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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
vendredi 14 décembre 1866
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1866-12-14, Collections de BAnQ.

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L’UNION DES CANTONS DE L’EST.Après qu’ils eurent prié plusieurs i heures, les assistants ébranlés les in-j vitôrcnt à laisser l’essai aux catlio ¦1 liques.Saint Basile alors pria tout h-.ut, les catholiques s’unissant à lui ; et au bout de quelques instants, malgré les verrous et les serrures, les portes de l’église s’ouvrirent ensemble toutes grandes, avec une impétuosité telle, qu’on eût pu croire qu’un tourbillon les avait ébranlées.Saint Dominique obtint, dans sa croisade pacifique contre les Albigeois, un résultat analogue.Comme deux partis ne pouvaient s’accorder sur les articles de la foi, le saint proposa aux hérétiques d’écrire leur symbole en même temps qu’il écrirait celui de la sainte Eglise romaine, et de jeter les écrits-des deux partis dans un brasier, en reconnaissant d’avance que le parti dont la formule de foi serait épargnée par le feii se soumettrit à l’autre.Les Albigeois (2) acceptèrent cette propositions en demandant par suscroit que celui des écrits que la flamme aurait laissé intact y fût rejeté une seconde fois.“ Une troisième fois, si vous voulez, dit saint Dominique, en l’honneur de la sainte Trinité que vous attaquez.” (3) Les Albigois.Ont réuni sous ce nom au Xlïe.siècle tous les hérétiques du midi de la France.Le Pape Innocent III les excommuuia au 3ième concile de Latran.1179.(A continuer.) En vente à Y Imprimerie de l’Union des Cantons de l’Est le Calendrier pour le Diocèse des Trois-Rivières pour l'année 1867, le seul approuvé par Mgr.VEvêque du Diocèse.Aussi Y Almanach du Bas-Canada, pour l'année 1867.CANADA.ART II AB ASK AV IL LE; 14- DEC.18GG.MJ PUBLIC.Encouragez la publication de ?.’U- âs\ l’Jfet pays de là route des Etats- Unis, et de leur faire aimer le sol que leurs pères ont arrosé de leurs sueurs.Son but est donc tout patriotique et digne de T attention générale.Le prix de T abonnement n'est que O’USE PIASTRE, Quel est celui qui peut refuser d'encourager une si belle œuvxe au prix d'un si léger sacrifice ?PROSPECTUS.Depuis quelques années on désirait avoir, dans le district d’Artha-baska, une feuille périodique française, qui, tout en encourageant l’agriculture et la colonisation, répandrait, parmi les habitants de cette importante portion du pays qu’on appelle les Cantons de P Est, de bons principes et de saines doctrines.Persuadé, nous même, de l’utilité pour ne pas dire de la nécessité d’un journal de ce genre, nous avons résolu de prendre l’initiative, après avoir reçu l’approbation d’un grand nombre de personnes sages et éclairées.Catholique et conservateur, nous professons un grand respect pour l’autorité religieuse et civile ; et fermement appuyé sur nos convictions, nous combattrons de toutes nos forces, et sans relâche, les doctrines funestes et les maximes fallacieuses des ennemis avoués ou déguisés de la vérité, de la justice et du bien.Nous tiendrons .nos lecteurs au courant des grands événements qui s’accomplissent, de nos jours, eu Europe et en Amérique.Nous attirerons, surtout, leur attention sur le Canada, le Mexique et l’Italie.Le Canada passe maintanant par une des phases les plus importantes de son histoire ; le Mexique est en lutte contre le désordre et l’anarchie ; l’Italie entraînée par le vertige des révolutions, et in’éconnaissant les premier éléments de la justice et du droit, voudrait mettre le comble à son ingratitude et à son impiété, en posant une main sacrilège sur la Ville Eternelle, oh règne l’Immortel Pie IX, et dépouiller l’Eglise de sa doctrine et de son gouvernement.Nous nous occuperons, comme tous les autres journaux, de politique, de science et de littérature ; mais nous serons surtout dévoué, pour le plus grand avantage des cultivateurs, aux intérêts de l’agriculture et de la colonisation.Ayant été élevé à la campagne, étant fils de cultivateur, et ayant même cultivé le sol, nous-sornmes en état de connaître les besoin du peuple des cam- j pagnes.Nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir pour remplir un de nos principaux objets qui sera le défrichement des terres incultes, et pour faire apprécier à l’homme des champs les grands avantages de sa situation, et le persuader qu’il ne saurait trouver nulle part ailleurs que dans l’exercice de sa noble profession, une plus grande somme de santé, d’indépendance et de bonheur véritable Aussi nous efforcerons-nous de convaincre les jeunes gens de la campagne, qu’ils sont dans une erreurs capitale lorsqu’ils s’emagi-nent que leur patrie est trop petite pour les contenir, et trop pauvre pour les nourrir, et qu’il leur faut abandonner le beau ciel du Canada pour aller, dans une terre étrangère, mange.r, dans la misère et les larmes, le pain noir de l’exil Nous savons la responsabilité que nous assumons en prenant la rédaction d’un journal, et le lourd fardeau que nous imposons à nos faibles épaules ; néanmoins fort de notre cause et de nos intentions, nous avons bon espoir, persuadé comme nous le sommes, avec le grand F6-nélon, que “ la hardiesse et le travail surmontent les plus grands obstacle et qu’il n’y a rien d’impossible à ceux qui savent oser et souffrir.” En dépit des difficultés que nous nous attendons à rencontrer dans l'accomplissement de notre oeuvre, nous marcherons toujours avec fer-ipcté et courage, comptant beaucoup sur le patronage du public en général et des habitants des Cantons de l’Est en particulier, aux intérêts desquels ce journal est spécialement dévoué.Nos confrères de la presse sont humblement priés d’échanger avec nous.—^ .rJ-1r_vivf.o.a -L-ipj nûvc:r]nims mil 71 f* VG- seront considérées comme abonnés au journal.¦-s'soN- -£>¦—- LE NOM DE NOTRE JOURNAL.CORRESPOfiDAKCÊ.ANNEXION ! I Depuis quelques années grand L’œuvre que nous commençons aujourd'hui a un but bien déterminé ; c’est de travailler dans la mesure de nos forces à la conservation, au développement de notre nationalité : c'est de consacrer au service de notre bien-aimée patrie, ce qu’il a plu à la Divine Providence de nous mettre d’intelligence dans l’esprit, de dévouement au cœur, d’ènergie-dans la volonté ; et de contribuer pour notre faible part à la faire avancer dans le chemin du véritable progrès, et dans la voie de la prospérité.Ainsi la défense et l avancement des intérêts Canadiens-/nuira s, voilà notre but.JC Union de tontes les volontés et de tous les dévouements pour atteindre ce but ; voilà ce que nous regardons comme le moyen le plus puissant et même le seul vélitablement efficace pour y arriver.•Hélas ! combien de fois lions avons été affligé de voir plusieurs de nos compatriotes proclamer bien haut eux aussi, sur les hustings et dans la presse, que le plus ardent de leurs désirs, que le plus sincères de leurs vœux, était la conservation et l'avancement de tout ce qui constitue ici notre autonomie nationale, notre foi, notre langue, nos institutions sociales et politiques, et prétendre arriver à un but aussi noble par l’esprit de parti, et en semant la division entre ceux que les lois divines et humaines ont unis aussi intimement que l’âme et le corps, pour la vie et le salut de la société.Dans la conviction où nous sommes que notre avenir comme.peuple repose sur tout dans l'Union et l’harmonie entre tous nos compatriotes, nous avons cru quo pour nous le chemin le plus directe pour atteindre notre but, c’était de travailler à faire disparaître cet esprit de divi-&n qu’un zèle indiscret, pour ne rien dire de plus, n’a, malheureusement que trop réussi à souffler au milieu de nos populations, si calmes et si religieuses.Il est impossible de se le dissimuler aujourd’hui ; le peuple canadien est divisé comme en deux camps.Cette division infiniment regrettable à tous les points de vue, est sans aucun doute la crise la plus dangereuse que notre nation ait encore eu à traverser.Pourtant les avantages qui résulte de l’union sont si nombreux et si évidents, que le bon sens des peuples en a fait un aphorisme qui a la clarté d’un axiome.C’est ainsi qu’il l’a formulé-: “ l’union fait la force.” C'est l’oubli ou l’abandon de ce grand principe qui amène le mal-aise, l’affaiblisement des peuples aussi bicu que des familles.Cette vérité qui saute aux yeux des moins clairvoyants, la Sagesse incarnée, le Verbe de Dieu a bien voulu dans l’intérêt de la société autant que dans l’intérêt de l’individu, lui don- ner la lumière et la sublime sanction de son entre tous les Canadiens-français, attachement enseignement divin.Pour réfuter une atroce inviolable à notre foi, à notre langue, à nos ins-ealoumic que les juifs avaient lancée contre lui titutions, et au sol même ou reposent les cendres et leur apprendre, à eux et à tous ceux qui de nos encêtres, voilà la pensée, voilà le but de croirai ;nt en lui dans la suite des temps, les mal- uotre journal, et comme son action doit surtout heurs qu'attireraient leurs divisions intestines, s’exercer dans les Cantons de l’Est, nous l’avons le Sauveur des nations aussi bien que des iudi- en conséquence nommé : vidus pose ce grand principe : i “L’union des Cantons de i/Est.” “ Tout royaume divisé contre lui-même seri Opérant que nos Lecteurs et nous mêmes ruiné : et toute ville oil maison divisée contre n’oüblirons jamais que L’Union fait la force, elle-même ne subsistera pas.’ Les ambitieux eux-mêmes, les hommcs'sTs principes, que l’égoïsme dévore, comprenneit fort bien les avantages qui découlent de l’Unio; et voilà pourquoi ils travaillent avec tant dV-deur à jeter la division et à l’entretenir dais les rangs du peuple qu’ils veulent dominer.Ai ! Lecteurs de “ l’Uniou des Cantous de l’Es,” c’est que, voyez-vous, ces hommes ont éfi à l'école de Machiavel, l’un do leurs plus granls docteurs ! Lui Machiavel, cet écrivain sais principe, leur a enseigné le moyen de domina' : Il l'a ainsi formulé : “ Divide et im pera Divisez et coiiimantcà.Et depuis cette époque, dans la vieille Eunpe et dans notre jeune pays, les ambitieux guicés par ce principe anti-chrétien se sont mis à l’œuvre pour arriver à leurs fins ; ils ont s;mé la division parmi ceux qu’ils souhaitaient avec tant d’ardeur de dominer.Ils se sont d’abord attaqué à l’élément social le plus puissant pour maintenir un peuple dans l’union, l'élément religieux.Se donnant la mission que le Sauveur a confiée aux pasteurs de son église, d’enseigner les nations, ils se sont mis à prêcher la séparation de la religion et de la politique, la séparation de l’église et de l’état, la séparation du clergé et du peuple, comme si l’homme n’était plus obligé d’obéir à Dieu, et d’observer sa loi Sainte, du moment qu’il agit comme citoyens ; comme si un jour il n’aura pas à rendre à Dieu un compte terrible de tous ses actes politiques ! Eh bien nous le disons la douleur dans le cœur, voilà quelle a été, et voilà quelle est encore à l’heure où nous écrivons, l’œuvre de prédilection de certains Canadiens-Français qui se disent grands-amis du peuple.C’est de diviser ce peuple d’avec son clergé qu’il savent fort-bien être l'élite des enfants de ce même peuple et son plus fidèle support.Leur œuvre de prédilection à ces nouveaux maçons c’càt d'élever un mur de séparation entre l'église et l’état.Or c’est eette doctrine de décadence et de ruine nationale que le grand et Saint Pape Pie IX.a condamné solennellement à la face de tout l’univers dans son encyclique du 8 décembre 1S64.Uu autre point qu’ils ont attaqué avec autant d’acharnement et de persistance, ç.i été l’au-tori iJ güroVci h c i ri "3 ~rè u li xa à xc Jol iW' ptpèUAA’AOJ.jA le mépris dos hommes constitués en autorité, les calomnier, les vilipender de la manière la plus indidgne, les représenter sans cesse comme des hommes sans conscience, écrasant le peuple pour s’enrichir à scs dépens ; pendant qu’eux-mêmes, ces ambitieux se donnent comme les seuls hommes capables et honnêtes, etc.Voilà encore un autre mur de division qu’ils ont travaillé à élever, et qui ne contribue pas peu dans notre pays à nous affaiblir vis-à-vis des nationalités étrangères à côté des quelles la Divine Providence veut que nous grandissions.Cette manière d’agir est directement en opposition avec la loi de Dieu.Elle nous commande de respecter ceux qui sont revêtus de l’autorité par ce qu'ils sont les ministres de Dieu pour le bien des peuples ; elle nous Commande de leur obéir non-seulement par crainte mais par conscience par ce que ceux qui leur résistent méritent la damnation.Nous savons bien que ces hommes peuvent prévariquer et abuser quelques fois de l’autorité qu’ils ont en mains.Mais ces écarts ne nous dispensent pas du respect que nous leur devons, dans les circonstances mêmes où il faut exercer ce contrôle que la constitution de l’état met à a disposition du peuple pour prévenir et empê- notnbre de nos compatriotes ont entendu ce cri sortir du camp libéral, et se répéter de hustings en lius-de journaux en journaux.Beaucoup se sont même laissé pren-ire aux vagues murmures d’harmonie dont on s'était efforcé de l’entourer, car rien n’a été épargné pour la circonstance, et les mots sonores indépendance, égalité, liberté, fraternité ont eu beau jeu.Tout a semblé bon à ces messieurs pour parvenir sûrement et rapidement aux fins qu’ils ambitionnaient démembrer .et anéantir notre nationalité.Il s’agissait de masquer, aux yeux lu peuple trop bon quelque fois, les plaies hideuses qu’avaient laissées derrière elles la guerre civile et la délapidation des deniers publics chez nos voisins.Vite on s’est emparé des premiers mots venus dans le dictionnaire d’un journaliste.Une lutte criminelle et fratricide s’est engagée.Pendant cinq années con sècutives on a fait un commerce épouvantable de chaire humaine aux yeux de l’Europe entière, sur ses quais, ses jetées mendians, si une parole d’assentiment a été prononcé par une seule de ces familles trompées, si une réclame en faveur de l’annexion s’est fait jour à travers les planches mal jointes de tous ces cercueils abandonnés.Non cela ne serait guère possible que Dieu nous eut permis de doubler les périodes les plus orageuses de notre histoire, pour venir comme ils le disent et le demandent tous les jours, nous faire faire naufrage au milieu de la République Américaine.Nous avons trop bonne opinion de nous, pour aller comme cela, de gaieté de cœur, nous allier avec des de boue a1 gens l’iiiver, et do couvrir ensuite cette glaise aveu lesjengrais qu’ils sortiront des l'tables.Cette terre1 glaise à toujours un bon effet sur les terres sablons ueuses, et possède une propriété fertilisante bien supérieure à tous les autres engrais.Il serait mieux encore de placer cette glaise dans une fausse et de la couvrir ensuite de fumier.Dans tous les cas il finit mettre à l’abri du mauvais temps les engrais afin de les protéger contre les rayons du soleil qui on réduiraient une partie en vapeur et dessécherait L'autre.Tout celà demen-de du travail il est vrai, mais nous répondons à tous ceux qui voudront bien mettre nos conseils en pratique qu’ils seront amplement payés de leurs peines.Les Féniens en Irlande.Les Féniens n’ont pas encore abandonné le projet insensé de conquérir l’indépendance de l’Irlande par la force des armes : mais la ch aide réception qu’ils ont eu, au Canada, en juin promener lande à fomenter une insurrection coutre l’Anglete.re.Le gouvernement Britannique se tient sur scs gardes et est disposé à sévir fortement contre les rebelles.Il est très-probable qu’en Europe comme en Amérique, ils réussiront a faire beaucoup plus de bruit que de besogne, qui n’ont pas assez.clans leurs mains pour Itl lancer a ; dernier les a engagés à aller se la figure de tout ce que nous aimons, i ailleurs.Ils sont actuellement en I et qui sont continuellement à l’affût pour applaudir à toute tentative de révolution.Nous sommes trop croyants et trop catholiques pour que Dieu nous inflige le châtiment de cesser tout-à-coup d’être nous-mêmes Un Ami.Nous recevons, à l’instant même, une circu- laire de Monsieur le Grand-Vicaire Mailloux, dans la quelle il annonce un livre dont le titre sera “ l’Ivrongnerie est l’œuvre du démon, mais la sainte Tempérance de la croix est l’œuvre de Dieu.” Il désire le voir se répandre parmi nos populations.Nid doute que ses efforts pour la belle cause de la Tempérance seront couronnés d’nn plein succès, et que bientôt l'on verra, dans chaque famille cle nos paroisses canadiennes, un exemplaire de cet ouvrage précieuse.Il ne coûtera que 36 sous.cher ces abus.Pour arriver à leurs fins ils n’ont pas même AUX CULTIVATEURS.Nous publions, aujourd’hui, le premier numéro d’un journal qui s’occupera, d’une manière toute spéciale, des intérêts des habitants de la campagne.Nous avons toujours eu, en grand honneur et en grand estime la noble et indépendante profession de cultivateur, et nous sommes heureux de trouver l'occasion de nous rendre utile à la classe agricole et de lui témoigner non pas par des paroles mais par des actes le grand intérêt que nous lui portons.Nous n’avons nui doüte que tous les habitants de la campagne s’empresseront de souscrire à notre feuille et sauront apprécier les efforts que nous ferons pour leur en rendre la lecture profitable et avantageuse.En lisant notre journal non seulement les cultivateurs connaîtront les progrès et les améliorations qui se font daus ses boulevards et I l’agriculture, et obtiendront au moyen do ces jusqu’au milieu de nos bonnes et saines populations de la campagne.L’esprit d’irréligion, ce terrible vent qui dessèche et rend l’âme si stérile aux Etats-Unis, vent de malheur que Mgr.Dupanloup a si bien défini dans son dernier chef-d’œuvre, s’est tout-a-coup changé en ardeur spéculative et en progrès commerciaux.Pour ce, on n’a pas même reculé devant le levier des sociétés secrètes, et longtemps, il a été question, dans certains cercles, de jeter les bases d’une puissante loge annexionniste dont les réseaux de-et nos principaux villages canadiens français.a En face de ces menées, de ce sourd travail de fermentation qui se fait autour de lui, il est du .devoir d’un homme de cœur de ne pas s’endormir sur le bord de l’abyine où l’on veut précipiter ses croyances et ses liens d’affection les plus chers et les plus indissolubles.Dans ces cas là la plume devient une épée avec laquelle tout adversaire doit être serré de près et terrassé.Pour notre part, Dieu nous prêtant vie et volonté, nous combattrons par tous les moyens possibles ces tendances annexionnistes que l’on veut propager parmi nos compatriotes, et nous commencerons dès aujourd’hui même, à les mettre en garde contre tous ces beaux parleurs qui cachent sous leurs discours fleuris, sous leurs phrases pompeuses des abîmes de misère et de désolation.Que ceux là qui aspirent à nous voir devenir un jour, coûte que coûte, citoyens Américains aillent demander à ceux de nos compatrio-reculé devant la tâche humiliante de décrier nos tes qui dans lin moment de décou- institutions et la forme de notre gouvernement, afin d’aliéner d’avantage l’esprit des Canadiens de leurs chefs légitimes, et de les dégoûter du beau pays que nos courageux ancêtres nous ont légué au prix de tant cle sacrifices.Pendant qu'ils sont aiusi à accomplir la tâche déshonorante demépriscr son pays et son peuples,ils.u’ont pas assez d’expressions pour exalter les institutions républicaines, et pour exprimer leur admiration de tout ce qui se ratache au peuple et au gouvernement des Etats-Unis.C’est ainsi que ces maçons qui prétendent édifier la cité sans le secours de Dieu, ont encore élevée un mur de division au milieu du peuple Canadien lui même, et qu’ils ont envenimé cette plaie soignante de l’émigration, qui lui enlève un si grand nombre de ses courageux enfans.Ces infortunés compatriotes s’envout hélas, m'enrichir du produit de leur travail et de leurs sueurs, des maîtres orgueilleux autant qu’avides qui les exploitent avec toute l'habilité qu’on leur connaît.En face de cette œuvre do division trois fois déplorable, nous avons compris que notre œuvre devait en être le contre pied et avant tout une œuvre d’union et de conciliation.Te!est l’esprit qui nous anime et qui présidera avec l’aide de Dieu à la rédaction de notre feuille.Union et harmonie entre le clergé et le peuple ; cette union est aussi nécessaire à la vie sociale d’une nation que l’union de l’âme et du corps est nécessaire à la vie de chaque individu.Union et harmonie entre le peuple et son gouvernement, c’est l’uuion des corps avec la tête : car un peuple ne peut pas plus vivre sans gou- ragement, sont allés mendier à la république voisine un peu cle.soleil et de pain, quel sorte de bonheur ils ont rencontré à l’étranger.Neuf sur dix leur répondront qu’ils n'ont trouvé, sur le seuil de la porte de leurs nouveaux maîtres, que l’égoïsme le plus froid et le plus entier.Qu’ils suivent pas à pas ces longues files do famille qui, tristes et désolées, fuient chaque année le sol natal, croyant trouver, au milieu des manufactures, l’aisance et le comfort.Bientôt ils les verront s'affaiblir, mourir ou s’abrutir, ce qui est mille fois pire, devant la cohorte de vices que traînent derrière eux la tristesse et le désespoir.Qu’ils se penchent sur les tombes de tous ces pauvres et malheureux canadiens - français que la guerre américaine a dévorés.Qu’agenouillés sur chacun de ces tertres muets, ils se rendent bien compte de toutes les larmes, de tous les regrets qu’a laissé s’échapper, sur cette terre d’exil, ce cadavre avant de s’endormir loin du clocher cle son village, au milieu d’individus ne comprenant ni sa langue, ni ses habitudes, ni sa religion.Quand ils auront fait tout cela, qu’ils nous disent franchement si une seule voix s’est élevée au dessus connaissances, de plus beaux résultats avec un travail moins lourd et plus facile; mais encore, sans sortir de lour maison, ils apprendront ce qui se passe dans tous les pays du monde, et surtout dans leur propre pays.Us sauront par exemple comment sont administrées les affaires publiques et ce que font les hommes qu’ils ont envoyés au Conseil Législatif et à l’Assemblée Législative pour prendre leurs intérêts : Us verront si leurs députés s’acquittent bien du mandat qui leur a été confié ; et, s’ils se conduisent en tout et partout de manière à mériter la confiance de leurs électeur.?.De plus les belles légendes et les histoires intéressantes que nous publierons sur tous les numéros de notre feuille, tout en donnant de saines idées et do bons principes,firent agréablement passer les longues soirées d'hiver.Elles inspireront aux enfants qui fréquentent les éco-1.1 Vy -r*,lv lVr.nrli1 ‘9.1»
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