Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Antoine Gagnon,1866-1969
Contenu spécifique :
samedi 8 mai 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Union (Arthabaska, Québec)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 1886-05-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
JOURNAL POPULAIRE VOL.20 ARTHABASKAVILLE, Samedi 8 MAI 1886 No.18 FEUILLETON DU 8 Mai 1886 les Naufrages de Kertuga ou LES RIVALES AMIES.(Suite.) —Et pour «Ha, je nu [mis plus dire de.-r bêtises ?—Comme de raison — Et comment dirai je ces bêtises ?—Parbleu ! En jasant comme.tu le tais quand le vin le tient in hnc.—C’est ma nature.—Avec Rorick, avec.Bertrand, cher, il faudra veiller à cette natmv là ; autrement, adieu la fumm» et la dot ; et trêve au jeu, aux p'aisirs.—Ii faudra rouler l’a (faire rondement ; j’ai peur d’une contrainte trop prolongée.—J’y suis intéressé autant que toi.Puisqu’ils tardent, mettons fin à nos propres affaires.Voici les billets eu question ; signe.—Non / —Comment ?—Après la noce ; pas avant.—Tout de suite.—Dis donc ! et si |« mariage n’avait point lien ?—Ce serait ta faute.—O’est à voir.—Par hasard, s’écrie Daveleyne, douterais-tu de moi ?—Oui, non ; un peu, je l’avoue : entre frippons, lu comprends.;—Coq ni y/ —A quoi servirait l’injure ,f —A te mettre du plomb dans la tête.Irip'e fou / Sais-tu qui est Rorick?—Oui, ton neveu ; et chose comique, il a eu l’art de se faire plus vieux que toi, plus riche et plus envié ; moins heureux peut être.—Assez heureux néanmoins pour que Bertrand ne voie clair et ne jure que par lui.Or, je suis sûr de Rorick Il va te présenter, t’appuyer, le marier enfin ; et alors, j’aurai gagné les cinquante mille que représentent ces I billets.Est-ce trop demander en retour d’une femme charmante et d’une dote rondelette?i —Tu veux prendre les précautions ; vis-à-vis de moi, voilà ! Que diantre I ; appelle donc les choses par leur nom —Vrai/ Je me fie aux gens avec tempérament.Au mariage, comme , au cercle, ou joue et l’on gagne an i tant qu’on peut.Ah 1 si, une malice I —Lui / Peuh ! Laissons cela.Voyons, c’esl donc ce soir que tu vas me ficeller le paquet —Quei paquet ?—Ma femme.—Oli 1 —Il le fuit, si je me résigne enfin à me mettre en ménage ! —Bon ! on se trouve bien au bout du compte.Attention ! voilà nos ou une fredaine me pesait sur le cœur, gens.Ne dis rien, loi.Ici l’usage il y aurait beau temps que l’un et J veut que tout se dire et se fasse nar ’autre nous ne jouerions plus.11 ne l’intermédiaire ; puis, tu n’ouvrirais IV faut pas cependant qu’on exerce le métier à mes dépens.Signe donc, ( ou "énoncé à mon concours et aux bons offices de Rorick.mon neveu-! —Tu le v'uix, je signe; mais avant 'je mets la condition : si .,autrement, j non / H ne faut de part et d’autre excès d'j confiance, entre larrons ! .—Fais à ta guise.—Voilà I —Qu’a l il donc à nous regarder toujours ainsi, l’animal ?Sont ce là ses affaires V S’il a du mortier dans le gosier, je ne lui trouve pas du ¦ gravier dans les yeux, j —N’y prends pas garde ; un étran-i ger I —Celui là me donne sur les nerfs.» ; —Allons l Tu ne fus jamais échau- j dé et tu es défiant quand même I j Pourtant, garçon, tu as de l’esprit, i —Moi / ah ! si j’en ai ! tout plein î la tête ; mais mature cela l.Crois i moi, cher, il y a des imbéciles plus heureux que moi Regarde donc le i voisin n’a pas du tout l’air de s’en-! nuyer ; moi, je peste de le voir ! Sa présence me met sur le gril.En face de lui je ne suis ni tranquille, ni rassuré.—Attention, Valéry.Sais tu bien cet homme, n’eut il qu’un grain de cœur, le ferait ton affaire, s’il t’entendait ?—Une affaire ! Est-ce que je cherche, est-ce que je veux des affaires ! je suis le plus posé, le plus poli et le p'us paisible des hommes.Je ne suis pas un ferraient’, moi ; et je n’irai pas comme cela enfiler mon monde pour des riens.—Toi, sans doute, et pour de bonnes raisons ! mais lui ?pas le bec sans lâcher ton fromage.Rorick et Bertrand entraient dans la salie, et l’étranger, qui ies voit venir à la liA.it*.Daveléyue, de son côté, se lève vivement, court au devant de son neveu, souriant, aimable des pieds à la tête —Bonsoir! mon cher neveu, dit-il ; monsieur Bertrand, j’ai l’honneur de vous saluer.Oh 1 mes compliments sincères.Vous avez l’art, messieurs, de faire à force de vous faire attendre Enfin, vous voilà, passons ! Monsieur Bertrand, mou cher neveu, j’ai l’honneur et le plaisir de vous présenter M.Ignare Valery, mon compagnon et mon meilleur ami.Monsieur Valéry, j’ai l’honneur de vous faire connaître Monsieur Rorick de Beaupaire.que M.Bertrand, père de l’aimable Stéphanie.-Très honoré, messieurs.—Enchantés, M.Valéry: —Vous étiez des nôtres, je crois, l’au 1res jour ?fit Rorick.—J’ai eu ce rare bonheur.Holà I garçon ?—Nous vous avons attendu avec une impatience ?.fit Daveleyne.— .Une vive.Garçon ! garçon I —Vous voyez, Monsieur Bertrand ; ii est vif, ardent, impétueux même ; mais il a un cœur d’or, cet ange.Croiriez-vous, mon cher monsieur, qu e par les chat mes de l’aimable Stéphanie, vous tenez son sort dans la main ?—Dans votre main !.Garçon ! A t-il donc des oreilles, l’animal l 11 faudra se monter en gorge et encore payer dur une boisson.—Vous vous donnez là, monsieur : il * i ?Valéry, beaucoup de peine, dit Ro-rick.—Oui !.Gan’çoii !.Garrrçon ! Le garçon qui arrive en courant : —Monsieur ?—Ah 1 gredin !.Tu sers ton monde de cette façon ! —Il ne me lâchait pas.—Il ne te lâchait pas qui donc ?—Mai«, monsieur, «e sourd.—Encore cet anima! 1 II fallait l’envoyer au diable.—Oui.mais !.Monsieur a-t-il réussi tout à l’heure ?Valéry se mordit la lèvre, Dave-leyne était furieux ; car, il voyait Ber trand qui bâillait et Rorick qui s’agitait su»’ sa chaise.Ce dernier enfin, n’y limant plus, se lève, serre la main à sou ami pour se retirer.—L’audienco «era comte, dit Bertrand, en reconduisant Rorick jusqu’à la porte.— Daveleyne se moque de son monde, répond Rorick oou pré ton dant a bien ce qu’il l'uot pour déplaire.—.le ne sais pas où l’on élève les I suites, beau prétendant ?Adieu aux insolents.Tu conviendras, Valéry, j uns ; au revoir aux antres.Bonsoir, que tu as parlé de moi, en ma pré ; Monsieur Bertrand, seuce d’abord, et puis à mon oropre : —Monsieur, deux mots dit celui ci valet, eu termes peu galants.S’il * le on se lovant: sert, c’est parce que le personnel est | —Il me faut partir ; mou ami reste, incomplet dans la maison, parce que: dit-il en désignant le garçon, il est je le veux enfin.Tu as parlé de moi, j honnête et bon ; tout ce qui me con-dis-je, avec un cœur léger, d’aucuns ! cerne, on peut le lui dire.Bonne trouveraient avec une rai a i rn pu- nuit/ deuce Ce jeune homme avait jeté Bertrand —J’ai tort peut-être de trouver dans un grand liouble.Il y avait en qu’on pout rail se tenir à l’écart et, lui, dans tonte sa personne, chose laisser les gens à leurs affaires! ¦ d’aimable et d’attrayant ; et, chose —Surtout, quand ces affaires sont étrange, de famillier pour lui.honnêtes comme les tiennes I On est mal venu d’entendre qu’on s’adjuge une enfant.; et que, sans vergogne.on spécule sur sado>.— Ce jeune homme a l’air tout a fait bien, pensa Bertrand.Il e?! lion, —Un mot, garçon, vous vous np pelez ?—Robert —Robert, voulez-vous me dire qui est votre maître ?—Lorrain de naissance, Atnéri à ce qu’il semble •, et s.» façon de faire cain de fait.Nous l’appelons Ludwig preuve qu’il est honnête, p faudra le Lorrain.Il a eu dans sa vie d’ex- le voir seul.Il pourrait nu is apprendre de belles choses ; s’ii a entendu causer Irnordiuaires aventures.C’est le pins charmant homme que je connaisse ; Valéry et Davelyn • sera, pour le avec ça, bon comme du pain, ma pa moins, fort curieux —Mes affaire-', monsieur, sont ce —Certes ! Je te suivrai de près —Je t’attends.Surtout pas ri - j quelles sont, répliqua violemment formes avec Daveleyne.j Valéry, eu fixant l’inconnu, et elles En se retournant pourri utrer dans' ne von.lourheni uoint Par suite, je la salle, où Valéry rageait par soi:.; ne tiens | as a les soumettre à votre des reproches que Daveleyne venait -»pprè dation.de lui faire, Bertrand se trouve face —Ni à celle de ce* messieurs, quoi- à face avec un jeune inconnu : le sourd qui le salim avec un sourire plein de grâce, e.l’aborde avec un l a i sse r-a I ¦ e r c h a r m a r i L.Ils échangent inpidement quelques paroles, entivut ensemble en oan-sanl.Bertiand disait alors à l'étranger: —Je ne connais pas ce nouveau domestique ; et je ne saurais dire depuis quand il esta f hotel.Il «omble un peu fier pour son état.Er, s’adressant r:ir otmnent à Valé ry, il continue : Toujours est-il, ami, que vous n’aviez pas raison devons emporter ainsi contré un homme qui, je m’en aperçois.fait son travail comme il peut.D’ailleurs, nous n’étiocs pas pressés, j D’autre part, ce jeune homme, que je trouve charmant avait alors besoin ’ de ses services: —Vous trouvez charmant ce i inulotl —Malheureux ! s’écrie Bertrand.—Il n'entend rien / siffle Valéry.—Lorsqu’il ne veut rien entendre, réplique le jeune étranger.Lorsque tlllM • • |* —Tiens! fait Valéry.Ah/ la cu- rieuse affaire I.li nous comprend maintenant, et nous parle en bon français.Qu’est-ce ?que nous voulez-vous ?Monsier I ta ! Je dis vous au moins.Du reste, nos affaires, il me semble, ne vous regardent point.—L’impertinence reg-u ju tons ceux qu’elle atteint.Tu m’as insulté ; plusieurs ici en furent témoins.—Où en veut-il venir ?qu’elles les louchent de fort près Dans les billets que tu a- -ignés tout à l’heure, il est question de' a fille; donc, cela regarde le pèiv.Montre donc ces pièces â Bertrand ! li n’en faudra pas davantage pour l’assurer ta conquête.role ! —Dites à votre maître que je veux le voir.Voici pourboire, mou garçon.Messieurs bonsoir —It part ! Et mon mariage qui s’en va avec lui ! J’ai le sac sur l’épaule et je puis partir ! Rends-moi mes bidets, Daveleyne —Jamais / Ah / les scélérats qui te volent mie femme, et à moi, tout, cet atgeni ! Ils me le rendront ! Toi.Valéry, tu n’es qu’un imbécile.C'est ta faute.Oh ! tu payeras quand même.-Il y a condition.Je m’en rappelle — Tu t’occupes, dianliement ! dus ;¦ si-tir' l’oublies, affaires d’autrui.Je le disais bien, —Je la remplirai, Davo’eyne ! —Monsieur, hissez-nous la paix, gémit l’onde de Ror ck.Ju ne sni^ point pressé, monsieur.J’ai des loisirs 1 —Eh 1 Monsieur le raisonneur, je n’ai pas le temps de raisonner.Dave- incounu de lc cavorii.u ’a peine dé- moi.J’enlève la femme et le la donne ; à loi d’emporter la dot.XIV LUDWIG LE LORRAIN Ludwig n’était autre que le jeun leyne, continue donc de parler à Bertrand de mon mariage.—Inutile, Davelevne.• «i —Ce ne peut être là, mon cher Bertrand, votre dernier mot ?—Si fait Daveleyne : u’mi attendez point d’autre.Le prêt* ndael est aimable, poli, fort avenant ; il a mille bonnes qualités que j>* connais barque, il s’était rendu au Faucon Gris auprès de son ami Robert, que nous avons vu jouer le rôle de valet.Que voulait ces deux hommes?On le verra bientôt.«S Il est certain que Daveleyne n’était pas un étranger pour Ludwig ; car, même avant de pénétrer dans l’auberge, le jeune homme avait reconnu on que je devine ; r>euhment, il ne l’oncle do Rorick de Beau paire.A me plaît pas, et ne peut d’aucune son aspect, il avait légèrement pâli; sorte convenir à ma fille.«son front s’était ridé et sa main cris —Ab ! l’insolent coquin ! glapit le pée de colère Cependant, li «Mitra prétendant ; au diable, l’espion I Si hardiment, comme s’il n’avait pas jamais je vous tiens, vous me le paye- craint la rencontre d’un homme qu’il rez, fripon ! Ah ! triple scélérat ! Et semblait haïr profondément.les billets, Daveleyne, i! ne faut plus les garder.Cela vaut encore le papier et l’encre perdue! —Veux-tu bien le taire ! —Pourquoi donc ?Puisqu’on nous dit de boucler la valise.—Je suis assez vengé de vos in- La première personne qu’il remarque en entrant, c’est Robert, son ami.qu’il recommit difficilement, travesti en garçon —Qu’est-ce à dire, Robert f s’écrie Ludwig, et pourquoi cet équipage ?—Silence, ami ! Traite-moi en valet, il le faut pour ton bonheur ! — Pom mou bonheur ! Mais Robert, ce bonheur je le tiens eu partie ! As lu appris ce que je sais présenté pendant la nuit, li avait tenu l"s ballr- ! i wix lois q'uels, sans les dé 1 du Bas Canada, c’est que nous avons isaient les commères, au nas —de le devine, ami J'ai vu Bo- ; de leur porte.C'osI, en Bretagne, un I fut inouï, qui prouve qu’on est An-1 queiie | gkiis millionnaire, ou fou.rick I —Et moi 1.Juste ci.I boule ! —M odère-toi Stô p h a n i e.—Arriverais je trop tard ?¦ , A continuer.•*s • » i.L* •• DISCOURS DE Mr.LAURIER —Peut-être —De grâce, Robert, e.vpiique-loi.—Le sort de l’infortunée va tout à I A LA CHAMBRE DES COMMUNES SUR l’heure so décider ici, entre Rorick ut Bertrand d’une part, Daveleym*et un certain ignare Valéry de l’nulre.Pendant que, retenu par les devoirs envers Thomas Lynch, lu vaquais à tes affaiics, je suis venu selon ton dé' LA QUESTION RIEL.Suite et fin.Il faut donner au ministre de la Milice ce qui lui revient, il a pris sa Kir «à Kertugal Je trouvai le hameau | pari dans la pendaison de Louis Riel ; enguirlandé et pavoisé.Laure Ber • donnons-lui ce qui lui appartient eu trand se mariait et, sans y être invité réalité.Avant sou départ d’Ottawa, d’aucune sorte, je me rendis à la noce.l’exécution était décidé entre lui et Au milieu de la foule je devais passer ! ses collègues.Qu’il ail sa part de inaperçu.C’est là, ami, que je fis des j honte, suivant le cas, mais qu’liait rencontres étranges, inattendues.Je aussi sa part dans la comédie quia vis des morts revenus à la vie ! car i été jouée ensuite devant le public.Rorick n’est point mort, ni Constance ; : Car je le demande à tout homme et Stéphanie vil ; mais triste, inoon ! de bon sens, le demande à tousles solée.Je me trouvai un instant au-1 députés de l’opposition, je le demande près d’un certain Daveleyne qu’un i à qui que soit dans le pays, a-t-il déjà jeune gommeux vint iejoimire.Etant j vu une chose plus honteuse qu’un là pour observer, je prêtai l’oreille à ! gouvernement qui, après avoir dè-leur entretien, J’en fus édifié : il1 cidéque lVvêcntion aurait lieu,envoie s’agissait eutp* eux de tromper Ber , une commission s’enquérir si le pri tland, afin d’en obtenir la main de • s0!,u!0r est fou on sain d’esprit, dans Stéphanie pour ce Valéry, un décavé, .ÇPn| but de jeter du la poudre aux ou quelque chose de pateil, qui ; ye„x du public?Dans quel but s’en cherche à se isbipei eu province / j quérail-on s’il était fou ou non, si à Intrigué, je m'attachai à eux, les ; celte date le gouvernement avait dé-suivi partout, prenant soin de n’éveil-j C|dé qu’il devait être pendu ?C’était 1er ni îeuraiteution, ni leurs soupçons.( dans le but de faire ce dont nous Je vins ainsi, A leur suite, au Faucon j avons été témoins par la suite ; pour Gris.J’eus l’art de idaiie à l’hôtesse, j p0uvoir (1:p> à'a population du Ca et, par quelques guinees, je l’ai cou-j parla.Nous avons consulté des mé-qube à mes projets.Elle daigne me ' decius, ils ont fait un rapport et nous traitet en valet, comme tu le f-ras loi-! avons agi d’après le rapport.cru qu’on n’avait pas accordé à Louis Riel celle même justice qui a été accordera William Joseph Jackson.Jackson fut traduit devant le tribunal, et en justice pour les avocats de la couronne, je dois dire qu’eu ce!te occasion ils ont lait leur devoir.Ils adrnirentde suite la folie du prisonnier et conseillèrent son acquittement.Le / procès de Jacson eut lieu le 24 juillet dernier.M, Osler, avocat de la couronne, en exposant la cause, dit: “ Le prisonnier est accusé d’avoir pris part à la dernière rébellion, d’avoir agi comme secrétaire de Louis Riel.lu chef de la révolte.il est formellement accusé de cette ofleuse, mais on prétend que l’avocat du prisonnier, M, McArthur, est en état de vous donner une preuve salis faisante, que son client, estfon qu’il n’est pas responsable et qu’il n’était pasresponsabledesact.es qu’il a commis.La couronne n’a pas l’intention de s’opposer à celte prétention de la défense.La preuve vient de médecins qui ont examiné le prisonnier de la part de la couronne, et de faits qui sont venus à la connaissance des avo cals de la couronne pendant qu’ils préparaient d’autre causes, et elle démontre qu’à l’époque où il a commis les offenses, il n’était pas responsable de ses actes.Le gouvernement a certes convaincu tons ceux qu’il a mentionnés ici, les Métis, les sauvages et les colons blancs, qu’il a I- bras long et puissant., tt qu’il est puissant pour punir.Plût au ciel qu’il eût pris autant de peine pour les convaincre tous, les Métis, les sauvages et les colons blancs, de son désir et de sa voionlé de îeur rendre justice de ies traiter i convenablement S’il eût pris autant courons des dangers.Inutile de gros-1 de cruauté, mais d’une tentative de sir l’orage, ni d’exposer un plusgrand nombre de têtes.Ecoute.Et Robert parla avec animation, mais bien bas, à son ami ; puis i! ajouta (m lui mou ira ni la porte de la liomper le peuple.Si le gouvernement désirait savoir si Riel était Tou ou non, il n’était pas uéce-saire de nommer une commission pour le faire exami lier.Il aurait suffi d’examiner sa vie, salle à manger : Entre, obs*- rve tout ;, j; aurait été môme suffisantde voir ce mais, fais le sourd ; je vais parler à j a fait pendant la rébellion, l’hôtesse.11 est maintenant acquis à l’histoire Voilà comment futamenée la scène ,j„e< pendiinl que Riel préparait cette déjà décrite.^ ! révolte, il prit comme confident et On voyait à Kertugal un château i j5,:C,êtaire, un homme notoirement magnifique, depuis longtemps iutia- j fou, William Joseph Jackson, qui bilé et qu’on cherchait, à vendre, sans j signait ces lettres et les décrets de son y arriver jamais ; c’étati le châie.tu j conseil.Quelqu’un prétendra-t-il de la Grève.I que, si Riel avait été sain d’esprit, i j , , , ., • • « n i .• ,** Or, le lendemain du refus essuyé j 8’ il avait joui de ses facultés mentales, iar Daveleyne et Valéry, le bruit ! [\ aurait choisi.e< jamais été violée.Mais aujord’hui pour ne pas par'er de ceux qui ont perdu la vie, nos prisons sont remplis d’hommes qui, désespérant de jamais obtenir justice an moyen de la paix, cherchèrent à l’obtenir par la guerre, leu qui comme ( par uaveteyne et vaierv, le orun i \\ aurait choisi.comme son principal courut «nbllement dans le village.conseiller, nu fou ?Pourquoi cela qn'enlin, durant la nuit, un amateur n’a t-it pas frappé les honorables mi-s’était rencontré pour acheter le châ-' nistres ?nous a le oins lean.On parlait cl’ou étranger, jeune j Une des choses qui et beau, inconnu 1e tous qui s’était cruellement émus, n( îéraiil.d’être jamais traités es homines libres, entre-prirent de se protéger eux-memes plutôt que d’être t.ailés comme des esclaves.I>.s ont beaucoup souffert, ils souffrent encore, leurs sacrifices ne resteront pas sans récompense Leur chef est dans la tombe ; ils sont en prison, mais ils peuvent, de là, voir que cette justice, cette liberté qu’ils ont demandée en vain, et pour laquelle ils n’ont pas compattu en vain, s’est enfin levée sur leur pays.Leur soit fera bien ressorti” la vérité de l’invocation de Byron à la li- nous les habitants berlé dans l’introduction au prison ¦ * •I Ëi ‘I t: fl, * 4 ^ i MJ « Ai ¦ l u r j 4 • •• nier de Crillons.il Eternal Spirit of the chainlets Mind l Brightest in dungeons, Liberty, thou art ! For there thy habitation is the heart— The henrt which love of thee alone can find ; And why thy sons to fetters are consigned— To fetters and the Curnp vault’s day’ees gloom— Their country conquers with their martyrdom.n Oui, leur pays a triomphé avec leur martyre.Ils soul, eu prison aujourd’hui, mats les droits oour les quels ils combattaient ont éLè reconnus.Nous u’avons pas encore le rapport de la commission, mais nous savons que plus de deux mille reclamations, que l’on avait si longtemps niées, ont enfin élé réglées Et il y a plus—plus encore.Le discours du trône nous dit que ces territoires vont enfin obtenir d’être représentés1 au parlement.La gauche de celle chambre a longtemps combattu, mais en vain, pour obtenir justice.Elle ne pouvait venir alors, mais elle est venue après la guérie ; elle est venue comme la dernière conquête de celle insurrection.Je répèle que unir pays a triomphé avec leur martyr-, et »¦ nous considérons ce seul fait, il y avait une raison suffisante, iudépen damaient de toutes les autres, pour montrer de la clémence à celui qui est mort et à ceux qui vivent.LA MISÈRE AU LABRADOR AGENCES MATRIMONIALES.M.Louis q.Chevalier, de la côte du Labrador, doux informe que la misère sévit rudement au Labrador II voudrait que le gouverriem int fit travailler la population nu lieu de la nourrir comme il le fait en lui distribuant de la fleur* Pour cela, il sus-ère rétablissement d’une coin-pagnie qui ferait l’exportation des fruits qui abondent dans le Labrador.Le gouvernement pourrait subventionner telle compagnie.Il y a aussi l’exploitation du homard, qui pourrait sc faire et faire vivre la population.Les pêcheries, sui aut M.Chevalier ne valent pas grnud’-chose.LE TELEPHONE.Nous lisons dans la Minerve.Art» •n %— — LES CANADIENS À LOURDES A l’occasion du passage à Lourdes des pèlerins canadiens, le Journal de Lourdes a publié l'article suivant, intitulé : Les canadiens à Lourdes : Les Canadiens, toujours français par le cœur, 6’éiaient promis d’ass.ste.* à la grande fête du 25 mars.Uue 'empête affreuse qui a mis leurs jours en danger près dos côtes de Terre-Neuve, a causé un retard de 48 heures.Us ne sont atrîvés qu’hier matiu, au nombre de dix.On rencontre parmi eux sept eeclési rvrKw«Mi*«r/* »wt ¦ >>M ».VU.T.•«- - — - , >»l »««AV ••'• f.„ü J?OTE DE L'EDITEUR to.fl est entendu que 'oHtctmpressionfaite d notre aie lier est payabit t ut livraison.2o.P oh ries annoncés monies conditions : Ken anno n ce s l études j u die mi r$ s g ta utr e s de vro n tê t r c payées d'avance par le.pr oc tireur ou agent de la partie intéressée, ou par celle-ci, nous réservant notre recours contre l'un o*1 l'antre, ou les deux conjointement et solidairement s'il y a lieu.3o.Lorsque les annonces demandées devront être toisées, si elles n'ont pas été payées après la nremiire insertion, elle s seront discontinués sans préjudice d notre réclamation pou f la publication de lapn mitre insertion,contre les parties ou leurs procureurs et ayents tel que ci-dessus.4o.Nous répétons que nous ns sommes en aucune manière responsable des opinions émises par nos correspondants auxquels nous laissons toute liberté quant à la forme et au fond.f j cet te question, et en faire du capi- / aider; écoutez bien ceci, i tal politique.j En quelques semaines, nous • » - ; avons eu à St.Vincent de Paul : I PARLEMENT FEDERAL Un incendie considérable ; L'ONION DES CANTONS DE L’EST.A UTFJABASFf A VILLE.8 MAI 1**0.LA MOTION G-ARNEAIT.Le vote sur cette motion a été pris vendredi matin : Majorité contre la motion, 27.Comme on le voit, la Chambre a soutenu le principe de non intervention.Nous croyons que c’est, ce qu’il y avait de mieux à faire.Que les membres expriment individuellement leur désapprobation de l’exécution de Riel en dehors de la Chambre, c’est bien, mais si l’on tient à ce que chaque branche de notre pouvoir public reste dans ses attributions, il est absolument nécessaire que les législatures se tiennent sur la ré- O serve.C’est ce qu’on a fait dans la chambre d’Ontario ; et ce que nous avons approuvé alors nous l’approuvons encore aujourd’hui que la chambre de Québec adopte le précédent.Les libéraux ont tourné contre eux M.Cameron, du comté de Huntington, et s’ils continuent, ils vont s’aliéner les sympathies de leurs amis les anglais, d’un bout à l’autre du pays.Nous croyons que la motion Gfarneau aura pour efFet de nuire considérablement à l’action des riel listes dans les élections fédérales.On s’apercevra que non seulement les anglais, mais encore de bons conservateurs Riellistes se refroidiront parce qu’on a voulu exploiter inconstitutionnellement » i Une immense conspiration des La séance du 30 avril, a été employé détenus, probablement a\ ee des n diseuter deux mesures qui intéressent, influences du dehors ; à un haut point lo public.• Une révolte sanglante ; On y a adopté en deuxième lecture,' Le préfet assailli et mortelle- un projet de loi relatif à la protection j ment blessé ; i des eaux navigable.-.i Enfin, après tout cela, l’évasion Il est détendu par celle loi, aux pro- j ^ yjau }e chef des révoltés, la ! prie ta ires do moulins a bois de laisser -, i i • .- • .-, , , , .p us audacieuse des evasions.; autres déchets -ous peine d’une forte Aptes cela, si tous dites encore i amende.“ comprend pas, nous verrons a L’autre mesure a traita l’agricnl- ce qu’il y aura à faire.• turc.L’hon.M.Carling a soumis une i —~ — ; résolution dont l’objet'est l’établisse- j NOUVELLES DIVISIONS mont de fermes expérimentales et.d’ne- • ELECTORALES quérir une étendue limitée de terre pu-j _______ l.liq.ie dn Cnnad.i dan* ce bul cl pour S , ,, M Tail|on a m, projet j la plantation des arbres.! 1 1 L’honorable ministre, dit que l’on se propose d’établir une ferme oxpéri- de loi devant, la Chambre pour diviser les comtés unis de Chi- menlale centrale à 5 ou 10 milles i coutimi et Saguenay, Drummond d’Ottawa.Cette ferme aura quatre ou ; et Ârthabaska et Richmond et cinq cents acres.On en établira aussi ! Wolfe.dans la Nouvelle Ecosse, Nouveau, par |a nouvelle loi, chacun de Brunswick.Ile du Prince-Edouard, j ces com^s sera divisé et aura un dans le Manitoba, et les nouveaux territoires.Lo coût de l’établissement de la forme centrale et des autres fermes ' représentant dans la Chambre d’Assemblée.sera d’environ $240,000 et le coût de Nous pensons que tout le monde , leur entretien annuellement sera de 30 i sera satisfait de ce changement, à, $35,000.Il sera fait des changements M.Wallace qui appuie cette résolu- : aussi parait-il, aux districts judi-;ion lait remarquer que l’exportation j ciaires, mais nous n’en connais* !eSio!^v!uloor au#menl *• *•'¦*••••¦——- Pénitenciaire, dit le confrère, LES NU DITES CONDAMNÉES.comprend pas.| - Voyons l’ami, examinez bien ce Un marchand de Montréal M.qui se passe, puis réfléchissez ; Sharpley, exposait dans sa vitrine des peut être qu avec un peu deffoits atucs représentant des personnes vous viendrez a bout de compren- ; nues pour8uivi cc marohand aMégoa dre ce que les antres comprennent i ., ° .1 r I pour se justifier que c était, des œuvres CI6 SltllC« A cette fin, nous allons vous d’art.Voici en résumé ce qu’a décidé le recorder : “ D’après la preuve non contredite par les défendeurs, la statuette en question représente une femme complètement nue, car la gazo dont on a parlé uc cache pas la partie inférieure du corps.La cour est d’opinion que cette statuette n’est pas la copie du “ Jour ” et de la “ Nuit ” de Michel-Ange.Est-ce une copie de grand maître, est-co un objet d’art ?Ceci n’a pas été prouvé, mais en serait-elle une, cela ne l’empêche pas d’être indécente ; car les grands maîtres sont loind être exempts de reproche sous ce rapport.Le juge cite plusieurs autorités pour prouver qu’au temps du paganisme et de la Renaissance, des statues nues se voyaient dans les palais et même dans les temples.Beaucoup de ces objets d’art sont conservés dans les musées et on on voit même sur les places publiques.La Renaissance en avait placé même dans les églises, mais on semble ignorer que les papes ont fait couvrir ces nudités.On a cité le “ Jugement dernier ” de Michel-Ange, mais les corps de ce tableau ont été couverts par ordre de Paul IV.La cour en est venue à la conclusion que ces sortes d’objets peuvent être tolérés dans les maisons privées ou dans les-musées, mais que tels objets ne peuvent servir qu’à familiariser le public avec la sensualité et que cette école n’est tolérée ni par les autorités civiles, ni par les autorités religieuses.Les défendeurs sont donc trouvés coupables de contravention à la loi, mais comme ils semblent être de bonne foi, la sentence est suspendue.-wvV7T- A *—* CE QU’ON DIT DE NOUS À ROME.Le Moniteur de ltome a publié l’adresse d’adhésion à l’Encyclique Immortale Dei, qui a été envoyée au Souverain-Pontife par plusieurs centaines de catholiques canadiens appartenant aux classes instruites.Cette adresse, d’après le Moniteur, porte environ 460 signatures.II en fait entr’autres, les commentaires suivants : ‘‘ •Le Canada n’est, encore qu’un jeune peuple, et cependant il montre une maturité et une sagesse, à laquolio bien des vieilles nations de notre continent semblent, hélas I presque étrangères.Aussi S.S.Léon XIII, en élevant au cardinalat l’archevêque de Québec, veut-il récompenser sa constante fidélité au Siège Apostolique, fidélité bien connue de Rome, mémo avant l’hommage des dernières protestations.EVASION DE VIAU.I Vian, celui là même qui à organisé la révolte à St.Vincent de Paul la se-maine dernière, s’est échappé du cachot où on l’avait enfermé.Comment a-t-il pu secouer ses chaînes, percer les murs, se procurer un cable, escalader les toits, tromper la vigilance des gardes, mystère que tout cola.Ce pénitentier est une boite à surprise.Quelque bon matin, le télégraphe nous apprendra qu’il n’en reste plus pierre sur pierre.Nous donnons les détails de l’évasion de Viau, tel que rapportés par les journaux.D’après tous les renseignements les plus probables, on croit que Viau s’est servi de l’anse du sceau de nuit do sa cellule et d’un couteau do table pour percer le mur de sa cellule et les murs de la prison à deux endroits différents.C’est avec ces outils d’un nouveau genre qu’il a réussi à enlever la pierre du mur intérieur du cachot.Nous avons vu la pierre.Elle pèse a dit M.Papineau, 250 livres.La pierre une fois enlevée, il restait à défaire un mur de brique d’à peu près neuf pouces d’épaisseur.L'ouverture qu’il a ainsi pratiquée est d’environ 18 pouces par 12 pouces.C’est par là qu’il est sorti du cachot.Il se trouvait alors dans le corridor.De là, il a pris la lampe qui était à l’extrémité nord de ce corridor, et s’est: rendu à l’autre bout du corridor.Là, il a pejeé un autre mur en brique de 18 pouces d’épaisseur.Pour cette nouvelle besogne, il avait cassé un morceau delà fournaise qu’il y a dans le cor-j ridor.Par cette dernière ouverture qui se trouve à peu près, à vingt pieds du cachot, Viau se trouva en dedans de la nouvelle bâtisse d’où il sortit en perçant le mur en brique et en brisant un contrevent temporaire en bois qui était fermé avec un cadenas.Là Viau se trouva sur une espèce de galerie ; il a regardé par la porte grillée en fer, mais il n’a rien vue.Gadbois et Paré étaient ! les gardiens de nuit hier soir.1 Une fois là il est monté sur un «les cabestans, a pris une corde longue de 30 pieds environ et garnie à un crochet solide et s’est rendu sur le toit.U a dû parcourir tonte la longueur de ce bâtiment, l’aile nord environ 80 pieds, puis tourner à gauche et: avancer encore de cinquante pieds.Là, il avait enlevé la couverture d’une des lucarnes-tabatières du toit ot.y avait attaché son câble, câble à nœuds, afin de faciliter la descente et s’était laisser glisser dans le jardin, d’où il avait pu facilement sauter par dessus' le petit mur de clôture.Le sergent.Paré qui était en devoir dit avoir vu un homme marcher sur le toit vers une heure ot demie.Paré était, à faire sa ronde de nuit.U s’est de suite rendu auprès du gardien Gadbois pour l’on iuformor mais quand les deux officiers sont revenus Viau ! brillait par son absence.L’assistant préfet, G ad bois et Paré ont suivi la piste de Viau, à travers le jardin, mais il a pris le trottoir du village, et adieu tout le monde.Viau a été capturé dans un petit bois près de St.Martin.Il n’a pas offert rie résistance.Comte de V«!rch«'*res.Voici le résultat, en détail, de la votation dans le comté de Ver-chères : Majorités.Paroisses Bernard Cartier Vorchères No.1 118 u u 9 117 Ste.Théodosio 54 Varennes No.1 64 .4 U Q 3 Belœil 14 Village de Varennes 42 Contrecœur 34 Ste.Julie 10 St.Antoine 131 St.Marc 10 370 227 227 Maj.pour Bernard.143 NOTES LOCALES- Il y a maintenant une centenaire dans la paroisse de St.Grégoire.C’est.Mai.Jean Prince, belle-sœur de feu Mgr Prince et tante du chanoine Prince de St.Maurice.Elle jouit encore de ses facultés et d’une assez bonne santé.Messire Lafièohe curé de Ste.Victoire, organise un bazar pour venir en aide aux dames de la Congrégation qui ont érigé un splendide couvent dans la paroisse.Le comité, composé des dames, a déjà commencé à sol liter des secours.Nul doute que partout l’on s’empressera de venir en aide à nos voisins.Mr.Livernois artiste en photographie de Québec a bien voulu nous adresser quelques portraits de Sa Grandeur Mgr.Gravel, évêque de Nicolet.N y en a de toutes T - MM >âi 7 les grandeurs, depuis lOcIs à $1,60.L’ouvrage est d’un fini remarquable et la ressemblance par-laite.Nos remerciments à M.Livernois.Le contrat pour l’érection de la nouvelle église de Somerset et.du presbytère a été donné à M.Archambault, architecte de L’Assomption au chiffre de $33,000 pour l’extérieur et le presbytère.M.l’abbé F.Tétreau curé de l’église canadienne de New-York, était en ce village jeudi dernier.les Indiens mangeraient du bacon, dussent-ils eu mourir.Ce fait a été dénoncé par un journal lory même.!e Winnipeg Times.Qn ou remarque que les traités obligeaient it* gouvernement A fournir du bœuf frais, nourriture moins dispendieuse du reste que le bacon ; les rap-porls des inspecteurs eux-mêmes attestent qii" celle abstinence forcée EST-CE UN JOLLY GOOD FELLOW ?On sait que.Sir Jobn fui accueilli à soc entrée aux Communes avec cet le chanson.L'électeur fait des mimiques très sensées à ce sujet.‘ Imitaient les Indiens comme des chiens, ne leur pariant que par jmous h Mr.Ls.Caron, entrepreneur, est parti pour Nicoletoù il demeurera tout le temps que durera la construction du couvent des dames de l’Assomption.Quoi ! un jolly good fellow, l’homme de bœuf engendra chez les Indiens de 1 Qui a juré, devant le Dieu qu’il adore, graves maladies.' | une haine mortelle à lout ce qui est Quelques agents ou instructeurs j catholique ! l’homme qui a été dé- 1 nnnoé par Cartier comme le pire ennemi de notre race ! l’apôtre de l’UnioD et malédictions, et Ds encrant de j législative et de l’ensevelissement de fausses promesses ” i*élément canadien français ! le froid M.Lawrence Clarke est d’avis que calculateur qui a pesé la tête, de Riel ,k sans !a protection des prônes et .dans la balance de son ambition et des ministres, il y a longtemps que’ contre qui le sang d’un de nos comtes instructeurs agricoles et d’au 1res i patriotes et les plaintes de toul un mercenaires politiciens ayant autorité peuple, catholique et français crieront sur les Indiens se seraient fait tuer.»' éternellement vengeance 1 Ou constate dans le- raptioris même Un type de bonté, celui qui n’a pas département indien, que 45 p.c.|,l" P'bé des prières de notre popula- Nous n’avons pas encore reçu un seul No.du Nicoletain.du dép ou près de la moitié des hommes do i tîoii entière, ni des demandes en la police A cheval, envahissaient à la ! grâce qui s’élevaient de toutes parts, fois h-s hôpitaux, y subissant des même du jury de Région, ni des traitements médicaux pour des mala- • larmes d’une mere, ni des indicibles dies houleuses du la pire espèce.1 angoisses d’une épouse, lorsqu’il Le rév.M Mc Doogali rapporte qu’il j n’avait qu’un mot à dire pour sauver est de modo parmi les blancs d’ache » la tête de Riel ! ries jeunes fifes de 13 à 16 ans à» Ah ! chantez bien, vils courtisans des prix variant de 810, à $20, pourjqni insnlu-z ainsi aux sentiments du d"p fins immorales.I peuple que vous êtes censé représen- L’opinion d’un missionnaire sur i ter; gargarises vous bien avec cette les omplovés en géuéial.c’est que insipide musiquette ; ce sera pour vous la Marseillaise de Bourget de l’Isle au sous de laquelle il fut traqué et chassé de son pays ; ce sera votre L’hon Mr.Laurier est actuellement chez lui.M.Provancher, journaliste, était aux funérailles de Mad.La ver g'ne.On parle beaucoup en ce moment d’un conventmn des anciens élèves du collège de Nieolet qui aurait lieu vers le commencement de juin.Le projet d’élever un monument à la mémoire de M.l’abbé Caron sera probablement mis à exécution à cette occasion.| “ Les patates et.l’orge reçus le pria- inous e Les anciens élèves verraient temps dernier étaient à demi-pourris.” | "’bœ
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.