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Titre :
La semaine à Radio-Canada
Dans sa revue, Radio-Canada présente au public sa programmation radiophonique et télévisuelle (à partir de septembre 1952), y compris l'horaire et des articles sur les émissions, sur les oeuvres diffusées ou interprétées, sur leurs auteurs, ainsi que sur les vedettes médiatisées.
Éditeur :
  • Montréal :Société canadienne du microfilm
Contenu spécifique :
dimanche 17 février 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeurs :
  • Ici Radio-Canada. Culture, information ,
  • Ici Radio-Canada. Divestissement ,
  • Ici Radio-Canada. Horaire ,
  • Ici Radio-Canada. Jeunesse ,
  • Ici Radio-Canada. Madame
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La semaine à Radio-Canada, 1952-02-17, Collections de BAnQ.

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?V a Aetnafne RADIO-CANADA DU 17 AU 23 FÉVRIER 1952 Montréal $2 par annéa "Nous vivons à une époque souvent dure et cruelle et s'il est une chose que nous pouvons offrir au monde aujourd'hui, c'est peut-être l'exemple de la tolérance et de la compréhension qui animent chacun des membres de la grande famille des nations du Commonwealth britannique.” (Extrait du menage de Noël, prononcé par Sa Majesté le Roi Georges VI, le 25 décembre I9SI.) C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris la mort de Sa Majesté le Roi, survenue à Sandringham, le 6 février.La disparition de ce grand et bon roi, aimé de ses peuples, a provoqué une interruption de nos activités ordinaires.En signe de deuil, la radio, par le truchement de laquelle le Roi s'était adressé nombre de fois à ses sujets dans leurs foyers, a suspendu ses programmes réguliers pour se consacrer à la tâche de refléter le respect et la tristesse de la multitude. Pag* 2 LA SEMAINE A RADIO-CANADA Rencontre avec Bruno Paradis Le réalisateur est avant tout un interprète, nous dit le metteur en onde du Théâtre Ford.Prenant la défense des hommes de théâtre qui désignent par le mot création" la première représentation d'une pièce, Thierry Maulnier rappelait récemment.dans 1 hebdomadaire français Opéra, qu'une oeuvre dramatique n est vraiment créée qu'au moment de son interprétation.Le théâtre en effet est essentiellement spectacle.Il n est ni un texte seul, ni l'interprétation seule, ni le jeu seul, mais les trois ensemble.Une pièce publiée mais non jouee peut être une oeuvre littéraire, elle n'est pas du théâtre.Ce qui précède est encore plus vrai des textes radiophoniques et des scénarios de cinéma.Non que ces oeuvres ne puissent être publiées — quelques-unes le sont — mais elles ne présen tent alors d'intérêt que dans la mesure où le lecteur refait dans son esprit le travail du metteur en scène ou du réa lisateur et réussit, avec 1 aide des indications scéniques, à imaginer le spectacle.Bruno Paradis, le directeur du Théâ-tre Ford, qui a mis en ondes des milliers de pièces radiophoniques, considère le réalisateur comme un intermédiaire entre l'auteur et le public, ou plutôt comme un interprète qui s exprime par le truchement d'autres interprètes, les comédiens.Le réalisateur est un interprète Pour Bruno Paradis, une pièce radio phonique représente une pensée qu il s'agit d interpréter par le jeu.Cette pensée, vérité universelle ou particulière, il s'agit de 1 incarner dans un décor sonore, dans une atmosphère, poétique ou réaliste selon le contexte, dans des personnages qui n ont que leui voix pour se poser dans 1 esprit de 1 auditeur avec leurs qualités morales et physiques, avec leur âme et leur corps.La littérature ici a moins d importance que le pouvoir de suggestion et une action simple compte plus que la multiplicité des développements, des intrigues ou des personnages.La bonne littérature au théâtre, c'est celle qui s'adapte aux conditions de la scène.On aurait tort de croire que les problèmes de décor, d atmosphère, d éclairage, de déplacement des personnages sont abolis du fait que I auditeur ne voit pas la scène.Chaque scène doit être située, chaque mouvement doit être ici suggéré et cela par les seuls moyens du son et de la voix.Et l'art de choisir le bruit qui résume un espace donné fait toute la différence entre une oeuvre vivante à la radio et une série de scènes détachées.Temps et rythme Un autre facteur qui conditionne la création des pièces radiophoniques c’est le temps.Les spectacles radiophoniques dépassent rarement une heure.Le réalisateur doit concentrer dans ce court espace de temps une action qui à la scène s'étendrait souvent sur une période beaucoup plus longue.Le rythme JACQUES LANGU1RAND Montherlant à la Revue Il existe une poésie de l'intelligence et Montherlant est certainement aujourd'hui l un de ses représentants.Dans son théâtre et dans ses romans, qui sont pour une bonne part des confessions, il a abordé tous les sujets, des plus graves aux plus quotidiens.Cet homme si divers et toujours lucide a déjà sa légende et c'est un personnage imaginaire que l’on nous présente d’ordinaire sous le nom de Montherlant.Les auditeurs du réseau Français auront l'occasion de mieux connaître l'auteur du Maître de Santiago.En effet, la Rente des Arts et des Lettres présentera, lundi, le 18 février, à 10 h.15 du soir, une interview de Jacques Langui-rand avec Montherlant.L'entretien s'ouvre sur La Vaille dont le Prince est un enfant, une pièce dont son auteur a décidé de retarder la représentation.Un * "Le Messager" de Bernstein sera entendu jeudi soir Flaubert avait esquissé dans des notes qui furent publiées après sa mort une théorie du rayonnement de l’amour.Un homme aime une femme et cet amour inspire à d'autres hommes un amour identique pour cette femme.L'auteur de Madame Bovary croyait expliquer ainsi le sentiment que des milliers d'admirateurs éprouvent pour une actrice.C'est un peu cette théorie du rayonnement de l'amour que le dramaturge Henry Bernstein reprend dans Le Messager, qui sera représenté, jeudi soir, 21 février, à 9 heures, au Théâtre Ford.Deux ingénieurs, isolés dans un petit poste de l'Afrique Equatoriale, se font des confidences au sujet des femmes qu'ils ont laissées à Paris.Le premier, Nicolas Dange est marié.Il a dû s'exiler quelques jours après son voyage de noces parce qu'il ne pouvait trouver de travail en France.Il y a déjà huit mois de cela et il lui reste autant de temps avant l'expiration de son engagement.Il parle de sa femme à son jeune ami, Gilbert Rollin, lui lit les lettres de l’absente, évoque pour lui les souvenirs de critique comme Gabriel Marcel le regrette parce qu'il juge que Montherlant a su traiter avec profondeur un sujet délicat : les amitiés dans un collège religieux.Montherlant nous expliquera sa décision et il reviendra souvent au cours de l'interview, sur son théâtre et le sens de son oeuvre.La Revue, comme à l’ordinaire, comprendra diverses chroniques sur le cinéma, la radio et l'activité littéraire.son grand amour.Peu à peu, Rollin, qui a vingt-trois ans, en vient à s'attacher à cette femme qu'il n'a jamais vue, à l’aimer à travers son ami, à attendre aussi ses lettres.Le mal est fait.Dange a maintenant un rival.Et, quand Rollin, atteint de la fièvre paludéenne, retourne en France, sa première visite est pour Marie Dange.Il va parler à la jeune femme de son mari, mais il ne tarde pas à trahir son amour.Et c'est l'adultère.Après une première faiblesse, Marie s'est ressaisie.Dans le jeune homme c'était son mari qu'elle avait cru retrouver, ou du moins l'amour de son mari transféré.Maintenant, elle a horreur de son acte.Dange, alerté par le ton des lettres qu'il reçoit de sa femme et de son ami, flaire un malheur et accourt en avion.Il surprend Marie et son ami dans un bar et comprend.Rollin tente de s'expliquer, mais Dange refuse de l'entendre.Le jeune homme, désespéré, court au suicide en retournant en Afrique contre l avis de son médecin et Marie reconquiert son mari quelle accompagnera dans un poste de la côte où il a permuté.Le Messager fut représenté pour la première fois à Paris, sur la scène du Gymnase, en novembre 1933.Il fut ensuite repris au cinéma avec Jean Gabin dans le rôle de Nicolas Dange et Jean-Pierre Aumont dans celui de Gilbert Rollin.Le découpage radiophonique du Messager a été préparé par Jeanne Frey.C'est une réalisation de Bruno Paradis.des événements doit être précipité et cependant, il est essentiel que l'auditeur ne soit pas dépaysé par des changements trop brusques.C'est ici que la musique joue un rôle de premier plan.Le travail du réalisateur comporte, on le voit, toutes les responsabilités, sinon tous les risques, de celui de son confrère des théâtres.Certes, il a l'avantage de pouvoir reprendre des pièces éprouvées.Mais outre que les oeuvres qui ont réussi à la scène ne se prêtent pas toujours au découpage ou à l'adaptation radiophonique, il reste ici.comme-ailleurs, que les meilleurs textes sont ceux qui ont été écrits directement pour la radio.Ce sont ceux que préfèrent les réalisateurs, mais cela ne dépend pas entièrement d'eux.Note biographique : Bruno Paradis est entré à Radio-Canada en 1941, mais il n’en était pas à ses débuts sur les ondes.Après des essais de toutes sortes, il 30—La Revue de l'actualité 0.13—En dînant ou interview CBJ—Ce que racontent les merles Textes sur la petite histoire par Mme Marguerite Aubin.00—Un homme et son péché MS—Métropole .30—Les Peintres de la chanson Cet ensemble de Québec interprète "Le joli petit nuage", "Dans vos yeux”, "Demain si la mer' et "C'est une chanson de jeunesse”.M5—Nos institutions politiques et 00—CBF—Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin '.35—CBF—L’Opéra de quat’sous ".50—CBV—Bonjour les sportifs .55—CBF—CBJ—Musique choisie H.00—Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Ici Philippe Robert 8.35—CBJ—Sur demande 9.00—Radio-Journal 9.05— Chansonnettes 9.15— CBJ—Çà et là 9.30— Le P’tit train du matin 10.00— Sur nos ondes 10.15— Chansonnettes 10.30— Entre nous, Mesdames Avec Michelle Tisseyre.10.45—Je vous ai tant aimé 11.00— Francine Louvain 11.15— La Métairie Rancourt 11.30— Les Joyeux troubadours 12.00— Jeunesse dorée 12.15— Rue principale judiciaires M.Jean-Charles Bonenfant, de Radio-Collège, nous parlera de la genèse d'une loi.8-00—Le Curé de village 8.30—La Chanson 57 9.00—Le théâtre Ford "Le Messager” d'Henri Bernstein.10.00— Radio-Journal 10.15—La Politique provinciale Radio-Canada accorde gracieusement cette période aux partis provinciaux pour leur permettre d'exprimer leurs points de vue.Ce soir, l'union nationale.10.30— Les aventures de Slim Callaghan D'après le roman de Peter Cheyney.Texte de Jean-Louis Laporte.11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— La Fin du jour Quatuor No 1 en fa.opus 18, (Beethoven) interprété par le Quatuor Budapest.CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions.12.30—Le Réveil rural Georges Bernier et ses chansons.12.59—Signal-horaire 1.00— Quelles nouvelles ?1.15— Radio-Journal 1.25—L'heure du dessert CBJ—BBC news 1.30— Tante Lucie 1.45— A l’enseigne des fins gourmets 2.00— Grande Soeur 2.15— Maman Jeanne 2.30— L'ardent voyage 2.45— Lettre à une Canadienne 3.00— Chefs-d’oeuvre de la musique "La Reine de Saba" (Goldmark): l'orchestre des Boston Pops.— "Mé-dée” (Samuel Barber); New Symphony Orchestra, direction du compositeur.— "La fille de Colchis” (Chavez) : l'orchestre symphonique de Mexico, direction du compositeur.4.00— Notre pensée aux malades 4.30— L’Heure du thé 5.00— La Cité des plantes M.James Kucyniak, de Radio-Collège.Sujet "Les terres qui tremblent”.5.15— Le Monde animal M.Louis-Philippe Audet, de Radio-Collège, a intitulé sa causerie: "La chanson du réveil avec Maître Serin”.5.30— Le 5 hres 30 CBF—Musique légère 6.00— Yvan l’intrépide CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.15— Radio-Journal 6.25—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC news 6.30— La Revue de l’actualité 6.45—Le Bulletin du ski Kingsbeer 7.00— Un homme et son péché 7.15— Métropole 7.30— Initiation à l’orchestre M.Roland Leduc, de Radio-Collège, nous parlera des trompettes, des trombones et du tuba.8.00— Béni fut son berceau 8.30— Nouveautés dramatiques 9.00— Aux rythmes de Paris Lucille Dumont et l'orchestre de Maurice Durieux.7.00— CBF—Radio-Journal 7.05— CBF—L’Opéra de quat’sous 7.30— CBF—Radio-Journal CBV—Badinage musical CBJ—Réveille-matin 7.35—CBF—L’Opéra de quat'sous 7.50—CBN’—Bonjour les sportifs 8.00— Radio-Journal 8.10—CBF—Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—CBC News 8.15— Elévations matutinales 8.30— Rythmes et mélodies CBJ—Sur demandes 9.00— Radio-Journal 9.05— Fantaisies 10.00— Tante Lucille 10.15—Les plus beaux contes 10.30— Musique variée 11.30— Boîte à musique 11.45—Mélodies 12.00— Musique légère 12.30— Le Réveil rural M.Roch Delisle, I.F., nous parlera de l'érablière.12.59—Signal-horaire 1.00— Piano CBJ—La Voix agricole du Saguenay 1.15— Radio-Journal 1.25—Intermède CBJ—CBC news 1.30— Chansonnettes CBF—Les Amis de Fart 9.30—Carie Blanche 10.00— Radio-Journal 10.15—Robert Speaight Causerie sur André Gide.10.30— Musique de chambre 10.30— John W.Clarke, organiste Introduction, Passacaille et Fugue en mi bémol mineur (Healey Williams) "Prière" (Conrad Bernier) — "An Easter Parade" (Arthur F.gcrton).1 1.00—Adagio CBJ—CBC’ News et intermède 11.30— La Fin du jour "La Bonne chanson” (Fauré) : Charles Panzéra, baryton.— Chansons de Bilitis” (Debussy) : Maggie Teyte, soprano.CBJ—Fin des émissions 12.00— Fin des émissions.2.00- —L’Opéra du Metropolitan "Elektra” (Richard Strauss): Elizabeth Hoengen, Astrid Varnay, Set Svanholm et Paul Schoeffler.5.00- —L’Heure du thé 5.45—CBJ—La revue des sports 6.00- Beau temps, mauvais temps 6.15—Radio-Journal 6.25 -Chronique sportive CBV—Intermède CBJ—Le Progrès du Saguenay 6.30— L’Orchestre symphonique de la NBC Direction : Guido Cantelli.7.30— A travers le temps Trois sketches inédits sur un même thème "La foi”.Les auteurs : Clément Lockquell, Anne Hébert et Gérard Martin.8.00- Baptiste et Marianne Monique Leyrac.Jacques Normand et l'orchestre de Henry Matthews.8.30— Le Magazine des sports 9.00- —Radio-Journal 9.05—Radio-hockey Michel Normandin décrira la joute entre le Chicago et les Canadiens.10.30— Musique d’orgue 11.00— Adagio CBJ—CBC News et intermède 11.30— La Fin du jour "Carnaval” (Schumann): l'orchestre de l'Opéra royal de Covent Garden sous la direction de Hugo Rignold.CBJ—Fin des émissions 11.57—Radio-Journal 12.00— Fin des émissions.Le vendredi, 22 février Le samedi, 23 février Le réseau Français est formé des postes suivants (un * astérisque indique ceux qui appartiennent à Radio- Canada) : ?CBF Montréal 690 Kc/s ?CBV Québec 980 Kc/s •CBJ Chicoutimi 1580 Kc/s CHAD Amos 1340 Kc/s CHGB Stc-Anne-de-la- Pocatière 1350 Kc/s CHLT Sherbrooke 900 Kc/s LES POSTES DU RÉSEAU FRANÇAIS CHNC New Carlisle 610 Kc/s CJBR Rimouski 900 Kc/s CJEM Edmundston N.B.1230 Kc/s CJFP Rivière-du-Loup 1400 Kc/s CKCH Hull 970 Kc/s CKLD Thetford-Mines 1230 Kc/s CKLS La Sarre 1240 Kc/s CKVD Val D'Or 1230 Kc/s CKRN Rouyn 1400 Kc/s (fréquence modulée) •CBF-FM Montréal 95,1 Mc/s CJBR-FM Rimouski (ondes courtes) 99.5 Mc/s ?CBFW Montréal 49 m.26 ?CBFZ(') Montréal 19 m.75 (') ou l’un des postes suivants ?CBLX Montréal 19 m.88 ?CBFA Montréal 25 m.51 ?CBFL Montréal 25 m.60 ?CBFR Montréal 31 m.51 •CBFO Montréal 31 m.15 ?CBFX Montréal 31 m.22 ?CBFY Montréal 25 m.63 De plus quelques-unes des émissions du réseau Français sont enregistrées et retransmises par les postes : ?CBE Windsor, Ont.1550 Kc/s CFCL Timmins, Ont.580 Kc/s CHNO Sudbury, Ont.1440 Kc/s CKSB St-Bonifacc, Man.1250 Kc/s ?CBK Saskatchewan 540 Kc/s CHFA Edmonton, Alta.680 Kc/s Pag# 8 LA SEMAINE À RADIO-CANADA Radio-Canada a exprimé les sentiments de la multitude à la mort du Roi La nouvelle île la mort du roi Georges VI parvenait à la salle des dépêches du réseau Français, le mercredi, 6 février, à 5 h.45 du matin.Elle était communiquée aux auditeurs dès la reprise des émissions et, aussitôt, la direction du réseau contre'mandait toutes les émissions commanditées.Pour cette journée de grand deuil, on fit alterner des émissions de musique, des bulletins de nouvelles, des causeries et, dans la soirée, une série de programmes spéciaux.Radio-Canada mobilisa son personnel et ses meilleurs musiciens pour offrir des programmes d'une haute tenue.En quelques heures.Jean Beaudet réunit un orchestre à cordes et quatre solistes pour exécuter le Ch.nU éléniaque de Beethoven.l'ne heure plus tard, Roland Leduc dirigeait la Symphonie funèbre de Giovanni Paisiello et, à la fin de la soirée, Françoise Aubut-Pratte donnait un récital d'orgue.Des entretiens avec André Gide Les adversaires de Gide sont aussi convaincus que ses amis sont ardents.Mais tous admettront qu’on ne saurait rien comprendre à l’évolution de la littérature contemporaine sans tenir compte de l’influence de cet écrivain qui a battu tant de chemins.Le comédien et écrivain Robert Speaight, qui a connu Gide, en évoque la présence en analysant le livre récent de Claude Mauriac : Conversations atec André Gide.On entendra cette causerie au réseau Français, vendredi, le 22 février, à 10 h.15 du soir.Robert Speaight trouve beaucoup de choses à admirer dans l’oeuvre et la vie de l’auteur du Journal, mais, comme il s est lui-même converti au catholicisme, il ne cache pas qu’il aurait aimé voir Les mêmes mesures furent prises le lendemain de la mort de Sa Majesté et, dans les jours qui suivirent, l’événement entraîna d’importants changements à l’horaire.Dans la matinée de mercredi, on invita Marcelle Barthe à parler du roi quelle avait suivi dans son voyage au Canada, en 1939, et de la nouvelle reine quelle eut souvent l’occasion de voir, l’automne dernier.Voici quelques extraits de la causerie de l’auteur de Lettre à une Canadienne : "Notre aimable souverain est décédé dans le silence de la nuit, comme il aurait peut-être voulu vivre — sans bruit.Il a régné pendant quinze ans et un mois sur l’Angleterre et le Commonwealth.Jamais, au cours de ce siècle, couronne fut-elle plus lourde à porter! L’héritage qu’il lègue au monde entier est un exemple de dignité, de discrétion.de courage et d’humanité.A son peuple et au Commonwealth, il laisse une reine : Elizabeth, vers qui se diri- A la première représentation de l’opéra Elektra de Richard Strauss, le 25 janvier 1909.à Dresde, un critique écrivit ce qui suit : "C’est une prodigieuse orgie de voix et d’instruments dans laquelle on ne trouve rien de ce qui s’appelle musique et de plus, ce que Strauss exige des chanteurs et des instrumentistes est tout à fait surhumain, tant au point de vue physique que mental.Les merveilleux effets imitatifs de l’orchestre vous glacent d’effroi et sont désagréables au suprême degré.Par chance pour les auditeurs, l’oeuvre n’est pas trop longue car, autrement, elle agirait sur les nerfs." Livret de Hofmannsthal Elektra, opéra en un acte de Richard Strauss sur un livret de Hofmannsthal, sera l’oeuvre à l’affiche du Metropolitan Opera, samedi, à 2 heures de l’après-midi.une pensée aussi riche déboucher sur un plus vaste horizon.Quant au livre de Claude Mauriac, il nous livre le récit de nombreuses rencontres avec Gide.Plusieurs pages sont consacrées à la visite que l’auteur de L'Immoraliste rendit à François Mauriac quelque temps avant la guerre.Robert Speaight insistera longuement sur les conversations entre les deux célèbres écrivains qui le conduiront à évoquer le problème religieux.gent aujourd'hui les sentiments affectueux de sympathie, de respect de la part de tout son peuple et de ceux que l’histoire lie à la Couronne d Angleterre." Marcelle Barthe évoqua ensuite la figure de cette jeune reine de 25 ans qui nous visitait récemment avec son époux, le prince Philippe.Souhaitant que le règne qui commence soit aussi brillant que celui de la reine Victoria, elle ajoute : "Puisse aussi qu'une couronne féminine soit de bon augure pour un monde de paix et de bonheur.Si la femme ne donne pas sa vie pour la patrie comme le soldat, elle meurt en son coeur chaque fois qu’expire un fils sur le champ de bataille.La femme est ennemie de la guerre.Les sentiments de douceur et de paix, caractéristiques de la femme, puissent-ils.par l'entremise d’une reine, être assez puissants pour jeter sur le monde un esprit de calme et de sécurité.Dans le rôle-titre, on entendra le soprano Astrid Varnay.Les rôles de Cly-temnestre, d'Egiste et d’Oreste seront tenus par Elisabeth Hoengen, Set Svan-holm et Paul Schoeffler.De nos jours, Elektra occupe une place permanente dans le répertoire lyrique.Si les représentations n'en sont pas extrêmement fréquentes, il faut dire que les interprètes capables de maîtriser une partition aussi difficile sont très rares.Conversion de la critique La critique aussi se montre, de nos jours, plus compréhensive envers une oeuvre dont la puissance dramatique n’a d’égal que la richesse de la partition d’orchestre.Lawrence Gilman, par exemple, écrit que "le personnage d’Elek-tra est une magnifique conception et que l'oeuvre toute entière laisse une impression de grande beauté.Plusieurs de ses pages sont d'un pathétique qui ne manque pas de sincérité ni de noblesse.” Elektra fut le point de départ d'une étroite collaboration entre Strauss et Hofmannsthal qui donneront des oeuvres comme Le Chevalier à la Rose, Ariane à Naxos et Hélène en Egypte.Le sujet d Elektra est évidemment inspiré du drame de Sophocle, dont beaucoup de dramaturges se sont servis.Hofmannsthal et Strauss en ont tiré une oeuvre très homogène d’une rare puissance dramatique."Vive Elizabeth II ! Vive la Reine !" Astrid Varnay et Elisabeth Hoengen dans "Elektra" de Richard Strauss LA SEMAINE À RADIO-CANADA DU 17 AU 23 FÉVRIER 1952 JEAN-PAUL J F.ANNOTEE Un récital de Jean-Paul Jeannotte Le jeune ténor canadien Jean-Paul Jeannotte remportait récemment un grand succès à Montréal alors qu'il présentait un récital avec le concours de Jeanne- Landry, pianiste.La critique fut unanime dans ses éloges à l'endroit du jeune chanteur; le félicitant pour le choix excellent des pièces au programme et pour son interprétation raffinée.Au prochain Récital du dimanche matin de Radio-Canada, le 17 février à 10 h.30, Jean-Paul Jeannotte et Jeanne Landry seront de nouveau réunis pour interpréter des oeuvres de Caccini, Buo-noncini, Mahler, Ravel et Louis Beydts.On entendra Amarylli, de Caccini, De h pui a me non t ascondete, de Buo-noncini; I To die schoenen Trompetcn bias en et Rheinlenendchen, deux mélodies du cycle Des Knaben Wunder-horn de Gustav Mahler; Sainte, sur un poème de Stéphane Mallarmé, de Ravel et Ronsard à son Ame également de Ravel.Pour terminer, il chantera, pour la première fois au Canada, Le coeur inutile, un cycle de six mélodies de Louis Beydts, compositeur français qui vient d’être nommé à la direction de l Opéra-Comique de Paris.Ce programme saura mettre en valeur les qualités d'interprétation et la versatilité du jeune chanteur canadien.Il sera intéressant d’entendre le cycle de Louis Beydts, que M.Jeannotte a connu intimement lors de ses séjours à Paris alors qu’il étudiait avec deux maîtres réputés, Pierre Bernai et Gérard Souzay.SERVICE DE PRESSE ET D'INFORMATION C.P.6000 MONTRÉAL MAITRE DE POSTE : Si non réclamée, s'il vous plaît retourner après cinq jours.
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