L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 7 janvier 1870, vendredi 7 janvier 1870
4-me.Année ARTHABASKAŸ1LLE', VENDREDI, 7 JANVIER, 1870./ /A hl gll ilLUO: h'ï&im fkï?bk w P, L.TOüoIQNAlîT.Propriétaire-Editeur et Rédacteur, |lonnul |jaïiiipi, §J uiustwi 'ffiitiiam.si, J,jriraU.—— -aïon/j * -T?ar ;! h t -i' '•,).({ nu sa iSTotré Foi, jSTotï*e Langue er-TNos Institutions.irasias fMf hk ma A.O.BELLE- ISLE, Imprimeur pour le propriétaire.F»alil»feM it " Vision its Caatoas it l’Est " 7 Janvier, 1870.JEAN !>UM(Um.Suite.III.Ua silence profond régnait dans toute la salle.Les assistants, immobiles, attentifs, subissant d’aiUeur» cet ascendant naturel qu’exerce toute grande pas sion surexcitée }>ar une généreuse colère, ne quittaient pas des veux Jean Dumoulin, qui leur paraissait avoir grandi de toute ia tête, et dont la prunelle, dilatée outre mesure, avait des éclats idiospîioreseents.Los amis du marquis eux-mêmes semblaient frappés île stupeur.“ Ah ! reprit l’ancien officier, c’est que nous autres, soldats de la République et de l’Empire, Ce n'est point à force de faire antichambre et de mendier les faveurs dans les salons, des puissants du jour que nous avons obligé le monde à reconnaître la France pour une nation sans rivale.c’est sur les champs de bataille, en face des débris épars de cinquante armées vaincues.Et voila que des soldats d’hier, «pti n’ont encore entendu te bruit de la mousquet-’rie que dans de vous voyez là, qui là cette place ?Qui lui a imprimé cotte couleur ittaché à mie, puis allant écarter les ri-, tant dans le vidé avec des frois» il se retira, lentement à l’écart, A '• deaux d’un enfant reposait de ce pur et souriant dont creatures ont s’arrêta mb.L pensif.généreuse!.La ! main gantée d’une favorite au : pinacle ?Un pourvoyeur d’al-! côves royales ?.Non, non, messieurs! mais c’est mon sang qu’il m’a fallu répandre, ” Jean Dumoulin s’arrêta.Un murmure approbateur parcourut d abord toute la salle et fut bientôt suivi d’acclamation énergiques.Un jeune homme se détacha alors du cercle des assistants enthousiasmés et, s’ap- ; que joue.L’émotion du père prochant du soldat licencié : l’emportait sur le stoïcisme du ‘•Colonel, lui dit-il, au nom ! soldat.Mais ce fut un éclair.I! ! de tous ceux ici qui sont capable essuya les larmes, effleura d’un de me comprendre, permettez-! baiser le front de l’enfant qui moi de vois remercier d’avoir, j souriait toujours et, retenant son en termes si dignes et si chaleu- haleine, marchant sur la pointe reiix, affirmé la foi de la France j du pied, il se glissa comme une plébéienne.Plébéiens nous-mê i ombre jusque Mans la chambre mes et par nos familles et par j voisine.Là, plus libre de ses notre éducation, nous tenons à j mouvements, il ouvrit tout don-honneur d’affimer hautement, à cement un secrétaire d’où il tira berceau où un petit j soments sinistres, et cherchant à au milieu de ses-témoins qui L’a- sommeil ; se frayer ùiï passage ces ihêies j battants jouaient de Fépée Vi’n I U reprit son habit et son man-e secret, il j et ’fàutfe en hommes iui fait de j teau.le corps penché : tons les secrets dé l’oerime.II! Le drame était .fini.Lesjen-à demi sur ce cher berceau qui jy avait, toutefois, chez lecolo- nés gens, témoins de.L’ancien of-eontenait pour lui toute un 'del.une ’supériorité uni monde.Un devine dans quel genre de nréoccunations son cœur était • DÎmé.Un nuage passa en ce moment sur ses yeux et unegros-ce larme lui roula le longdeeha- L‘ s coin-1 valent suivi.ün ; tiel, une supériorité qui fut.dès fic-ier, se séparèrent, .émus, pulpi- notre tour, que exprimer une vous ne pouviez i 1 • ,-A | opinion qui lui | mieux en communauté de pria-1 eipes avec la nôtre à tous.” Do nouvelles acclamations, en saluant cette profession de foi de l’orateur, prouvèrent à Jean Dumoulin qu'il avait trouvé un sa croix d’officier qui n’avait pas vu le jour depuis Waterloo ; il attacha la croix à sa boutonnière, endossa un large manteau, dont le pan rejeté sur l’épaule lui montait jusqu’au milieu du visage; après quoi, sortant à pas de loup de la maison, il prit la ridicules parades, voudraient nous jeter ia balle au nous faire un crime de ce qui visage et L nous avons planté nos b-uvnièref triomphantes jusque sur les bord-- Ko- gion Je ses groupe.Los conditions du se fit tout à coup au sein du go.! “ Frappez-moi ! s’écria-t-il pâle combat fu- et hors de lui.Point de grâce, rent réglées.| monsieur ! Je n’eu veux pas! Le marquis de Beaupré s’était - t moi j eu veux pour vous, présenté le premier.i répliqua Jean Dumoulin sans districts ruraux se croirait parmi à vingt pas de Remplacement du “ mands.co nb.it, “ Dans les Notre lieutenant bondit de ra- “ surtout, on “ les paysans de la Normandie.“Nulle part dans RAmétiqne “ septentrionale, si l’on en ex-cepte quelques rares endroits à à M- -• celle •cette son Les deux adversaires jetèrent bas leur habit et se placèrent en lace Run de l'autre.Plusieurs paires d’épées de combat avaient été apportées par les otfi eiers témoins des lieute- eh ii- ric n per Ire de son terrible sang- s6s.IV.Le lendemain, Jean Dumoulin.qui avait pris prétexte d’n-ii ¦ course que l’arrangement d’un diflérend, survenu entre deux de ses métayers, l’obligeait à faire à quelques lieues de là, ét dt sur froid.Vous n’êtes qu’un enfaot qui lie savez pas vous défendre Je n’ai pas l’habitude de frapper des enfants.” retournant alors du côté de liants.Un en remit une à chu-1 l'assistance : cun des champions.^ j “ Messieurs, si aujourd’hui, Le marquis était pâle, légère- j pour laver un insulte f .ite en meut agité, quoique fier et a*sU-;j ma personne à des lui'iimes dont ré dans sa contena ce.Jean Du- ; a France s’honore à juste titre- moulin paraissait aussi calme que s’il se fût agi de l’acte de la vie le plus ordinaire.Son œil seulement s’allumait de temps à autre, et il s’en dégageait des lueurs qui ressemblaient à des étincelles.“Allez, messieurs!” dit une voix.C’était iesignal convenu.L‘;s fers s'engagèrent.Un moment, tous les yeux fu-pied a vaut le jour.Il embrassa rent en quelques sorte attachés a sa.jeune femme à moitié endor.la pointe des deux lames se heur- je lue suis vu contraint de reprendre une arme que je croyais avoir pour jamais remise au fourreau, ai-je fait mou devoir, au-inoins ?L'honneur outragé veut-il encore du sang ?—Non ! non ! exclamèrent toutes les voix en même temps.— Alors, reprit l’ancien officier ce fer m’est désormais inutile il jeta loin de lui RépCe, qu'il tenait encore, et.après avoir salue les officiers qui tous s’mclj-uèfeut devant lui avec respect, ¦' la Louisiaime.pu ne rencontre “ un peuple comme les cana-dieus-français.Polis, sociaux, “ hospitaliers-, tolérants, ils for ment le peuple le plus heureux •‘ de la terre.On se trompe fort “ si ou les croit ignorants.•* tre les écoles communes “ ont fût des progrès retnar “ quables, sous la direction si “ éclairée, du premier ministre “ actuel du Bas-Canada, RHo-“ norable M.Chauveau, les éco Ou qui Nous pouvons compléter aujourd’hui les premiers détails -pii ions sont parvenus par le télégraphe sur i imposante çérém'o» me de l’ouverture du Concile.Après la messe,qui a été célé-orëe, comme nous le disions avant-hier, par Sou Em.lecardi-i a t Patrizzi, Révoque secrétaire tu Concile, Mgr Fessier, a solen-uellement porté le saint Livr ¦ des Evangiles sur l’aut -l papal, et R a déposé sur le trône prépa ré par les clercs préposés à cet •effet.Cette cérémonie terminée.Mgi Passarelli archevêque iu parti bits d’icouium, revêtu de la chape et portant en main sa mitre, est allé baiser les genoux du Saiut-Pè re et recevoir su bénédiction ; puis il est monté eu chaire et a prononcé le discours d’ouverture, la mitre en tête.Lorsque l’orateur sacré n cessé de parler, le Pape a reçu 1 obédience de tous les Pères du Concile.Cette cérémonie, suivie de prières liturgiques qui sont fort imposantes, a duré plus d’uue heure.Pour la cérémonie de l’obédi-er.ee, Sa Sainteté avait revêtu ses habits pontificaux, c’est-à-dire ceux qu’elle porte aux jours solennels quand elle célèbre le saint sacrifice.L’allocution du Pape a fait une les primaires et les collèges [ grande impression sur l’auguste n’y manquent pas.j assemblée.La voix du Souverain était sonore, sa figure rayonnante et inspirée.Le décret d’ouverture, Les collèges français opè-i Pontife *• rent tranquillement leur œu-“ vre.Us ne croient pas nécessaire de publier d’éblouissants “ prospect is, ni de remplir les “ colonnes des journaux d’avis “ extravagants et souvent in-“ vraisembl dales.“ Ils n’ont, pas non plus re-1 “ cours a ces intrigues de char- ! “ làtanisme qui malheureuse-: le Saint-Père a donné sa “ ment deviennent bi fréquentes ! diction soieunelle.lu pâlie secrétaire du Concile, avtc le cérémonial indiqué dans le method us, a été voté par acclamation ainsi que l’imJlction de la prochaine session pour le saiut jour de R Epiphanie.âv.nt lé chant du Ta Drum, héué- rottü ù F.)i|ajü ; Il = Ua Fü.iguo à 1110.1 ° d?Qm'b o à Liverpool.Le-w igiiifii|iie vapèur sur laquai nous avoua fi juobi l'of&iu eu 9 jours o.-t un des plus grand' que possède l.i (Jump .gnio ea-uadiinne.11 ue mesure pus moins de 330 pieds en longueur, 38 en largeur, et 32 de iu quille au pont.C'est u a fait assez re-tnarqu ible que la Compagnie augmente les d.mou.ions de ses vu sseanx à ch ique nou-velle mmstruetiou.et peut être finira t elle par atteindre la proportion la plus conve-vable pour les soustraire à l’agitation si désagréable des flots, sans rencontrer les inconvénients du Grtnt-Eistern.La solidité du vaisseau et le perf-eiionnement du mécanisme destiné à le mouvoir sont pirfaitemeut en rapport avec ses gigantesques proportions, Ces colosses, qui sillonnent notre fleuve avec ia gravité d un éléphant qui traverserait un troup-au da moutons, perdent beaucoup de leur majestueuse régularité en présence des fureurs de la mer.11 faut voir comme elle les fuit bondir sur ses montagnes mugissantes, et comment ensuite elle les précipite au fond de ses gouffres iuimen-es, ainsi qn'il nous fut donné de le contempler avec étonnement le surlendemain de noire départ, avant d'arriver à Terrentu-ve.L’équipage se compose de 100 hommes y compris le Capitaine et le médecin ; il se divise en trois catégories qui ont chacune nn chef a leur tele.Co sont les matelots pro-premant dits, les ingénieurs et \a< stewards, en nombre à peu près égaux de 38 ou 34.L n vaisseau ainsi monté est corn ne un petit royaume mouvant, avec son organisation pii-faiteu.ent régulière piur le”iuaiii-lien du bon ordre, la protection et le îes-peet des personnes et des choses.Et dans ce petit gouvernement, c’esi la forme monarchique tempérée qui prévaut partout, n’en déplaise aux admirateurs des formes électives et républicaines.Nous sommes partis par un fort v mt ue Nord-Est, qui a duré toute la journée et une partie de la nuit.C est le seul jour que nous ayons eu vent contraire.Le< deux jours suivants, un joli vent de No; d-0 lest permettait d ajouter à la vapeur la force des voiles, et il en résultait un double avin-lage, 1 accélération de la marche et plus de résistance au mouvement eapueiiux des flots.Le 25 Oct , sur les 5 h dans ’l'apUè'a-tni li, le veut tourna presque à la tempête, en prenant le v isseau de plus près a l'avant.Nous perdions de vue alors le cap D srosier.pour nous diriger vers le détroit de Balle-Die.Notre fi r Nestorian était obligé Je temps en temps d’ab isser son froo* orgueilleux d-svaot U pa,fe*o
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