L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 18 août 1870, jeudi 18 août 1870
4eme.Année ARTH A BASRA VILLE, JEUDI IS AOUT 1S70 Numéro 37.P.L.TOUSIGNANT, Propriétaire-Editeur et Rédacteur 1STorr*e U1 oi, 1STotre Lano’ue et !N~os Institutions.L'ÜNION FAIT LA FORCE.FEUILLETON DE " L’ »» JS A O VT 1S 70.LE TABLEAU DE LA PAR M.L’ABBE H.R.CASGRAIN.—— III UNE MAISON CANADIENNE Voyez-vous, là-bas, sur le versant de ce coteau, cette jolie maison qui se dessine, blanche et proprette, avec sa grange couverte de chaume, sur la verdure tendre et chatoyante de cette belle érablière.C'est une maison canadienne.Du haut de sen piédestal de gazon, elle sourit au grand fleuve dont la vague, où frémit sa tremblante image, vient expirer à ses pieds.Car l’heureux propriétaire de cette demeure aime son beau grand fleuve et il a soin de s’établir sur ses bords.Si quelquefois la triste nécessité l'oblige à s’en éloigner, il s'en ennuie et il a toujours hâte d'y revenir.* Car c’est pour lui un besoin d’écouter sa grande voix, de contempler ses îles boisées et ses rives lointaines, de caresser de son regard ses eaux tantôt calmes et unies, tantôt terribles et écumantes.* * * L’étranger qui, ne connaissant pas YJialüant de nos campagnes, croirait pouvoir l’assinnler au paysan de la vieille France, son ancêtre, se méprendrait étrangement.Plus éclairé et surtout plus religieux, il < st loin de partager son état précaire.En comparaison de celui-ci, c’est un véritable petit prince parfaitement indépendant sur ses soixante ou quatre vingts arpents de terre, entourés d’une clôture de cèdre, et qui lui fournissent tout ce qui lui est nécessaire pour vivre dans une honnête aisance.* * # Voulez-vous maintenant jeter un cou-p d’oeil sous ce toit dont l'aspect extéri' ux est si riant?Je vais essayer de vous en peindre le tableau, tel que je l’ai vu maintes fois.D’abord, en entrant dans le tambour deux sceaux,pleins d’eau fraiche, sur un banc de bois, et une tasse de fei'blanc, accrochée à la cloison, vous invitent à vous désaltérer.A l’intérieur, pendant que la soupe bout sur le poêle, la mère de famille, assise, près de la fenêtre, dans une chaise berceuse, file tranquillement son rouet.Un mantelet d’indienne, un jupon bleu d’étoffe du pays et une câline propre sur la tête, c’est là toute sa toilette.Le petit dernier dort à ses côtés dans son ber.De temps en temps, elle jett e un regard réjoui sur sa figure fraîche qui, comme une rose épanouie, sort du couvrepicd d’indienne de diverses couleurs, dont les merceaux, taillés en petits triangles, sont ingénieusement disti'ibués.Dans un coin de l’appartement l’aînée des filles, assise sur un coffre, travaille au métier en fredonnant une chanson.Forte et agile, la navette vole entre ses mains ; aussi fait-elle bravement dans sa journée sept ou huit aulnes de toile du pays à grand’ largeur qu’elle emploiera plus tard à faire les vêtements pour l’année qui vient.Dans l’autre coin, à la tête du grand lit à courte-poii:te blun-1 che, et à carreaux bleus, est suspendue une croix entourée de quelques images.Cette petite branche de sapin flétrie qui couronne la croix, c’est le rameau béni.Deux ou trois marmots nu-pieds sur le plancher s’amusent à atteler un petit chien.Le père, accroupi près du poêle, allume gravement sa pipe avec un tison ardent qu’il assujettit avec son ongle.Bonnet de laine rouge sur la tête, gilet et culottes d’étoffe grise, bottes sauvages, tel est son accoutrement.Après chaque repas, il faut bien fumer une touche avant d’aller faire le train ou battre à la grange.L’air de propreté et de confort qui règne dans toute la maison, le gazouillement des enfants, les chants de la jeune fille qui se mêlent au bruit du rouet, l’apparence de santé et de bonheur qui reluit sur tout les visages, tout, en un mot, fait naître dans 1 â-rae le calme et la sérénité.Si jamais, sur la route, vous étiez surpris par le froid ou la neige, allez heurter, sans crainte à la porte de la famille canadienne, et vous serez reçu avec ce visage ouvert, avec cette franche cordialité que ses ancêtres lui ont transmise comme un souvenir et une relique de la vieille patrie.Car l’antique hospitalité française, qu’on ne commit plus guère aujourd’hui dans certaines parties de la France, semble être venue se réfugier sous le toit de l’habitant canadien.Avec sa langue et sa religion, il a conservé pieusement ses habitudes et ses vieilles coutumes.Le voyageur, qui serait entré il y a un siècle sous ce toit hospitalier, y aurait trouvé les mêmes moeurs et le même ta' actè-re.* J'ai èntendu un*missionnairc des cantons de l’est me dire qu’il ne pouvait jamais revoir le fleuve sans pleurer.* * C’est dans la paroisse de la Rivière-Ouelle, au sein d’une de ces bonnes familles canadiennes, que nous retrouvons notre mission uaire et ses compagnons.Toute la famille, avide d’entendre le récit de l’aventure extraordinaire du jeune millitaire, s’était groupée autour de lui.C’était un jeune homme de vingt à vingt-cinq ans, aux traits nobles, mais délicats.Son front élevé, ombragé de cheveux noirs naturellement bouclés, rayonnait d’intelligence, et son regard fier et limpide révélait l’âme ardente et loyale du vrai militaire français.L’extrême pâleur, suite de la fatigue et des privations, empreinte sur sa figure, répandait sur toute sa physionomie un air mélancolique et touchant.A l’exquise délicatesse de ses manières, il était facile d’apercevoir une éducation parfaite.Son manteau, négligemment jeté sur ses épaules, laissait voir une épaulette d’officier, et une petite croix d’or suspendue à sa poitrine.IV.SILHOUETTE.—“ Je suis parti, dit le jeune officier, il y a pins d’un mois du pays des Abénakis, accompagné de mon père, d’un soldat, et d’un sauvage qui nous servait de guide.“ Nous étions chargés de dépêches importantes pour le gouverneur de la colonie, “ Déjà, depuis plusieurs jours, nous cheminions, sans accident, à travers la forêt, lorsqu’un soir exténués de fatigue, nous allumâmes notre feu auprès d’un cimetière indien, pour v passer la nuit.Selon la coutume des Sau- vages, chaque cadavre, envelop- j pé séparément dans une grosse écorce d’érable, était élevé au-dessus du sol.soutenu par quatre j poteaux.“ Des acres, des flèches de tomahawks et quelques épis dej maïs, suspendus à ces tombeaux j se balançaient au gré du vent.“ Assis, à quelques pas devant moi, sur le tronc d’un vioux pin gisant, à moitié pourri, sur le sol, notre sauvage paraissait enseveli dans une profonde méditation .“ Le* bûcher, allumé à ses pieds entre deux grosses racines, dont la flamme tantôt vive, tantôt presqu’éteinte, l’illuminait de son jour vacillant et rougeâtre répandait, sur toute sa physionomie, je ne sais quel air effrayant et mystérieux.“ C’était un homme d’une stature gigantesque.“ Un indien l’eût volontiers comparé à un de ces superbes érables de nos forêts, si, à une force herculéenne, il n’eût joint la souplesse du serpent et l’agilité de l’élan.“ Des plumes noires, rouges et blanches nouées avec ses cheveux, sur le sommet de sa tête, grandissaient encore sa taille.“ Ses traits farouches, son œil noir et formidable comme une sombre nuit d’hiver, son tomahawk et son long couteau, qu’enfermait une gaine de cuir, à demi caché sous un trophée de chevelures flottant à sa ceinture, tout contribuait à lui donner une apparence étrange et sanguinaire.# # * “ Il faisait une nuit noire et froide.“ La voûte basse et inégale formée par les branches entrelacées des arbres impénétrables aux rayons de la lune, et qu’éclairait par intervalles, la lueur douteuse du bûcher, semblait un vaste et sombre caveau où les troncs antiques, à moitié rongés et ensevelis sous la neige et les lianes, jonchaient la terre comme des cadavres de géants épars ça et là ; où les boulots couverts de leur écorce blanche, balancés par le souffle de la brise, avaient l’air de pâles fantômes errant au milieu de ces débris, et où le sourd murmure du tor rent lointain, se brisant en sanglots et le frémissement plaintif et lugubre de la rafale, à travers les branches dépouillées, imitaient de funèbres gémissements.“ Un homme peu superstitieux eût cru entendre les plaintes des âmes des guerriers indiens ensevelis auprès de nous.“ Malgré moi un frisson d’horreur courait dans mes veines.‘' Cependant parmi ces décombres, où chaque arbre,chaque rocher, en un mot tous les objets mêlés, confondus dans l’ombre, paraissaient autant de spectres animés épiant tous ses mouvements, l’audacieux Sauvage semblait aussi tranquille que s’il eut été dans sa cabane.“ Il était là, immobile et silencieux, fixant tour à tour sur le brasier et sur son tomahawk son regard farouche.* * * —“ Camarade, lui dis-je, pen-“ ses-tu que nous ayons encore “ à craindre les bandes iroquoi-“ ses, dont nous avons décou-“ vert les traces hier.—“ Mon frère a-t.il déjà ou-“ blié que nous en avons ren-“ contré encore ce matin ?—“ Mais ils n’étaient “ deux.—“ Oui, mais un Iroquois a “ bien vite fait un signal pour “ avertir ses camarades.—“ Ceux là ne marchaient “ pas sur le sentier de la guerre ; “ ils étaient occupés à poursui- “ épaisse et ils auraient bien pu “ avoir la chance de le tuer sans “ trop de fatigue et alors.—“ Eh bien !.—“ Et alors, une fois leur “ faim apaisée.—“ Achève donc.—1“ Je dis qu’alorsils auraient “ bien pu se donner le plaisir de faire la chasse aux Peaux “ Blanches.—“ Mais les blancs sont en “ paix avec les Iroquois.— “ L’Iroquois n’enterre ja-“ mais la hache de guerre, et “ d’ailleurs ils ont levé le toma-“ hawk contre les guerriers de “ ma tribu, et s’ils avaient dé-“ couverts la piste d’un Abéna- “ quis parmi les vôtres.—“ Tu crois donc qu’ils pour-“ raient bien être à notre pour-“ suite?Mais alors il serait “ plus prudent d’éteindre notre “ feu.—“ Mou frère n’entend-il pas “ les hurlements des loups ?b’il “ aime mieux se faire dévorer “ par eux que de recevoir une “ flèche de la main d’un Iro-“ quois, il peut l’éteindre.” “ Ainsi l’affreux cauchemar se terminait par une horrible réalité.* * * * # que - vre un orignal, Oui, mais la est “ Les paroles de notre guide étaient peu rassurantes, mais j’étais si exténué de fatigue que, malgré le danger évident auquel nous étions exposés, je m’endormis.“ Mon sommeil fut agité de mille rêves fantastiques.“ La grande ombre de mon Sauvage que j’avais vue, au moment de m’endormir, s’allonger et ramper derrière lui, noire et menaçante, se dressait devant moi comme un spectre.“ La rafale passai* dans mes cheveux comme un esprit de ténèbres.“ Les morts du cimetière, secouant la neige de leurs linceuls d’écorce, descendaient de leurs tombeaux, et se penchaient vers moi ; je croyais ouïr leur grincements de dents, en entendant les craquements des libres agités par la bise de nuit.“Je m’éveillai en sursaut.“ Mon Sauvage, appuyé contre un des poteaux d’un tombeau indien, était toujours là devant moi, “ Au bruit sourd et régulier de sa respiration, je m’aperçus qu’il dormait profondément.“ Je vis au dessus de lui, comme sortant de l’écorce du tombeaux, près duquel il était appuyé, une ombre et deux yeux fixes et flamboyants.“ C”est une suite de mon rêve me dis-je en moi-même, et j’essayai de me rendormir.“ Longtemps je demeurai, les yeux à moitiés fermés, dans cet état de somnolence, qui participe de la veille, à la fois, et dit sommeil, et où les facultés engourdies ne laissent juger des objets qu’à demi.“ Cependant l’ombre se balançait et se penchait toujours davantage au-dessus du Nauvage enseveli dans un profond sommeil.“ Un moment le bûcher jeta une clarté plus vive et je vis alors bien distinctement la figure d’un Indien qu’éclairait une lueur fauve.“ Il tenait entre ses dents un long couteau.“ En fixant ses yeux dilatés sur son ennemi, il s’approcha encore davantage et s’assura s’il était bien endormi.“ Alors un sourire d’ivresse infernale contracta ses lèvres, et saisissant son couteau; il le brandit un instant en le dirigeant au cœur de sa victime.“Un éclair jaillit de la lame.“ Au même moment un cri terrible retentit et les deux sauvages allèrent rouler dans la neige.“ L’éclair de l’acier, en réveillant notre Sauvage, avait trahi son ennemi.“Je saisis précipitamment mon fusil ; mais je n’osai tirer dans la crainte de blesser notre Sauvage.“ Une lutte à mort s’était engagée entre les deux Indiens.“ La neige, rougie de sang, jaillissait de toutes parts autour d’eux et les enveloppait d’un nuage- Le fer d’une hache brilla et un son mat retentit, suivi d’un léger craquement d’os.“ La victoire était décidée.“ Un bruit sourd et guttural s’échappa de la poitrine du vaincu : c’était le râle d’agonie, * * * “ Tenant d’une main une chevelure sanglante, le vainqueur, le sourire aux lèvres, se redressait fièrement lorsqu’une balle vint l’atteindre en pleine poitrine, et notre Sauvage (car c’était lui) tombait raide mort la face dans le bûcher.“ Diriger le canon de mon fusil et envoyer une balle dans la direction d’où le coup était parti et où je voyais encore une ombre se glisser à travers les arbres fut pour moi l’affaire d’un instant.“ L’Indien poussant un cri de moi't, bondit et son corps décrivant un arc, s’affaissa sur lui-même.“ Le drame était fini.“ Notre Sauvage était vengé, mais nous n’avions plus de guide.“ Je me rappelai alors notre conversation de la veille ; comme on le voit, scs appréhensions, au sujet des Sauvages dont nous avions rencontré les traces le matin, n’étaient malheureusement que trop fondées.A continuer.HISTOIRE NA TURELLE.L’ECHELLE DES ETRES.LES ANIMALCULES.Il vous souvient du charmant conte de Voltaire : Mycromêgas, où il raconte les aventures d’un habitant de Sirius et d’un habitant Saturne voyageant de compagnie et arrivant sur la terre.Us sont de si grande taille, que tout leur parait petit, et au premier moment ils n’apperçoivent point les hommes.Par hasard, le collier du Sirien s’étant rompu, deux des verres bombés de ce collier, convenablement ajustés, forment un microscope, puissant, et voilà le Sirien et le Saturnien surpris à la vue do la fourmilière humaine.Rien ne leur semble plus merveilleux que ces petits êtres qu’on nomme des hommes, véritables éphémères, qui pensent, agissent et gouvernent le monde, tout en se gouvernant fort mal entre eux.A mon tour, j’ai fait le voyage du Sirien, j’ai vu les populations les plus étranges, les êtres les plus curieux, s’agitant, se dévorant ; les gros mangeaient les moyens qui, à leur tour, se nourrissaient des petits, lesquels vivaient d’autres plus petits qui sans doute en dévoraient de plus petits encore ! Vous savez qu’il y a de très-petits animaux, qu’on nomme infusoires : que ce nom leur a été donné parce qu’ils se trouvent surtout dans les infusions de certaines plantes.Ces infusions s’obtiennent tout simplement en mettant du foin, de la mousse, etc., dans un peu d’eau.Vous prenez ensuite une goutte de cette eau, entre deux petites lames minces de verre, et la regardez à l’aide du microscope.Un monde nouveau s’offre à vos yeux ! monde ignoré avant l’in- corps, sur les feuilles, les bran-vention du microscope ! ches et l’écorce des arbres, sur Il y a des animalcules de tou- l’herbe, au fond des mares tâtes les grosseurs, ou plutôt de ries, dans le sable ou la vase destoutes les petitesses, depuis un séchée se fixent des légions de quart de millimètre—ceux-là ; kolpodes.Us sont là, immobiles, sont les baleines ou les éléphants enfermés dans leur coque jus-—jusqu'à un centième et un mil- qu’à ce que les pluies ou la rosée lième de millimètre ! Gardez-vous les rendent à la vie.Alors ils cependant de croire que ce sont rompent leur enveloppe, trou- les plus petits êtres du monde ; il y a encore ceux qu'on ne voit pas, même avec le microscope.Les formes des animalcules sont très-variées ; les uns ressemblent à de petits bâtons flottants ou à de petits cristaux allongés, ce sont les bactéries ; d’autres ressemblent à des œufs de grosseurs diverses, ce sont les monades.Voici les vibrions, de vrais petits serpents pour l’apparence, parcourant eu quelques minutes seulement des espaces d’un quart de millimètre.Et les élégants paramécies, en tonne d’amandes, transparentes, poin-tillées.d’une consistance molle et élastique, et les anguillules, les rotifères, etc.Ces populations ne sont pas moins nombreuses, ni moins variées que celles que nos yeux peuvent voir.Chaque plante peut être un asile où s’agitent se pressent des myriades d’êtres pour qui la goutte d’eau est un océan, le brin d’herbe une forêt.Laissez-moi vous parler seulement du Kolpade, un de ces infiniment petits dont j’ai pu connaître le mode d’existence, grâ ce à M.Coste, le savant académicien qui professe au Collège de France, et à ses aides distingués, MM.Gerbe et Balbiani.Le Kolpode est un infusoire d’assez grande taille, ayant la forme d’un rein ( 1 ) ou d’un haricot, qui fourmille dans les infusions de foin.On le voit introduire par une bouche, placée dans le milieu concave de sou corps, les monades, les bactéries, les vibrions dans son estomac, et expulser par une autre ouverture, placée à la grosse extrémité de son corps, le résidu de la disgestion, Tout à coup il s’arrête, tour- vent autour d eux les petits animalcules dont ils se nourrissent, et s'enferment dans une nouvelle coque dès que la sécheresse arrive.Ainsi, tour à tour ils passent par ces états successifs de mort apparente et de résurrection.Prenez une botte de foin, se-couez-la an-dessus d’une feuille de papier, recueillez la poussière qui est tombée, humëctez-là et, sous le microscope, vous la verrez s'animer.En résumé : Les kolpodes sont sur les plantes à l’état d’œuf ou d’animal enooqué ; Ils se multiplient dans leur coque en se divisant : Ils s’enveloppent une dernière fois jusqu’à la complète dessiccation de l’infusion pour ne revenir à la vie active qu’après une nouvelle humectation.Ce n’est pas d’ailleurs un mode d’existence particulier aux kolpodes d’autres animalcules se multiplient également par division, sans toutefois s’enfermer préalablement dans une coque.Leur vie est également composé de périodes séparées par des intervalles de mort apparente.RECETTES.Contre les vers chez les enfants.Fuites u ic forte iufusiou Je saugo dans laquelle vous ferez dissoudre une petite quantité de saleratus ; sucrez la liqueur et «joutez uu peu de lait si vous le désirez.Pour empêcher les bouilloires de se couvrir de chaux.Souvent les eaux employées pour les usures domestiques sont chargées d'une-quantité considérable de carbonate de chaux qui s’y tient en suspension à l’aide d'un excès d'acide carbonique.Lorsqu’on fait bouillir ces eaux, l’acide carbonique se dégage «t la chaux ou plutôt le carbo- ne sur lui-même, se courbe, se | rainasse en boule à la façon des cloportes.La plupart de ces pe- nate de chaux se précipite au fond du vase, tits être s’arrondissent ainsi à I' tapisse alors toute la partie interne de l’approche d’un danger.OU quand la ^uilloirc (bombe ou canard) d'une 1 j , ., 1 , croûte calcaire qui diminue 1 action du feu 1 eau dans^ laquelle ils nagent.et retarde l'ébullition • de l'eau.Pour prévient a S CVaporer, venir cet inconvénient, on jette dans 1s Tout en tournant, le kolpode bouilloire, ute écaille d’huitre sur laquelle a sécrété autour de lui une sorte 1,1 vicn discours suivant de la Reine à l'occasion de la prorogation du! Parlement.Mes Lords et Messieurs.L’état des affaires publiques me permet de proroger le Parlement.—M.Hemming, membre la chambre locale, était mardi dernier.^ —M.A.Cloutier cultivateur, de St.Christophe a laissé à ce bureau, hier, une feuille de ça récolta d: tabic, qui mesure 42 pouces de long sur 22 de largo.—Depuis quelque temps les loup; car viers font des ravages autour des h ibi tarions rurales.M.Albert Béland eut la semaine dernière trois agneaux de tués par ces animaux.Ou se propose de leur faire la chassa bientôt.—La compagnie du Télégraphe de Mont réal ouvre un bureau à St.Christophe.Il entrera en opération la semaine prochaine, et sera situé dans la bâtisse occupée en par tie par l'atelier de V Union.Le tarif est le même que pour la Station d'Arthabaska- —Depuis quelque temps les fièvres ty phoïdes font des ravages à Ste.Hélène de Chester.Des familles entières ont passé à l’épreuve du terrible fléau qui, pour plu sieurs s’est terminée fatalement.—La récolte est passablement avancée.Il y a de l’avoine de moissonnée chez plusieurs habitants et le beau temps qu'il a fait depuis quelques jours n’a pas peu con tribué au progrès de la moisson q li sans être très abondante, ne sera pas non plus des plus mauvaises.—Le Journal des Trois Rivières au nonce des courses au trot à St.Grégoire sur le terrain de M.Nap.Bergeron, les 14 et 15 Septembre prochain.Il y aura aussi des courses aux Trois Rivières les 6 et 7 du même mois.—M- L.L, Dorais, hoteilier de cette ville et apiculteur de mérite, a fait cette année une récolte de miel de 2000 lbs.Les abeUles ont bien payé cette saison ci, ! et l’on .s’en convaincra par le fait que M.f Dorais a retiré plusieurs fois d’uno seule { ruche, la quantité fabuleuso de 70 lbs de ! bon miel.On ne saurait trop encourager UNE FETE DE FAMILLE.—-AU -COfllïnon cernent de ce mois, un missioLuaire de I’ll linois arrivait à l’Ancienue Lorette, sa paroisse natale, et allait embrasser son vieux et respectable père et son excellente mère qui l’attendaient avec une hâte’ que les parents seuls savent comprendre.A quelques jours de là, le 5 juillet, on célébrait, dans l’église de cette même paroisse de l’Ancienne-Lorette, le cinquan tième anniversaire du mariage de deux paroissiens modèles, de deux chrétiens fervents, bénis de Dieu et honorés des hommes: M.Germain Paradis et madame Marie-Anne Robitaille.Le jeune missionnaire dont nous vefions de parler était leur fils.Six enfants et Vingt-et un petits enfants entouraient les deux vénérables époux.Nous passerons rapidement sur les dé tails de cette cérémonie où tant de senti- | rnents doux üt délicats ont fait battre les cœurs.Il nous on coûte parler à des oreil les étrangères de cette scène intime, toute de famille, où le rire se mêlait à des pleurs délicieux.Mais il convient de 1 mer la vertu, quand surtout sa constance a sur-’ véou à un demi siècle d'épreuves ; il convient de faire part, à ceux qui voudraient oublier nos touchantes traditions populai res, de ces événements d’une famille ou d'une paroisse, qui causent plus de joie véritable que toutes les bonnes fortunes de la Bourse ou des partis politiques.Lejeune missionnaire célébra lui même la sainte messe, servi par deux petits fils du vénérable couple.Bien des paupières étaient mouillées de larmes ; mais fatten-drissement devint général lorsque- monsieur le curé Laberge, aveo eette noble simplicité de manières et d’aceent qui lui est propre et qui est à la fois si paternelle et si évangélique, vint faire entendre sa parole amie à ses deux bons et vertueux paroissiens.La cérémonie terminée, le reste de la journée se passa dans l’intimité de la famille.On s’y amusa beaucoup et bien ; le rire et les bonnes paroles partaient du i fond du cœur.Commencé par le saint sa-I orifice de la messe, ce jour s écoula dans j “ne paix et dans une joie auprès desquelles toutes les fêles bruyantes des villes, tous les bals de princes et de commodores, ne sont qu’ennui, fadeur, tristesse et dégoût.Heureux vieillards! heureuse famille! heureux ag ricul cuis!—C.du Canada.IIüjOJI On a besoin de deux Institutrices pour écoles élémentaires daus la paroisse do St.Paul de Chester.S’adresser à G.E.JACQUES Ecr.N.P.Chester Ouei.t mm i Le soussigné annonce au publio de cette partie des cantons de l’est qu’il ven dra, dans sa nouvelle bâtisse à Stanfoid, tous les lundi,mardi et mercredi de chaque semaine, toutes sortes d’effets, tel que har des faites, marchandises sèches etc., etc.La vente commencera le matin à 9 heu res et se continuera tant qu’il y aura des acheteurs.Pour argent comptant seulom nt.On peut être sûr d’acheter quantité d’effets à très bon marché.JAMES EU.TON, Enc.mtcur, Stanfoid, PROVINCE DE QUEBEC ) DISTRICT D’ARTHABASKA Comté de Drummond j ACTE DE FAILLITE DE 1869.|]]anB }a Qour $e QirOUit DANS LA COUR SUPÉRIEURE.Dans l’affaire de AMABLE DESI-CARD, Fail'd, Le vingt huitième jour d’ootobre pro chain à dix heuros do Pavant midi, le ooussigné demandera à la dite Cour ea dé charge en vertu du dit note.AM ABLE DESICARD, .-Failli, par FELTON & HONAN ses procureurs ad litetu.Arthabaskaville, 28 juillet 1870.CANADA 1 PROVINCE DE QUEBEC > District d'Arthabaska j ACTE CONCERNANT LA FAILLITE DE 1869.Dan» et p—71 de Québec u “ “ N.-Ecosse il 11 “ N -Brunswick “ “ 11 Terreneuve “ g “ Isle du P.Edouard “ “ f't/i d urgent exigé avant Ut livraison.Le taux pour les annonces seront connues eu s’adressant à JOHN LOVE LL Editeur.Montréal, 16 Mars 1870.CONDITIONS.DE L'union des Cantons de l'Est.HISTOIRE DES TROIS-RIVIÈRES.La première livraison vient de paraître.Elle renferme 126 pages et trois grandes planches tirées hors texte.On s'abonne au bureau du journal L'Union des Cantons de l’Est.Prix du volume, 400 pages, $2.Les personnes dont les noms suivent ont bien voulu consentir à être agents pour cette publication.MM.Dufresne frères, libraires Trois-Rivières.B.Maurault, notaire Gentilly.M.le Dr.Dufresne Saint-Stanislas.M.A.Lord Yamachiche.E.Sénécal, imprimeur-éditeur Montréal.M.J.Tasse, (la Minerve) Montréal.Garant et Trudel, libraires Québec.M.J.Frigon M.le Dr.Grenier M.E- Brassard, avocat M.T.E.Normand P.Z.Cormier Bureau de Poste M.L.d’Argy, notaire M.F.X.St.Arnaud E.M.Hart, courtier Saint-Maurice.Saint-Maurice.Sorel.Cap de la Madeleine.Sherbrooke.Yamachiche.St.Zépliirin de Courval Sainte Geniève.Trois-Rivières.PRIX DE L’ALONKENÎEfsT ( Nécessairement d uv.'uict!,) Pour une année.jgl §0 Ou ne s’abonne pa» pour moins d’une au-liée.Etats-Unis d’Amérique une année 1,50 ou Gr ou en billets de Banque du Canada.TARIF DES ANNONCES : Les annonces sont insérées aux eond i-tions suivantes, savoir: Six lignes et aux dessous.00.50 Pour chaque insertion subséquentes.00.12è Pour les annonces d’une plus granJâ étendue, elles seront insérées à raison J 8 cts.par ligne pour la première inse® tion et de 3 ct8.Pour les insertions subsér queutes.Réclames 20 contins la ligne Tout ce qui a rapporta la rédaotion ainsi que toutes lettres d’argent, demandes d'abon-neinents, réclamations etc., doivent être adressées (franco) à P.L.Tou signant, Propriétaire Editeur et Rédao-teur de V Union St.Christophe d'Artha-baska.Toute personne qui voudra discontinuer son abonnement devra en donner avis un mois avant l'expiration de son année Toute correspondance etc., doit être munie d'une signature responsable.Toute lettre dont le port ne seia pas payé restera d la poste.G.B.Houliston, courtier A.J.Martineau, notaire A.O.Houle notaire Dr.Bald L.O.Maurault Trois-Rivières.Champlain.Saint-Célestin.Saint-Barbané.¦St.-Simon 11 Bagot.’ A.Laperrière, biblio.du Parlement Ottawa.A.Desaulnicrs, M.P.P.Maskinongé.Les abonnés peuvent verser leur souscription par sommes de un écu ou d’nne piastre à a fois, s’ils le préfèrent.BENJAMIN SÜLT*.L'Union des Cantons de l'Est parait tous le JEUDIS matin, à Arthabaskavillc , PRÉS DU PALAIS DE JUSTICE .ET EST PUBLIÉ PAR p.L.Tousignant IMPRIMÉ PAR Alf.JST.Woller Pour le propriétaire.6195
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