La semaine à Radio-Canada, 7 mars 1959, samedi 7 mars 1959
LA SEMAINE A R A O I O - CAN A O A Le 7 mars 1959 Vol.IX.no 23 (10c) CBFT Montréal CBOFT Ottawa CKTM-TV Trois-Rivières CJBR-TV Rimouski CHLT-TV Sherbrooke CKRN-TV Rouyn L J L mmmmm Le réseau français de télévision par Jean Saint-Georges, délégué de Radio-Canada auprès des postes privés En télévision, c'est maintenant devenu un lieu commun de dire que nulle part au monde les progrès ont été aussi rapides qu'au Canada.Récapitulons : nulle part au monde, sauf aux Etats-Unis.y a-t-il une production aussi intensive d'émissions en studio Nulle part au monde, sauf aux Etats-Unis, y a-t-il autant d'émetteurs.Nulle part au monde, sauf aux Etats-l'nis et en Grande-Bretagne, y a-t-il autant de récepteurs.Nulle part au monde, sauf aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, ht télévision atteint-elle une aussi grande proportion de la population.Nulle part au monde a-t-on un réseau micro-ondes aussi vaste qu'au Canada.Et.pour ce qui est du français, nulle part au monde, et cela comprend la France, la Belgique, la Suisse et le Luxembourg, la production est-elle aussi volumineuse et variée qu'au Canada français.Enfin, nulle part au monde, cela s'est-il réalisé aussi rapidement.Le mérite de pareille réussite ne revient pas uniquement à Radio-Canada.Pareil progrès aurait été irréalisable sans le concours nécessaire de l'entreprise privée.Là comme dans tellement d'autres domaines, le Canada a dû recourir à sa formule traditionnelle du compromis.Un réseau entièrement étatisé était sans doute réalisable en principe, mais il n'est pas certain que les Canadiens auraient accepté pareil régime et le budget qu'il aurait fallu y consacrer.D'autre part, un réseau bilingue, entièrement privé, n'aurait pas été économiquement viable, non plus qu'en radio.Trois commissions royales et plus d'une quinzaine de comités parlementaires l'ont démontré de toute évidence.Collaboration eiiicace Restait la seule solution logique : une collaboration des deux éléments.La formule était-elle bonne ?l es résultats sont probants.Aujourd'hui, en moins de sept ans.quelque 60 stations desservent 90% de la population dans une ou l'autre langue.Plus de 80Q de ces stations appartiennent it l'entreprise privée.A diverses reprises devant ces commissions d’enquête et autres, les stations privées ont admis quelles n'auraient pu se fonder sans le concours assuré du réseau national, tandis que Radio-Canada n'aurait pu rayonner sur tant de Canadiens sans le débouché indispensable des antennes privées.Place de prédilection Au sein de la télévision canadienne, le réseau français occupe une place de prédilection.Par la force des cir- constances, Radio-Canada s'est vue obligée d'avoir recours à peu près uni quement à ses propres ressources pour programmer en concurrence du réseau anglais et des réseaux américains.Aujourd'hui.les quelque 125 émissions en direct que ce réseau fournit en moyenne toutes les semaines font en core l'étonnement des visiteurs étrangers.Bon nombre d'entre elles peuvent soutenir la concurrence avec quelque émission que ce soit, ce qui est un hommage direct non seulement aux qualités techniques de la production.mais aussi au calibre élevé des artistes du Canada français.Progrès rapides A ses debuts, soit a la fin de l'été de 1952.le réseau français se résumait à peu : une station bilingue à Montréal.En moins de six ans.la télévision française allait rayonner non seulement sur la majeure partie du Québec, mais elle débordait les frontières provinciales, ce que la radio n'avait pu réussir aussi rapidement.Les postes du réseau Aujourd'hui, les émissions françaises qui sont presque toutes réalisées dans les studios de (BEL.Montréal, sont également transmises, en direct, par les stations suivantes : CBOET.Ottawa, (la seule station, outre ( BEI.appartenant a Radio-Canada ) ; CHLT-TV.Sherbrooke: ( KTM-TV, Trois-Rivières; CECM-TV.Québec: CkRS-TV.Jonquière: CJBR-I'V.Rimouski: CKBL-TV.Matane.Dans quelques jours.CkRN-TV, Rouyn.qui transmet ces mêmes émissions sur film depuis 15 mois, sera à son tour relié directement à Montréal.Plus tard, cet été, ce sera au tour de CHAI -TV.New Carlisle, de commencer ses émissions et transmettre le réseau français sur film, en attendant le raccordement, un an plus tard.Vers la Noël, si une demande incessante de Radio-Canada est approuvée, deux autres antennes diffuseront l'image française : l'une à Moncton, au Nouveau-Brunswick et l'autre à Winnipeg-Saint-Boni face.En outre de ces stations de langue française, plusieurs postes anglais ont réclamé et diffusent du français, no- .11 i\ S AIN T-GEO RG ES tamment CK I -TV, rimmins, Ont.: ( kSO-TV.Sudbury, aussi en Ontario et CBW F.Winnipeg, au Manitoba.A l’occasion, des émissions françaises ont également été retransmises par les stations de North Bay et Sault-Sainte-Marie, en Ontario et Prince-Albert.en Saskatchewan.Enfin, signalons que plusieurs postes affiliés se sont adjoint des satellites.tels que ceux de Clermont et Estcourt.dans le Québec, et Elk I ake.kapuskasing et Elliot Lake, en Ontario.I a majorité des affiliés, on le voit, sont raccordés à Radio-Canada au moyen de circuits micro-ondes, sans qu'il leur en coûte un sou.De plus, lorsqu'il s'agit de retransmettre des émissions commanditées, les postes privés reçoivent une rétribution fondée sur le nombre de foyers téléviseurs qu'ils atteignent.Les émissions Comme c'est la pratique courante en Amérique du Nord, les affiliés d'un réseau sont tenus de retransmettre un certain nombre déterminé de programmes.Au réseau français, ce chiffre atteint une trentaine d'heures par semaine.Mais, en réalité, tous les postes en réclament et en reçoivent davantage, gratuitement.Pendant les autres périodes, chaque station inscrit les émissions locales qui lui conviennent et.à l'occasion, fournit même des programmes au réseau, (par exemple.A la Porte Saint-Louis).Radio-Canada s'attend que ses affiliés pourront collaborer encore davantage, dans un prochain avenir, a la programmation générale.Les rapports entre Radio-Canada et les postes affiliés sont quotidiens et cordiaux.En outre, deux fois par année, des réunions générales réunissent des représentants des deux éléments pour discuter les problèmes communs et établir l'horaire des deux grandes saisons.La prochaine réunion du genre aura lieu le vendredi.20 mars.l a dislocation de l'horaire régulier que les circonstances ont amenée ces dernières semaines a démontré hors de tout doute le rôle de premier plan que le réseau de Radio-Canada joue au sein de la population de langue française.JUSQU'A WINNIPEG.Certaines émissions dit réseau français sont presentees a la population de l'Ouest canadien par l'entremise du poste CBWT de Winnipeg, dont on aperçoit ci-haut l'édifice et l'antenne.CHWT transmet ces ffillü y >' S *LLU J-i-fa b UJ LUI.il LL nil i J-UL- i lJ l-l- Ulttt iWiWinfjw émissions au moyen de kinescopes qu'il reçoit de CBFT LA SEMAINE A RADIO-CANADA ; lui mm.¦ - Ml • — •ji\ i 1 • «ri/fc*;-** Wf f x - i gw l.f,l _f'f*/ '* *’* '« ¦ ar '•waff* »>¦ «risiafnisiK in k% - *1 —MM *» mSjfiÉÉÉftaa Mnr HH I //
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.