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Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
jeudi 31 janvier 1867
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
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Références

L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1867-01-31, Collections de BAnQ.

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~Y) re.Annee.ARTHABASKAV11Æ.E, JEUDI, 31 .JANVIER J867.Ksy il as i swara J&Siî i Esra pr m 3 K3 & Ki r; ¦ BIÊ H i s.m «* sas saq i m iii m §11 a ill §n§t $ fî?Ijp i! m m$mm\ w I'Fsm #mt hk mm&.§[&mî.$fciel?^Mïînm û §|É0fe ïæiïm m:m îa * ANTOINE GAGNON, Editeur, IsToti'e D oi, jSTptr© Langue el Ai os JLnstitmtion^.0.0AE0N et L, G.HOULE, Eédacteu Nous publions ci-dessous'le Bref quo Notre Saint Père le Pape vient (l’adresser à Monseigneur rie Tloa administrateur de l’Arcliidio-pèse de Québec, pour le féliciter du travail .qu’il s'est imposé dans la traduction du Xcu veau Testament.Cet admirable livre est.en vente dans les librairies do Québec et des Trois-Rivières pour l'usage de tou.1 les catholiques qui veulent le lire.Par ce fait se trouvent réfutés les avances de ees hommes qui ne se gênent pas de crier tout haut que les évêques et les pretros interdisent au peuple la lecture de l'Ecriture Sainte.Vénérable Frire Charles Fmnÿpit, £,?¦-Tloâ, Administrateur de HAxcftidi&èsc de Uni apostoli- 13REF DE N.S.P.LE PAPE IX.A MGR.C.F.BAILI.ARGEOF.u A Cotre q ue de Québec.(T raéuction.) PIE IX PAPE.“ Vénérable Frère, salut ot béd4UIc (lue, “ Protéger contre la fureur (les loups lo trouj-eau (pii lui a été confié, et lui donner une nourriture salutaire, voilà où doivent tendre les efforts d’un évêque : vous vous êtes acquitté de ce double devoir, .en publiant une traduction française du Xouve,e,u-.Testament ; et nous nous en réjouissons.Taudis que l’on cherche h répandre dans le peuple le venin de l’erreur, au moyeu d’éditions corrompues des livres sacrés, vous avers opposé à ce mal un a.iitâ-dote bien opportun, eu montrant à tous le texte véritable et exact des saintes écritures, l'enrichissant de notes courtes et claires qui exposent le vrai sens de la parole divine.Et comme toute Ecriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner, pour reprendre, pour corriger, pour former dans la justice, vous avez pourvu, par votre traduction, à lu nourriture spirituelle de votre peuple : vou3 lui avez fourni des armes puissantes contre l’erreur, et un aliment très-propre à nourrir sa piété.En outre, votre livre, vient de nouveau réduire au néant cette calomnie déjà cent fois repoussée, mais que les hérétiques ont coutume de publier sur les toits, que l’Eglise interdit h ses enfants la lecture des saintes écritures.Vous vous faisons donc nos félicitations; et vous retirerez de votre ouvrage, nous l’augurons, les tr.s-grands fruits que vous en espérez.Pour vous en donner l’assurance, en même temps que le gage de notre bienveillance toute particulière,nous vous accordons très affectueusement notre bénédiction apostolique.“ Donné à Rome, près f}v St.Pieyre, le 22 décembre 18(30, l'ail yingt-etrumènie de notre pontificat; “ PÏh'ÏX Pape dèles, l’an il cause de son savoir Antoine.— Quelques misérables que soient par M.F.Ossaye, sauf quelques changements que les circonstances des temps et des lieux ont rendus nécessaires.Nous sommes persuadés qu’il intéressera vivement nos lecteurs de toutes les classes, et surtout les cultivateurs.PREMIÈRE VEILLÉE BLAISE.—M bien ! mon cher voisin, puisque vous ayez fortement pris la résolution de m’imiter en tous points, dans la culture de votre terre, je vais tout en vous racontant cc que j'ai fait sur la mienne, vous donner toutes les explications désirables, et résoudre toutes les objections que vous pourrez élever contre ma manière de ! cultiver.i Je désire même que vous me fassiez toutes les observations que mon récit fera naître certaine- j CO que vous possédez aujourd'hui, c’est-à-dire, ; une terre parfaitement àiiiédoréc, de beaux bâtiments tout neufs, une vingtaine de bêtC3 ma-| guifiques, des récoltes abondantes et peut-être beaucoup d'argent dans la bourse.Je crois fort ! que le travail seul ne peut opérer tant do pro-j diges, et que votre bourse si ronde aujourd’hui ' ne l'était pas mal alors, et n’a pas peu contribué I au succès de votre entreprise.| Blaise.— Il n’en est rien.Après avoir payé ; le prix do ma terre et ses accessoires, il ne me i restait à peine 40 piastres qui me servirent à j acheter une bonne charrue, une bonne terse.et | quelques instruments de jardinage; mtfiscéuc pénurie no m affligeait pas parce que je savais EUSTÀCHE EPISODE DSS PREMIERS TEMPS DU CIltlSïlASJSSB.CÏTAPITIiïï IL PLACIDE SE FAIT BAPTISER AVEC SA FAMILLE.9/ ûiuni üi(iu^[)uii, ut1!, j ni seiu peut nous taire i cciia en joignant les mains : “ Que i dès ici-bas cette félicité qu’il r îotre Père céleste et Jésus-Christ; au ciel à ses élus ; il petit noi îotre Seigneur et Sauveur soient 1 ner le courage non-seuleme (Suite.) l'è- , $ que les premiers rayons de l’aurore commencèrent à briller à travers les bosquets de lauriers- du rogner voisin, Placide monta à che-vral et reprit le chemin de sa maison.lorsque j’entrai en jouissance de ma terre ; je I ^ ftcnd^ bieiltôt Ses compagnons me uns à l'œuvre immédiatement, mais d’abord j Ce •“ AGllIO Sonner 1 appel de leurs bien comment on fait de l’argent ayee la charrue.ORGANISATION SS i A TERRE.blaise.— C’était au mois de juillet 1842.culture ?| plus facile, ni celle qui m’inquiétait le moins, Antoine.— L’agriculture à mon avis, est, '• J° 11 a’,rtus point d argent, ii n’y avait sur ma par le temps qui court, un triste métier pour j tîrro aucune trace d’un système quelconque de nous, pauvres habitants qui ignorons les moy- j culture, il n’y avait que ruines et désordre.Mes ivre, nous disent les uns ; lisez tel j 00 ji111 v1 7ffï'de de l’argent, et beaucoup d’ar-i disent les autres ; alors, nous nous j fieut F1* puisse réparer les fautes que l’on ffiLt Fete à Nicolet.Quand nous nous plaignons on nous dit : améliorez vos champs, adoptez un bon système ; mais, quoi système prendre ?répondons-nous.Lisez tel ” ouvrage nous mettons en frais de nous les procurer.Mais, aytre .embarras, ees livres, cos ouvrages nous parlent un langage qui r’es-t -pas le nôtre et nous ne les comprenons pas.Dernièrement encore, mon fils cadet me lisait un chapitre d’un livré que j’ai acheté à ht ville, et dans ce chapitre, il était parié de gaz usofe, de silice, et d’une foule d’autres choses, que le maître d'école luinrCme 'n’a pii.Soli s expliquer.Aussi, nous sommes dégoûtés des livres parce qu'ils ne sont .point faits pour nous.On nous dit encore, faites comme Monsieur un tel, c'est un homme qui s’y entend.Oui, Monsieur un tel fait peut-être de fort belles choses, mais elles lui coûtent beaucoup d’argent.On dit même qu’il y a dépensé la moitié de sa fortune, et nous n’avons point d’argent.En un mot, on nous dit : améliçrç?, et comme moyens d’amélioration, on nous propose des impossibilités ; en sorte que nous sommes condamnés à végéter chez nous, ou d vendre nos terres pou,r aller chercher fortune ailleurs ; et c’est ce dernier parti que je ««"•«> , qu ; le résultat de tous mes travaux.Une seule faute commise à cette époque eût été irréparable, et ma perte s’en fût suivie inévitablement Samedi dernier après midi, Monseigneur Thomas Cooke, Monseigneur Louis Lnflèche M.le Grand Vicaire Olivier Caron partaient pour Nicolet, afin d’assister à l’inaügu-ralion de l’orgue q.ui a été donné au collège de Nicolet par tous les anciens élèves de cette ins-titution en souvenir delà splendide réunion du 24 mai dernier.C'étaient la première fois que Monseigneur Laflèche visitait Nicolet depuis sa promotion à l’Episcopat.Monseigneur a fait ,ses.études à Nicolet, il a rempli dans côttc maison toutes les charges, il a été même le Supérieur du collège pendant quelques années.On conçoit dès lors que les élèves do Nicolet devaient faire à Sa Grandeur, dans les eir-•constauces actuelles une belle réception offi eielle.Inutile do dire que les choses se sont passées comme on présumait qu’elles se passeraient.Dans la soirée de samdi, ils ont présenté à 1 Evêque nouvellement élu trois adresses, la première en français, la seconde en latin et la troisième en anglais.Ces trois adresses étaient admirables tant par la délicatesse des sentiments qu’elles exprimaient que par l’élégance de la dictiou.Monseigneur Laflèche y répondit avec ce tact exquis qui le distingue toujours dans toutes ses allocutions, do quelque nature qu’elles soient.Dimanche au matin il s’agissait d'inaugurer l’orgue.La grand’messe fut chantée par M.Je i fortune et de vivre heureux Grand-V icaire Caron Chapelain des Dames Ursulines des Trois-Ilivières.Mgr.assistait, paré, au trône.La chapelle, avec son autel si richement orné, était ravissante de beauté.Les étendards qui flottaient de toutes parts, les ornements des ministres qui se faisaient remarquer par leur somptuosité, le chant régulier des élèves, l’orgue qui jetait à profusion des flots d harmonie, tout était de natûre à élever i atne vers Dieu et à nous faire comprendre combien la religion sait développer de grandeur et de majesté dans les circonstances qui en réclament.L orgue de la chapelle de Nicolet a été construit à Montréal par M.Mitcliel.Les sons qu’il produit sont nets, doux, nourris et mélodieux, et l’oreille qui les saisit est complètement satisfaite et n a rien de plus à désirer sous le rapportée L harmonie.Sous le rapport de la puissance, ils remplissent .parfaitement le local.L architecture de l’orgue est en rapport avec celle de la chapelle.Le sermon de circonstance fut prêché par Sa Grandeur Mgr, Laflèche.L’orateur parla sur la musique.Il prouva que son .origine est divine et que toutes les voix dans la nature, depuis celle du tonnerre qui gronde sar nos têtes jusqu à celle du rossignol, si pleine d harmonie, sont des instruments entre les mains de la Providence pour louer Dieu.L'orateur développa ensuite cette pensée : que l'orgue est comme un résumé de tous les instruments de musique et comme un composé de toutes les vais de Ja nature.Il nous est impossible de donner une plus longue analyse de cet admirahle discours io matin ep pe le voyant pas, ils commencèrent à craindre qu’il ne lui lut arrivé quelque accident.Aussi, _clés qu’ils l’aperçurent, ils firent éclater leurs transports de joie et le reconduisirent chez lui au son de joyeuses fanfares., Gomme il entrait dans sa maison Trajanasa femme accourut aude-vaut des chasseurs, et dit à son mari d’un air joyeux : “ Viens avec moi, je yeux t entretenir un moment en particulier ; ” et elle le conduisit dans un appartement voisin.serai forcé de qui dura une heure et quart et qui ravit tout I auditoire.Mgr.Laflèche a chanté .les vêpres.II est bien certain que les élèves do Nicolet conserveront longtemps un souvenir bien doux de cette belle fête.- Journal des Trois-Rivières.prendre, si volts ne m’enseignez les moyens de me tirer d'embarras sans secours étrangers.BLAISE.— Malheureusement, ce que vous dites de l’agriculture est vrai pour l’homme qui n’a ni argent ni instruction, et qui est abandonné à ses propres inspirations ; il est m$ms étonnant que dans notre pays il y ait un assez grand nombre de terres passablement tenues, et par.conséquent, un assez bon nombre de bons agriculteurs.Ceux-ci ont d’autant plus de mérite, qu’ils doivent tout ce qu’ils savent à leur propre expérience.Il faut en conclure qu’il y a généralement chez les agriculteurs canadiens une grande somme d’intelligence et l’esprit de progrès.C’en est assez pour que les efforts que les hommes éminents du pays font, aujourd’hui, pour éclairer l’habitant des campagnes, ne soient pas perdus ; et soyez e,a bien convaincu, bientôt, grâce i cos efforts, f agriculture ne sera plus pour celui-ci l'art de vivre misérablement en travaillant beaucoup, mais bien, l’art défaire fortune et de vivre heureux et respecté sur ee beau sol canadien, qui pe demande qu’à être travaillé avec méthode pour donner de riches -produits.Prenez donc courage.Il y a encore pour vous et surtout pour vos enfants tout un avenir de bonheur devant vous, mais pour cela il faut que vous fassiez ce que j’ai fait, et qu'à quelques détails près dans votre culture, vous no changiez rien dans les systèmes que je vais développer, parce que ne comprenant pas toute la portée des changements que vous tenteriez, il pourrait arriver que vous seriez nn jour dans lo plus grand embarras.Le maçon qui se mettrait en tête de ne pas suivre scrupuleusement lo plan que l’architecte lui a fourni, courrait risque d’ériger un édifice difforme et pou solide.ETAT Nous commençons aujourd’hui la publication d’un dialogue entre deux voisins bien dignes de servir de mo- PKEMIERE PARTIE.DE LA TERRE AVANT SON AMÉLIORATION.blaise.— Il y a huit ans passés que je me suis mis à cultiver la terre qui fait aujourd’hui le sujet ue votre admiration, et qui vous paraît digne de servir de modèle ; alors elle était loin de mériter un éloge aussi flatteur.Ruiné par une succession constante de récoltes sans engrais, envahie par les mauvaises herbes, submergée par les eaux pluviales, faute do voies d’écoulement, elle présentait à J’ooil attristé l’aspect .du plus profond désordre, delà plus grande mi-sere.Les bâtiments se composaient seulement d’une grange, d une étable pour les vaches et d’un riatigar pour les chevaux, le tout en bois, et dans 1 état le plus déplorable.La maison d’habitation était à peine logeable.Les animaux qui se trouvaient alors sur la terre consistaient en : j hix vaches a lait, dont trois étaient déjà vioilleV; 2°.— Deux génisses d’un an ; 3° — Deux vaux de l’année ; lo tout de race canadienne ; T.— Deux juments et un poulain ; •i • Une dizaine de brebis et un agneau ; b°-— Enfin, une truie, deux porcs affranchis.«t quelques volailles.en agriculture.passai plus d un mois à discuter, on moi-même, les avantages.et inconvénients (Je tel ou tel mode de culture, 'de tel ou tel projet d'améliorations, et toujours deux obstacles se présentaient a moi : le defaut d'engrais ot le défaut I d'argent.ht je jetais les yeux sur le- eu Vii-iraf uv .-rss, que réclamaient impérieusement ma ter j o voyais partout de l'argent à dépenser; soit j CGI" quelque heureux événeiien •pour clôtures, soit pour constructions nouvelles __j i ps+ vpn: moT1 : ou pour réparations à faire à mes vieux bâti-! ,V ""j1 ,1{u> mou aiïu , n*.‘Us> monts ; si, d'un autre côté, je sondais ma bour- I SOlAWes deviner ma pensée, COÇime se, je mapereevais bien vite qu’elle ne répon- 31 toi-même tu avajs eu à la Classe dait pas aux besoins de ma terre.Je fus donc quelque événement extraordinaire, lorce de n entreprendre d’améliorations foncières Avant fnnf émuta mai kMn;n que celles des égouts, pareeqne sans égouts, pas ! qij f ° • Y ’ 1 “VT" de bonne culture possible ; et encore pour coin- i ’ L pu riche 1 ma joie et G te lit filtre guerre des Parthes, et qu’il s’était attachés comme serviteurs, à cause de leur fidélité bien connue.Il les savait sincèrement dévoués au christianisme, et il leur raconta comment le vrai Dieu lui était apparu dans la foret.Acad u s, dans un saint transport, s'écria en joignant les main no notr loués ! Vous aussi, mon général, VOUS ôtes appelé & la connaissance de la vérité.Le centurion Corné!u:;s,1 auquel vous ressemblez tarit par votre grande charité, avait trouvé grâce devant Dieu pour sa bien fai- ! sanoe, et il fut envoyé par un ange j a 1 apôtre saint Pierre ; le Sauveur : du inonde à eu pitié de vous, et il vous envoie à Jean notre pieux évêque.Que Dieu et son adorable tils soient trois fois béni ! —Eh bien ! dit Placide, nous allons pous rendre à ia ville ; je vous choisir, pour m’accompa-de mes gens qui sont chrétiens, ou ceux qui par leur conduite méritent de l’être.A notre arrivée, vous irez chez l’évêque, lui rendre témoignage que je n’ai jamais persécuté les chrétiens, et vous lui ferez le récit de la vision céleste qui m’envoie vers lui avec ma femme et mes deux enfants.” Le général fit en toute hâte ses préparatifs de départ, et se mit en route pour la ville avec toute sa famille.mène ^ à ia connaissance cia vrai f il est le salut des hommes, et à lui seul appartient le pouvoir de remettre n (A pécher, de rompre les liens qui nous y attachent et d’en détruire les tristes effets ; il est la vie, lui seul peut nous vivifier, lui seul peut nous faire goûter éserye nous don-courage non-seulement de s.apporter dignement les souffrances do la terre, mais aussi de mépriser la mort, qui -n’est pour tin bon chrétien que le commencement do la vue éternelle.Il supplée à nas imperfections, car la religion des chrétiens est entièrement conforme aux besoins de notre nature et à la disposition de notre coeur.Cette doctrine divine vous paraîtra plus claire à mesure que vous la connaîtrez davantage et que vous la pratiquerez : aucun de ceux qui la connaissent et la suivent, ne peut douter un instant de sa céleste origine'.“ "Votre charité' envers les pauvres, continua l’évêque, ne m’est pas inconnue ; je sais même que vous avez'sauvé la vie à plusieüs chrétiens ; vous avez servi le Seigneur sans 1 la charge de gner ceux connaître.apprenez mam- aut | “ Qu’as-tu ?iui dit Placide ; qu’est-1 Les deux fidèles serviteurs s - U ai '.-re ü extraordinaire ?Tu es - rendironf.nh,,- mh-âr-,-, .;rro, j émue comme si tu avais a m annon- avaient vu si souvent et qui le tenant qui vous avez servi.Comme Romain vous méprisiez la croix • mais depuis que l’amour d’un Dieu lui a*fait subir, pour nous sau-ver, 1 ignominie et les douleurs de ce supplice, elle est devenue un objet d’amour ; et (A 1,4- cette croix qui vous d’uac îuumjic ce* tu p°\U mencer, je nie promis bien de n’entreprendre .que ce qui serait indispensable, pour avriner à la culture du fonds, et de ne l'exécuter qu'au fur ci A njxgyijx t.les améliorations culturales.CHOIX D’UN SYSTEME D’EXPLOITATION.Ce point une fois décidé, j’avais à me fixer sur un système d’exploitation.ANTOINE.—• Qu’entendez-vous par système d’exploitation ?.BLAISE.—Ou entend par système d'exploitation l’ensemble des moyens employés pour tirer de la terre les produits dont on a bçsoin.Nouvelle difficulté ?Quels produits a Fiais-je demander à ma terre ?Des grains ?C’étaient les grains qui l'avaient ruinée.Il n’y fallait plus penser.Des plantes textiles, comme le lin, le chanvre ?Mais pour ees plantes, il faut une terre riche.Je n’avais pas, à choisir, c’était dos fourrages que je devais cultiver ; c’était les fourrages qui devaient faire le fondement de mort système d exploitation, parce que les fourrages améliorent le sol et lui demandent peu, et- fournissent seuls des moyens de fertilisation, c'est-à-des engrais.Je me décidai donc pour la ’ 'la plus grande quantité possible dire, production de de fourrages.„ DIais ces fourrages une fois produits, qu’en ierais-je ?seraient-ils convertis en beurre, on graissé ou en laine, ou seraient ils employés à I élève des animaux ?Aussitôt je portais mes yeux sur mon troupeau et son peu de valeur m'ô-tait l’embarras du choix.Eu effet, pour me lj-vrei’ exclusivement à telle ou telle industrie agricole, il m eut fallu vendre les bêtes qui n'a-vaient aucun rapport avec cette industrie et en employer le prix à acheter des animaux qui lui appartiendraient.Mais, mes bêtes étaient de si minime valeur que le produit de leur vente eût certainement été insuffisant pour les remplacer par un nombre convenable d’animaux appartenant à l’industrie dont j’aurais fait choix.D’ailleurs, je no savais pas ce qui pourrait me produire le plus d’argent, ou de l’élève des che-vaux,_ ou de l'engraissement des boeufs, ou de la laiterie, ou çle la bergerie, etc.et jo no connaissais personne qui pût me renseigner à eu éo;ard.Je jugeai donc convenable de garder les animaux que j’avais trouvés sur la terre, d’en tirer le meilleur parti possible, et de faire, pour commencer du moins, ce qui se pratiquait généralement dans le pays, touchant la nature "des productions- Tout bien considéré, je m’aperçois aujourd’hui que ma détermination fut sage, et" que j’eus été bien mal avisé de diriger tout mon travail, tous mes efforts, vers un but qui n’était pas le but général de productions déjà masse •des cultiva-tqjirs.ANTOINE.— ¥ous me disiez, il n'y a qu'un instant, que vous étiez indécis sur l’emploi de vos fourrages, quand vous en auriez.: il me semble (pie le meilleur moyen de s’en débarrasser est de les conduire a la ville.blaise.-— Je ne veux p is, quant à présent, vous donner mçm avis sur l’expédient que vous venez de me proposer ; je veux vous amener, par.ee qui va suivre, à dire plus tard que le cultivateur qui vend ses fourrages, est indigne du beau nom qu'il porte, du nom cVagriculteur.II n'y a que les agriculteurs qui habitent près de la ville où ils trouvent beaucoup d'excellents engrais, à très bas prix, qui aient avantage de vendre leurs fourrages.(A continuer.) partager, tant mon cœur est rempli.J’étais au lit depuis longtemps sans pouvoir dormir, inquiète de ton absence et en mêi$e temps préoccupée de tes réflexions sur la religion et l’être suprême.Ce n’était pas la première fois que la grossièreté du paganisme choquait ma raison ; .cependant je ne pouvais me faire à l’idée d’abjurer une religion qui avait été celle de mes ancêtres dans les croyances de laquelle j’avais été é-levée et qui est celle des princes de l’empire et de notre souverain lui-même.Mais oh trouver la vérité ?m’écriai-je, et qui m’éclairera dans ,ces ténèbres ?qui me guidera vers la vérité ?Et je m’endormis dans cette pensée.Alors je fis un doux rêve : je crus voir un inconnu plein d’une majesté divine et rayonnant de g races célestes descendre sur un nuage de feu et me parler avec bonté : “ Toi, ton mari et tes enfants viendrez demain chez moi, et apprendrez que je suis celui qui conduit à la vie éternelle ceux qui m’aiment et me suivent.’’ Et aussitôt je me réveillai.Dis-moi, que penses-tu de mon songe ?” Placide s’écria aussitôt ravi de joie : “ Béni soit le Dieu des chrétiens, ]y seul vrai Dieu, le créateur çlu ciel et de la terre, qui a daigné aussi se révéler à toi ! L’inconnu que tu as vu en rêve est le Christ lui-même ; il a eu pitié de mon aveuglement et a daigné se faire connaître aussi à moi.” Placide lui raconta alors la vision qu’il avait eue dans la forêt ; et comme il parlait, elle croyait voir encore sur sa ligure le reflet de cette lumière céleste qui formait autour de la croix une brillante auréole.Les deux époux se consultèrent alors sur le parti qu’ils avaient à prendre, et ’Trajana proposa à son mari de profiter au plus tôt du bon- connaissait comme de bons chrétiens.Lorsque le saint pasteur eut appris ce miracle, un rayon de joie céleste parut sur sa figure, et après avoir élevé vers le piel de ferventes nations de grâces, il leur dit : “Les chrétiens sont bien persécutés dans cette ville, et une imprudencepour- qui les leste, vous montre clairement que le salut est dans ce signe sacré.- " L’évêque,'se rappelant ces paroles du Seigneur : “ Instruisez avant de baptiser, ” venait régu lièrement chaque soir dans la maison de Placide, et les instruisait tous avec douceur et sagesse, ne manquant jamais de commencer et de finir ses in'struc- rait vous perdre, vous, votre maître, i tions par la prière.Il leur reeom-sa femme et ses deux fils.Notre j mandait de prier fréquemment et eu Seigneur veut que nous unissions j commun de joindre l’aumône à Tola simplicité ûe ia colombe à la pru-j raison.Ces pieux néophytes se con-dence du serpent; ainsi donc, ce ; formaient elï tout aux préceptes de soir, dès que les ténèbres de la nuit : l’évêque et attendaient avec une auront couvert la ville, j’irai chez j sainte impatience le jour oh ils se-' votre maître.” raient reçus chrétiens par le baptë Les deux soldats vinrent rendre j î»e, délivrés de tgute souillure du compte de leur mission à leur géné- ; péché et rempli du Saint-Esprit, ral, qui lut extrêmement touché de j Ce jour tant désiré arriva enfin : 1 obligeance du pieux évêque.Après i un petit nombre de chrétiens assis-le coucher du soleil, il fit éclairer tèrent à la cérémonie.- C’était une d’un plus grand nombre de lumières j action touchante et solennelle que la plus grande salle de sa maison, j ceÜe de Placide, de son épouse et de et y réunit tous ses gens.L’évêque | ses deux enfants professant leur foi vint avec deux diacres ; Placide ! en Jésus-Christ, renonçant à l’erreur courut au-devant de lui, et se jeta à J et au péché et s’engageant à vivre ses pieds ; mais Jean le releva, et dans la pureté et la vertu.L’évêque lui dit, comme autrefois Pierre àj les baptisa au nom du Père, du Fils Corneille: “ Levez-vous, je ne suis et du Saint-Esprit, ainsi que tou.: qu’un homme comme vous.” | les serviteurs du général qui étaient venus en ville avec lui.En les révé- L evêque entra alors dans la salle, et tous les yeux se portèrent vers lui.C’était un vieillard respectable, nomme Jean.• il était rempli de sagesse, de charité et d’humilité nérant dans les eaux saintes du baptême, l’évêque ne voulut rien leur laisser de l’ancien levain, et leur donna à tous de nouveaux noms.Le etait^casciple des Apôtres, de celui'- ! général, qui jusqu’alors avait été ia meme dont il portait le nom, et j si célèbre sous le nom de Placide, n 11 /“v I FA V» r\ i /v m /.ii vt i-ï- „ L _ I • i \ i que le Seigneur affectionnait parti-ticulierement.La vue du respectable et majestueux vieillard rempli tout le monde d’une crainte pleine de vénération ; mais sa .doueeur et son affabilité firent succéder au respect l’amour et la confiance.Placide lui ouvrit son cœur, lui exposa ses doutes, confessa ses fautes, lui raconta ses combats intérieurs et la manière miraculeuse dont le Christ s était servi pour l’envoyer à lui avec toute sa famille.“ Hélas ! dit-il en terminant, vous voyez que 1 erreur, le péché et la misère étaient jusqu’ici mon héritage; maintenant enseignez-moi les moyens de racheter les fautes de ma vie passée.” L’erreur, lui répondit l’évêque, heur que le ciel leur promettait, et j le péché et h misère sont l’héritage de se rendre auprès de l’évêque.“ J’y consens,,dit Placide ; nous irons habiter notre maison de ville, et nous trouverons facilement l’occasion d’avoir avec l’évêque de fréquents entretiens.” Le général fit appeler alors Acacius et Antiochus : c’étaient des hommes en qui il mettait toute sa confiance, de braves guerriers qui avaient fait sous lui la de.tous les mortels.IMut homme qui rentre en lui-même, qui porte ses regards sur sa conscience, sent bientôt en lui un vide, une imperfection auxquels il ne peut lui-même apporter remède.C’est pour laver cette tache originelle que le fils de Dieu est descendu sur la terre.Il est la lumière qui nous éclaire dans l’obscur sentier de la vie et qui nous nom reçut à son baptême celui d’Eus-tache : Tnijana sa femme prit celui de Théophyta, son fils aîné fut nommé Agapius, et le plus jeune, Théophytus.Le dimanche suivant, l’évêque présenta Eustache' é't Théophyta à, l’assemblée des fidèles.Tous les chrétiens manifestèrent leur joie de voir parmi eux cet homme généreux: et cette pieuse femme dont ils avaient entendu dire tant de bien.Un regard bienveillant saluaTeur .arrivée, et une hymne d’action de grâces fut entonnée aussitôt pour remercier Dieu qui les avait appelés à la connaissance de la vérité.Ils célébrèrent tous ensemble avec un saint receuillement la scène divine ; tous promirent solennellement, avant de s’unir d’une manière plus intime avec leur divin Rédempteur, de .vivre â jamais pour celui qui la; avait rachetés de son saur ¦ pectueux et religieux silence rém- *u dans la salle pendant cette, ,'emo" nie, qui fut terminée m ère a haute voix y' ane de™e hvmme au Seig.a”1-., .Comme F- '^clie devait Pnrhr - A L’UNION DES CANTONS DE L’EST.1-.|VW—- ir sa campagne, l’évê-Dans le temps de per-ious vivons, nous ne compter sur un seul l’un instant à l’autre (être découverts et mis cadavres peuvent être en pâture aux oiseaux nos cendres jetées au seul sait si nous devons r ici-bas ; je vous recom-onc à sa protection toute-: et à sa grâce.” Il se mit ux, pria avec toute l’assem-, invoquant la protection du Sei-jeur et lui demandant la persévérance dans les persécutions.L’évêque se releva, puis s’adressant à Eustache, comme s’il eut été inspiré de l’esprit de prophétie, il lui dit : “ Jusqu’à'Ce jour vous étiez Ireureux selon le language des hommes.La fortune, la naissance, la gloire, une épouse aimable, des’ enfants beaux et brillants d’avenir, tout se réunissait pour vous faire, aux yeux du monde, un sort digne d’envie; pourtant il faudra boire à la coupe amère de la vie ; mais ne perdez pas courage dans les souffrances ; Dieu éprouve tous ceux qu’il aime.Les afflictions par lesquelles le Seigneur vous visitera sont ici-bas pour vous le prélude d’un triomphe glorieux, car en vous s’accomplira cette parole divine | Heureux l’homme qui soutient courageusement l’épreuve ; car s’il est trouvé juste, la couronne de vie sera sa récompense.” Le bon évêque, quittant alors Eustache,- Théophyta et tous ceux qui étaient venus avec eux, ne leur dit plus que ces mots : “ Allez, et que la paix soit avec vous.” (A continuer.') CANADA.ARTHABASKAVILLE, 31 JANV.18G7.Heureuse Nouvelle ! ! ' x— — AT«-.-n
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