L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 3 avril 1873, jeudi 3 avril 1873
7eme Aimée.ARTHABASKA V ILLE, JEUDI, 3 AVRIL, 1873* Numéro 17 sa g»J»IWl §f.P.L.TOUSIGNANT, Propriétaire-Editeur et Rédacteur ISToxre Foi, Notre Langue et ISTos Institutions.( L’ÜNIOS FAIT IA ÎFOECE AVOCATS- LAVERGNE, Avocat, Stanfold P.Q.T7IELT0N & HONAN, Avocats, Arthabaska-1'' ville, Bureau : Deuxième étage, au bureau pos te.p L.PACAÜD Avocat, St.Christophe JU* d’Arthabaska, Bureau près du bureau d’en-régistrement.ARRIVÉE ET DÉPART DES TRAINS D’AR-THaBASKA station.Pour Trois-Rivières, Arrive de “ Le train part de Doucet Lauding à 3 h.P.JL 8.00 a.m.5.25 p.ra.Train de la malle pour Québeo 5.30 a.m.“ mixte do do 10 20 “ “ ERNEST PACAÜD, Avocat, Arthabaskaville bureau : Chez 11.B.Théroux père.LAURIER & RICHARD, Avocats St.Christophe.Bureau ci-devant occupé par Laurier & Orêpeau.EUGENE ORÊPEAU, Avocat, Arthabaskaville.Bureau : Ancienne résidence de L.Houle Eer.J U.HIC HARD, avocat, Drummondville .P.Q.Résidence : bâtisse ci-devant occupée par J.Manseau Ecuyer N.P.A BEAUBIEN, Avocat, Arthabaska Station.e Collections exécutées sous le plus court délai.LJ.PITAU, Avocat, Plessisville de Somerset, .s’occupe des affaires générales de la profession.SHOT AIRES.L.LAVERGNE, notaire, Stanfold P.Q.Ï RAINVILLE, Notaire, Arthabaskaville J.et Secrétaire-Trésorier de là Société Permanente de Construction du District d’Arthabaska : Argent à prêier, tous les mois.0TESSIER, Notaire et agent d’affaires, War-.wiek, P.Q., Bureau ci-devant occupé par E.d’Orsonnens écr.IN.PRATTE, Notaire, village de Princovil-.le, canton de Stanfold.E HUiSSiERS.R RICHARD, Grand Constable, et Huissier, , Arthabaskaville, se chargera en outre des affaires professionnelles, de toutes collections qu’on voudra bien lui confier.HYACINTHE JUTRAS, Huissier, Somerset, ^village de Plessisville.Se charge eu outre des affaires professionnelles de toutes collections et autres affaires du genre qu’on voudra bien lui confier.OBARBIN, huissier de la Cour Supérieure .Warwick, se chargera de toutes collections et antres affaires qu’on voudra bien lui confier.| > THEROUX, Sr.Huissier, St.Christophe, D.se chargera des collections qu’on voudra bien lui donner à faire.G"'E ORGE G.GAGNON.Huissier Cour Supérieure, Drummondville P.Q.HOTELS.H RTHABASKAVILLE HOTEL, St.Ckristo-.phe ; L.L.Dorais propriétaire.OTEL BLANCHARD, Québec, Basse-ville près du fleuve.M OUNTAIN HILL HOUSE, Côte Lamonta-lU-gne, Québec, No 5.Drummondville house, tenue par Jos.Bsisvert au village de Drummondville, P.Q.ARPEKTEURS.DESROCHERS, Arpenteur, St.Ckristo- Train de la malle pour Montréal 12.45 a.m “ mixte " ° ’n ~ — 3.10 p.m.Avis Parlementaire.CHAMBRE DES COMMUNES, BUREAU DU GREFFIER, Ottawa, 30 janvier 1813.Conformément à la 50ème Règle de la Chambre AVIS est par les présentes donné que le temps pour RECEVOIR LES PETITIONS CONCERNANT LE3 Bills Prives Expirera MERCREDI, le 26ème jour de MARS prochain.ALFRED PATRICE, Greffier de la Chambre.Ki^Tous les journaux sont priés de reproduire l’annonce ci-dessus jusqu’à l’ouverture du Parlement.On a Besoin A St.Paul de Chester, pour, l’arrondisse-meni No.1, d’une institutrice qualifiée pour école élémentaire, avec bonne recommandation ; S’adresser au soussigné, G.E.JACQUES, N.P.Chester Ouest» QUEBEC, BOSTON ET NEW-YORK.TRAJET ABRÉGÉ PAR LE Chemin de Fer DES RIVIÈRES CONNECTICUT ET PASSUMPSIC ET DELA VALLEE DE MASSAWIPPI, SE RALLIANT AU GRAND-TRONC, A SHERBROOKE, P.Q.J! 1 o, Y DES .phe, A NT.GAGNON, St.Christophe, Arpenteur et agent des terres delà Couronne.AMES BARNARD, Arpenteur, Trois-Riviè- JAMES ba: res, P.Q.ASSURANCES.THEROUX, fils, agent de l’assurance dite .Scotisk Provincial life assurance, bureau : au greffe.¦ JO.BOURBEAU, Station d’Arthabaska, .agent pour la Oie.d’assurance contre le feu, “Home.” L RAINVILLE Arthabaska Station agent .pour la compagnie dite Provincial Insur-anae Comp, of Canada• ORFEVRES.PD.L’ESPERANCE, Orfèvre et bijoutier-, Québec, No.7 Rue du Palais, Haute-Ville.HILAIRE MASSICOTTE, Orfèvre.Arthabaska Station ; près de l’ancien magasin de D.O.Bourbeàu écr.VOÎTURIFRS.ALBERT BÉLAND, Voiturier, St.Christophe.Réparations faites à ordre, cemman-des exécutées sous les plus courts délais, FERBLANTIER G MOREAU, Ferblantier, Arthabaskaville, se .chargera de toutes commandes, et les exécutera sous le plus court délai.'DIVERS.P L.TOUSIGNANT, Syndic Officiel, Ar~ .thàbaskaville, Sollicite respectueusement de MM.les marchands, les affaires qu’ils peuvent avoir dans le district d’Arthabaska, sous I aete de faUTîta de 1809 Toutes personnes ayant des loisirs, et dé-0 sirant augmenter leurs revenus, sont priés d’envoyer leur adresse affranchie au soussigné.Occupation honorable et facile, propre à tous et spécialement * [IV O.L: BOSSÉ, Montréal.ACTE CONCERNANT LA FAILLITE 1869 Dans l’affaire de MODESTE BEAU-DET, da village de Warwick.Failli.AVIS PUBLIC est par le présent donné que les immeubles sous mentionnées seront vendus aux temps et lieux mentionnés plus bas.Toutes personnes ayant à exercer à cet égard des réclamations que le régistrateur n'est pas tenu de mentionner dans son certificat, en vertu de l'article 700 du Code de Procédure Civile du Bas-Canada, sont par le présent requises de les faire connaître suivant la loi.Toutes oppositions afin d'annuler, afin de distraire ou afin de charge, ou autres oppositions à la vente, doivent être déposées au bureau du soussigné, dans le village d’Artha-baskaville avant les quinze jours qui précéderont immédiatement le jour de la vente ; les oppositions afin de conserver peuvent être déposés en aucun temps dans les six jours après la vente.1-—Un emplacement à prendre et détacher du douzième lot de terre, dans la partie du sud-ouest, situé dans le premier rang du township de Warwick dans le comté d’Arthabaska, contenant soixante pieds de front sur cent vingt pieds de profondeur, mesure anglaise, borné au sud et d l’Est à un terrain appartenant à Messieurs Louis Henri Blais et Frederic Bélanger ou leurs représentants, au nord au chemin Roy*al, et au sud-ouest à Pierre Biron ou ses représentants avec maison, étables, boutique de forges et autres dépendances.2, —Un emplacement ou circuit de terre de forme irrégulière, contenant environ vingt cinq perches en superficie mesure anglaise, faisant partie du quart de^iot le plus au sud-ouest du dit lot de terre numéro douze, et distribuées comme suit, savoir : dix sept pieds, mesure anglaise, courant sur le chemin de front d’Arthabaska ou chemin Provincial et courant vers l'Est sur ce dit front jusqu’à une profondeur de cent vingt pieds, même mesure, de là le dit front prenant une largeur de soixante et dix sept pieds mesure anglaise et courant vers l’Est jusqu’à une profondeur de soixante et deux pieds même mesure, joignant au sud-ouest à Pierre Biron ou ses représentants, au sud-est au terrain appartenant à la fabrique de Saint Médârd de Warwick, au nord-est les dits Blais et Belangers ou leurs représentants et au nord-ouest au dit chemin provincial, circonstances et dépendances.3.—Un certain morceau de terre faisant partie de la moitié sud-ouest du lot numéro onze dans le premier rang du township |de Warwick, contenant vingt cinq acres en superficie le dit terrain contenant en front environ un acre de largeur sur vingt cinq de pro fondeur, borné pardevant à la grande ligne de Tingwick et en arrière à la ligne du chemin de fer le Grand Tronc, joignant des deux cotés au sud-ouest au nord-est à Edouard Picard ou ses représentants avec maison, grange et dépendances.Pour être pendus à la porte de l’Eglise de St.Médard de Warwick dans le ° dit comté d’Arthabaska MARDI, lè VINGT NEUVIÈME jour d'AVRIL prochain à ONZE heures de l’avant-midi.P.L.TOUSIGNANT.* Syndic.Arthabaskaville 15 Février 1873.Le Trajet à New-York et aux autres points du Sud, abrégé de 70 milles.Le Trajet à Boston et à tous les autres points de l’Est, abrégé de 20 milles.La plus courte et la plus charmante route à NEWPORT, Vt., St.JOHNSBURY, Vt.PLYMOUTH, N H.CONCORD, N.H.NASHUA, N.H.MANCHESTER, N.H.BELLOWS FALLS,Vt.LOWELL, Mass.FITCHBURG, Mass.WORCESTER, JIass.SPRINGFIELD, Mass.HARTFORD, Conn.PROVIDENCE, R.I.FALL RIVER.BOSTON, NEW-YORK.PHILADELPHIA, BALTIMORE.Washington.Et tous les principaux points des Etats de l’Est, du Sud-Est et du Sud.eé et autres points intermédiaires, pour .l’envoi immédiat des malles, dans le cas où le courrier régulier devant se charger de ces malles serait en retard.On peut se procurer des avis imprimés contenant de plus amples informations quant ans conditions du contrat proposé et des blancs de soumissions aux bureaux de poste de' Percé, Campbellton, et aux bureaux intermédiaires, ou au kureau du soussigné.WM.G.SHEPPARD, Inspecteur des Postes Bureau de l’Inspecteur des Postes, ?Québec, 24 Janvier 1873.) iras i nu ARTHABASKA VILLE.Le public est informé qu’à partir de ce jour, le soussigné fabriquera tons les meubles qu’on voudra bien lui commander.Il tiendra en outre constamment, chez MM.Pépin, marchand, Warwick ; J.Goodhue, Arthabaskaville, J.O.Bourbeàu Victoriaville, un assortiment de meubles qui se vendront à bas prix.L’ouvrage est de première qualité.Il espère mériter l’encoûragement de ses amis et du public.J.COUILLARD.Arthabaskaville 22 jan.1873.Gm.HOTEL DU GOUVERNEMENT, OTTAWA, Lundi, 17 Février 1873.présent : Son Excellence le Gouverneur-Général en Conseil.DEUX TRAINS EXPRÈS MARCHENT TOUS LES JOURS.TRAIN DE LA MALLE TRAIN EXPRÈS L isse Québec 7 30 p m Laisse Québec 1 10 p m “ .Sherbrooke 4 50 a m “ Sherbrooke 7 00 pm Arrive à Boston à 6 15 Arrive à Boston à 8 35 P.M.à Springfield 6.50 P.M.à New-York 11.20 P.M.A.M.à Springfield 6.30 A.M.à New-York 12.20 P.M.Sur la recommandation de l’Honorable Ministre des Douanes, et conformément aux dispositions de la 8me Section de l’Acte 31 Victoria, chap.6, intitulé “ Acte concernant les Douanes,” il a plu à Son Excellence d’ordonner, et il est par le présent ordonné, que le Village de St.Thomas, dans le Comté de Middlesex, Province d’Ontario, soit et est érigé en Poste de Douanes, et placé sous la direction du Percepteur-des Douanes aa Port de London.W.A.HIMSWORTH, Greffier du Conseil Privé.NOUVEL ARRANGEMENT.UN Char Dortoir et Salon Pullman a été récemment placé sur la ligne entre Sherbrooke et Boston.C’est la meilleure ligne à suivre pour les familles allant aux Etats-Unis, Billets de seconde classe à Boston, New-York, etc.Bureau à Boston, No.87, rue Washington.Prix de passage aussi bas que sur aucune autre ligne.Les bagages sont tiquetés (chequés) -pour tous les principaux points du trajet.Pour l’obtention de billets pour le voyage complet et de toutes les informations concernant les passagers, le fret et le trafic, s’adresser au Bureau de la Compagnie à Québec, rue St.Louis, en face de l’hôtei St.Louis.N.P.LOVERING, Jnr., L.W.PALMER, Agent général des Billets.Surintendant.BUREAU DES BILLETS.POUR TOUS LES POINTS DES ETATS-UNIS, A.BOUCHARD, Agt.à Arthabaska.13 sept.1872.HOTEL DU GOUVERNEMENT, Lundi, le l7éme jour de Février 1873.présent : Son Excellence le Gouverneur-Général en Conseil.Sur la recommandation de l’Hon.Ministre des Douanes et en vertu des dispositions de la 8ème section de l’acte 31 Vic., chap.6 intitulé : “ Acte concernant les Douanes,” il a plu à Son Excellence d’ordonner, et il est par le présent ordonné que le Village de Strathroy, dans le comté de Jliddlesex, Province d’Ontario, soit et est par le présent érigé *en Poste de Douanes et placé sou3 la direction du Percepteur des Douanes au Port de London.W.A HIMSWORTH, Greffier du Conseil Privé.CONTRAT POUR LA MALLE.DES SOUMISSIONS, adressées au Jlaître-Géneral des Postes, seront reçues à OTTAWA, jusqu’à MIDI Vendredi, le 21 de Mars Procîiain, CONTRA T PO UR LA MALLE DES SOUMISSIONS adressées au Maître-Général des Postes, seront reçues à OTTAWA, jusqu’à MIDI, VENDREDI, le 21 de MARS Prochain, pour le transport des Jlalles de Sa Majesté d’après un contrat proposé pour quatre ans, Trois Fois par semaine, aller et retour, entre PASPEBIAC et PERCE, à partir du 1er JUILLET Prochain.Le transport devra se faire en voiture à quatre roues.11 faudra qu’il y ait un compartiment couvert dans chaque voiture, pour la protection des malles contre les injures du temps.Les malles devront partir de Paspêbiac, les Mardis, Jeudis et Samedis, à Midi, attendant l’arrivée de la malle de Campbellton, et arriver à Percé les Mercredis, Vendredis et Lundis suivants, à 5 heures A.JL, ou en dix-sept heures de temps ; laisser Percé les lundis, Jlercre-dis et Vendredis, ,à Jlidi ; attendant l’arrivée de Jla malle du Bassin de Gaspé, et arriver à Paspêbiac ,les J/ardis, Jeudis et Samedis suivants, à 5 heures A.JL, ou dix-sept heures de témps.Od n’exigera pas que le côntracteur.voyage le dimanche.Le.côntracteur sera requis, dans des câs de difficulté, ou de grands délais probables pour traverser avec une voiture la rivière Pabos, de se pourvoir de voitures pour les malles chaque côté de la rivière.Il devra aussi prendre des arrangements pour procurer des courriers spéciaux quand il en sera requi3, à Paspêbiac, Per- pour le transport des Jlalles de sa Jlajesté, conformément aux dispositions d’un contrat proposé pour quatre années, six fois par semaine dans chaque direction, entre CAMPBELL-TON et STE.FLAVIE, à partir du Premier JUILLET prochain.Le transport devra se faire dans une diligence à passagers ou une voiture à quatre roues, traînée par deux chevaux.Cette voiture devra être munie d’un compartiment recouvert pour mettre les malle3 à l’abri du mauvais temps.Les malles partiront de Ste.Flavie tous les jours (excepté les dimanches) et de Campbellton aussi tous les jours (excepté les dimanches) à telles heures qui pourront être fixées, faire connexion en ces deux endroits avec les ; malles partant et les malles arrivant, parcourir le trajet dans l’une et l’autre direction dans l’espace de vingt huit heures, à partir du Premier Juin, jusqu’au Trente de Septembre, et en trente-six heures pendant le reste de l’année, y compris le temps nécessaire pour les arrêts pour toutes fins quelconques.Le côntracteur deyra accepter les conditions suivantes, en vue de l’ouverture probable d’une communication par chemin de fer entre le fleuve St.Laurent et Campbellton pendant le temps que le contrat sera en vigueur.Il entreprendra aussi, s’il en est requis de transporter les malles entre Ste.Favie et Campbellton et tels autres endroits qui pourront être choisis pour terminus de chemin de fer, de temps à autre pendant que le contrat sera en force, au lieu de jusqu’à Ste.Flavie et à partir de Ste.Flavie, jusqu’à et à partir de Campbellton, et sera payé pour tel en proportion par mille, du prix auquel il s’engagera par le contrat à transporter les malles sur tout le parcours entre Ste.FlaviG et Camp-bellton, renonçant à toute demande et réclamation d’indemnité à raison de telle réduction de parcours, et cessant le service entre Ste.Flavie et Campbellton et les terminus du chemin de fer.les autres conditions stipulées dans le contrat, relativement au prix du parcours et autres choses, devant rester les mêmes.On peut se procurer des avis imprimés contenant de plus amples détails sur les conditions du contrat proposé,, les voir, et avoir des blancs de soumissions aux bureaux de postes à Campbellton, Ste.Flavie et aux bureaux intermédiaires, ou au bureau du sousigné.WM.G.SHEPPARD, Inspecteur des Postes.Bureau de l'Inspecteur des Postes Québec, 24 Janvier 1872.interruptions Qui mange dirPape en meurt.On écrit à la Correspondance de Genève le 22 Février : La chute rapide et ignominieuse du duc d’Aoste produit et en Italie et en Allemagne une profonde impression de terreur chez les’libéraux.Ils sentent,en dépit d’eux-mêmes, que cette catastrophe est pour eux un avertissement.Mais ils se bouchent les oreilles et craignent que ce coup du ciel n’éveille la conscience publique endormie.Ils veulent au moins étouffer ses cris et prouver par les faits qu’on peut impunément persécuter l’Eglise.Malheur à qui les contredit là-dessus ! Nous avons déjà décrit la fureur de la Liberté contre la Voce della Verità qui avait montré que parfois l’excommunication ne porte pas bonheur à qui en est frappé.Aujourd’hui s’élève d’Allemagne un cri de rage contre 1’ Univers qui avait cité le mot célèbre: “qui mange du Pape en meurt.” La Gazette du Weser en est exaspérée.Elle entasse les et les injures, et dans ce chaos d’exclamations incohérentes nous parvenons à peine à démêler une thèse.Vaille que vaille,la voici : Les Bourbons ne régnent plus ni à Paris, ni à Madrid, ni à Naples, non plus qu’à Parme.Or, ces dynasties n’ont pas “ mangé du Pape ; ” elles ont, au contraire, été comblées de ses bénédictions.D’autres part, l’Angleterre protestante, la Prusse fille d’un défroqué et non moins hérétique, la Russie qui écrase l’Europe de sa colossale puissance les Etats-Unis qui régnent sur tout un hémisphère, se sont passés des bénédictions des Papes et fleurissent par leurs malédictions.Donc, conclut doctement la Gazette du Weser, l’histoire en main, manger du Pape ce n’est pas être condamné à mourir.Encouragement à qui est en train de manger du Pape.Que sont devenues, poursuit le sophiste, les nations fidèles, l’Espagne, le Portugal et la Pologne ?Quant à la France et à l’Autriche, les ultramontains eux-mêmes ne savent pas au juste s’il faut les classer parmi les flatteurs de Papes ; il est donc malaisé de rien conclure de la fortune de ces deux peuples catholiques.On le voit, l’article en question est un salmigondis d’injures et de grossiers sophismes.Mais pour grossiers qu’ils soient,ils ré- clament une réfutation ; ce sera court.Les Bourbons, hélas ! ont perdu trônes et couronnes parce qu’ils furent les premiers à vouloir faire passer l’Eglise sous le joug de l’Etat, Louis XIV, dont le règne marque l’apogée de leur puissance, fut l’auteur de leur décadence et de leur ruine.Il leur légua les fruits amers de ses audacieuses et sacrilèges entreprises contre la Papauté, Pour eux se vérifia le mot qui mange du Pape en meurt.” Que fait M.de Bismark ?il copie les Bourbons, avec cette différence que ceux-ci, même en leurs erreurs, ne sortirent point du giron maternel de l’Eglise, tandis que leur copiste brutal n’est chrétien que le moins qu’il lui est possible.Les premiers usèrent de ménagements, ne s’obstinèrent point contre toute justice; lui ne connaît aucune mesure et s’acharne contre tout ce qui lui résiste.Les écarts de ces princes ont perdu la France, l’Espagne, Naples et Parme ; leurs exemples ont été funestes au Portugal et à l’Autriche.Ils ont voulu diminuer le Pape ; Dieu les a égalés au néant.Le grand J.de Maistre dit quelque part “ que le monde est rempli de supplices dont les exécuteurs furent coupables.” Ce mot résume l’histoire de ces trois derniers siècles.Chaque dynastie qui trahit sa mission est châtiée par des monstres que Dieu laisse foire.Ce sont des Sennachéribs du nouvel Israël.Mais Sennnchérib est exterminé et Israël demeure.C’est la verge que le père brise apres qu’il a puni l’enfant.L’Angleterre protestante, la Prusse issue de l’apostasie et engraissée de rapines, la Russie gorgée de larmes et de sang, et tous les autres persécuteurs triomphants, que sont-ils ?.Des flé-aux’chargés de punir,quorum finis interitus, Dieu les crée comme il fait la foudre, et leur puissance s’évanouit sitôt qu’ils ont frappé.Il n’y a pas de quoi se tant pavaner.Vous êtes ce que fut Attila, rien de plus, et ce n’est p is vos œuvres savantes qui vous fait ce que vous êtes; ce sont les crimes des nations catholiques.Joseph II a fait naître, pour punir l’Autriche dévoyée,Napoléon 1er et sa redoutable épée.Le châtiment n’a point été suffisant pour la débarrasser de cet esprit de sourde hostilité à l’Eglise que lui avait inoculé le triste fils de Marie-Thérèse.La Prusse a été chargée de redoubler la punition et Sadowa y a mis le comble.Toute pareille est l’histoire de la France,punie par les sanglants triomphes du premier empire et humiliée profondément après les orgies du second.Quant à l’Angleterre, pourquoi nous parler d’elle comme d’une puissance ?C’est une puissante botitique,mais non une puissante nation.Elle est reine sur les marchés de l’Europe,mais elle ne compte pas dans ses conseils.Le protestantisme ne lui a valu que cela, et elle perd encore de jour en jour, éclipsée comme marchande, par l’Amérique, tenue en échec, dans son grand entrepôt des Indes, par la Russie.Sa destinée future est de devenir une Hollande ou un grand Portugal.La Gazette du Weser est imprudente et maladroite.Que vient-elle nous parler des prospérités de sa Prusse ?Ces prospérités datent d’hier mais ont-elles effacé de la mémoire pru-sienne Iéna et les rudes leçons qu’infligea au royaume de Frédéric II la main de Napoléon ?depuis 1815, quels lauriers avait-elle cueillis ?Depuis 1848, quels succès avait-elle obtenus en politique ?A cette époque, il est vrai, elle s’appliqua à se montrer plus libérale envers les catholiques.Elle aurait pu se promettre d’en retirer quelques fruits de vraie gloire et de durable grandeur.Mais peu habituée aux grandes fortunes, celle qu’elle vient d’obtenir l’a enivrée ; elle est affolée par la victoire.Il n’est pas donné à tout le monde de savoir porter le poids de la prospérité.Le parvenu se trahit toujours par sa stupide jactance.Il se gonfle, il s’étale grotesquement dans sa richesse improvisée.La Prusse et ses satellites allemands ont ce travers risible de l’enrichi d’hier.Peu accoutumés à porter la gloire, embarrassés de leurs propres grandeurs, ils en font étalage, ils estiment que le mépris des autres fait partie de la splendeur dont ils se chamarrent, ils croient qu’insulter Dieu est un assaisonnement nécessaire de leur puissance, et que celle-ci ne sera bien démontrée que lorsqu’ils en auront fait usage contre l’Eglise.Leurs ennemis ne peuvent s’en féliciter.Le résultat sera une preuve de plus que “ qui mange du Pape en meurt,” Le scrutin secret, Voici un sujet qui a déjà été discuté, durant les années dernières, tant au sein du parlement que dans la Presse.Bientôt ce projet de loi va revenir sur le tapis, car MM.Tremblay, et Young, de Waterloo, ont chacun un bill demandant que les élections se fassent par votes au scrutin.Bien des fois, nous avons eu occasion de déplorer la corruption effrénée et honteuse qui trop souvent a lieu lors de l’élection des députés, soit pour la chambre fédérale soit pour la chambre locale.- Nous n’avons pas laissé passer une occasion sans flétrir la conduite indigne, et de celui qui cherche à corrompre le peuple par l’argent et par la boisson, et de l’électeur qui non seulement vend son vote pour quelques misérables dollars, mais aussi va jusqu’à vendre son âme en se parjurant.Pour voir cesser un tel état Je choses-, nous sommes donc prêt à accueillir avec joie, et à mettre en pratique toutes mesures qui promettent d’être quelque peu efficaces.Mais nous n’avons pu nous convaincre, jusqu’à aujourd’hui, que nos législateurs semblent chercher depuis longtemps.Nous sommes surpris de voir l’opposition prétendre qu’une telle loi doive être adoptée en Canada parcequ’elle l’est dans la mère patrie, car on sait que les membres de la gauche ont toujours eu une grande horreur de tout ce qui nous venait d’Angleterre ; nous exceptons M.Blake.Mais nous pouvons dire que l’Angleterre ne connaît encore que les beautés de|la théorie du scrutin, puisqu’on n’en a encore fait l’expérience que dans un seul comté où les électeurs n’étaient peut-être pas corruptibles, comme il s’en trouve encore quelques comtés du Canada, bien rares malheureusement Disons aussi que les conditions entre nous et la Grande Bretagne, ne sont pas analogues.Là, les classes ouvrières jouissent de beaucoup moins d’indépendance qu’i-ci, et le scrutin leur a été donné comme un moyen de se délivrer* des obsessions incessantes des candidats ou des “ entrepreneurs ” d’élection.Le Bonhomme Lafontaine a dit qu’il “ ne faut point agir chacun de même sorte,” c’est-à-dire que ce qui est un bien,, dans un pays peut-être un mal dans un autre.Mais voyons sur ce continent si nous trouverons quelques exemples qui peuvent nous engager à supporter cette mesure.Les dernières élections pour la chambre locale qui ont eu lieu, il y a deux ans, à la Nouvelle-Ecosse, se sont faites d’après ce système et l’on s’en est beaucoup plaint, même les journaux de l’opposition, si nous avons bon souvenir.Tellement que durant la session actuelle, l’abolition de cette loi fut votée à une grande majorité ; c’est donc que le vote au scrutin secret n’est pas ce qu’il y a de mieux, car on se serait donné garde de s’en priver.Il est un autre pays où le vote au scrutin a été établi, et où ou ne l’a pas encore aboli ; c’est aux Etats-Unis.Mais nous pouvons dire sans crainte de nous tromper, que quiconque est un peu familier avec la manière-dont ce système fonctionne chez nos voisins, est loin d’en être enthousiasmé.Il n’y a pas produit la pureté aux poils, loin de là; et si nous croyons à une moitié seulement de ce que disent les journaux américains, le scrutin a été un “ medium ” de la corruption la plus flagrante, et une puissance dangereuse entre les mains du parti le plus fort.Pour toutes ces raisons, nous sommes d’avis que le système de voter par scrutin secret ne répondrait pas du tout à l’expérience qu’entretiennent en lui ceux qui se montrent si empressés à le faire adopter comme loi.» i> L’UNION DES CANTONS DE L’EST Agriculture et Colonisation.Nous publions ci-dessous le résumé d’une conférence faite à l’Institut Canadien d’Ottawa, par le Rev.P.Thérien.Nous l’empruntons au Courrier cT Ou-taouais.Tout ce qui intéresse le colon et le cultivateur doit-être lu avec plaisir et ce qui suit est du nombre.Voici comment s’exprime le Rev.Père : “ Le sujet que j’entreprends de traiter est un peu - aride ; je compte néanmoins sur votre i dulgence.Après tout, la question agricole intéresse tout le inonde ; la question agricole, c’est la question du pain.Si un jour, Mesdames, votre boulanger venait vous dire qu’il n'y a plus de paiu ni de fleur pour en faire et qu’il no vous reste plus qu'à vous arracher les deuts, vous trouveriez sans doute que la question qui nous occupe a bien son actualité.Je réclame donc votre attention par intérêt pour vous-mêmes, par considération pour vos maris et vos frères, et par dévouement aux intérêts de notre commune patrie, “ Sans doute, je n’ai pas la prétention de régler à moi seul la question agricole, je n’ai pas non plus la prétention d’être un icctureur.Ce n’est pas à courir les bois la plus grande partie de l’année comme je suis obligé de le faire, qu’on apprend à faire de belles phrases et à intéresser un nuditoire.Je viens vous apporter mon petit contingent d’expérience ; je viens vous faire part de mes idées, dans l’espérance de faire un jour un pou de bien à la cause que j’ai embrabsée.¦‘Je veux prouver que la profession agricole est la plus indépendante, qu’elle est celle qui contribue d’avantage à la prospérité d’un pays et qu'elle est la principale force d'une nation.J’examinerai ensuite la perspective offerte à l’agriculteur en ce pays.“ L'agriculteur est indépendant.Il est soumis à Dieu et aux lois de son pays, mais il ne reconnaît pas d’autres maîtres sur la terre 1 “ Il est vrai qu’il porte par fois des habits grossiers, qu’il habite quelquefois une maison bien modeste ; mais, ce qui fait l’indépendance, ce no sont pas les beaux habits, les brillants équipages, les belles ¦maisons.J’étais, dimanche dernier, dans la petite ville de Hull, composée en grande partie d’ouvriers.Ud voyant tous ces habits fins, toutes ces riches toilettes, j’aurais été porté à croire que tous ces ouvriers sont d’opulents seigneurs qui vivent .de leurs routes ; mais, arrive le lundi matin, que la cloche de la manufacture se fasse entendre, tous ces hommes hier si fiers, vont se ranger sous la conduite d'uu “ foreman.” Ils ne sont, après tout que des serviteurs.'• Le cultivateur est son propre maître ; il -se lève quand il veut ; il se couche quand il vent ; il ne dépend de personne pour les besoins de la vie ; il se nourrit des produits de son champ ; il se fait des hâbits chauds et confortables de la laine de ses moutons.Quand il se promène sur son' domaine, respirant l’air pur et vivifiant de la campagne, il peut se dire : Ce sol que je foule, que j’ai payé, que j'ai défriché, que j’ai arrosé ds mes sueurs, il est d .moi.(les troupeaux que j’ai élevés, que j’ai entourés de me3 soins, ils sont à moi.L’ouvrier travaille sur la propriété d'autrui, bien souvent il n’y a rien qui lui appartient en propre.On peut dire do.lui que bien souvent il n’a pas à lui une pierre pour reposer sa tête.Quand comprendra t on enfin la noblesse do la profession agricole ?Jusques a quand verrons-nous nos compatriotes abandonner nos belles campagnes pour aller s’eirtasser dans des villes malsaines, avec la perspective de mourir plus tard dans la misère ?Que deviendrons-nous, en effet, si la campagne redevient inculte, s’il y a plus de consommateurs que de producteurs ?Si personne n’ensemence la terre, où prendra-t-ou les choses nécessaires à la vie ?“ Les peuples agricoles seront toujours les maîtres de la situation, pareequ’ils ne dépendent que d’eux mêmes ; pendant que les peuples industriels sont à la merci de leurs voisins.Qu’est ce qui fait que l’ouvrier anglais est si pauvre et si misérable, c’est que l’Angleterre est une petite île sans étendue sur laquelle sont entassés des millions d’individus qui attendent de l’étranger les choses nécessaires à la vie.La population est nombreuse, les salaires minimes et les comestibles à un prix très 'élevé.Ce qui fait que l'Angleterre, malgré les fortunes colossales de ses marchands qui sont les rois du commerce, renferme dans son sein une des classes d ouvriers les plus pauvres du monde.“ Tout homme qui produit un minot de blé augmente la richesse do son pays.Ce qui fait la richesse d’un pays, ce ne sont pas les villes populeuses, les beaux édifices, les brillants équipages et tous les raf fiuements d’une civilisation bâtarde, ce qui fait la richesse d’un pays, c’est l’abondance des choses nécessaires à la vie.Quand je viens dans la jeune et florissante ville d’Ottawa, que je considère ses magnifiques édifices qui s’élèvent comme par enchantement, quand je vois les conquêtes que l'industrie fait tous les jours sur la nature inculte, je suis ravi d’admiration, cependant je vous l'avouerai, quand je vois le défricheur abattre, les géants de la le est presque toujours maladive.La mortalité des enfants dans la vide a quelque chose d’alarmant, elle excite toute l’attention des autorités municipales qui se sentent impuissantes à conjurer le mal.“ A la campagne, les familles sont généralement plus nombreuses.Je vous dirai que dans la maison de mon père et chez nos trois voisins, 1 s plus proches, il y avait une quarantaine d’eufants tous pleins de santé.Un étranger qui passait uu jour dans une do nos paroisses en compagnie d’un Canadien, fut surpris de voir tant d’enfants à la porte des maisons.Mais, dit-il, à sen compagnon do voyage, avez-vous des écoles dans toutes les maisons ?voilà, mesdames et messieurs, le se cret de notre force.“ Vous savez qu’au gouvernement fédéral, cù on fait les lois pour toute la Puis-sauce, la représentation estbâsé sur la po pulation.Il est done de toute nécessité que notre population soit assez con-idéra-blc pour que nos représentants puissent lutter avec avantage contre les ennemis de notre race, car dans ce siècle, où l’honnêteté et la justice sont si rares, la loi du plus fort est presque toujours la meilleure.‘‘ Nous devons doue être toujours prêts à rencontrer nos ennemis.An lieu donc de nous entasser dans les villes on d’émigrer au Etats-Unis, emparons-nous du sol.Notre population augmentera assez vite pour déjouer tous les projets de nos ennemis, Le cultivateur en général est plus attaché au sol que l’ouvrier.Ce sol il l’a défriché, il l’a cultivé, il l'a arrosé de scs sueurs, et il lui eu coûte beaucoup de s’en séparer.Pour ma part il y a plusieurs années que j’ai laissé le foyer paternel, mais il est sous la garde d’un do mes frères, et je ne voudrais pour aucune considération voir passer en des mains étrangères, la petite maison qui a abrité mon enfance, le champ que j’ai travaillé et qui a été arrosé si souvent des sueurs do mon père.“ L’ouvrier par la force des choses est un peu cosmopolite.Il est un pou comme le Juif Errant.Aujourd'hui à Ottawa, demain à New-York, Tannée prochaine à Chicago et on peut dire de lui ce qu’on dit du Juif Errant, qu’il n’a que cinq sous dans sa poche C'est à la Campagne, à l’abri du clocher de la paroisse que se conserve mieux l’esprit religieux qui est pour un peuble le plus grand principe d’union et il est admis que l'union fuit la force.C'est là que se transmettent de père en fils les anciennes traditions qui constituent aussi bien que la sol l'héritage d’un peuple, Quand un peuple oublie scs tradic-tious,il abdique sa nationalité.Nous avons rencontré aux Etats Unis beaucoup de nos compatriotes.Or, un bon nombre ne sont canadiens que de nom.Ils ont toutes les idées et toutes les allures des yarikees.L'ouvrier qui change si souvent de paya finit par ne s’attacher à aucun, il perd vite les traditions de ses ancêtres.C’est là généralement que les mœurs sont plus pures.C'est là que Ton rencontre cette bonhomie, cette charmante simplicité qui font le charme de la vie.Quand je vais passer quelques jours dans ma famille, que je revois ces familles patriarchates, si honnêtes, si paisibles, si heureuses, j’éprouve un charme indéfinissable il me semble que je rajeunis, (A continuer.') L'UNION DES CANTONS DE L’EST ARTaABASXAVXLZE, 3 A VRII.1373 .dansfanjourd’hui le nombre des élè-||tout ce qui est insensé, furieux, j l'Evénement qui vient de^nous arriver, ; longue eontestation entre l’Ins- mité des poids et mesures toute la Puissance.Le commsr |ves qui le fréquente est s ce souffre beaucoup de l’état in-psant pour rencontrer les dépen correct des étalons employésglde l’institution et relever les dans les diverses provinces 'etgeommissaires-de la responsabilité cette uniformité est grandeinentfgqu’ils ont alors assumé, désirable.C’est une bonne me-| Ils se sont trompés sur ce sure poitr laquelle le gouvernc-pEpoint là comme ils se trompent uffi-iimpuissants, ridicule, vaniteux ; j tous les adversaires de M.Fabre auraient titut Canadien et- les autorités nses|jvoilà uu homme fàbreux ! voilà : été aplatis d’un tour de main, terrassés, catholiques de Montréal, au su- écrasés, pulvérisés, que sais-je, dans la jet de son enterrement en terre campagne électorale qui a eu lieu, diman- $ ment devra être loué.Le mtllon actuel sera rempla-v'les faits c6 par lo gallon imperial quifdront 1 contient dix liv iée à G2 5 Faren -i sur la question du macadam, eti| une candidature fabreuse ! J’invente le mot, mais ne donne-t-il pas l’idée de la quintessence de la réunion des désordres cités V P.es d eau disri l-ijfj une fois de plus viën-^Ü e prouver.Quant à Arthubaska Station,| licit; le ininot-ail y a des hommes de progrès qui devront veiller à ce que l’opinion soit bien éclairée sur le sujet et qu’au jour de la votation, la majorité s’affirme impo santé et digne en faveur du rè adement.Sts, Angela de Laval.anglais remplacera le minot de;|< Winchester et les mesures d’é tendue anglaises seront introduites dans le pays.L’usage des nouveaux poids et mesures sera facultatif pendant quelques années, après quoi, lorsqu’il sera entré dans les usages publics, il deviendra obligatoire.La barrier'?.Il parait que la cabale fait son! oeuvre contre le projet du ma-cadem et de la barrière de péage Il est bien malheureux de voir une entreprise aussi a van tageuae, aussi utile, peinte sous des couleurs fausses et noircies ; ü est malheureux de voir la discorde s’introduire parmi nous du moment qu’il est question de réformes et d’améliorations pnbli ques.Dans les autres pays on ne; voit pas de ces oppositions rétro grades, de ces efforts pour tuer et anéantir le progrès, les mou Notice Nécrologique.Nous avons appris avec chagrin la mort de P.X.Pratte écr.N.P., arrivée à Stan-] fold mardi, après une loaguo et cruelle maladie, M.Pratte sera vivement regrette des personnes qui Tout connu de près.C’était une nature douce, sympathique, d’un caractère conciliant et franc.Il était non seulement un bon citoyen, mais un vérita ble patriote.Ou en doutera pas quand nous aurons dit qu’il fut un des premiers Icokms ds Stanfold et probablement le premier notaire des bois francs.Le public de sa localité lui est redevable do beaucoup d'améliorations publiques jet a reçu de lui, dans le cours do sa carriè-|re, dos services signalés.Il était uu de ceux qui entreprirent en 1866, la fondation de Y Union des Cantons de l’Est.Jusqu’à sa mort il manifesta lo plus grand intérêt à ce journal, malgré qu'il eut cédé ses droits de propriété pour assurer dans des temps difficiles, l'unité à une catreprise qui en avait si grand besoin.C'était un homme de principes solides, de convictions sincères ; sa grande ambi- Items parlementaires.L’opposition s’est plue à rc péter que le gouvernement s’était fait battre par 4 voix de minorité sur la contestation de l’élection du député de Toronto centre.Malheureusement pour elle, la question était libre et n’impliquait nullement un manque de confiance.Le gouvernement se trouve donc sauf et peut compter comme nous le disions, sur une majorité de 30 à 35, sur un vote de confiance.forêt, quand je vois uno abondante moisson prendre la place de la forêt vierge, ie suis encore plus heureux, car je me dis : Cet homme là est la véritable colonne de la société.“ Oui, messieurs, c’est le cultivateur qui est la colonne qui soutient l’édifice d'une nation, il en fait la prospérité, il en constitue aussi la principale force.C’est la force physique qui fait les soldats capables do défendre la patrie, c'est l’esprit religieux qui unit un peuple, qui en fait comme un seul homme.Or, c'est à la campagne qu’on rencontre le plus d’hommes robustes, accoutumés à la fatigue, les hommes les plus fortement trempés.L’air pur qu’ils respirent, les aliments dont ils se nourrissent, l’exercice auquel ils se livrent, le sommeil possible dont ils jouissent, tout contribue à développer leur force physique.L’ouvrier qui habite les villes, respire uu air vioié, son sommeil est souvent troublé par les bruits de la rue.La famil-1 projet Le double mandat a vécu.Les communes viennent de lui donner le coup de grâce à une bonne majorité.Que la volonté du peuple se fasse; le parlement a décrété, vox popidi, vox Dei.vements de l’avant.On voit bien de l’opposition à la vérité, mais elle est dirigée contre les moyens, jamais contre les mesures.Ici, cei n’est pas des moyens dont il est! question, c’est la chose elle mê-|jjtion fut d’être utile à ses eompotriotes, de me qu’on cherche à faire avorter,! sans apporter même une bonne raison pour agir-ainsi.Nous comprendrions que la municipalité endettée comme elle l’est, nous parlons de la nôtre seulement, put hésiter à prélever quatre mille piastres pour macadamiser son chemin, s’il lui fallait faire sortir cette somme! de la bourse des contribuables, mais lorsque l’on a la certitude que le revenu de la barrière la remboursera et amlelà, commentj peut-on craindre ?On a calculé que bien plus de! 100 voitures par jour passaien dans ce chemin.Le fait a été constaté.Mais prenons pour] moyenne le chiffre 100, multi-] plions le par 5 centins, prix du passage d’une voiture,nous avons ! $5, qui, multipliés par 365, nombre de jours dans une année, donne $1825.00 de revenu annuel.La barrière donnera donc certainement $1825,00 annuellement.Remarquons que nous ne faisons pas entrer en ligne dej compte le revenu des animaux de ferme, des personnes à cbe-| val, des piétons qui y passeront et qui devront payer comme les: autres, revenu qui devra aussi atteindre un chiffre assez élevé.En déduisant de ces $1825 lelchait pas d’être piteux comme Mardi après-midi, l’Hon.M-Tilley, Ministre des Finances, a fait son exposé financier devant la Chambre des Communes.Les marchands en gros de Montréal, les banques, les chambres de commerce des différentes provinces de la puissance, les marchands de détail des diverses villes, continuent à pétitionner les deux branches du parlement pour le maintien de la loi actuelle de faillite.Il faut donc que le commerce se trouve bien de cette loi, pour qu’il prenne la peine de voir à sa conservation.Et si le haut commerce en est satisfait pourquoi alors ceux qui n’ont pas d’intérêt direct à la chose se permettent ils de crier à son abolition.Toutes les chambres de commerce ont exprimé leur opinion formellement quant à cette loi.Ces institutions désirent fortement que la loi soit maintenue, il est probable que le parlement legislatera dans ce sens.Le jlc3 instruire, de les rendre meilleurs.En 1867, lors des élections générales, jte parti conservateur lui offrit la candidature, mais sa modestie qui était extrême,! lui fit refuser cet honneur.Il aimait mieux travailler sans éclat comme par le passé au bien de ses compatriotes.Né à St.Grégoire en 1818 M.Pratte éti it donc arrivé à l'âge de 55 ans.Il fit sa cléricaturc aux Trois-Rivières sous M.le notaire Guillet et se montra alors comme il parut plus tard dans la pratique de cette profession, un homme de talent, de science, un citoyen industrieux.Pour nous personnellement, il fut tou Ijours un ami tondre et dévoué, un bienfaiteur dent le souvenir ne nous quittera {jamais.Nous offrons à l'épouse de notre ami et à sa nombreuse famille nos sincères condoléances ; nous partageons de cœur scs pleurs, se3 regrets, ses infortunes Le service de M.Pratte aura lieu en l’église de Stanfold, domain, vendredi, à 81 hs.A., M.Los amis sont priés d’y assister.Les contes du petit Hector, Hector avait encore un pied eu l’air et une main à terre qu’il se mettait en frais d’expli quer sa mésaventureuse défaite, sa triste déconfiture.Il faisait pitié à voir le pauvre diable ; hérissé comme le Chut de la fable, cela ne l’empê- Depuis plusieurs jours l’église de Ste.ùngèle est la rendaz-vous d’un grand nombre de curieux attirés autour d’une [pierre de la muraille intérieure, qui présente comme les traits de la figure d’un ibomme.Comme on entendait déjà crier &u prodige, nous avons voulu avoir des jrenscignements sur le fait, et voici ce que nous écrit uno personne en état de le ju |ger sainement.1 Quant- au fait de Ste.Angèle autour [duquel il se fait tant de bruit, je dois vous dire que ce n’est rien de merveilleux.L’imngiuation en a fait à peu près tous Iles frais.C’est tout simplement un de ces jeux de la nature tels que les arbres, les rochers, les nuages même, dans les formes diverses qu'ils revêtent, nous en offrent assez souvent dos exemples.Voici : à Ste.Angèle il se trouve, sur le paroi intérieu.re d’un des murs latéraux de l’église, un cailloux granitique dont l’intérieur est marqueté de paillettes brillantes et do couleurs diverses comme le sont généralement [les pierres de cette localité.Or le bras qui a fendu ce caillou n’a pas trouvé assez le disposition à bien fendre, comme disent les fend6urs do pierres, pour obtenir une face bien unie, on y voit au [contraire des aspérités, des cavités, des dépressions plus ou moins prononcées.“ La couleur n’est pas non plus uniforme dans toute l’étendue de la face que la pierre présente à la vue.Deux légères ca" vités au fond desquelles brillent quelques paillettes ou lames vitrées ou de mica, placées Tune à droite, l’autre à gauoho de la partie supérieure du caillou fondu, avec quelques nuances do eouleurs, ont fourni à activité imaginative de certains observateurs une matière suffisante pour eufiaçon-r une figure plus ou moins humaine" jQuelques légers accidents de îposition, de couleur ou de forme ont fait le reste.” a cbe, à la porte de toutes les églises du comté.Ce rapport de Y Evénement provoquera un immense éclat de rire par tout le pays ; \rarement un démenti aussi sanglant a été donné aux sottes rodomontades que publiait Y Evénement, la veille de la déconfiture de sou rédacteur.Pour l'amusement de nos lecteurs, nous reproduisons une partie de oc chant de victoire que Ton a entonné bien trop yitc ; “ Il est impossible de le dissimuler, le candidat conservateur se le dissimule moins que tout autre, le parti de M.Caron est aujourd'hui complètement démoralisé et anéanti.La journée d'hier a été une des plus triomphantes qu'on ait encore vues dans une campagne électorale, et le succès obtenu ne peut être égalé que par celui des plus beaux jours de l’élection de Québec-Est.“ Le peuple a véritablement pris sa cause en mains, et aucune influence au monde ne saurait aujourd'hui l'aveugler-sur ses intérêts.Il n’est nullement besoin de lui indiquer quelle est l’origine de ses misères do toutes espèces, et la causo de l’émigration épouvantable qui a appauvri le Bas-Canada ; il n’est pas besoin de lui dire douquoi nos industries languissent, pourquoi notre agriculture est en souffrance, le peuple du Bas Canada sait tout, connaît tout aujour-d’hui, et les électeurs de Quebec mieux que tous autres.“ Us devancent les appréciations des orateurs de M.Fabre, et avant même qu'on ait dit la moitié de ce qu’ou voulait dire, leurs applaudissements frénétiques, dans certains cas, leurs signes de tête affirmatifs, dans d’autres, viennent vous convaincre qu’ils sont au fait de leur situation, et qu’ils envisagent l’aspect de notre situation sous le même aspect que vous l'envisagez vous-même.Aussi, le résultat de la journée d’hier a-t-il été éblouissant ; jamais, les amis les plus confiants de M.Fabre n’avaient anticipé un succès pareil.” Nous n'ajouterons aucun commentaire sainte, est morte l’Annonciation, la Veille de À Richmond, il y aura bientôt une succursale de la B mque des Cantons de l’Est, de Sherbrooke, établie.On est sur le point d’ériger mie bâtisse convenable donc ce but.L’archevêque Powell, de Cin-cinatti, vient de publier un mandement contre les associations ouvrières' dites Tratle Unions, celles oh les membres sont liés par le serment.Il enjoint au clergé de son diocèse de refuser les sacrements aux chevaliers de Saint-Crépin ou à tout autre ordre ou association de même nature.La législature d’Ontario a été prorogée samedi après midi.Le lieut.-gouverneur a sanctionné 165 bills.Le bill concernant les Orangistes n’a pas été sanctionné ; il a été référé au rieur général.La société d’Agriculture.On nous apprend que le conseil agricole a refusé le programme de notre société d’agriculture.Le conseil lui aurait intimé d’avoir à faire cette année un concours des terres les mieux tenues sans quoi, la société serait |privée des avantages de la graine de trèfles et autres.Est-ce vrai ?.-~«gggg>-^-
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