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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
jeudi 27 décembre 1866
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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Références

L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1866-12-27, Collections de BAnQ.

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1ère.Années.ARTHABASKÀY1LIÆ, JEUDI, 27 DECEMBRE 186(5.o.3.k'OTGS ïiïî LA m-e®.ÏÆSIUI ?iïT hk ŸMG& ANTOINE GAGNON, Editeur, USTotee Fol, Notre Langue et Nos Institutions.0.CAEON et L, G, HOULE, Rédacteurs, MON VILLAGE.Mon village s’adosse au flanc de la montagne, A scs pieds se déroule une vaste campagne Oit les épis dorés ondulent mollement, De même qu’une mer que ride un léger vent.Une église de pierre au bord dos avenues Élève étincelant son clocher vers les nues.De loin en loin l’on voit un paisible troupeau, Remonter lentement le talus du coteau.Quelques vergers épars nous jettent leur oin- [brage ; Mille bardes ailés, de leur plus doux ramage, y frappent à l’envie les échos attentifs.Da colombe y roucoule, et ses accents plaintifs Vont souvent expirer au fond de la tourelle ; De temps en temps la voix du laboureur s'y [mêle : Mais le soir, lorsque tout devient silencieux, Ou entend soupirer l'airain religieux, Et ee timbre divin qui s’échappe de l’urne Fait filtrer goutte à goutte en mon sein taciturne, Tantôt un sentiment de regret du passé, Tantôt un souvenir que mon âme a bercé, Et qui s’évapora comme un brillant globule Lorsqu’il a réfléchi les feux du crépuscule.O temps de solitudo ! ô temps d’émotion ! Mon âme se déverse en aspiration, Lorsque, rêveur, assis au bord de ma fenêtre, Je respire du soir l’air pur qui me pénètre, Je regarde monter majestueusement La nocturne planète, au bord du firmament, Ou que j’entends gémir sous la voûte étoilée Le seul bruissement de la verte feuillée.Que je t’aime, ô mon village, Avec tes rares maisons, Avec tou beau puyeage, Avec tes grands horizons ! Je t’aime, quand l'astre dore Le sommet de tou clocher ; Lorsque les pleurs de l’aurore Ruissellent sur le rocher ; Quand la gerbe mûre brille Sur les pesants charriote, Lorsqu’au sein de ;a famille S’installe le doux repos.Je t’aime quand, le dimanche, Au pied du modeste autel Chaque poitrine s’épanche En prière vers le ciel.Pourtant, depuis que ma mère Descendit dans le tombeau, Ton prestige est éphémère Et tu n’es plus aussi beau.Où sont les traces bénies De son passage ici bas ?Hélas ! si tu les oublies, Je ne les oublierai pas.« Il n’est plus, notre bon prêtre, Le vieillard aux cheveux blancs, Lui qui sur le senil champêtre Faisait rire les enfants.La mort à mes vœux rebelle Vient de même de ravir Un tendre aïeul, un modèle A suivre dans l’avenir.Comme il chérissait ees plaines, Ces bleds, ces foins abondants, Ces ruches d’abeilles pleines Et ces vergers verdoyants ! Quand ma mémoire rappelle Ces rêves qui m’ont bercé, O ma colline si belle, Je t’aime dans ton passé ! L’extase me frappe vite De ses plus brillants rayons, Et tout le soir je médite Ces douces illusions.Ma rêverie alors se répand en prière ; Je regarde du ciel la sereine lumière, Que verse par milliers les étoiles des nuits, Fendant que le Sault Saint-Louis Me jette, eu déferlant, ses plus sublimes bruits A travers la forêt découpée en clairière.Village N.D.de Toutes-Grâces.Eustache Piutd’Homme.dernier, au nom de la Vierge immaculée et da Fie IX.- Le fait s’est passé à Paris, en présence de plusieurs témoins.Le 5 octobre, un prêtre de Notre-Dame des Victoires fut appelé, par une personne gravement malade.Juliette D., (c’était son nom) avait été foudroyée, renversée à terre, vers cinq lieuros, par un ruai subit et était restée une heure sans reprendre connaissance.Quand le prêtre arriva elle était presque sans vie, les paupières collées sur les yeux et ne pouvait articuler un seul mot.Elle avait communié le matin et communiait tous les jours.Elle souffrait des douleurs atroces et les remèdes les plus énergiques ne parvenaient pas à les calmer.Le confesseur lui suggère d’offrir ces souffrances pour le pape, pour l’Eglise et.pour le salut I des âmes.Aussitôt elle s’attacha à cette pensée 1 pour ne la plus quitter.Le lendemain, comme elle était un peu plus forte, le Saint Viatique lui fut administré.Pendant quatre jours les nombreuses personnes qui visitèrent Juliette, eurent sous les yeux le spectacle d'une personne endurant les plus vives douleurs, et cependant heureuse de souffrir.Le lundi, 8 octobre, Juliette n’offrait plus que l’image de la mort, et le médecin désespérait complètement.Dans l'après-midi, son confesseur revint apportant avec lui un morceau de la soutane de Fie IX.Il s'approcha de la malade, et lui dit : “ Mon enfant, je vous apporte quelque chose de bien précieux, un morceau de la soutane de Notre Saint-Père le Pape.Ayez de la foi.Jusqu’à présent vous avez souffert pour le Pape, l’Eglise, pour les pécheurs, eh ! bien c’est le vicaire de Jésus-Christ qui va vous guérir.” Juliette fit uu signe qui semblait dire : “Comme le bon Dieu voudra—“ Voulez-vous vivre, afin de souffrir pour Jésus-Christ, répliqua le prêtre.”—Il y eut un signe généreux d’acquiès-cemcnt.—Allons, i! faut vous guérir, puis frottant, avec ce morceau d’étoffe blanche, les paupières fermées de la malade, il lui dit : “ Ouvrez les yeux.” Elle les ouvrit lentement.Son premier regard fut pour une statue de la Ste.Vierge placée au-dessus de son lit.“ Connaissez-vous vos amies, iui dit le prêtre.” Elle tendit la main aux six personnes qui l’entouraient.Le confesseur ayant ensuite porté aux lèvres de Juliette le précieux vêtement, elle parla aussitôt à haute voix, en s’écriant : “ C’est le Souverain Pontife qui m’a guéri !" Les personnes devant lesquelles venait de s’opérer cette transformation subite récitèrent le Magnificat avec Juliette.Le médecin arriva quelques instants après, puis la voyant gaie, souriante, les yeux plein de vie, parlant à haute voix, n’ayant plus le moindre mal, s’écria : “C’est merveilleux, é’est inoroyable !” Le soir, le Te Deum fut chanté dans la chambre de Juliette.Le jeudi suivant, elle se leva de grand matin et alla communier à Notre-Dame des Victoires.Quelques jours après sa guérison, Juliette rappelait à une personne pour qui elle ne devait avoir rien de caché, que pressée fortement par une inspiration intérieure, elle avait offert sa vie pour l’Eglise et pour le Pape, durant l’octave de la fête de St.Pierre, de cette année.Cette personne se ressouvint de la confidence qui lui avait été faite alors, et qu’elle avait entièrement oubliée.Est-il étonnant que le Sauveur, après avoir accepté l’offrande généreuse de l’enfant dévouée au Siint-Siège, et lui avoir fait en quelque sorte goûter la mort, lui ait ren du la vie en considération du Pontife pour lequel elle eut voulu mourir ! Que les ennemis de Pie IX apprennent donc à le connaître, et à s’incliner sous sa main puissante !—Gazette des Campagnes.j’ai toujours observé qu’il y avait dans les crottins davantage de grains d’avoine non digérés, lorsque j’avais, avec intention, donné à tone après u-ne bonne ration.Il est donc incontestable qu’il y a un grand avantage à donner les grains après boire à l’espèce chevaline.Il y a encore une habitude vicieuse que je désirerais voir disparaîtra ; e’ost celle de donner l’avoine et le foin aux animaux échauffés par le.travail aussitôt après la travail aussitôt après la rentrée à l’écurie.Ayant très-faim, ils avalent goulûment l’avoine et presque sans lg.maâcher ; une indigestion dangereuse peut ea être la conséquence ; dans tous les cas, l’avoine se digère mains bien et profite moins à la nutrition.Lorsqu’un cheval rentre du travail, en sueur, et plus ou moins essoufflé, ou doit le bouchonner vigoureusement, le couvrir ensuite et attendre qu’il soit un peu reposé ; alors on lui donne un peu de foin, et au bout d’une demi-heure ou uue heure, selon les circonstances, on lui donne à boire, puis immédiatement après la ration d’avoine.Par ÿte habitude, on peut même donner plutôt à D 'ire et sans danger de refroidissement, puisque lVroine donnée après boire à un effet stimulant qui réchauffe l’animal.-—O - - Les soins donnés aux animaux sont TOUJOURS RÉMUNÉRATEURS.Nous avons répété bien des fois dans ce journal que les soins donnés aux animaux domestiques n’étaient jamais perdus ; il ne suffit pas do posséder dans les étables de beaux types d’animaux reproducteurs, il faut surtout donner aux jeunes botes une alimentation substantielle êt abondante.La parimonie dans la nônmt.iLcp fausse économie qui tôt ou tard amèfîo ! pe, qui pouvait rassembler une nouvelle armée.On l’engageait à rechercher l’alliance de l’Empereur.Après avoir entendu son conseil, Robert le Frison, selon sa coutume, aile- consulter ce qu’il appelait son i o.dole.C’était sa iille Marie, jeune : princesse pleine de piété et de lamiè- • res, qui, à l’âge de seize ans, venait de lui donner une haute preuve de tendresse filiale ; la veille de la bataille ch Cassel, inquiète du succès, elle avait fait voeu devant l’autel de Notre-Dame de Courtrai, qu’elle révérait grandement, de se vouer à la, vie religieuse des vierges que Marie bénit, si Dieu, par son intercession, accordait la victoire à son père.Elle avait passé en prières tout le temps du combat ; et depuis qu’elle avait vu ses supplications exaucées, elle avait quitté les parures d’or, rejeté les ornements de la cour et pris la robe blanche et le voile des saintes filles consacrées au Seigneur.Personne ne la voyait donc plus ; elle vivait dans une retraite profonde.Seulement son père, qui l'aimait tendrement, avait obtenu d’elle qu’elle restât encore un peu de temps avec lui, — avant de s’enfermer CSt UDc îauosü counuiniu qui i-v/w \j\jc «uiu ciuoiao ; ., -, * , de déplorables résultats et ruine les cultiva-fPOUr jamaisMans un cloître, teurs ; et cependant nous avons bien souvent vu j Robert le Frison vint trouver, 3.dans état déplorabte : ils étaient, comme nous l’avons dit, sa fille bien- • aimée : des animaux placés dans des écuries humides, mal aérées, et par conséquent malsaines ; on les laissait le plus souvent sans aucune litière et par suite dans un état de saleté déplorable ; l’étrille, la brosse, même le bouchon de paille, étaient complètement inconnus, et nous avons vu des pauvres bêtes couvertes de crotin épais dans la plus grande partie de leur corps.Il a été reconnu bien des fois par des expériences sérieuses que des bœufs, des pores à l’engrais, lavés et sayonnés au moins une fois par semaine possédaient un bien plus.gveuJ .force d’assimilation et s’engraissaient avec une plus grande facilité.Il est nécessaire avant tout que les fonctions vitales inhérentes à la peau, o’est-à-dire les fonctions de i'exhalation et de l’absorption, aient lieu dans les meilleures conditions, et pour cela il faut que la peau soit dans un état convenable de propreté, afin que les porcs soient complètement libres et en état de faire leur jeu.Le gros bon sens est suffisant pour comprendre de semblables vérités.La propreté a toujours été considérée comme une vertu domestique et nous ajoutons que l’on doit aussi en faire une des premières de l'hygiène.Sans contredit, la propreté ne suffit pas pour entretenir les anmaux en bon état, la bonne alimentation joué le principal rôle ; mais l’un n’empêelie pas l’autre.Pourquoi donc alors un grand nombre de cultivateurs donnent-ils à leurs animaux une mauvaise nourriture, de la paille seule, pendant presque tout l’hiver ?Oh ’ nous avons été souvent témoin de cette façon d'agir.Les animaux mal nourris ne produisent ni du travail, ni du lait ni de la viande ; il vi vent misérablement, voilà tout ; et ce n’est certes pas le but que doit atteindre un cultivateur intelligent.Guérison Remarquable.Dans un moment où tous les catholiques ont les yeux tournés vers Rome et semblent craindre les événements qui s’y préparent, nous croyons devoir rapporter un fait capable de faire naître l’espérance : Nous trouvons dans Y Echo de Notre-Dame des Victoires l’exposé détaillé d’une guérison opérée subitement le 8 octobre Doit-on donner l’avoine aux chevaux avant ou apres boire ?Ce n’est pas ee que l’animal mange qui le nourrit, c’est ee qu’il digère.On doit dès lors administrer la nourriture à l’état le plus favorable à la digestion.C’est ce que l’on se propose en faisant usage du haehefourrage, du concasseur, etc.La digestion, on le sait, s’opère principalement dans l’estomae, et l’absorption des principes nutritifs amenés à l’état de chyle se fait dens les intestins : il est dont utile que les aliments séjournent dans l’estomac afin d’y être digérés.Des expériences comparatives que j’ai faites en 1852 à la ferme-école départementale, suites chevaux qui sont sacrifiés pour l'instruction des élèves, m’ont péremptoirement démontré que l’habitude de donner î’avoine entière immédiatement ayant boire était mauvaise et préjudiciable.Ayant remarqué que cette coutume se continuait, nonsculement dans los campagnes, mais encore dans les villes, je me suis décidé à publier le résultat de mes expériences, dans un but d’intérêt général, la question ayant une certaine importance.Premier cheval.—Je lui administrai à jeûn 4 pintes d’avoine, et immédiatement après, un seau d’eau blanche ; il fut ouvert après la dernière gorgée déglutie.Je retrouvai dans l’estomac à peine une pinte d’avoine nageaut dans quelques pintes d’eau ; les trois autres pintes avaient été entraînés à une assez grande distance, daus les intestins, par le courant d’eau qui avait traversé l’estomac.Ces grains donc n'auraient subi dans tes intestins qu’une digestion très incomplete et auraient été, en grande partie, îuutilés à la nourriture du cheval.Deuxième cheval (expérience contraire).Je lui donnai le seau d'eau blanche d’abord,puis ensuite 4 pintes d’avoine; je l’ouvris dix ou quinze minutes après ce repas, Je retrouvai encore toute l’avoine dans l’estomac, où elle avait déjà subi un commencement de digestion.Elle n'aurait donc quitté l’estomae qu’après une complète et utile digestion.Ainsi donc, comme on le voit, la même quantité d'avoine donnée à un cheval, peut produire des effets différents selon tes conditions dans lesquels on l’administre.J’ai ensuite fait l'expérience sur des chevaux qui ne devaient pas être sacrifiés, et notamment sur le mien, et 111,-La fills de R&bert le Frison, LÉGENDE DU ONZIEME SIÈCLE.La prière d’un enfant est agréable à Dieu.PH.DE BEKLAYM0NT.La prière d’un jeune coeur, lorsqu’elle est animée d’une foi ferme, que les insinuations d’une fausse science n’ont pas encore agitée, est puissante devant Dieu : elle obtient des miracles, ou des inspirations qui en produisent.Le jour de Pâques fleuries de l’année 1071, le comte de Flandre Robert le Frison tenait son conseil à Courtrai.Il était entouré de Beau-douin de Gand, de Bouchard de Comines, de Gérard de Lille, de Varner d’Oldenbourg, de Varner de Courtrai, de Gratien d’Eecloo, tous ses amis dévoués, qui devaieut un peu plus tard l’accompagner dans son pèlerinage en terre sainte.Tous l’avaient aidé à conquérir la Flandre; et il venait de gagner avec eux, par une circonstance heureuse,la bataille de Cassel sur le roi Philippe 1er.Cette victoire avait abattu en même temps le parti de Richilde, qui possédait encore le Hainaut,et qu’on appelait la mauvaise comtesse.On se réjouissait; mais on n’était pas pleinement rassuré.On blâmait Robert d’avoir généreusement rendu la liberté sans con dition à Richilde, son ennemie.On lui conseillait de se défier de Philip- — Ma chère enfant, lui dit-il,on me reproche toujours d’avoir mis en liberté notre ennemie, la comtesse Richilde.— La veuve 'de votre frère ! — C’est vous, ma fille,qui me l’avez conseillé.—- C’est la Vierge sainte, la Mère de miséricorde et de justice, mon père, qui a été notre guide.Soyez généreux envers vos ennemis, vous en diminuerez le nombre.La bonté, mon père, trouve sa récompense même ici-bas.Quand Richilde était votre captive, elle seule intéressait ; maintenant, c’est vous qu’on, bénit.Qu’importe les regrets étroits de vos conseillers ?Il n’y a de bonne politique que la politique chrétienne, qui est loyale et bienfaisante.— Avec de telles idées, Marie, reprit le comte de Flandre, pourquoi quittez-vous le monde ?—• Pour vous servir plus utilement, mon père.Je prierai Dieu pour vous.La prière est puissante.— Maintenant, —je vous demanderai trois choses : une pour moi, deux pour vous.Permettez-moi de me retirer à Fabbh/ye de Messines (l),où je serai toute â mes vœux, où vous pourrez cependant me voir quelquefois, mais vous seul.Ensuite faites votre paix au plus vite avec l’Empire ; car le roi Philippe reviendra, Enfin, rendez la liberté à votre autre captif, Eustache de Boulogne.— Celui-là, du moins, me paiera une grosse rançon.— Il faut le renvoyer sans rançon, mon père.Il est utile qu’il soit votre débiteur.Il est le frère de l’évêque de Paris, l’un des sages con-soillers du roi.Ayez des amis, mon père ; ce sont, pour un prince, les plus riches trésors.Robert le Frison garda le silence.Puis il reprit : — Mais, ma fille, l’Empereur est irrité contre moi.— Vous avez été généreux pour Richilde, pour Eustache.Vous êtes un noble chrétien.Ne redoutez donc pas un homme comme l’Empereur.Mais sachez l’arrêter.Faites que vos ambassadeurs partent demain.Ils ont pour prétexte l’hommage que vous devez au chef de l’Empire à l’occasion de votre comté d’Alost.— Ce que vous me conseillez, ma fille, sera fait en tout point.Mais la rauçon d’Eustache de Boulogne?.— Avant trois mois vous l’aurez touchée.Et ce soir, mon père, accor-dez-moi quinze jours de retraite et de solitude absolue dans l’abbaye de Messines.Robert ne dit rien.Marie, prenant la rude main de son père, la (1) En Flandrej à deux lieues d’Ypres.baisa doucement et s’enveloppa de son voile pour sortir.^ Après un soupir profond,le comte de Flandre alla trouver son prisonnier.— Eustache de Boulogne, lui dit-il vous êtes libre.— Et poire rançon ?dit le captif surpris.— Votre amitié ! Eustache le regarda un moment et s’écria en lui serrant la main : — A la vie et à la mort !.Robert, déjà payé, reprit ; — Voici un bon cheval ^ voici vos armes : partez, vos chevaliers vous attendent.A six jours de là, vers la chute du jour, l’empereur Henri IV, sombre et irrité'des revers que ses iniquités lui attiraient, se promenait à cheval dans les environs de Cologne, oh il tenait sa cour.Il n’était suivi que de deux écuyers.Tout à coup une femme blanche parut devant lui.Montée sur un cheval blanc, elle avait une petite couronne radiale de velours pourpre.Elle prit la bride de son palefroi : — Prince dit-elle, vous triompherez quand vous aurez droit.Jusque-là, tournez vos yeux vers la Flandre.Ses guerriers,sont braves.Gardez-vous de repousser le puissant comte Robert, vainqueur de Cassel, qui vient vous demander la paix.— Le comte Robert ! s’écria l’Empereur, l’un de mes ennemis.Peut-être avez-vous besoin, prince, d’en diminuer le nombre.En appuyant sur ce mot, la femme blanche disparut dans un petit bois voisin.Un moment, de stupéfaction arrêta l’Empereur.Il courut à la poursuite de la mystérieuse vision®; il ne trouva rien.Il semblait que la femme blanche se fût évanouie.— Est-ce l’ange de notre maison ?dit-il.—Ses deux écuyers n’étaient pas moins émerveillés que lui.L’Enipe-leur recommanda lè secret et rentra à Cologne.Le lendemain matin, les envoyés du comté de Flandre s’approchaient de la ville.Ils craignaient que l’Empereur, violent comme ils le savaient, ne les retint prisonniers ; et ils n’allaient que par obéissance.Mais une vision les attendait aussi, qui devait les rassurer, et qni a été conservée par tous les vieux historiens, sur les récits qu’en laissa Baudoin, avoué de Tournai, lequel faisait partie des députés de Robert le Frison- Ils avaient repris leur route à la pointe du jour.Comme à travers une longue avenue de hauts arbres, sur lesquels le soleil jetait ses premiers rayons, ils apercevaient déjà les clochers de Cologne, ils remarquèrent tout à coup devant eux, sortant de la forêt voisine, la femme blanche, avec une couronne radiale de velours couleur d’azur.—Je sais qui vous êtes, d’oh vous venez, oh vous allez, leur dit-elle en les arrêtant.Messagers du comte de Flandre, ayez confiance.L’Empereur n’osera pas vous faire mauvais acceuil, et vous aurez de lui bonne réponse.Sachez même que Robert le Frison surmontera ses ennemis, et que ses enfants régneront sur la Flandre.Après avoir dit ces mots, la dame blanche s’évanouit dans le bois, comme la veille ; et les députés du comte, agités d’une sorte d’effroi se mirent à genoux, restant un quart d’heure en prière.— Ne serait-ce pas, disaient-ils, Notre-Dame de Courtrai ?Ils poursuivirent enfin leur voyage, pleinement rassurés.L’Empereur les reçut sans colère.Après qu’ils eurent fait hommage du comté d’Alost, ils demandèrent paix et appui ; l’Empereur leur promit de ne les point inquiéter.Ils s’en revinrent pleins de joie ; ils raccontèrent partout leur vision prodigieuse, que les vieilles chroniques appellent : “ L’étrange aven-“ ture de la dame qui apparut près “de Cologne aux ambassadeurs de “ Robert le Frison, comte dp Flan-“ dre.” Le peuple crut comme eux que cette apparition était un miracle de Notre-Dame.Robert n’eut- pas le temps de s’en réjouir sans mélange de souci.Il apprit que le roi Philippe, ne pouvant supporter l’affront de sa défaite de Cassel, avait rassemblé toutes ses forces, appelé te,v ses vassaux, et, qu’à la tête de cette puissante armée, il s’était jeté sur Saint-Omer, qu’il mettait à feu et à sang.Mais, comme toujours, on exagérait un peu.Le comte de Flandre réunit tous ses guerriers.Quoiqu’il fût hors d’état de résister sur-le-champ aux forces imposantes de Philippe, il se mit en devoir de protéger la Flandre qne le roi venait dévaster.II songait sa fille Marie, qu’il était allé voir a l’abbaye de Messines et qui lui avait recommandé d’espérer.Mais celui dont il comptait éprouver l’amitié, Eustache de Boulogne, venait d’être appelé sous la bannière du roi de France ; comme vassal, il lui avait fallu obéir ; et pour ne pas être félon, il allait se voir contraint de marcher contre les Flamands.Un matin, Eustache s’attristait de ces réfléxions, lorsqu’il vit devant lui, sur une petite table, un paquet de lettres cachetées.Il demanda à ses pages qui avait apporté ees dépêches.Personne ne put lui répondre.Inquiet, il fit prier son frère Godefroy, l’évêque de Paris,qui accompagnait le roi de France, de venir en sa chambre pour ouvrir le' paquet-et le lire.Quand le prélat sut les obligations' d’Eustache envers le comte Robert,-et qu’il eut parcouru les lettres : — Sont-elles vraies, dit-il, ou ne sont-elles qu’un’ moyen qu’on vous donne pour acquïter votre rançon et mettre un terme à ces guerres odieuses ?Bornons-nous à lés porter an roi.Le roi se fît lire ces lettres.C’étaient des écrits qui démontraient que le roi Philippe, s’il marchait plus avant, et même s’il restait plus longtemps à Saint-Omer, était en péril d’être trahi, pris- et conduit à l’Empereur, son ennemi.Le monarque s’effrayait facilement.Eustache de Boulogne eut soin de ne rien faire pour diminuer ses craintes et de l’engager au contraire à- la modération.Avant la fin du jour, le roi avait repris la route de Paris, et depuis il laissa la Flandre en paix.On n’a jamais su l’exacte vérité à propos de ces lettres.Robert le Frison apprit avec joie ces heureuses’ nouvelles.Pour marquer à Eustache de Boulogne la gratitude qu’il croyait lui devoir à propos du service qui venait de lui être vendu, il lui donna la forêt de Be-thloo.Une petite armée restait à Richilde et à son fils Beaudoin ; Robert les battis tous deux ; et, enfin, par l’intervention de l’évêque de Liège, reconnu solennellement comte de Flandre, il laissa ee beau domaine à ses enfants.Marie de Flandre devint abbesse de Messines, qu’elle rebâtit : car Richilde éte Hainaut, dans ses guerres furieuses contre les Flamands, avait brûlé ce monastère.La pieuse princesse n’y mourut pas ; elle accompagna son père dans son voyage de la Palestine, en 1084- Elle rendit l’âme, dit-on, à Jerusalem.Ce ne fut qu’à sa mort qu’on apprécia tout ce qu’avait fait pour son père cette jeune fille, forte instruite, courageuse et sainte.Elle’ avait sauvé la Flandre, en inspirant à Robert sa générosité- qui lui fit desamis ; et deux petites couronnes de velours qu'on trouva dans sa cellule' donnèrent lieu de croire que, messagère de paix et de conciliation, elle pouvait bien être la femme blanche de Cologne.Cependant le peuple, en Flandre, attribua plus généralement l’intervention âe ce personnage mystérieux à Notre-Dame de Courtrai. L'UNION DES CANTONS DE L’EST.En vente à T Imprimerie de 1 Union des Cantons de l’Est le Calendrier pour le Diocèse des Trois-Rivières pour Tannée 1867, le seul approuve par Mgr.T Evêque du Diocèse.Aussi T Almanach du Bas-Canada, pour Vannée 1867.-—O-— CANADA.ARTHABASKAVILLE, 27 DEC.1S6G.Le Défricheur et notre journal, L’acceuil quotient de faire le i: Défricheur”*1 à “ l’Union des Cantons de l’Est” ne nous surprend nullement quand on sait que ce journal prétend traiter drolatiquement les questions les plus graves et de la plus haute importance pour nous Canadiens-français ; quand on sait qu'il considère ccs mêmes questions comme oiseuses pour le moins, et une lettre morte au sein des populations de nos campagnes.Nous sommes bien éloignés de partager de pareilles idées, nous croyons au contraire que jamais nous ne saurions être trop sérieux quand il s'agit d’asseoir notre avenir sur des bases solides, :t de faire connaître à nos frères les moyens u’ils doivent prendre pour accomplir la nris-ûon que la Divine Providence leur a assignée, fout en nous accusant d’avoir été imaginaires, n signalant des obstacles à l’Union de toutes es volontés et de tous les dévouemens pour .tteindro ce but, le “ Défricheur ” émet les loctrines les plus fausses, que les divines écritures ont réprouvées, que l’Eglise a condamnées, qu’il est conséquemment de notre devoir de redresser dans l'intérêt de nos lecteurs qui auraient pu boire à la coupe qu’on leur a présentée.A “ L’Eglise et l’état sont séparée, dit “ le Défricheur” ils l’ont été par la force des circonstances.” A cela nous répondons.L’Eglise et l’état ne sont point séparés dans notre pays comme il l’affirme faussement.Leurs rapports sont encore réglés par le concordat de François 1er on ce qui regarde le culte catholique, ainsi qu'il nous l'a été garanti par le traité de Paris en 1763.C’est en vertu de cette garantie solennelle que le pouvoir civil reconnaît les empê-chemcns de mariage.établis par l’Eglise, la ténue des régistros pour les actes de baptêmes, de mariages et de sépulture par les curés.C’est en vertu de cetto garantie solennelle que la Cour Supérieure, siégeant à Québec en révision ' sous la présidence des honorables juges Meredith juge-en-ehef, A.Stuart et J.T.Taschereau, a, le 15 décembre courant, rendu jugement dans la cause suivante.Le llev.M.Duhaut vs.Pacaud.Dans cotte cause il a été jugé que la dîme est dûe au curé par le seul fait d’être en possession de sa cure.La majorité des juges en révision a confirmé sur ce point le jugement do Thon, juge Polette.L’Eglise et l’état sont encore moins séparés en principes pour les catholiques qui savent que c'est une erreur condamnée par l’Eglise.Dans la Vlèmê section du résumé des principales erreurs du tems condamnées par notre Saint Père le pape Pic IX, nous lisons : 55ème erreur.L'Eglise et l’Etat doivent être séparés.Non, non l'Eglise et l’Etat ne sont point séparés, ils ne le sont que pour les rationalistes et les ambitieux qui voudraient bien se passer de Dieu dans la société civile et politique.Le “ Défricheur’' trouve étrange la doctrine qui nous prescrit lo respect et l’obéissance à l’autorité constituée, au pouvoir établi ; et il dit que cette doctrine conduit au servilisme et à l’esclavage.Eh 1 bien, cette doctrine que notre confrère trouve si étrange et qui, suivant lui, conduit au servilisme et à l’esclavage, c’est tout simplement la doctrine chrétienne et catholique; c’est la doctrine du Sauveer du monde, Notre-Seigneur Jésus-Christ, des anciens apôtres, des premiers chrétiens et des martyrs des premiers temp3 ; c’est aussi la doctrine de St.Jean-Baptiste, de Thomas Becket, de monseigneur Plessis et de tous les vrais chrétiens.Notre-Seigneur Jésus-Christ, a été soumis à l’autorité d’IIérode et de Pilate, quoiqu’ils fussent des payens et des persécuteurs, l’Ecriture Sainte en fait foi ; et, ils ne les a jamais méprisés auprès du peuple ; au contraire il disait à ceux qui lui demandaient s’ils devaient payer le tribut à César : rendez à César ce qui appartient â César et à Dieu ce qui appartient à Dieu.St.Paul ordonnait aux fidèles de son temps, de rendre honneur, tribut et respect a la -puissance de Claude et de Néron, quoique ces empereurs fussent des tyrans et des monstres.St.Pierre dit, sans restriction : “ Soyez soumis, pour Dieu, à toute créature humaine, au roi comme le plus élevé en dignité, aux officiers qu’il a préposés pour punir les malfaiteurs et protéger les gens de bien parce que tel est la volonté de Dieu.” Les premiers chrétiens quoique persécutés par les empereurs leur ont toujours obéi, en tout ce qui n’était pas contraire à la loi de Dieu ; il n’est pas besoin de prouver cette vérité, on la trouve à toutes les pages de l’histoire.Sans doute que St.Jean-Baptiste, Thomas Becket et monseigneur Plessis ont dû être grandement surpris, do so trouver dans les colonnes du “ Défricheur,” à l’encontre d’une cause qu’ils ont soutenue, les doux premiers, au prix de leur sang, le dernier au prix des plus grands et des plus nombreux sacrifices.Vraiment notre confrère n’a pas été heureux dans le choix do ses autorités pour défendre sa doctrine.Pourquoi n’a-t-il pas ajouté le nom de St.Etienne dont nous avons célébré la fête hier, qui sous la grêle de pierres dont l’accablaient ses ennemis, se contentait de prier pour eux sans laisser échapper une seule parole de mépris contre l’autorité dont ils étaient- les représen-tans^.Sans aucun doute que s’il eut eu les sentiments que voudraient inspirer aux populations, le “ Défricheur,” il aurait éclaté en injures contre des hommes qui le traitaient avec tant d’injustice, mais non, il connaissait trop bien la forée des enseignements divins qu’il avait reçus des Saints apôtres et qu’il avait médités pour se porter à des excès qui lui eussent mérité l’exécration du goure humain et la malédiction prononcée contre tous ceux qui résistent à l’autorité ou la méprisent.Le fr Défricheur ” parle avec emphase du principe de l'autorité qu’il dit être toujours respectable.La conclusion charitable qu’il faut tirer de cos avancés, est qu’il est fort en théorie.Mais il ne faut pas oublier qu'il faut, pour le bon gouvernement d'un peuple, autre chose que de la théorie, il faut surtout de la pratique.Je ne sais pas co-que ferait le client qui aurait la meilleure cause du monde à faire valoir, qui devrait nécessairement triompher d’un injuste agresseur, si son avocat venait un bon jour lui dire : mon ami, en principe vous devez gagner votre cause, car vous avez la justice de votre côté.A coup sûr le client répliquerait : c’est bien d’avoir pour moi le principe, mais il me faut surtout de la pratique, faites en sorte que l'on fasse, en ma faveur, l'applica-tion des principes que vous invoquez et que je gagne ma cause, c’est ce qu’il me faut.Nous pouvons donc dire la même choso au “ Défricheur ; ” c’ost bieu de dire qu’en principe l’autorité est respectable, mais à quoi vous serviront vos belles paroles, M.le rédacteur, du 11 Défricheur,” si quand, vous en venez à la pratique vous soufflez a l’esprit des populations le mépris pour les personnes que la religion leur fait un devoir et une obligation de respecter sous peine de damnation.Ce n’est pas tout d’émettre des principes, il faut les appliquer.Si donc vous admettez en principe que l’autorité est respectable, vous devez admettre aussi qu’il faut respecter les personnes qui l’ont en main autrement vous faites miroiter, aux yeux de vos lecteurs’, un diamant que vous cachez soigneusement quand ils veulent en profiter.“ Nous savons bien, dit M.le grand vicaire lLaflèche, dans ses Considérations, que les gouvernants peuvent abuser du pouvoir, et que, même avec la meilleure volonté du monde, ils peuvent manquer des lumières et de l’énergie nécessaires aux véritables hommes d’Etat.Aussi, si d’un côté nous abhorrons la démagogie, de l’autre nous détestons le despotisme.La vérité est donc que le gouvernement, pour offrir toutes les garanties désirables de sagesse et de force, a besoin d’un contrôle,et ce contrôle il le trouve dans les grands corps de l’Etat, qui sont là pour l’aider, le conseiller, et l’éelaircr dans l’action législative, et ce contrôle ainsi exercé avec sagesse et modération donnera à un peuple le meilleur gouvernement possible,” Nous dirons la même chose au “ Défricheur” au sujet des hommes qui out l’autorité en mains et qu’il veut nous faire mépriser.Nous savons bien qu’ils peuvent eu abuser, et conséquemment ils ont besoin d’un contrôle.Ce contrôle, ils le trouvent dans la religion qui doit les guider et les conduire dans toutes leurs actions, avec laquelle ils doivent être unis aussi intimement que l’âme l’est avec 1* corps, et qui a ses représentants visibles et ses ' défenseurs dans les hommes qui sont les dépositaires de sa sagesse et de ses lumières.Si quelque fois il viennent à oublier qu’ils ont au dessus d’eux un maître à l’obéissance duquel ils sont soumis comme le dernier de leurs sujets, *c’est aux défenseurs nés de la religion à les avertir avec une sagesse, une modération et uue fermeté respectueuse.C’est ce qu’ont fait St, Jean-Baptiste, Thomas Becket et Monseigneur Plossis, “ En prescrivant la résistance passive au pouvoir oppresseur de la conscienoa et de la foi, dit le Père Ventura, l'enseignement catholique enseigne anssi la doctrine do l’obéissance active ; pondant qu’elle ordonne de résister en souffrant elle permet d’obéir en agissant, pour so soustraire à ce qui est injuste.C’est-à-dire que tout en condamnant la rébeillion, l’enseignement catholique no défend pas l’action ; ne voulant pas que l’on résiste par la force; elle ne défend pas que l’on résiste par les voies de la légalité et de la justice.En voulant que lo sujet respecte les droits du pouvoir,, elle n'exige pas qu’il renonce aux siens ; ce même saint Paul qui a tant prêché l'obéissance au pouvoir légitime, comme à l’ordre établi de Dieu, n'a pas laissé espendant d’en appeler à César de l’injuste tyrannie d’un tribunal subalterne : Ad Ccesarsm appello.Il n’a pas laissé do réclamer ses droits, ses privilèges de citoyen romain : Yir romanus sum.Ainsi quand l'église catholique exige la résignation de la part des sujets opprimés, elle n’entend pas pour cela qu’ils renoncent à leur personnalité humaine,et que,comme les choses inanimées, ils s’abandonnent aux sanguinaires caprices de la tyrannie : à la raison soumise du sujet il leur est recommandé d’unir la soumission raisonnée de l’homme, rationabile obsequimn (Borna.') Tout en assurant, l’obéissance au pouvoir, le système ne la sanctionne pas comme légitime, mais il permet de réclamer contre l’oppression et réconcilie la dignité de l’homme avec l’ordre de la société.” Pourquoi donc le “ Défricheur,” contre son habitude, à-t-il été prendre dans le catalogue des saints, des autorités pour appuyer ses avancés ?c’cst que, voyez-vous, il avait un grand coup à frapper, et il lui fallait répéter, et cette fois avec force; son refrain ordinaire : gouvernement injuste, liberticldc.Et pour cela il avait besoin de travailler à se recommander de son mieux à ses lecteurs pour leur faire croire qu’il a le droit d’accuser de trahison tous ceux qui ne pense pas comme les démocrates à propos de la Confédération.Traites sont d’après eux tous ceux qui sont pour la Confédération.Et qui sont ces traites ! Nos Evêques, notre cergé en masse, la grande majorité de nos hommes publics et les plus importans.Et qui leur îait ainsi leur procès ?U ne infime minorité d’hommes qui n hésitent pas à s'adjuger le monopole de 1 intelligence et du patriotisme.Vit-on jamais pareille intolérance ! Nous ne prolongerons pas davantage nos réflexions sur les questions importantes que nous venons a,exposer, non pour flatter ncs lecteurs et les endormir dans une fausse sécurité comme nous le reproche le “ Défricheur,” mais pour faire briller à leurs yeux la vérité dans tout sou éclat.C’est à quoi nous nous appliquerons toujours, dans la mesure do nos forces, pour De pas tomber dans l'abime où voudraient nous plonger les fanatiques et les ambitieux.C’est pour arrivera ce butjque nous avons fondé notre journal, que nous l’avons intitulé “ l'union des Cantons de l'Est,” qui veut dire union (le toutes les volontées etde toutes les iuergies pour faire le bieu dans cette importante partie du pays, union entre le clergé et le peuple, unioïv-elitre le gouvernemet et le peupte, union parmi le peuple, et en nous unissant ainsi, nous serons forts pareeque l'union fait la force.-C*»- Les Canadiens aux Etats-Unis, Nous venons d’apprendre qu’une famille entière de canadiens-français se composant d’un grand nombre d’enfants est actuellement, aux Etats-Unis, en proie à la maladie et à la misère, et privée de to'ut secours humaiu.La mère de ces pauvres enfants, atteinte comme tant d’autres de nos compatriotes de la fièvre de l’émigration, les a conduit, dans ce pays il y a quelques mois, s'imaginant pouvoir les y établir plus avantageusement que dans leur propre patrie.Mais, comme presque tous ceux qui suivent son exemple, ella n’a pas été longtemps, sans reconnaître qu’elle s’était grandement trompée.Car après avoir dépensé en très-peu de temps le prix d une bone terre qu’elle possédait dans les Camions de l’Est, la misère l’a forcé de revenir au Canada sans ses enfants parce qu’elle n’avait pas un seul sous pour payer leur passage daus les chars.Tel est le triste sort que subissent le plus grand nombre des Canadiens qui tournent le dos à leur pays pour courrir après des biens qui les fuient presque toujours, Il y a quelques jours, nous avons eu communication de la lettre suivante, d’un canadien aux Etats-Unis, à sa femme, au Canada.Tariffvillo, Etat de Connecticut 12 déc., 1SG6.Chère épouse* J’ai reçu avec beaucoup de plaisir ta dernière lettre et je m’empresse d’y répondre.Les reproches que tu me fais parce que je ne t’ai pas écrit assez souvent m’ont fait de la peine.Il est vrai, chère épouse,que je ne t’ai pas donné souvent de mes nouvelles, mais c’est parce que j’ai été bien malade et dans l'impossibilité d’écrire.Je suis atteint d’un rhumatisme inflammatoire depuis le quinze novembre, et cela me met dans l’impossibilité de travailler, mais j’espère, si Dieu ne m’envoit pas d’autre accident, que je pourrai aller dans les chantiers le dix-sept de ce mois.Ne te décourage pas, chère épouse, aussitôt que j’aurai un peu d’argent je te l’enverrai.Tu ne peux venir ici c’est impossible tout y est trop cher : pour vivre ici il nous faudrait terriblement de l’argent, et il est difficile d’en gagner par ce que les chantiers sont rares.Moi, j’espère faire un peu d’argent cet hiver par ce que j’ai eu la chance d’avoir une place à Sat-wick, et si Dieu le veut, je retournerai dans mon pays au printemps, car dans les Etats-Unis, on meurt de peine et d’ennui.Tu ne doutes pas, chère épouse que s’il y avait moyen de vivre ici, je te ferais venir, mais c’est impossible tout est trop cher.On paie le bois huit piastres la corde, la farine douze piastres le quart, la viande vingt-cinq sous la livre, le beurre un écu et il en est de môme pour tout le reste.Adieu ! chère épouse, aie bien soin de nos petits enfants -e>~&*- Nous prions nos lecteurs de vouloir bien nous pardonner les nombreuses fautes typographiques qui se trouvent sur le premier et le second numéro de notre journal.Elles son dues à l’inexpérience des correcteurs d’épreuves.Nos confrères de la presse sont humblement priés d’échanger avec nous.Nouvelles Américaines, (Par voie têlêgrafique.) Brownsville, 19 décembre.—Ortega a passé au Mexique hier matin.On assure positivement que Cortinas et Canales se sont prononcés contre Juaroz.Us sont attendus à Matâmoras aujourd’hui ou demain.Il est bruit, mais on n’y croit pas, qu’ils ont capturé Escobedo, qui était en route pour Monterey.Galveston, 21 décembre.—La faite du général Ortogea de Brownsville, où il était sous la surveillance des autorités, a créé beaucoup d’excitation, et compliquera les affaires sur la frontière.Neio-yorlc, 23 décembre.—Qn a reÇu des nouvelles de Vera Cruz jusqu’au 14j et de Mexico jusqu’au 2 décembre.La proclamation de Maximilien est diversement commentée par les journaux, et plusieurs d'entre eux expriment l’opinion que l’arrivée do M.Campbell et du général Sherman et l’attitude des Etats-Unis on été un des éléments puissants qui ont engagé l’Empereur, à prendre la détermination de rester au Mexique, Les Mexicains en général ont appris avec joie la nouvelle de la détermination de Maximilien de défendre son empire et de donner à ses sujets les bienfaits d'un bon gouvernement.NOUVELLES D’EUROPE.(.Par U câble atlantique,') Londres, 21 déo.—Le Telegraph assure positivement que Stephens est encore sur le territoire étranger, el quo le gouvernement est très-bien renseigne sur tous ses mouvements ; en sorte que, sîv débarque sur un point quelconque des îles britanniques, il aura peu de temps pour fomenter la rébellion.Rio Janeiro, Brésil, 23 nov.—Les nouuvel-les du siège de la guerre vont jusqu’au 6 novembre.Le 30 octobre, les Paraguayens, avec dix bataillons d’infanterie, appuyés de la cavalerie et de l’artilerie.pendant une pluie abondante et un brouillard épais, on attaqué la position qu’ils ont perdue le 10 juillet, ont été repoussés et ont laissé 500 morts sur le terrain.Comme les Brésiliens étaient protégés par leurs fortifications, leur perte est légère.Paris, 21 décembre.—Le Moniteur du soir dit que toutes les mesures sont prises pour l’évacuation du Mexique par toutes les troupes françaises simultanément.Florence, 21 déoembre.—On dit que le Pape est satisfait du ton du discours prononcé par le Roi à l’ouverture du Parlement Italien.Le comité national a publié une proclamation pour conseiller au peuple d’attendre avec calme l’heure d'un triomphe certain.La conférence formée déterminer les relations entre le Saint-Siège et le Royaume d’Italie a eu une première réunion.Dublin, 21 décembre.—La police continue à saisir dans diverses parties de l’Irlande des armes et des munitions destinées à l’usage des fenieng.¦-- - Voici la sentence que Son Honneur le juge Johnson a portée à la séance du ¦21 de la Cour Criminelle de Sweetsburgh, contre Madden : “ Thomas Madden, vous avez été acensé et convaincu du crime mentionné dans le statut récemment adopté en ce pays dans des cireons tances bien difficiles.On a prouvé que vous vous êtes allié à une bande de personnes qui, sans pitié, ont envahi ce pays, lorsque ses habitants ne leur avaient fait aucun mal.Dans la triste situation où vous vous trouvez maintenant, je ne veux pas augmenter les sentiments pénibles qui doivent torturer votre cœur.Je ne dirai que ce que je suis obligé de dire, ha sentence est que vous, Thomas Madden, vous soyiez maintenant transféré à la prison d’où vous venez et que, vendredi le 15 février prochain, vous en sortiez pour être conduit sur la place de l’exécution publique, pour y être, entre 8 et 11 heures du matin, pendu par le cou jusqu’à ce que mort s’en suive.Et que Dieu ait pitié de votre âme.” Le juge était très-ému, mais le prisonnier est resté impassible lorsque la sentence a été prononcée,—Journal de Québec.-*• - -a- Une correspondance forcément remise au prochain numéro, faute d’espace.Découverte du Tabac, Ce fut en 1590 que les Européens acclimatèrent chez eux une petite plante, dont la feuille brûlée leur procurait le singulier plaisir d’aspirer de la fumée dans leur bouche à l’imitation des sauvages.Ils la répandaient dans l’air pour en respirer une autre bouffée qu’ils répandaient également pour en savourer une troisième.Bientôt môme on porta la découverte jusqu’à réduire cette feuille en poudre, pour se l’introduire dans le nez, et en chatouiller son odorat.Après avoir reçu différents noms ( car la nouvelle plante fut plus d’une fois baptisée, on l’appela nicotiane, herbe du grand prieur, herbe à la reine’ herbe de Sainte-Croix, outre celui de pe-tun qu’elle porte encore au Brésil, dans la Eloride et aux Indes) elle reçut enfin le nom sous le quel nous la connaissons encore aujourd’hui, et que les Espagnols ont eut l’honneur de fixer.Ils l’appelèrent Ta-bacco parce qu’ils la connurent d’a- bord à Tabago, une des Antilles, (fit de la vient le tabac.Un favori de la reine Elizabeth, sir Walter Raleigh ne contribua pas peu, par son exemple, à mettre en honneur l’usage du tabac.Il l’introduisit d’abord à la cour, et delà il se répandit dans tous les pays.Toutefois ce n’est pas sans contestation qu’il est arrivé jusqu’à nous.Un roi d’Angleterre écrivit un traité contre cette plante, et un empereur des Turs en défendit l’usage sous peine de perdre la vie ou le nez.NOTRE BIENVENUE.“ L’Union des Gantons de l’Est,” Nous recevions la semaine dernière le premier numéro de 1’ Union des Cantons de T Est, dont l’Editeur est un M.Antoine Gagnon, et les rédacteurs MM.O.Caron et L.G.Houle.Sa dévise est “ L’union fait la force” cette belle maxime, quoique très ancienne est cependant toujours nouvelle, dans la bouche du vrai patriote, qui en veut réellement le triomphe.Il s’enrôle hardiment sous le drapeau du parti Conservateur et parait avoir la résolution bien décidée de ne jamais rester en arrière dans la défense de sa cause.Nul doute que nous l’en félicitons de tout cœur.Ses articles bien pensés et bien écrits nous portent à croire qu’il s’acquittera de manière à lui faire honneur du rôle qu'il est appelé à jouer dans la lutte parfois si terrible du bien contre le mal.Comme nous, il veut avant tout l’union et la conciliation, chose, que nous ne saurions trop encourager et à ce propos voici ce qu’il dit : “ Eu face de cette œuvre de division trois fois déplorable, nous avons compris que notre œuvre devait en être lo oontre-pied et avant tout une couvre d’uuion et do ooncîlition.Tel est l’esprit, qui nous anime et qui présidera avec l’aide de Dieu à la rédaction de notre feuille: Union et harmonie entre le clergé et le peuple ; cctto union est aussi nécessaire à la vio sociale d'une nation que bunion de l'âme et du corps est néerssairo à la vie de chaque individu.Union et harmonie entro le peuple et le gouvernement, c’est l’union des corps avec la tête ; car un peuple no peut pas plus vivre sans gouvernement, qu’un corps sans tête, Enfin union entre tous les oanadiens-français, attachemant inviolable à notre foi, à notre langue, à nos institutions et au sol mémo ou reposent les cendres de nos ancêtres, voilà le but de notre journal, et comme son actison doit surtout s'exeroer dans les Cantons de l’Est, nous l’avons on conséquence nommé : L Union des Cantons de l'Est, espérant que nos lecteurs et nous-mêmes n’oublirons jamais que l’Union fait la force.”—Pionnier.l’union DES CANTONS de l’est.Tel est le titre d’un nouveau journal publié à Arthabaskaville et dont nous venons de recevoir le premier numéro.Il est rédigé par MM.O.Caron et L.G.Houle.L’ Union sera un nouveau défenseur de nos immunités nationales et, à ce titre, il a toutes nos sympathies.C’est avec bonheur que nous voyons, depuis quelques années, la presse française prendre de fortes racines dans les campagnes surtout.Nous l’avons dit maintes fois et nous ne saurions trop le répéter ; chaque District devrait avoir son organe particulier publié au Chef-lieu.C’est en ayant ainsi des défenseurs spéciaux et dévoués que les habitants des campagnes qui constituent la force de la nation se feront respecter et pourront se protéger.Aujourd’hui surtout que la décentralisation judiciaire a groupé au centre de chaque nouveau District, des hommes instruits appartenant aux professions libérales, les habitants des campagnes doivent pouvoir trouver à ces divers centres tout ce qu’il leur faut sous tous les rapports.Puisse arriver bientôt le joui' oh chaque.District aura dans la presse son organe particulier ! Ce serait pour notre peuple un attrait de plus pour l’engager à lire et à se tenir au courant de ce qui se passe dans le monde, et il faut admettre que cela est bien désirable.— ( Gazette de Sorel.) l’union des cantons de l’est.Tel est le titre d’un nouveau journal publié à Arthabaskaville, par M.A.Gagnon et rédigé par MM.O.Caron et L.G.Houle.C’est une belle et bonne feuille, dont Vimpres- sion ne laisse rien à désirer : la rédaction offre de sérieuses garanties au point de vue du talent et des principes.L’ Union des Cantons de T Est est publiée une fois par semaine, le jeudi, et le prix de l’abonnement est de S$1 par an.—{Minerve.) "U’ariétés.—Un bon curé faisait le catéchisme et potiï so refaire un peu l’esprit fatigué par cette besogne quelque peu fastidieuse il posa à l’un de ses élèves uue question assez embarassante ; il riait déjà dans ses barbes, mais il avait compté sans la malice du jeune espiègle.— Eh.bien, mon enfant, dites-moi ; pourquoi le Sauveur est-il apparu aux saintes femmes le jour de la Résurrection, avant de se montrer aux Apôtres?— Oui, Monsieur le curé ; c'était afin que la nouvelle se répandit plus vite.— Un maître demandait à un petit écolier : “ Qui’a fait le ciel et la terre : ” — Le petit bonhomme tout consterné répond en se portant la main à l’œil pour essuyer une larme : « C’est moi, mais je ne le ferai plus ” 3Fa.£aJ.'È£3 IDiuers.¦—'On vient de trouver dans la paroisse do Ste.Hélène de Chester le cadavre d’un nommé Campagna qui avait disparu depuis un mois et demi.Il était atteint d’aliénation mentale et dans un de ses accès il avait échappé à la surveillance de ses parents.Quand on l’a retrouvé dans je bois à environ trente arpents de sa maison, il avait une jambe mangée par les animaux sauvages sans doute.poignardé—-Jeudi, 6 du courant, quelques individus étaient occupés à boire dans une maison de cette ville, lorsqu’une dispute s’éleva entre les nommés Nazaire Fortin et John Gray.Fortin finit par frapper son antagoniste à coup de oouteau et lui infligea plusieurs blessures graves sur la tête et dans la figure.Il fut arrêté par le connétable Fuller et condamné par G.R.Robertson, éer., à $18,00 d’amende et aux frais, ou 30 jours de prison.L'amende fut payée sur lo champ.C'est eneore une malheureuse affaire due à l’intempérance.—Le Pionnier.Trois cents maisons bien comfortables ont été bâties à Portland depuis le grand feu, et elles seront bientôt prêtes à recevoir les familles qui sont sous des tentes.—Le Pimnicr.UN OYCLOPE vivant— La femme d’un nommé Blace résidant dans la rue St.Patrice, a donné naissance à un enfant dont la conformation est un de ces caprices de la nature que l’on rencontre assez souvent et qui sont autant d’énigmes pour lo monde savant.Cet enfant n’a qu’un œil, aumiliou du front à un pouce et demi au dessus de la racine du nez.Le bambin est en parfaite santé.—• Canada.Annonces Nouvelles.Depariemenî des Finances, BUREAU DES DOUANES, ACCISE ET TIMBRES, Ottawa, 17 déesmbre I860.AYIS est par le présent donné que les Timbres d’Enregistrement (Registration Stamps) qui doivent être apposés à certains documents, Conformément à l’acte 29-30 Victoria, Cbap.28, pourront être obtenus, le et après le PREMIER jour de JANVIER 1867, des officiers ci-dessous mentionnés, qui ont été approuvés comme distributeurs de Timbres d’enregistrement par l’honorable Ministre des Finances.MM.BÜRROUHS et RHEAUME, distributeurs de Timbres de loi, etc., Québec.MM.DUMAS et MEILLEUR, do, do, Montréal.Et les Maîtres de Poste à d’autres places où il y a des Bureaux d’Enregistroment.Il, S.M.BQUCHETTE, Président.27 décembre 1SGC.8-f BUREAU DU REVENU DE L’INTERIEUR.Ottawa, 18 décembre 18G0.Prêteurs sur gage.DROITS sur les LICENCES de PRÊTEURS SUR GAGE.$G0 Péualité contre oeux qui exercent sans licence le commerce de Prêteurs sur gage.$20.0 Il n'y a actuellement dans la ville i u le district de Québec, aucun prêteur sur gage non licencié.27 décembre 1860, 3-f ÂRRANfiEMENTS POUR L’HIVER, A commencer MARDI, le 18 du -présent, les Malles de l’Ouest, par le Grand Tronc,—Montréal, Haut-Canada, Etats-Unis, etc., seront fermées à 3 h.P.M.Un sac supplémentaire à 3.40 li.P.M.Toutes les Malles par le Grand Tronc à la Rivière-du-Loup, (en bas,) et l’Est, seront fermées à 7.30 h.A.M.Un sac supplémentaire à 8 h.A.M.JOHN SEWELL, Maître de Poste.Bureau de Poste, Québec.27 décembre 1866.3-f E.d’Orsoîmens, NOTAIRE, Agent pour la vente d'un grand nombre de.terres, tant incultes que défrichées.Station de Warwick.37 décembre 1866. L’UNION DES CANTONS DE L’EST.Terre à vendre.EN vente à des conditions très-libérales, nn magnifique LOT DE TERRE, étant le No.23, du 4e rang de Warwick.Pour les conditions s'adresser au propriétaire.ANTOINE GAGNON, Arpenteur.Arthabaskaville, 27 déc.18G6.Joseph Beaupré, BOULANGEE,.Arttiabaskaville, 2“ décembre 1866.Elzéar Marois, MARCHAND-EPltlER, Coin des rues Richelieu et,Ste.Marie, faubourg St.Jean, Québec.27 décembre I860, MARCHANDISES d?Automne & d’Hivèr.Venant d'être reçus.DRAPS NOUVEAU POUR MANTILLES d’IlIVERi DRAPS DE MOSCOU DRAPS DE PILOTE DRAPS MOLLETON DE COULEUR, DRAPS DOUBLE FOULE, CASIMIRS & NOUVEAU TISSUS POUR HABITS & PANTALONS.AUSSI : Nouvelles Etoffes à Robes, FLANELLES DE FANTAISIE.CARISÉS INDIENNES, COTONS, WIXSCEY, TOILES.ETOFFES à JUPONS, etc., etc, etc.TAPIS IMPÉRIAL “ ECOSSAIS “ TAPISSERIE “ DE VELOURS “ DE FEUTRES “ DRAP-GUET
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