée, en qui revit les qualités de l’ancienne France, celle qui avait su planter le drapeau fleurdelysé sur toutes les mers du globe.Si ce mouvement d’émigration de la jeunesse française d’à présent s’accomplit et jette aux rivages canadiens des garçons prêts à défi icher le sol, et comme leurs ancêtres, en lutte avec les éléments, il sera très intéressant de les voir se mélanger aux jeunes Canadiens dont la renommée d’héroïsme n’est plus à gagner.Ces deux dernières guerres en ont apporté l’émouvant témoignage.Et le mouvement littéraire canadien dont l’intérêt s’est accru au cours des années d’occupation, alors que le Canada, coupé de toutes relations culturelles avec la France se trouvait contraint de penser par lui-même mérite d’être souligné.L’Amérique du Sud, ou latine, attiie plus que la rectitude et l’énergie pratique du continent anglo-saxon, c’est un fait à noter également.En présence de ces pays démesurés: États-Unis, Russie, qui nous apporteront peut-être un jour une littérature ou un art digne de les exprimer intégralement, la France de l’équilibre et du goût aura encore son rôle à jouer.Ici c’est la génération des plus de cinquante ans qui s’exprime.Car ceux-là n’ont point cessé de croire, en dépit des vicissitudes présentes, en la destinée future de leur Pays au service des mêmes traditions.L’expérience leur a appris que la France traversa au cours des siècles des périodes troubles celle du Directoire en particulier, pour ne point remonter trop haut et qui sut préparer, en dépit de la corruption générale des mœurs et des consciences, les fastes de l’Empire.La France désaxée d’après la défaite de 1870 n’est pas si éloignée de nous, c’est d’elle que sortirent les colonisateurs, artisans de l’épopée coloniale de la fin du siècle dernier.Évidemment les hommes du passé se sont réinstallés avec délices dans leurs habitudes, et c’est à eux que la France, que Paris doivent leur situation actuelle, cette situation que ne peut admettre la jeunesse qui a soif d’évasion et de lutte pour une stabilité et une honnêteté dont l’enjeu vaut l’action.La France est un pays de vieillards, disait-on naguère, il ne faut pas que ce soit l’esprit insouciant et désabusé, prêt à Le Canada Français, Québec, CLIMATS DE PARIS 1946 705 s’accomoder de toutes les indélicatesses et de toutes les compromissions, pourvu que se retrouve le Pernod ou le café crème à la même table de Flore.Il faut faire confiance à la jeunesse, cette jeunesse qui n’est pas préoccupée de jouissance mais d’action, cette jeunesse que l’émigration peut-être jettera demain à l’assaut d’un autre continent, à l’assaut des grandes forces naturelles et matérielles.Peut-être le goût du pays natal, dont si peu de Français arrivent à s'affranchir les ramènera-t-il dans quelques années, riches d’efforts et de victoires pacifiques, sur la terre des aïeux, poui façonner alors une nation moderne et chrétienne qui soit vraiment digne de ces mêmes aïeux.C’est ce que nous espérons, alors que nous retrouvons avec une impression d’amertume et d’amour, le Paris d’à présent et son atmosphère décevante.Paris, avril 1946.Jacqueline Lignot-Roux.R.P.Jean-François Bérubé, S.S.S.La Pitié eucharistique.Montréal-34 (La Librairie Eucharistique, 514, avenue Mont-Royal est).Vol.in-12 de 150 pages.« Mettre en relief et préciser le rôle promordial et indispensable du Christ eucharistique dans la piété chrétienne, dit le R.P.Romain Saint-Cyr, supérieur provincial, dans la lettre-préface à l’auteur, tel me paraît bien être le but de l’étude que vous présentez aujourd'hui au grand public.Dès les premières lignes, on constate qu’il ne s'agit pas ici d’une simple vulgarisation du sujet.Le lecteur se rend compte que vous avez, à dessein, préféré rester, du commencement à la fin, sur un terrain proprement doctrinal.En écrivant vous n'êtes pas descendu de votre chaire de professeur.Selon votre habitude, vous vous en êtes tenu à l’essentiel.Ce qui explique et légitime l’allure plus spéculative que pratique de votre substantiel opuscule.» Cet ouvrage sera particulièrement utile aux prêtres et à toutes les âmes avides de notions claires et précises sur l’auguste sacrement de l’Eucharistie.L.S.R.vol.XXXIII, n° 10, juin 1946.
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