La presse, 27 juillet 1968, Supplément
[" Ost\t\u2022 >iO Q& r>.8SMSMBM gggSMBBB I gggÿgBëBMNSIfc ttêwMLaM: 'saaiiàpmfMb ¦\u2019VmKA-.fr, jgtgiui sssssasa l«ui nnuuiBi ¦ junnni WttaittHUItKftl bhee^bbpe Deux aspects de l'orgue Ruf-fati de la salle Claude Champagne.A gauche, les daviers et à droite, une partie des tuyaux comme fond de scène.Ces tuyaux brillent autant par leur éclat que par les sonorités qu'ils émettent, its sont à la dimension de l'Oratoire Saint-Joseph.J\u2019ai finalement demandé à Pierre Yves Asselin comment on nettoyait pareil mastodonte.\u201cLa poussière doit s\u2019engouffrer dans tous ces tuyaux?\u201d \u201cC\u2019est une bonne chose, m\u2019a-t-il répondu, à mon grand ahurissement.La poussière qui colle aux parois intérieures arrondit le son, le rend plus velouté.\u201d N\u2019empêche que l\u2019on doit se résigner au grand nettoyage, une fois par 15 ou 20 ans.Auquel cas on démoule l\u2019instrument.On se sert alors de l\u2019aspirateur pour enlever la poussière du sommier, qui est la partie principale de l\u2019orgue sur lequel sont fixés les tuyaux et vers lequel convergent tous les tirages des claviers et les boutons de registres.Le sommier est une grande caisse en bois \u2014 chêne, acajou ou pin \u2014 servant de récipient d\u2019air qui alimente les tuyaux.Ce qui importe, c\u2019est que la poussière ne pénètre pas par en dessous.\u2014 Et puis, combien de fob, en moyenne, faut-il accorder un orgue ?\u2014 Vu que certains jeux tiennent mieux les accords que d\u2019autres, on accorde généralement l\u2019instrument une fob par mob.Mais en période de concerts il est indispensable de répéter l\u2019opération une fob par semaine.En pariant, de façon très succincte, de cet instrument d\u2019apparat qu\u2019est l\u2019orgue, nous n\u2019avions qu\u2019un but, nous en approcher d\u2019un peu plus près.\u201cBientôt, nous n\u2019entendrons plus d\u2019orgue dans les églises\", me disait quelqu\u2019un.Il est vrai que la nouvelle liturgie tend à le remplacer par le choeur des fidèles.U me reste pourtant à la mémoire un souvenir inaltérable.Quelques mesures d\u2019un \u201cChoral\u201d de Bach, qui résonnaient sous la voûte gothique de la vaste chapelle du Palais des Papes, à Avignon.Pour moi, c\u2019est l\u2019expression de la Beauté sous sa forme la plus pure, qui nous transporte momentanément hors du temps.ST/** 7 L'INFORMATIQUE ET LA MËDECME LA CARDIOLOGIE VA FAIRE DE GRANDS PROGRÈS PAR J.-CLAUOE PAQUET DES maladies du coeur sont les plus grandes tueuses d\u2019hommes.Les statistiques révèlent en effet qu\u2019un homme sur quatre meurt d\u2019une maladie du coeur.La recherche est particulièrement active dans ce secteur de la médecine, et les techniques de dépistage et de traitement marquent des progrès considérables de jour en jour.Les deux premiers articles de cette série nous ont montré comment l\u2019électronique avait fait son entrée, à l\u2019hôpital Notre-Dame, dans les secteurs de la biochimie et de la neurophysiologie: nous verrons aujourd\u2019hui comment l\u2019informatique s'adapte à la cardiologie.Mais ce n\u2019est pas d\u2019hier qu\u2019on utilise l\u2019électronique en cardiologie.C\u2019est même, en fait, la spécialité qui a introduit l\u2019électronique dans la médecine, avec la découverte en 1920 par le Dr Einthoven, de l\u2019é-leetrocardiographe.En somme, ce qu\u2019il a découvert, le Dr Einthoven, c\u2019est que le coeur a une activité électrique, et qu\u2019il pouvait l\u2019enregistrer.Le coeur a en quelque sorte son propre générateur.11 existe au niveau de l\u2019oreillette droite, ce que l\u2019on appelle le noeud sino-auriculaire, qui émet de façon intermittente des stimulations électriques qui se propagent dans la paroi des oreillettes, produisant ainsi une contraction de ces dernières.-En même temps, l\u2019influx nerveux arrive au deuxième centre de l\u2019influx nerveux, que l\u2019on appelle le noeud auriculo-ventriculaire, d\u2019où la stimulation électrique parcourt la paroi interne des ventricules, produisant une contraction de ces derniers.Le système est évidemment beaucoup-plus complexe que cette explication très sommaire.Mais qu'il suffise de préciser que l\u2019étude de cette activité électrique du coeur, au moyen de l\u2019électrocar-diogramme, fournit au médecin des ren- seignements considérables sur l'activité du coeur.Il fournit par exemple des renseignements sur la fréquence cardiaque, sur les troubles du rythme, sur l\u2019état du muscle cardiaque lui-tnême, qui peut être profondément modifié soit par la présence d\u2019une infection, d\u2019un changement métabolique ou autre.Il fournit des renseignements sur l\u2019enveloppe du coeur (le péricarde), et permet en outre d\u2019évaluer la circulation coronarienne et de déterminer si elle est adéquate ou non.L\u2019électrocardiogramme rend même possible de reconnaître avec précision quelle est la région cardiaque dont La circulation est devenue il seront également interprétée* obtenues «Ht coor* do cotisé té ri* me cordicqu e.Eventuellement ce* doi :-v*V- i\u201c - ¦ 4ÿf 2* ' i SSI r:\\4S «S.-ï-i i-'rfdfëggj LA PRESSE.27 JUILLET 196G / ,7 8 / IA PRESSE, 27 JUILLET 1968 ¦T^lW HTTTJT rr4t: ^TTi fîîl ggi» ninth v^ms& imtraKæ iiîRühœî m&ji îsîsrn; reran! immm tütSîîîîîîîœir.mæ $~mw lata Un électrocardiogramme (comme celui-ci), c'est la représentation graphique de l'activité électrique du coeur.C'est ce que doit analyser le cardiologue, pour comprendre l'état du coeur et établir un diagnostic.Mais auiourd'hui.à l'hôoital Notre-Dame, ces données sont analysées par ordinateurs, et contrôlées par le cardiologue.\\ Le Dr André David, consultant les données obtenues sur écran de télévision, au cours du cathetérisme cardiaque.aegHa \u2022-'VfVV mm -r»\u2018VT>*»>4' iNitt ¦ ÜH mm - \u2019\u2022 j'.rx~ \u2022>v'^ If* [KM i»s§L.- déficiente.Chez les malades portc-ur-d\u2019hypertension artérielle ou encore de nia ladies valvulaires, il révèle le volume de chacune des cavités cardiaques et précise même s\u2019il y a non seulement hypertn.phie, mais aussi surcharge, c\u2019est-à-dire d< but de défaillance cardiaque.L\u2019édectrocardiogramme n\u2019est évidemment pas la seule méthode de diagnostu ce n\u2019est en fait qu\u2019une méthode pann: plusieurs, mais qui est maintenant consi dérée comme essentielle dans l\u2019invesliga tion cardiovasculaire.A l\u2019origine, l\u2019éleotrocardiogranun n\u2019enregistrait que trois dérivations eil municipal de Montréal n\u2019avait encore été formellement saisi d\u2019aucun projet relatif à cette entreprise.Ce qui devait d\u2019ailleurs permettre trois mois plus tard à M.Saulnier de soutenir, selon la Presse canadienne, que la Ville ne s\u2019était pas engagée è bâtir un tel stade.Cette déclaration.sans doute, provoqua un certain remous chez les financiers et les sportifs intéressés, mais ceux-ci retrouvèrent bientôt leur sérénité à la pensée que la promesse d\u2019un homme qui manipule à sa guise ce que le \u201cMontreal Star\u201d appelle un \u201crubber stamp council\u201d est une promesse qui a bien des chances d\u2019être honorée.Une affaire de cents st de piastres Quels critères devaient présider au choix des deux villes auxquelles la ligue Nationale accorderait une franchise ?On peut les résumer ainsi : \u2014présence d\u2019un fort bassin de population susceptible de faire vivre une équipe; \u2014présence, actuellement ou dans un avenir rapproché, d\u2019un stade correspondant aux normes de la ligue; \u2014engagement d\u2019un ou de plusieurs financiers de bonne réputation et de parfaite solvabilité.Il y avait d\u2019autres conditions, bien sûr \u2014 comme la situation géographique de la ville intéressée, les conditions de télédiffusion, l'attitude des pouvoirs publics\u2014, mais celles-ci se ramenaient toujours, en dernier ressort, à une affaire de cents et de piastres \u2014 en argent américain.A ce propos, les termes d\u2019un télégramme que Warren Giles adressait en mars dernier aux représentants des cinq villes candidates sont révélateurs.Le voici, en traduction libre : , Lors d\u2019une assemblée de notre comité d'expansion tenue le 20 mars dernier, j\u2019ai reçu l\u2019ordre de vous demander par écrit la liste de ceux qui deviendraient les propriétaires de votre club et la port financière de chacun dans le projet, ainsi iu\u2019un bref curriculum vitae, ses intérêts financiers et la responsabilité financière de chaque détenteur de 5 p.cent ou plus des actions du club.Prière de nous renseigner également sur tous les autres intérêts financiers que ces messieurs pourraient avoir dans divers autres sports, comme le football, le hockey, les courses, le 9ocoer ou le baseball, et de nous dire si l\u2019un ou l'autre d'entre eux est mêlé à quelque forme de gambling .\u201d Parlant de ces bailleurs de fonds recrutés par ses soins, M.Snyder disait, vers la mimai : \u201cYes, they have a lot of money.They aren\u2019t baseball fanatics, and some of them may not even be big fans.They are businessmen who feel baseball will be a success in this city and of great benefit to it.Le groupe de \u201cmécènes\u201d \u2014 ou de \u201cphilanthropies\" \u2014 comprenait MM.Jean-Louis Lévesque, membre du conseil d'administration d\u2019une cinquantaine de sociétés, qui a popularisé le turf et le trot et amble à Montreal et qui venait à ce mo- J-l >Y.le comité d\u2019expansion de la ligue\u201d, et, pour coiffer le tout, que \u201cMontréal était sur le point de retirer sa candidature\u201d.Un journaliste du \u201cDevoir\u201d écrivait de son côté le 20 mai : \u201cJe serais aussi air-pris de voir Montréal obtenir une franchise dans la ligue Nationale de baseball que de voir ladite cité faire l\u2019acquisition des Packers de Green Bay au football ! (.) Non vraiment, à moins d\u2019un miracle .\u201d Le miracle se produisit Le miracle se produisit pourtant : le 28 mai 1968, Montréal devenait la première ville canadienne à obtenir une franchise au sein d\u2019une ligue majeure de baseball.\u201cC\u2019est certainement la plus grande et la plus heureuse nouvelle dans le domaine sportif depuis le début du siècle au Canada!\u201d écrivait ce jour-là Gérard Champagne, directeur du service du sport de LA PRESSE, pour qui le baseball \u201cest le phis beau sport au monde\".L'enthousiasme des fidèles devait cependant être tempéré au cours des semaines qui suivirent par toute une série de nouvelles contradictoires au sujet des \u201cdifficultés d\u2019ajustements\u201d entre la Ville et le groupe de promoteurs.Pendant plusieurs jours, ils ne surent pas trop bien si le fromage n\u2019était pas pour leur tomber du bec.La déclaration prêtée à Lucien Saulnier au sujet du stade produisit l\u2019effet d\u2019une douche froide.On se rappela que le même administrateur aurait affirmé, quatre ans plus tôt, alors qu\u2019il était question de construire un stade pour le chib de football \u201cAlouettes\u201d : \u201cSi quelqu\u2019un veut en bâtir un, c\u2019est son affaire, mais nous n\u2019emploierons pas d\u2019argent des contribuables pour cela.\" On craignit qu\u2019il adoptât la même attitude à l\u2019égard du projet de construction du stade de baseball et qu\u2019il refusât d\u2019y laisser consacrer les deniers publics.Le principal point en litige était en effet la répartition des responsabilités financières : qui paierait ceci ?qui paierait cela ?C\u2019est que, au fond, personne ne s\u2019attendait vraiment avant le 28 mai à ce que Montréal obtienne la franchise \u2014 et, par conséquent, on n\u2019avait pas jugé bon de prévoir tous les détails d\u2019une entreprise aussi incertaine.Les négociations a posteriori entre les hommes d\u2019affaires et les administrateurs publics furent donc laborieuses, et on crut à un certain moment qu\u2019elles étaient sur le point, de compromettre le succès de l\u2019opération.Grosso modo, les bailleurs de fonds dirigés par M.Lévesque s\u2019étaient engagés à verser $10 millions pour la franchise et l\u2019achat des joueurs et à assumer le coût de l\u2019établissement d\u2019un camp d\u2019entraînement et d\u2019un réseau de filiales ainsi que les frais de location du stade et les salaires des joueurs et du personnel.Eh retour, le groupe devait encaisser les profits nets réalisés sur la vente des billets à Montréal, toucher 27.5 p.cent des recettes brutes de chacun des matches disputés à l\u2019étranger, percevoir dès 1969 les $300,000 versés par la chaîne N.B.C.à chacune des équipes de la ligue Nationale pour la télédiffusion du match de la semaine, toucher également sa part des droits de télédiffusion des Séries mondiales et participer à tous les béléfi-ces de la ligue Nationale.Et, si cela ne suffisait pas, le groupe avait toujours le loisir de revendre sa franchise à 150 p.cent du prix coûtant.Un autre club, les Yankees, a déjà été vendu $2 millions, puis $6 millions, puis $10 millions.Pour sa part, la Ville s\u2019engageait à consacrer une couple de mflhocs à l\u2019agrandissement et à l\u2019aménagement de l\u2019Autostade et à édifier d'ici quelques années un nouveau stade de 55,000 places, au coût de S35 millions, sur le terrain qu'elle possède rue Sherbrooke, à l\u2019est du boulevard Pie-IX.Les simplifications abusives On peut se demander si, après le métro, après l\u2019Expo, et alors qu\u2019il existe des priorités criantes comme la construction d\u2019habitations à loyer modique, la rénovation urbaine et la satisfaction de nombreux autres besoins sociaux, la Ville a encore les moyens d\u2019investir un ted montant dans une entreprise dont le gros des profits ira à quelques hommes d\u2019affaires.On peut se le demander, et on se l\u2019est demandé.\u201cDu gâteau, oui, mais du pain d\u2019abord !\u201d a écrit à ce propos un éditorialiste anglophone.Mais poser ainsi la question, c\u2019est risquer de tomber dans une simplification un peu abusive.Et de recevoir des réponses tout aussi simplistes.En ce domaine oomme en d\u2019autres, on peut faire dire n'importe quoi aux chiffres.On a pu leur faire dire, par exemple, qu\u2019un stade municipal, une fois qu\u2019on a fini de le payer \u2014 au bout de 30 ans, disons \u2014, coûte six à sept fois plus que prévu, comme ce sera Mission accomplie.ment-là d\u2019être choisi \u201cla personnalité sportive de l\u2019année\u201d ; Charles Bronfman, président de House of Seagram\u2019s; John Newman, président de Beaver Corporation et l\u2019un des dirigeants du club de football \u201cles Castors de Montréal\u201d; Sydney Mais-lin, président de Maislin Transport; Howard Webster, président de Imperia! Trust; Robert Irsay, industriel de Chicago; et Sam Steinberg et Marc Bourgie, respectivement présidents de Steinberg-Miraele Mart et des salons Urgel Bourgie, qui devaient tous deux se retirer de l\u2019affaire quelques semaines plus tard.Les financiers faisaient donc le poids Il bénéficiaient d'autre part de l\u2019appui de plusieurs politiciens, dont Jean Drapeau, qui a signé à peu près tous les documents expédiés aux dirigeants de la figue Nationale relativement à la demande de franchise; Lester Pearson, qui a accepté la présidence d\u2019honneur du club et qui a écrit personnellement à Warren Giles afin d\u2019appuyer la requête du groupe montréalais ; et Daniel Johnson, qui a également écrit aux dirigeants de la ligue dans le même but.La plupart des commentateurs et des sportifs, cependant, demeuraient fort sceptiques quant aux chances de Montréal de remporter la course.Ainsi, Shirley Po-vich, du \u201cWashington Post\u201d, prétendait vers la mimai que \u201cMontréal et Buffalo n\u2019avaient aucune chance d\u2019obtenir une franchise\u201d, que \u201cla garantie de $10 millions était trop élevée pour les gens de Montréal\u201d, que \u201cles faibles arguments de ces derniers n\u2019avaient guère impressionné Voici la maquette du stade qui, selon les recommandations du comité de 1959, devait être construit à l'angle de la rue Sherbrooke et du boulevard Pie-IX.L'amphithéâtre devait avoir une capacité de 78,000 places. >.-\u2022\t^.mMéiéSêâitàmmmmmmmm luelques-uns des propriétaires de lo nouvelle ccjuipe montréalaise * MM.Marc Bourgic, harles Bronfman (vice-président du club), John Newman, Jean-Louis Lévesque, Sydney Aaislin et Lome Webster.A l'extrême droite, M.Gerry Snyder.le cas pour celui de la Nouvelle-Orléans, ou que même en attirant des foules record, un stade peut perdre de l\u2019argent, comme ce fut le cas l\u2019an dernier pour le Busch Memorial de St-Louis.La valeur probante de ces statistiques .est hautement contestée par les amateurs i de baseball : selon eux, si le stade de la | Nouvelle-Orléans coûte $200 millions au lieu des $35 millions d\u2019abord prévus, c\u2019est I qu\u2019on aura construit non pas un simple stade, mais un immense complexe sportif } et commercial comprenant notamment des .dizaines de magasins et de boutiques: si le Busch Memorial a perdu $1.2 millions H\u2019an dernier tout en attirant 3.1 millions .de personnes, c\u2019est tout simplement là un jeu d\u2019écritures comptables destiné à satis-\u2019 faire aux exigences du fisc Toutes ces prétentions sont donc bien I difficiles à vérifier.Pour les mordus, en tout cas, la venue » d\u2019un club majeur à Montréal ne peut avoir que des effets heureux sur la situation économique des Montréalais.Ils font appel à leur tour, pour nous en convaincre, à d\u2019innombrables statistiques.Ainsi, selon un relevé de la Chambre de com-I merce de Milwaukee, l\u2019établissement d\u2019un club de baseball majeur dans cette ville aurait signifié un influx additionnel annuel de $200 millions dans l\u2019économie de la région.Un autre relevé, effectué dans la région de San Francisco après l\u2019arrivée des Giants dans cette ville, aurait abouti : sensiblement aux mêmes conclusions : $212 millions.A Houston, les soirs où les Astros jouent, le club fournirait du travail \u2014 et donc des revenus \u2014 à près de 14,000 personnes : Est-il bien vrai qu'on puisse.?I Le baseball majeur a drainé 24 mil-1 lions de spectateurs dans les stades américains en 1967.Selon M.Snyder, le dub ide Montréal devrait pouvoir en attirer, Taux parties locales seulement, plus de 1,700,000.Pour boucler son budget, le club n\u2019a besoin que de 800,000 spectateurs, mais on vise plus haut que cela : l\u2019Expo a attiré 50 millions de visiteurs; Montréal est située au centre d\u2019un territoire à forte densité de papulation, et elle est à faible distance de plusieurs villes américaines ainsi que de deux camps mili ta ires où sont stationnés quelque 30,000 soldats américains; à leur belle époque, les Royaux ont attiré plus de 600,000 spectateurs; plus de 10,000 sportifs assistent chaque soir aux courses de chevaux à Blue Bonnets; chaque partie des ligues ju nior de baseball de Montréal attire plusieurs milliers de personnes; enfin, chaque jour de la saison touristique \u2014 et donc de la saison de baseball \u2014 la région métropolitaine accueille 100,000 Américains en vacances.Un tel déplacement de population, sou lignent les fervents, se traduira inévita blement en une augmentation considéra ble de revenus non seulement pour la Vil le elle-même \u2014 sous forme de taxe d\u2019a musement \u2014 et pour le club, mais égale ment pour d\u2019innombrables commerçants petits et gros, de tous les secteurs : res taurants, hôtels, magasins de toutes sot tes, détaillants d\u2019essence, compagnies de transport, etc.Des dizaines de concession naires y trouveront leur profit au stade même, ou à proximité.Le léaménagemenl de T Autostade et l\u2019édification du futur stade fourniront un emploi à des centaines de travailleurs de l\u2019industrie de la construction.Un représentant du club, d\u2019autre part, a déjà affirmé que ce sont des étudiants des collèges et des universi tés qui agiront comme placiers, vendeurs de billets, pxéposés au stationnement, agents de sécurité, et que ces jeunes gens pourront ainsi gagner de $800 à $1,000 en deux ou trois mois de travail pendant les vacances estivales Et si l\u2019on tient absolument à poursuivre le révej^ajoutons que l\u2019établissement d\u2019un club professionnel de premier ordre à Montréal aura d\u2019autres effets bénéfiques qui, à leur tour, entraîneront leur part de joyeusetés.Une sorte de réaction en chaîne agrémentée d\u2019un cercle vicieux Le truc de la poule qui fait d\u2019oeuf qui fait la poule qui fait l\u2019oeuf.Ainsi, la venue du club de baseball hâtera la construction d\u2019un stade moderne pourvu d\u2019un toit amovible et de tout le tralala qu\u2019on pourrait souhaiter.Le stade moderne facilitera l\u2019obtention de la coupe Grey, qu\u2019on volera à Toronto et à l\u2019Ouest, et, pourquoi pas ?des Jeux olympiques de 1976.Et quoi encore ?Le super bowl ?Bien oui.Et une franchise dans la ligue Nationale ou dans la ligue Américaine de football ! Montréal deviendrait de la sorte la première ville canadienne à accéder au football majeur \u2014 et damerait encore une fois le pion à Toronto.Et j\u2019en passe Tout ça pour $35 petits millions et quelques sous.Mais farce à part, est-ïl bien vrai que le peuple puisse avoir à la fois du pain et des jeux, Monsieur Drapeau 7 gastronomie par rookr champoux DINER AU PAYS DES DOUCES RONDEURS Le maître, c\u2019est évidemment quelqu\u2019un.Mais l\u2019élève, cela compte aussi.Lorsqu\u2019il faisait ses classes au \u201cCottage\u201d de Talloires en Haute-Savoie auprès de Georges Bise (le \u201cPère Bise\u201d) Louis Perrot était heureux.Pensez donc, un maître du calibre du Père Bise et l\u2019admirable panorama de la montagne savoyarde à perte de vue.Il y a quelques années de cela.Aujourd'hui, Louis Perrot est toujours aussi heureux.Et comment ! Chef, il est devenu, l\u2019établissement se nomme Sun Valley (un hôtel suisse malgré ce nom d\u2019une au*re époque) et le paysage est tout autant admirable.la colline laurentien-ne à Sainte-Adèle offrant des rondeurs nullement farouches.Heureux, il l\u2019était plus que jamais l\u2019autre soir, alors qu\u2019à l\u2019invitation de M.Gérard Siegmann \u2014 jeune et valeureux continuateur de l\u2019oeuvre de son père \u2014 les Gourmets du Nord ayant revêtu le costume du rituel se présentaient au douzième rendez-vous de l\u2019amitié gastronomique.Tous en grande forme ces messieurs et d\u2019attaque pour rendre comme il se doit hommage à l\u2019oeuvre de chère.Le maître d\u2019hôtel Helmut Kirschoser ne présenta que trois amuse-bouche : caviar, langouste en bellevue et allumettes au fromage et aux anchois.Et il a raison M.Kirschoser.Trop est toujours trop.Du caviar avec une lampée de vin autrichien \u2014 le Blue Danube, de la maison Moser, excellent ! ; de la langouste à chair rose et un haut verre de blanc \u2014 du Macon, s.v.p.signé Barton & Guestier.comment n\u2019être pas aux petits oiseaux avec de telles \u201cmiettes\u201d ?L\u2019Oeuvre de chère chez les Gourmets du Nord se déroule sous le double signe du 7 et du 5.Chiffres cabalistiques ?Non, chiffres du classicisme : sept services de mets et cinq services de vin et vous obtenez le nombre d\u2019or qui est.douze ! La soupe des pêcheurs appartient au folklore culinaire et n\u2019a rien à voir avec la gastronomie.Seule faute au menu, elle a donc surpris ! Lorsqu\u2019on ouvre un repas sur des quenelles à chair de truite et traitées à la façon du Père Bise (vin blanc à profusion) il n\u2019y a que faire d\u2019une soupe de poisson.Aie ! Aie ! c\u2019est délicat les papilles.Incident ultra-mineur vite oublié et l\u2019instant d\u2019ensuite la \u201cbouchée à l\u2019ancienne\u201d, le médaillon de veau aux morilles, la salade Carmen, les fromages, un dessert fleurant bon la liqueur puis des friandises reçurent l\u2019hommage stomacal le plus enthousiaste.Précisons que le \u201ccoup de la tuque rouge\u201d, un alcool du tonnerre bu dans une minuscule gamelle en forme de tuque, joua son rôle dans cette exubérance de bon .estomac.Pas de mal à cela.Souvent, on me demande une liste de hauts vins pour un grand repas.Nos hôtes MM.Siegmann, Perrot et Kirschoser avaient réussi un merveilleux exploit d'harmonie vineuse.Leur liste c\u2019était le bon ton chic sans prétention irritante : pas facile à réussir, allez ! Voici cette liste : répétez-la pour votre compte et vous serez sans reproche.U Plesporter Rtalîo* 1964 (J.Hon.U Publlfcy Montrechet 1964 (Pes! Bouchard) U St.EratKoa Roi Chevalier (Barton A Guestier).Le C6te de Nuits VtHa*es 1964 U.DroeMa).U Piper Brut Heidtieck Cuvée de* Ambassadeur*.LA PRESSE, JUILLET 1968 / 15 gjPgBi PHOTO POSTE CASE POSTALE 1153, QUÉBEC 2, P.Q Æ\tQuand vos photos en f\tcouleurs reviennent déve-\t^ loppées de chez le finisseur.\t\" ayez-vous la mauvaise surprise de retrouver votre petite Lucie rouge .ou verte?VOS PHOTOjS EN; COU-LEURS MANQUENT-ELLES DE FIDÉLITÉ .DE VIE?;\t; L Photo Ppste ne vous promet pas d'escomptes extravagants.Mais, si vous êtes un photographe amateur moyen, PHOTO POSTE vous promet un travail de qualité valant son pesant d'or! 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