La semaine à Radio-Canada, 18 janvier 1964, samedi 18 janvier 1964
ïSjJj^SSjÿf* •s I : lu 18 au 24 i anvier 1964 / Vol.XIV, no 17 Le Dossier de Chelsea Street " / Voir p.2 ¦ C'est une oeuvre assez étrange que ies habitues de Theéitre d'une heure verront, le dimanche 19 janvier à 8 h.30.au réseau français de television de Radio-Canada.bile est signée Walter Weideli et elle a pour titre te Dossier de Chelsea Street.Comme les tragédies classiques elle respecte l'unité de temps, de lieu et d'action et elle n'exige en outre que trois interprètes.Son auteur fait preuve d'originalité au depart, c'est le moins qu'on puisse dire.Qui est Walter Weideli ?Un journaliste suisse, originaire de Zurich, aujourd'hui rédacteur en chef du supplément littéraire au Journal de Genève.Quelques amateurs de théâtre européens connaissent Weideli comme auteur d'un essai sur le metteur en scène et dramaturge allemand Bertolt Brecht.Lors d'une interview avec un “le dossier de chelsea street”: un homme est accusé de la mort de son jeune fils reporter de la revue parisienne Télé 7 jours, juste avant que la R I .b.ne présente sa pièce aux téléspectateurs français.Walter Weideli déclarait : « Je me suis amusé à résoudre un problème technique : trois personnages.un seul décor et une action intériorisée.A un moment je m'occupais, pour mon journal, de ce qu'on appelle chez nous la locale, c'est-a-dire des faits cli-vers.C'est ainsi que j'ai été amené à m'intéresser au cas d'un père qu'on avait momentanément soupçonné d'avoir tue son enfant.Mes collègues et moi.nous nous interrogions longuement sur les mobiles de cet acte, tout en menant notre enquête.J'ai essayé de faire une pièce avec ça.Comme il s'agissait de télévision, j'ai choisi la forme policière, plus accessible au grand public.L'action se déroule a Londres en 1927.Pourquoi ?Parce que c'est une époque que j'aime bien celle du surréalisme, îles révol tes bizarres.îles grandes poussée de fièvre intellectuelle.e aussi parce que j'aime bien avoi un certain recul par rapport ai présent.» 1 e thème de la piece ?À deu semaines des élections, Georg Steward, le gendre du politiciei White, est accuse d’avoir provo que la mort de son jeune fil par empoisonnement au veronal bst-ee un crime ?Une négli gence ?Un accident?le poli cier chargé d'instruire le dossie George Steward, domicilié a 14 ( helsea Street a Londres.essa\ de comprendre ce qui s'est passe Au moment où le rideau s< lève, l'interrogatoire de George' Steward dure déjà depuis des heures.Pour la 10e fois peu -être l’accusé raconte au policii Page 2 LA SEMAINE À RADIO-CANAC i version du drame.À ce drame.la mort du petit John, nuis ans.l'inspecteur cherche des motifs politiques.Steward, architecte idéaliste, ne déteste-t-il is secrètement son heau-père.olitieien opportuniste ?N'a-t-il pas cherché a lui nuire en créant n monstrueux scandale tout juste avant les élections ?Kn let.tout oppose les deux homes : conception de la vie.sens es valeurs, condition sociale, fortune, etc.ht la femme de ( icorge n'est-elle pas.avant tout, la filîe de Mr.White ?Sur ce fond ténébreux.Walter Weideli a dessine trois figures de premier plan qui.tout au long sa pièce, tentent désespérément de trouver la lumière.Il : l'accusé : George Steward.Il I jeune.Il a des lettres et de leal.Mien qu'il soit architecte, a condition sociale est plus que modeste.En fait, l’interrogatoire laisse entendre, à un moment donné.que lui et sa femme vivaient en partie des subsides offerts plus ou moins généreusement par le beau-père.George a-t-il tué ?Naturellement, il nie.Pourtant, même si la mort de l'enfant n'a pas eu de témoins, tout accuse le père.En face de George, un policier.I ne sorte d'être frusté et sans manières, balourd et brutal.Peut-être pas mauvais au fond mais obnubilé par la lettre de la loi et qui ne s'embarrasse pas des nuances de l'esprit.Aux arguments que lui apporte George.il répond dans le style abruti, par exemple lorsqu’il lui dit : « Si Londres vous plaît pas, qu'est-ce que vous attendez pour filer aux colonies ?» Le troisième personnage : un véritable policier de comédie et qui se prend terriblement au sérieux.Celui-là n'aime pas la manière forte.Au contraire, il est doucereux, onctueux, suave à force de patience, de logique et de feinte indifférence.Il a une certaine culture.Il connaît les poètes et il joue le jeu des salons littéraires avec George.Sous des apparences de policier d'opérette, cet inspecteur cache un homme de métier qui réussira, probablement plus vite que son collègue, à faire éclater toute la vérité.On verra dans les trois uniques rôles de la pièce de Walter Weideli : Robert Gadouas ( l'accusé), Guy Provost (le policier brutal ) et Gérard Poirier ( le policier raffiné).Le Dossier de Chelsea Street sera réalisé par Jean Faucher dans des décors d'Aras, avec des costumes de Pierrette David.18 AU 24 JANVIER 1964 Page 3 “l’heure du concert” du 23 janvier présente “il tabarro”, opéra de puccini dirigé par ernesto barbini K .S I e jeudi 23 janvier à 9 h.¦d) du sim, / Heure du concert présentera l’opéra II Tuluirro oeuvre en un acte de Ciiaconu' Puccini.mis en scène par Jacque ! étourneau et réalisé a la télévision par Pierre Morin.I es lecteurs se souviennen peut-être qu// /abarro appa tient à un triptvque d’opéras ai un acte que le Service îles ém sions musicales de Kadio-C anaa i a eu I heureuse idee de mett ¦ cette année au programme tie - //< urt du ' t tnt t rt.I >éjà, le novembre dernier, les téléspe.leurs ont eu l’occasion de se divertir lors de la représentation premier ouv rage, (iiaimi Si lia ( et te lois, avec II I abarro.\ seront en presence d’un di m où les éléments pittoresques et poétiques de la vie quotidien soutiennent le lyrisme de l ot vre musicale.M Page 4 LA SEMAINE À RADI' I c sujet d'll Taharro fut trou-pur Puccini dans un texte de rivain français Didier Ciold iule la HouppehauU et pu-en 110.I e livret italien que n entendrons est de Giuseppe uni.Puccini mit plusieurs an-s à en écrire la musique, y portant sans cesse des modifions.1.'opéra ne fut terminé n 1916, et sa première re-cntation eut lieu au Metro-i nan Opera tie New à ork en .inbre 1918.e sujet d7/ Taharro est une ¦ 'ire sordide qui se passe sur péniche amarrée aux quais la Seine, à Paris, au debut du le.l e patron de la péniche.\ .h e 1 e.se rend compte qu'il pi d l'amour tie sa jeune fem-m Ciiorgetta, depuis que son ba-K est arrivé à Paris et qu'il a :agé comme débardeur le p I uigi.un gars tie Belleville.! rappelle a Ciiorgetta son en-¦ vécue dans les faubourgs i Paris ; ces souvenirs les font nir amoureux l'un de I au-l ne nuit oil I uigi viendra mire Ciiorgetta sur la peni-il trouvera Michele sur son c' iin.Au cours de la scène d extrême violence, le patron clera son débardeur qu'il ra sous sa houppelande.I ra sc termine sur une note eur lorsque Michele decou-sa femme qui vient trouver imant le cadavre qu'il en— et qu'il veut quelle em- br e.roule sur l'eau.La musique de Puccini apporte à ce mélodrame, somme toute assez faible, toute sa force de tragédie.On entend au loin le mugissement lugubre tics sirènes de bateau : on assiste à la sonnerie du couvre-feu tlans la caserne voisine, tandis que les cloches sonnent les heures qui ne reviendront plus.Dans un décor typiquement 19,')) imaginé par Aras, cette anecdote tragique sera chantée par Napoléon Bisson (Michele).Joan Patenaude (Ciiorgetta) et Jean-Louis Pel 1erin (Luigi).A ces trois principaux acteurs se joignent André Lortie.Yoland Gué-rard.Fernande Chiocchio, Yvon Coutu.Claire Grenon-Masella et Laurent Guilbert.Les choeurs sont formés de six voix de soprano qui jouent les rôles des midinettes, de six voix de ténor et de six voix de baryton qui se partagent les rôles des débardeurs et des passants.La distribution est complétée par quelques comédiens.De même que le réalisateur Pierre Morin a voulu pour garder toute la musicalité de l’oeuvre conserver le texte italien de préférence à toute traduction française, de même il a confié la direction de l'orchestre à un chef italien, le maestro Hrnesto Barbi-ni qui a une longue carrière de directeur d'opéras, tant en Italie qu'à New York et à Toronto où il réside actuellement.A la préparation de cette Heure du concert ont aussi participé Pierre Mercure, Gabriel Charpentier et Roger Morin.Noël Bisbrouck ns cette atmosphère lourde proches et de violence, cir-néanmoins tics airs de chantes par tics midinct-s mélopées d'orgue tie bar-t de chanteurs des rues et le clapotis de l'eau contre iland.L’orchestre rappelle minent que l'action se dé- AU 24 JANVIER 1964 Page 5 ¦ C'est dans un magnifique décor reproduisant une maison de st\le canadien que Nicole Germain, Anne-Marie Malavoy.Jean-Paul Jeannotte et Jeanne Landry s’adressent aux téléspectatrices du réseau français de Radio-Canada, tous les mercredis à 3 h.30.Ln effet, le décorateur Jean-Paul Denis a donné à l'émission le Temps de vivre le cadre intime d'un foyer que toute femme voudrait sien pour y recevoir ses invités.C'est là que « Madame reçoit » tous les mercredis après-midi.Madame, on le sait, c’est Nicole Germain.Le décorateur a aussi exécuté un salon de musique où Jean-Paul Jeannotte.accompagné de Jeanne Landry, se sent à l'aise pour interpreter des airs anciens.Le Temps de vivre est une émission de détente un moment où on peut oublier les soucis dans un décor accueillant, on vous invite, madame, à vous divertir, à vous cultiver ou simplement les tâches trop pratiques.C ette demi-heure hebdomadaire dont les textes sont de Claude Lacombe.est un véritable « don d’imprévoyance ».On y goûte les joies gratuites de la vie: on s'v renseigne sur l'art, les lettres, les sciences, la musique.On a vraiment l'impression d’arrêter le temps pour enfin vivre pleinement les minutes qui passent.L'aspect humain des êtres y est souligné, et la beauté baigne choses et gens.Si tout cela n'a rien de sensationnel, c’est quand même la meilleure façon de faire comprendre aux maîtresses de maison qu'elles n'ont pas pour seul lot la lessive et le soin des enfants, mais qu'elles aussi sont appelées à se cultiver.à se divertir, à s'enrichir par des loisirs intelligents.Sous forme d’interviews ou de reportages, l'une des chroniques de l'émission a pour cadre les domaines très vastes de l'activité artistique, sociale ou autre.Ainsi, le mercredi 22 janvier, les téléspectatrices pourront assister à un reportage sur un atelier d’art groupant plusieurs artistes de disciplines différentes.Il s’agit de l'atelier de ( lande I héberge oii sculpteurs, peintres, dessinateurs.potiers, céramistes travaillent ensemble.I n exemple concret nous sera donné de cette collaboration entre artistes et artisans : nous pourrons assister, par le film, à la création d'une « murale » de céramique, depuis sa commande par un architecte jusqu'au moment de l'installation.On sait que.de plus en plus, les architectes travaillent en collaboration étroite avec sculpteurs, peintres et décorateurs ce qui.dans la forme actuelle de l'architecture.donne des résultats Page 4 LA SEMAINE A RADIO-CANADA très satisfaisants.Claude Thé-berge sera l'invité de Nicole Ciermain à qui il expliquera pour le bénéfice des téléspectatrices, les différentes phases de l'élaboration de la « murale » en question.La deuxième chronique de l'émission le Temps de vivre est tenue par Anne-Marie Malavoy, qui commente un livre qui lui a particulièrement plu.Comme le souligne la réalisatrice Madeleine Matois, Anne-Marie Malavoy ne pose aucunement en spécialiste.non plus qu'en critique.Hile se contente de recommander la lecture d'un livre qu'elle vient elle-même de lire, tout en en faisant une brève analyse.l e 22 janvier, les téléspectatrices entendront commenter le Temps d'un soupir d'Anne Phi-lipe.veuve de Gérard Philipe.Ce livre, qui est un livre d'amour émouvant et plein de douceur, a été conçu au temps où Anne Philipe savait que son mari était perdu.La plupart du temps, Anne-Marie Malavoy parle de livres positifs, dynamiques.Pour ce faire, elle puise dans les littératures anglaise, israélite, arabe, aussi bien que dans la littérature française.Anne- M arie Malavoy, qui lit deux ou trois livres par semaine, a toujours recherché dans la lecture, un apaisement; c'est pourquoi elle suggère à la femme surmenée de puiser, dans les heures de recueillement qu'apporte la lecture d'un beau livre, la paix intérieure, le calme quelle chercherait en vain dans des loisirs plus bruyants.Une autre façon de se détendre dans la beauté est d'écouter Jean-Paul Jeannotte chanter des mélodies anciennes, des airs français, du folklore, des lieder.Accompagné au piano par son accompagnatrice attitrée Jeanne Landry, qui vient expressément de Québec où elle enseigne, Jean-Paul Jeannotte interprète tour à tour Mozart, Schubert, Schumann, Purcell.Manuel de Falla.Fauré, Reynaldo Hahn, Debussy.Roussel, avec la sensisibilité.la tonalité merveilleuse qu'on lui connaît.Parler de son immense talent d'interprète, de sa voix mélodieuse ne donnerait qu'une faible idée du chanteur accompli qu'est Jean-Paul Jeannotte ; il faut plutôt se recueillir et l'écouter.C'est ce que font les téléspectateurs.tous les mercredis à 3 h.30, en prenant le Temps de vivre.Marguerite Beaudry-Béchard DU 18 AU 24 JANVIER 1964 Page 7 “affaires publiques” : une rencontre d’opinions très différentes sur une question controversée ¦ Dimanche soir, li) heures, l e réseau français de télévision de Radio-C anada présenté Affaire* publiques.I animateur Raymond C harelte.toujours très digne, très sérieux avec parfois tout juste le sourire ou la pointe d'humour qu'il faut pour détendre les esprits, présente .u\ téléspectateurs le ou les invités de l'émission.( "est un ministre, un journaliste.un homme d'affaires, un banquier, un diplomate, un Canadien de vieille souche ou un étranger de marque, (est toujours un homme bien au fait d'un problème qui tient l'opinion publique en haleine.Comme nous l'explique le réalisateur de la série Max Caco-pardo : « I es affaires publiques, c'est très vaste.Règle générale, on entend surtout par affaires publiques tout ee qui concerne la politique.Pourtant, nous ne consacrons guère de temps à I i politique internationale.Parce que les grands problèmes internationaux ne passionnent p is les auditoires canadiens.Nous nous attachons plutôt aux questions qui touchent de près l'intelligence et la sensibilité de nos compatriotes.I ne autre règle que nous observons scrupuleusement, c'est celle de l'objectivité.Quand nous présentons une discussion, une table ronde, un entretien à deux ou à quatre, voire une con- Page 8 LA SEMAINE A RADIO-CANADA férence de presse, surtout sur des sujets très controversés, nous nous arrangeons toujours pour que les téléspectateurs voient les deux côtés tie la médaille.I n d'autres mots, nous invitons toujours des personnalités d’opinions différentes sur la même question.Il faut que chaque rencontre devienne une amicale prise de bec et non pas le verdict personnel de Monsieur X sur la question exposée.« Voilà pourquoi, depuis le début de la saison, nous avons invité à Affaires publiques, à la même émission : MM.Jean-Marc Léger.Jean-I.ouis Gagnon, Tim Greery et Jacques Parizeau pour discuter, à la suite des propos de Malraux, la politique de collaboration entre la France et le C anada.Dans le même esprit, nous avons invité avec René Lévesque.ministre des Ressources naturelles du Québec.André Laurendeau.journaliste, et Léon Dion, sociologue, pour discuter les grands problèmes de l'heure au Québec.« Nous avons organisé au début de décembre une table ronde sur les problèmes de la jeunesse délinquante.À cet effet, nous avions comme invites M.Jacques Selosse, vice-président de l'Association internationale des éducateurs des jeunes inadaptés.Notre invité français a discuté avec des éducateurs canadiens tels que M.Gilles Gendreau, directeur de Boscoville; le R.P.Julien Beausoleil, e.s.v.et Mme Colette Beaudet-C arisse.tous deux professeurs à la Faculté vies sciences sociales de l'Université de Montréal.Ln novembre dernier, nous avons réalisé une conférence de presse dont l'invité était M.Maurice Lamontagne, président du COnseil privé.Il était interviewé par MM.Gérard Pelletier La Presse.Claude R v an du voir et Clément Brown de Montréal-Matin.» Ces émissions déjà présentées donnent une assez juste idée du travail qui se fait à Affaires publiques.Mais Max Cacopardo et son équipe ont encore beaucoup vie projets en tête.Le dimanche 19 janvier, par exemple, l'émission sera consacrée à une analyse de la politique générale du Québec à l'occasion de l'ouverture de la session.M ax Cacopardo nous confie ; « Au nombre des projets que nous comptons bientôt réaliser mentionnons une rencontre avec M.Pierre Dupuy, pas tellement à titre de directeur de l’Expo 67, mais surtout comme ambassadeur retiré et diplomate moderne.Nous comptons également avoir comme invité le ministre des Finances du Québec.M.Fric kie-rans.Nous aurons également Robert Choquette qui nous parlera non pas de littérature mais de l'orientation des fêtes du Centenaire de la Confédération.» Parmi les projets, qui tiennent le plus à coeur au réalisateur, il en est un.déjà en voie de réalisation d'ailleurs, qui sera accompli en collaboration étroite avec le réseau anglais de télévision vie Radio-Canada.Il s'agit de rencontres amicales entre Canadiens éclairés d'expression française et d'expression anglaise.Quatre Canadiens français éminents ont rencontré dans plusieurs grandes villes du Canada anglais des compatriotes qui ont exprimé librement leurs vues sur les problèmes du biculturalisme.Ces rencontres feront l'objet de deux émissions d'une heure présentées en mars.André Patry supervise la série A ffaires publiques.IBP r - ~ DU 18 AU 24 JANVIER 1964 Page 9 B Vous souvient-il du 6 janvier 1963 ?Ce n'est pas très loin dans le temps.Mais peut-être avez-vous oublie qu'en cette soirée de l'Épiphanie le réseau français de télévision de Radio-Canada présentait la l ie parisienne, opéra bouffe en quatre actes d'Offen-bach sur un livret de Ludovic Halévy et Henry Meilhac.Ce fut un opéra bouffe vraiment ébouriffant.Un triomphe.Toute la presse a chanté sa joie le lendemain et des semaines après.On en parle encore aujourd'hui.Devant un tel succès et considérant à bon droit que la Vie parisienne avait été une des plus brillantes réalisations de l'année, la direction de Radio-Canada a offert l'enregistrement magnétoscopique de l'oeuvre à plusieurs télévisions étrangères.C'est ainsi que les téléspectateurs d'une dizaine de pays d'Europe des émissions de radio-canada présentées sur les écrans de la télévision européenne dont le Danemark, la Finlande.l'Irlande, la Norvège, la Suède, la Suisse.l'Italie.Monaco, la Yougoslavie et les Pays-Bas ont eu le plaisir de voir la l ie parisienne.Le plaisir est le mot si on en juge par les critiques parues dans les journaux européens.La presse danoise a été particulièrement élogieuse.On y lisait entre autres : « C'est grâce à la Société Radio-Canada que nous avons pu voir cette émission pleine de fraîcheur et d'entrain.» « Tous les acteurs ont été à la hauteur et particulièrement le délicieux soprano eolorature Pierrette Alarie.» « Tout ce remue-ménage et ces aventures galantes ont fait de cette brillante emission de la télévision canadienne un divertissement pétillant oil les connaisseurs ont eu l'occasion de goûter l'harmonie parfaite entre le livret de Meilhac et Halévy et la musique de Jacques Offenbach.» Si la Vie parisienne a remporté un tel succès auprès des téléspectateurs européens, d'autres émissions de Radio-Canada connaissent aussi une belle popularité en Europe tout comme certaines réalisations européennes jouissent îles faveurs ties téléspectateurs canadiens.En vertu d'un échange de bons procédés entre la Société Radio-Canada et certains postes de télévision d'Europe, plusieurs des meilleures réalisations du réseau français ont été ou seront diffusées sur le vieux continent tandis que celui-ci nous envoie quelques-unes de ses meilleures émissions de télévision.M.Jacques Landry, directeur adjoint des émissions télévisées du réseau français nous dit : « En échange de cinq productions 0—La Boîte à Surprise 5.00— Ti-Jean Caribou L Oeuf d'or".Une sorcière, servante d’un seigneur, transforme des humains en oiseaux.5.30— Les Enquêtes Jobidon "Les Fils à papa".Deux jeunes gar-çons oisifs ne pensent qu'à jouer des tours.Leur père s'inquiète et demande aux détectives de les surveiller.6.00— Jeunesse oblige Une fête populaire.Animateur : Guy Boucher.Aujourd’hui : les poissons des chenaux.6.30— Télé journal 6.40—Edition métropolitaine CBOFT—Nouvelles 6.50—Nouvelles du sport CBOFT—Quoi de 9 ?7.00— Aujourd'hui 8.00—Adèle Adèle et Rosie essaient de conquér le séduisant chauffeur de leurs nouveaui voisins.8.30—Cinéma international "Les Sursauts de l'amour", comédie d Mark Robson, avec Judy Holliday, Jac Lemmon, Jack Carson et Kim Nova Après avoir divorcé, un homme et ur femme ne tardent pas à comprend-qu'ils ne peuvent vivre l'un sans I autr 10.15—Les Affaires de l'Etat Le Parti libéral.10.30—Télé journal 10.45—Supplément régional CBOFT—Dernière édition 10.50—CBOFT—Nouvelles du sport 10.54—Nouvelles du sport 11.00—Cinéma Les Enfants du paradis", film de Ma cel Carné, avec Jean-Louis Barraul' Pierre Brasseur, Arletty et Maria Cas rès (Ire partie).STATIONS DES RESEAUX FRANÇAIS DE RADIO-CANADA RADIO NOUVELLE-ÉCOSSE Kc/s CBAA Wedgeport 990 CBAE Digby 990 CBAG Weymouth 1550 CBAH Meteghan 580 CBAJ Yarmouth 1230 NOUVEAU-BRUNSWICK Kc/s CBAF Moncton 1300 CBAK Kedgwick 990 CBAL St-Quentin 1230 CJEM Edmundston 570 QUÉBEC Kc/s CBF Montréal 690 CBV Québec 980 CBJ Chicoutimi 1580 CBFB Mégantic 990 CB FC Senneterre 540 CBFD Saint-Fabien-de-Panet 990 CBFG Gaspé 1420 CFKL Schefferville 1230 CFLM La Tuque .M CHAD Amos 1340 CHGB Ville-de-la-Pocatière 1310 CHLN T rois-Rivières 550 CH LT Sherbrooke 630 CHNC New-Carlisle 610 CHRL Roberval 910 CJAF Cabano 1340 CJBM Causapscal 1450 CJBR Rimouski 900 CJFP Rivière-du-Loup 1400 CKBL Matane 1250 CKCH Hull 970 CKLD Thetford-Mines 1230 CKML Mont-Laurier 610 CKLS La Sarre 1240 CKRB Ville-St-Georges-Est l
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