L'union des Cantons de L'Est : journal politique, industriel, littéraire et agricole, 26 juin 1886, samedi 26 juin 1886
*' 0 •“ »t r • L’SJNION JOUUÎSTAL POPUL O .;^r> O CVO^rv* XAJtrr» VOL.20 ARTHABASKAVILLE, Samedi 26 JUIN 1886 No.25 rjxnwf FEUILLETON DU 26 Juin 1886 Les Naufrages de Kertuga! ou LES RIVALES AMIES.[Suite.) —-Volontiers.Vous en étiez, je crois, duns voire lecture, an moment où Thomas Lynch vous faisait écrire.— Nous ne reçu nés jamais aucune nouvelle ! —Voilà justement le mystère qui reste à éclaircir.Nos lettres, demeurées sans ré omise directe, nous valurent plusieurs missives qui, coup sur coup, annoncèrent et votre embarquement pour l’Amérique, et le naufrage où le navire qui vous portait se ne ni il corps et bien.Ces nouvelles douloureuses, imprévues, firent que Ludovic, si longtemps, demeura loin de vous.—C'est odieux ! qui donc vous a trompé ?—Qui ?.Nous l’apprendrons bientôt, je l’es per*.Permettez ; je continue l’histoi'o.Ludovic fut soulagé par le départ de la lettre pour l’EufOoe.Marguerite, en rentrant chez son père, oublia scs ennuis, ses terreurs.Elle revivait à l’insouciance,au plaisir, comme l'homme qui, brusquement tiré d’un cauchemar affreux, se re trempe dans le calme et semble renaître à la vie.I! ne lui manque aucune des qualités du cœur et de l’esprit ; elle a lout pour briller et pour plaire.Mais, comme foules les jeuneswu'ssdu Nouveau-Monde, qu’on voit naître dans .un sourire de la for lune et vivre, bercées dans ses bras, elle était vive, remuante et souvent capricieuse E le se montrait enfin, comme celles que vous trouvez à Brighton, à Kissingen, ù Hombonrg, à Paris, à Rome, et qui vous étonnent par l’audace d'un luxe ruineux, autant que par leurs joyeux «écarts.Gomme la flamme attire le papillon insouciant et folâtre, ainsi les attirent, les fêtes, le tumulte des foules etles bruyants plaisirs.Leur fierté et les lois font qu’elles peuvent vivre au large et sauver leur vertu.La prude et vieille Europe s’émeut , de tant de liberté, sans se douter que j cola peut entrer dans les mœurs, trem- j per la vertu dans l’habitude d’y veil- ler et former à la fin un sensible progrès.On aime mieux critiquer et languir dans la routine ; les yeux clos et bâillant, on sait toujours suivre une ornière 1 J L’Amérique, à tort, renchérit sur PAngietene en la latitude laissée à ses filles, à ses femmes.Là, elles sont libres comme l’oiseau qui vole dans Pair ; mais, comme la liberté leur impose la prudence, on les voit avides de joie et de vie ; calculer,- le cœur froid : puis, s’arrêter au bord du précipice, où l’ombre de la loi les couvrirait encore Il est admis là-bas que les demoiselles, très décemment, vont patiner ou cavalcader «au Parc-Central, soit avec leurs amies, soit avec celui qui a leur préférence, et qui pent, de leur gré, flirter publiquement avec elles.Marguerite était habituée à ce train ; de plus, elie était chez elle.Elle remarqua la tristesse de Ludovic, sou durable ennui et voulut y remédier.Il faisait froid ; la neige tombait abondamment.Elle fit monter son traineau, acheter des patins et enleva son compagnon pour le conduire elle même au Parc Central.Là, Ludovic dût apprendre à la suivre sur la glace.Elle se faisait son maître, Paidait, lui donnait la main ; bientôt ils patinaient ensemble, et, le ramenant moins triste, elle était contente.Elle l’emmenait encore aux concerts, aux théâtres j faisait avec lui de fréquentes apparitions dans les confiseries, où la fleur de la jeunesse se donnait rendez vous.Ainsi passa le premier mois.Cependant, Ludovic attendait impatiemment des nouvelles d’Europe.\ .* / / John qui, chaque jour, s’attachait davantage à lui, était le confident de se» peines.C’était un homme bien veit encore, et pourtant déjà à son déclin.Il avail de l’Yankee la raideur, la rude franchise, la hardiesse froide et le bon cœur Jamais l’image d’une femme n’avait hanté sa pensep, ni troublé la sénénité de son âme II n’aimait que la Prairie, son rifle et le bison.L’un disait : c’est un coureur de bois, et l'autre, c’est un compion hardi de la civilisation.11 était ceci, renforcé de cela.Car ce n’était ni le troc ni le.lucre, qui l’attirait dans la Prairie.Il était riche, mais alors nul n’aurait pu dire le chiffre de la fortune, si ce n’est Thomas, son homme d’affaires et son intime ami.John aimait Marguerite comme sa propre enfant, le service que Ludovic lui avait rendu méritait sa reconnaissance.La délivrance de la jeune fille fut donc U commencement de l’amitié de John pour Ludovic ; et alors déjà Marguerite seule pouvait les séparer, parce qu’aucun d’eux ne voulait l’affliger.Encore John les accompagnait-il souvent Son plaisir était de les voir ensemble.Dans ses courts loisirs, Ludovic apprenait du trappeur l’art de manier ; le coutelas, de se servir du fusil en maître ; John lui faisait lancer le tomahawk comme s’il en avait voulu former un chasseur, hardi et calme, habile, infatigable autant que lui.Sur ces entrefaites vint la première lettre d’Europe.Elle était à l’adresse de Thomas Lynch; Ludovic était sorti avec John et Marguerite.' —Ludovic ! dit Thomas quand le jeune homme parut.—Monsieur ?Ecoute, John reste.Tu portes à Ludovic autant d’intérêt que moi ; et tu ne seras point de trop pour nous aider à supporter ce malheur.—Quel, malheur.Monsieur, de grâce ! —Lis John.Que faire 1 Le banquier ému tendit la lettre au trappeur.—Incroyable.U'., exclamait John en lis;)til, non.ce n’est point possible ! Gomment ! Ah ! pauvres gens, pauvre enfant l Morts ! Ils sont morts !.Il est donc seul an monde !.il a donc tout perdu ; ses biens, sa patrie, son père et sa mère.Malheur ! —Qu’est-il arrivé 1 De quoi donc s’agit-il ?—Mon onfant, courage, compte beaucoup sur nous.—Pourquoi aujourd’hui p'us qu’hier ?—Parce que.la mort peut, du soir an matin, porter de sensibles coups.—M’a l-'dle atteint ?—L’Océan ¦ n fureur est sans pitié ; les larme-» se mêlent à ses finis, les plainte- êtoulfenl dans ses mugissements ! Il déplace une vague et ce vide qui se referme est souvent un tombeau ! Expliquez-vous, John.—Averti par Macrice d’abord, et en de bruit.Ludovic, assis et replié sur lui-même, murmuiait au milieu de ses sanglots.Seul I seul et si loin ! John lui prit la main et d’une voix émue : —Ludovic ! Ludovic ! —John ! —Je compte donc bien peu eu ton esprit ?—Pourquoi ?—Es-tu seul quand je suis à tes côtés ?Pardonnez, John, ;\ la douleur blait.—Qu’avez vous donc, John ?demanda Ludovic inquiet.—Je ne sais ce qui me prend parfois, répondit John Depuis quelque temps (autrefois cela ne m’arrivait jamais), souvent je pense à la mort.On dirait que je la traîne attachée à mes pas, qu’elle va m’atteindre Est-ce la voix de la Providence, qui veut m’y préparer, que celle vagir* iuquil étude qui ne rue quitte plus ?C’est I un pressenti meut peut être Estil L’implacable souvenir me ramène autre l’effroi que la nature éprouve, sans cesse t\ l’esprit ces affreux mal- dit-on, à l’approche de sa ruin:* ?Et heurs Dans Ploiement.l’imacinatiou pourtant ai je peur de mourir?J’ai s.- morne et *'entt;'mn e- Elle m’em ¦ i’ ii lise où V.• port.* là bas.iii pio-i en mur ucèi’ert no- tuf irtmies.Je re vois la famille aimée, respectée, heureuse et fortunée ; je vois la plage lointaine et l’Océan d’ahord recueilli, et puis soudain ému.Le veut souille sur les flots qui mugissent ; les vagues suite par Thomas, ton père avait réuni se lèvent, vont, viennent, conrènt ses valeurs, vendu sa maison, et por- affolées, blanches d’écume ; je; les leur de sa fortune, avec la mère il venait ici te rejoindre.—C’est une erreur.Qu’eût fait mon père en Amérique?—Il nourrissait, dit-on, depuis longtemps le projet de quitter l’Alsace et même.Epinal.où u n’»*n môle.John prit scs'^positions suprêmes qui restèrent secrètes enlie deux témoins : Thomas et lui ; et, le soir même, malgré les larmes rie Marguerite, John emmenait vers la Prairie sou jeune ami.Iis prirent la voie ferrée de l’Erié, allèrent voir les chutes du Niagara; puis, rebroussant chemin jusqu’à! l’ernbiauchement de l’Ouest, ils a/ri-l vèrent eu moins de deux jours à Chicago, la reine des Prairies.Chicago est la capitale de l’IUmois.Celte ville se trouve à l’embouchure de ia tiviêre Chicago, et à la pointe sud-ouest du lac Michigan.Quoiqu’elle s’éleva dans une plaine marécageuse, Pt que ses monuments, bâti sur pilotis, s’enfoncent lentement, et qu’il faille souvent, rem placer en haut l’étage qui disparaît en b£s',* pourtant cette fière cité s’étend, se peuple et porte, dans un juste orgueil, veis le plus brillant avenir, ses ambitions permises et ses espérances tou- Elle date d’hier, et déjà par le' nombre de ses habitants et par son activité, son industrie ; par sa position commerciale exceptionnel e, elfe s’est’conquise dans l’Unidit le second i 4 * 3 * -v ran?.Quelque; importance el merveilleux» que» fûl cutle villi*, née comme elans Ih rove rl’un peuple nue, les pro-diires n’élonuenl plus.John cepeu.flam no s’y arrêta point.Il voulait dist rai op «on compagnon Pour y mieux parvenir, il l’emportait de prodiges en merveilles à travers d’immenses espaces, avec l’activité fébrile qui pi’tro dnu« la vio de l’Américain.A neine Ludovic avait-il ouvert les yeux sur la prospérité si récente et déjà si étonnante ne la reine dos mairies, qm; John remmenait plus loin, vers des spectacles nouveaux et d’au-très const pastes.Iis mirent à travers l’Illinois, la plus courte voie le Mississipi, que l’on connaît là-bas sous le nom du : « Père dos eaux » Tl ne leur fallut qu’un jour pour arriver à Saint-Louis.A.continuer.—» *i **JCï **¦ - • LETTRE PASTORALE.—DES— Pères du Septième Concile de Québec.QUEREC, G J UIX 1886.Nou«, par la grâce de Dieu et du Siège Apostolique, Archevêque et Evèuues fl»' îa piovince Ecclésiastique do Québec et Prélot Apostolique du Golfe S iiu’-La lient.Au Clergé séculier cl régulier et à tous les fidèles de celle province, Salut et benediction en Notre Seigneur.Vous avez entendu dernièrement, Nos Très Clu rs Fiores, !a voix du Cbt f do 1’égiise.dénonçant à l’univers dans*suu Encyclique Ilumanum Genus du 20 Avril 1884, la Franc-Maconnerie O ot autres Sociétés Secrètes.L>- Souverain Pontife rappelle à ce propos la parole du grand saint Augustin touchait,! doux cités qui se partagent le monde ; O La ciiô terioslre procédant de l’a-u rnour de soi porté jusqu’au mépris “ de Dieu ; la cité • céleste procédant kv de.l’ainom de Dieu porté jusqu’au »• mépris de ?qi ; ” .(1) deux cités for-manl deux camps ennemis toujours eu lutte depuis que Satan a tenté l'homme et l’a misérablement, séparé de son Dieu.Le Saint Père ajoute que .“ dans tous ies siècles, ces deux “ sociétés se livrèrent toujours des “ combats mais avec une ardeur plus “ on moins grande, ” et que les fauteurs du mal sont de nos jours *• comme coalisés dans un immense “ effort sous l’impulsion et avec l’aide “ d’une, société répandue en nu grand nombre de lieux et fortement orga-“ irisée sou- le nom' die Société des “ Francs-Maçons0 ïÿM ’ ." / Le Canada n’échappe pas à ce danger.N.T.C.F., puisque les sociétés secrètes ont été signalées par les Pères du Premier Concile Provincial de Québec, dès 1851 Empruntant tes j paroles cl» l’Apôtre aux fidèles d’E-phèse, (1) iL rappelaient aux fidèles.“ qn’ils devaient marcher comme des “ fils de lumière et s’éloigner absolu-u ment de ces sociétés ténébreuses, •• dans lesquelles ne peu vent entrer les “ membres de Jésus-Christ.Vos Evêques ont traité le même sujet dans le troisième Concile Pro vinciat, lorsque, dans leur Lettre Pastorale collective du 21 Mai I8G5, empruntant ia voix de Pie IX, de sainte mémoire, il ont représenté comme de terribles ennemis, “ ceux qui armés “ du secours des sociétés secrètes, l* voudraient abolir tout culte reli u gieux ; qui foulent aux pieds les ** droits sacrés de l’église, en cher-“ chant à la dominer injustement; u qui exaltent autant qu’ils peuvent “ la raison humaine, jusqu’à l’égaler “ même à la révélation divine, etc.” Voici, N.T.C.F.comment s’ex or i niaient à leur tour les Pères du Quatrième Concile Provincial (Décret Xi/.* “ Il est bien déplorable que malgré les dé-“ fenses portées par les Pcres du Premier “ Concile de cette Province, suivant les in-“ tentions des Souverains Pontifes, un grand “ nombre de prétendus catholiques entrent “ dans ces sociétés sous différents prétextes.” Nous memes, N.T.C.F., pourrions-nous ne pas élever “ la voix lorsque le Souverain “ Pontife Nous prie, Nous conjure, d’unir Nos “efforts aux siens et d’employer tout Notre “ zèle à faire disparaître l’impure contagion “ du poison qui circule dans toutes lc3 veines “delà société ” lorsqu’il Nous exhorte “ à “ arracher à la Franc-Maçonnerie le masque “ dont elle se couvre et de la faire voir telle “ qu’elle est ; de faire connaître les artifices “ employés par ces sociétés pour séduire les “ hommes et les attirer dans leurs rangs : de “ réveiler la perversité de leurs opinions et “ l’infamie de leurs actes.” Après avoir promulgué dans nos diocèses respectifs cette importante Encyclique, il Nous reste maintenant à unir Nos voix pour vous présenter un enseignement conjoint et exécuter ce qui Nous est si instamment recoin mandé par le Vicaire de Jésus-Christ et par son organe, le Sacrée Congrégation du S tint Office, dans ses Instructions du 10 mai 1884.Pour mieux Nous conformer aux désirs et aux vues pleines de sagesse du Chef de l’Eglise, Nous voulons aujourd’hui lâcher de vous inspirer N.T.C.F., une grande horreur de ces organisations ténébreuses eu vous faisant connaître.' lo Ce qu’est la Franc-Maçonnerie dans laquelle se résument toutes les sociétés secrètes, soit qu’elles soient connues sous des nom9 différents, soit, qu'elles travaillent de concert : 2o Quels sont lés -buts véritables de la Franc Maçonnerie et des autres sociétés de ce genre et quels sont les moyen* employés par elles pour y arriver : 3o Quels dangers courent ceux qui v entrent : %* 4o Enfin, quels sont les devoirs de ceux qui se .sont laissé séduire.I ¦.ce qu’est la franc-maçonneiue Suivant l’asperl sous lequel on a considéré la frare-mnootiuorie, elle a été définie de diffère uses manières : mais, voulant, la représenter dans toutes les attributions qu’elle affecte, Nous emprunte!ons la notion qui eu est donnée par un homme qui l’a étudiée profondément.(I)“ C’est” dit-il, “ une société d’hommes sans religion unis ensemble par une or “-gamsation et des serments horribles, “ sons la direction occulte de chefs “ invisibles, pour faire la guerre à “ l’église et à la société, et, sous le “ spécieux prétexte d’établir dans tout “ l’univers la liberté, l’égalité, et la u fraternité, ressusciter le paga-“ nisme.” “ Née du protestantisme ” dit un “ prélat français, (2_) elle eu a pris u toutes les négations premières, en y ajoutant une négation plus radi-“ cale encore, la négation univeiselle “ de tout l’ordre surnaturelle.” On peut aussi définir la ftanc-ma-connerie ; une association tiès an-cienne, mère et directrice de toutes-, les autres sociétés occultes de notre époque, répandue présentement dans le monde entier.tontes les sociétés secrètes en général, comme le Saint Père l’a exprimé dans son Encyclique, en disant ; “ Tout ce que nous venons ou que nous nous “ oroposons de dire, doit être entendu “ de la secte maçonnique envisagée Ce que Nous disons de ia franc* maçonne-lie s’applique en effet à “ en son ensemble et en tant qu’elle “ embrasse d’autres sociétés qui sont u pour elle des sœurs et desjillièes” II BUTS VÉRITABLES DELA FnANC-MAÇONNERIE ET DES AUTRES SOCIÉTÉS SECRÈTES ET MOYENS QU’ELUES PRENNENT POUn Y ARRIVER.Leur premier but (si elles pouvaient y parvenir) est de se substituer à l’Eglise dans le monde.La franc-maçonnerie,” dit un “ adepte converti (1), grotesque imi-“ tation du catholicisme, a ses rites particuliers.Les prêtres oe Dieu ayant une liturgie, les valets de “ Stan, s’érigeant en pontifes, ont “ voulu avoir la leur.” ‘•Rebut de la franc-maçonnerie, “ en résumé, dit line revue 'estimée “ (2),” c’est do jeter notre Dieu, le “ seul vrai Dieu, qu’ils appel’ent avec “ haine et que nous nommons avec 1' amour Adona'U à bas .de son trône “ éternel, pour metlie à sa place leur et hb .i jr UM1 / •V “ Dieu'à eux Eblis, qui n'est autre “ que Lucifer ou Satan ” Elle a des loges pour temples, on y célèbre un véritable culte, des céré-monies, souvent ridicules il est vrai, mais russi odieuses que sacrilèges ; (3) elle adore son dieu à elle, l’esprit infernal ; elle a ses doctrines positivistes et naturalistes ; elle prêche une morale libre et indépendante, favori saut les passions et en préparant le triomphe dans les cœur?.Un de ses chefs a dit que la secte maçonnique “travaille à rouler le cadavre du catholicisme dans la fosse.” Léon XIIT les connaît bien : “Ils “ ne prennent plus,” dit-il, “la peine “ de dissimuler leurs intentions, et ils “ rivalisent d’audace entre eux contre 44 l'auguste majesté de Dieu C’est “ publiquement, qu’ils entre prennent “ de ruiner la sainte Eglise, afin d’ar-“ river, si faire se couvait, à dépouiller “ complètement les nations chré-“ tiennes des bienfaits dont elles sont “ redevables à Jésus-Christ Sauveur.” C’est pourquoi un savant évêque (1) l’appelle avec raison 44 une société “ dont le but est de faire disparaître “ du inonde la discipline religieuse, “ morale et sociale, créée par les “ institutions chrétiennnes.” Voyons les principaux moyens qu’elle emploie pour mieux pourstii vre ce but infernal ; a) La Franc-maçonnerie insinue parmi ses membres une doctrine anti chrétienne.—C’est Weishaupt (2) auteur du code de l’ordre, qui nons l'apprend en ces termes : “ Son venez-“ vous que la fin justifie les moyens, “ que le sage doit prendre pour le “ bien tous les moyens du méchant 11 pour le mal.Ceux dont nous avons “ usé pour vous délivrer, ceux que u nous prenons pour délivrer le genre u humain de toute religion, ne sont 44 qn’urie pieuse fraude que nous ré-“ servons de dévoiler /.” “ Ne conspirons que contre Rome, ” disait une circulaire de la Haute Vente, *• il faut décatholiciser le monde.” (3) Ainsi, comme vou9 le voyez.N.C.F., c’est bien à la Religion que les Francs-Maçons en veulent.—u Nous avons eu bien des préjugés à vaincre “ chez vous, dit le chef de cette asso .“ ciation infernale, avant de vous per-41 suader que cette prétendue religion “ du Christ n’était qu’un ouvrage des 41 prêtres, de l’imposture et de la ty-“ ran nie.” (1) [&] La Franc Maçonnerie cherche a abolir partout où s’exerce son influence le respect pour les préceptes de la morale, et à éliminer radicalement toute idée de contrainte ou d’opposition aux passions brutales.“ Les bases de la morale maçonnique, “ dit un éminent prélat, |2] ne sont pas autres choses que la liberté et l’éga- “ lité primitive on le prétendue état “ de nature, qu’il faut établir pour la 41 destruction de toute autorité spiri-44 tnelle et temporelle.Cette morale ressort de tous les grades et do tous 44 les rites.” La Frar.c-Maçonnerie impose aussi à ses adeptes, adopte pour siens et proclame bien haut les faux principes du libéralisme moderne : la séparation do l’Eglise et de l’Etat, l’exclusion de la Religion de la politique et des affaires publiques, la laïcisation absolue de l’enseignement, le pouvoir de l’Etat sur les liens du mariage, la souveraineté du peuple, etc.[c] L-i Frauc-M.içoiuierie lâche d’empêcher les enfants de .-.-s membres de recevoir le f.tptême j les épouses des francs-maçons avancés initient leurs enfants à la maçonnerie et les portent à la logo ; cette initiation remplace le baptême.[3] “ Elle a tout un ensemble de céré-44 monies et de rites : elle confère un 44 baptême à sa façon.” (4) [d] Connaissant l’importance de l’éducation, la Franc Maçonnerie s’efforce de toute façon de s’emparer de l’enfance et de la jeunesse au moyeu d’écoles et autres maisons d’instruc- i lion exclusivement laïques, d’où est ; banni tout Contrôle de l’Eglise, tout enseignement religieux, et qui sous l’apparence de neutralité, sont com-( plètement hostiles au christianisme, i Des générations ainsi formées à l’absence et même à la haine de tonte religion révélée, et n’entendait jamais parler ni de Dieu ni de ses lois, ni de la vertu, ni d'une vie future, que puu-venl-elle promettre aux temps qui nous suivront ?(c) La Franc-Maçonnerie protège le divorce.44 Dans le mariage maçon-“ nique que nous avons vu pratiquer “ à l’Ile Maurice, il y a vingt ans, dit '• un Evêque, (1) le vénérable, c’est à-“ dire, le chef de la loge demande “ au premier surveillant devant les 44 conjoints : “Que pensez-vous de l’indissolu.bilité du mariage ?—Elle est cou.44 traire aux lois de la nature et de la “ raison.—Quel doit en être la cor* 44 rectif ?— Le divorce.” Voilà le langage et les principes des vrais maçons.£ (f) La Franc-Maçonnerie entoure autant que possible, le maçon mourant de frères, connus sons le uoni de soli daires.chargés d’éloigner de son lit le prêtre et toute idée religieuse.Ils ont été nommés solidaires parce qu’ils “ s’engagent vis-à-vis les uns des *• autres, par pacte formel,à vivre sans “ religion et à mourir sans prêtre.’ [2] 44 Elle a un cérémonial pour les en terrements, etc, tout cela avec des ^invocations, des bénédictions, des “.encensements, des consécrations ; 44 eu- un'imot, une apparence de culte.” [3)4 4 [n.tu» i« i \/''i Si 2E3 IF”“3?X jS3 M 351 Pf * si s> j •.s ct '.i A £UM h H S ‘: ' üljiliii!ÀÂIi!ti Mflhb A nnuel D ’ A B.T ÏÏ /' B A 8 K A — A - Of; /W.h H 111 t\ir.j«r Hr r* or,)', Sow la direction de MM.les atré* MARDI, 20 Juillet Prochain.Ijtj TiJiiii jj:!r;11;i h- R;cIi • ud à 10.30 lus A.Ni.»t.îinOiei i ;i i> Sta- lions ÿtiiv;n»!t*.s • Richmond.10,30 lir>.A.M.Danville .1 1.00 •* lvinysev .Il 15 *• NY.-n wi«k.11.30 Ai l lin lutsk;1.Midi Siaiiloid.0.30 “ P.M.Ànivci: ;*i !.évi> à 3,00 COUCHER À STE.ANNE, Dêjiari de Î>î»* Anne rueiriedi.v.i> 8 Iic-j.A.M Déjiîirl cli* Québec A 1 lu’uiy ci de Lévis à l.30 Rr P.M.PRIX., ALLER ET RETOUR $.1.50.E N FA NTS A U- DESSO ÜS D E 12 ANS.80 75 • omit *‘i PortViimh?an.v R vils Pêvcs M)llt iid ouest du lot de terre numéro treize, du neuvième rauir du canton rie Warwick, contenant cinquante acres ÇôOl en super I fi oie.plus ou moins—sans bâtisses, joi-.••liant le numéro quatorze, maintenant ! couru sous le numéro 959 neuf cent | einquanle-llcuf, du cadastre officiel du : dit canton de Warwick.j Hour etre vendu â la porte de f éiriisc j paroissiale de la paroisse de Saint A bert i do Warwick, le TRENTIEME jour de i JUILLET prochaiu, ù ONZ13 heures de j ^portable le lain.D p ® H H O Ph CD CD n ••H o £ S U 4 • ,*’J l’îivaiil-uiidi Lu dit bref rn .trooiiènie jour de juillet, prou AUGUSTE QU ESN EL.Brircuu du Shérif, Shérif, | Arlhubask ville 26 miii 1886 d> a es f-i & Z/2 Z/2 « a.o O GS G3 S >2 SM S C) i • l t i I l • ‘ I I • l • I I I I H A C = • • % A w ^ v (n t: ** — o •• t- ~ - *r » -i rn - r: -Jî — -3 »>• 3 " n »>• • ^ c -• — r • +* — F- r” j rn çy ZJ F- •- 00 c< D Cri h o Cri OS O r“ o “1 I.m fc.rs 3 C-> Z* 72 w* M O • • F- o co 3 O ft Û r/5 O 3 cr en < - ci y a en w o P < w OS D CÙ en CJ I a o o -V £2 •• - P u 2-0 P) gàS k—• ^ »v V ^ :0^ ci S o .e: fc2 .*- (T, Ph 2 O .(-3 fe CC (S o -3 Tl ‘3 U § g a> ^ S o S, «ÎS o o • « 4 ?0 _ .2 «3 è go — •— O 3 -3 •- w t* ^ P *L.P- «J ï-l W (V C/ •* P ü; u ?2-» te ^ — o o r< 3 O « • B t; (j« * « .s —• *2 «v.JC > — N-) .T 's.„ CO £ « %ü5z; r/î rte 3 2S •n , C J 05 CO 5 w u Q O) S p.R ^ », _T7 F.'(’A*j« J « LÏS.»yA' V VéV?.-V ,4 ,;/»#y kEmICNHBN ) ‘ "w.11 avm iwi AVOCATS.GRE P EAU & COTE, Artliabaskuville Bureau, Rue de In Cour.HECTOR DESCHAMPS HUISSIER DURHAM SUD.Se charge de collections et de tous services dans sa branche avec ponctualité.Ian B mars 1880 EUGENE 0REPI3AU, C.K.j P II COTÉ } Dr.E.T.BELLEAU Docteur en Médecine, PAO AUD & CANNON.Artiiaüaskavdlu.Buieau : Rue de P Eglise.15.U.Pacaud L.J.Cannon LAURIER & LA VERONE •Vrtii ib n'kavillc.Bureau: Rue de f Eeli.se.E.J.UE iMING D.C.L A VOCA T.L)ttü M.UOND VILLE.LOUIS E AIN VILLE NOTAIRE.ARTHABASICA VILLE.Bureau, rue de l’église.Argent à prêter Assurautc contre le feu, sur lu vie.Billets de chemins de fer à vendre pour Manitoba, l’Ouest, le Passumpsic, le Vermont Central je Grand-Tronc.30 Sept 1882.J.E.Girouard NOTAIRE, l) Il U MM O ND VILLE, P- Q % ^ Jjin.84-8.5 ?1 L.L&VUKGNE CliSSIONNAlRE" DES GREFFES DE FEU F.X.PRATTE N.P.ET P.N.F AC AUD N P.tâtanfold, P.Q.J.N.GASTONGITAY ARPENTEUR & INGÉNIEUR CIVIL.Tient son bureau rue delà Corn Dr.G il A V E L., ARTHABASKAV1LI.E.Consultations à toutes heures Bureau Rue de l'Eglise.Bureau : coin des rues de l’Eglise et de la Cour, au-dessus du magasin de M.Gendreau, fils.• Consultation à toute heure.29 Août 85—la.J.N.BERGERON "Ï Spécialité en médecine.Traitement des maladies des yeux.N.B.—Venant de recevoir deux séries de verres à lunette, le Dr.Bergeron est en état de donner le numéro des lunettes aux myopes et aux presbytes.23 Jui 1883—1 an Hotel Jacqaes-Cartier Jos.BELIVEAU, Proprietaire, 23, 25, 27, Montreal.TERRE A VENDRF.La frf a u* < onmit> comme !••• terre de la faclene ” sur ia rivière Béeau cour, à qualie milles de la Station de Bulstrode, conleuaul environ 180 âcres, des quels, environ 00 âcres soin partielle muni en culture.Il y a quatre maisons dessus avec d’autres bâlisses &c.Celte propriété est formée des lois 22 et 23 dans le 1er rang de Bu 1st rodé.Pour autres informations s’adresser à W.C.PENTLAND, .1 tu.Trois Rivières P.Q.TllitiS A VISER!’.Une des plus BELLES FERMES de Ste.Julie de Somerset, Acres en Supsrfici u - CERCUEIL^ DE TOUTE GRANDEUR ET DE TOUS LES PRIX.G RA N DE RÊD ÜGTION ! ! ! 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