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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
jeudi 24 janvier 1867
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1867-01-24, Collections de BAnQ.

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lere.An nee.ARTHABASKAViLLE, JEUDI, 24 JANVIER 3867 No.7 fMilûj'M, |Jutete4 fl û ^tmU Ut\! 0 \ vm hk U0:RG:K, ï/otgn mit hk m-es fëlÜgtîl liîS'.ÎK *±£gi ANTOINE GAGNON, Editor.ISTotre Uoi, ]STotre Langue et jSTos Institutions.0.CARON et L, G.HOULE, Rédacteurs.Notice sur la vie de Pie IX.On lit dans la Gazette des Campagnes : “ Le fait le plus important qui est parvenu à notre connaissance depuis le commencement de la nouvelle année, est une proclamation par laquelle le comité révolutionnaire, à Home, invite les sujets du Souverain Pontife à lever l'étendard de la révolte et a secouer le joug clérical.Cet événement a une grande signification et nous paraît être le signal du commencement de la fin.“ Au moment oil l’immortel Pie IX est exposé à des dangers imminents, environné d’ennemis féroces qui ont juré sa perte, cet instant redoutable où le monde catholique tourne ses regards attristés vers le Vicaire de Jésus-Christ, placé entre la mort et l'exil, si la Providence ne vient elle-même le couvrir d'une protection spéciale, nous croyons n’avoir rien de mieux à faire, dans l'intérêt du plus grand nombre de nos lecteurs, que d’essayer de leur faire connaître le vénérable viellard, le Saint Pontife contre lequel, l’enfer déchaîne toutes ses fureurs.Quaud nous connaîtrons bien Pie IX nous l'aimerons, et nous ne pourrons nous défendre de l'aimer; nous l'aimerons d'un amour effectif et nous éprouverons un véritable bonheur à lui offrir le secours de nos prières, la légère aumône qu’il réclame de ses enfants.En effet, au rapport de tous ceux qui ont eu l’insigne faveur d’approcher de Pie IX, il est la plus belle personnification des vertus qui rendent l'homme cher à Dieu et agréable à ses semblables, c’est-ù-dire, de la bonté et de la charité.Tous les prêtres canadiens qui ont fait le voyage de Home, s’accordent à dire que Pie IX porte sur sa figure un mélange indéfinissable d’intelligence et de douceur, que son âme vive et tendre se dessine fidèlement dans ses yeux et sur ses traits.r Quand on voit le pape, nous disait un ami, au retour d’un voyage ù Rome, on l’aime de tout son cœur, car en l'aimant, on croit aimer la vertu, la bonté même.Un abbé français écrivait à un confrère, au sortir du Vatican : “ On dit que la prière est une élévation do l'âme vers Dieu ; oh ! c'est donc prier que de regarder Pie IX, car rien n’élève plus le cœur vers Dieu et ne fait croire davantage à sa miséricorde.” Un officier français, qui n'était rien moins que dévot, disait en sortant de la présence du pape : “ ça fait du bien rien que de voir cette figure lù, c’est, un baume au cœur ! Quand on sort de voir le pape, on emporte du calme et de la joie pour le reste de la journée.” Voici un fait qui prouve mieux que tous les autres, l’impression favorable et.forte que produit la vue et la parole de Pie IX.En 1861, une jeune princesse de Prusse visitait la basilique de St.Pierre en compagnie de son frère ; ils y rencontrèrent le Souverain-Pontife, qui leur adressa quelques paroles avec sa bonté ordinaire.La princesse quoique protestante, était ravie d’admiration.Do retour à son hôtel, comme on voulait l’engager à se mettre à tsble, elle répondit avec fermeté : “ Oh ! non.mon cœur est plein, je suis rassassié du bonheur d’avoir vu et eutendu Pic IX." Les officiers et les soldats de la garnison française à Rome, ont démontré dans nue foule de circonstances qu’on ne peut voir Pie IX sans l’aimer et sans s'éloigner de lui à regret.En 1861, le général de Goyon, commandant eu ehef, résumait en ur.magnifique langage tous les sentiments de la garnison.A l’occasion de la nouvelle année, il se rendit, à la tête de 200 officiers, au Vatican pour offrir ses hommages ù Pie IX, et s’exprima ainsi : “ En contemplant la majesté de votre trône, mous admirons un roi, et, qui plus est encore, le Souverain-Pontife : le premier exerçant son autorité temporelle pour la quelle sont dévouées .toutes nos forces ; le second, plus grand encore .exerçant son autorité spirituelle sur l'univers, sans autres limites que celles du globe entier.Nous saluons donc respectueusement en votre personne sacrée un monarque et le digne successeur de Saint Pierre.'’ Voilà un langage vraiment filial et chrétien.Comme notre plus ardent désir est que Pie JX soit aimé sincèrement, ardemment par les catholiques du Canada, aussi bien que par ceux (du monde entier, que son nom soit prononcé avec amour et respect, dans la cabane du pauvre aussi bien que dans le mannoir, seigneurial, et comme il suffit de bien connaître cet auguste Pontife pour lui vouer un attachement sans bornes, nous allons donner une petite notice sur sa vie.Notre but en entreprenant cette tâche, n’est .certes pas de faire un livre savant et prétentieux chargé d’éclairer toutes les classes do notre société ; non, nous voulons tont simplement écrire quelques pages pour je peuple de la campagne, pour lui faire connaître celui qu’il doit aimer avant toqt sur [a terre, qu’il doit mettre dans son opinion, am-dessus de ce qu’il y a de plus élevé, de plus grand, de plus sacré, dans le monde.Nous lui raconterons de ces faits qui gagnent les coeurs les plus indifférents, et qui nous intéressent hautement en favexr de celui qui les a accomplis1 “ D'abord que tous nos compatriotes, n’importe à quelle classe de la société ils appartiennent, se persuadent bien que malgré la distance qui nous sépare de Rome, nous sommes aussi prêts du coeur de Pie IX que ses enfants qui vivent sous son gouvernement paternel.Oui, il nous connaît, il sait notre population, il n'ignore pas qu’ici, sur le .sol canadien, il a des entants en grand nombre qui lui sont attachés et dévoués.Il sait que le Saint-Laurent est bordé de plaines fertiles et couvertes d’un peuple nombreux et entièrement agricole.Nos institutions sont loin de lui être étrangères.Il connaît personnellement tous nos évêques, un nombre déjà considérable de nos prêtres et un bon nombre de laïques marquants.Quand à nous, qui n’avons pas eu la grande faveur de l'approcher, et qu’il ne connaît pas personnellement, n'en soyons pas moins persuadés que nous avons notre place dans sa pensée et son cœur, et en retour apprenons à le connaître.Pie IX est le deux cent cinquante-huitième pape depuis St Pierre.Il est né daus une petite ville d’Italie, appelée Sinigaglia, en 1792 ; il a done aujourd’hui soixante-treize ans.Son nom de famille est Jean Mastaî Ferreti.Sa taille est belle et un peu au-dessus de la moyenne ; il a une voix magnifique et des yeux où brille la plus vive intelligence, ses traits sont pleins et d'une parfaite régularité.Et comme disait un pieux ecclésiastique qui avait fait le voyage de Rome pour voir le pape: 11 Quand il m'apparut avec sa belle, sa bonne et gracieuse figure, ses cheveux blancs, sa longue soutane blanche, il produisit sur moi l’effet d'une consolante vision d'un meilleur monde.” “ Vers sa onzième année, il fut placé au collège de Volterra, où il fit des progrès si marquants, qu'il fut choisi pour être le président d’une séance littéraire donné en l’honneur de la tante de Napoléon 1er.Vers l’âge de seize ans, par suite d’une peur, il fut attaqué d’une affreuse maladie, l’épilepsie.“ Cette maladie lui fit éprouver de graves inquiétudes ; il avait un grand penchant pour l’état ecolésiastique, mais comment espérer arriver au sanctuaire de la maison du Seigneur, sujet à une semblable infirmité ?Malgré ces craintes qui semblaient si bien justifiées, il se décida néanmoins à venir étudier la science ecolésiastique à Rome.Là, la sagesse de l’église exigeait qu’il fut soumis à une longue épreuve, et ce ne fut qu’en 1818, que le Souverain-Pontife Pie VII l'autorisa à recevoir la prêtrise.Tout en lui accordant cette faveur, le pape le traita avec la plus grande bonté, le consola en lui adressant des paroles toutes paternelles, et termina en l'assurant que cette affreuse maladie disparaitrait bientôt.Cette prédiction ne tarda pas d’avoir son parfait accomplissement ; car l'abbé Mastaî ayant été ordonné prêtre quelques jours plus tard, de cet instant, toutes traces de maladie disparurent entièrement.Une fois admis au saint ministère des autels, Jean Mastaî crut qu’il ne devait plus mettre de bornes à l’exercice de la vertu qui dominait en lui ; la charité.Dès son enfance, il avait toujours témoigné une grande compassion pour les pauvres, les infirmes, et les orphelins et les malheureux de tous genres, son plus ardent désir était de se consacrer au soulagement de leurs misères et à leur instruction ; la Providence combla en parti ce désir et le jour de son ordination, il fut choisi pour achever de fonder et diriger un orphelinat connu à Rome sous le nom de Tata Giovanni.C'est dans la modeste chapelle de cette maison, qu'il célébra sa première messe.Cet établissement contenait alors environ cent petits orphelins.Jamais père n'aima plus tendrement ses enfants, que l’abbé Mastaî ses orphelins.11 s’occupait, d’eux jour et nuit : il se dépouillait de tout pour leur procurer de bons vêtements, une nourriture saine et convenable â leur âge.Il n’y avait pas jusqu’à leurs récréations, leurs jeux et leurs amusements dont il ne s’occupât.Etant lui-même très gai, spirituel, il savait leur faire passer de joyeux moments, et il était au comble de sa joie quand il réussissait à procurer un peu de bonheur à ces pauvres petits délaissés.Il possédait auprès de son orphelinat une assez vaste maison.Un jour, qu’il était occupé à chercher pour ses pauvres enfants un lieu de récréation plus étendu que la petite cour qui était à leur disposition, et n’en trouvant point, il prit la généreuse résolution de faire abattre sa propre maison, et dès le lendemain des ouvriers étaient à-l’oeuvre.Après de semblables sacrifices, un pareil dévouement, est-il nécessaire d’ajouter qu'il était l’objet de la plus forte affection de la part de ces enfants ?On l’aimait au point qu’il suffisait de le voir apparaître pour oublier toutes ses peines et ses petits chagrins.Pour bien comprendre la grandeur de cotte affection, écoutons ce que disait, il y a quelques années, un pauvre savetier, qui fut autrefois un des orphelins confiés aux soins de l’abbé Mastaî ; “• Lorsque le cardinal Mastaî est devenu pape, moi et mes anciens campagnons de Tata Giovanni nous avons dit: C'est notre pape, à nous ! C’est le pape des pauvres, des abandonnés ! Je me souviens toujours de la place que j’ai occupée pendant huit ans, au coin d’une des tables du réfectoire de notre orphelinat.; comme je n’étais pas des plus silencieux ni des plus propres, bien souvent notre cher abbé s’arrêtait pour me tirer les oreilles, mais pas bien fort, je vous assure .C'est là, dans cet orphelinat que j’ai assisté a la plus triste scène de ma vie ; c’était le soir d'une journée d’été.Après sept années de séjour dans cet hospice, notre bon père, désigné pour faire partie d’une mission lointaine, devait nous quitter.Nous l’ignorions encore, et pourtant le moment de la séparation était arrivé.Nous remarquâmes que pendant le souper, il n'avait proféré aucune parole .Au moment où nous allions sortir de table, après avoir dit les grâces, il nous fit signe de nous rasseoir, puis il nous annonça la triste nouvelle .Ce ne fut qu'un cri de douleur d’un bout à l’autre du réfectoire.Nous étions alors cent vingt^deux, grands et petits : il n’y en eut pas un seul qui ne pleurât amèrement.“ lous à la fois, nous quitâmes nos places pour nous jeter dans ses bras : les uns baisaient ses mains, les autres s'attachaient à ses habits : ceux qui ne pouvaient le toucher l’appelaient des noms les plus tendres et le suppliaient de ne pas nous abandonner : Qui nous consolera !.Qui nous aimera comme vous ! Il fut si ému de notre désespoir, que lui même fondit en larmes et serrant contre sa poitrine ceux qui se trouvaient le plus près de lui, il leur disait : Je n’aurais jamais cru que notre séparation dût être si douloureuse ! .Aussitôt, il s'arracha du milieu de nous et se précipita vers sa chambre, mais il essaya vainement d’en fermer la porte, nous y entrâmes après lui, pour jouir de sa présence aussi longtemps qu’il serait possible.Qu'elles bonnes paroles il nous adressa dans le cours de la nuit.Après avoir assayé ta nous consoler, il nous re- commanda fortement le travail, la soumission à ceux qui devaient le remplacer, l'amour de Dieu et de nos semblables, le dévouement à tous les devoirs et à toutes les infortunes.Le jour se leva enfin, et nous entendîmes s’arrêter devant la porte, la voiture qui allait nous enlever notre bienfaiteur, notre tendre père .J’essaierais en vain d’écrire la scène qui eut lieu alors et je ne puis supporter ce souvenir, sans sentir une larme s’échapper de mou cœur .Une heure après, nous étions orphelins pour la seconde fois ! .” Le pauvre cordonnier termina ce récit la figure baignée de larmes.Un jour, quelqu’un raconta au Saint Père ce triste récit ; sa figure parut toute joyeuse, et il sembla éprouver une grande satisfaction d’apprendre qu’un de ses anciens orphelins reconnaissait en Pie I X l’abbé Mes-taî et il dit aussitôt : Ce pauvre cordonnier doit avoir besoin d’un petit souvenir ; et le lendemain, il lui fit porter un doublon d’or.Le pauvre homme, en recevant ce précieux souvenir le couvrit de baisers, et se promit bien de le garder toute sa vie comme une précieuse relique.Voici maintenant un fait qui nous intéresse tout particulièrement, nous, habitants du Nouveau monde.Parmi tous ceux que Dieu à choisis comme chefs suprêmes de son Eglise, un seul, avant son élévation sur la chaire de saint Pierre, a foulé le continent américain .et c’est Pie IX .et encore y a-t-il passé trois années entières.En quittant Rome, il se rendit directement au Chili, en qualité d'auditeur de Mgr.Muzi, nonce apostolique.EUSTACHE ÉPISODE DES PREMIERS TEMPS DÜ CDRISTIAMSME.CHAPITRE I.LA VISION DANS LA FORÊT.Environ cent ans après la, naissance de Jésus-Christ, Trajan était empereur, un général romain nommé Piacide édifia par ses vertus et étonna par ses malheurs tout le inonde chrétien.Ce général s’était acquis une grande célébrité par ses victoires sur les Partîtes, et avait eu la gloire de réduire à une paix honteuse ces redoutables ennemis de Rome.Avec la permission de l’empereur, le général avait quitté la cour après les fêtes du triomphe pour se retirer avec sa famille dans le patrimoine de ses ancêtres.Cette maison de campagne, enfouie en quelque sorte dans une vallée magnifique, était d’une assez modeste apparence.C’est à peine si, au milieu des vergers et des bosquets, on apercevait le sommet des vieux toits de la ville, et pourtant Placide se sentait plus heureux dans cette campagne retirée qu’au milieu du luxe de la capitale du monde.Le général avait conservé les moeurs simples et sévères des vieux Romains de la république ; aussi trouvait-il ‘plus de charmes dans cette vallée qui l’avait vu naître, que dans les fêtes fastueuses de la cour.Placide possédait des richesses immenses qu’il voyait s’accroître chaque année ; mais il n'avait point entassé à grands frais dans sa maison des objets de luxe ou des ornements superflus : l’ameublement é-tait en harmonie avec la sévérité et la simplicité du style des bâtiments, et on ne remarquait, dans le vieux palais de ce général, qu’une excessive propreté et un arrangement de bon goût.La famille de Placide était l’une des plus anciennes et des plus nobles de l’empire ; mais la noblesse de son âme surpassait encore cette illustration originelle.L’épouse du général était vertueuse : la noblesse de sa naissance et l’élévation de ses sentiments répondaient parfaitement aux inclinations charitables de son mari.Fortune, dignités, bonheur, tout semblait concourir à l’envi pour combler cette famille de tout ce qui peut rendre heureux.Deux fils, dont les précoces dispositions faisaient concevoir les plus belles espérances, reserraient encore les liens de ces heureux époux, et promettaient d’étre un jour l’orgueil et la consolation de leur viellesse.L’air noble et grave du général était empreint dans les traits enfantins de l’aîné, tandis que la gracieuse figure du eadet avait toute la douceur de sly mère.Déjà leur disposition naturelle à faire le bien, aidée de l’ex- cellente éducation qu’ils recevaient de leurs parents, était un gage assuré qu’ils pratiqueraient un jour leurs vertus et hériteraient de la noblesse de leurs sentiments.Que de fois leur mère avait rêvé pour eux le plus brillant avenir ! Placide avait dans tout l’empire une grande réputation de talent et de bravoure ; mais sa bienfaisance et son humanité envers les malheureux l’avaient rendu cher au peuple romain quand il avait cessé d’être j redoutable pour les ennemis.Se livrant, lui-même à l’exploitation de j ses domaines il entretenait un nom breux personnel de domestiques et de servantes qui, selon les mœurs de son temps, étaient esclaves ; mais loin de faire peser sur eux toute la rigueur de leur condition, il s’eftorçait en bon maître d’alléger leurs souffrances et de leur faire oublier leur misérable état.Le cœur du général avait résisté à l’entraînement du préjugé de son époque ; il regardait ses esclaves comme des hommes et les traitait avec bonté.Placide aimait surtout à les voir rassemblés autour de lui et se livrer à la joie : aussi avait-il coutume à chaque saison nouvelle de leur donner de petites fêtes champêtres ; car sa sollicitude pour ses esclaves ne se bornait pas à veiller à leurs be- I soins physiques, il avait soin encore d entretenir chez eux une douce gaieté, et de relever leur courage par de bienveillantes exhortations quand ils se livraient au découragement.11 les soutenait par l’espoir de la liberté, et il l’accorda même à plusieurs d’entre eux qu’il crut capables d’en bien user.11 les plaçait dans ses domaines, leur faisait construire une petite habitation, et leur donnait à cultiver quelques champs pour lesquels il n’exigeait qu'une faible redevance.Plusieurs soldats qui avaient servi avec courage sous son commandement, obtinrent de lui la permission de venir se fixer auprès de leur ancien général, et ils furent tous chargés de quelques attributions de surveillance.Placide était bien aise de leur faire partager le tranquille bonheur de sa retraite après les fatigues de la guerre des Parthes.Les éti’angers qui étaient sans ressources, les indigents, tous ceux, en un mot, qui avaient été éprouvés par le malheur trouvaient dans sa maison un asile généreux et bienveillant ; jamais Placide ne les congédiait sans leur avoir prodigué des secours et des consolations.Ses richesses lui étaient précieuses parce qu’elles l’aidaient à soulager les infortunés et à faire le bonheur de ses semblables.C’était pour lui un sujet de gloire que de s’abaisser jusqu’à bander les plaies des pauvres avec cette main qui avait porté si glorieusement la lance et l’épée.Une fois, à la fête du retour du printemps, quelques affranchis, reconnaissants de tous les bienfaits qu’ils avaient reçus du général, vinrent le trouver avec leurs femmes et leurs enfants, et lui offrirent, en versant de douces larmes de gratitude, une simple couronne de fleurs.“ Vois, dit Placide à sa femme, si cette simple couronne n’est pas plus glorieuse que les lauriers sanglants de la victoire ! Oh ! combien elle m’est plus agréable, ainsi mouillée des larmes de ces braves gens.” Le vaste domaine du général, situé entre les anciennes villes de Tibur et de Préneste, s’étendait d’un côté jusqu’à une montagne boisée qui nourrissait une quantité prodigieuse de bêtes sauvages.Placide aimait à v chasser : la chasse, avec ses dangers et ses fatigues, était pour lui l’image de la guerre.Cet exercice l’empêchait de s’adonner à un dangereux repos qui l’eût rendu inhabile au commandement d’une armée, si les besoins de l’empire devaient l’y appeler encore.Depuis quelque temps ce plaisir paraissait l’occuper bien plus qu’auparavant.Il lui arrivait fréquemment de rester deux à trois jours daus la forêt; souvent même il passait la nuit à l’abri d’un arbre touffu ou dans le creux d’un rocher.Mais ce n’était point l’attrait de la chasse qui le faisait agir ainsi ; des idées bien autrement sérieuses l'agitaient ; il s'étale opéré un grand changement dans son esprit.Placide, pendant les loisirs que lui laissait la paix, se mit à réfléchir plus attentivement qu’il ne l’avait fait jusqu’alors sur l’importance de la vie humaine, sur la destination, le but et la fin de l’homme.L’obscurité et la profonde tranquillité de la forêt, où ni son épouse ni ses enfants ne le troublaient, lui paraissait particulièrement propre à ses méditations.Quelquefois ses compagnons croyaient qu’il les avait perdus en poursuivant une bête fauve, tandis qu’il était assis en quelque endroit de la forêt à l’ombre d’un feuillage épais, et se livrait à des pensées plus graves.La grande lutte du christianisme contre le vieux paganisme, commencée depuis longtemps, ébranlait le monde entier.Les païens faisaient de toute leur puissance avec le feu et le glaive une guerre d’extermination aux chrétiens.Ceux-ci «avaient à leur opposer,résignés qu’ils étaient, qu’une sage modération, leur foi vive en Dieu et au Rédempteur du monde, l’espérance d’une vie meilleure, et une charité sans bornes pour tous les hommes, même pour leurs persécuteurs.Déjà un très-grand nombre de chrétiens avaient été mis à mort avec la plus atroce barbarie ; on les laissait expirer lentement dans les tortures, et cependant on en voyait des milliers demander la consécration du baptême.Le christianisme ne comptait plus seulement ses adeptes dans les villes, mais déjà ses dogmes avaient pénétré dans les villages et les bourgades même les plus éloignées : en divers-endroits les temples païens étaient abandonnés ; on ne sacrifiait plus sur leurs autels, et les animaux destinés aux sacrifices païens ne trouvaient plus d’acheteurs.La religion nouvelle avait des prosélytes même parmi les soldats et les courtisans de l’empereur.Placide se pénétrait chaque jour davantage de la grossièreté de l’idolâtrie : il s’indignait surtout de la cruauté avec laquelle on persécutait les chrétiens, et il se servit plusieurs fois de son crédit à la cour pour sauver la vie à quelques-uns d’entre ceux qu’il avait pris sous sa protection.Plusieurs de ses esclaves étaient chrétiens, il le savait, et cependant il les traitait avec la plus grande bienveillance, quoiqu’il ne fût pas chrétien lui-même à cette époque.Il connaissait encore trop peu le christianisme pour en sentir l’origine divine et se déter miner à l’embrasser.Un jour, le général s’était rendu à la forêt accompagné de plusieurs de ses amis et suivi d’un nombreux équipage de chasse.Tout le monde se dispersa en petites bandes sur la montagne, et l’on tua beaucoup de gibier.Vers le soir, Placide poursuivait encore de toute la rapidité de son coursier un cerf d’une grandeur extraordinaire : son ardeur l’eut bientôt emporté loin de ses compagnons.Cependant le bois devenait plus épais, les branches lui barraient le passage, et les racines qui rampaient sur un terrain pierreux rendaient la poursuite très-difficile ; enfin un rocher escarpé le força d’abandonner la chasse.Harrassé de fatigue, il mit pied à terre et attacha son cheval à un arbre.L’endroit où il se trouvait lui parut agréable et propre à la méditation : le ciel bleu ne se laissait voi r que ça et là à travers l’épais feuillage des hauts peupliers et des noirs sapins.Sur la pente d’un rocher voisin ombragé de lauriers, un petit ruisseau coulait avec un doux murmure et fuyait en écumant à travers des cailloux couverts de mousse.Les rayons du soleil ne pénétraient qu’avec peine au travers des rameaux entrelacés, et faisaient briller d’un vif éclat, ici une fleur à la corolle de pourpre, là les branches grises d’un vieux tronc, et plus loin la légère écume argentine du la cascade.Le général s’assit- sur un quartier du roc détaché de la masse, appuya sa tête sur ses deux mains, et se livra tout entier aux pensées sérieuses qui étaient depuis 'longtemps l’objet de ses méditations., -.“ On ne peut le nier, se dit-il à lui-même, une sagesse infinie a présidé à la création de ce monde.La puissance sans bornes et la gloire, du créateur invisible se décèlent d’une manière incontestable dans toutes ses créatures.Ce soleil éclatant suspendu au ciel, ici près de moi ces fleurs que je foule aux pieds, là-bas ce rocher escarpé' et les vagues mobiles de l’eau qui s’en précipite, ce vieux sapin et jusqu’au légers filaments de la mousse, tout est un témoignage frappant de sa sagesse, de sa bonté et de sa puissance ; les feuilles innombrables de la forêt sont comme autant de voix qui le redisent sans cesse à notre oreille.Oui chaque créature est parfaite dans son espèce et fait gloire à son créateur.” Placide, plongé dans une meditation profonde, repassait dans son esprit les folies humaines et s’efforcait de découvrir le but et la fin de l’homme.Les idées du paganisme révoltaient sa droite raison, et pourtant les dogmes des chrétiens ne pouvaient satisfaire son esprit.Au milieu des ténèbres de l’ignorance, ce général païen ne connaissait Ta religion chrétienne que par les railleries de ses coreligionnaires, et l’idée surtout qu’un Dieu avait pu se soumettre au supplice déshonorant de la croix lui paraissait si invraisemblable, qu’il flottait encore dans une pénible incertitude.Le Dieu de bonté n’avait pas encore touché son cœur, ou plutôt il voulait le disposer par ces méditations à sentir tout le prix de la grâce qu’il lui réservait.Après avoir longtemps médité ces pensées sérieuses, Placide, fatigué d’incertitude, se jeta à genoux, joignit ses deux mains, et élevant les yeux vers le ciel, il pria en ces termes : “ O Dieu inconnu, l’âme de la pensée, toi qui as fait le cœur de l’homme et y déposas la pitié, peux-tu voir ta créature sans compassion ?pourrais-tu n’être pas touché de mon ignorance, de ma faiblesse et de ma misère !.Le cerf altéré trouve une source pour étancher la soif qui le dévore, ta sage prévoyance a pourvu à tous les besoins de tes créatures ; et Ihomme seul ne pourrait apaiser son besoin ardent de vérité, de vertu et de bonheur ! Non, il n’en est pas ainsi ; mais aie pitié de mes maux, et enseigne moi la vérité, je t’en conjure, Dieu de bonté; car si ma saine raison répugne aux croyances du paganisme, elle se refuse aussi à croire en un Sauveur que nos soldats virent mourir abandonné sur une croix.” Comme il achevait cette invocation, un léger frisonnement dans les lauriers du rocher voisin attira ses regards.C’était le beau cerf qu’il avait si longtemps poursuivi.Son premier mouvement fut de saisir son arc et ses flèches, et déjà sa main en avait bandé la corde, lorsqu’une croix en fourré d’une auréole éblouissante dont la clarté brillait au loin dans l’obscurité de la forêt, lui apparut entre les cornes de ce cerf mystérieux.En même temps il entendit une voix du ciel qui l’appela par son nom avec une douceur inexprimable : “ Placide ! Placide !.” Il tomba à genoux de frayeur, et s’écria : “ Seigneur, qui êtes-vons ?.” La voix lui répondit : “ Je suis le Christ, mort sur une croix pour te sauver, toi et tous les hommes.— Ah ! Seigneur, dit Placide, qu’exigez-vous de moi, que faut-il que je fasse pour être sauvé ?— Ya dans la ville voisine, chez l'évêque des chrétiens ; c’est là que tu apprendras ce que tu dois faire.” La vision disparut comme un éclair, et Placide se trouva bientôt comme auparavant plongé dans l’obscurité de la forêt.Mais son âme L!UNION DES CANTONS DE L’EST.-rœrsrraîMXiri ait éclairée, il pensait avec extase la bonté de Dieu, et.il ne se pos-édait pas d’étonnement, de reconnaissance et d’amour.Ne pouvant rejoindre ses compagnons de chasse, ni, malgré son saint empressement, aller trouver aussitôt l’évêque des' chrétiens, il demeura dans ce vallon qui lui semblait la porte du ciel, comme autrefois à Jacob le lieu oh il avait vu en songe cette échelle mystérieuse par laquelle les anges du céleste séjour montaient et descendaient.(A continuer.') En vente à VImprimerie de l’Union des Cantons de l’Est le Calendrier pour le Diocèse des Trois-Rivières pour Vannée 1867, le seul approuvé par Mgr.VEvêque du Diocèse.Aussi V Almanach du Bas-Canada, pour Vannée 1867.AU PUBLIC» Encouragez la publication de Z’U-nion des.Cantons de l’Est.Il a pour onission de détourner les enfants du pays de la route des Etats- Unis, et de leur faire aimer le sol que.leurs pères ont arrosé de leurs sueurs.Son but est donc tout patriotique et digne de Vattention générale.Le prix de Vabonnement ri est que O’OIIE PIASTREa Quel est celui qui peut ref user d encourager une si belle œuvre au prix d’un si léger sacrifice ?CANADA.ARTHABASKAVILLE, 24JANV.1867.Importante nouvelle ! ! ! C’est mardi, le quinze du courant, que l’on recevait, à l'évêché des Trois-Rivières, les bulles de notre Saint pèro le Pape Pie IX, par laquelle M.le Grand Vicaire L.Lnflèche est nommé, .sous le titre d'évêque d’Anthédone, coadjuteur 'de Monseigneur Thomas Cooke, et désigné pour >lui succéder.En 1861 Monsieur le Grand Vicaire Laflèche, sur l’invitation pressante de Monseigneur l’évêque du diocèse, se rendait de Nicolet à l'évêché des Trois-Rivières auquel il a rendu depuis cette époque, les plus éminents services que Mgr.lui-même, et les prêtres du diocèse ont eu, plus d'une fois, l’occasion d'apprécier.Nous pouvons dire, sans crainte de nous tromper, qu'il est l’élu de l’Episcopat, du clergé et du peuple canadien.Espérons que son humilité bien connue ne triomphera pas de ce désir général que vient de confirmer authentiquement Sa Sainteté, et que bientôt nous le verrons, figurer clans les conseils des évêques de la Province qui gouvernent avec autant d’énergie que .de sagesse l’Eglise du Canada.-*»«> - BQ ME ET LA REVOLUTION, .Depuis le départ des troupes françaises de Borne, qui a eu lieu le 11 décembre dernier en conformité à la convention du 15 septembre 1864, la Ville-Eternelle, contrairement a toute prévision, a joui d’une tranquillité parfaite.Les amis de l’ordre voyaient venir avec la plus vive anxiété le jour funeste oh la France, infidèle à sa mission, devait abdiquer le beau rôle de protectrice de la foi catholique, en retirant son appui au Souverain Pontife,parce qu’ils craignaient, qu’abandonné à ses propres forces et privé de tout secours humain, il ne pourrait résister aux violences de la révolution, et serait forcé de prendre, incontinent, le chemin de l’exil, comme en 1848.D’un autre côté les unitaires italiens,, et avec eux, les rationalistes, les impies et les révolutionnaires de tous les pays, de toutes les classes, de toutes les dénominations, attendaient ce même jour avec la plus vive impatience, l’appelaient de toute l’ardeur de leurs désirs, parce qu’ils s’imaginaient follement, qu’au moment même oh le drapeau protecteur de la Fille Aîné de l’Eglise, qui flottait à l’entrée du Château St.Ange, serait descendu et remplacé par le drapeau pontifical, les Romains lèveraient l’étendard de la rébellion et secoueraient ce qu’ils appellent, dans leur lengage démagogique, le joug clérical.Le 11 décembre est passé ; et la France, après quatorze cents ans ,d’une alliance glorieuse et féconde avec l’Eglise, a déserté la cause de Dieu, delà vérité et de la justice.Le Pape est resté seul à Rome : seul avec la force du Tout-Puissant ; seul avec les vœux, les souhaits' e> les prières de deux cent millions de ca- tholiques ; seul avec la fidélité,le respect et l’amour de sou peuple.Et la révolution n’a nas fait un seul pas, n’a pas avancé d’une seule ligne, ni en dedans, ni au dehors des Etats Romains.Combien de temps ce calme durera-t-il?Personne ne le sait : mais tout le monde s’accorde à dire que c’est le calme qui précède la tempête.En effet dans ce moment la révolution est forcée de subir un temps d’arrêt, par rapport à la convention du 15 septembre qui lui ordonne de s’en tenir aux quinze provinces qu’elle a déjà volées au Chef de l’Eglise, et de lui laisser ce qui reste.Alors, ne pouvant mettre a exécution par la force brutale, ses desseins diaboliques, elle a recours à la ruse.Elle se plie habilement aux circonstances, elle feint hypocritement de se soumettre aux injonctions de la convention uu 15 septembre et semble se reposer ; mais son repos apparent est plein d’activité.Ses deux coryphées Garibaldi et Mazzini travaillent secrètement, conspirent' dans l’ombre, aiguisent leurs poignards, et soudoyent de vils émissaires qu’ils envoient devant eux à Rome pour provoquer la désertion des soldats pontificaux, et allumer au sein même de la Ville-Eternelle le flambeau de la discorde, afin d’en ouvrir par ce moyen, les portes au roi du Piémont, sous prétexte d’y aller rétablir l’harmonie et la paix.Victor-Emmanuel se montre, sous tous les rapports, digne de ses deux acolytes.Rationaliste et impie.il se fait pour quelque temps modeste et pieux : loup ravissant, il prend la peau et les allures de l’agneau pour mieux tromper l’auguste victime do son brigandage, il envoie M.Tonel-lo auprès du St.Père avec ordre de lui faire, de sa part, les plus grandes démonstrations de respect et d’affection et les plus belles promesses, s’il veut sanctionner ses vols et ses déprédations, transiger avec l’erreur, pactiser avec le mal, Mais le Vénérable Pie IX sait la valeur de ces démonstrations et de ces promesses; c’est pourquoi il a ordonné à son Eminence le Cardinal Ànto-nolli, son secrétaire.d’Etat, de ne traiter avec l’envoyé du gouvernement florentin que des questions religieuses, et de rompre les négociations dès que M.Tonello entrerait sur le terrain politique.Voici d’après le “Secolo de Milan” les conditions de conciliation dont M.Tonello est porteur : “ 1° Le gouvernement italien présentera au parlement un projet de loi, par lequel Florence sera cféelarée capitale définitive du royaume d'Italie ; “ 2° Les cardinaux seront déclarés princes du royaume d’Italie et jouiront d'un revenu sur le trésor qui équivaudrait au double de celui dont ils ont joui jusqu’ici ; “ 3° Les populations du patrimoine de saint Pierre, à l'exception de Rome, pourront déclarer, par uu plébiscite, si elles veulent rester soumises au gouvernement pontifical ou s’annexer au royaume d’Italie.11 4° Rome sera déclaré ville religieuse sui generis et le Pape y commandera comme souverain absolu.Seulement l'autorité municipale y sera élue par les citoyens, et disposera de plusieurs services administratifs.' On substituera l’élément laïque à l'élément religieux, surtout si, pendant les négociations, on devait ajouter à Rome un petit rayon de territoire qui serait ultérieurement délimité.“ 5° La milice pontificale sera licenciée.Les troupes étrangères devront partir.Les indigènes pourront faire partie de l’armée italienne, moyennant toutefois la presentation de papiers constatant l’hoimêteté et les bonnes mœurs, spécialement pour les officiers.'“ 6° La traité entre lTtajic et le gouvernement romain n’engagerait le cabinet de Florence que pendant le pontificat de Pie IX.“ 7° Pie IX reconnaîtra Victor-Emmanuel comme roi d’Italie, et, au lieu de partir pour l'exil, il ira à Florence consacrer la souveraineté du roi élu.“ 8° l’Italie prendra, comme puissance catholique, sa part à la liste civile que les Etats catholiques feront au Pontife." Voilà maintenant, d”après le Monde, l’opinion que Pie IX à émise, au sujet des conditions de conciliation que nous- venons de citer, en recevant selon l’usage, les vœux du Sa-cré-Collége, au sortir de la Messe solennelle du jour de Noël : “ Au sein de la tempête qui agite maintenant l’Eglise, nous avons pour agréables les vœux que, dans cette circonstance solennelle, nous offre le Sacré-College, et les sentiments de son dévouement et de son tendre respect sont pour nous une force et une aide pour supporter l'épreuve que la Providence nous, impose.Nous ministres de Dieu, nous qui avons le bonheur de uous nourrir chaque, jour du pain des forts, nous qui pouvons chaque jour restau ver nos forces en prenant l'aliment, de vie aux banquets eucharistiques, nous ne devons’ pas nous effrayer dans les épreuves,, mais combattre avec intrépidité les combats du Seigneur, “ Nous avons appris ces jours-ci que plusieurs prêtres, en Corée, ont donné leur vie pour Jésus-Christ.Que cet exemple récent donné par les nouveaux martyrs, nous raffermisse, et nous excite à être en toute occasion prêts à sacrifier notre vio plutôt que de manquer à nos devoirs.En ce moment, il est vrai, uous ne sommes pas mis en demeure de subir le martyre comme en Corée ; les épreuves qui nous sont imposées sont les embûches, les hypocrisies, les tromperies, les artifices diaboliques que se permettent nos ennemis pour combattre l’Eglise et fouler aux pieds ses droits et ses pouvoirs divins.Nous les voyons chaque jour venir au-devant de nous avec les plus flatteuses promesses.Nous voyons se renouveler tous les jours la tentation que Jésus-Christ a soufferte de la part de Satan sur le pinacle du temple : Omnia tibi dabo si cadens adoraveris me.Mais à 1 exemple de notre divin Maître, nous devons savoir répondre avec énergie : Vadc rétro, Sa-tanas.J'espère que la tempête dont la barque de Pierre est assaillie ne deviendra pas plus violante : mais, quoi qu'il en soit, nous devons nous tenir prêts à donner de plus grandes preuves de confiance on ce Dieu qui multiplie ses secours, en raison du péril : Mdgis pericuK, ibi auxilium.Si 1 on nous fait des offres de conciliation, sil on nous.présente l'olivier de la paix, nous ministres de la paix, nous, représentants de Celui qui a la miséricorde pour principal attribut, nous n’hésiterions certainement pas sur ce que nous aurions à faire, mais toujours à la condition que nos droits, seraient sains et intacts, qu’il ne serait, porté aucune atteinte à la Constitution divine do l’Eglise et du Saint-Siège.Du reste, nous mettons toute notre confiance en Dieu ; ç’est de Dieu que nous attendons le secours et la force dans toutes les circonstances, oertains qu’ils saura toujours nous dicter notre règle de conduite, nos paroles et nos réponses.Plaise à Dieu que tous, nous puissions avoir assez de confiance dans la toute-puissance de sou bras pour dire en toute occasion : Dominus protector vitas meœ ; a quo tre-pidabo ?” Quel sera le résultat de la lutte nouvelle qui se prépare entre Rome et la révolution ?Peut-être que Pie IX verra se renouveler contre Iqi les attentats qui ont été commis contre Boniface VIII, contre Pie VII et contre son auguste personne en 1848 ; mais si ce malheur arrive, ce qu’à Dieu ne plaise, comme en 1848 il saura combattre le grand combat de Dieu avec constance, courage et fermeté ; comme en 1850 il remportera la.victoire sur ses ennemis et reviendra triomphant reprendre possession, au milieu des acclamations de F univers catholique, d’un trône qui brille depuis vingt ans de l’éclat de ses vertus, de sa majesté et de sa gloire.IJ.O31E EH ISSt.Voici le tableau exact des Etats de l’Eglise, suivant la convention du 15 septembre 18G4 : Distribution.Communes.Maisons.Population.Rome et campa- gne romaine.— ' 14.164 201,000 CINQ PROVINCES.C'Rimirea ¦?102 25,044 150,587 Oivita Vecchia.10 ' 2,546 20,701 Fi-osinone (moins Pon.tc-Cûrvo.107 28,812 166,810 Velletri 19 11,097 62,013 Viterbe 69 23,477 128,324 Totaux.31$ .1.0.0,110.729,355 Ce cadTo n’admet pas la population mobile des militaires, des étudiants, des prisonniers, des assistés dans les hospices, soit environ 10,000 individus qu’il faut ajouter.On constate ainsi une population tota-le de 149,000 âmes,—VObservateur de Chicajo.Le ii Défricheur " et l'Eglise qu’il voudrait séparer de l’Etat, L’Eglise et l’Etat doivent être séparés.i Erreur condamnée par notre Saint Pcre le Pape Pie IX.Nous devons vous faire connaître avant tout N.T.C.F.quels sont, dans ces temps mauvais, les hommes qui en veulent à votre foi.LETTRE PASTORALE DES PÈRES du 3ième concile provincial de Québec.Ces hommes ennemis de votre foi, affirment avec l’impu-donce que vous leur connaissez, que l’Eglise doit être séparée de « l’Etat.MANDEMENT DK MGR.THOMAS cooke Evêque des Trois-Rivières du 8 Février 1865.L'Eglise et l'Etat sont séparés, ils l'ont été par la force .des circonstances.Le Défricheur du 20 déç.I860.Ainsi donc, braves lecteurs, voilà une barrière infranchissable élevée entre l’Eglise et l'Etat.C'est un fait, le Défricheur l'a proclamé.La puissance salutaire que l’Eglise catholique, en vertu de l’institution et du mandat qu'elle tient do son divin fondateur, doit exercer librement jusqu’à la consommation des siècles, aussi bien sur chaque homme en particulier que sur les nations, les peuples et leurs souverains •-(ex-pressions propres de l'Encyclique du 8 décembre 1864) est du coup neutralisée, anéantie, c’est le Défricheur qui vous l’assure.L’ordre purement social, et politique est pleinement indépendant de l’ordre religieux ; dans le domaine politique, le catholique est entièrement libre de ses déterminations e.t de ses actes.Dans l’ordre politique, la couscieace n'a rien à faire : il n’y a ni vrai ni faux, ni juste ni injuste, ni bien ni mal.“ En un mot, dit.Mgr Ls.Laflèche dans ses Considérations, arguant des principes faux et antichrétiens de ces hommes qui veulent séparer l’Eglise de l’Etat; dans l’ordre temporel et social, l'homme ne peut point pêcher, sa conscience n’y est intéressée en rien, l'Eglise et le prêtre, son ministre, n’ont rien a y voir.” Le Défricheur aura beau soupirer, se tordre et gémir, toutes ccs horreurs découlent de scs avancés comme de leur source.L'Eglise et l'Etat sont séparés dit le Défricheur, ils l'ont été par la force des circonstances.En face de cette doctrine perverse qui a déjà amené tant do révolutions, de bouleversements, et causé tant de ruines dans le monde, inscrite dans un journal qui se vante do vouloir prêcher la vérité, malheureusement avancée bien des fois par certains hommes qui se disent les amis du peuple, en face de cette doctrine, disons- nous, et de ses épouvantables conséquences, notre conscience nous faisait uu devoir impérieux de protester, et de crier au Défricheur : No voyez-vous pas que vous abandonnez le sentier de la vérité, que vous poussez vos concitoyens vers l’abîme, revenez sur vos pas.¦ L'a-t-il fait ?S’est-il rétracté ?A-t-il avoué sa' faute •?Rien de tout cela.Après vingt jours do réflexions il revient à la charge et affirme do nouveau, ce qu’il c'aurait jamais dû avancer.Mais pour cettte fois, il so jette à la nage, il appelle au secours, il se fâche, il sc débat, il s’enfonce, il va mourir .Détrompez-vous, il rêve.Le journal des “ Trois-Rivières.” et “ 1’Uniou des Cantons de l’Est ” affirment avec le Pape, avec les évêques de la Province ecclésiastique de Québec, que l’Eglise et l’Etat sont distincts, mais qu’ils ne doivent pas être séparés.Ces deux journaux prétendent que la distinction de l’Etat n’implique nullement leur séparation, pas plus que la distinction de l’âme et du corps ne suppose leur séparation.Croyez-vous que le Défricheur va sc tenir à la question, au fond même du sujet que l’on discute ?Pas du tout.Il a sa logique de démocrate, c'est à dire qu'il faut embrouiller tout, il faut faire sonner certains mots a effet pour jeter de la poudre aux yeux de ses lecteurs, et surtout il faut déplacer la question.Doue au lieu de prouver ce qui est improuvable, la séparation de l'Eglise et de l’Etat, puisque c’est certainement une erreur déjà condamnée deux ou trois fois par l’Eglise ; amenons, se dit-il, des difficultés historiques, disons carrément des contre vérités, crions que l’on veut avoir le texte du concordat entre le Pape et François 1er.A propos, confrère du Défricheur, est-il bien vrai que vous no sachiez pas où trouver ce document important ?Donnez-vous donc la peine de jeter un coup d'œil dans le cours d’histoire à.l'usage des élèves de quatrième dans nos collèges, et vous trouverez ea que vous cherchez.Mais voici bien autre chose.Un voleur vous a dévalisé, il a volé votre bourse, c’est un fait accompli “ riallez pas troubler sa conscience, il possède votre argent en vertu du fait accompli, son droit est incontestable.C’est encore la logique du Défricheur quand il parle de d’Etat contre l’Eglise.L’Eglise et l’Etat sont séparés dit le Défricheur, c'est un fait.Et de s’écrier d’un ton de persuasion qui ferait presque croire à la bonne foi : ce n’est pas nous qui l’avons voulu ainsi, ce sont les circonstances.Au moins en journal véridique, il va défendre la cause de l’Eglise, du Pape et des évêques de la Province, il va protester contre un fait qui existe pour lui.Il va dire à Y Union des Gantons de l'Est, vous avez jugé sainement des choses.Rien de tout cela.Par un effort suprême il donne un coup d'éventail qui soulève un nuage de poussière pour éclaircir la question, et dans la crainte que vos paupières ne soient pas assez closes, il vous lance à la tête le volume du code civil, en vous criant d’un air de triomphe tout-a-fait désespérant : lisez donc, l’Etat en Canada n’a qu’une protection pour l’élément religieux qui apparait ici sous les formes de catholicisme, protestantisme, unitarisme etc., etc., etc., donc devant l’Etat l’unité de protection constitue l'unité religieuse de la diversité même des croyances qui existent en lui.donc, l’E- glise catholique qui embrasse tous les temps chrétiens et toutes les nations de la terre est renfermée, comme Ja secte née d’hier, dans l'Etat qu’elle porte dans son sein comme tous les royaumes, républiques, et empires qu'elle vivifie de sa sève divine.donc, d’après VUnion des Cantons de l’Est l'Eglise catholique et toutes les sectes protestantes sont unies dans le sein de l'Etat.Hé bien ! braves lecteurs, faut-il rire ou pleurer devant de pareils abus du talent et de la logique ! ! ! Il n’y avait assurément que le Défricheur pour débiter do pareilles absurdités.La Confédération.Le Times de Londres nous apprend que les travaux des délégués du Canada-, du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle Ecosse sont main-, tenant terminés.La plus parfaite entente a toujours régné parmi les délégués dans Je cours des délibérations ; et, ils sont tous tombés d'gccord sur toutes les questions.H ne manque plus au projet de confédération que la sanction du Parlement Impérial, et nous sommes convaincu qu'il l'obtiendra, sans difficulté, pareeque la confédération est généralement approuvée en Angleterre.Mr.Howe -et le- vingt péti tioanaires canadiens ont iuulilemont dépensé leurs discours, leur papier et leur encre, car l'on peut dire avec certitude, que la confédération des Provinces do l’Amérique Britannique est actuellement presqu’un fait accompli.-s- Un correspondant écrivait dernièrement du siège du gouvernement les lignes suivantes qu’on trouve dans le Mercury d’hier au soir : “ Il y a rumeur prévalente, ici et à Montréal, qu'il est question do nommer sir Narcisse Belleau premier gouverneur du Bas-Canada sous le régime de la confédération.Si des habitudes laborieuses, une attention assidue à ses devoirs et u-ue connaissance entière des questions publiques, sont des titres suffisants, le digne baronnet mérite d'être appelé à ce poste.Vouloir une audience de sir Narcisse ne rappelle pas à l'esprit la recherche d’une aiguille dans un tas de foin, parce qu'on est toujours sûr de le trouver à sou poste une grande partie de la journée.“ Ceux du Haut ou du Bas-Canada qui ont eu des affaires importantes à débrouiller avec le gouvernement parlent hautement de son tact et de toutes les peines qu'il se donne pour régler les questions difficiles soumises aux différents départements maintenant sous son contrôle.” —Journal de Québec.Le Canadian News de Londres, du 3 janvier; annonce que le lord-maire de Londres doit donner un banquet aux délégués du Canada, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, et il s’exprime comme suit»:, “ Nous, comprenons quoie très.hon.Lord Maire a l’intention de donner un banquet; à I Egyptian Hall, en l’honneur des délégués J.l'Amérique Britannique du Nord actuellemen en ce pays.Le jour n'est pas encore fixé, mais nous croyons que ee sera dans la troisième semaine du présent mois.Nous sommes sûr que cet acte bienveillant du Lord-Maire sera pleinement apprécié par ceux qui en seront l’objet.” La Gazette de Montréal a reçu de son côté une lettre privée de Londres datée du 3 janvier et contenant les détails suivants sur ce banquet : “ Vous serez content d’apprendre qu’un banquet doit être donné aux délégués par le Lord Maire.Les membres du cabinet seront invités et ce sera l'un des plus grands dîners sous la mairie présente.Il y aura probablement 200 de nos hommes éminents qui ont été invités à se réunir aux délégués.Le jour n'est pas encore fixé, mais je pense que ce sera vers le 22 de ce mois.“ Les délégués profiteront, sans doute, de cette occasion pour exposer l’objet do leur mission en ce pays, et de cette manière les membres du Parlement seront mis au fait de la confédération avant la décision qu'ils seront ap pelés à donner à ce sujet, dans les chambres.Tous les préliminaires sont réglés pour dresser un bill.Le mémoire final qui devra être présenté à Lord Carnarvon a été agréé à l’unanimité des délégués.Cola est heureux, et doit être considéré comme un signe de cette harmonie qui doit et devra, sans doute, prévaloir parmi les divers membres du nouveau gouvernement confédéré, Nous avons eu une si grande tempête de neige, qu’hier la circulation a été arrêtée dans les rues de Londres.Ça été la plus grande chute de neige que nous ayons eue depuis 30 ans.” -—Idem- NOUVELLES D’EUROPE.(Par le câble transatlantique.) Londres, 15 janvier.—Le gouvernement britannique a conseillé à la Grèce dans une note qu’il lui a adressée, de garder une stricte neutralité dans les affaires de Candie.Paris, 14 janvier.—On dit que des vaisseaux grecs ont débarqué un grand nombre d’insur-gés dans l'île de Candie et que les Crétois reçoivent tous les jours des secours.Paris, 15 janvier.— Un détachement de troupes françaises venant du Mexique est arrivé en France.Florence, 15 janvier.—Le budjet italien démontre un déficit de plus de 159'000,000 de florins.Londres, 16 janvier.—HJne lettre de Florence publiée dans le Times dit que le Général King, ministre américain à Rome, a été requis d’établir le lieu de réunion de l'église américaine en dehors des murs de la cité.M.Kiug s’est conformé à cetté injontion et devait- louer un villa pour cet objet.Vienne, 15 janvier.—Un journal officiel du matin censure l’agitation qui se fait contre les mesures du gouvernement et dit que l’opposition n’a pas d'autre alternative que de consulter la volonté du peuple.Paris, 20 janvier.—Napoléon vient de promulguer un décret important par lequel la réponse des chambres au discours du trône sera abolie.Les droits de timbre seront réduits et le droit du peuple de se former, en assemblées publiques ne sera sujet qu’aux règles absolument nécessaires pour le maintien de la sécurité publique.Le décret termine en déclarant que ces réformes complètent Pédifice de tout état qui désiro s’appuyer sur la volonté nationale.Les membres du cabinet ont offert leur résignation à l'empereur.- Nouvelles Américaines.(Par voie télégraphique.) Niio-Ilaven, 17 janvier.—Grande tempête de neige aujourd'hui ; il est tombé 20 pouces de neige.Memphis, 17 janvier.—Le steamer Platée-ville, parti d'ici cette après midi pour Vicksburg, a donné contre un écueil et a sombré trois minutes après ep entraînant dans l’abîme une centaine de personnes.New-York, 17 janvier.—Le vent a soufflé avec violence pendant toute la nuit et la neige s'est accumulée en certains endroits à une hauteur de 8 pieds.Il y eu une diminution de 190,000 dans la population noire de la Virginie.Boston, 18 janvier.—-La tempête de neige d'hier a été la plus forte que nous ayons eue depuis 1857.Il n'y a pas moins de 3 pieds de ¦ neige.Les trains du chemin de fer sont arrêtés.Plusieurs personnes ont beaucoup souffert par le froid.Une grande partie des rues Je la ville est impassiible.NOUVELLES DU MEXIQUE.On mande de la Nouvelle-Orléans que des dépêches de Yera Cruz donnent des informations contradictoires sur l’Empereur.L’une dit qu’il a abdiqué et une autre qu’il abdiquera dans 20 jours.On dit que Méjia a abandonné la cause de l’Empereur.Les derniers détachements des troupes françaises étaient attendus dans la capitale et tous les jours l’on faisait des préparatifs pour un embarquement général.Les forces libérales suivaient leurs ennemis de près Le maréchal Bazaine devait partir le 28.Maximilien vivait tranquille et retiré dans Mexico.Une frégate autrichienne l’attendait à Vera Cruz.Toutes les villes abandonnées par les impérialistes, étaient occupées par les libéraux.—Le Canada.LES LIBRES PENSEURS, Penser librement, c'est-à-dire ne plus croire en Dieu.Louis Veuillot.L’éminent écrivain qui nous fournit cette épigraphe nous dit clans son ouvrage intitulé- “ Les libres .penseurs “ Liberté, égalité, frater-“ nité ! paroles vaines, funestes mê-“ me, depuis qu’elles sont devenues “ politiques ; car la politique en a, fait trois mensonges.La liberté, “ c’est lajustice; F égalité, c’est l’hu-milité ; la fraternité, c’est, la cha-“ rité.Nous serons libres quand •*' nous serons justes ; nous acceptent rems l’égalité quand nous aurons courbé la tête sous le niveau de la •£ croix ; nous pratiquerons la IVater-•£ nité quand nous adorerons vérita-“ blernent Dieu, et quand nous au-“ rons imploré de Lui la grâce d’ai-“ mer nos frères du même amour “ qu’il porte à ses parens.” Aucune société ne peut exister avec un caractère de stabilité sans la foi.Satan le sait bien, voilà pourquoi les démolisseurs qui Font pour chef de file, quoiqu’ils le nient et le renient, se sont acharnés, de tout temps, à l’affaiblir et à la dissoudre dans 1 esprit des peuples.Continua- .teurs cle Luther et de ses adhérents, les libres penseurs du dernier siècle ont tour à tour étalé leurs systèmes, et voilà que cle nos jours ils se reproduisent-, quoiqu’avec des formes plus mitigées.Il n’est pas rare de rencontrer des hommes, dont quelques-uns.ont su se faire un nom, qui en face des prodiges epui éclatent sous les pas.des véritables croyants, n’ont d’autre plan que d’établir qu’ils n’existent pas, et de chercher à faire croire qu’ils-n’ont jamais eu lieu.Pour eux la foi n’a pas cle raison d’être.Tout ce qui dépasse les limites de l’ordinaire et nous étonne, ri est, à leurs yeux, que l’effet du hazard ou tout au plus, du système nerveux.Un aveugle qui recouvre la vue ne le doit qu’à la force cle son imagination, un sourd entendra s’il le veut bien, un peu de bonne volonté fera des prophètes, un infortuné que la maladie tenait depuis longtems cloué sur un lit dp souffrance, et qui a su= bitement recouvré la santé, ne sera redevable cle ce bienfait qu’à des procédés que nous ne connaissons plus : en un mot tout est possible à l’homme qui a de l’habileté.Il découle de ces raisonnemens, débités avec un imperturbable sé-rieux, que Dieu qui est- partout, n’est nulle part ; pour trancher le mot, que Dieu n’est, pas ; mais que l’homme est Dieu.Aussi voyez com-me ces écrivains qui repoussent les.miracles, saluent le progrès et la.-marche ascendante qu’ils font faire à l’buuianité.' Ils se croient profonds, parce qu’ils sont creux, forts parce-qu’ils se redressent, hardis parce qu’ils nient.Ils oublient que le verbe nier a produit l’adjectif niais qui s’applique si bien à la plupart cle leurs rêves.Dieu pourtant nous a donné la liberté ; mais cette liberté, il Fa soumise a une règle qui est la foi.Si nous renversons cette barrière nous savons ce qui est arrivé à notre premier père ; comme lui nous reculerons.Les maladies la vieillesse et la mort nous sont imposées, il faut bongré malgré nous soumettre à leurs lois qui sont pour nous de véritables nécessités.Nous sommes tellement dépendants de celui qui nous a créés, qu’un seul cheveu ne saurait tomber de notre tête sans sa permission.Qu’en pensent les grands génies qui se croient indépendants de tout frein, de toute loi, de toute autorité, qui voudraient pouvoir détrôner Dieu et lui substituer la raison.Le récit qui va suivre va nous prouver jusqu’à l’évidence ce que peut produire cette indépendance que l’on se plaît à proclamer de nos jours, qu’elle s’appelle libre pensée ou libre examen.Dans un.petit canton reculé de l’Amérique, cinq on six mille émigrants s’étant rendu familiers les codes de l’empire français, résolurent de leur appliquer pour le temporel, la pratique en usage parmi eux cle diriger la conscience comme ils' l’entendaient.Les tribunaux, les juges, les avocats furent donc déclarés nuis et inutiles.Chacun se mit à consulter au besoin ses autorités, et ce fut une merveilleuse société que celle là ou tout individu était magistrat, juge cle sa cause, tribunal etc.Or ii se fit des fraudes et des friponneries que les codes n’avaient pas prévues.Dans une querelle un homme assomma si bien son voisin que ce dernier se vit obligé cle prendre le lit.Il en mourut au bout de huit jours.Le coupable consulta son code, et de se citer aussitôt devant lui-même.Il trouva, dans la loi une amende et la prison pour mauvais traitements produisant incapacité pendant plus de vingt jours.D’abord il ne se mit pas en prisôn.;Q.uant à l’amende, se clit-il, je ne Ta payerais' qu’à moi-même si je m’y condamnais: mais l’incapacité du travail n’a pas duré L’ÜNION DES CANTONS DE L’EST.“vingt jours, attendu que le malade est mort le huitième.Un autre vola une grosse.somme d’argent et semblable au dernier n’eut pas le courage de se condamner à la peine infligée en pareil cas.Il n’y a pas de témoins, se dit-il à lui-même ; et s’il y en avait, jo les récuserais* connno un juge ou a le droit.Un troisième assassinait un passant pour lui arracher quelque chose dont il avait besoin.Puis il se hâta de s’absoudre," -/û les circonstances atténuantes.Le dénouement de toute Y histoire fut qu’aucune autorité ne pouvant faire des lois une juste application, l’abomination de la désolation se mit dans le petit canton libre, dont tous les habitants ne tardèrent pas à se disperser cherchant un mouvoir r- x qui les protégeât.Tels sont le libre examen, la libre pensée et toute liberté, sans règle.— Désordre d’abord, puis toute espèce de crimes.Frédéric II qui connaissait parfaitement ces-hommes qui se disent indépendants, proclamait que s’il avait une province à punir, il la ferait gouverner par eux.(Communiqué:), —«O -s NOUVEAU JOURNAL.Notes avons reçu les deux premiers numéros d’un nouveau journal fondé dernièrement à Chicago.Il se nomme VObservateur et a pour rédacteurs MM.L.H.Fréchette et Frank.J.Barclay.Quoique nous soyions loin de partager les principes annexionnistes et républicains de MM.les rédacteurs de XObservateur nous devons cependant dire que les numéros de leur journal que nous avons sous les yeux, sont écrits avec beaucoup d’habileté et de talent.Lauréat, Le sujet choisi par la faculté .des Arts pour le concours ouvert d’ici au 30 mai 1867, est : La découverte du Canada.T nos.E.Hamel, Ptre.Secrét.Faculté des Arts U.-Lm Tous les journaux du pays sont invités, dans l'intérêt des lettres, à reproduire ce règlement, T E I S T E S S E .31 Janvier 1852.À MA SS À- L’âme de deuil en deuil, l’homme de,rêve, en rêve.Houle à rétaniïté.V.F.Son lit était tout chaud.il venait de passer Quand maman nous menu, pauvre sœur, pour [ baiser Sa main maigre et débile.Il paraissait rêveur, couché sur ses draps blancs ! Nous demandions pourquoi, devant ses chers [ enfants Il restait immobile ?Notre mère pleurait, moi je lui promettais, D'être toujours bien sage, et de ne plus jamais Lui faire de la peine.! Et toi, tu lui disais : Pourquoi donc sangloter ?“ Piipa dort ; il croira, s’il allait s’éveiller, “ Que j'ai fait la vilaine ! ” Puis on nous amena.Nous ne le vîmes [plus____! Mais plus tard, on nous dit.qu’au bord d’un [ vert talus Par de là les collines,.Il dormait pour longtemps_____!’ Les jours s’ën [ vont passant, Et toujours, je rêvais ce moment si navrant-, Où papa, de ce lit nous faisait orphelines.J.Grand Concert de Kankakee.Le grand concert catholique de bienfaisance en Kankakee, Illinois, qui devait avoir lieu le 15 du courant tel qu'annoncé a été forcément remis au 25 février prochain à cause du retard apporté par les agents à faire leur rapport et du mauvais état des chemins et des traverses.Dans la meme paroisse le 20 courant, Marie-Henri Houle, âgé de 73 ans.Bon père, bon époux, sa vie a été un exercice continuel des vertus qui font le bon ci toi-en et le véritable chrétien.3SEZS5 Le battage des grains.Le battage des grains est en pleine activité.Cette opération doit être l'objet d'une surveillance très-assidue de la part du propriétaire, non seulement pour prévenir toute infidélité de la part dos batteurs, qui sauvent ne deviennent fripons que par suite des occasions qu’on leur fournit, mais aussi pour qu’ils ne laissent pas de grains dans la paille.Si l'on y prend pas garde, 11 quantité de grain qu'on perd ainsi est souvent suffisante pour payer les frais de battage.C’est un très mauvais système que de dire, dans ce cas, que ce grain profitera aux bestiaux, car la plus grande partie est dévorée par les souris ou perdue dans la litière; d'ailleurs, lorsqu'on donne de la paille aux chevaux, on u’entend pas leur donner du blé, ce qui deviendrait une nourriture beaucoup trop chère.On ne doit pas ' oublier aussi que, dans la plupart des circonstances, le meilleur emploi de la paille, dans une exploitation rurale, n'est pas de la faire manger aux bestiaux ce qui produit très-peu de fumier mais d'en faire de la litière, en nourrissant copieusement le bétail avec d'autres aliments plus substantiels, On ne doit cependant pas négliger de placer d'abord devant les bêtes la paille qui doit leur servir de litière ; on leur fournit ainsi l’occasion d’en choisir les portions qu'elles appètent le plus, et do manger au moins une partie du grain qui peut y être resté au battage.La machine à battre, ne laisse pas de grains dans les épis, ou du moins elle en laisse si peu, lorsqu'elle fonctionne bien, que l’on peut évaluer le produit en grains que l'on on doit obtenir au quinzième environ de plus que le produit du battage au fléau pour le même nombre de gerbes.Cet excédant est bien plus que suffisant pour payer la totalité des frais de battage.— La Revue Agricole.CORRESPONDANCE- f Université-Laval» [ 18 janvier 1867.Monsieur le Rédacteur, La faculté des Arts de l’Univorsité-Laval vient d'ouvrir un concours annuel de Poésie française.Vous êtes prié de reproduire le règlement suivant concernant ce concours.Art.I.—La faculté des Arts de l'Université-Laval ouvre un concours, annuel de poésie française sur un sujet choisi par elle.Art.II.—Trois médailles.frappées aux armes de 1 Université Laval, avec l’inscription “ Prix de poésie”.et la date, seront données aux concurrents : .L'une sera en or, et réservée au premier prix ; La seconde en argent, au second prix ; La.troisième, en bronze, au troisième prix.ÂRT.III.—Les prix seront donnés au mérite absolu, et proclamés en séance solennelle,de rUniversitc, à l'ouverture des cours.Art.IV.—L’œuvre des prétendants devra être adressée en double copie et/raw®, au Secrétaire de la faculté des Arts avant le trentième jour de mai de chaque année et porter une épigraphe eu devise reproduite dans un pli cacheté contenant ,1e nom et la demeure de l’auteur avec la déclaration signée^ que.îa pièce est inédite.Art, V-—Toutes les pièees envoyées deviendront la propriété de la faculté des Arts.Art.VI.—Les pièces seront soumises à l’appréciation d’un jury choisi par cette même faculté.Art.VII.—-Sont exclus du concours 1° les membres èt les officiers de l’Uni ver-sit'é-Laval les élèves des collèges et des écoles ; 3° Tous ceux qui se feîôflt connaître directement ou indirectement avant la proclamation du Le Ciel étoilé.Quelles beautés ravissantes nous offre le spectacle du ciel étoilé pendant les belles soirées d’hiver, lorsque l'astre dos nuits, environné d’une multitude innombrable d’étoiles verse ses rayons argentés sur le menteau virginal qui enveloppe la terre.Cette scène imposante de la nature parle fortement à l’esprit et au cœui-do celui qui s’arrête pour la contempler à loisir : un vague indéfinissable s’empare de tout sou être, une douce mélancolie s’insinue délicieusement, dans «on âme, et reporte ses pensées vers l’Eternel, créateur de toutes ces merveilles.Quels sont donc ccs flambeaux étinoelants qui illuminent la terre en l'absence du soleil ?Sont-ce des perles précieuses suspendues à la voûte céleste, ou plutôt des rayons du trône du Tout-Puissant qui pénètre jusqu’à nous pour nous faire soupçonner l’éclat, de sa majesté ?Combien notre terre est petite comparée aux astres du ciel ! Son absence serait aussi peu regrettée qu'un grain de sable enlevé aux rivages de la mer.Que suis-je moi qui occupe un espace si étroit sur une terre si petite! Cependant, doué d’intelligence, je comprends la fin pour laquelle j’existe : j’ai un esprit pour connaître Dieu, im cœur pour l’aimer, une langue pour chanter ses louanges.Si petit que je sois ma destinée est d'être élevé au-dessus de tous ces mondes inconnus.O Dieu dont la puissance éclate avec tant do gloire et de magnificence, agréez l'hommage de la dernière de vos créatures, vous, devant qui rien n’est grand ni petit, puisque vous avez tout créé.'H r!; ^ Une correspondance sur la pérance forcément remise au chain numéro faute d’espace.tem- pro- -—On écrit de Cobourg, Haut-Canada, le 15 janvier : “ Un accident terrible, arrivé en cette ville hier, a ‘causé la mort à Mme Cockburn, mère du Solliciteur-général du Haut-Ganada.“ Vers les.sept heures du soir, Mme Cockburn était à écrire une lettre près d’un feu de grille.S’étant levée pour plier sa lettre, le feu prit dans ses vêtements et.avant qu’on put arriver à son secours, elle avait déjà reçu des brûlures mortelles.Elle mourut la nuit même.“M.Georges E.Carter, son gendre, a été tellement brûlé en voulant secourir Mme Cockburn, qu’il a été contraint de prendre le lit, " —Le 2 janvier, le député coroner du district de Richelieu a tenu une enquête à St.Zephirin de Coin-val, dans le comté d’Yamaska, sur le corps de Frs.Xavier Jutras, décédé le 31 décembre.Il appert d’après le témoignage reçu pendant l’enquête, que la femme du défunt entretenait depuis quelques temqs, des relations suspectes avec un nommé Modeste Provencher qui demeurait dans le voisinage.La femme de Provenchër est niortè, il y a à peu pros*deux mois après, une courte, maladie,, avec des symp tomes semblables à ceux de l’empoisonnement.Aussitôt après sa mort : Provencher est venu demeurer chez Jutras.Vers lé 22 décembre Jutras fut attaque d'une maladie convulsive qui le lit mourir presque subitement.Le Dr.Ladouceur de St.Zéplmin, fit l'autopsie, et n’ayant pas trouvé de lésions assez graves pour expliquer la cause si subite de cette mort, une partie des viscères de l'abdomen furent emportées à Sorel et confiées aux Drs.Provost et Bruneau pour en faire l'analyse.L’enquête est ajournée au 16 janvier.Le coroner du district de Richelieu a émané un warrant contre Provencher et Sophie Boisclair, l'épouse du défunt.Les prisonniers ont été arrêtés et attendent dans la prison du district de Richelieu, leurs procès q.ui auront lieu au prochain terme.Ü.de St Hyacinthe.Naissance.A -St, Christophe, le 22 courant, la Dame de M.Albert.Béland, maître charron, un fils.Décès» A St-Chris-.tophe,- le 18- courant, à Page de 38 ans, Joseph Beau chênes dit Piché.Il a supporté une maladie de s'plus cruelles pendant près de deux ans, avec une patience et- une résignation que la Religion seul peut inspirer.11 laisse après lui une épouse et plusieurs petits énfans qui ressentiront longtemps la perte qu’ils viennent de faire.AGENTS DE M i jlQo w U.0 Can Ce iîlr.f I toil lievd.0.Marquis, St.Célestin.Revd, N.E.Rjcard, Âctonvale.Rcvd.P.Roy, St, Norbert.Révd.G.Beliiveau.Lac Aylmer.Eèvd.L.Pothier, Warwick.Révd.J.B.Chrétien, La Baie du Febvrc.Révd.M.L.E.Dautli, St, Valère.J.0.Matte, écr.78, Rue St.Jean Québec.A.A.Duhamel, ecrï M.D., St.Justin.L.Rivard, écr.N.P.St.Grégoire.L.Paradis, écr.M.P.St.Sébastien.E.Jacques, écr.N.P.St.Paul de Chester.L.Richard, écr.Stanfold.H.Jutras, écr.M.P.Somerset.H.Vassal, écr.St.Thomas d'e Pierrevtlle.M.Caron, écr.Rivière du Loup en haut.C.Brassard, écr.Drummondville.T.Roy, écr.Nicolet.D.Bergeron, écr.St.Louis do BLmdford.S.Beaudet, écr., M.P.Tingwick.N.Chenevert, écr.Les Trois-Rivières.F.Larivière, écr.Montréal.C.O.Gcnest, écr., Ste.Julie de Somerset.~ÔÔaÆ3SÆ5Ë33ËLO3E0.MARCHÉS MONÉTAIRES.Montréal, 18 janvier 186 Greenbancks.de 26 Change sur New-York, privé.de Change sur New-York, banque.de Traites d’or sur New-York.de Change stg.de banques, 60 jours.de Change stg.privé.de Argent.de 00 O ° 2 00 n 0 H i.‘>71 “iSs En vente au magasin des -Soussignés PARDESSUS D’HIVER PALETOTS, HABITS d’automne et 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enregistrées doivent être présentées à la poste quinze minutes avant les heures fixées pour la fermeture des Malles.J.SEWELL, Maître de Poste.Arthabaskaville, 14 déc.1866.NOMBRE DE BILLETS EMANES, 1.(58,040.HRIX, $1 CHAQUE Un billet bon sur-presque chaque cinq.1 cadeau en Greenbacks.$10,000 1 do do .6,000 1 do 1.maison en briques.16,000 I do 1 maison à.2 étages à Kankakee, IR 6,200 1 dû I maison à 2 étages, East, Avenue, Kankakee, 111.4,000 1 do 1 maison et ' un lot, East Avenue,Kankakee, 111.3,450 Idol maison, grange et ' lot, à Kankakee, 111.3,405 6 do 6 Pianos.3,200 1 do 16 lots, 1 maison et étable, à Kankakee, 111.2,700 1 do 1 lot, maison et magasin, dans, Court Street, Kankakee, 111.2,6.00 1 do 1 lot, maison, Court St., à Kankakee,.Ill .-,.2,060 1 do 1 do do do.l,90d.1 do 10 lots à Blue Island, Hi.2,000 1 do 7 do do do.1,400 2 tables de billards évaluées à $600 cha- que .¦*,.\MS> 1 do 2 élégantes juments, buggy et harnais .875 1 do 2 lots avec maison dans Kankakee, 111.1.'l, 800 1 do 4 lots, Kankakee, 111 .850 I db ' 2'ffltflets évalués à .500- 1 do 3 lots dans Kankakee, 1.11.600 7 do i.lot avec maison, Kankakee, 111.400 34 do 34 lots dans Kankakee,.Ill $200 chaque.6,800 1 do 1 jument blonde .200 1 do 160 âcre de terre à Ste Anne, 111.6,000 6 do 6.montres en or.400 1 do 1-buggy à ressorts.‘.-e.100 1 do 1 harnais (simple).50 ,1 do i pistolet (rëvolver).25 2000 do en livres utiles et de valeur.2,000 300 do 300 montrés en arge.pt.3,000 4 do 4 machines à coudre-.400 50 do' en anneaux (jonc) en or.275 2500 do en services en argent, cuillères.fourchettes, hnilliers,.etc,.etc.,.6,050 14 Décembre, 1866.2000 do en boucles d’oreilles, éplnglottes, etc.6,000 7089 do en anneaux, épinglettes pour messieurs, crayons, etc.6,425 Total.$168,000: Les c-adeanx seront tirés au sort par le comité de trois choisi comme susdit, qui, étant mis sous serment, agira sous la direction du Directeur, et selon le nombre de Billets vendus, et à sa direction.' Le tirage au sort sé fera d’une manière juste, honnête et équitable.Toutes les.personnes intéressées recevront une liste des Billets gagnants aussitôt après le tirage au ort.Des personnes ayant en leur possession des Biilçts heureux,, devront nous les expédier immédiatement., accompagnés de direction pour l’envoi de l'argent et autres effets leur appartenant.Les titres des propriétés,sont parfaits.Il y à dés Billets à vendre dans toutes les villes ou places importantes des Etats-Unis et des Canadas.Bureau principal à Kankakee, Illinois, d’où les Billets seront expédié® aussitôt après la réception du prix, et une estampilles de 3 cents pour afranchir Adressez a JOHN B.L, LEMOINE, Boîtes: 835j Bureau de poste, Montréal.Ou au Rév.Aug.Marchai, curé, ou au no.1, Rua Ste.Thérèse, Montréal)1 i-rér‘ Ou a besoin d’un grand nombre d’agents actifs et responsables.Une Brime m Cent Dallars sera donné à celui des Agents qjii vendra le plus grand nombre dé Billets.1 Chaque catholique devrait se faire un devoir do se constituer notre agent spécial et former des Clubs,, • dans le sein même de sa famille; ON DONNERA 5 Billets à une même adresse 10 “ “ “ .20 30 40 50 100 4.50 “ .9.oo “ 17.00 “ .26.00 “ 35.00 “ .'.43.50 V .85.00 SG=Dans chaque cas, envoyez le nom de chaque souscripteur, et l’adresse de son Bureau de Poste, le comté de l’Etat,, écrits très-distinctement, ainsi que le nombre de bîlletg.achetés, afin que l’on puisse l'enregistrer dansife livi-e tenu à cette effet, $4,000 seront donnés pour la construction d’une Église à Kankakee, Illinois ; $1,000 pour une Eglise à Chicago ; et le reste des profits pour la construction 1 d’un couvenfeet d’Ecoles catholiques- LEMOINE, LUSIGNAN & Cie, > Hqn.Logis Franciière, Caissier, ) John B.L.Lemoine Directeur, j Boîte 835, Bureau de Poste, Montréal.BUREAU:—No.1, RUE STE.THÉRÈSE REFERENCES J: M.Perry, ex-clerc du comté de Kankakee, 111.Hon.Louis Franciière, ‘‘ “ Peter Muhauz, marchand.“ écossais taut lain# depuis 3s6d et dessus.Drap de Pifote depuis 3s lld et au desSiis.BÔHNETERIE, Bas rayés pour dames depuis ls et au-dessus.Chaussettes en laine pour hommes depuis Ud et au-dessus.Bonneterie de fabrique canadienne.De tontes les grandeurs et de couleurs blanches et noiress.Vêtement de dessous de fabrique canadinne et de fabrique écassaise, de toutes les grandeurs et couleurs.Chez LÉGER et RINFRET.Québec, 14 dcc.1866.A toujours en mains un assortiment complet de montres kü Or etd’Argent, pour Dames et Messieurr, Chairics-' en or de tous genre, Epinglettes et Boucles d'Oreilles, Bague3 et Joncs de mariage, Bagues et Joncs de fantaisies, Chaînes en argent, Brao-elets et Colliers en or Anglais, Charmes.Croix avec montures, Clefs et Crayons en or, Epinglettes pour Messieurs, Epinglettes et Boucles d’oreilles en gée, Boutons eu or pour chemise, Pognets et Colets.Un magnifique assortiment d’argenteries, tels-que C ullières à Soupe, à Dessert, à Thé, Fourchettes à Tables à Dessert, Pots à Bièae.Plats à Pain et Biscuits, Sette à Déjeuner, Chandeliers, Huilliers, etc.Vitres d’Opéra, Lunettes, Evantailles.Porte-mo-naie, Porte-mahtèaùx, Sac de.voyage etc., etc.Aussi un magnifique assortiment d’horloges de tons les.goûts et de toutes grandeurs.Effets de fantaisies trop long à détailler.Aussi, Montres, Horloges et Bijouteries réparer avec soin.Toutes effets laissés à l’Etablissement pour réparer sont mis dans un safe à l’épreuve du feu et des voleurs.17 Arthabaskaville, 14 déc-, 1866.6-m ' T.Spénard, ORFÈVRE, .; ARGENTE UR, DOREUR, etc: ETC.: PHOTOGRAPHE.Arthabaskaville, 14 décembre, 1866.ANCIENNE MAISON DE T.E.HAEDY.GARANT et TRUDEL, Libraires-Éditeurs, Relieurs, Importateurs, MANUFACTURIERS DE LIVRES BLANCS, No, 12, rue La Fabrique., visrà-vis les Caserûc.Sj QUÉBEC.il Arthabaskaville, 14 déc.1866-, - —V" L’UNION DUS CANTONS DE L’EST.tm ADRESSES D’AFFAIRES.Joseph Beaupre, BOULANGER.Arthabaskaville, 27 décembre 1960.A.BEAUBIEN, AVOCAT.Elzèar Marois, MARCHAND-EPICIER, Coin des rues Richelieu et Ste.Marie, faubourg St.Jean, Québec.27 décembre 1866.L.RAINVILLE, NOTAIRE.ARTHABASKA STATION.BUREAU ¦Vis-a-Vis l’Eglise.BISSET & FRASER, Fabriquants de Papier à écrire, à enveloppe, etc., à Portneuf.No.12 et 14, rue St.Paul, Québec.Arthabaskaville, 14 déc.18G6.E.L.PAC AUD, AVOCAT, Arthabaskaville.14 décembre 1866.T.COTÉ, N.P.Et Percepteur du Revenu pour le District d’Ar-thabaska.RÉSIDENCE A ARTHABASKAVILLE.14 déc.1866.L.Z.Beaudry & Cie., Pue Notre-Dame, *!3?370>i£î - s».I MAGASIN de Marchandises Sèches en Gros et ! en Détail.De plus pour les Fabriquas, vin, cierges, etc., etc.3 janvier'1867.__________________; EDMOND GIROUX, THOMAS BAE.WIS & Cie.: _ Q, Ferdinand H Halifax Peignes.Brosses, Articles de Fantaisies etc, de Af.PCI ainana a naujax | Graines de Jardins, de Fleurs et de Champs, MARCHAND en GROS et en DÉTAIL, i rue st.pieiuie, québkc.et IMPORTATEUR direct de L’ANGLE- Arthabaskaville, 14 déc.18GG.TERRE.!__________________________________— GRAND SACRIFICE CHEZ A.DEFO Y, NOTAIRE.Arthabaskaville, 14 décembre 1806.W.Duval, AVOCAT, Arthabaskaville.14 décembre 1866.Talbot, Tousipant et Caron, AVOCATS, Arthabaskaville.Mr.Caron suivra les Circuits de la Rivière-du-Loup et de St.François.14 décembre 1866.Dr.Ed.MODESTE POISSON, Consultations gratuites aux pauvres depuis 9 h.A .M.à 3 h.P.M.Arthabaskaville, 14 décembre, 1866.Ant.Gagnon, Arpenteur et Agent des Terres de la Couronne.Arthabaskaville, 14 déc.1866.F.N.GINGRAS, ENSEIGNE DE LA CLEF D'OR, Magasin de Ferronnerie et Quincaillerie, No.46, rue St.Pierre, Basse-Ville, Québec.Arthabaskaville, 14 déc.1866.Robitaille et Ficher, Marchands de Ferronneries, RUE ST.JEAN, No.1, QUÉBEC.Arthabaskaville, 14 déocmhro.L.G.Houle, AVOCAT, Arthabaskaville, 14 décembre 1866.E.d’Orsonnens, NOTAIRE, Agent pour la vente d un grand nombre de terres, tant incultes que défrichées.Station de Warwick.27 décembre 1866.N.S.Hardy et Marcotte, LIBRAIRES, Prit de T Eglise de la Easse.Ville, Québec, Ont en vente Cierges, Vin de Messe, »to., eto.Arthabaskaville, 14 décembre 1866.Chinic & Beaudet, MARCHANDS DE QUINCAILLERIES, En Gros et en Détail, No.44, rue St.Pierre, Basse-Ville, Québec.Arthabaskaville, 14 décembre 1866.P.Mc’ARTHUR, TAILLEUR.Arthabaskaville, 14 décembre, 1866.Jos.O.Matte, MARCHAND ÉPICIER, EN GROS ET EN DÉTAIL, No, 78, rue et faubourg St.Jean, Québoa.Arthabaskaville, 14 déo.1863.ELZ.OUELLET, MARCHAND, Arthabaskaville.14 déc.1866.G.S.Audette, MARCHAND DE CUIR, No.52, rue St.Pierre, Basse-Ville, Québec.Arthabaskaville, 14 décembre 1866.A.DESROC II ER, HUISSIER O.S- Arthabaskaville, 14 décembre, 1866.J.B.Bluteau, CONFISEUR, EN GROS ET EN DÉTAIL, 84, rue et faubourg St.Jean, Québec.Arthabaskaville, 14 décembre 1866.P.AUGER, Somerset.Huissier de la C.S.Arthabaskaville, 14 déc.1866.Ill ft lise (En face de Dame veuve Labadie,) COTE DU PASS.AXxY], DEVIS.E.P U I Z E , HUISSIER et CRIEUR, Pour les Cours du District d’Ar-thabaska, Arthabaskaville, 14 décembre, 1866.AVANTAGES POUR TOUT LE MONDE.La Maison J.B.ROLLAND & FILS étant des mieux pourvu de tout oe que Ton trouve dans les plus Grandes Librairies.Tout le monde trouvera son avantage de s’adresser de préférence à cet ETABLISSEMENT dont l'Assortiment est des plus complets et les PRIX les plus RÉDUITS.b.mmmk® & ms, AGENTS POUR LE MESSAGER Du S.-Cœur de Jesus, Bulletin Mensuel de VApostolat de la Prière SOUS LA DIRECTION DU R.P.IL RAMIÈRE.10 janvier 1867.Marchandises nouvelles d’automne et d’hiver seront offertes par les soussignés à des prix beaucoup plus bas qne les ordinaires ; à cause de l’extrême rareté de l’argent, et vu aussi que leur Stock étant augmenté considérablement ils sont déterminés à faire de grandes réductions pour argent comptant.' 1 Ainsi tout acheteur trouvera un bien grand avantage à venir visiter leur établissement avant d’acheter ailleurs.Voici la liste abregee des Marchandises : Un grand choix d’Etoffes pour Robes, Chapeaux à la dernière Mode Rubans de toutes espèces, Gants Blancs et de Couleurs, Collerettes en Lame et Nuages, Bas en Laine toute Rouge et Bnrée, Draps de Castor Double-Foulés, Draps de Pilot et Withney Noir et de Couleur, Draps Melton, Etoffes Ecossaises.Imitation de Mouton Gris et Noir Flanelles de Gout pour Chemises, Flanelles Blanches, Rouges et de Couleurs Variées, Merinos Français.Un grand assortiment de Withney de différentes Couleurs." ATSSI l'Une immense quantité de Cotonnage qui sera vendue excessivement à bas Prix.Chaussures de toutes sortes.Claques en Caoutchouc de toutes grandeurs.De plus un grand assortiment de Parfumeries Française et d’Huiles pour cheveux.Arthabaskaville, 14 déc.1806.mAUMACIEDE QUEBEC.pharmacie de fami1la No.18, RUE LA FABRIQUE IÏAÜTE-VILLE, (1 H ENSEIGNE DU SERPENT.) IMPRIMERIE DE LUI IIS MMS DE LIST.Z.Fortier & Cie., PHARMACIENS CHIMISTES.ON trouvera à ce Nouvel Etablissement, fondé par des Médecins, toutes espèces de dragues pures, de Médecines Brevetées et de Parfumerie venant directement des meilleures maisons de Londres et de Paris, ainsi qu’une foule d’objets de Toilette, tels que Savons, peignes^ brosses de différentes qualités etc., etc., etc, Prescriptions remplies à toute heure de la nuit et du Dimanche.Les ordres de la Campagne exécutés avec ordre ot Ponctualité.Arthabaskaville, 14 déo., 1866, G-m On exécute a cette Imprimerie des impressions de toutes sortes, Tel que BLANCS.AYVIS.LE sousigné offre en vente un assortiment complet de marchandises sèches de toutes sortes et pour toutes les saisons, savoir entre autres articles : des FERRONNERIES, des FERBLANTERIES, de la VAISSELLE, du CUIR, des CHAUSSURES etc.; et, aussi des G ROSSERIES de la meilleure qualité, consistant en FLEUR, LARD, BEURRE, HUILE de toutes sortes, SEL, RIZ, THÉ, CAFÉ, SUCRE, du pays, CASSONADE de toutes sortes, SUCRE BLANC, MELASSE, RAISIN, HARENG fumé, de LABRADOR, et de la Baie St.GEORGES, MORUE, SAUMON, TRUITE, etc.etc.De plus pour la plus grande commodité des acheteurs le sousigné prendra du Sait, de l’avoine, des pois, de la graine de mil, des billots d’épinette et de pain, en échange pour ses marchandises et argent.a l'ancienne place arthabaskaville JAMES GOODHUE.Arthabaskaville le 14 décembre, 1866.Coin des rues St.Jean et d1 Autev.il, pris de.la porte St.Jean, Québec.JOHFtl W.McLEOD Apothicaire.Chimiste et Droguiste.Importateur do méde#ino brevetés anglaises u instruments de chirurgie, de médecines patentés’ de parfums, savons de fantaisies, peignes, brosses etc., etc., etc.r bj;3 Preiî0tùpGons données seront accomplies avee fidélité et sans délai et à toutes heures.Il a consta-ment en main un assortiment varié et complet do graines fraîches do champs et de jardins qu’il importe tous les printemps des meilleures maisons anglaises, françaises et américaines.Son assortiment consistera en tous les articles ont constituent un magasin de dragues de première (liasse.Un assistant oompétent aura la oharge dudispen-saire qui sera aussi sur sa propre surveillance.JOHN W.McLEOD, Chimiste et Droguiste Porte Saint-Jean, Québec.Arthabaskaville, 14 doc., 1866.6_m CIRCULAIRES.IETTRES FUNERAIRES.* Cartes d’Affaires, CARTES DE VISITES, Ligne de Stage.PROSPER HOULE, Conducteur de la malle de SOMERSET à HALIFAX, laissant SOMERSET a 8j heures A.M.étant à HALIFAX a MIDI, et de retour a SOMERS T, à 41 heures P.M.pour l’arrivée des Chars.Les jours de départ, seront, LUNDI, MERCREDI et VENDREDI de ohaque semaine.Arthabaskaville, 14 déc., 1866.3-m ATELIER PHOTOGRAPHIQUE.J.F E R R E A U L T, FORGERON.Ajthabaskaville, 14 décembre, 1866.CONDITIONS.PLACARDS GRANDS ET PETITS, Etc.Etc.Arthabaskaville, 14 décembre, 1866.MAISON LIVERNOIS et CIL, No.17 RUE ST.JEAN, QUÉBEC- On trouvera à cet établissement la collection la plus complète de photographies, comprenant : Les plus grandes célébrités du monde, UN NOMBRE CONSIDÉRABLE DE PERSONNAGES ET SUJETS HISTORIQUES DU PAYS.PRESQUE TOUS LES MEMBRES DU CLERGÉ DU BAS-CANADA.Et un grand nombre des plus ÉMINENTS PRELATS DE L’ÉPISCOPAT ÉTRANGER, Et de plus TOUTES LES VILLAS HISTORIQUES DES ENVIRONS DE QUÉBEC.Cette maison désire attirer spécialement l’atlen-tien sur ces Photographies Coloriées à V Huile et à V Eau, dont le public a jusqu’à, présent daigné assurer l’encouragement ; on fait ces portraits depuis la minia-i-ture jusqu’à la grandeur naturelle.Photographies sur Papier, verre, Soie, Porcelaine, Portraits, Cartes de Visite, exécutés dans les derniers perfectionnements d’Europe, Vue de maisons, Paysages, Groupes de famille, Portraits pris à résidence ; la plus grande attention sera apportée dans l’exécution de ces ouvrages à l’entière satisfaction du public.La première série de la GALLERIE DES CONTEMPORAINS est maintenant en vente à l’atelier ainsi que ch
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